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  Même Londres n'est pas une safe zone pour nos secrets [PV : Ashley M. Rosenbach]

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MessageSujet: Même Londres n'est pas une safe zone pour nos secrets [PV : Ashley M. Rosenbach]   Mer 13 Juil - 10:53

    Ca faisait un moment que l’on était tous revenus sains et sauf (bien que certains en doutent encore) de notre voyage scolaire en Irlande. La routine s’était donc réinstallée depuis quelques temps à Londres avec ses bons comme ses mauvais côtés. Enfin, aujourd’hui c’était plutôt un bon côté, j’avais décidé de sortir un peu avec mes amis pour se balader dans la capitale, et à l’occasion se poser dans un café pour se raconter quelques anecdotes de l’année scolaire passée ou même du fameux voyage en Irlande. Rien que pour ce dernier mois il y avait bien assez à raconter pour à peine fermer la bouche de la journée. C’est donc au milieu de l’après-midi, vers 16h, que l’on s’était installé en terrasse d’un café londonien pas trop cher. Il faisait beau, autant en profiter et rester dehors. On n’en finissait pas de parler… Enfin surtout moi avec mes habitudes très bavardes. Mais ils en avaient l’habitude et n’étaient pas non plus en reste. On faisait quand même attention de ne pas parler trop fort évidemment, mais le flot de parole était quasi incessant. C’était presque à se demander comment on arrivait à trouver le temps de boire nos sirops.

    Mais la conversation coupa étonnement court quand l’un de mes amis reçut un appel le forçant à partir d’urgence. Un autre trouva l’occasion de rentrer un peu plus tôt pour accomplir une tâche qu’il devait normalement faire ce soir. Le dernier décida juste que cela signifiait qu’il était temps qu’on reparte chacun de notre côté. Il n’avait pas tord, la moitié du groupe partait. Je commençais à me lever, lançant un regard sur la terrasse sans vraie raison, mais je m’arrêtais bien vite quand je vis un visage familier. Moi qui n’avait du coup pas de plan pour finir l’après-midi, je venais d’en trouver un. J’annonçais à mes amis que j’avais encore des trucs à faire en ville et que, du coup, ils pouvaient partir sans moi, ce qu’ils firent. Pour les deux premiers c’était assez évident, ils avaient des obligations. Le dernier… Heureusement qu’il aimait un peu trop ses jeux vidéos. Je me retrouvais donc seul à ma table, un verre vide devant moi, épiant par moment la table où se tenait Ashley, elle aussi accompagnée d’amis. Il me semblait bien qu’au détour d’une conversation, on avait mentionné qu’on habitait tous les deux la capitale, mais c’était tout de même une sacrée coïncidence.

    Cela étant, je ne comptais pas non plus m’incruster, bien que ça ait aiguisé mon envie de jouer à notre petit jeu en dehors du château. Tout était bon pour percer son secret… Excepté dévoiler le mien évidemment. Je repris donc un verre pour passer le temps, et j’essayais d’avoir l’air naturel, juste au cas où elle m’aperçoive aussi. Je sirotais ma boisson jusqu’à ce que la Serpentard se retrouve d’un coup seule à sa table. Décidément, c’était la journée où l’on dissolvait les groupes en une seconde. Enfin bref, il était temps de passer à l’attaque. Je me levais de ma table, mon verre à moitié rempli en main, pour me diriger vers celle d’Ashley, avec un air qui semblait dire « tiens, je viens de voir que tu étais là ». Il ne manquerait plus que je passe pour un harceleur ou je ne sais quoi. C’est donc comme si de rien n’était qu’une fois à proximité de la table, je lançais :

    « Hey Ash ! Ca va ? Je savais pas que tu venais dans ce café. T’es toute seule ? »

    Là normalement c’est le moment où elle me remballe avec ses phrases habituelles. Mais j’en avais l’habitude et ça me faisait plus rire qu’autre chose. Je restais debout à côté d’elle, attendant la confirmation pour pouvoir m’asseoir.
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MessageSujet: Re: Même Londres n'est pas une safe zone pour nos secrets [PV : Ashley M. Rosenbach]   Mar 2 Aoû - 22:34

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Zach E. Thompson







« Tu vas voir Ash tu vas pas le regretter ! » fit Ivan en me tapant sur l’épaule.

Instinctivement, je me reculais face à ce contact. Oh bien sur, en tant normal, mon traumatisme pour mon presque viol était passé – du moins en grande partie – mais là c’était un peu différent. En effet, Ivan était ce fameux ami d’enfance qui m’avait trahi quelques mois plus tôt en me vendant comme objet sexuel à des dealeurs. La question qui se pose est : qu’est-ce que je fous avec un type pareil ?
Eh bien, le problème c’est que, j’ai tendance à être un peu trop sentimentale lorsque j’aimais vraiment quelqu’un. Ivan, bien qu’ayant commis un acte irréparable, restait un ami d’enfance que j’appréciais beaucoup et que je tentais tout le temps d’aider et de protéger. Alors quand il me supplia de le pardonner et d’aller prendre un café en ville, j’ai cédé. J’ai mis un bon moment avant de dire oui, après tout, le souvenir était encore vivace – la preuve étant que je ne voulais pas qu’il me touche. Mais j’ai fini par cédé, après tout, s’il se comportait bien, pourquoi pas ! Bien sûr il faudra beaucoup de temps avant que je lui accorde encore ma confiance, et on ne sera certainement plus aussi proche qu’avant, mais bon. Je lui en laissais l’opportunité.

Le jour J, je découvris avec une certaine déception que la sortie au café ne se faisait pas en tête-à-tête. Je savais qu’il avait du mal à rester seul en ma présence du fait de la lourdeur de l’ambiance que je provoquais (rancune oblige), mais quand même ! J’aurais préféré que cette fois-ci nous nous retrouvâmes seuls pour discuter de tout cela. Comme toujours, il se la défilait, cela ne m’étonnait guère étrangement.
Ce fut donc une petite sortie à trois, dans un café un peu cher mais très bon de Londres. Assise à une table ronde entre les deux mecs, je ne parlais pas beaucoup, préférant les écouter. Mal à l’aise ? Un peu. Je ne devrais pas pourtant, ce devrait être Ivan qui devait être mal à l’aise, pas moi. Et pourtant les rôles étaient échangés. Je ne pouvais m’empêcher de ne pas être à l’aise avec les deux hommes, comme si j’étais continuellement sur mes gardes à l’affut de la future bourde d’un des messieurs. Observant Ivan du coin de l’œil, il semblait éviter mon regard, préférant fixer son ami et lui parler. Là encore cela ne m’étonnait pas, mais cela me décevait encore un peu. Au final, lui aussi était mal à l’aise. Il sortait des vannes pourraves et ses regards étaient souvent fuyants. L’autre gars par contre, ne semblait rien voir du tout de tout ça. Au contraire, il se permettait même de me draguer sans voir que je n’étais pas intéressée pour un sous – s’en était même lourd. Ivan avait d’ailleurs remarquait les tentatives d’Alan envers moi, et semblait être d’autant plus gêné. Quelque fois, je me demandais si Ivan n’éprouvait pas des sentiments à mon égard.
Parfois, je me demandais si je n’éprouvais pas quelques sentiments à son égard.
Mais non, c’était juste impossible. Je le connaissais depuis bien trop longtemps, c’était un toxico doublé d’un traitre. Si sentiments il y avait, enterré bien profond ils seront.

Sans que je n’y comprenne grand-chose, je me suis retrouvée seule à ma table. Je devais m’être absentée mentalement quelques secondes, et quand je remis les pieds sur terre, les deux mecs n’étaient plus là. Certainement partis se défoncer dans un coin sombre – ou dans les toilettes. Je poussais un soupire. Prévisibles, et décevants étaient-ils.
Baissant les yeux vers ma tasse de thé noire, je pris la résolution de me casser d’ici dès que j’avais fini (en laissant les deux autres payer à ma place bien sûr (si je bitchquitte autant bitchquitter dans les règles de l’art !)).

« Hey Ash ! Ca va ? » fit une voix masculine en face de moi.

Sursautant, ayant été de nouveau prise dans mes pensées, je renversais ma tasse. Jurant tout en épongeant rapidement avec des serviettes, je levais rapidement les yeux en fronçant les sourcils vers mon interlocuteur. Pour reconnaître la bouille blonde de Zach le pervers. La surprise me fit arrêter d’éponger le thé renversé. Je savais qu’il habitait Londres, mais de là à ce que l’on se croise dans un café, c’était étonnant. Après tout, Londres était loin d’être une petite ville !
Entre Zach et moi, c’était un peu comme un jeu du secret. Il en a un, j’en ai clairement plus d’un mais détail, et chacun tentait de savoir le secret de l’autre. Et j’avais bien l’intention de gagner ! Il ne devait certainement pas y avoir plus compétitive que moi. Quant à son surnom de pervers, ça, fallait retourner quelques temps en arrière, au camp de vacances de Poudlard...

« Zachy ! » m’exclamais-je en souriant.

Cela faisait tellement longtemps que je n’avais pas souris que j’en avais presque mal aux muscles des joues.

« Le hasard semble bien faire les choses, » ou pas, peut-être Zach allait-il regretter amèrement d’être venu à ma rencontre.

Ah oui d’ailleurs, il était venu me voir. Etrange. Peut-être s’était-il lui-même prit dans le jeu du secret ? Après tout, ça se trouve qu’il aimait se savoir en danger tout en avançant à petit pas vers ma vérité !

« Tu comptes jouer les piquets encore longtemps ? » lui demandais-je narquoisement en arquant un sourcil.

En effet, il se tenait droit comme un i en face de moi, attendant certainement que je l’invite à s’assoir à ma table. A sa place, je me serais déjà imposée en mode « je fais comme chez moi, si ça vous emmerde vous avez rendez-vous avec mon poing ».

« Pour répondre à ta question, cela t’arrangerais que je sois seule ? » poursuivis-je d’une voix faussement aguicheuse.

Oui je répondais à sa question par une autre question, et alors ? C’était du Ash tout craché, voilà tout, faut pas chercher plus loin, MAINTENANT TU PRENDS LA PORTE OKEY ?!

« Après tout ce n’est pas comme si tu avais attendu sagement que mes deux potes se cassent pour venir m’aborder. C’est trop chou ! »

Tendant la main, je lui ébouriffais les cheveux en me foutant royalement que cela puisse le gêner. Car oui ça existait les gens qui n’aimaient pas qu’on leur touche les cheveux. Est-ce que cela m’empêchait de le faire ? Absolument que non monsieur le juge. LIBERTE DE MOUVEMENT WESH. J’en appelle au droit de la constitution de chaiplusquelledate !

« Alors ma blonde, comment vas ta vie de pervers ? »

Et une dernière pique, référence à ce qu’il s’était passé durant le camp d’été en Irlande. Oh bien sûr cela n’était pas dis méchamment, et après s’être expliqué il était clair que Zach, bien que profiteur, n’était pas un violeur ni un drogueur. Mais bon, du coup cela me donnait une matière en plus pour le faire chier.
Après tout, à la longue, il finira par faire une bourde et dévoilera son secret ! Non ?






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MessageSujet: Re: Même Londres n'est pas une safe zone pour nos secrets [PV : Ashley M. Rosenbach]   Ven 26 Aoû - 13:33

    Je ne sais pas ce qui lui était arrivé, mais le sursaut qu’elle eut quand je m’adressais à elle n’était pas courant. Peut-être, et probablement, qu’elle n’attendait de toute façon pas le retour des gens avec qui elle était jusque-là. D’où la surprise en entendant des paroles qui lui étaient adressées. Enfin, le plus drôle n’était pas le pourquoi, mais le comment. J’ai rarement, pour ne pas dire jamais, vu de personnes sursautant au point de renverser leur boisson. Je ne pus retenir un petit rire à cette vision avant qu’elle ne finisse par lever les yeux avec un air certes énervé, mais qui n’avait rien à voir avec ce que j’avais pu subir en Irlande. Mais cette expression laissa vite place à une nouvelle surprise, la stoppant de nouveau dans son geste. Décidément, je ne savais pas qu’il lui en fallait si peu pour être choquée. De prime abord, c’était plutôt le genre de fille peu impressionnable. Il semblerait que je me sois trompé à ce sujet. Enfin, la surprise finit bien vite par se transformer en sourire (moi, je souriais depuis toute à l’heure pour ne pas rire de nouveau) quand elle finit par comprendre qui était face à elle. Le hasard hein ? On va dire ça comme ça. Même si le fait qu’on soit dans le même café soit certes un coup de chance, le fait que j’arrive à ce moment-là précisément était calculé. Enfin, elle n’avait pas besoin de le savoir, ça. Mais enfin, à sa manière, elle m’invita à m’asseoir. Pas trop tôt, j’ai failli attendre.

    « J’ai cru que tu me le proposerais jamais ! »

    Je m’assis donc sans attendre, posant mon verre sur la table et prenant une position confortable sur ces chaises en bois, métal, plastique, et tout ce qu’il faut pour que ce soit bien dur. Bon, ça restait relativement confortable malgré tout, mais on a connu mieux. Enfin bref, elle finit par répondre à ma question sur sa solitude. Enfin, répondre était un bien grand mot. Elle en profita surtout pour faire semblant de m’aguicher. Semblant évidemment, on se connaissait assez pour savoir qu’il n’y avait rien. De toute façon, ces histoires de secrets passaient en top priorité, donc… Cela étant, ça ne m’empêcha pas de lui répondre avec un ton semi-séducteur travaillé depuis quelques temps pour taquiner une autre personne. Mais il n’y a aucune raison que je ne l’utilise pas sur d’autres.

    « Oh oui, un tête-à-tête ça m’arrangerait. »

    Quant à sa réplique suivante… Non, non, je n’ai pas du tout attendu qu’elle se retrouve effectivement seule. C’est pas mon genre voyons, y a que les psychopathes qui feraient ça. Et moi, je suis trop chou, donc ça peut pas être mon cas. Enfin en tout cas, c’est ce qu’on la laissera croire, c’est bien mieux ainsi. Suite au passage de sa main dans mes cheveux j’eus le réflexe d’agiter ma tête, comme pour les remettre en place. Alors qu’ils n’étaient probablement pas décoiffés, ni même que j’y tenais particulièrement, mais sur le coup, ça avait été inconscient. Peut-être qu’elle pensera que je l’avais mal pris, mais c’était pas du tout le cas. Enfin bref, la vraie discussion commençait maintenant, en me rappelant en un seul mot la fameuse affaire Verity. Décidément, ce truc va me suivre un moment hein ? Je savais bien qu’elle avait compris que tout cela n’était qu’un malentendu, mais malgré tout la mention de cet évènement me faisait mal au nez. Saleté de Phoebe et sa chaussure. Me massant machinalement le nez avec deux doigts (question de pas être discret), je répondais à sa question.

    « Ben ça va bien et toi, beau brun ? »
    Question de rentrer dans son jeu. Le meilleur moyen d’essayer de glaner des informations. « C’étaient qui ces potes dont tu parles ? Des gars de Poudlard ou d’ici ? »

    Théoriquement, j’avais bien tourné la question pour ne pas qu’elle tilte que j’avais attendu qu’ils partent. Avec un peu de chance, ses potes auront quelque chose à voir avec son secret. Allez, vas-y, fais-la, cette bourde que j’attends depuis si longtemps.


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MessageSujet: Re: Même Londres n'est pas une safe zone pour nos secrets [PV : Ashley M. Rosenbach]   Ven 26 Aoû - 18:11

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Zach E. Thompson





Zach sembla surpris que je sois surprise. Gné, ducon, en même temps j'étais dans mes pensées les plus profondes – darks et glauques – normal que je sursaute alors que monsieur m'aborde comme ça sans préambule, sans prévenir, tel un invité indésirable dans une chambre fermée alors qu'on essaie de dormir et que cet invité indésirable te pique EN PLEIN MILIEU DU FRONT (#histoirevraie (ou à moitié (bref))). Tout ça pour dire que, voilà, hein, cesses d'avoir ce sourire amusé sur le visage, OKEY ?!
Il finit donc par s'assoir – toujours avec cet air amusé par ma réaction sur le visage grrr – tout en se plaignant que j'aie été longue à lui proposer de s'assoir (enfin si on peut appeler cela « proposer »). Je levais les yeux au ciel, faussement ennuyé. Il aurait put s'assoir tout seul – comme dit précédemment – bien que j'apprécie qu'il ait besoin de mon autorisation pour faire quelque chose. Peut-être qu'au vu de notre altercation dans la forêt durant le voyage scolaire le dissuade de faire quoique ce soit sans mon consentement... Adorable.

« Oh oui, un tête-à-tête ça m'arrangerait. » dit-il en entrant dans mon faux jeu de la séduction.
« Dans un vrai tête-à-tête, l'homme propose à boire à la femme, » lui répondis-je en levant légèrement mon gobelet devenu vide.

Il ne tint absolument pas compte de ma remarque sur le fait qu'il ait attendu que mes potes soient partis pour qu'il puisse m'aborder. Je ne savais pas spécialement pourquoi, mais bon, on va dire que c'était normal. Par la suite il secoua ses cheveux lorsque je le décoiffais. Cela l'avait dérangé ? Mouais, tant pis pour lui, j'm'en fichais pas mal. Et puis il ne sembla pas spécialement ennuyé lorsqu'il releva les yeux dans ma direction, alors je n'allais pas lui en tenir rigueur.
A la mention du mot « pervers », cela ramena certainement de bons souvenirs dans sa petite tête puisque je le vis se masser le nez sans aucune discrétion. Vu sous un autre angle, on aurait presque pu croire qu'il se curait le nez avec férocité comme le dégueulasse qu'il était. Un petit sourire amusé étira mes lèvres en l'observant faire. La chaussure de Phoebe avait semble-t-il, du mal à passer dans son égo.
Il finit par répondre à ma question, me masculinisant puisque je l'avais féminisé, m'arrachant un nouveau sourire narquois. Ce qui me fit légèrement froncer les sourcils par la suite, fut qu'il me posa des questions sur mes amis. En quoi cela l'intéressait ? Sur le coup, j'avais presque oublié qu'on essayait l'un l'autre de trouver le secret de la personne. Peut-être est-ce une tentative pour avancer d'un pas ? Hm.
Je repris bien vite un sourire narquois tout en m'avançant sur la table, mes avant-bras me permettant de m'y appuyer.

« Pourquoi ? L'un d'eux t'intéresse ? Ne t'inquiètes pas, je ne dirais rien à ton papa, » lui dis-je alors sur le ton de la taquinerie avant de lui faire un clin d'œil significatif.

Je sous entendais clairement que monsieur préférait la banane à la pêche. Est-ce que je le pensais vraiment ? Non, pas spécialement. Mais je voulais bien voir la réaction qu'il aurait avec mon sous entendu - après tout, peut-être était ça, son secret ? Bien que cela soit assez ridicule vu le nombre de gays et de lesbiennes qui ont fait leur coming back dans notre nouvelle société plus ouverte d'esprit – mais pas trop, faut pas oublier que les racistes et les homophobes étaient toujours présents. Si j'étais au gouvernement, je serais sûrement du genre « QU'ON LEUR COUPE LA TETE ! ». Après tout, c'était tellement ringard d'être homophobe et raciste !
J'allais quand même répondre à sa question, puisque le fait que je traine avec des drogués n'était pas vraiment un secret. Beaucoup pensent aussi que j'en fais partie, mais bon, je ne donnais donc pas spécialement d'indice à Zach. Cependant, au même moment, Alan apparut à côté de nous.

« Aaaash ! » fit-il en me prenant par les épaules avec un peu trop de familiarité.

Il se rapprocha un peu trop de moi, donnant clairement l'impression qu'on était en couple, ce qui était assez dérangeant. J'avais qu'une envie : qu'il dégage vite fait bien fait.

« Tu m'présentes ? »

Mon sourire disparut, et je tournais ma tête dans sa direction – Dieu, je n'aurais pas du, je n'avais pas remarqué qu'il était si proche. Je crus qu'il allait m'embrasser, et par réflexe, je me dégageais rapidement de son étreinte. Cependant, je pus clairement voir ses pupilles dilatées : il s'était prit une dose de sa came, c'était certain. Quant à Ivan, il devait certainement bader dans un coin, et tant mieux n'était-il pas dans les parages.
Tentant de jouer le naturel, je me forçais un sourire tout en me tournant vers Zach. M'approchant de lui – plus pour mettre de la distance entre moi et Alan qu'autre chose – je posais une main sur son épaule doucement, avant de rapidement avancer ma tête de la sienne. Sans qu'il n'y comprenne quoique ce soit, nos lèvres se rencontrèrent. Je ne fis pas un baiser trop poussé, comme je le faisais d'habitude : je ne mis pas la langue, simplement un baiser presque doux où je m'emparais de ces lèvres quelques instants avant de me séparer de lui.
Me retournant vers Alan qui avait perdu son visage fier, ma main toujours sur l'épaule de Zach, je lui fis un merveilleux sourire narquois.

« Alan, j'te présente Rick, mon petit ami. Rick, voici Alan ! »

J'avais délibérément changé le prénom de Zach en Rick pour éviter qu'il n'ait des problèmes avec eux si jamais ils essayaient de le retrouver par son nom. S'il habitait à Londres, mieux valait pas que les mauvaises personnes connaissent son vrai prénom, tout ce dont j'espérais était qu'il allait jouer le jeu.

« Nous allions partir, » continuais-je à l'intention d'Alan. « J'te laisse t'occuper d'Ivan ! »

Mon sourire narquois toujours sur mes lèvres, je pris la main de Zach (Rick) pour le forcer à se lever et à se diriger vers la porte. Dans ces conditions, mieux valait partir. J'avais clairement pu voir un éclat de colère dans le regard d'Alan, dégouté de ne pas pouvoir me coucher, donc plus il y aurait de distance entre lui et nous, mieux ce sera.







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MessageSujet: Re: Même Londres n'est pas une safe zone pour nos secrets [PV : Ashley M. Rosenbach]   Dim 4 Sep - 15:23

    Ca y est, c’est l’heure du tête-à-tête. Enfin, pour l’instant, mais on verra ça plus tard. Malgré un air d’ennui après que j’aie insinué que j’avais besoin de son autorisation pour m’assoir, elle reprit bien vite ses habitudes en rappelant que généralement, dans ce genre de situation, l’homme offrait un verre à la femme. C’est pas faux. C’est même plutôt vrai. Mais en voyant son verre vide je ne pus m’empêcher de rire un peu. Fallait pas en vider le contenu sur la table en même temps.

    « Et dans un tête-à-tête la femme fait exprès de renverser son verre pour en demander un autre ? »

    Malgré tout je faisais signe au serveur pour qu’elle passe commande. Moi, j’avais encore bien assez dans mon verre pour tenir. Le temps que la commande arrive, on avait eu le temps de bien discuter. Elle semblait bien rire de mon pseudo-traumatisme dû à la chaussure de Phoebe. C’était assez risible il fallait bien le dire, mais c’était notamment le fait que cette dernière n’ait même pas daigné s’excuser après s’être rendue compte de son erreur qui me dérangeait vraiment. Elle était un peu passée dans ma liste noire du coup. Enfin, on n’allait pas parler d’elle sachant que, si j’avais bien compris, Ashley n’était pas vraiment en bon termes avec non plus.

    Quant à ma question, elle réussit comme souvent à la contourner pour ne pas lâcher d’information. Cette fois, elle émit l’hypothèse que je pouvais être intéressé, fatalement amoureusement parlant. Pour quelqu’un qui venait de me traiter de pervers en référence à une scène où j’avais maté des seins, c’était le comble. Mais le vrai problème résidait dans le fait qu’elle parle de mon père à la fin. Je me doutais bien que ce n’était qu’une tournure de phrase parmi tant d’autres, mais pourquoi celle-là ? Enfin, je devais garder un air normal, il ne faudrait pas qu’elle trouve la piste vers mon secret. Au moins, pas avant que je ne trouve sa piste à elle. Toujours avec un sourire et sirotant ma boisson, j’allais répondre à son attaque quand l’un des deux mecs avec qui elle était plus tôt apparut, présentant une proximité avec Ashley assez troublante. Ils seraient ensemble ? C’est peut-être ça qu’elle me cachait. Quoique, ce serait quand même assez nul comme secret. Enfin bref, le mec en question demanda à me présenter juste avant de tenter ce qui ressemblait à un baiser. Il y avait quand même un truc qui clochait dans cette histoire. Ashley ne souriait plus, étrange.

    Pour confirmer mes doutes elle s’écarta de l’homme. Ouais nan, c’est définitivement pas son mec. Par contre, quelque chose me dit que lui, il aimerait bien l’être, malgré le fait que ce ne soit pas au goût de la Serpentard. Celle-ci se rapprochait de moi, dans un mouvement que je lisais comme une fuite, un peu comme au camp après que je l’aie libéré dans l’incident Verity. Sauf que là, elle n’en était pas au point de se barrer à quatre pattes aussi vite qu’elle le pouvait. Nouveau fait étrange, sa main sur mon épaule. On était en bons termes, certes, mais je ne me souvenais pas de l’avoir vu aussi tactile. Il y avait vraiment quelque chose qui clochait. Et voilà maintenant que son visage se rapprochait, et… qu’est-ce que ?

    Mes yeux s’écarquillèrent, devenant presque parfaitement rond. L’homme qui l’avait approchée plus tôt ne semblait heureusement pas s’en rendre compte. Sinon, il aurait tilté que ce baiser était le premier. OUI, un baiser. Tous mes sens étaient en alerte devant cette expérience nouvelle. Je ne savais pas quoi penser de ça, je ne savais rien. Mais malgré tout… c’était plutôt bon je devais l’avouer. Ce n’était certes pas un baiser passionné comme on pouvait le voir au cinéma, mais pour une première fois, c’était déjà pas mal. Finalement, nos lèvres se désolidarisèrent, et je restais stoïque quelques instants, sous le coup de la surprise de ce geste. Malgré tout, j’entendais bien ce qu’elle disait. Allez savoir pourquoi elle trafiquait mon nom, mais ce n’était pas le plus important. Depuis quand je suis son petit ami ? Je suis pas d’accord moi ! Pas contre toi Ash, hein, mais plutôt contre moi. Enfin bref, fallait pas non plus que je te le dise en face, ça impliquerait des explications sur le pourquoi du comment. Heureusement pour elle, mon cerveau reprit vite contenance et comprit bien vite ce qu’il fallait. Après qu’elle nous ait présenté, je fis donc un sobre geste de la tête pour saluer ledit Alan.

    « Enchanté, Alan. »

    Pas besoin de beaucoup plus. De toute façon, elle ne me laissa pas le temps d’en dire beaucoup plus. Elle déclara qu’on avait prévu de partir, et c’est ce qu’elle fit, main dans ma main, pour sortir du café et se diriger dans la rue. Je n’avais pas vraiment compris, mais je supposais que les grandes enjambées qu’elle faisait pour s’éloigner étaient assez explicites sur le fait qu’il y avait un problème. Nous profitions de presque chaque intersection pour tourner, question, je suppose, de brouiller au maximum les pistes, et au bout d’un moment je m’arrêtais net, gardant la main d’Ashley dans la mienne pour l’arrêter aussi. Il était grand temps d’avoir des explications.

    « Bon, je pense qu’on a assez couru, maintenant j’aimerais bien savoir. C’était quoi cette scène au café ? C’est qui ce Alan et pourquoi t’as du… me faire passer pour ton petit ami ? »

    J’omettais volontairement de débriefer sur le baiser lui-même. Malgré le temps que l’on arpentait les rues, je restais relativement troublé par ce geste. Toutefois, j’avais tout de même une certaine contenance et je lui avais posé mes questions avec un air sérieux. Ce n’était plus une question de jeu du secret maintenant, mais une vraie demande d’explication sur une histoire qui n’était, de toute évidence, pas nette. Déjà qu'il se rendrait probablement compte de la supercherie en voyant mon verre qui n'était pas vide et le serveur qui devait apporter une nouvelle consommation...


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MessageSujet: Re: Même Londres n'est pas une safe zone pour nos secrets [PV : Ashley M. Rosenbach]   Jeu 8 Sep - 16:55

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Fuir, aller le plus loin possible de ce café, de cet Alan de mes deux. C’était tout ce dont je pensais en cet instant. J’avais même oublié la présence de Zach, à qui je tenais pourtant la main depuis le début, sans jamais la lâcher. J’aurais pu. J’aurais pu le laisser filer, vaquer à ses occupations, cela aurait été peut-être moins bizarre. Moins dangereux aussi. Alan était du genre à ne pas aimer les rejets. Il allait certainement vouloir se venger. Cela lui passera, c’est même certain, mais pour le moment on ne pouvait pas dire que les lieux étaient très sécurisants.
Je zigzaguais dans les rues de Londres, pour éviter que l’on me trace. Que l’on nous trace, plutôt. Mais j’avais comme l’impression que je faisais cela inutilement. Alan était né ici, et ces gars aussi. Ils connaissaient les rues de Londres comme leur poche, et devaient très bien savoir ma stratégie – employée aussi par pas mal de leur victime. Alors il était peut-être vain de les fuir de cette façon, mais pour le moment, pris dans la légère panique qui m’assaillait, je ne pensais à rien d’autres.
Et puis, je sentis une résistance au niveau de mon bras. Très vite je me retrouvais tirer en arrière pour stopper ma course folle, et insensée. Me retournant en fronçant les sourcils, c’est alors que je me rendis compte que c’était Zach. Je me rendis compte qu’il ne m’avait pas lâché de bout en bout – ni même maintenant que nous étions arrêtés. Sur le coup, je me demandais ce qu’il faisait là. Et puis les souvenirs me revinrent en tête : le café, Alan et Ivan, Zach qui déboule et qui devient un mensonge pour pouvoir me barrer de ce café vite fait bien fait. Je n’avais même pas prit la peine de payer les consos – bon, Alan et Ivan s’en chargeront bien malgré eux – ni même n’avait pu boire la nouvelle consommation que j’aurais du avoir pour notre petit tête à tête. Tête à tête qui ne dira pas longtemps d’ailleurs.
Il prit la parole, demandant des explications, et me ramenant une nouvelle fois à la réalité. Pourquoi tout ceci, pourquoi fuir le gars du café, pourquoi l’avoir fait passer pour mon petit ami ? Autant de questions qui n’avaient pas vraiment de réponses toutes faites. J’ouvris la bouche pour répondre, puis la refermer. Perturbée j’étais. Fronçant un peu plus les sourcils, je détournais les yeux tout en reprenant possession de ma main. Comme pour me protéger, je croisais mes bras sur ma poitrine.

« Je... » commençais-je, ne sachant par où commencer. « J-j’en sais rien... »

J’eus un petit rire nerveux. Je n’en savais rien moi-même. J’aurais tout aussi bien put dire à Alan de me lâcher, d’aller voir ailleurs. Mais cela n’aurait pas résolu le problème. Au contraire, Alan aurait insisté, et serait même devenu violent. Le problème dans tout ça, c’était que j’avais mêlé Zach dans mon histoire avec mon mensonge, tandis que si j’avais simplement renvoyé boulot Alan comme ça, il n’aurait pas eut à me suivre dans ces ruelles. Il aurait put simplement retourner chez lui, tranquillement, sans se poser plus de questions que maintenant.

« Alan est... pas quelqu’un de fréquentable, » poursuivis-je pour de plus amples informations. « J’étais censée n’être qu’avec un pote, mais... Il l’a ramené avec lui. »

Ma voix était hésitante, comme si je n’avais pas envie de dire tout ça. Dans le fond c’était vrai, je n’avais pas envie de dire tout ça, j’avais pas envie de m’expliquer, j’avais juste envie qu’on continue de mettre plus de distances – toujours plus de distances.

« Alan est... » Je poussais un soupire. Autant tout dire, après tout. « Du genre, violent. Particulièrement avec les filles. Il n’aime pas qu’on lui résiste ou qu’on lui dise non, alors... »

Je passais sous silence les nombreux viols qu’il avait commis. Mais jamais les filles n’ont portées plaintes, car Alan avait une influence telle qu’elles avaient peur des représailles possibles si jamais Alan se faisait pécho. Autant dire qu’il valait mieux ne pas être dans son collimateur. Autant dire que je ne le laisserai pas me toucher non plus.

« Je n’aurais pas du te mêler à-... »
« Ashleyyy ! » cria une voix bien trop reconnaissable.

Je jurais. Ce p’tit con avait réussi à me retrouver. Il ne devait pas être très loin au vu de la portée de sa voix, et ne devait pas être seul non plus. Faire des zigzagues n’étaient plus une solution.

« Suis-moi, » ordonnais-je à Zach.

Puis, sans même attendre son consentement, je me retournais et je piquais un sprint. Je ne tournais pas dans d’autres ruelles : j’allais tout droit. Droit dans une impasse. Mais je ne ralentis pas pour autant : au contraire j’accélérais, puis je sautais sur les poubelles amoncelées pour m’aider à monter le muret et passer de l’autre côté. Là, je courus encore. Je tournais à quelques endroits, évitais parfois des obstacles sur mon chemin. D’ailleurs, je semblais parfaitement le connaître, ce chemin. Très vite on se retrouva derrière un immeuble avec un escalier de secours. Sans plus attendre, je me mis à le gravir, jetant parfois des coups d’œil derrière moi pour voir si Zachy me suivait toujours ou si je l’avais perdu en cours de route. Nous montâmes 5 étages aux pas de courses, puis je passais par une fenêtre ouverte rapidement. Tellement rapidement que je tombais par terre, dans la chambre où la fenêtre donnée.

« Aïiie... » soufflais-je tout en faisant signe à Zach de se presser à entrer. « Bordel de mer-... »

La porte s’ouvrit avec fracas. Un homme d’une quarantaine d’année pénétra dans la chambre, armé d’un fusil de chasse assez imposant, pointé dans notre direction.

« QUI VA LA ?! » cria-t-il en même temps qu’il pénétrait dans la pièce.

Instinctivement, je sursautais et poussais un petit cri. Je ne pensais pas que l’appart serait habité. L’idéal aurait été qu’il soit vide pour que l’on puisse se reposer un peu et rester tranquille avant de repartir, surtout car Alan et ses acolytes seraient déjà loin de nous à ce moment-là.
Mais cela ne se passa pas comme prévu.

« RANGES MOI CETTE ARME BORDEL ! » criais-je à mon tour, l’effet de surprise passée.
« Ash ? MAIS QU’EST-CE QUE TU FICHES ICI ? »
« C’EST MA CHAMBRE ! »
« ET POURQUOI T’ES PASSEE PAR CETTE FOUTUE FENETRE ? » s’énerva-t-il tout en agitant son fusil.
« Mais ranges moi ce putain de fusil tu vas finir par tuer quelqu’un sale handicapé ! »
« Respectes un peu tes ainés sale fille indigne ! »

J’allais surenchérir lorsque John, mon père – oui, mon père – remarqua la présence de Zach, et tourna son corps dans sa direction. Et donc, son fusil, qu’il n’avait toujours pas baissé.

« C’est qui lui ? » demanda-t-il d’une voix froide et extrêmement calme.
« Un ami – ET BAISSES TON ARME. »
« Un ami ? »
« Ouais, aaaamiiii. A-MI. T’sais, ces êtres avec qui on passe du temps parfois car on les aime bien – je crois. »
« Je sais ce que c’est qu’un ami. »
« Waouh. »
« CESSES DE ME PRENDRE POUR UN DEBILE ! » cria-t-il de nouveau dans ma direction.
« ARRETES DE GUEULER ! »
« TOI ARRETES DE GUEULER ! »
« TOI D’ABORD ! »
« Il serait bien que vous fassiez moins de bruit, » fit Glinda – ma mère – d’une voix calme et douce.

La jeune femme, blonde vénitienne et vêtue d’une longue robe à fleur, avait débarqué sans que je ne n’y comprenne rien. Mon père et moi finîmes donc par nous taire, et lui à baisser son arme. C’est là qu’on voyait la supériorité suprême de la femme dans un ménage. Glinda s’approcha alors de Zach, un plateau de muffin dans les bras, avant de lui parler avec un sourire.

« Désolée pour le bruit, ils sont tout le temps comme ça. Je m’appelle Glinda, la mère d’Ashoue... »
« M’appelles pas comme ça ! » grognais-je en vain.
« ... Et voici John, son père ! » Ledit John grommela une phrase incompréhensible tout en détournant le regard, boudeur. « Vous voulez un muffin ? Ils sortent du four. »
« J’ai pas fai-... »

Glinda enfonça un muffin dans ma bouche avant que je ne puisse parler. Forcée d’avaler, je sortis le restant du muffin tout en mâchant ce qu’il y avait dans ma bouche. Cette bonne femme savait exactement comment me faire manger, grrr, dire qu’à la base, elle n’était pas ma mère.
D’ailleurs, je ne ressemblais pas à mes parents, c’était clair et nette. Ma mère, blonde vénitienne aux yeux verts, était grande, et était golée comme une top model. Mon père quant à lui, était châtain foncé, et avant les yeux noirs.

« Venez dans le salon, nous serons mieux ! » poursuivis Glinda comme si de rien n’était tout en commençant déjà à partir vers le salon.

John la suivit tout en grommelant encore, son fusil sur l’épaule, tout en lançant un dernier regard en direction de Zach qui signifiait bien « touches à ma fille et tu le regretteras toute ta vie ». Je poussais un long soupire las.

« Je pensais qu’ils ne seraient pas là... » dis-je à Zach une fois qu’ils furent partis.

A part Sloane, personne n’avait encore vu mes parents. D’ailleurs, à part Sloane, personne ne savait que j’étais adoptée. De ce fait, cela me mettait un peu mal à l’aise que Zach les rencontre, surtout dans cette situation. Surtout avec un père légèrement trop protecteur quant à ma virginité.
Quelle situation bizarre...





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Dernière édition par Ashley M. Rosenbach le Ven 30 Sep - 21:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Même Londres n'est pas une safe zone pour nos secrets [PV : Ashley M. Rosenbach]   Dim 11 Sep - 19:06

    J’étais pas au bout de mes peines aujourd’hui. Moi qui voulait simplement aller passer l’après-midi dans un café tranquille, ce dernier critère était loin d’être respecté. Au contraire, nous voilà en train de cavaler dans les rues les moins fréquentées de Londres. On tournait quasiment à chaque fois qu’il y avait une intersection comme si on devait faire perdre notre trace à quelqu’un. Ce qui n’était pas si loin de la vérité d’après le peu que je comprenais. Et pourtant, je ne comprenais pas grand-chose, la tête encore embrumée par le baiser précédent. Mais si on courait comme ça, c’était bien qu’il y avait une raison. Je finis donc par stopper Ashley dans sa course folle pour demander des explications bienvenues. Et… le début de ses explications fut un peu décevante. Comment ça elle en sait rien ? Elle se fout de moi ou bien ? Le rire qui avait accompagné n’aidait en rien sa défense en carton, et je n’allais pas tarder à lui faire savoir, mais elle finit par se reprendre pour enfin donner les informations dont j’avais besoin pour la suivre dans son délire. Et c’est pas trop tôt.

    Le dénommé Alan était donc un invité surprise non désiré qui, en plus, n’était pas quelqu’un de bien. Je passerai le fait que ses potes connaissent des gens comme ça pour l’instant, dans l’immédiat il y avait plus urgent. Question de bien expliciter (comme quoi, il fallait pas grand-chose pour qu’elle s’explique), elle précisa qu’il était violent avec les filles qui lui disaient non. Un connard bien stéréotypé, en gros. Et typiquement le genre de gens que je déteste. Mais bon, je suppose que c’était pas le moment de faire le chaud. Ash n’était pas le genre à se laisser faire, et qu’elle fuie de la sorte était de plutôt mauvais augure. Essayer d’aller s’expliquer avec lui était donc loin d’être une bonne idée. Elle finit par commencer à s’excuser de m’y avoir mêlé quand elle fut coupée par un cri de notre poursuiveur. On avait pourtant pas mal couru non ? Il était vachement près déjà. Et puis… Il en veut vraiment pour nous courir après comme ça ! Il a vraiment des problèmes dans sa tête. Mais bon, pas le temps de réfléchir plus que ça, après un gros mot elle m’ordonna littéralement de me suivre et se mit à courir directement. Bon, je suppose que j’ai pas tellement le choix.

    Je la suivis donc en m’efforçant de ne pas la perdre de vue. Bon, cette fois-ci, elle ne tournait pas à tout bout de champ, elle allait tout droit. Tout droit. Dans un mur ? Non, elle prit des poubelles comme tremplin pour passer. Elle s’entendrait bien avec Lloyd et ses parkour si ce n’était pas déjà le cas. Enfin, je suivais donc le mouvement et, après cette ruelle, elle reprit des virages. Mais cette fois-ci ils semblaient moins aléatoires, on ne tournait pas à chaque intersection, seulement certaines, probablement choisie. Je savais pas trop où elle m’emmenait, mais elle m’y emmenait. Au final, on grimpait même par l’escalier de secours d’un immeuble pour ne s’arrêter qu’au cinquième étage. Là, elle passa par la fenêtre, non sans se rater. Mais je n’avais pas le temps de rire, j’avais autre chose qui me préoccupait. On va vraiment entrer par effraction ? On en est à ce point de fuite là ? Bon, je suppose que j’ai pas trop le choix. Je passais donc la fenêtre avec un peu plus de douceur que Ashley pour pas lui tomber dessus en plus (ce qui serait d’autant plus gênant), mais à peine rentré, je devinais que les embrouilles n’étaient pas finies.

    La porte s’ouvrit avec une force qui la fit taper le mur auquel elle était accrochée. Dans l’encadrement, un quarantenaire… avec un fusil ? Sérieux ? Par réflexe je levais les mains aussi haut que je pouvais comme un innocent qui ne voulait pas se faire tirer dessus par hasard. Ou un coupable qui préférait se rendre que se faire tirer dessus. Dans tous les cas, le but c’était qu’il ne tire pas. Et pour une fois, j’aurais aimé avoir ma baguette sur moi. Il demandait bien évidemment qui allait là, et je comptais bien laisser Ash s’expliquer. Parce que bon, j’irais pas jusqu’à dire de but en blanc qu’elle m’a traîné là, c’est pas mon genre, mais j’aimerais bien des explications aussi. Et ça ne vint pas vraiment de la façon dont j’avais imaginé, puisque ce fut un concours de qui criait le plus fort. Et je saurais même pas dire qui gagnait. Tout ce que j’en tirais, c’est que c’était la chambre de Ashley, et que ça, ça devait être… Son père ? Je tournais ma tête vers Ashley avec un air interrogateur, les mains toujours en l’air quand le padre demanda qui j’étais. Cela reporta mon attention sur lui, mais mon interrogation se transforma en frayeur. Cette fois, c’était moi qu’il avait en joue, pas le moment de faire des conneries. J’allais tenter de m’expliquer quand Ashley s’en occupa en lui redemandant de lâcher cette arme. Je ne pouvais qu’acquiescer, mais je ne le montrais pas, on sait jamais qu’un faux mouvement ou une parole de travers lui fasse presser la détente. Mais très vite, ça repartit en engueulade, jusqu’à ce qu’une nouvelle voix s’incruste, nettement plus gentille.

    Cette fois-ci, c’était une femme, plus jeune que le père, et aux cheveux clairs. Et sa simple arrivée calma tout le monde. Plus personne ne cria, le père baissa son arme, et du coup je baissais les bras tandis que mon air affolé se calmait un peu. Dans d’autres circonstances, j’aurais probablement dit que c’était magique. Elle s’approcha avec des pâtisseries, et commença à faire les présentations. Glinda et John hein ? Et Ashoue. Celui-là, je le garde. Elle proposa ensuite de se servir des muffins, tandis qu’elle en fourrait un dans la bouche d’Ashley qui ne semblait pourtant pas trop d’accord. La scène me fit sourire avant que je n’accepte l’invitation.

    « Oh oui merci. Moi c’est Zach, un ami de Ashley. »

    Y a pas à dire, elle inspirait la sympathie. Je ne songeais même pas au fait qu’il faille cacher mon vrai prénom. Je pris donc un muffin avant qu’elle ne nous invite dans le salon, là où elle se dirigea directement suivie de son mari, nous laissant seuls avec Ash. Enfin, ça ne se passa pas sans un regard de type « tu la touches, j’te bouffe » de la part de John. C’est pas comme si je comptais le faire. Et même si c’était le cas, elle a commencé… enfin bref. Ashley annonça qu’elle ne pensait pas qu’ils seraient là avec un ton assez mal à l’aise. Après la course poursuite qu’on avait vécu, ça m’empêcherait pas de la taquiner un peu.

    « T’en fais pas pour ça, Ashoue. Ton père est un peu flippant, mais y a ta mère pour rattraper la chose. Y a pas grand-chose à cacher, ça a du bon de se sentir protégé. »

    Bon, peut-être un peu trop protégée pour le coup, mais ça… Ca restait mieux qu’un père qui préférait l’alcool à sa propre femme. Mais cette comparaison, je n’allais évidemment pas lui en faire part, sinon je perdrais le jeu. D’ailleurs j’espère que c’était pas ça son secret, ça aurait été facile sinon. Après une bouchée du muffin, je repris :

    « Enfin, si c’est ça que tu me cachais, c’est raté. Tu viens ? On nous a invité au salon on ne va pas refuser quand même. Je pense pas que ton Alan vienne nous faire chier ici. Pas tant que ton père a son fusil. Et puis, ils sont bons ces muffins ! »

    Je me dirigeais donc vers la porte de la chambre, mais je m’arrêtais au niveau de l’encadrement. J’avais d’abord une dernière question à poser.

    « Mais comment ça se fait que tes potes connaissent des gens comme ça ? »


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MessageSujet: Re: Même Londres n'est pas une safe zone pour nos secrets [PV : Ashley M. Rosenbach]   Sam 1 Oct - 16:17

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Comment la situation avait-elle put dégénérer autant ? C’était une question que je ressassais dans ma tête alors que mon père faisait une scène monstrueuse devant Zach. La honte commençait à prendre un sens, en cet instant. Fort heureusement, Glinda vint à la rescousse, arrivant comme une fleur, comme si nous n’avions pas été en train de nous disputer sauvagement mon père et moi quelques secondes plus tôt. Parfois je me demandais bien comme un homme aussi bourrin que mon père avait réussi à combler la femme douce qu’était ma mère.
Ah, oui, les coucheries, certainement, au vu de ce qu’ils me racontaient.
Il n’empêche, que le fait que Glinda arrive si bien à canaliser la fougue de John relevait presque du miracle. Surtout, à réussir à canaliser John, et moi en même temps. J’sais pas trop, elle semblait savoir parfaitement comment imposer le respect.
Mais alors qu’elle faisait son speech et m’obligeait à manger, je me demandais alors pourquoi avais-je eut l’idée de venir chez moi. Nous aurions tout aussi bien put continuer à courir pour tenter de les semer... mais il est vrai qu’il était plus sécurisant d’être avec mon père que dehors. Après tout, c’était un ancien militaire, et au vu de ce qu’il avait fait à la petite bande qui avait tenté de me violer, les autres canailles évitaient de trop me titiller. Le pire dans tout ça, c’était que John avait tellement d’influence qu’il n’avait eut aucunes représailles de la part de la police après sa petite affaire avec l’autre bande.
En même temps, quand le chef de la police était un ami d’enfance....
Ils finirent par nous laisser, et après m’être plainte, Zach sortit quelque chose qui me remit d’aplomb d’un coup.

« T’en fais pas pour ça, Ashoue. »

Ashoue... Ashoue. ASHOUE. Il avait osé m’appeler par le p’tit sobriquet que ma mère se plaisait à me donner ! Je détestais les surnoms, je trouvais que cela me donnait un air bien trop gentil et mignon, et je n’aimais pas avoir l’air gentille et mignonne. Car du coup on ne me prendrait jamais au sérieux quand je faisais des menaces – menaces bien assez souvent mises à exécution pour me faire ma p’tite réputation.

« Appelles-moi encore comme ça et j’te fais bouffer le mur. »

Ça, c’est dit. Mon « ami » avait bien intérêt à ne pas réitérer ce surnom sinon... ouais, sinon j’lui sautais dessus et il passait un sale quart d’heure. Enfin, s’il savait se battre au moins cela serait un minimum intéressant de le martyriser physiquement parlant.
Mon père était donc flippant. Cela m’arracha un sourire. Dire qu’il n’était même pas à fond... Se sentir protégée, on peut dire que c’était le mot. Mais je n’aimais pas qu’on me protège. Je me sentais faible dans ces moments-là, et je détestais me sentir faible. J’aimais à me dire que je n’avais besoin de personnes pour m’en sortir, mais dans le fond, tout le monde avait besoin de quelqu’un. Cependant, ce n’était pas aujourd’hui que j’allais m’en rendre compte.

« Enfin, si c’est ça que tu me cachais, c’est raté. »
« Que je cachais quoi ? »

On ne pouvait pas dire qu’il soit bien explicite sur « ce que je cachais ». Que mes parents soient chelous ? Que je sois adoptée – si tant est qu’il s’en soit rendu compte ce p’tit blond – ? Que j’avais de mauvaises fréquentations ? Dans tous ces cas, ce n’était pas vraiment un secret. Je n’aimais juste pas parler de moi donc peu de personnes savaient pour mes parents.
Puis Zach m’enjoignit à le suivre au salon. Je ne dis rien à la mention d’Alan, car je le savais capable de venir se brûler les ailes en toquant à notre porte. Il pouvait se montrer très con, comme ça, mais bon, on va dire qu’il n’osera pas pour éviter d’inquiéter Zach.

« Et puis, ils sont bons ces muffins ! »
« Normal qu’ils soient bons, » commençais-je en me dirigeant à mon tour vers la porte. « Ma mère est chef-pâtissière. »

Elle tenait même une boutique de pâtisserie, nommée très originalement « Les Douceurs d’Hamilton ». Histoire qu’on voit bien que la boutique les appartient, avec leur nom dessus. L’avantage d’avoir gardé mon nom de naissance, « Rosenbach », c’était qu’on ne pouvait pas m’affilier à cette boutique londonienne.
Zach s’arrêta subitement à l’encadrement de la porte et je faillis foncer sur lui si je n’avais pas été assez réactive pour m’arrêter avant. Fronçant les sourcils, je levais les yeux vers Zach, un peu surprise.

« Mais comment ça se fait que tes potes connaissent des gens comme ça ? »

Je détournais la tête, l’air sombre.

« On a grandit là dedans. Alors on connait tout le monde, » Par « tout le monde », j’entendais bien sûr, les mauvaises personnes. « Certains y vivent encore d’ailleurs. »

Là, je faisais référence à Ivan. Ce p’tit con n’avait pas les couilles de se sortir de sa merde tout seul. Mais sinon, ouais, je suis née et j’ai grandit dans ce monde fait de drogues, de viols et de violence. C’était d’ailleurs assez difficile de se défaire des personnes avec qui on avait traversé ça.
Je n’en dis pas plus, et je le contournais pour aller dans le salon de mes parents.
L’appartement était spacieux. Le revenu de mes parents étaient modestes, mais malgré tout ils aimaient les belles choses et ça se voyaient. Malgré tout, il ne ressemblait pas à un appartement luxueux, plutôt un appartement confortable et accueillant aux chaudes couleurs. Je m’installais sur le canapé alors que ma mère avait disposé une théière d’où s’échappait de la vapeur avec deux petites tasses, un pot de sucre et d’autres confiseries sur un plateau. John quant à lui, était avachi sur son fauteuil, en face, l’air grognon, son fusil soigneusement posé contre le mur à côté de lui.

« Cesses donc de bouder John, » fit la voix de Glinda dans la cuisine.

Cette femme pouvait être dans une autre pièce et savoir exactement ce qu’il se passait dans la pièce adjacente, c’était affolant. Genre, comme si elle avait des mouchards et des yeux partout. Ou alors elle connaissait juste très bien son mari.
Qui d’ailleurs ne fit que grogner un truc avant de détourner les yeux pendant que je me prenais un petit thé comme si de rien n’était.

« Si tu continues à jouer les grognons je devrais te rendre joyeux d’une quelconque manière... » poursuivit Glinda d’une voix aguicheuse en s’approchant de John.

Qui d’ailleurs eut un sourire entendu en tournant sa tête vers Glinda.

« Je suis curieux de savoir comment ! »
« J’ai pas forcément envie de savoir comment. »
« Rho fais pas ta pucelle toi ! »
« Faites pas vos chauds lapins aussi ! »

Il me fit un merveilleux tirage de langue, auquel je répondis pareillement. Oui, nous avions l’air de deux gamins, et Glinda disait souvent qu’elle avait hérité de deux gosses à élever. De toute façon, elle ne peut pas en avoir de troisième, à moins qu’elle n’adopte encore, donc au moins elle était assurée de ce côté-là.

« Au fait Ash, je me demande bien ce qui a bien put se passer pour que tu passes par ta fenêtre avec ce garçon. »
« Je n’ai pas le droit de tenter de ramener des mecs dans mon pieu ? »
« Premièrement : non ; Deuxièmement : tu ne ferais jamais ça avec moi dans les parages. »
« Les crises d’adolescence sont fait pour braver les interdits. »
« Ash... »
« Quoi ? »
« Un parent sait quand l’enfant ment. Qu’est-ce que vous fuyez ? »
« Et alors, c’pas important. »

John observa une minute de silence avant de reprendre.

« C’était Ivan ? »
« Non. »
« Ok, donc c’était Ivan. Tu sais que tu n’as pas le droit de le voir. »
« Il n’a rien fait. »
« Oh, donc on passe d’un « non » à « il n’a rien fait » ! Y avait qui d’autres ? »

Cette fois-ci, c’était moi qui me tus, préférant boire mon thé plutôt qu’autre chose. John m’observa un long moment tandis que Glinda était retournée un moment dans la cuisine. D’ailleurs elle revint bien rapidement avec un large sourire au visage, un sourire qui sembla détendre l’atmosphère.

« Rho laisses là tranquille John ! Les enfants ont droit à leur secret. »

Il ne répondit pas, préférant se lever et aller ailleurs. Certainement va-t-il espionner les fréquences de police pour savoir qui a bien put faire du grabuge, et ainsi se faire sa petite idée sur qui était à nos trousses. Glinda quant à elle, ne se formalisa pas du boudage de John, et s’assit d’ailleurs à sa place.

« Alors Zach ! Tu connais Ash d’où ? Vous vous êtes rencontrés comment ? Vous êtes amis depuis longtemps ? Parles-moi un peu de toi ! »

Elle lui faisait passer presque comme un interrogatoire, mais son sourire innocent et franc ne donnait pas l’impression qu’elle avait des arrières pensés. Elle s’intéressait, c’est tout. Moi, je me calais dans le canapé en mode boudage à la manière de mon père






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MessageSujet: Re: Même Londres n'est pas une safe zone pour nos secrets [PV : Ashley M. Rosenbach]   Sam 15 Oct - 13:39

    Si on m'avait dit que ma journée tournerait comme ça, j'aurais probablement rétorqué que ce n'était pas possible, que ça n'arrivait que dans les films. Et pour le coup, je me serais bien planté. Bon, outre un fusil dont je ne souhaitais pas vérifier le fonctionnement, ça c'était un peu calmé depuis qu'on était arrivé chez Ashley. Faut dire que les muffins étaient trop bons pour penser à autre chose en les mangeant. Enfin, on avait un peu d'intimité dans la chambre de Ashley (merci de ne pas sortir cette phrase de son contexte), chose qui avait été compliqué à atteindre. On pouvait parler un peu plus tranquillement de toute cette histoire, sans avoir à courir partout. Mais non sans utiliser à mon compte le surnom que sa mère lui donnait. J'étais persuadé qu'elle allait réagir, et cette fois-ci j'avais vu juste. Une petite menace à la Ashley, comme j'en avais entendu par dizaines depuis que je la connaissais. Je ne l'avais jamais vu les mettre à exécution, mais soyons honnête, je ne doutais pas qu'elle était capable de le faire. Cela étant, ça ne m'empêchera pas de ressortir ce surnom en d'autres circonstances, et ça aussi elle devrait s'en douter.

    Pour ce qui était de son secret, je ne savais pas vraiment si elle feintait l'ignorance ou si elle ne comprenait vraiment pas ce dont je parlais. Dans le doute, on va éclaircir ça pour sa petite tête.

    « Que tu cachais que ton père sortait le fusil pour peu que tu traînes avec quelqu'un qu'il ne connaît pas. »

    Quant à sa mère, c'était donc une chef-pâtissière. Les petit-déjeuners et goûters chez les Rosenbach devaient être inégalables. Faudra que je pense à venir squatter un jour, dans un contexte plus calme. Simple curiosité gustative. Et cette fois je passerai par la porte d'entrée, pas par la fenêtre. Ca fait un peu moins voleur. Ou amant. Dans tous les cas, ça m'évitera peut-être le fusil. Enfin, en attendant la réponse au sujet de ses parents, et le départ vers le salon, je lui avais donc demandé pourquoi elle avait des relations pareilles. C'était peut-être un peu intrusif, mais maintenant que j'étais dans l'histoire, j'estimais avoir le droit à quelques explications. Et malgré un mouvement de la tête qui disait qu'elle voulait fuir cette discussion, elle donna quelques réponses à ma question. Elle avait donc grandi dans ce monde drogué, et certains de ses amis y étaient encore. Voilà une révélation surprenante. Ce n'était pas le genre de chose qu'on balançait comme ça, j'en étais bien conscient, et lui avoir tiré cette information devait déjà tenir du miracle. Et vu son état, je n'allais pas insister. J'en avais déjà beaucoup demandé, et de toute façon elle m'avait déjà dépassé pour se diriger vers le salon.

    Je la suivais donc, pour ne pas me perdre dans cet appartement inconnu. Ce n'était pas tant la taille, qui ferait pâlir d'envie une bonne partie des londoniens, qui me faisait peur mais simplement le fait de ne pas connaître l'agencement des pièces. Il ne manquerait plus que je tombe sur la planque d'armes du père en cherchant les toilettes et j'aurai l'air fin. Donc mieux valait suivre une des habitantes du lieu. Nous atteignions donc le salon, et je m'installais sur le canapé avec Ashley, mais en gardant une distance de sécurité avec elle. Cette distance n'était pas causée par sa potentielle agressivité mais par celle de son père, dont j'avais bien repéré le fusil encore à portée de main. Heureusement, sa femme le détourna un peu en lui... euuuh... proposant des trucs que les gens normaux ne disent pas devant des mineurs. Mais il semblerait qu'ici, ce ne soit pas dérangeant. Non pas que ça me dérange moi-même. Pour peu que je n'imagine pas la scène. Je ne dois pas imaginer la scène. Heureusement, Ashley me tirait ailleurs en se plaignant du comportement de ses parents. Et avec la réaction de John, hors contexte je n'aurais pas pensé qu'il était son père. Ca aurait plutôt été le genre de chose que l'on se balancerait entre potes.

    Après ce petit échange assez puéril, un sujet un peu plus grave prit le devant de la scène. Le père demanda pourquoi on était entrés par la fenêtre. C'était plutôt légitime comme question, même si l'une des effraction venait d'un locataire. Mais évidemment Ashley contournait la question en partant sur le sujet dans lequel je préférais éviter d'intervenir, de peur de finir avec une balle entre les deux yeux. Il valait mieux que je fasse profil bas. De toute façon, le dialogue avançait vite, et les pensées de John avec. Il en vint vite à l'idée d'une fuite, puis au nom d'Ivan pour coincer Ashley dans ses propres paroles. Je les avais fixé tour à tour le temps de l'échange, buvant lentement le thé qui avait été servi un peu plus tôt. Ce fut Glinda qui stoppa ce débat houleux, quoiqu'Ashley avait déjà arrêté de répondre, ce qui était plutôt rare. Je vous le dis, je ne sais pas si c'est une sorcière ou une moldue, mais il y a quelque chose de magique avec cette femme. Tant et si bien que John partit, laissant là son fusil. Plus il était loin de son arme, et mieux je me sentais.

    A la suite, ce fut donc l'heure des présentations. Une foule de questions arriva d'un coup pour me connaître. Si elle n'avait pas cet air innocent, j'aurais sûrement imaginé cette scène comme étant l'interrogatoire du petit ami que la fille présente à ses parents. Ouais, décidément, tout tournait autour de ça aujourd'hui. En même temps avec le baiser qu'on a eu... Bref. Concentres-toi sur les questions Zach, ce sera mieux.

    « On se connait de l'école, elle est venue me voir en premier parce que je suis très bon dans une des matières. »

    En vrai, j'aurais certainement pu être plus précis en parlant de Poudlard ou des potions. Après tout, c'est ses parents, ils ont bien dû l'emmener sur le Chemin de Traverse et donc savoir qu'elle était sorcière. Mais bon, les habitudes sont ce qu'elles sont, avec la majorité des gens de Londres il fallait rester planqué, donc...

    « Ca doit faire un ou deux ans qu'on se connaît. Bon, ça a pas été la joie dès le début, elle avait tendance à me remballer sans raisons particulières. Mais je suis tenace, et finalement j'ai bien fait puisqu'on s'aime bien maintenant ! »

    Bon, en vrai c'est surtout parce que je voulais savoir pourquoi elle avait ce comportement. Ca avait eu le don d'éveiller ma curiosité. Enfin, le résultat était le même, on aimait bien traîner un peu ensemble. Même si cette histoire de secret est toujours là.

    « Et pour parler de moi j'ai 15 ans, ça fait donc 4 ans que j'étudie la magie à Poudlard, mais c'est pas trop mon domaine de prédilection, je préfère les potions. C'est un peu comme de la cuisine dans le fond, sauf que les ingrédients sont un peu moins conventionnels. »

    La cuisine, ça nous fera un truc en commun. Sauf que je fais des potions avec des effets aussi étonnants que l'on peut s'y attendre dans le monde de la magie, et que Glinda elle fait des gâteaux. Les potions c'est plus intéressant, mais les gâteaux c'est bon !

    « Et vous? Ashley m'a dit que vous étiez chef-pâtissière, vous êtes installée où? »


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MessageSujet: Re: Même Londres n'est pas une safe zone pour nos secrets [PV : Ashley M. Rosenbach]   Mer 26 Oct - 22:42

KEEP YOUR SECRET

- ZACH E. THOMPSON -

COURS FORREST COURS


« Que tu cachais que ton père sortait le fusil pour peu que tu traînes avec quelqu'un qu'il ne connaît pas, » m’informa alors Zach.

Han, donc il n’avait pas encore capté que c’était des parents adoptifs ! Ou alors il avait capté mais estimait que l’information du père psychopathe au fusil était plus importante. A sa remarque donc, j’eus un léger sourire amusé avant d’hausser les épaules.

« Non, ça c’est une étape obligatoire ! »

Rassurant non ? Bien sûr que ça ne l’était pas. Après tout, ce n’était pas comme si mon père ne s’était jamais servi de son fusil. Parfois sans le faire exprès d’ailleurs, ce qui était d’AUTANT plus pas rassurant (plus pas, c’est très français ok ?!). Mais bon, ce n’était donc pas un secret en soi. Simplement que mes parents me faisaient souvent honte donc je n’avais pas forcément envie que tout le monde les connaissent. A la limite je préférais ma réputation de droguée à ça.
Nous finîmes donc par atteindre le salon. Zach fut plutôt calme au vu de la situation et cela m’impressionna assez. Bon certainement était-il calme pour éviter d’attirer l’attention de mon père et donc pour éviter de se faire de nouveau menacé de son fusil – le pauvre devait certainement être traumatisé. Enfin, pas autant que je l’avais imaginé puisqu’une fois mon père partit et ma mère prenant sa place, il répondit à toutes ces questions sans démontrer une quelconque peur, sans que l’on ait l’impression qu’il a failli frôler la mort quelques instants plutôt. Il était plutôt modelable ce serdaigle dis donc.
Notre première rencontre ? J’étais venue le voir par intérêt scolaire. A ça, ma mère eut un large sourire amusé, pas du tout surprise par mon attitude. M’enfonçant encore plus profondément dans le canapé, boudeuse, je mangeais distraitement mon muffin tandis que Zach poursuivait. D’ailleurs, ce qu’il disait par la suite n’était pas vraiment très glorieux pour moi, et j’avais juste envie de le frapper pour lui faire comprendre qu’il vaudrait mieux qu’il se taise s’il ne voulait pas le regretter amèrement. Bizarrement, ce qu’il racontait amusait beaucoup ma mère qui me lança d’ailleurs un regard moqueur. Ouais bon ça va, je sais que je ne suis pas quelqu’un de facile !

« Et pour parler de moi j'ai 15 ans, ça fait donc 4 ans que j'étudie la magie à Poudlard, mais c'est pas trop mon domaine de prédilection, je préfère les potions. C'est un peu comme de la cuisine dans le fond, sauf que les ingrédients sont un peu moins conventionnels. »
« Oh oui je vois ! Donc j’imagine que tu aimes bien faire la cuisine non ? Même si c’est quelque peu différent d’une potion. »

Ma mère semblait vraiment s’intéresser à la vie de Zach, ce qui était dérangeant pour moi. Bon, il était normal qu’elle s’intéresse, bien que le mot « ami » était un peu fort pour décrire ce qu’il y avait entre moi et Thompson, Glinda voulait tout de même apprendre à connaître les gens qui m’entouraient, particulièrement ceux de Poudlard. Elle connaissait déjà pas mal mes amis moldus, et ne les appréciait pas vraiment puisque la plupart était des drogués, donc elle était indéniablement contente lorsque je ramenais des gens à peu près normaux à la maison.
Suite à cette interrogation, ce fut au tour de Zach de poser des questions à ma mère. Sur le coup, j’eus une légère grimace – assez discrète – lorsqu’il parla de la boutique de Glinda. Ça allait forcément amener à des questions plus approfondies, et je n’aimais pas vraiment cela.

« Alors moi j’étais chef-cuisinière dans une base militaire d’Angleterre, à la base. C’est d’ailleurs là-bas que j’ai rencontré John, il était militaire à l’époque. Je travaillais là-bas car ils payaient bien, et j’avais besoin d’argent pour pouvoir payer des études en cuisine et plus particulièrement en pâtisserie. Une fois que j’eus mon diplôme j’ai travaillé dans des hôtels pour avoir là encore assez d’argent pour pouvoir ouvrir ma propre boutique que j’ai nommé « Les Douceurs d’Hamilton » dans l’avenue King's Road. J’ai failli l’appelé « Les douceurs de Montgoméry », mon nom de jeune fille, mais John me demanda en mariage avant – je suis sûre il l’a fait uniquement pour avoir son nom sur la boutique ! »

Je m’attendais déjà à ce que Zach se demande pourquoi ce n’était pas Rosenbach, ou bien encore pourquoi je ne m’appelais pas Hamilton. C’est vrai que c’était étrange, vu sous cet angle, de découvrir que l’on n’avait pas le même nom que ses parents. Là au moins si Thompson n’avait pas encore capté que j’étais adoptée, ou simplement qu’il en doutait, au moins il en avait la certitude actuellement.

« Et sinon Zach, la famille, les amours ? »

Là elle tentait de voir un peu comment est la vie de Zach au quotidien, et de savoir s’il était un coureur de jupon. Ou s’il y avait moyen avec moi, évidemment, elle restait une mère qui avait hâte que sa fille ramène un petit copain pour pouvoir le traumatiser comme il faut.
Mais alors qu’elle attendait la réponse de Zach, un « ding » se fit entendre.

« Oh, excuses moi, je fais un gâteau pour des amies. »

Ah oui j’avais oublié qu’elle était censée être avec des amies. J’m’étais juste souvenue qu’elle n’était pas censée être là, j’avais oublié la raison. Ainsi donc le gâteau a prit plus de temps à la préparation, d’où sa présence. Enfin bref, Glinda finit par se lever pour se diriger à pas rapide dans la cuisine pour terminer son plat. Ce fut d’ailleurs le moment que choisit mon père pour revenir parmi nous, fort heureusement, sans son fusil.

« Rho jamais tranquille, » sifflais-je entre mes dents.
« Devines ce que j’ai entendu Ash ! »
« Encore à espionner les fréquences de police ? »
« J’espionne pas, je m’informe. »
« C’est du pareil au même. »
« Bref. Semble-t-il qu’Alan fait un peu de bordel dans les rues. Quelle coïncidence que tu étais avec Ivan, un ami d’Alan, puis que tu sois revenue à la maison précipitamment tandis qu’Alan fout le dawa. »
« Je suis impressionnée par la force du hasard. »

John poussa un soupire avant de venir m’ébouriffer les cheveux pour finalement se diriger vers la porte.

« Où tu vas ? » lui demandais-je sans me retourner.
« Voir quelques connaissances de l’armée. On va s’faire un poker. »
« Oh, cool. »
« A plus tard ! »
« Hm. »

Je ne le croyais absolument pas. J’étais quasiment certaine qu’il allait retrouver des connaissances de l’armée, mais pas pour du poker. Peut-être pour de la baston envers Alan. C’était assez dangereux, mais il l’avait déjà fait, donc...
Glinda sortit de la cuisine pour se diriger elle aussi vers la porte. J’entendis des chuchotements dans le couloir, pas assez audibles pour être compréhensibles. Hm. J’espérais que cela n’annonçait pas de mauvaises nouvelles. M’enfin, elle finit par revenir tandis que l’on entendit distinctement la porte s’ouvrir et se fermer. Elle eut l’espace de quelques secondes la mine inquiète, avant de retrouver le sourire pour éviter de m’inquiéter moi.

« Je ne vais pas tarder à y aller aussi. Zach tu peux rester ici un moment, c’est plus prudent. Du moins jusqu’à ce que John rentre. »

Elle retourna ensuite à la cuisine. On pouvait l’entendre chantonner doucement tout en finissant son gâteau – un léger son qui emplissait le silence qui s’était installé. J’étais un peu inquiète pour mon père, mais je tentais de ne pas le montrer. Il allait aller bien. J’en étais sûre. Fallait avoir confiance.

« Alooors... » commençais-je en me tournant vers Zach. « La famille, les amours ? »
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MessageSujet: Re: Même Londres n'est pas une safe zone pour nos secrets [PV : Ashley M. Rosenbach]   Sam 29 Oct - 16:52

    Le coup du fusil, une étape obligatoire ? Je suis tombé chez les psychopathes alors ? Si j’avais su, j’aurais tracé mon chemin sans le suivre. Bon, évidemment ça n’aurait même pas pu effleurer mon esprit comme idée, mais on peut toujours rêver de ne pas avoir eu à faire face à un fou de la gâchette. Enfin bon, c’est fait, et il n’avait pas tiré, tout va bien. Enfin, mon séjour ici n’était pas terminé donc il ne fallait pas non plus que je crie victoire trop vite. Surtout qu’on allait avoir une discussion dans le salon avec la famille, donc il fallait faire gaffe aux faux mouvements. Une fois assis sur le canapé j’étais donc resté calme dans mon coin le temps que Ashley parle avec son père. Ca ne se voyait sûrement pas, mais c’était une façon d’éviter d’attirer l’attention du canon une nouvelle fois. Autant dire qu’une fois John parti, ça allait tout de suite un peu mieux. L’aura de bienveillance de sa femme jouant certainement un rôle important dans cet apaisement.

    J’avais donc répondu sans grandes hésitations aux questions de cette dernière. J’avais retrouvé mon naturel assez bavard aussi vite qu’il avait fui le fusil. C’était drôle de voir les réactions de Glinda quand je racontais les histoires de notre rencontre avec Ashley. Ca l’amusait, et au contraire ça semblait renfrogner Ashley au fur et à mesure que je racontais les choses. Ca ne devait pas vraiment la choquer, étant sa mère, mais c’était plus comme une complicité amicale. Décidément, dans cette famille, c’était compliqué de savoir qui était parent et qui était enfant. Je suppose que c’est une situation plutôt sympa, surtout quand les parents font quand même leur boulot quand il le faut. Enfin bref, ce n’était pas vraiment le moment de comparer la famille Rosenbach à la famille Thompson. En attendant, ma référence à la cuisine avait fait mouche. Non pas qu’elle semblait plus intéressée qu’auparavant, puisqu’elle le semblait déjà beaucoup de base, mais cela fit bien le parallèle entre nous. Ce qui amena une autre question.

    « Oh oui, j’aime bien. Ca m’arrive de faire le repas à la maison ! »

    Surtout chez mon père, à vrai dire. Quand il part boire alors que je suis chez lui, il faut bien que je survive. Mais ça, elles n’avaient pas besoin de le savoir. Au moins, quand il s’agissait de cuisine, j’évitais de faire dans l’improvisation comme je pouvais le faire avec les potions, c’était déjà ça.

    Je lui avais donc ensuite retourné la question. Moi aussi ça m’intéressait de connaître un peu la famille d’Ashley. Après tout, peut-être que j’y trouverai des informations pour percer le secret de cette dernière. Bon, c’était pas le but principal de la discussion, je vous rassure, mais si on pouvait allier l’utile à l’agréable, je n’allais pas me gêner. Bon, l’agréable est un bien grand mot, puisque très vite dans sa réponse, j’appris que John était un ancien militaire. Donc quelqu’un qui savait très bien viser avec une arme à feu. Donc le fusil n’était pas juste là pour faire peur, mais pouvait bien servir. Bon, je n’avais pas vraiment eu l’idée d’imaginer ce cas de figure, mais maintenant, il était sûr que s’il voulait s’en servir, il saurait s’en servir. Enfin, il n’était plus là de toute façon, et semblait plus prompt à s’occuper de Ivan que de moi, ce qui était de toute évidence bien plus lucratif.

    Deuxième chose sur laquelle je tiquais particulièrement sur le nom de la boutique de Glinda. Non pas parce que je la connaissais (quoiqu’il me semblait être passé devant une fois), mais parce qu’elle portait le nom de famille de John. Hamilton. Et pas Rosenbach. Même le nom de jeune fille ne collait pas, donc ce n’était pas un remariage ou quelque chose. La seule solution pour que ça arrive, c’était que… Ce soit une famille d’accueil ? Ah, ça c’est une information nouvelle. Comme quoi, il u avait bien quelque chose avec cette famille qui clochait. Enfin, c’était un terme assez extrême. Disons qu’elle ne répondait pas aux codes habituels. La mienne non plus, mais d’une autre façon. Alors que j’étais un peu perdu dans mes pensées, je fus ramené à la réalité par une nouvelle question. Et pas une question qui me mettait très à l’aise. J’avais l’habitude de parler de ma famille de façon assez évasive pour ne laisser aucune trace du problème qu’elle représentait, mais à chaque fois que les questions visaient si précisément ce point de ma vie, c’était toute une histoire dans ma tête. Quant aux amours, y en a pas vraiment, donc ça, ça va. Bon, quand il faut se lancer…

    « Alors, hé bien… »

    Mais je fus (heureusement) coupé par une sonnerie. Le genre de sonnerie que produit un minuteur de cuisine classique. Il y avait un gâteau en cours pour une réunion entre amies. Si ça se trouve, c’était l’heure, et donc je pouvais esquive la question encore mieux que ce que je pensais. Alors que la mère partait pour la cuisine, le père revenait dans le salon, non armé cette fois-ci, à mon plus grand soulagement. J’eus à peine le temps de jeter un œil à Ashley qu’elle interpella son père pour qu’une nouvelle discussion se lance. Et j’avoue que j’étais loin du compte quand je disais que son père était sur-protecteur. De là à espionner la police, c’était chaud quand même. Le dialogue prit fin quand il décida de partir faire un poker avec des connaissances de l’armée. Un poker, bien sûr. Après avoir espionné qui foutait la merde dans les rues de Londres, on y croit tous. Enfin, c’était pas mes affaires, je suppose. Et toujours dans la même foulée, comme si on n’avait pas le droit à une petite pause dans l’enchaînement des choses, Glinda partit voir John, lui dire un truc tandis qu’Ashley et moi regardions dans le vide dans la direction de la porte d’entrée, avant de revenir avec une expression différente de celle qu’elle avait habituellement. On dirait de l’inquiétude. Comme quoi, ce n’était pas qu’un poker qui allait se passer. Mais cette expression ne fut qu’un flash avant que le sourire ne revienne pour nous annoncer son départ imminent à elle aussi.

    « Merci, madame ! »

    Ouais ça risquait de barder dehors. Ici, ce serait sûrement plus sûr pendant un certain temps. Donc oui, j’appréciais l’hospitalité. Nous avions donc de nouveau un moment de tête à tête avec Ashley. Et bien sûr, il fallut qu’elle ramène la question que toute cette agitation avait réussi à écarter. Un court soupir, puis je lui répondis, à voix basse, tout court, pour que Glinda ne m’entende pas.

    « Bah ma famille, elle a le même nom de famille que moi, n’est-ce pas ? »

    Au-delà de la pique évidente, comme celles qu’on s’envoyait régulièrement, le ton de ma voix insinuait clairement « c’était ça que tu cachais ? ». Ouais, ça pouvait paraître insistant, et moi-même je ne pensais pas que c’était ce secret qui faisait notre jeu, mais sait-on jamais. Mais je n’arrêtais pas là la taquinerie.

    « Et pour les amours, je suppose que le premier baiser a une valeur symbolique, non ? »

    Bon, j’avais indirectement lancé l’information que c’était la première fois que ça arrivait. Et alors ? Je ne doutais pas qu’elle rebondisse là-dessus, mais ça pourrait bien détourner la discussion de la famille, ce qui ne serait pas plus mal. De toute façon, à mon âge, c’était normal de ne pas encore avoir eu de baiser, non ? De toute façon, si elle osait me critiquer là-dessus, je ne manquerai pas de lui rappeler un autre de ses baisers…


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MessageSujet: Re: Même Londres n'est pas une safe zone pour nos secrets [PV : Ashley M. Rosenbach]   Mar 13 Déc - 19:47

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Voilà que ma mère et Zachouille se mirent à discuter ensemble. Cherchant des informations chez l’un et chez l’autre, pendant que moi je les regardais vaguement avec un air hébété sur la face, tout en sirotant mon thé. C’était particulièrement beaucoup vachement gavé étrange de voir un pote – si l’on pouvait vraiment le considérer comme tel – discuter avec ma mère au calme, comme si de rien n’était. Limite j’avais l’impression qu’ils se draguaient l’un l’autre, sauf que non, ce n’était pas possible. Si Zach draguait ma mère, mon père le tuait. Et si c’était ma mère qui draguait Thompson, je pouvais déjà voir l’orphelinat se profiler. Et un cadavre blond. Tout ça pour dire qu’ils n’avaient pas vraiment intérêt à se tourner autour sinon Zach était mort. Et je savais étrangement bien comment me débrouiller pour ne pas être le suspect dans l’affaire du meurtre de Zach ; c’était fort pratique d’avoir un père doué dans ce genre de choses.
Oh oui il y a déjà eut des téméraires qui ont osé vouloir Glinda, et John a bien montré qu’il portait ses couilles. D’ailleurs ce fut même le cas où d’autres femmes s’intéressaient d’un peu trop près à John, un homme bien battu avec une situation plutôt solide, et Glinda s’était montrée presque aussi agressive que son mari. Je devais dire que c’était assez impressionnant de voir sa mère, si douce d’ordinaire, faire une clé de bras à une nana pendant qu’elle menaçait une autre avec un couteau.
Non, ma famille était tout à fait normale.

« Oh oui, j’aime bien. Ca m’arrive de faire le repas à la maison ! »
« Oh ! Et qu’est-ce que tu préfères faire ? »

Dès que ça parlait de cuisines, Glinda était au taquet. En effet, elle adorait apprendre des autres et éventuellement faire apprendre elle-même. Les recettes de grand-mère, les méthodes des autres ; elle les testait elle-même et elle estimait celles qui étaient les meilleures, ou bien les méthodes qu’elle préférait le mieux. J’étais quasiment certaine qu’elle avait envie d’écrire un livre de cuisines pour faire profiter sa passion. Glinda était assez impressionnante tout de même. Malgré l’ignorance de ses parents elle a sut faire preuves de persévérances pour arriver à ses rêves. Sur ça, on pouvait dire qu’elle était un modèle.
La discussion se poursuivit. John finit par partir et Glinda signer sa sortie très bientôt. Pendant qu’elle finissait les préparatifs dans sa cuisine, je me permis donc de parler avec Zach, plus pour l’embêter qu’autre chose à cause de l’interrogatoire que Glinda lui avait fait passer. Qui n’était pas un interrogatoire de petit ami, mais simplement pour savoir un peu dans quel milieu je trainais. Elle savait déjà que j’avais de mauvaises fréquentations, alors certainement que le serdaigle la rassurait quelque peu sur le fait qu’il n’y avait pas QUE de mauvaises fréquentations dans mon entourage. Ce qui était certain, c’était qu’elle semblait ravie.

« Bah ma famille, elle a le même nom de famille que moi, n’est-ce pas ? »

Une grimace se forma sur mon visage face à cette remarque. Bien évidemment, je me doutais que Zach a dut faire le rapprochement. Avec ce qu’avait dit Glinda, il fallait être complètement sot ou ne pas avoir écouté un traitre mot de ce qu’elle avait dit pour ne pas comprendre.
Je détournais le regard.

« Je prendrais leur nom à ma majorité. »

Une simple phrase explicative, dite avec peut-être un peu trop de froideur. Enfin, « explicative ». Je me rendis compte après coup que je fus peut-être légèrement plus froide que je ne l’aurais du. Cela cachait quelque chose. Du moins j’espérais qu’il ne ferait pas le rapprochement et qu’il songerait juste au fait qu’il m’avait agacé. Mais bon, il n’était pas con non plus, alors j’avais tout de même que peu d’espoirs.
Cela s’enchaina bien vite sur les amours, ce qui me changea les idées. De ce que je compris des paroles de Zach, il était encore puceau, et notre baiser fut son premier. J’eus un petit sourire narquois tout en me tournant vers lui – et en ayant reposé mon verre de thé. Alors comme ça, avant moi c’était un puceau au complet. Amusant. Je devais dire être moi-même vierge, mais a contrario du serdaigle, j’avais déjà embrassé maintes et maintes fois plusieurs personnes. Avec ou sans leur consentement, d’ailleurs.

« Oooh, c’était ton premier ! Intéressant. Alors, c’était comment ? Du coup on va se marier et faire des enfants ? Pas forcément dans cet ordre. »

Oui bon je m’amusais un peu de la situation, et je m’étais même légèrement rapprochée de Zach, histoire de l’embêter d’autant plus. Ok bon, c’était mal, ce devait potentiellement être gênant pour lui, mais bon, j’aimais bien créer des situations gênantes aux dépens des autres – quoique c’était rarement à leur consentement – donc bon je m’en fichais un peu. Et puis, au vu de la situation, autant s’amuser un peu.

« Voilààà ! » fit alors Glinda en sortant de la cuisine, un carton dans les bras. Carton qu’elle posa sur la table basse en face de nous pour qu’on observe son travail, qui était, je devais bien l’avouer, à en faire saliver plus d’un. « Je crois l’avoir à peu près bien réussi ! »
« On peut en prendre un peu ? » dis-je en approchant une main du gâteau.
« Ah ça non ! » s’écria Glinda en me claquant la main. « Pas touche ! »
« Aïe. »

Je lui tirais la langue, et ma mère prit un air faussement courroucé avant de sourire tendrement et de rabattre le carton sur le gâteau. Soigneusement emballé, Glinda prit alors une fine écharpe et un chapeau avant de reprendre le carton.

« Bon, j’y vais. Ne faites pas de bêtises! »
« Ha, ha. »

Je fis une moue boudeuse tandis que ma mère vint déposer un bisou sur mon front, puis fit même la bise à Zach avant de partir. Elle était décidément trop maternelle cette bonne femme. Ou peut-être était-elle simplement trop empathique. Enfin bon, elle ne se formalisa pas du tout de ma réaction et partit sans demander son reste. Nous voilà donc seuls, Zach et moi, dans mon appartement.

« Alors Zachouille, tu fais du charme à ma mère ? Fais gaffe, je risque de sortir les griffes. »
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MessageSujet: Re: Même Londres n'est pas une safe zone pour nos secrets [PV : Ashley M. Rosenbach]   Mar 27 Déc - 16:49

    On était partis d’une rencontre totalement inopinée dans un café avec Ashley, et voilà que je me retrouvais à faire connaissance avec sa mère après avoir échappé à un fou furieux drogué. Je pense que niveau "sortie qui part pas du tout comme prévu", ça se posait là. Enfin, je préférais l’introduction et la conclusion au développement entre les deux. Sauf le passage du baiser pas si romantique que ça. Mais bref, j’aurai largement le temps plus tard de faire le point sur cette scène précise, vu que je ne l’avais pas vraiment eu depuis. Mais pour l’instant, l’interrogatoire continuait, ayant dérivé d’une présentation simple à une discussion sur la cuisine, le seul point commun étant les potions. Enfin, discuter comme ça ne me dérangeait pas vraiment, tant qu’il n’y avait pas un fusil prêt à me remplir le crâne de plomb de l’autre côté. Et comme celui-ci était parti, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Après avoir appris que j’aimais bien cuisiner de temps en temps chez moi, la curiosité de Glinda la poussa à en savoir plus à ce sujet. Du genre, quels plats en particulier j’aimais bien faire. C’était loin d’être de la haute gastronomie ce que je faisais, mais c’était suffisamment bon pour plaire, c’était ce qui comptait.

    « J’aime bien faire du Steak & Kidney Pie ou du stew. »

    C’étaient les plats que je maîtrisais le mieux. Parfois je m’aventurais dans des innovations ou simplement dans de nouvelles recettes, mais quand je voulais être sûr du résultat, c’était un de ces deux-là. Des spécialités anglaises, certains diront que c’est chauvin, mais tant que c’est bon, c’était le plus important. La discussion continua, et heureusement elle coupa court quand la famille prit la place de la cuisine. Sauvé par le gong, ou plutôt par la minuterie du four. Qu’importe, ça faisait du bruit, et ça avait attiré l’attention ailleurs, c’était le principal. Sauf, évidemment, l’attention d’Ashley qui sauta sur l’occasion pour reprendre le flambeau et tenter de m’avoir sur mon secret qu’elle tentait de percer. Malheureusement pour elle, cette petite discussion m’avait fourni un argument imparable pour tourner la conversation à mon avantage. Parce que oui, j’avais beau avoir des problèmes familiaux, je gardais tout de même le même nom de famille que mes géniteurs, ce qui est logique en soi. Mais qui n’était pas respecté dans son cas. Allez savoir pourquoi elle ne partageait pas leur patronyme, mais malgré tout, ça pointait l’histoire du secret vers une histoire familiale pour elle aussi.

    Il y avait plusieurs raisons qui pouvaient expliquer ça, du remariage à l’adoption carrément. Même si cette histoire pouvait me donner une indication, elle était loin de suffire malheureusement. Il faudra encore que je la pousse pour qu’elle me lâche quelques infos. Mais pour l’instant, sa réaction. Et si je m’attendais bien à ce qu’elle n’apprécie pas ma réaction, je ne m’attendais pas non plus à temps de froideur. Le Titanic coulerait une seconde fois avec toute ce froid dans sa voix. Dans d’autres circonstances, je me serais probablement excusé, mais elle m’avait un peu cherché aussi. Et puis, plus fort que les remords, la curiosité de ce qu’elle pouvait signifier avec sa réponse prenait le dessus et me laissait pensif.

    « Ouais enfin ça fait un peu tard pour le faire quand même… »

    Mon ton était cette fois à moitié absent. Cette suite à ma pique s’était mêlée à mes pensées, donnant un résultat assez rêveur, si on peut dire ainsi. Enfin, pas la peine de s’éterniser sur un sujet à conflits quand la question de base n’était même pas finie. Les amours hein ? Oui, elle était mon premier baiser. Ca va, ce n’était qu’un baiser, rien de bien grave. Quoique, c’était le premier quand même… Enfin, de toute façon, ce n’était pas moi qui pousserait l’histoire plus loin en tout cas. Sauf pour la taquiner un peu, ce qui eut le malheur de backfire. En effet, en plus de tiquer sur le fait que c’était le premier et de me demander mes impressions, elle partit sur le terrain du mariage en s’approchant un peu trop de moi. Inconsciemment, je m’éloignais au même rythme. Je savais pertinemment qu’elle voulait juste m’embêter, mais quand même.

    « On va peut-être pas aller jusque-là si vite… »

    Ma voix mal assurée trahissait ma gêne. De toute façon, c’était l’effet qu’elle voulait, pas de quoi l’étonner plus que ça. J’espère. Le retour de Glinda me sauva. Elle venait nous présenter son œuvre, allez savoir si c’était pour savoir notre avis ou pour montrer l’étendue des talents dont elle avait fait mention un peu plus tôt. Et force était de constater qu’elle n’avait pas exagéré. Le gâteau semblait appétissant.

    « Oui, il a l’air super bon ! »

    Beaucoup plus soft que Ashley qui voulait carrément taper dedans et se fit vite repousser par sa mère. Après cela, cette dernière se prépara et partit, nous laissant en tête à tête avec Ashley. A peine la porte était-elle fermée qu’elle se retourna vers moi pour me lancer des menaces au cas où j’essaie de pécho sa mère. Honnêtement, la menace du fusil de son père était plus convaincante, il fallait bien l’avouer.

    « Bah, maintenant que j’ai goûté les lèvres de la fille, je comptais essayer celles de la mère, voir qui est la meilleure. »

    Ouais ça pouvait ressembler à un fétiche étrange. Et oui je m’exposais vraiment à une attaque. Mais qu’importe, ça éviterait peut-être le sujet du mariage. Bon, ça risquait d’attirer de nouveau la question du "c’était comment". Mais ça, c’était pas bien grave, à la limite, je pouvais répondre directement, ça évitera des malaises venant de ses tournures de phrase.

    « Même si je dois avouer que c’était déjà pas mal pour un début… Pour un baiser volé évidemment. »


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MessageSujet: Re: Même Londres n'est pas une safe zone pour nos secrets [PV : Ashley M. Rosenbach]   Lun 16 Jan - 14:13

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Ma mère avait lentement hoché la tête, quelque peu pensive, alors que Zach lui disait ce qu’il préférait faire comme plat à la maison. Elle ne le dirait certainement pas, mais je sentais qu’elle se disait que c’était des plats simples à faire, ne demandait pas excessivement d’attention. Elle n’avait rien contre ce genre de petits plats évidemment, puisque de son côté elle adorait faire un bœuf bourguignon maison – une recette française qu’elle tenait de je-ne-sais-où – qui était à tomber par terre.

« Je pourrais t’apprendre de nouvelles recettes un jour si tu veux ! Voir même inviter ta famille à manger ! »

C’était Glinda dans toute sa splendeur : toujours à vouloir inviter du monde à manger. Sachant à quel point son défaut en cuisine était qu’elle faisait toujours trop à manger, cela se comprenait qu’elle avait envie que pour une fois, tout son plat se finisse. Mais bon, je trouvais tout de même cela étrange d’inviter Zach et sa famille à manger à la maison, alors qu’ils ne se connaissaient qu’à peine. Même si cela permettrait au blondinet de voir John beaucoup plus aimable et moins sur ses gardes avec son fusil. Je doutais tout de même qu’il accepte l’invitation. C’était bien trop tôt, j’imagine.
Elle finit par aller de nouveau dans la cuisine pour son gâteau, et Zach et moi reprîmes notre jeu, s’engageant sur la famille. Un sujet un peu dangereux, si vous voulez mon avis, surtout lorsqu’il réussit à retourner la question contre moi. Je m’étais aussitôt fermée, et le serdaigle ne fit aucunes remarques si ce n’est le fait que ce soit un peu tard. Je ne savais pas si c’était car il ne se doutait de rien, ou simplement qu’il ne voulait pas s’engager sur ce terrain-là lui aussi. Peut-être avait-il quelque chose à cacher ? Je n’en savais trop rien. On verra bien avec le temps. De toutes les façons, je ne fis aucuns commentaires, mise à part un « hm », signifiant que la discussion sur la famille était close.
Pour l’instant.
Je repris cependant bien vite mes habitudes, à savoir le fait de mettre mal à l’aise la personne. En effet, le sujet de la famille écartée, nous en vînmes à la question des amours. Ma virginité de me gênant pas pour un sous, il semblerait au contraire que tout ce qui était de l’ordre du sexe et de la dépravation gênés Zach.
C’était presque mignon.

« Ne pas aller jusqu’où ? »

En effet il y avait différents niveaux. Le mariage, les bébés, ou simplement l’acte sexuel. Il n’était pas très explicite ce petit serdaigle, moi qui pensais que les gens de là bas étaient du genre à ne pas mâcher leur mot pour une explication. D’ailleurs, je trouvais que Glinda était un peu une serdaigle, mais aussi un peu une poufsouffle. John était clairement Serpentard cependant.
Tiens, en parlant du loup, voilà ma mère qui revenait avec son gâteau qui semblait aussi délicieux au regard qu’en bouche. Mais ça, je ne le saurais pas puisqu’elle me chassa bien rapidement. J’eus une moue boudeuse qu’elle ignora totalement, finissant de se préparer avant de prendre congé, pressée de pouvoir rejoindre ses amies. Nous voilà de nouveau seuls, et c’était avec un certain soulagement que j’accompagnais cela. La présence de mes parents aurait put me discréditer en bien des domaines, et potentiellement cela aurait mit à mal les quelques secrets que je me gardais, donc autant qu’ils soient loin.
J’en profitais donc pour charrier Zach sur le fait qu’il faisait du charme à ma mère, ce à quoi il répondit qu’il voulait jauger de qui était la meilleure. Je levais les yeux au ciel tout en l’attaquant à coup de coussin dans la face. De toute manière, ce n’était pas comme s’il allait le faire. Hein ? Ce serait particulièrement gênant pour moi de savoir que ma mère avait trompé mon père avait un élève de ma classe. Mon cerveau refusait même d’imaginer cette possibilité.
Cependant il n’en resta pas là, commentant le baiser que je lui avais arraché dans le café. Il me faisait un compliment ? J’eus un petit sourire narquois, agrémenté d’un regard de défi tout en l’écoutant. Il semblait en redemander, le petit coquin.

« Tu veux voir ce que cela donne lorsque ce n’est pas un baiser volé ? »

Le tout étant de savoir s’il allait prendre ses couilles à deux mains et faire le premier pas. Ce dont j’avais un doute, mais bon, ce n’était pas grave, dans le pire des cas j’initierai le baiser. D’ailleurs je m’étais encore un peu rapprochée, discrètement et toute en finesse, attendant de voir s’il allait se défiler alors que c’était lui-même qui avait commencé.
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MessageSujet: Re: Même Londres n'est pas une safe zone pour nos secrets [PV : Ashley M. Rosenbach]   Jeu 16 Fév - 1:57

    Apprendre de nouvelles recettes hein ? C’était sûrement mon côté Serdaigle qui reprenait le dessus, mais je devais bien avouer que ça m’intéressait. De nouvelles choses à connaître c’était toujours intéressant, surtout dans des domaines que j’aimais comme la cuisine. Bon, par contre la proposition de manger avec ma famille, c’était probablement la pire idée possible. Soit je ramenais mes deux parents et ce serait la guerre, soit juste ma mère et la question fatale de savoir où était mon père tomberait forcément à un moment ou à un autre du repas. En bref, le secret que je m’évertue depuis si longtemps à garder éclaterait à jour en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire.

    « Oh oui, je suis sûr que vous avez de sacrées recettes ! »

    Et pour le repas, on ne dit plus rien. Ca vaut mieux ainsi. C’est pas que j’avais peur de lui dire clairement non, mais c’était quand même assez peu respectueux alors qu’elle m’avait accueilli – certes sans en être prévenu – chez elle. Après tout, ce refus catégorique n’était pas dû à elle, mais bien à moi, donc il n’y avait pas de quoi faire un scandale.

    Puis elle repartit, nous laissant de nouveau en tête à tête avec sa fille. Bien que je n’insistais pas sur la question de la famille qui semblait, étonnement, la gêner elle aussi, je gardais l’information dans un coin de ma tête. Si, étant donné la situation, je préférais ne pas continuer aussi bien pour ne pas trop l’offusquer que pour ne pas rester sur un terrain qui est aussi glissant pour moi, elle pouvait être sûr qu’un jour ou l’autre, sous de meilleurs auspices, la question retombera. Et en attendant, je pourrai me vanter de l’avoir fait taire, chose que, sans nul doute, peu de personnes avaient réussi. A la place, on partait sur un mariage, ce qui n’était pas vraiment un terrain plus avantageux. Ashley savait y faire quand il s’agissait de mettre les gens mal à l’aise, il n’y avait aucun doute là-dessus. Par contre, elle avait un peu du mal pour comprendre ce que je lui disais. C’était pourtant évident ce que je lui disais, mais bon, elle redemandait encore des précisions. Bien, je vais les lui donner, ses précisions dont elle semble tant avoir besoin.

    « Jusqu’au mariage, mongolienne, de quoi d’autres veux-tu que je parle ? »

    Les bébés, c’était une autre histoire. Non pas que je sois prêt à en faire tout de suite. Même si je me doutais bien qu’elle proposait de faire seulement ce qui permettait d’en faire sans en arriver jusqu’à les faire. Ouais, cette phrase commence à devenir sacrément compliquée. Heureusement, un interlude survint grâce au retour de Glinda avec son gâteau, le temps qu’on admire un peu (et essaie de goûter pour Ashley) avant de repartir. Et allez savoir pourquoi, à ce moment-là Ashley crut que je draguais sa mère. Forcément, il m’en fallait pas plus pour la taquiner à ce sujet, non sans lâcher une phrase au sujet de notre baiser. Etait-ce vrai ce que je disais là, ou juste un moyen d’éviter le malaise ? Bah, possiblement un peu des deux.

    Et la tournure de la scène prit un virage imprévu. Voilà qu’elle me proposait carrément de recommencer au calme. Sa mère venait de partir, et son père ne serait sûrement pas là avant un moment – ou du moins je l’espérais, parce que s’il revenait maintenant, je finirais définitivement avec du plomb dans la cervelle. J’étais en train de réfléchir à la question et je n’avais pas vu qu’elle s’était encore rapprochée. Je pesais le pour et le contre. Ca semblait innocent après tout. Mais en même temps, un baiser, quand même… Mais finalement, ce fut l’aspect défi qui finit par prendre le dessus dans mon esprit, et fatalement…

    « Ouais, on va voir ça ! »

    Et sans plus trop me poser de questions, je venais plaquer mes lèvres contre les siennes. Bon, ce serait à elle de mener un peu la danse, après tout c’était elle qui devait démontrer ses talents. Mais au moins, elle ne pourra pas dire qu’elle aura tout eu à faire.


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