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 [fini] alcohol, sex & drogs ► rioghbardan o'callaghan

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CE QU'IL FAUT SAVOIR
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MessageSujet: [fini] alcohol, sex & drogs ► rioghbardan o'callaghan   Lun 4 Juil - 23:48

Alcohol, sex & drogs

Rioghbhardan O'Callaghan





Les BUSEs étaient passées. Le bal était passé. Tout devrait se passer pour le mieux dans le meilleur des mondes, non ? Eh bah non. Car durant le peu de temps où j’ai pus revenir à Poudlard, j’avais eu une altercation avec Phoebe, avec Lloyd, ainsi qu’avec Sloane. Mettons de côté le fait que j’ai fais chier Lalie et Snow durant le bal puisque là, on pouvait dire que, je l’avais bien cherché. De toute façon, je cherchais toujours à avoir des merdes semble-t-il. A force, je finissais par m’y faire. Lentement mais sûrement.
La sortie scolaire avait prit fin. Putain de sortie scolaire de merde. Oh, dans l’ensemble se fut plaisant : se retrouver en pleine nature, s’entrainer et se battre dans la forêt comme si l’on n’était dans un livre de Rick Riordan (#PercyJacksonStyle). Sauf que je dus partager ma tente avec Phoebe. Chose assez désagréable sachant qu’elle me détestait. Alors, malgré les nombreux avantages, je devais dire avoir été particulièrement énervée face à cette constatation. (Maudit soit le staff.). Au vu du WTF des répartitions de tente je n’aurais même pas été surprise de voir un mix filles/garçons, juste pour qu’il se passe encore plus de merdes, de problèmes, de sexes, et pour finir l’APOCALYPSE. Oui, c’est à croire que c’était ce que cherchait à tout prix McGonagall, c’était peut-être même pour cela qu’elle n’avait pas rechigner à ce que je revienne à Poudlard. Après tout, j’avais le don de foutre la merde partout. Là où Ash passe, la paix trépasse ! Ca devrait p’t’être même être un slogan pour le prochain film sur l’apocalypse que les scénaristes inventent tous les ans.
Enfin bref, passons. Mes parents n’ont pas appréciés que je passe un mois avec Poudlard alors que j’aurais pus rester à la maison, et n’ont doublement pas appréciés que je leur demande – pardon, que je leur impose – si je pouvais re-aller en Irlande pour voir Sloane comme je le faisais habituellement. Chez Slo, c’est un peu comme une deuxième maison. Une deuxième famille particulièrement chiante qui serait prête à égaler la chiantitude de ma propre famille. Si elle ne l’égale pas déjà. Limite, si les deux familles se rencontraient, ils s’entendraient si bien qu’ils se marieraient. M’enfin, s’ils se rencontraient au moins je n’aurais plus à batailler pour pouvoir partir en Irlande, seule, comme la fille indépendante que je suis. Car oui, je faillis ne pas pouvoir venir en Irlande faire chier Sloane comme je le fais habituellement, surtout car j’y étais déjà allée du fait du voyage scolaire particulièrement amusant de Poudlard. Ils avaient un argument en béton – ma suspension de quelques mois – et j’avais un argument en béton : Sloane était loin d’être une mauvaise fréquentation et depuis que j’avais repris une vie sociable un temps soit peu saine à Poudlard, je remangeais, je reprenais un peu de poids et de couleurs tout en reprenant le sport. Donc, tu t’en doutes bien cher lecteur, j’ai gagné. C’est donc tout naturellement que je pris l’avion pour rejoindre l’Irlande – pays lointain, hostile et froid, remplis de zombies déguisés en gens adeptes de nourritures étranges et de consanguinités.
Cependant, je ne rejoignis pas tout de suite Sloane. En effet, officiellement pour mes parents, Sloane, et sa joyeuse marmaille, est la seule personne que je vais voir. En vérité, j’ai prévenu ladite licorne de mon arrivée en Irlande... quelques jours après ma véritable arrivée en Irlande. Officieusement, j’allais aussi voir d’autres potes. Des potes que je m’étais faite étant donné la fréquence à laquelle j’allais en Irlande. Et ce n’était pas forcément des personnes recommandables, du point de vue de mes parents. Surtout car ils m’entrainaient dans des soirées un peu partout en Irlande où se mêlait très souvent alcools, drogues et sexes. En duo ou à plusieurs, en solitaire ou en tournante : il y en avait pour tous les gouts, autant dans l’alcool, la drogue, ou le sexe. Personnellement, je m’en tenais à l’alcool et la cigarette. Je draguais, flirtais à l’occasion, voir embrasser quelques mecs – ou filles – que je trouvais un minimum attirant(e)s. Ce qui était drôle c’était embrassé une personne, puis une autre quelques minutes plus tard, et les regarder se battre comme des gladiateurs – ou des furies – car ils n’apprécient pas des masses ne pas être uniques. Désolés les gens, personne n’avait encore réussi à attraper le cœur d’Ash, alors elle s’amusait à attraper le cœur des autres pour s’amuser.

« Yo la tornade ! » m’interpela un homme alors que je zonais passivement dans la rue à la recherche du point de rendez-vous.

Je me retournais, prête à foutre un beau poing dans la gueule de l’être qui a osé me tirer de ma rêverie. Enfin, jusqu’à ce que je me rende compte que c’était Bob, alias Boby, celui qui devait effectivement me réceptionner près de l’aéroport.

« T’as mis du temps à venir, Eponge-man. »
« Désolé Tornade, Asling a encore fait des seines. »
« Mais jarte-le ce connard, il fait chier tout le monde. »
« Je sais sweety mais bon, il est riche, c’lui qui fournit autant d’alcool en soirée t’sais. »
« Je sais, connard. »

On se regarde pendant un moment, nous toisant d’un air le plus hautain qui soit avant d’exploser de rire et de se battre rapidement en signe de notre amitié un peu trop vache. Notre bagarre amicale dura quelques minutes avant que je ne m’avoue vaincu – en même temps lorsqu’on se retrouve sur un trottoir sale avec un sac à patate de 5 tonnes sur soi, on ne peut que capituler. Le sac à patate, c’est Boby hein, j’précise au cas où.
Nous prîmes donc, ENFIN, le chemin pour la fête. Cette fois-ci, elle se déroulait à Lucan. Sérieusement, à force de faire des soirées un peu partout dans le pays, je connaîtrais mieux l’Irlande que Sloane. « Tiens, ce resto ici il est pas mal – D’où tu connais ce resto ?! – Euuuuh.... » #Cramée #Tourner7FoisSaLangueDansSaBouche. Ouais, je doutais que Sloane apprécierait que je partage mon temps avec d’autres gens pour aller faire la teuf un peu partout – encore moins si elle découvrait que je lui mentais ouvertement sur mes petites activités nocturnes. Mah, de toute façon, ce n’était pas comme si elle ne s’en doutait pas de toutes manières.
Nous discutâmes donc un long moment sur le chemin – long, soit dit en passant. Heureusement nous avions beaucoup de choses à nous dire – enfin, c’était plutôt lui qui faisait la conversation mais bon – sachant que cela faisait un peu plus d’un an que nous ne nous étions pas vu. C’était rafraichissant de pouvoir parler à quelqu’un d’extérieur à tout ça. Par « tout ça » j’entends la magie et Poudlard. Surtout que comparé à certaines de mes fréquentations, Bob était quelqu’un de très sain. Certes il fumait la moquette de temps en temps – c’est pas c’qui manque en Irlande de toute façon –, mais mise à part ça, c’était un mec cool. Nous arrivâmes à la ville si rapidement que j’eus l’impression d’être arrivée il n’y a même pas 5 minutes – en même temps Bob parlait tellement qu’il était impossible de trouver le temps long. Nous fûmes accueillis dans une maison pour déposer nos affaires et nous préparer avant de finalement partir pour la fête. En effet, le temps que j’arrive en Irlande et ensuite que nous allions à Lucan, il faisait désormais nuit. Ce qui n’était pas pour me déplaire, j’avais besoin de bouger après tout ce temps à devoir rester assise. J’étais particulièrement heureuse. Cela faisait un moment que je n’avais pas pu aller à une fête où j’étais sûre de m’éclater du début jusqu’à la fin – et c’était peu dire...
Lorsque nous arrivions finalement, la fête avait déjà commencé. Bob me présenta à quelques uns de ces amis, et je commençais direct par de l’alcool fort pour me mettre rapidement dans l’ambiance. La musique battait son plein, et nous n’avions pas de risques de nous faire emmerder par les voisins puisque la maison était ni trop proche ni trop éloignée. Comme à mon habitude, je me mis à danser – seule ou accompagnée – un verre à la main, un sourire de béatitude sur le visage. Je me sentais véritablement bien, comme si tous mes tracas s’étaient envolés comme par magie – AH ! Non, ne parlons pas de magie. Les choses se compliquèrent légèrement lorsqu’un mec devint un peu trop collant – au point où il ne se gênait même pas pour tenter de toucher mon cul ou le peu de masse corporelle qui me servait de poitrines. Je n’avais pas envie de créer des problèmes tout de suite, surtout qu’il n’était que... minuit ? Nah, je n’allais certainement pas commencer à foutre la merde seulement à minuit. Alors je choisissais la solution de facilité : je le fuyais comme la peste. C’est comme ceci que, pour éviter qu’il ne me croise dans un couloir, c’est tout naturellement que je pénétrais dans une pièce au hasard, avec une bouteille de rhum dans la main mais c’t’un détail.
Et le hasard faisait bien les choses, c’est peu dire.
Je n’étais pas assez bourrée pour imaginer des choses ou pour délirer sur tout et n’importe quoi (quoique, cela je le faisais même sobre), alors je savais pertinemment que ce que j’ai vu c’était bien passé. Déjà, faut savoir que ça sentait le sexe, genre, quelqu’un avait oublié son plat de moule dans la chambre quoi. Donc, c’était assez clair, ce qui venait de se passer. Mais le pire fut ce qui se passa devant mes yeux.
La meuf, qui file de l’argent au mec, genre, comme si c’était une pute, le mec. Je devais dire que sur le coup, j’en restais bouche bée, à les regarder. Oh bien sûr, je m’étais faite remarquée, mais sur le moment je ne savais pas que dire. Surtout qu’en fait, le mec en question, je le connaissais, vu qu’il était dans ma promo à Poudlard.
Un sorcier gigolot. On aura tout vu.
Lentement, un sourire se dessina sur mon visage.

« Dégages de là, garage à bite, » commençais-je à l’intention de la meuf, toujours avec un sourire plaqué sur le visage.

J’attendis qu’elle parte, légèrement honteuse au vu de sa tête baissée, pour ensuite m’adresser au mec en face de moi après avoir verrouillée la porte – toujours verrouiller la porte bande d’ignare. Il ne savait pas dans quoi il venait de tomber le pauvre.

« Riog... Riogar... Riobar… Euh… Bhario ? Hm, j’vais t’appeler Rio. En plus ça fait RIO DE JANERO alors ça m’fait rire, genre, j’te vois tellement bien avec des plumes et un costume de danseuse dans un festival. »

Rien que l’image de Rio avec des plumes bleues et le costume des danseuses particulièrement peu vêtues me fit exploser de rire. Tellement que j’en fus pliée, et je renversais un peu d’alcool par terre par inadvertance – m’enfin, pas une grande perte, l’alcool coulé à flot ici (comme la drogue aussi, d’ailleurs). Je mis un petit temps avant de me reprendre, quelques larmes au coin de mes yeux.

« Alors comme ça, msieur fait le gigolot ? » poursuivis-je en me rapprochant. « Ca te plait d’être un objet sexuel alimenté par l’argent ? T’es comme un sextoy en fait, sauf que tu marches pas sur pile. Tu vas jusqu’où d’ailleurs ? Les vieilles ? Les mecs ? Les jeunes ?! »

S’il se faisait les jeunes-jeunes c’était légèrement abusé. Limite cela me choquerait plus que s’il se faisait un trisome avec une vieille et un homme. Quoique... ARGH, sortez tout de suite cette image de ma tête !
J’eus un léger frisson en y songeant, frisson que je noyais dans une gorgée de rhum bien mérité. Je sentais qu’entre Rio et moi, c’était loin d’être fini.







Dernière édition par Ashley M. Rosenbach le Dim 23 Oct - 14:59, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [fini] alcohol, sex & drogs ► rioghbardan o'callaghan   Mar 5 Juil - 12:41


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Ashley & Rioghbhardan

Je dois bien vous avouer que ma soirée aurait dû être différente. Très différente. Ca aurait dû être une fête stupide à laquelle j'aurais dû me faire royalement chier en regardant Shawna danser de loin, en pestant sans même m'en rendre compte contre tous les abrutis qui pouvaient bien avoir le malheur de l'approcher, comme l'aurait fait n'importe quel frangin au monde. Sauf que la meilleure amie de Madame l'a appelée quelques dizaines de minutes avant notre départ, en pleurs, après avoir trouvé le moyen de se faire larguer pile ce jour-là. Changement de plan, évidemment. Enfin, pour Shawna, pas pour moi. Elle m'a déposé à l'arrache en me faisant promettre d'être sage, à quoi j'ai haussé les épaules. Juste pour la faire culpabiliser, en réalité, parce que je vous assure que c'était dans mes plans. Retrouver des amis, boire un verre et attendre docilement qu'elle repasse me chercher pour rentrer. (Je n'ai pas besoin d'elle pour ça, mais ça l'oblige à faire un détour et c'est la moindre des choses pour m'avoir lâchement planté comme ça.) Sauf que ça a... dérapé. Quelque chose dans ce goût-là. Une main posée sur mon épaule et une voix lâchée à mon oreille. « Ca fait longtemps que je t'ai pas vu. » Même pas la peine de me retourner pour savoir de qui il s'agissait. Jade, une de mes anciennes camarades de classe et l'une des premières à avoir compris que je pouvais servir à autre chose qu'à commenter les débilités qu'elle postait sur Facebook. J'ai soupiré, à ce moment-là, je crois. Parce que même si j'en avais pas encore totalement conscience, je commençais à réaliser que cette soirée ressemblerait à toutes les autres. J'étais sûrement un peu là pour ça, dans le fond. Je suis toujours un peu là pour ça... Et ça n'a pas loupé. Elle a souri et a fini par rejoindre ses copines. Un jeu de regards ridicules plus tard, je n'ai pas eu un mot à dire qu'elle m'emboîtait le pas en me voyant m'éloigner dans le couloir...

Et voilà comment je me retrouve à rattracher mon pantalon dans la chambre d'une adolescente (à en croire les posters de boys band et les peluches) probablement en vacances, pendant que mon regard remonte allègrement le long des jambes interminables de ma chère cliente fouillant dans son sac. Elle est jolie, y'a pas à dire. Je n'ai jamais compris pourquoi elle a toujours marché dans mon jeu. Elle pourrait avoir absolument tous les garçons qu'elle pourrait vouloir pour un peu qu'elle batte des cils mais non, elle s'obstine à me faire bosser. Je ne vais pas m'en plaindre, elles ne sont pas toutes du même acabit, malheureusement. Elle se redresse et rejette ses cheveux blonds derrière elle dans un geste exagérément prétentieux qui m'arrache un sourire tandis qu'elle s'approche, son sac pendant au bout de son bras. La porte s'ouvre, je n'y fais pas attention. Elle oui, en revanche. Une lueur de panique dans son regard puis elle me fourre un billet dans la main et referme brusquement mes doigts dessus, comme si ça pouvait empêcher qui que ce soit de remarquer notre manège. Perso, je m'en fiche un peu. C'est un secret de polichinelle, cette affaire. Tout le monde est au courant. Il y a ceux qui ne se gênent pas pour m'en informer et ceux qui font semblant de rien savoir. Sûrement plus gênés que moi par la situation, dans le fond. Tant que ça n'arrive pas aux oreilles de mes parents et de Poudlard, je veux bien assumer totalement. « Dégage de là, garage à bite. » L'espace d'une seconde, je crois que j'vais m'évanouir. Pour l'école, c'est foiré. Jade ne demande pas son reste et disparaît pendant que Rosenbach va fermer la porte. Ca me laisse juste le temps de me reprendre, de ranger l'argent et d'afficher un sourire vaguement moqueur. « T'as peur que je t'échappe, ma belle ? » J'ai beau m'accrocher presque désespérément à une certaine indifférence, intérieurement je n'en mène pas large. Je me fais pas d'illusions, elle sait pertinemment ce qu'il s'est passé ici. Et dans le fond, si elle le sait, tout le reste de Poudlard peut le savoir aussi.

« Riog... Riogar... Riobar… Euh… Bhario ? Hm, j’vais t’appeler Rio. En plus ça fait RIO DE JANERO alors ça m’fait rire, genre, j’te vois tellement bien avec des plumes et un costume de danseuse dans un festival. » Ah bah oui, c'est tellement drôle... Je la laisse s'amuser toute seule pendant que je fais le tour de la chambre. « Hilarant... » Il devrait toujours y avoir moyen de passer par la fenêtre pour fuir... Ce serait pathétique d'en arriver là mais il vaut mieux garder l'idée en tête. Elle finit par se calmer enfin. « Je t'imaginais plus créative. » Je commence à regretter de ne pas m'être contenté de passer la soirée à la maison. Ou même d'aller tenir compagnie à Shawna et sa copine. N'importe quoi qui m'aurait tenu loin de Rosenbach et de cette chambre foireuse. « Alors comme ça, msieur fait le gigolo ? » Je hausse les épaules. Qu'est-ce qu'elle veut que je lui dise, hein ? « Non, non, c'est pas ce que tu crois » ? Ben voyons. Je ne suis pas stupide, je sais reconnaître lorsque lutter sert à rien. Quoi que je pourrais dire pour me défaire de ce merdier m'y enfoncerait davantage, c'est pas la peine. Elle se rapproche. Elle ne fait pas très clean, comme fille. Vulgaire, un peu débraillée. Elle a parfaitement sa place dans ce genre de soirée. Je ne sais d'ailleurs pas ce qu'elle fout à Lucan. Une chose est sûre, elle n'est pas d'ici. Je l'aurais remarqué depuis longtemps et quelque chose me dit qu'elle se serait fait un plaisir de me tomber dessus avant ça. « Ca te plaît d’être un objet sexuel alimenté par l’argent ? T’es comme un sextoy en fait, sauf que tu marches pas sur pile. » Elle s'attend à quoi ? A ce que je me mette à chouiner en lui expliquant que j'ai pas choisi, qu'on me force ou je ne sais quoi ? Si ça ne me plaît pas, j'y trouve mon compte quand même, c'est le principal. « Hmm... C'est l'idée. » Un nouveau soupir. J'ai clairement l'air de me faire chier. Dans le fond, j'espère juste qu'elle finira par se lasser et se barrer. Après quoi je me casserai de là et appellerai Shawna pour qu'elle vienne en urgences. Je me fous royalement de la copine, elle sera toujours célibataire et dépressive demain, elle pourra attendre quelques heures...

Manque de chance, mes espoirs restent vains et Rosenbach reprend le plus normalement du monde. « Tu vas jusqu’où d’ailleurs ? Les vieilles ? Les mecs ? Les jeunes ?! » Sa question me surprend. Qu'est-ce que ça peut lui foutre ? Je ne me laisse pas démonter pour autant. « Pourquoi ? Ca t'intéresse...? » Un sourire enjôleur et j'achève les quelques centimètres qui nous séparent encore. Ma main vient coincer une mèche de ses cheveux derrière son oreille avec une douceur exagérée. « O'Connor veut plus s'occuper de toi, c'est ça ? » J'ai envie de ricaner mais n'en laisse rien paraître. Je ne sais pas ce qui est vrai, ce qui ne l'est pas, la seule chose que je sais c'est qu'elles sont toujours fourrées ensemble. Toujours sauf au dernier bal. Tout le monde en parlait dans le train, difficile de passer à côté. Tout comme de ne pas savoir que la préfète avait passé bien plus de temps à lécher les amygdales de son mec qu'à tenir compagnie à sa meilleure amie. « Elle a fini par te préférer Ethelred... Tu te retrouves comme une pauvre petite chose délaissée... » La compassion qui pointe dans ma voix sonne affreusement faux et je le sais. Et je m'en fiche. J'ai fini par savoir jouer la comédie, il faut bien vous imaginez, mais là je ne prends même pas la peine d'être crédible. Il faut juste donner le change, ne pas lui faire comprendre que je maîtrise absolument plus la situation et que c'est la panique totale. N'importe quelle autre idiote, je gère, d'accord, mais pas une fille de Poudlard. Je n'ai pas une réputation merveilleuse, là-bas, mais elle n'est pas catastrophique non plus. Ce qui se passe hors de Poudlard n'en passe pas les portes et j'ai toujours réussi à faire en sorte que ça soit le cas. Jusque là... J'efface les derniers millimètres, mon visage si proche du sien que je sens son souffle sur ma peau. Et l'odeur d'alcool qui en émane. Pauvre fille... Mes lèvres frôlent sa joue et glissent jusqu'à son oreille. « Je peux la remplacer, si tu veux... » Difficile de tomber plus bas, n'est-ce pas ? On est d'accord. Y'a pas à dire, c'est vraiment soirée de merde...
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maybe I’m crazy maybe I’m weak maybe I’m blinded by what I see. You wanted a soldier but it wasn't me 'Cause I could never set you free. So fly on your own, It’s time I let you go.
Rioghbhardan O'Callaghan
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MessageSujet: Re: [fini] alcohol, sex & drogs ► rioghbardan o'callaghan   Lun 11 Juil - 21:17

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Rioghbhardan O'Callaghan






« T'as peur que je t'échappe, ma belle ? »

J’eus un petit sourire en quoi narquois en écoutant cette réflexion de la part de Rio. Est-ce que j’avais véritablement peur qu’il s’enfuie en courant ? Hm, oui. Sauf que ce n’était pas dans son intérêt, de m’échapper. Déjà car de toute manière à Poudlard je pourrais toujours le coincer pour le harceler, et en plus car je doutais qu’il ait envie que ces petites activités illégales se sachent.

« Entre autres choses, » lui répondis-je en ignorant le petit sobriquet par lequel il m’appela.

Je n’étais pas très friande des surnoms. J’aimais en donner, mais je n’aimais pas que l’on m’en donne. Je trouvais cela... trop personnel. Trop rapprochant.
Ce qui était certains, c’était que Rio n’avait pas un grand sens de l’humour. Ou bien était-ce simplement la situation qui le rendait pince-sans-rire ? Quoiqu’il en soit, son manque de sourire m’ennuya un peu – pour ne pas dire que cela me frustrait. Etant joyeuse grâce à l’alcool, je devais dire que voir des gens pas contents était énervant. Merde quoi ! On est en soirée, on est là pour s’éclater ! A moins que la définition de s’éclater pour Rio équivaut à faire la tronche des suites d’une partie de jambe en l’air. Pleins de mecs seraient en nage s’ils couchaient autant que lui. Bande de puceau.
Plus créative ? Tseuh, j’étais certaine qu’il n’avait absolument pas envie que je sois plus créative. Car dans mon pauvre petit cerveau, plus créative = plus méchante. Du moins, dans la plupart des cas. De toute façon, je n’avais pas fini de le faire chier avec son prénom de merde. Oh non, mais ça pouvait éventuellement être particulièrement méchant et pourrait le blesser. Mais j’m’en fichais, s’il se vexait pour si peu c’était qu’il devait être faible mentalement parlant. Belle gueule, beau corps – certainement bonne expérience sexuelle intéressante – mais rien dans la tête (du moins, de ce que je pouvais voir). Oui quoi ? Bien sûr que je me permettais de loucher sans gêne sur son corps, et alors ? PROBLEME ?! Il était pas dégueux quoi, normal que des meufs veulent le pécho. Et il devait être tellement sélect qu’elles doivent le payer. Le pauvre, il avait dut se faire des thons parfois, ou des grosses (comme ma bite).

« Pourquoi ? Ca t'intéresse...? »

Sans que je n’eue le temps de faire quoique ce soit, la situation avait quelque peu dégénéré. Rio s’était un peu trop rapproché de moi, et en avait même profité pour placer une mèche de mes cheveux derrière mon oreille. Mon cœur se mit à battre un peu plus rapidement tandis que je sentis mes poils se hérissaient inhabituellement. Je fronçais les sourcils, plus perturbée par ma propre réaction que par ce que pouvait faire/dire le gigolot en face de moi. Il était assez rare qu’un mec – ou une meuf – arrive à me faire perdre mes moyens, alors c’était toujours une surprise lorsque cela arrivait.
Cependant, je réussis à reprendre le contrôle de mon corps lorsque Rio prononça le nom de Sloane. Il ne savait pas à quel point cette simple phrase m’aida. S’il n’avait pas fait allusion à elle, certainement que je me serais bêtement fait piéger dans son petit jeu à la con – quoique je ne sais pas trop jusqu’où j’aurais été prête à aller. La mention à Ethelred acheva de me remettre les pieds sur terre, bien que le fait que ses lèvres frôlèrent ma joue ainsi que mon oreille eut tout de même son petit effet. Est-ce que j’allais me démonter pour autant ? Oh, non, c’était mal me connaître. Il voulait jouer à ça ? Il allait certainement perdre.

« Je peux la remplacer, si tu veux... »

J’accueillis sa dernière phrase par un large sourire narquois. Posant mes deux mains sur son torse (viril, très viril (trop viril (CHUT REPRENDS TOI (*se claque mentalement le cerveau*)))), je me rapprochais à mon tour de lui, cette fois-ci éliminant les quelques centimètres entre nos deux corps.

« Intéressant » commençais-je alors.

Ma bouche passa dans son cou avant de remonter jusqu’à son oreille. Je dus légèrement me rehausser avec mes pieds pour pouvoir l’atteindre d’ailleurs – bawi, aux dernières nouvelles, il était plus grand que moi le bougre !

« Tu crois vraiment pouvoir la surpasser ? »

Vu que tout le monde pensait que moi et Sloane menions un concubinage secret, autant jouer le jeu. Après tout, cela ne me dérangeait pas spécialement, puisque je savais pertinemment cette rumeur fausse. Cela m’amusait plus qu’autre chose à dire vrai, et jouer avec les rumeurs l’était d’autant plus.
Mais alors que ma bouche descendait vers sa joue, je le poussais de mes deux mains en direction du lit où il s’affala lourdement (on va dire que le lit n’était pas loin). Moi joueuse ? Oui totalement, et c’est bien pour cela qu’à peine était-il allongé sur le lit que je sautais sur lui avec un sourire amusé plaqué sur le visage. Assise à-califourchon sur lui, je poursuivis :

« Tu n’es pas le premier à tenter de me baiser, en vain ! » lui annonçais-je, presque fière de moi.

Car oui, nous n’allions certainement pas baiser ensemble – du moins pas maintenant, rien n’était encore joué ! Il était certes extrêmement mignon (à tel point que je pourrais bien me laisser tenter) mais encore faut-il qu’il soit du genre, joueur lui aussi, et qu’il s’accroche. Bon nombre de la gente masculine durent abandonner la bataille, bien trop dure pour eux.
Mais alors que j’ouvris la bouche pour parler de nouveau, un bourrin vint tambouriner à notre porte avec une brutalité féroce. Très vite, une voix roque jaillit, et je roulais des yeux, reconnaissant très bien Regis, le mec relou qui tente de me pécho depuis quelques minutes et que j’ai tenté de semer en venant dans cette chambre maudite.

« Je sais que t’es là sucre d’orge ! OUVRES CETTE PORTE ! » beugla-t-il, énervé.
« Appelles-moi encore sucre d’orge et je te fais bouffer tes testicules ! » répliquais-je avec énervement là aussi.

Quand je dis que je n’aimais pas les sobriquets affectifs.

« Ouvres ! »
« Laisses-moi baiser en paix Regis ! »

L’annonce de ma partie de jambe en l’air fictive eut l’effet escompté : blessé dans sa fierté, Regis n’apprécia pas des masses que je le zappe pour un autre mec et après avoir donné un dernier grand coup dans la porte pour montrer son mécontentement, il sembla être parti. Me tournant de nouveau vers Rio (toujours à-califourchon sur lui, je précise (il fait un bon matelas d’ailleurs (très bon (BON CHUT)))), je soupirais.

« Et tu ne seras pas le dernier... »

Avec lassitude je me laissais tomber sur le côté – sur le lit hein, j’précise – faisant des bruits de bouches au passage, montrant bien ma fatigue à l’égard de la gente masculine qui ne semble pas connaître ce que le mot « non » signifie. C’est un mot inexistant dans leur dictionnaire à la con.
Soudainement, je me relevais rapidement tel un spasme d’épileptique. La mine étrangement réjouit, je me tournais vers Rio, une lueur de malice dans le regard.

« Et si on jouait au « cap ou pas cap » ! Si t’es pas cap, tu enlèves un vêtement – ce qui ne devrait pas être trop dur pour toi – et le gardera enlever jusqu’à la fin de la soirée. »

Tordue ? Oui totalement, mais il ne fallait pas trop m’en demander à moi hein. Surtout avec de l’alcool dans le sang !

« Bien sûr, tu ne peux pas me demander « t’es cap de ne pas dire mon secret à Poudlard ? ». Je serais cap de me mettre à pwals juste pour ne pas te donner cette satisfaction. De plus, si tu finis à pwals, tu as des gages. Si jamais tu penses à t’enfuir durant ton « cap ou pas cap », ce ne serait vraiment pas très intelligent. »

Etait-il obligé de jouer ? Hm, oui je pense. Après tout, il était coincé avec moi, et s’il ne voulait pas que son petit secret fuite étrangement à travers Poudlard... Oui, c’était légèrement malsain de ma part. Mais il faut voir le bon côté des choses. Avec un peu de chances, il s’amusera à ce cap ou pas cap !








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MessageSujet: Re: [fini] alcohol, sex & drogs ► rioghbardan o'callaghan   Mar 12 Juil - 15:11


alcohol, sex & drogs
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Cette porte fermée me dérange plus que de raison. Je ne suis pas claustro, pourtant, ou alors j'en ai jamais eu conscience mais là, ça ne me plaît pas. J'ai l'impression d'être pris dans un piège stupide que je comprends pas bien. Elle me veut quoi ? Qu'elle se foute ouvertement de ma gueule et me fasse savoir avec un plaisir débile qu'elle ne mettrait pas longtemps à informer tout Poudlard de mes occupations estivales, d'accord, j'aurais pu comprendre. Pas apprécié, faut pas rêver, mais comprendre. Mais là...? Si c'est pour éloigner les curieux ou éviter d'être prise en flagrant délit comme l'a été Jade juste avant, elle pourrait prévenir. J'ai rien contre l'idée, une ou deux ça changera pas le cours de ma soirée, mais qu'elle arrête de sourire comme ça, ça fait flipper. « Entre autres choses. » Du genre quoi ? Les devinettes, c'est pas mon truc. Puis elle se met à rire toute seule, pour une histoire de prénom, de surnoms ou je ne sais quoi, comme une tarée, comme si c'était la chose la plus normale du monde. Je commence à me demander si elle est pas complètement malade, cette fille. Je veux dire, on sait tous qu'elle a été virée de Poudlard quelques temps (elle est dans ma classe, difficile de l'ignorer) et même s'il y a eu des rumeurs sur le sujet, rien ne dit qu'elle n'a pas été envoyée chez les cinglées. Là tout de suite maintenant, l'hôpital psychiatrique lui va mieux que la prison. Voilà que je vais finir parano avec mes conneries. Dans deux secondes, je vais imaginer mon corps exsangue gisant lamentablement sur le couvre-lit rose à fleurs de cette chambre de gamine. Bien sûr, le temps qu'on le retrouve, elle aurait déjà disparu et personne ne saurait jamais ce qu'il s'était passé ici. Pourtant, elle n'a pas l'air franchement dangereuse, quand on la voit comme ça. Bizarre, pas franchement digne de confiance mais pas dangereuse. Je finis par entrer dans son jeu et me rapproche d'elle. J'ai rien à perdre de toute façon. Si j'essaye de fuir, elle me suivra, j'en suis sûr à 99,99%. Pas la peine de tenter le diable. L'espace d'une seconde, elle perd sa belle assurance. C'est le genre de trucs qu'on finit par remarquer. Les mimiques, les expressions... Et c'est toujours agréable quand ça trahit un manque d'indifférence. Même si pour le coup, je ne m'y attendais pas vraiment. On ne s'est jamais vraiment parlé, elle et moi. D'accord, je suis bien placé pour savoir que les grandes conversations sont d'une inutilité rare, mais tout de même. J'en sais rien, en fait. Ca me perturbe.

Je ne fais pas de commentaires sur le sujet, en tout cas, et continue comme si de rien n'était. Ses mains finissent par se poser sur moi. Mon sourire s'agrandit. C'est pas vraiment le but premier de la manœuvre, j'espérais seulement qu'elle débarrasserait le plancher, mais après tout pourquoi pas. Elle est loin d'être vilaine, cette petite Ashley. « Intéressant. » Ses lèvres atterrissent dans mon cou, le plus normalement du monde. C'est un jeu que je finis par connaître. Par maîtriser, même, dans le fond. Mes limites n'existent pas vraiment et j'ai eu l'occasion de le comprendre plus d'une fois (malheureusement) alors si l'un des deux doit perdre, il y a de très fortes chances que ce soit elle. Enfin, moi, ça ne me regarde pas. Je suis définitivement là pour ça. Je l'attrape doucement par les hanches alors qu'elle se hisse sur la pointe des pieds pour me glisser quelques mots à l'oreille. La musique me paraît plus loin encore que tout à l'heure. La soirée qui bat son plein à quelques mètres de nous n'est plus qu'un lointain souvenir. C'est imprévu, inattendu. Peut-être plus intéressant que d'habitude. « Tu crois vraiment pouvoir la surpasser ? » Je hoche la tête en souriant de plus belle. Ça n'est pas dans mon intérêt de prétendre que non. « Et même te la faire oublier. » Ce n'est qu'un murmure lâché sur le même ton que sa question. J'ai envie de voir jusqu'où elle pourrait aller, à quel moment elle finira par se rendre compte qu'elle n'a aucune envie de se faire sauter au milieu d'une soirée interminable par un gars qu'elle connaît à peine. Elle finit par me repousser, me faisant tomber sur le lit juste derrière moi. Avant que je n'aie le temps de réagir, elle me grimpe dessus comme si elle était chez elle. « Entreprenante, avec ça... » Je me laisse faire, appréciant l'initiative. Je ne peux m'empêcher de lui rendre son sourire amusé. Elle a plus l'air d'une môme qui veut jouer les grandes qu'autre chose. Elle en serait presque touchante. Sauf que je ne suis pas vraiment là pour faire dans les sentiments. Heureusement d'ailleurs... Je n'ose pas entrevoir le bordel que ce serait si je me laissais aller à les crétins trop humains avec ces pauvres désespérées.

Mes doigts courent sur ses cuisses alors qu'elle s'installe. J'ai un peu de mal à réaliser comment on en est arrivés là. Il y a deux minutes, j'étais en train d'imaginer ma mort très proche, et maintenant c'est comme s'il ne s'était rien passé et que j'étais venu ici dans le seul but de la peloter à moitié. « Tu n’es pas le premier à tenter de me baiser, en vain ! » Je n'arrive pas à retenir un petit rire à cette phrase sortie avec une fierté qui me dépasse. Dans le fond, j'aimerais pouvoir en dire autant. Je regrette l'enchaînement de ces dernières années, comment de l'ado normal et presque invisible j'en suis arrivé à un bouffon plus ou moins obsédé, plus apte à penser avec sa queue qu'avec sa tête... Peut-être que c'est un peu exagéré, mais l'idée reste la même malgré tout. « En vain ? Vraiment...? » Mon sourire se fait plus enjôleur encore, lui promettant silencieusement de tout faire pour que l'aspect vain de la chose n'existe pas. Cette promesse l'est, vaine, en revanche. Elle n'a pas le temps de répliquer quoi que ce soit qu'on frappe à la porte. Violemment. Assez pour que je sursaute. Le monde se réimpose. Le bruit, la fête pourrie, l'odeur d'alcool qui se répand dans la pièce (elle a dû faire tomber la bouteille qu'elle a ramené avec elle), tout revient. J'en suis presque déçu. La parenthèse étrange qu'elle avait su créer sans que je sache comment m'allait. Mais c'est de l'histoire ancienne, à présent. Visiblement, elle sait qui c'est. Moi, en revanche, j'en ai pas la moindre idée. J'écoute silencieusement leur discussion, sans m'en mêler. Pour dire quoi, de toute façon ? Un dernier coup et le gars part enfin. J'ai l'impression que ça a duré des heures alors que je sais pertinemment que ce n'est pas le cas. « Et tu ne seras pas le dernier... » Je vois ça... Sauf qu'à la différence de « Regis », je n'ai rien tenté du tout, moi. Je lui ai même rien demandé. C'est elle qui est venue, qui a fermé cette putain de porte et qui a décidé de faire de moi sa nouvelle chaise. Je suis la victime, dans cette histoire. Elle se laisse tomber à côté de moi tandis que je me redresse légèrement, le coude planté dans le matelas et les yeux rivés sur elle. « Madame est très demandée. Le challenge est intéressant. » Ou pas. Je les préfère plus faciles, déjà acquises avant d'avoir eu à bouger le petit doigt. Je n'aime pas batailler pour quelque chose que je pourrais obtenir simplement, mais ça, elle n'est pas obligée de le savoir...

Finalement, elle se relève comme un diable sort de sa boîte et plante son regard dans le mien. Je ne sais pas exactement ce que ça annonce mais ça n'annonce rien de bon. Je commençais presque à me faire à cette soirée, à admettre que sa présence (si elle ne signifiait pas être enfermée avec elle) n'était pas si désagréable que ça et voilà qu'elle semble s'être mis en tête de me faire changer d'avis sur la question. « Et si on jouait au « cap ou pas cap » ! » Ca ressemble plus à un ordre. Un ordre qui me lève sans voix. Je ne suis pas baby-sitter. Pourquoi pas à Un, Deux, Trois Soleil, pendant qu'on y est, hein ? L'image d'enfant paumée et ayant grandi trop vite qu'elle m'a évoquée tout à l'heure me revient plus fortement encore. « Si t’es pas cap, tu enlèves un vêtement – ce qui ne devrait pas être trop dur pour toi – et le gardera enlever jusqu’à la fin de la soirée. » Je lève les yeux au ciel en soupirant et me laisse à nouveau tomber sur le dos. Les posters qui nous entourent semblent me fixer, attendant une réponse à cette idée stupide. Qui a envie de jouer à ce truc-là ? Je préférerai largement qu'elle me lâche et que je puisse rentrer à la maison. « Bien sûr, tu ne peux pas me demander « t’es cap de ne pas dire mon secret à Poudlard ? ». Je serais cap de me mettre à pwals juste pour ne pas te donner cette satisfaction. » Je tourne à nouveau la tête vers elle dans un haussement de sourcil un peu pervers. Elle fait bien de me le dire, tiens. Mine de rien, elle parle comme si j'avais accepté. Elle se fiche pas mal de ma réponse, j'ai juste pas le choix. Enfin, si je veux éviter que tout Poudlard apprenne l'existence que je peux mener hors du château, en tout cas, mieux vaut que je lui donne satisfaction. C'est juste dégueulasse. Je crois que je n'ai jamais détesté quelqu'un autant que je peux bien la détester elle à cet instant précis, mais je n'en laisse rien paraître et l'écoute sans broncher. « De plus, si tu finis à pwals, tu as des gages. Si jamais tu penses à t’enfuir durant ton « cap ou pas cap », ce ne serait vraiment pas très intelligent. » Je soupire à nouveau. Non, je n'ai vraiment pas le choix. « Quel genre de gages ? » C'est plus une question posée par principe que par réel intérêt. Je n'ai pas envie de jouer et elle le sait certainement. Probablement pour ça qu'elle ne laisse pas beaucoup de marge de manœuvre dans l'histoire. Si je le fais pas, elle se vengera, cette garce...
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MessageSujet: Re: [fini] alcohol, sex & drogs ► rioghbardan o'callaghan   Mer 20 Juil - 20:38

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Quelle situation étrange. L’ambiance passait d’un état à un autre en un éclair, sans que je n’ai vraiment le temps de profiter de chaque. Nous passâmes à la surprise face à la découverte de ses petits extras, à une ambiance beaucoup plus torride et moite. Une ambiance qui, je le reconnais, m’avait fait quelque peu frissonner. Je crois bien que c’était la première fois que je « draguais » un mec dans une chambre, seule. En général, il y avait toujours des personnes autour, du bruit, des bousculades – bref, des trucs qui me remettaient les idées en place bien rapidement pour que j’évite de faire des bêtises (bien que dans le fond je doutais fortement d’aller bien loin). Là je m’étais laissée légèrement entrainée par cette étrange ambiance, par la chaleur de la peau de Rio et son toucher. C’était vraiment étrange, je m’étais surprise moi-même. Peut-être vaudrait-il mieux que je me fasse une petite remise en question sur moi-même ? Dans tous les cas, cela restait qu’un jeu. Il n’ira pas bien loin.
Eh puis Regis nous interrompit, et au fond même si c’était un balourd de première et un p’tit con, j’étais assez reconnaissante de son intervention. Car après tout, cette ambiance un peu trop caliente n’était pas vraiment à mon gout. Ce n’était ni le bon moment, ni la bonne personne pour perdre ma virginité. Dans l’idéal, j’aimerais tout de même avoir des sentiments pour la personne avant de passer un tel cap. Même si pour moi cela n’a pas spécialement grande importance, j’avais vu bien trop de filles qui tombaient enceinte ou qui regrettaient amèrement de l’avoir fait avec untel que je préférais m’abstenir le plus longtemps possible, lorsque je me sentirais prête. Et pour le moment, là, tout de suite, je ne me sentais pas prête.
L’ambiance « chaud bouillant » était donc retombée dans le presque froid glacial quand je proposais un jeu à Rio. Un jeu qui aurait put être sympa, drôle, amusant, mais il gâcha tout. Tout. Juste tout. Son manque d’enthousiasme pour jouer, pour tenter de s’amuser dans cette fête, me refroidit de la tête au pied, et mon sourire disparut bien vite pour laisser place à l’habituel visage froid et indifférent que j’arborais d’ordinaire.

« Quel genre de gages ? » me demanda-t-il appuyé sur son coude.

Je gardais mon visage impassible pendant un petit instant, fronçant légèrement les sourcils, de plus en plus refroidie par son attitude. Déplorable, c’était déplorable. Je n’avais encore jamais rencontré de personnes aussi ennuyeuses. Dire que je voulais passer un moment agréable avec lui, contrairement à d’habitude où j’avais pour habitude de faire chier mon monde. A croire que montrer un visage plus amical n’était pas profitable.

« Ce peut être n’importe quoi. Mais pas de drogues, ni de sexes. »

Je marquais un dernier petit temps, durant lequel je me levais du lit pour me diriger vers la porte. Que je déverrouillais. Puis je me tournais de nouveau vers Rio, parlant de la voix la plus calme qui puisse être.

« Vas-t-en, » commençais-je alors. « T’es même pas capable de t’amuser vraiment, tu ne fais même pas l’effort alors que cette soirée est indéniablement pourrave. Ce qui est sûr c’est que les Irlandais sont tous des alcoolos de première, on ne peut pas leur enlever ça... Alors si t’es pas capable de t’amuser, tu peux dégager. Et t’en fais pas pour ton secret, j’dirais rien. »

J’avais dis la dernière phrase dans un soupire las, en roulant des yeux, comme si cela m’exaspérait plus qu’autre chose. D’ailleurs c’était bien le cas. A part me bourrer la gueule et danser n’importe comment sur la musique, je n’avais pas trouvé d’autres amusements. La fin de la soirée s’annonçait proche si je ne trouvais pas vite une occupation.

« Promis, » rajoutais-je pour qu’il soit sûr que je ne mentais pas et que je n’allais pas lui faire un coup dans le dos.

Oh c’est certain qu’il se peut qu’il ne me croit pas – après tout, je n’étais pas spécialement une personne de confiance pour la plupart des gens – mais bon c’était pas mon problème. J’allais pas cafter, c’était pas mon genre de toute manière.

« Alors t’as le choix. Soit tu te casses, » commençais-je en m’avançant dans la pièce. « ... ou cap ou pas cap de te descendre la fin de la bouteille ? » finis-je en saisissant la bouteille que j’avais renversé pour la lui montrer.

Le niveau avait considérablement baissé. Il devait en rester seulement pour deux ou trois verres – facile donc de la descendre rapidement. Maintenant, allait-il se casser, allait-il être un PJ (petit joueur) et enlever un vêtement, ou allait-il se descendre cette bouteille ?
S’il choisissait la première option, cette soirée risquait d’être fort courte. Mais bon. Ce ne serait pas une grande perte.









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MessageSujet: Re: [fini] alcohol, sex & drogs ► rioghbardan o'callaghan   Mer 20 Juil - 22:04


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Il a fallu d'un seul imbécile et de son intervention pour que tout vole en éclats. Je ne sais pas si le jeu potentiellement dangereux auquel on jouait me plaisait mais je dois bien reconnaître en tout cas qu'il ne me dérangeait pas. J'étais en terrain connu. Je savais à quoi m'attendre, je savais quoi faire. Et c'était rassurant. Ça ne l'était probablement pas pour elle mais ça ne me regarde pas. C'est elle qui a commencé, elle qui est venue s'enfermer avec moi dans cette chambre de môme en sachant parfaitement ce que j'y avais fait juste avant. Si elle voulait jouer, on jouait. Je suis mal placé pour refuser. D'aussi loin que je me souvienne, je l'ai même d'ailleurs jamais fait. Sage et obéissant garçon que je suis. L'ambiance change radicalement dès que « Régis » s'éloigne de la porte. Il n'est plus question de séduction grossière ou de rapprochement intéressant. Elle se laisse tomber sur le lit comme si elle ne m'avait jamais grimpé dessus juste avant. Elle est difficile à suivre et je ne suis pas certain d'avoir envie d'essayer. Dans le fond, je crois que je suis un peu déçu. Qu'elle se soit ravisée, qu'elle ait changé d'attitude. Je ne prétends pas que j'ai eu envie de puis sauter dessus (quoi qu'elle est loin d'être vilaine cette petite) mais c'était amusant. Si je n'avais pas été particulièrement partant au début, j'avoue que je commençais à changer d'avis sur la question. Mais c'est trop tard, maintenant. A la place, elle propose un jeu. Un vrai jeu. Elle croit vraiment que je suis là pour ça ? Sérieusement ? Je ne sais plus trop pour quoi j'y suis, en réalité. Ça devait être une soirée agréable et ça n'y ressemble plus trop. Enfin... Ça va, ça vient... C'est déjà reparti, en attendant. Et j'ai de plus en plus envie de faire pareil. Fuir et rentrer à la maison. Tant pis si Shawna ne vient pas, je transplanerai. J'en ai assez. C'est la pire soirée des vacances. Pire encore que celles du voyage scolaire. Je ne pensais pas que c'était possible. Et pourtant...

Je délaisse les posters accrochés aux murs et tourne les yeux vers elle. Son sourire s'est enfui. Je le comprends. Peut-être qu'elle se rend compte de la stupidité de sa proposition et qu'elle cherche une solution pour éviter de tomber si bas. « Ce peut être n’importe quoi. Mais pas de drogues, ni de sexe. » Ou pas... Je sais qu'un air blasé se peint sur ma tronche à ses précisions. Elle me prend pour qui ? Elle imagine que j'utiliserais ce genre de jeu débile pour me la taper ? C'est pas le genre de la maison, si elle veut je suis là, si elle veut pas j'insiste pas. Fin de l'histoire. Je n'ai pas le temps d'ouvrir la bouche qu'elle se relève. Je prends juste la peine de m'appuyer sur mes avants-bras pour l'observer plus facilement. Elle déverrouille la porte sans que je ne demande rien. Je ne comprends plus rien. Tout va trop vite pour moi, ce soir. « Vas-t-en. » Quoi ? C'est quoi son problème ? Je fais pas ce qu'elle veut avec l'enthousiasme qu'elle veut alors elle me dégage, c'est ça ? J'ai l'impression d'être un objet, une fois de plus. Je sais qu'il y a une part de vrai là-dedans et que c'est entièrement ma faute mais je ne m'y attendais pas. Pas là. Pas avec elle. C'est juste une fille de ma classe, un peu bizarre, pas une énième pouffe juste là pour mon cul. Je n'arrive pas à cacher ma surprise. Ma nouvelle déception, peut-être aussi. Plus grande que la première. C'est idiot, je ne vois pas ce que ça peut me foutre qu'elle me vire. Je la connais pas et j'avais l'intention de partir tout seul il y a deux minutes. Tout seul... Je crois que c'est ça qui me dérange. C'était ma décision. Et là... Je suis censé obéir. Comme toujours. « T’es même pas capable de t’amuser vraiment, tu ne fais même pas l’effort alors que cette soirée est indéniablement pourrave. » C'est une blague ? Elle a vu son jeu de merde, elle, aussi ? Et puis, je lui ai rien demandé d'ailleurs ! Ni de venir me tenir compagnie, ni de se mettre en tête de me faire passer une soirée potable. Si ça lui va pas, elle a qu'à se barrer au lieu de râler.

Quoi qu'il en soit, je ne bouge toujours pas, à moitié vautré sur le lit. « Ce qui est sûr c’est que les Irlandais sont tous des alcoolos de première, on ne peut pas leur enlever ça... Alors si t’es pas capable de t’amuser, tu peux dégager. » L'enchaînement est ridicule. Il n'y a aucun rapport entre ce cliché débile et le fait qu'elle veuille que je me casse. Moi, j'ai plus envie. Je veux retrouver l'ambiance bizarre de quand elle est arrivée. Des choses connues. Presque rassurantes. Parce que prendre le risque de me faire une fille de plus me fait moins peur que de la suivre dans sa connerie sans savoir où ça mènera. « Et t’en fais pas pour ton secret, j’dirais rien. Promis. » Je ricane, un peu nerveusement. Je ne sais pas si je dois la croire ou pas. De toute façon, je ne peux plus rien faire. Si elle a décidé d'aller raconter à tout le monde comment j'occupe mes vacances, elle le fera, quoi que je dise. Je peux juste espérer qu'elle dise vrai. Et je m'accroche à cet espoir aussi fort que je peux. « Alors t’as le choix. Soit tu te casses... » Elle fait demi-tour et revient vers le centre de la pièce. Je me relève enfin et lisse machinalement un pli sur mon jean avant de me diriger vers la porte. « ... ou cap ou pas cap de te descendre la fin de la bouteille ? » Je suis à sa hauteur quand elle balance la fin de sa phrase. C'est bête mais je ne bois pas. Oh, ça m'est arrivé, comme tout le monde, mais pas souvent. Rien de vraiment fort. Je ne tiens pas l'alcool. Pourtant je m'arrête et lui arrache presque la bouteille des mains. C'est stupide et je le sais. Sûrement la pire idée qu'on aurait pu avoir ce soir. Sans que je prenne la peine de réfléchir (et Dieu sait que j'aurais pourtant dû) ou de regarder ce dont il s'agit, le goulot est déjà contre mes lèvres. Une gorgée suffit pour me faire arrêter en toussant comme si j'allais m'étouffer. Ça brûle et c'est vraiment dégueulasse ! J'aurais toutes les raisons d'abandonner et de débarrasser le plancher mais ma connerie me force à continuer.

Quelques lampées de plus, entrecoupées de la même toux désagréablement irritée. Mes doigts se resserrent sur la bouteille comme s'ils craignaient qu'elle leur échappe. La chaleur grimpe vite et ça n'a rien à voir avec Ashley. J'ai vraiment été débile sur ce coup-là. J'ai du mal à finir mais je le fais malgré tout avant de lui fourrer entre les mains le cadavre que je tiens encore fermement. J'ai du mal à m'en remettre. Je m'en remets pas du tout même. J'ai l'air idiot, absent et je m'en fiche. « On aurait dû rajouter « pas d'alcool » dans les règles. » C'est un peu tard. Je ne vois toujours pas le côté amusant de son jeu mais elle ne peut plus rien me reprocher. Je retourne m'asseoir sur le lit, par précaution. Un truc brillant à l'intérieur de l'armoire mal fermée attire mon regard. Pas la peine de chercher bien longtemps, avoir des sœurs ne trompe pas. Sûrement un vestige de l'enfance de la fille à qui appartient la chambre. « Cap ou pas cap d'aller jouer les aguicheuses à la fête dans la robe de princesse, juste là ? » Je lui désigne d'un geste légèrement plus flou que prévu l'horreur jaune et bleue brodée de rubans dorés cachée derrière les portes entrouvertes. Il y a fort à parier qu'elle a dû appartenir à Blanche-Neige dans une autre vie et qu'Ashley ne rentrerait jamais totalement dedans mais ça ne faisait rien. Elle veut faire dans les trucs foireux, et bien soit. Jouons.
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MessageSujet: Re: [fini] alcohol, sex & drogs ► rioghbardan o'callaghan   Jeu 25 Aoû - 18:28

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Rioghbhardan O'Callaghan





Il ne partit pas. Son comportement, étrange, me fit froncer les sourcils. Je lui donnais l'opportunité de partir, puisqu'il semblait ne pas vouloir rester en ma présence, et au contraire, il restait. Pourquoi ? Il avait le syndrome du « je fais le contraire de ce que je veux » ou quoi ? Rhalala, il m'embêtait un peu. Au vu de sa mignonne petite tête de Pouffy, je me demandais sérieusement si j'avais raison de proposer ce cap ou pas cap. Est-ce qu'il allait vraiment se prêter au jeu, est-ce que j'allais réellement m'amuser avec lui ? C'était pas certain du tout.
Il arriva donc à ma hauteur lorsque je finis de blablater. Observant ces iris, je n'arrivais pas à jauger son regard pour savoir ce qu'il avait derrière la tête. Quoi ? Il allait me cracher dessus et partir ? Me violer pour l'avoir un peu chauffé ? Nah, je doutais qu'il soit comme ça. Soudainement, il m'arracha la bouteille des mains, me faisant arquer un sourcil dubitatif. Très vite, il porta le goulot à ses lèvres et en but une gorgée. Tout de suite après, il cracha ses poumons. Hm. Monsieur n'était donc pas un habitué de l'alcool, et pourtant il se prêtait au jeu. Il buvait. Cela me surprit d'autant plus, puisqu'il reprit des gorgées – suivies bien évidemment d'une toux - pour finir la bouteille comme je lui avais demandé. La, la. Je sentais qu'à la fin de la soirée il allait nous faire un magnifique vomito, et c'est qui qui allait s'occuper de lui ? Tsss. Bien évidemment que je m'en occuperai. C'était pas mon genre de laisser un pote de soirée en bad.
Pote de soirée... On va dire ça comme ça.

« On aurait dû rajouter "pas d'alcool" dans les règles, » dit-il en me rendant la bouteille vide.
« On peut la rajouter, si tu veux, » dis-je en haussant les épaules.

De toute façon, règle ou pas règle, je boirais de toute manière, alors bon, cela ne me dérangeait pas spécialement. Ce qui était certain, c'était qu'en ce qui le concerne, je ne lui demanderai plus de boire une quelconque bouteille sauf s'il se décoince un peu, ou si je le sens capable de pouvoir assumer – déjà que là, c'était mal partie. Bon, plus d'alcool pour toi mon p'tit Rio. Toi, tu vas pas voler très longtemps (#dessinanimémoldu #chut #rio #sanscommentaire).
Il alla s'assoir, certainement pour ne pas que je vois qu'il tangue. Mais cela ne trompait absolument personne, et de toute façon, y'a pas de honte à avoir à ne pas tenir l'alcool – du moins de mon point de vue. De toute façon, il n'y avait que quelques personnes que je faisais chier avec ça, et, pour le moment, Rio n'en faisait pas parti – heureusement pour lui, hein ?
Il sembla réfléchir, puis il me montra une direction du bras. Tournant la tête, je vis vaguement un tissu jaune et bleu dans l'armoire qu'il me montrait.
Et son défi arriva bien assez tôt.
J'aurais presque pu le deviner, et cela me fit sourire, amusée. Il voulait que je joue les chaudasses dans une robe de princesse ? Ha, ha, ha. J'espère qu'il appréciera la vue.

« Heureusement que je ne connais personne de trop important à cette soirée, » dis-je plus pour moi même que pour Rio.

M'approchant de l'armoire, je sortis la robe pour la mettre sur le lit. La jaugeant, je me dis que j'allais bien être ridicule dans cette robe à tenter de pécho de la saucisse. De base, j'aimais pas spécialement les robes, alors une robe de princesse... Encore moins. Je poussais un long soupire, puis j'enlevais mon débardeur ainsi que mon short sans aucune gêne. Il pourrait y avoir une meute de mecs en chien, se serait été pareille. Oui bon je sais, j'ai déjà eu un problème avec les mecs, mais étrangement, là, cela me passait au dessus de la tête. Prenant donc la robe, je l'enfilais difficilement – je crus même entendre un petit « crac » encourageant – avant de tenter de remonter la fermeture éclaire dans le dos, en vain (ou presque). Je ne pus remonter qu'un petit peu, laissant ainsi mon dos nu. Me tournant en direction d'un miroir mural, je regardais l'accoutrement que j'allais me trimballer pour ce cap ou pas cap avant de faire une merveilleuse grimace.

« Ca me donne presque envie de vomir, » lâchais-je alors.

Me retournant rapidement en direction de Rio, je pris mes affaires pour les lui foutre dans les bras.

« Tu peux me les garder steup' ? »

Sans plus attendre, je le saisis par le bras pour le lever et nous diriger vers la sortie. Après tout, fallait bien qu'il soit présent pour valider le cap ou pas cap ! Et puis, s'il voulait éliminer l'alcool rapidement, va falloir marcher, bouger, et éventuellement danser – bien que je ne le vois pas danser. En ce qui concernait mes affaires : soit il les gardait, ou pas, j'm'en fichais un peu, dans le pire des cas j'me trimbalerai en sous-vet' avec ma bouteille en verre vide comme arme contre les délinquants sexuels.
Ouvrant la porte, la musique se fit plus forte, et je pus même entendre quelques voix – ou plutôt un brouhaha pas possible qui réussissait à passer au dessus de la musique. Entrainant Rio dans le couloir, je finis par lâcher sa main lorsque nous arrivâmes à la salle principale. Beaucoup plus de monde, c'était aussi l'endroit où il y avait le DJ et l'alcool, avec quelques trucs à manger.
M'approchant de Rio, je m'accrochai à son cou, sur la pointe de mes pieds, pour lui parler à l'oreille étant donné que la musique empêchait pas mal les interactions auditives.

« Tu devrais manger un truc, » lui conseillai-je alors avant de me détacher.

Je disais cela par rapport à l'alcool. S'il ne voulait pas finir trop mal, fallait éponger l'alcool qu'il avait bu, alors fallait bouffer. Et éventuellement, s'il y avait vomito, ce serait moins désagréable de vomir de la bouffe plutôt que de l'alcool acidifié ainsi que des reflux gastriques.
Non, je ne parlais pas d'expériences.
Me séparant de lui, je fondis dans la foule. Dans tous les cas, j'étais on ne peut plus visible avec ma robe jaune et bleue magnifaïque. Je ferais envier tous les concours de beauté wesh. Bref. Je devais maintenant partir en chasse.
Dansant légèrement, je regardais attentivement autour de moi pour repérer d'éventuelles cibles. Première étape : trouver un mec assez débile pour entrer dans mon jeu. Deuxième étape : le chauffer. Je repérais bien vite qu'un mec en question tentait de danser avec toutes les filles, mais il se faisait continuellement rembarrer. Un sourire se dessina sur mes lèvres alors que, discrètement, je me dirigeais vers lui naturellement pour l'attraper dans mes filets. Me repérant, l'homme en question eut un sourire amusé avant de s'approcher de moi pour me parler à l'oreille.

« Elle n'est pas trop petite pour toi ? » me dit-il dans les oreilles.
« Un peu, » dis-je en rigolant. « J'aimerais bien l'enlever d'ailleurs... »
« Qu'est-ce qui t'en empêche alors ? » fit-il, intéressé.
« Hm, je sais pas ! » poursuivis-je, mon ton devenant aguicheur.

Ma proie s'éloigna de quelques centimètres pour me regarder, et je pus très bien voir son regard intéressé. Le pauvre. S'il savait que cela n'irait pas bien loin. Il se rapprocha une seconde fois pour me souffler :

« Je vais te donner une raison de l'enlever... »

Il me prit ensuite les mains pour m'entrainer à l'écart. Certainement avait-il l'intention de m'amener dans une chambre – endroit isolé et potentiellement dangereux puisque je ne pourrais que difficilement m'échapper – alors je pris soudainement les rennes pour le plaquer contre un mur proche pour ensuite m'emparer de ces lèvres. Ma langue passa sournoisement dans sa bouche tandis que mon corps se plaquait contre le sien. Pris au dépourvu, il ne réagit pas de suite, puis il m'enlaça, caressant mon dos, avant de répondre favorablement à mon baiser. Nous nous embrassâmes un moment, le temps d'être sûre que Rio avait bien remarqué que j'étais cap d'aguicher un mec dans toutes les tenues possibles et imaginables – ou inimaginables – puis je me décrochais de lui alors que ces mains commençaient à aller dans des endroits non autorisés par la loi Ashley. Il voulut me retenir alors que je m'en allais, m'essuyant la bouche au passage, mais quand je le voulais je pouvais être une véritable anguille : tout ce qu'il retint fut de l'air (et encore).
Retrouvant Rio, je m'approchais de lui, un sourire au visage, tout en commençant déjà à me déshabiller – oui oui, il y a du monde autour, mais je m'en contrebalançais les couilles invisibles.

« Alooooors... » commençais-je, de nouveau en sous vêtement. Reprenant les affaires qu'il m'avait gentiment gardé, je poursuivis : « Cap ou pas cap de danser comme sur une barre de striptease, mais autour de cette fille-là ! » lui dis-je en montrant du doigt une fille qui dansait timidement sur la piste de danse.








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MessageSujet: Re: [fini] alcohol, sex & drogs ► rioghbardan o'callaghan   Jeu 25 Aoû - 21:59


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Je ne sais pas pourquoi je reste. Ça n'a aucun sens. C'est même pire que ça. J'aurais toutes les raisons de fuir. Cette fille, je ne la connais pas et le peu que j'en sais n'est pas flatteur. Il n'y a qu'à voir la réaction d'Arabella lorsque j'ai parlé vite fait d'elle quelques jours plus tôt. D'ailleurs, si elle me voyait là, elle jouerait sûrement plus que jamais les consciences pour me faire déguerpir au plus vite. Pourtant, je n'en fais rien et obéis même sagement, terminant tant bien que mal cette maudite bouteille. Mon estomac ne va pas être ravi, lui non plus. La surprise est visible chez ma camarade et mine de rien, j'en suis fier. Il n'y a aucune raison pour ça, pourtant, mais qu'importe. « On peut la rajouter, si tu veux. » Sérieusement, au point où j'en suis, je m'en fous pas mal. Le pire est fait, du reste, je n'aurais qu'à refuser. Je suis pas certain que mon corps accepte de jouer bien longtemps à ce rythme. Je n'ose déjà pas imaginer la tête de Shawna quand elle viendra me chercher. Quoi que c'est de sa faute. Elle avait qu'à rester, qu'à passer sa soirée avec moi comme c'était prévu. J'ai dû me débrouiller sans elle et je n'y suis pour rien si ça n'est pas vraiment concluant. Voilà, tout est de sa faute. La fête pourrie, ce jeu qui l'est tout autant et l'état potentiellement lamentable dans lequel je vais rentrer. Je suis tellement loin de mes habitudes... Si je ne suis pas la définition-même de la sagesse, mes parents n'ont jamais rien eu à me reprocher de ce côté-là. Je découche parfois (souvent) ou rentre au beau milieu de la nuit (en début de matinée en fait) mais toujours clean. Toujours... Sauf là, j'imagine. Dans quoi je me suis embarqué. « Boarf. La prochaine fois. » Comme s'il allait y en avoir une. J'en doute mais ça ne fait rien. Il y a des chances qu'on ne se réadresse plus jamais la parole. Comme on l'a fait jusque là.

Je retourne m'asseoir sur le lit avant de lui montrer un déguisement de Blanche-Neige qui dépasse à moitié d'une armoire mal fermée. Elle sourit et va déloger l'horreur de la penderie. Sourire d'Enfer a presque la même si je me trompe pas. Avait ? J'en sais rien. Je ne passe pas assez de temps avec ma sœur pour savoir si elle aime toujours avoir l'air d'une andouille saucissonnée dans une robe immonde. « Heureusement que je ne connais personne de trop important à cette soirée. » On est à Lucan, il ne peut pas y avoir qui que ce soit d'un peu important ici. Cette ville craint. Je ne sais même pas comment elle a fait pour trouver quelqu'un qui savait qu'il y avait une soirée dans le coin. C'est pas le trou du cul du monde mais presque. Elle pose la robe sur le lit et ne semble pas franchement emballée à l'idée de l'enfiler. Je la comprends. Je m'attends presque à l'entendre refuser mon défi quand elle retire son débardeur. Je reste interdit un dixième de secondes avant de profiter allègrement du spectacle. Je suis des yeux le tissus qui remonte contre ses côtes, son short qui glisse le long de ses jambes. Elle n'est pas la fille la plus pulpeuse de l'école mais je continue de penser qu'elle est diablement belle. Qu'importe s'il n'y a pas grand chose pour poser les mains. Malheureusement, la jolie vue disparaît bien trop vite à mon goût et les couleurs criardes de la robe de princesse remplacent la délicieuse pâleur de sa peau. Elle galère à rentrer dedans et je l'observe faire sans avoir ne serait-ce que l'idée de lui venir en aide. Elle se tourne vers le miroir de la chambre et je finis le tour du propriétaire. Le dos de la robe ne cache pas grand chose et c'est tant mieux. Je sens un sourire bêtement satisfait étirer mes lèvres. Je ne regrette peut-être pas tant que ça cette soirée, en fin de compte. « Ca me donne presque envie de vomir. » Elle revient sur ses pas. J'ai du mal à détourner les yeux des souvenirs qu'elle m'a laissés. « T'aurais pas dû l'enfiler, alors. » C'est pas tant la robe que je me serais bien enfilée ce soir si j'avais eu le choix...

« Tu peux me les garder steup' ? » Elle me fourre ses affaires dans les mains et me force à me lever. C'est sûrement trop rapide pour moi, mon équilibre est un peu bancal, mais je la suis docilement. Hors de notre chambre, le bruit s'impose. Un peu trop. Je n'aurais pas dû lui proposer un truc qui se faisait ailleurs qu'entre les quatre murs qui nous séparaient de l'humanité. Elle me traîne jusqu'à la plus grande pièce de la maison. La musique me traverse, je frisonne. Mes doigts s'accrochent aux vêtements d'Ashley juste avant qu'elle ne s'accroche à mon cou. Une fois de plus, je suis un peu dépassé par ce qu'il se passe. Ma main libre se pose au creux de ses reins. « Tu devrais manger un truc. » Je hoche la tête et lui rends sa liberté aussi vite que je lui ai prise. Faut que je mange un truc... Mais je n'ai pas faim. Je jette un coup d'oeil à la table qui sert de buffet. Vraiment pas faim... J'attrape malgré tout une poignée de biscuits apéro. Lorsque je me retourne, ma copine de connerie a déjà filé mais je ne mets pas longtemps à repérer sa merveilleuse robe. Je grignote distraitement pendant qu'elle fend la foule. Elle donne l'impression d'avoir repéré sa proie. Elle ne met qu'une seconde à engager la discussion. Je n'entends rien d'ici. Même si j'avais été plus près ça n'aurait sûrement rien changé, entre la musique assourdissante et les « crounchs-crounchs » de mon piètre repas... Le regard du gars ne laisse planer aucun doute, il a sûrement d'autres projets pour leur soirée qu'un cap ou pas cap ridicule. Je vois qu'il lui attrape les mains, tentant de l'entraîner loin du monde. Je ne sais pas ce que je dois faire. Leur emboîter le pas pour m'assurer qu'il lui arrivera rien ? Ou bien faire comme si je ne la connaissais pas pour m'assurer qu'il ne m'arrivera rien ? Je n'ai pas le temps de me décider qu'elle reprend les choses en main et plaque ce crétin contre le mur et ses lèvres sur les siennes. Elle ne fait pas les choses à moitié, cette petite ! Je n'en attendais pas tant. Je frisonne une fois de plus alors que ma langue glisse sur ma lèvre inférieure, un peu envieux de la scène qui se joue sous mes yeux. Il faut bien reconnaître que j'aurais rien contre l'idée d'être à la place de sa victime. Surtout après son strip-tease improvisé ! Je termine mon en-cas alors qu'elle s'éloigne du garçon en question et revient dans ma direction.

Elle a validé son cap haut la main ! « Alooooors... » Elle commence déjà à retirer sa robe. Là. Au beau milieu de la fête. Je sens les regards se poser sur nous. Sur elle surtout. Est-ce qu'elle s'en rend seulement compte ? J'en ai pas la moindre idée. Je la savais bizarre (tout le monde le dit, à l'école) mais je n'avais pas envisagé qu'elle puisse l'être à ce point. Sans y faire attention, je la contourne pour faire écran dans un geste presque protecteur qui ne me ressemble pas vraiment. Pas avec n'importe qui comme ça, en tout cas. Ça ne suffit probablement pas, je sais, mais au moins certains n'ont plus qu'à retourner à leurs occupations au lieu de se rincer l'oeil. « Cap ou pas cap de danser comme sur une barre de striptease, mais autour de cette fille-là ! » Je crains le pire lorsque je jette un coup d'oeil par dessus mon épaule. La fille en question a l'air coincé au possible. Pire que Cooper. Elle ne semble pas savoir ce qu'elle fout là. Elle serait plus à sa place dans une soirée pyjama à regarder des films pour adolescentes débiles avec un pot de glace dans les mains. Enfin... Puisqu'il faut le faire... J'attends qu'Ashley ait fini de se rhabiller puis je m'approche de la victime qu'elle a désigné à ma place. « Tu devrais te détendre un peu... » C'est qu'un conseil débité d'un sourire enjôleur auquel elle répond par un haussement d'épaules mal à l'aise. Ma main se pose sur sa taille. « Allez... Lâche-toi... » Je tourne autour d'elle comme je l'aurais fait autour d'une maudite barre de strip-tease tandis qu'elle tente vainement de me garder dans son champ de vision. Je lui adresse un clin d'oeil aguicheur lorsqu'elle plante son regard dans le mien. Je ne détourne pas les yeux alors que je glisse le long de ses jambes comme le short l'avait fait contre celles d'Ashley peu de temps avant, ni alors que je remonte jusqu'à elle en ondulant sensuellement (ou au moins dans l'idée d'un tel résultat), affreusement proche d'elle. Je peux sentir son parfum, l'odeur de sa lessive même. Ma main relève légèrement sa jupe à fleurs au passage. J'ai l'air d'une grosse chaudasse et je n'apprécie pas vraiment ça. J'espère au moins que le spectacle sera convaincant. Elle est écarlate, bredouille quelque chose que je ne comprends pas avant d'avoir l'air soulagé en voyant quelque chose derrière moi. La musique me fait parvenir des mots isolés. Sœur, mourir, enfoiré... Pas besoin d'être cryptologue professionnel pour comprendre le message.

Je me retourne juste à temps pour voir une armoire à glace se précipiter vers nous en bousculant tout le monde sur son passage. « On se revoit plus tard ! » Elle n'a pas le temps de répondre ni lui d'arriver que je suis déjà en train de fuir. Je sens mon cœur battre à toute allure. Je fonce sur Ashley, empoigne littéralement son débardeur et la pousse dans le couloir d'où on vient. La chambre se dessine, je l'entraîne à l'intérieur et me laisse tomber de tout mon poids contre la porte, que je verrouille sans y penser. Mon rythme cardiaque est toujours anarchique et mon estomac saute à la corde. Je me suis déjà senti mieux que ça, je dois bien reconnaître. J'ai chaud. Mes mains tremblent un peu et le sol n'est pas particulièrement stable. « Pour ma défense, l'arrêt inopiné de ce cap-là était complètement indépendant de ma volonté. » Je tiens encore à la vie. Rien qu'un peu. Je reprends difficilement mon souffle, mes jambes se dérobent doucement et je finis au pied de la planche. De l'autre côté, j'entends le gorille me chercher, me promettant la mort à laquelle je viens miraculeusement d'échapper. C'est risqué, son jeu ! Je commence à ricaner bêtement (plus bêtement que d'habitude en tout cas), malgré moi. C'est nerveux. La tension qui s'est accumulée dans les secondes qui viennent de s'écouler retombe aussi vite qu'elle est montée. Je me calme vite. Un soupir m'échappe et je reporte mon attention sur la Serpentard. Mes lèvres se fendent d'un sourire semblable à celui que j'avais adressé à la cause de tous mes malheurs. « Cap ou pas cap de... » J'ai une seconde d'hésitation pendant laquelle je pense à Arabella mais les images passées l'évincent presque aussitôt. « ...de m'embrasser ? » Après ce qu'elle venait de faire là, je doute franchement qu'elle n'en soit pas capable mais ça ne fait rien. Je crois que le jeu n'est qu'un prétexte. Le même genre de prétexte que j'avais prétendu ne jamais utilisé juste avant mais j'imagine que je serai bien en mesure, demain, de prétendre que c'est l'alcool qui m'a poussé à jouer de cette façon-là... Les excuses minables, ça a toujours été à ma portée.
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MessageSujet: Re: [fini] alcohol, sex & drogs ► rioghbardan o'callaghan   Ven 26 Aoû - 18:10

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Décidément, ce Rio me surprenait tout le temps. Je me déshabillai devant tout le monde – ce qui me valu regard hautain de ces mesdames et sifflement de la part de ses messieurs – en me foutant totalement de ma pudeur. Bon, j'avais ma limite : en sous-vet' ça passe, à pwals bof bof. Je ne comprenais d'ailleurs pas pourquoi les filles étaient tant gênées lorsqu'elles sont en sous vêtements, mais se permettaient de mettre des bikinis qui cachaient encore moins de parcelle de peau que des sous vêtements. Bref, c'était un état de fait qui me surprenait en continu.
Là où je fus doublement surprise fut que Rio tenta de protéger ma pudeur en faisant barrage aux regards des inconnus. C'était... A-DO-RABLE. Franchement, si j'étais de ces personnes qui faisaient des câlins, je lui en aurais fait un groooooos jusqu'à ce qu'il meure d'étouffement. Souriant donc face à son acte, je me rhabillais calmement, laissant la robe pliée sur la table – la propriétaire finira bien par la trouver et la remettre à sa place (bien qu'elle ne puisse certainement plus servir à grand chose). Suite à cela, sans un mot, et plus docilement que jamais, Rio partit jouer les stripteaseurs autour de la fille coincée que je lui avais montrée. Sourire toujours plaqué sur le visage, je m'approchais des gâteaux apéros, posant ma bouteille vide que je n'avais toujours pas délaissé pour picorer dans les assiettes, j'observais le gigolo en pleine action.
Il n'y a pas à dire, il était plutôt doué pour un mec que je ne voyais absolument pas danser sur la piste de danse. L'observant avec un peu trop d'attention, je me surprise à le regarder avec un peu trop d'insistance durant ces mouvements, et particulièrement son p'tit cul bien ferme. Je ne préoccupais même plus de la jeune fille qui semblait plus mal à l'aise que jamais, ce qui était extrêmement drôle. Ce n'est qu'au moment où Rio s'arrêta que je repris pied à la réalité en fronçant les sourcils. Mon regard se porta alors en direction de l'armoire à glace qui fonçait sur Rio. Par réflexe, je pris ma bouteille vide par le bout plus petit, la tenant comme une arme, tout en faisant quelques pas dans la direction des deux protagonistes. Oui, j'avais bel et bien l'intention d'aller secourir Rio avant qu'il ne se fasse complètement défoncer par le mec en question. Bien que je doutais fortement qu'un bon coup derrière la tête avec ma bouteille sert à quelque chose : tellement est-il baraqué qu'il ne sentirait certainement que des chatouilles – et encore. Il n'en fallut pas plus à Rio pour prendre la poudre d'escampette.
Troisième réaction surprenante : j'aurais pensé qu'il fuirait seul, partirait simplement ailleurs, et pourtant il fonça simplement dans ma direction. Il me prit par mon débardeur et me poussa dans le couloir. La peur décuplant certainement pas mal ces forces, je ne pus résister à sa poigne et je me laissais docilement entrainer vers la chambre que l'on avait quittée quelques minutes plus tôt. Je ne remarquai même pas qu'il avait verrouillé la porte. J'étais peut-être aussi paniquée que lui en ce moment-même. Qui aurait put croire que la fille que j'avais choisi au hasard allait se faire protéger par un mordu de bodybuilding ? Même moi qui était habituée à me battre, je n'aurais clairement pas fait long feu et j'aurais simplement prit la fuite – si j'avais été seule, Rio était « à ma charge » (puisque c'était mon cap ou pas cap), je n'allais certainement pas le laisser dans sa merde. J'avais tout de même un minimum de bon sens, même avec l'alcool dans le sang.
Mon cœur battant la chamade, je me rendis compte que je tenais aussi fermement le t-shirt de Rio lorsqu'il se laissa tomber au sol, m'entrainant à sa suite. Tentant de me calmer, je pris de profondes inspirations tout en surveillant attentivement la voix de l'autre mec qui jurait d'étriper par les couilles le mec qui avait osé se montrer aussi indécent avec la jeune fille. Le pauvre. C'était en partie ma faute : j'ai proposé, mais lui a accepté.

« Pour ma défense, l'arrêt inopiné de ce cap-là était complètement indépendant de ma volonté. »

Je ricanais nerveusement.

« Semble-t-il que je ne sois pas douée pour le hasard, » répondis-je plus pour moi même que pour la remarque de Rio.

Une main sur le torse de Rio, je pouvais sentir son cœur affolé se calmer progressivement, faisant écho à l'affolement du mien. Accroupie en face de lui, je finis par poser la bouteille vide à côté. Je me rendis compte que je serrais tellement fort le goulot de la bouteille que les jointures de mes doigts étaient devenues blanches. Détendant progressivement ma main, difficilement d'ailleurs tellement elle était crispée, j'écoutais distraitement ce que me disait Rio.
Enfin pas assez distraitement pour passer à côté de son défi.

« ... de m'embasser ? »

Je tournais alors ma tête vers lui, haussant un sourcil avec un sourire amusé. Si j'étais cap d'aguicher un mec en robe de princesse et d'en plus lui nettoyer la bouche, alors j'étais cap de l'embrasser lui. Et il en avait certainement conscience. Ce devait n'être certainement qu'un prétexte pour pouvoir m'embrasser, éventuellement me ploter, et très éventuellement me coucher.
Petit profiteur !
Détachant ma main de la bouteille, je la posais ensuite dans le cou de Rio tandis que ma main sur son torse restait en place, avant d'approcher ma tête de la sienne. Je commençais soft, l'embrassant presque tendrement, suçotant sa lèvre doucement, avant de profiter d'une ouverture pour insinuer ma langue dans sa bouche. J'alternais suçotage de lèvres et emmêlage de langue pour le faire quelque peu languir, avant de finir par éloigner ma tête de la sienne, mettant un terme à notre baiser avec un sourire.
Sans m'en rendre compte je m'étais assise sur ses jambes étendues au sol, et mon corps s'était un peu trop rapproché du sien. Eloignant encore mon visage du sien de quelques centimètres, je plongeais mon regard bleuté dans le sien avec malice.

« Cap ou pas cap, d'ouvrir la fenêtre et de crier « JE SUIS LE ROI DU MONDE » ? »

La fête se déroulant dans une maison et la fenêtre donnant sur le jardin, il y avait du monde debout – ou couché – sur l'herbe pour fumer ou profiter de la fraicheur de la soirée, tranchante face à la moiteur qui régnait à l'intérieur du fait des nombreux corps transpirants se trémoussant dans tous les sens.







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MessageSujet: Re: [fini] alcohol, sex & drogs ► rioghbardan o'callaghan   Sam 27 Aoû - 17:50


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Je ne sais pas à quoi m'attendre avec elle, c'est un fait. Mais je ne m'attendais pas à ce qu'elle se déshabille au beau milieu du monde, comme si c'était la chose la plus naturelle possible. Qu'elle le fasse devant moi, avec le recul, c'est déjà un peu bizarre, on ne se connaît pas, mais j'étais tout seul alors soit, pourquoi pas, elle s'était sûrement dit (à raison) qu'elle serait capable de me maîtriser si je tentais quoi que ce soit, mais là ? Alors la seule chose que je trouve à faire est de tenter un peu bêtement de la cacher le temps qu'elle termine. Mon geste la fait sourire et je ne sais pas si c'est parce qu'elle est touchée de voir que je ne suis pas que le roi de bouffons ou si c'est parce qu'elle se fout clairement de ma tronche. J'ai une préférence évidente pour la seconde proposition. Plus crédible, non ? Elle doit sûrement rien en avoir à faire, elle, dans le fond et je n'ai aucun mal à imaginer que ça ne rassure que moi de savoir que tout le monde n'a plus les yeux braqués sur elle. Mine de rien, ça me ferait chier qu'il lui arrive quelque chose. Ce soir en tout cas. Pas alors qu'on (qu'elle) a décidé de passer la soirée ensemble. Comme si cette décision qui ne m'appartient même pas m'obligeait à me sentir un minimum concerné. Je la regarde plier la robe, ce qui m'arrache un sourire amusé. Ça n'est pas le genre de fille que j'avais imaginé prendre soin des affaires des autres. Enfin « soin »... Parce qu'une couture (ou deux) a rendu l'âme et il y a fort à parier que le pauvre déguisement servirait de torchon ou de serpillière avant la fin de la fête si elle le laisse traîner ici, mais ça ne fait rien, l'intention y est quand même et c'est... Surprenant. J'attends vraiment la dernière seconde pour partir voir ma victime. Je suis lourd, parfois, bien sûr. Je le sais, j'en joue même un peu, mais je n'ai pas pour habitude d'aller gonfler une fille qui demande rien et qui ne me plaît même pas. Quitte à enquiquiner une demoiselle, autant qu'il y ait un but (rarement très honorable) derrière. Là, je n'en ai pas. Il n'y a que le cap qu'elle vient de me lancer et l'envie stupide de le relever. Comme si l'idée même de refuser est inenvisageable. Je ne sais pas si ça me ressemble ou non. Je n'ai pas le temps de me poser la question plus longtemps que je suis déjà à sa hauteur. Quelques mouvements provocants plus tard, son garde du corps personnel sort de nulle part et semble prêt à m'égorger sur place pour avoir osé poser les mains sur elle. Il faut dire qu'elle ne m'a pas repoussé non plus ! C'est facile de m'accuser moi, mais je suis une victime dans cette histoire. Et plutôt deux fois qu'une !

Je ne sais pas si Ashley valide ou pas mais je m'en fiche. Je n'ai pas le temps de lui demander ni de continuer. Pas si je veux rentrer en un seul morceau à la maison. Alors je fuis. J'ai toujours été pas mal doué pour ça, de toute façon. Déguerpir au plus vite, tout plaquer dès que ça tourne mal. Je pourrais me la jouer solo, d'autant plus qu'elle ne risque rien, mais non. Je passe embarquer ma camarade avant de quitter la salle. Elle n'oppose pas de résistance et je me rends compte qu'elle est accrochée à moi seulement quand elle se retrouve au sol une fois que, sous le coup de la peur très certainement, mes jambes m'ont lâché. C'est bizarre de se retrouver là avec une personne à qui on a jamais parlé de son existence. Arabella pourrait être exactement à la même place que ça ne me choquerait pas. Pendant un moment, on ne dit rien. Ni elle ni moi. Trop occupés à écouter ce qui se dit juste derrière la porte close. Si je sors, je suis mort. Enfin, quelque chose comme ça. Surtout que je ne suis pas du genre à me battre. Oh, avec Jackson pour récupérer la télécommande, c'est à mon niveau, mais il ne faut pas en attendre beaucoup plus de moi. Là, je pense que je serais juste bon à pleurer comme une fille en priant très fort pour que ça se termine vite. J'espère qu'il abandonnera rapidement. Je n'ai pas franchement envie de passer le restant de mes jours dans cette chambre. « Semble-t-il que je ne sois pas douée pour le hasard. » Je hausse les épaules alors que ma tête se pose contre le bois. Je me calme doucement mais je me calme. Elle ne s'est toujours pas éloignée, sa main abandonnée sur mon torse comme si c'était normal. Ça ne me dérange pas. J'irais même jusqu'à dire que ça ne m'étonne pas. Ce début de soirée bizarre me donne presque l'impression qu'elle n'est pas que la tortionnaire de ma meilleure amie. Est-ce que j'ai bien fait d'entrer dans son jeu ? Je n'en sais rien. Je ne pense pas mais je ne regrette rien. Pas encore du moins. « C'est pas grave. C'était... Drôle ? » Je crois que je le pense un peu et cette idée m'inquiète. J'aurais pu me faire massacrer par Goliath et j'ai plus envie de rire que de pleurer. Je soupire à nouveau. Le calme n'est pas désagréable. J'oublie peu à peu notre mésaventure. Assez en tout cas pour que me reviennent en tête d'autres images que celles du gorille fonçant sur moi avec rage. D'autres images qui laissent derrière elles d'autres envies que celles de rester loin de l'humanité jusqu'à la fin des temps. Bien au contraire... Je réponds à son sourire par un air innocent. Je me contente de suivre les règles qu'elle a posé. Pas de sexe ni de drogue. Elle n'a dit nulle part que je n'avais pas le droit d'en profiter un minimum. Et après la mort qui avait été à deux doigts de réussir à me faucher, je suis désolé, mais c'est bien mérité ! Je ne sais pas si c'est une bonne idée. Probablement pas. On embrasse pas l'un des pires cauchemars de sa meilleure amie. On est même pas censé en avoir envie rien qu'une seconde en réalité. Mais il faut bien reconnaître que depuis son arrivée fiévreuse dans ma soirée, c'est difficile de repousser l'idée. Peut-être qu'elle craint, peut-être qu'elle est à moitié folle, peut-être qu'elle n'est pas fréquentable mais mon dieu qu'elle est attirante ! Je ne suis pas capable de voir grand chose d'autre. Un jour, peut-être, mais pas maintenant. Il est trop tard pour faire machine arrière de toute façon.

Sa main atterrit dans mon cou tandis que son visage se rapproche du mien. Je souris discrètement. Mon cœur s'emballe à nouveau et je me maudis pour cette réaction débile dont elle a très certainement conscience. L'excitation, sans le moindre doute. J'ai du mal à me maîtriser, ce soir. La fin de la bouteille que je me suis enfilé n'y est peut-être pas pour rien. Sans me trouver de fausses excuses, cette fois. D'un côté, ça ne peut pas me faire de mal de n'être qu'un ado débile comme les autres rien qu'une fois. Aucune obligation, pas d'assurance surfaite. Rien. Juste une intimité volée avec une fille de ma classe. Comme ça arrive très certainement à tous mes potes. Ses lèvres se posent enfin sur les miennes. Elle est plus douce que je m'y attendais. Plus impliquée peut-être aussi. Pour un défi, elle fait les choses bien. Elle s'assoit sur moi, comme si elle était chez elle. Ça fait deux fois. Je l'attrape par les hanches, mes doigts remontant légèrement son débardeur. Sa langue trouve la mienne, je resserre imperceptiblement mon étreinte avant de répondre avidement à son baiser. Petit à petit, mes mains glissent dans le bas de son dos jusqu'aux poches arrières de son short. Les centimètres qui nous séparaient sont morts et ils ne me manquent pas. Elle finit par se reculer. Et c'est presque dommage. Je n'avais rien contre l'idée qu'elle continue jusqu'à ce que Shawna m'apprenne qu'elle m'attend devant la maison. C'est toujours mieux que son jeu foireux, mine de rien. Son sourire n'est que le reflet du mien. Foireux peut-être mais pas totalement inintéressant. Elle se recule davantage, remettant entre nous la distance assassinée. Écoute, si ça lui fait plaisir... Pourtant, elle ne se relève pas. C'est qu'elle n'est pas si dérangée que ça par notre proximité ! Lorsqu'elle rive son regard dans le mien, je le soutiens sans trop savoir à quoi m'attendre. Qu'est-ce qu'elle va me sortir encore ? « Cap ou pas cap, d'ouvrir la fenêtre et de crier « JE SUIS LE ROI DU MONDE » ? » Elle est loin, la fenêtre. Ça nécessite de bouger alors que je suis bien, là, moi. Elle n'a même pas esquissé un geste pour me rendre la tâche plus simple d'ailleurs. J'ai pas envie. Mais d'un autre côté, refuser ça alors que j'ai fait deux fois pire juste avant, c'est ridicule. Mais tout de même, je suis bien, là. Je la pousse doucement sur le côté et finis par me relever, un peu à contre-coeur. Et un peu difficilement, aussi. J'ai l'impression que mon corps est plus lourd et mes gestes plus brouillons que d'habitude.

Je m'approche de la fenêtre et bouge légèrement le rideau pour regarder dehors. Si mon hypothétique futur bourreau est dans le jardin, qu'elle compte pas sur moi. Déjà qu'il y a des chances pour me faire repérer alors pas la peine de lui dire clairement « je suis lààà ». Pas de traces de lui parmi les feignasses posées sur l'herbe. J'ouvre la fenêtre. L'air frais me fait frissonner. Je respire un grand coup. « Jack Dawson n'a qu'à bien se tenir ! » Je reconnais que c'est pas mon film préféré mais je l'ai vu suffisamment de fois (merci Shawna) pour me souvenir plutôt bien de quelques scènes. Dont celle-ci. Je pose mon pied sur le rebord de la fenêtre, ma main fermement agrippé à l'encadrement. Le léger vent qui s'engouffre dans mon tee-shirt rend presque la parodie plus crédible. Un peu plus et je me croirais vraiment sur la proue d'un paquebot fendant l'océan pour m'emmener loin d'ici. Bon, vers une mort certaine mais c'est qu'un détail auquel je n'ai pas vraiment envie de m'accrocher. « Je suis le roi du mooooonde ! Wouhooooou ! » Une bonne poignée de personnes a tourné les yeux vers moi, l'air passablement désespéré. Je ne peux m'empêcher de rire alors que je descends de mon perchoir improvisé avant que qui que ce soit n'ait pu ouvrir la bouche ou réagir. Peut-être qu'une part de vrai se cache dans cette phrase ridicule. Peut-être que ce soir je me sens un peu comme le roi du monde. Comme si rien ne m'était impossible. Oui, particulièrement ridicule... Je repose les yeux sur Ashley, un sourire triomphant étirant mes lèvres avec amusement. C'est le jeu le plus pourri que je connaisse mais je passe une bonne soirée. Étrange, évidemment, mais bonne. « Cap ou pas cap de chanter Baby de Justin Bieber assez fort pour leur pourrir les prochaines minutes de leur soirée ? » Il y a sûrement plus affreux comme chanson mais c'est la seule qui m'est venue en tête sur le moment alors j'espère qu'elle me sera reconnaissante de ne pas chercher plus loin. Et si elle râle, je filme. Je suis certain qu'Avril connaît un moyen de rendre une vidéo magique histoire de pouvoir la faire tourner dans les couloirs de Poudlard...
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MessageSujet: Re: [fini] alcohol, sex & drogs ► rioghbardan o'callaghan   Lun 29 Aoû - 13:29

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- RIOGHBHARDAN O'CALLAGHAN -

CAP OU PAS CAP DE T'AMUSER ?



A ma remarque, Rio me dit quelque chose qui m'étonna assez. C'était drôle ? Un sourire s'afficha sur mon visage, et un petit rire secoua mes épaules. Il est vrai que cela avait un côté drôle. Dans tous les cas, je ne pouvais que valider son cap, puisqu'on ne pouvait pas faire plus actuellement. Lentement, je finis par me calmer tout en écoutant son cap. Mon sourire s'agrandit, et quelque chose me disait que ce cap lui avait trotté dans la tête depuis le début de notre jeu. Je l'embrassais donc, laissant ses mains se balader sur son corps. Les battements de mon cœur s'accélérèrent bien malgré moi, et j'eus une étrange envie que ses mains se perdent un peu plus dans mes vêtements. Certainement qu'une fois que j'aurais toutes mes facultés – amoindries par l'alcool – je me maudirai pour cette réaction. D'ailleurs, lorsque je m'éloignais de Rio pour lui proposer son défi, je lui fus intérieurement reconnaissante de ne pas avoir tenté de « faire forcing », car pour une rare fois, je me demandais si je lui aurais dis non.
Me retrouvant donc sur le côté, je l'observais se relever et se diriger vers la fenêtre. Il vérifia les personnes présentes sur la pelouse, certainement pour éviter de donner sa signalisation à la brute épaisse qui avait juré de lui faire bouffer les pissenlits par la racine, avant d'ouvrir la fenêtre.

« Jack Dawson n'a qu'à bien se tenir ! »

Cette remarque me fit rire. Je n'étais pas friand des films romantiques, et encore moins de Titanic. Cependant, ma mère étant... bah, une femme, tyrannique de surcroit ; elle m'obligea à regarder le film. Elle qui l'avait vu des milliards de fois avait de nouveau sortis les mouchoirs, tandis que moi je me foutais de la gueule des acteurs – ce qui me valut de m'engueuler avec ma mère qui est une grande fan (bref).
Puis, il mit un pied sur le rebord avant de crier haut et fort la jolie petite phrase qui va bien. J'eus ainsi un sourire amusé sincère – ni moqueur ni narquois – tandis qu'il sortit de la fenêtre en riant lui aussi. Pour la première fois depuis le début de cette soirée, il avait l'air de s'amuser. Peut-être était-il moins coincé de l'humour que je ne l'avais cru au départ. Sa vie serait tellement triste sinon.
Il posa de nouveau les yeux sur moi avant de m'annoncer son défi.
Auquel je fis une merveilleuse grimace dégouter.

« Beurk ! T'es dur ! » lui dis-je alors.

Quelque chose me disait qu'il n'y avait pas que son défi qui était dur... (/PAN/ (#pervers #taggle)).
Me levant, je pris une brosse à cheveu sur le bureau de la propriétaire de la chambre – qui servira à chanter – avant de me diriger vers la fenêtre. M'asseyant sur le rebord de la fenêtre, je me tournais vers Rio avec un sourire.

« Tes tympans vont regretter ton défi ! »

Cela ne signifiait qu'une chose : je chantais mal, et je l'assumais totalement. Je commençais alors la chanson, commençant doucement avant d'augmenter le volume au fur et à mesure - honte à moi, je la connaissais par cœur, #mercimaman #jetehais. Utilisant la brosse à cheveu comme micro, je me permettais, sans gêne, d'imiter avec exagération les débilités qui mettaient des vidéos sur youtube avec leur karaoké de merde, où elles se la jouaient trop alors qu'elles chantaient pire que des casseroles - pire que moi ! Cela m'amusait beaucoup, et cela se voyait sur le visage. D'ailleurs...

« Mais ta gueule ! » cria quelqu'un dehors tout en lançant une canette de bière par la fenêtre.

Je l'évitais de justesse en riant, avant de me remettre en face de la fenêtre pour lui faire un magnifique fuck, avec les compliments de madame.
Me cachant sur le côté pour éviter un éventuel flot de canette de bières.

« Toujours vivant ? » demandais-je en rigolant à l'intention de Rio.

Si ses oreilles ont souffert, c'était sa faute de toute façon. C'est lui qui avait demandé que je chante, il en payait les conséquences !
Bon, c'était à mon tour maintenant de lui en proposer un. L'idée de le défier de m'embrasser m'effleura l'esprit l'espace de quelques secondes, mais je la repoussais assez rapidement. Au vu de ma réaction précédente, mieux valait éviter : y'a des chances pour que je finisse par lui arracher ses vêtements.

« Cap ou pas cap... » réfléchis-je un moment. « De chanter « te amo » d'Umberto Tozzi ? »

J'avais chanté, à son tour de faire des vocalises !


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MessageSujet: Re: [fini] alcohol, sex & drogs ► rioghbardan o'callaghan   Mar 6 Sep - 16:03


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Je ne sais pas si je regrette ou non d'être venu à cette soirée. Je ne sais pas non plus si je regrette que Shawna m'ait abandonné. Je crois que la présence de Rosenbach, aussi perturbante puisse-t-elle être une seconde sur deux, a adouci le problème. Passé le moment gênant de son entrée dans cette chambre et la crainte (qui n'est pas vraiment partie d'ailleurs) qu'elle finisse par balancer ma vie à Poudlard tout entier, elle s'avère être une camarade de soirée sympa. Divertissante même si elle a clairement des idées à la con. Je profite de son baiser comme il se doit mais ne cherche pas à aller plus loin. Ça n'est pas l'envie qui manque, évidemment, et elle doit sans le moindre doute le savoir aussi bien que moi, mais je ne suis pas convaincu que ce soit réciproque. Et loin de moi l'espoir de la forcer à quoi que ce soit ou celui de foutre cette soirée en l'air pour pas grand chose. C'est pas toujours évidant de prime abord mais je sais me tenir. Être un garçon sage, bien élevé. Il me faut quelques secondes pour m'en remettre, acceptant péniblement de passer à autre chose. Et quelle autre chose ! Ni une ni deux je me retrouve à jouer les futurs cadavres d'un autre temps sur le rebord de la fenêtre. J'apprécie le changement de registre. Ce soir, j'ai bien plus envie d'avoir l'air stupide qu'encore en chaleur. Je suis mieux là à désespérer les gens en bas qu'à aguicher une fille qui ne veut de toute façon pas de moi. J'aurais sûrement changé d'avis d'ici demain, bien sûr, mais ça ne fait rien. La soirée continue et on reste dans l'art. Après la danse et le cinéma, on se met à la chanson. Enfin, surtout elle. Moi, je suis juste prêt à jouer les fans numéro un si ça lui fait plaisir. « Beurk ! T'es dur ! » Je ne dis rien. Pas un mot. Je me contente de lui sourire d'un air entendu et aguicheur, je suis certain qu'on est sur la même longueur d'ondes. Pas besoin d'expliciter davantage. Je me laisse lourdement tomber sur le lit. Le sommier crie vengeance. La musique de la soirée nous arrive aussi étouffée que tout à l'heure. Plus étouffée, peut-être même. Si je ne cherche pas à l'entendre, je ne l'entends pas vraiment, j'ai l'impression d'être loin.

Elle s'approche du bureau et attrape une brosse qui traîne là. Il n'est plus question que d'une gamine qui s'apprête à jouer les divas devant son miroir en rêvant bêtement que lui arrive un jour en vrai. Ça n'est pas la première fois qu'elle m'apparaît comme une môme qui voudrait jouer les grandes. Ça m'attendrit cette fois aussi. Peut-être que je me plante lamentablement. Mais cette môme-là me semblerait presque plus naturelle. « Tes tympans vont regretter ton défi ! » Je lui rends son sourire avec un amusement que je ne prends même pas la peine de cacher. J'ai souvent l'air volontairement un peu ennuyé, blasé, comme si le monde qui m'entourait m'était si connu que je n'avais plus aucun intérêt à y porter de l'attention mais pas ce soir. Plus, en tout cas. Je ne cherche plus à faire semblant. « Même pas peur. » Elle ne pourra jamais faire pire que Sourire d'Enfer massacrant avec acharnement toutes les chansons des One Direction de toute façon. Elle s'arme de son micro et relève le défi haut la main. Elle est à fond dedans, comme si elle avait fait ça toute sa vie, et je ne peux m'empêcher de remarquer qu'elle la connaît plutôt bien. Bien mieux que moi en tout cas ! Le concert n'est pas du goût de tout le monde, étrangement, et il ne faut pas bien longtemps pour qu'on lui demande de la fermer. Voire même qu'on essaye de la faire taire de force en lui envoyant une canette vide en pleine tête. Elle parvient heureusement à l'éviter mais, moi, je pars dans un fou-rire que j'ai beaucoup de mal à calmer. Il m'en faut peu, ce soir. Tout me semble beaucoup plus intense que ça le devrait mais je ne prends pas vraiment la peine d'y faire attention. « Toujours vivant ? » Je hoche la tête en retenant péniblement un nouveau rire. On se calme. « C'était génial ! » Mais malheureusement terminé, ce qui signifie une seule chose : ça va être encore à moi de m'y coller.

Je ne sais pas ce qu'elle va me trouver mais il n'y a plus vraiment d'appréhension. J'ai fait le pire, j'imagine, alors je ne crains plus grand chose. Rien qui me pousse vers une mort certaine. Pas deux fois dans la même soirée ! « Cap ou pas cap de chanter "te amo" d'Umberto Tozzi ? » Eh ! La copieuse ! Je hausse les épaules et quitte le lit. La rejoindre est vaguement plus compliqué que prévu, la stabilité du sol reste encore à confirmer. « Micro ? » Je récupère la brosse et pouffe de rire alors que mes doigts s'enroulent autour du manche. Je ne sais pas vraiment chanter. J'en suis pas au point où on a envie de m'arracher les cordes vocales pour me faire taire mais c'est toujours mieux quand je n'expose pas mon talent aux yeux du monde, c'est certain. D'ordinaire, je ne me serais pas abaissé à ça, surtout en italien. Je ne sais pas parler italien. Pas le moindre mot. Shawna et Jackson font du français et de l'espagnol donc je suis en mesure de connaître quelques phrases et prononcer correctement les mots qu'on me fout sous le nez dans ces langues-là mais l'italien, c'est zéro. Dommage, dans le fond, c'est romantique comme langue, ça en impose. Mais non. Je suis obligé de faire sans. Je me racle la gorge comme si je m'apprêtais à faire quelque chose de grandiose et m'exécute docilement. Je fais les choses bien et joue les séducteurs à deux balles, sourire charmeur et regard de braise en prime. Normalement, je suis plutôt bon à ce jeu-là, mais pas cette fois. Il faut dire que la chanson m'aide pas. Je connais que le refrain, le reste, je la lui file en yaourt parce que je suis absolument pas capable de distinguer un mot d'un autre. Et puis, j'm'en souviens même pas vraiment, en réalité. C'est pas la chanson que j'écoute le plus au monde. Des voix me parviennent depuis le jardin. Je n'arrive pas à comprendre clairement ce qu'elles racontent mais je crois que ça parle de nous achever, quelque chose comme ça. Notre jeu n'amuse que nous. Ça n'était même pas gagné, ça, au début ! Je ne risque probablement pas grand chose parce qu'ils vont pas s'amuser à jeter tous leurs cadavres de bières par la fenêtre (ils n'arriveraient pas tous à viser, n'est-ce pas ?) mais je me tiens à une distance raisonnable malgré tout, juste au cas où.

Finalement, la fin de la chanson arrive, ou du moins ce que j'estime être la fin, et j'adresse à Ashley un sourire fier comme si je venais de faire un véritable carton. Je balance la brosse-micro sur le lit et la regarde rebondir de l'autre côté en soupirant. Tant pis, ça tombera pas plus bas. « Je sais, j'suis passé à côté de ma vocation. » Mon regard est rieur, bien conscient de la bêtise de cette affirmation. Je ne sais pas ce que je ferai plus tard mais une chose est sûre « chanteur » ne fait pas partie de la liste des possibilités envisageables. Je m'étire un peu paresseusement et passe la main dans mes cheveux, repoussant au passage une mèche un peu trop longue qui me tombait sur le front. « Bon ! » Je me redresse presque d'un coup, reprenant brusquement le fil de notre soirée. « Qu'est-ce que tu vas devoir faire... ? Hmm... » Je réfléchis un instant et finis par reposer les yeux sur elle. L'envie de l'embrasser une fois de plus me frappe de plein fouet alors que je croise son regard sans le vouloir vraiment et même si ça doit se voir, je m'efforce de la repousser. C'est pas une bonne idée et en plus elle a déjà relevé ce cap-là. Il faut se renouveler, un peu, on va finir par se faire chier sans quoi ! « Cap ou pas cap de te comporter comme un chat pendant deux minutes ? » Rien de méchant ni de potentiellement aguicheur. Juste un mime stupide pour rester dans la suite des choses ridicules qu'on a pu faire jusque là. Et c'est sûrement tant mieux. Si je veux bien être un garçon respectueux et tout ce qu'on veut, je reste malheureusement humain et ça finirait par être difficile de garder mes distances éternellement si je joue volontairement avec le feu bien longtemps...
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MessageSujet: Re: [fini] alcohol, sex & drogs ► rioghbardan o'callaghan   Sam 10 Sep - 20:42

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CAP OU PAS CAP DE T'AMUSER ?


Semble-t-il que les gens peuplant cette fête avaient tout de même un semblant de gout musical puisqu’ils m’envoyèrent une canette de bière par la fenêtre. Chose tout de même impressionnant, c’était qu’ils avaient réussi à bien viser ! Mais c’était sans compter sur mes supers talents d’évitatrice de canette de bière professionnelle, et PAF, la canette alla droit... je-ne-sais-où. J’étais bien trop occupée à rire dans mon coin pour faire attention à l’atterrissage, sans doute héroïque, de cette canette de bière salvatrice des oreilles des jeunes gens. Rio en rit aussi d’ailleurs, et il fut difficile à nous deux de reprendre une contenance. En effet, mon show devait être assez comique en soit, et avec l’intervention fortuite du petit peuple, il était difficile de s’arrêter de rire.
Rio m’annonça que ma prestation était géniale, et je ne pus m’empêcher de faire une révérence bien basse face à ce compliment. Me retenant tant bien que mal de rire par la suite, je lui annonçais ensuite son défi : chanter « te amo ». Une chanson en italien particulièrement difficile, mais je le savais capable de relever ce magnifique défi de la mort qui tue.

« Micro ? » me demanda-t-il une fois m’avoir rejoint – chose qui fut, semble-t-il, assez difficile.

C’est avec un large sourire amusé que je lui tendis la brosse qui faisait office de micro, et il put commencer sa chanson. Une chanson qui était agrémentée de « hm-hm-hm » et de « la-la-la » avec des « te amo » par-ci par-là, donnant à son show une allure des plus comiques – certainement bien plus encore que ma prestation. Le plus drôle étant qu’il jouait à merveille les italiens charmeurs avec ses sourires et ses regards en coin, ce qui me fit doublement sourire.
Je remarquais, vers la fin de sa sublime chanson, qu’il se tenait assez loin de la fenêtre – où l’on pouvait entendre quelques protestations – certainement pour éviter de devoir faire l’évitateur de canette de bières. Mah, je ne pouvais pas lui en vouloir, l’élève devait encore être loin de dépasser le maître en la matière : moi.
A la fin de la chanson, il balança la brosse-micro sur le lit, qui rebondit puis tomba à terre, ce qui me fit légèrement rire. Au moins était-il plus doué à embrasser qu’à viser. Enfin... mieux valait qu’il sache viser aussi, en fait. Je l’applaudis néanmoins, après tout, il avait réussi avec brio mon merveilleux défi.

« Grandioso ! » dis-je en portugais.

Bon ok ce n’était pas de l’italien, mais tout comme l’espagnol, cela se rapprochait. D’où je connaissais le portugais ? Oh, ça venait de mon père qui avait de la famille portugaise, j’ai appris sur le tas. D’ailleurs, j’étais quasi certaine de faire des fautes de langue à chacune de mes phrases puisqu’elles étaient toutes très « parlées » et non littéraires.

« Je sais, j'suis passé à côté de ma vocation. »
« Tu révolutionnerais la chanson, » renchéris-je avec un sourire. « Tu m’diras, faut bien laisser des chanteurs comme Bieber récolter un peu de gloire ! »

Il passa sa main dans ses cheveux, et je me surpris à observer attentivement ce geste. Il était plutôt pas mal comme mec, y’a pas à dire. Ça changeait des thons qu’il y avait à Poudlard. Oh y’en avait qui parfois dénotait un peu de la populasse, mais je trouvais qu’il y en avait bien trop peu. Après c’était peut-être à cause des liens que j’avais avec eux qui faisaient qu’ils étaient, genre, asexués, dans ma tête, et donc, pas beaux. Pas forcément moches non plus. Mais bref.
Il avait accompli son défi, c’était donc à mon tour de recevoir le mien. Me comporter comme un chat ? Ce défi me fit sourire. Je n’étais pas spécialement fan des chats, mais je ne les détestais pas non plus ; et puis, certains étaient mignons, quand même. Ceci dit, je ne ferais pas le chat de l’extrême : c'est-à-dire que je n’avais pas l’intention de me lécher les parties. Déjà car je n’étais pas assez flexible pour – je pouvais au moins toucher mes pieds avec ma langue c’était déjà ça – et en plus car c’était assez sale. A la limite, de la part de quelqu’un d’autres, ce n’était pas sale, ça s’appelait un cunnilingus, mais soi-même, c’était juste chelou.
Ah, aussi, j’allais éviter de me mettre à quatre pattes, quand même.

« Meow ! »

Petit miaulement adorable, suivi d’un petit léchage de papattes. M’approchant furtivement de la brosse-micro qui était à terre, je me mis à jouer avec avec mes mains, comme si c’était une pelote de laine. Je tentais de l’attraper dans mes mains en vain – mes doigts étant collés pour rendre l’exercice plus difficile. Ne me démoralisant pas, je finis par le prendre dans ma bouche, côté manche, pour ensuite m’approcher de Rio, lui rapportant la brosse comme un trophée de chasse. Ouais en gros la brosse était devenue une sourire, ou tout autre petit animal chassé par un chat. Par la suite, je me mis à lui tourner autour, me frottant quelque fois à lui en imitant tant bien que mal un ronronnement. Avec mes doigts, je grattais parfois sa peau, réclamant des caresses. Et enfin, m’approchant de son visage, je lui fis une petite léchouille sur la joue.
Le tout dura son temps. Après tout, le fait de jouer avec la brosse fut assez long, puis les demandes de caresses furent assez insistantes. Je n’avais pas compté dans ma tête, mais j’estimais sur le coup, juste après avoir léchouiller la joue de Rio, que mon gage était complété.
Je ne m’étais pas rendue compte de la soudaine proximité physique entre nous, et sur le coup, je n’y réfléchis pas vraiment. D’ailleurs, toujours légèrement collée à Rio, je m’étais un peu surélevée avec mes pieds pour atteindre son oreille et lui souffler :

« Cap ou pas cap de te mettre en caleçon ? »

Après tout, il m’avait vu en sous vêtements, alors pourquoi pas moi ? Oh bien sûr, ma demande pouvait s’apparenter à de la perversitude, et en y réfléchissant, peut-être que dans le fond, cela cachait bien quelque chose. Mais sur le coup, c’était juste pour remettre les comptes à plat. J’avais chanté, il avait chanté, il m’avait vu en sous vêtements, alors je devais le voir en sous vêt’ ! Logique, non ?
M’éloignant de quelques pas, je croisais les bras sur ma poitrine avec un sourire, attendant patiemment sa réponse. Positive, ou négative. Dans tous les cas, il enlèverait un vêtement.

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MessageSujet: Re: [fini] alcohol, sex & drogs ► rioghbardan o'callaghan   Dim 18 Sep - 11:53


alcohol, sex & drogs
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Autant être honnête, le chant ne fait pas vraiment partie des choses que je sais faire. Si je connais trois accords de guitare et parviens approximativement à me débrouiller au piano, je suis bien incapable de chanter juste. Et jusqu'ici, ça ne m'avait jamais posé le moindre problème. Dans le fond, même ici, ça ne m'en pose pas. Je me fiche même plutôt pas mal d'avoir l'air stupide, je crois que c'est la soirée qui veut ça. Rosenbach ne s'en tire pas forcément mieux que moi, de toute façon, ce qui remet les compteurs à zéro. Certes, elle avait au moins le mérite de connaître sa chanson mais ce n'est qu'un détail sans grande importance. Qui fait véritablement attention aux paroles, de nos jours, hein ? Mauvaise foi, quand tu nous tiens... Je finis par mettre un terme à ma merveilleuse prestation, sauvant in-extremis le peu de fierté qu'il me reste encore. Je ne me fais pas de soucis pour elle, elle sera sûrement exterminée d'ici la fin de la soirée. Je n'ai pas la moindre idée de ce qui m'attend désormais (peut-être que j'aurais pu me faire une idée avec Bella ou Keagan par exemple, mais là, c'est le flou total et le peu de connaissance que j'ai de ma camarade de bêtise me rend la chose plus difficile encore) mais il y a de fortes chances qu'on s'enfonce de plus en plus sur les chemins tortueux du ridicule pur. « Grandioso ! » Sur quoi elle m'applaudit. Je ne peux m'empêcher de sourire de plus belle alors que j'éloigne le compliment d'un geste faussement modeste de la main. Enfin, je crois que c'est un compliment. Ça y ressemble en tout cas. On va dire que c'en est un, ça me fait plaisir. J'imagine de toute façon que ça n'est pas franchement dans son intérêt de me descendre salement pour l'instant, pas si elle veut une suite à la soirée en tout cas. « Tu révolutionnerais la chanson. Tu m’diras, faut bien laisser des chanteurs comme Bieber récolter un peu de gloire ! » Je hoche la tête, lui rendant son sourire sans y faire particulièrement attention. Je ne sais pas quand Shawna viendra me chercher, encore faut-il qu'elle se souvienne de mon existence et qu'elle réalise qu'il n'y a pas que sa copine dépressive dans la vie, mais je ne suis plus vraiment pressé. Si ça n'est pas la meilleure fête de ma vie, ça n'est certainement pas la pire. Aussi bizarre que ça puisse paraître, je m'amuse. Et c'était loin d'être gagné au début. Juste quand je l'ai vu entrer dans la pièce et fermer la porte (porte que j'ai refermée de mon plein gré après avoir frôlé la mort) j'ai pensé à pas mal de choses sauf à ça. En même temps, qui se serait imaginé qu'elle se mettrait en tête de me lancer des défis stupides pour s'occuper ? Et qui aurait cru rien qu'une seconde que le crétin prétentieux que je m'efforce d'être à tout va (et que je suis probablement un peu vraiment en réalité) accepterait de les relever ? Même moi, je ne me serais jamais fait confiance sur ce point. Et elle, d'ailleurs ? Qu'est-ce qu'elle fera quand je retrouverai ma sœur ? Je pense qu'elle doit connaître des gens ici, on n'arrive jamais à Lucan par hasard, mais personne n'a semblé se soucier de sa présence ici depuis qu'elle m'a rejoint. Personne à part le prétendant qu'elle a recalé. Sans trop savoir pourquoi, ça me fait presque de la peine pour elle mais je chasse cette idée bien vite. Ça ne me regarde pas. On ne se connaît pas et passées ces quelques heures, on ne s'adressera probablement même plus jamais la parole.

Vient enfin le temps de changer de clown. C'est forcément plus agréable quand c'est elle qui s'y colle. Si j'aimerais reprendre l'occupation délicieuse qui était la nôtre avant qu'elle ne décide de m'envoyer jouer les rois du monde, je m'en abstiens. C'est une mauvaise idée, je le sais, et pour l'instant je parviens encore à la tenir à distance. Elle le regretterait. Et je le regretterais sûrement tout autant. Oh, non pas que je sois à une « conquête » près, bien sûr, mais je vois déjà la culpabilité arriver dès que je croiserai le regard de ma meilleure amie. Et dire que « fricoter avec quelqu'un comme Ashley », comme elle l'avait si bien dit, me semblait totalement impossible (je ne comprenais même pas vraiment d'où elle pouvait tenir une idée pareille) mais maintenant que j'y suis... Peut-être que c'est moins idiot que ça en avait l'air, en fin de compte. Je n'ai pas le temps de me poser la question plus longtemps (je n'aurais pas de réponse) que je lui intime déjà de se prendre pour un chat. Il n'y a aucune raison qu'elle refuse, en soi. Enfin... Je crois. « Meow ! » Elle se lèche une patte, à fond dans le personnage, et va jouer avec la brosse suicidaire. Je l'observe faire avec un sourire en coin, à mi-chemin entre l'attendrissement et la moquerie. Cette fille est vraiment surprenante. Dans le bon sens. Probablement pas que dans le bon sens mais pour l'instant je n'ai pas à m'en plaindre. Face à la victoire de la brosse, elle l'attrape par le manche et vient me l'apporter comme un chien rapporterait un bâton. Je souris de plus belle alors que je la repose sur le lit. Sans la faire tomber cette fois-ci, notez le progrès ! Manque de chance, ce que j'avais pris pour un défi sans intérêt (et donc sans risque) se retourne peu à peu contre moi. Elle commence à me tourner autour et se frotte contre moi en « ronronnant ». Il faut bien reconnaître que c'est une imitation réussie. Elle fait mine de réclamer mon attention, que je lui offre sans me faire prier. Mes doigts se perdent dans ses cheveux, glissent sur sa joue, dans son cou. Je ne me fais pas prier pour abandonner sur elle les caresses qu'elle quémande. Toujours sage. Mais c'est de plus en plus difficile et j'ai l'impression qu'elle en joue. Elle ne se décolle pas de moi, ne cherche pas à me rendre la tâche plus facile. D'ici que j'te la plaque sur ce maudit plumard, y'a pas des kilomètres. Mon doux calvaire prend fin quand elle me lèche la joue. C'est un peu dégueulasse mais je ne bronche pas. Elle pourrait reprendre ses distances maintenant qu'elle a terminé mais elle n'en fait rien. Au contraire, elle vient me glisser mon prochain cap. « Cap ou pas cap de te mettre en caleçon ? » Elle s'éloigne avec un air visiblement satisfait. Je ne sais pas vraiment si c'est le cas ou si je me fais des idées mais ça n'a pas beaucoup d'importance. « Faci... » J'allais pour retirer mon tee-shirt mais je m'arrête net. « Eh ! Attends un peu... C'est de l'arnaque. » Mon regard se fait faussement suspicieux mais je finis par retirer mon tee-shirt quand même. « Pas cap, faudra te contenter de ça. Mais bien tenté, Sucre d'Orge. » Je lui adresse un clin d'oeil amusé. Il y a de fortes chances qu'elle n'apprécie pas le retour du surnom mais ça ne fait rien. Ça n'est pas méchant pour une noise, juste taquin, un peu chiant à la limite. On verra bien, de toute façon, maintenant que c'est dit... Il me reste plus qu'à enchaîner, en attendant. J'enfonce négligemment les mains dans les poches arrières de mon pantalon et plante mon regard dans le sien. « Cap ou pas cap de me faire un massage ? » D'accord, niveau « reste loin », c'est un peu foiré. Mais c'est de sa faute aussi, quand je fais des efforts elle les ruine sauvagement. Et puis... Je dois bien avouer que je n'ai pas vraiment envie qu'elle garde ses distances plus longtemps...
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MessageSujet: Re: [fini] alcohol, sex & drogs ► rioghbardan o'callaghan   Dim 2 Oct - 18:10

ALCOHOL, SEX & DROGS

- RIOGHBHARDAN O'CALLAGHAN -

CAP OU PAS CAP DE T'AMUSER ?


Mon défi de chat était terminé. Un peu humiliant mais sur le coup je n’en eus pas vraiment conscience – après tout, le ridicule ne tuait pas donc autant ne pas en avoir honte. C’était d’ailleurs assez rare que j’ai honte de quelque chose, il fallait en général toucher des points sensibles, comme par exemple mon égo et ma fierté. La fierté de n’avoir besoin de personnes pour me protéger, alors qu’en vérité, j’en avais effectivement besoin.
Mais laissons de côté ces idées noires. C’était maintenant à Rio de s’occuper de son défi. Et l’espace d’une seconde, j’eus presque la satisfaction d’avoir gagnée.

« Faci... » – ale. Bon ok elle était facile celle-là. En même temps il me tend des perches !

Il engagea le geste pour se déshabiller en commençant par le haut, mais s’arrêta net avant de s’indigner. De l’arnaque ? Je ne voyais pas en quoi ! Bon c’vrai qu’il passait direct à la case « tout nu » surtout si après cela il refusait un de mes défis et hop, à plus caleçon. Mais bon, rien ne disait qu’il ne pouvait pas se rhabiller après le défi !
Il sembla ne pas penser à cette éventualité, et ne fit que retirer son t-shirt d’un geste rapide. Je perdis bien malgré moi mon regard sur son torse plutôt musclé. Cela se voyait qu’il s’entretenait – certainement que c’était bien plus simple comme ça d’attirer les pucelles et les cougars. Et je devais dire que ouais, ça faisait son petit effet. D’ailleurs je me fis violence pour que mon regard se plante à nouveau dans celui de Rio qui m’adressa un sourire amusé.

« Pas cap, faudra te contenter de ça. »
« Je ne m’en plains pas. »
« Mais bien tenté, Sucre d'Orge. »

Le retour du surnom me fit m’étouffer avec ma salive. Toussant, je tentais de reprendre une certaine contenance en ignorant l’irritation de ma gorge. Je ne m’attendais pas à ce qu’il réutilise le surnom que ce balourd de Régis m’avait donné. D’ailleurs, j’avais cherché un surnom pour cet homme, mais finalement rien que l’horreur de son prénom suffisait comme blague de mauvais gout. (Régis ! Prouves que tu existes ! *tousse tousse*). M’enfin, Rioghbhardan était aussi un nom à s’en rouler par terre.

« Aha, aha, aha, très drôle miss brézil. »

Une petite référence à RIO DE JANERO avec les danseuses brésiliennes.
Malgré tout je gardais un petit sourire. On ne pouvait pas dire que ce soit méchant, ce surnom. Il avait certainement balancé ça pour me faire chier ou autre, et bien qu’il est vrai que cela me touche car je détestais ce genre de familiarité, là, actuellement, ça ne me faisait pas grand-chose à part un petit peu chiée, et un petit peu amusée. Il avait réussi son coup quoi.

« Cap ou pas cap de me faire un massage ? »

J’eus un petit sourire narquois. Alors comme ça monsieur voulait en profiter hein ? Après le baiser il voulait un massage gratos. Eh bien on pouvait dire qu’il choisissait soigneusement ses défis hein.
Bon moi aussi d’ailleurs, le coup du « déshabilles-toi » n’était pas vraiment anodin. Après tout, j’vois pas le mal à se rincer l’œil un petit peu !

« Vas falloir que tu t’assois sur le lit alors ! »

En effet, je n’étais pas spécialement petite comme fille, mais pas spécialement grande non plus. Alors c’était un peu difficile d’être à l’aise pour un massage en étant debout lorsque la personne était bien plus grande.
Le laissant s’installer sur le lit, je m’installais à mon tour derrière lui, les jambes croisées pour plus de stabilité. Puis je posais mes mains sur ses épaules pour commencer le massage.
Je n’étais pas une experte du massage – après tout je ne prévoyais pas de faire carrière dedans – mais je ne me débrouillais pas trop mal non plus. Mon père adorait faire des massages, et bien que je ne sois habituellement pas friande de contact humain, je m’étais laissée plus d’une fois faire pour qu’il me masse, et je l’avais plus d’une fois regardé masser ma mère pour savoir un peu comment s’y prendre.
Bon bien sûr je ne restais jamais jusqu’au bout lorsqu’il massait ma mère car ça finissait toujours en partie de jambes en l’air. Oui, dans le salon. Donc moi, dehors.
Je commençais donc par masser ses épaules avant de descendre un peu le long de sa colonne vertébrale, remontant jusqu’à son cou puis redescendant vers ses omoplates. Je restais à certains endroits plus qu’à d’autres – particulièrement les endroits où je sentais quelques nœuds – avant de finalement, au bout de quelques minutes, m’arrêter sur ses épaules.

« Hmm... » repris-je, réfléchissant à un autre défi tout en continuant légèrement à lui masser les épaules. « Je n’ai plus d’idées... à part te copier bien évidemment. On a qu’à s’arrêter là pour le cap ou pas cap ! »

Toute bonne chose a une fin, alors autant arrêter sur un bon moment avant que cela ne dégénère encore avec des lançages de canettes de bière ou encore des interruptions par des gros molosses vaguement humains.
Au moins avais-je passé une bonne soirée. Faudra juste que je retrouve mes potes pour avoir ne serait-ce qu’un toit pour dormir !

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MessageSujet: Re: [fini] alcohol, sex & drogs ► rioghbardan o'callaghan   Mar 4 Oct - 10:47


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Je ne sais pas depuis combien de temps je suis là. Dans le fond, ça doit se compter en heures mais j'en ai plus vraiment l'impression. Je sais juste que Shawna ne devrait plus vraiment tarder. Enfin... Normalement. Est-ce que j'ai envie que cette soirée s'arrête ? Non. Je ne crois pas. Ça faisait bien longtemps que je ne m'étais pas amusé comme ça. Pourtant, c'est d'une débilité profonde mais ça ne me dérange pas. Au contraire. Je le vis bien. Très bien même. Je finis par retirer mon tee-shirt, me pliant docilement aux règles qu'elle a donné à son jeu. Honnêtement, j'aurais largement été cap de le faire, ce défi, je me fiche pas mal de me déshabiller ou non, la pudeur ne fait pas vraiment partie des choses innées chez moi, mais je n'ai juste pas envie de lui donner cette satisfaction. Après tout, elle a fini en sous-vêtements sans que je lui demande rien, elle n'avait qu'à y penser plus tôt. Il n'en faut pas davantage pour que son regard s'abandonne un instant. La vue lui plaît, je crois. J'affiche un air satisfait (quoi qu'un peu prétentieux peut-être) alors que je l'observe sans un mot. Y'a pas à dire, elle est jolie. Et l'attention qu'elle me porte est flatteuse. D'un autre côté, elle ne vaut sûrement pas mieux que les autres, tout n'est qu'une question de physique débile, mais je m'en moque. Je n'ai pas l'intention d'en faire l'amour de ma vie, de toute façon. Elle finit par détourner les yeux et j'espère que la lutte a été terrible. Puis ses yeux se plantent dans les miens alors que je souris de plus belle. « Je ne m’en plains pas. » Ce serait presque dommage qu'elle ne mette pas plus d'ardeurs à me convaincre de réaliser son truc. Je serais presque déçu. Enfin, j'imagine que c'est mieux pour tout le monde. Peut-être. C'est difficile de savoir, ce soir. J'ai envie d'à peu près tout et son contraire. Depuis qu'elle est arrivée, en fait. Avant, c'était simple. Plus ou moins. La soirée a un peu dégénéré mais il n'y avait rien d'étonnant. C'est mon rôle, je suppose, de m'occuper des jolies (si seulement) filles dans le besoin. Elle, elle ne semble pas là pour ça. Ce qui rend le challenge intéressant. Ou pas. Non, vraiment, je suis complètement à la ramasse. Elle s'étouffe à l'entente du surnom que son pote lui a lancé tout à l'heure à travers la porte. Je trouve qu'il lui va bien et je croiserai presque les doigts pour m'en souvenir d'ici la rentrée. On se parlera sûrement plus jamais, on ne s'était jamais parlé avant ça, mais sait-on jamais. Je pourrais peut-être en avoir besoin un jour. Un sourire victorieux s'installe sur ma tronche. Je suis content de moi, vous imaginez même pas. Elle n'a pas l'air particulièrement offusquée, c'est bon signe.« Aha, aha, aha, très drôle miss brézil. » Je lève le nez et soupire, faussement vexé. Je ne le prends pas mal, heureusement, mais je m'en serais quand même bien passé. J'ai l'air d'une fille, sérieusement ?

En attendant, le jeu continue. Et mon défi ne paraît pas lui déplaire. Après tout, ce serait dommage de ne pas en profiter pendant qu'elle est là. Et puis, c'est elle qui joue avec le feu depuis tout à l'heure, se rapprochant dès qu'elle en a l'occasion. Là, je lui la offre. Et une belle, en plus ! « Va falloir que tu t’assois sur le lit alors ! » Je m'exécute sans broncher et m'installe sur le bord du lit, alors qu'elle se glisse derrière moi. Ses mains sur ma peau m'arrachent un nouveau sourire. Elle ne le voit pas mais ça ne fait rien. Comme lorsqu'elle m'a embrassé, elle fait les choses bien. Elle prend ses défis très à cœur, c'est agréable. « C'est qu'elle se débrouille bien, en plus. » Les minutes passent sans qu'elle ne s'arrête, je me contente de profiter sans un mot. Je n'ai pas envie de la couper dans son élan. Ses doigts se baladent littéralement dans mon dos et je ne peux que la remercier du défi précédent. « Hmm... » Je lui lance un regard distrait par dessus mon épaule, attendant seulement la suite. Presque patiemment, pour une fois. « Je n’ai plus d’idées... à part te copier bien évidemment. » C'est presque une victoire, ça, non ? En même temps, je dois reconnaître que ça me dérange un peu. Ça signifie que c'est terminé. Ou presque. Et je n'en ai pas la moindre envie. Je ne veux pas qu'elle s'éloigne, je ne veux pas qu'elle retire ses mains de sur moi, je ne veux pas que ça en reste là. C'est idiot. Il s'agit de Rosenbach. Mais ce soir, je m'en fiche complètement. Rosenbach ou pas, elle me plaît. Et pour une fois, je suis en mesure de décider. Enfin, pas totalement, j'en ai bien conscience, mais je ne suis pas juste là pour obéir sagement sans même me demander si j'en ai envie ou pas. « On a qu’à s’arrêter là pour le cap ou pas cap ! » Je hoche doucement la tête alors que je me retourne pour lui faire face sans jamais prendre la peine de me lever du lit. « Je n'ai rien contre. » On a pas besoin de ça, n'est-ce pas ? Sans me questionner davantage, je repose mes lèvres sur les siennes, comme si nous n'avions jamais quitté le pied de la porte et la pousse doucement sur le dos avant de rejoindre son cou. « Je n'avais plus très envie de jouer, de toute façon... » Ma main se perd un instant sous son débardeur, avant de glisser jusqu'à son short, oubliant au passage la retenue que je lui avais imposée jusque là. Je ne cherche pas à assassiner les barrières, pas encore, mais ne me gêne pas pour autant, abandonnant des caresses explicites par dessus son vêtement. Mon corps se fait plus pressant, collé au sien avec une envie que je ne cache pas. Je retrouve des chemins connus et ne peux qu'espérer qu'elle m'y suivra. Après tout, elle n'a pas cherché à me repousser jusque là ni à me faire comprendre qu'il fallait que je reste loin, c'est peut-être pas juste une coïncidence...
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MessageSujet: Re: [fini] alcohol, sex & drogs ► rioghbardan o'callaghan   Mar 11 Oct - 22:26

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CAP OU PAS CAP DE T'AMUSER ?


Je m’étais donc mise à masser Rio en tentant de faire les choses bien. Fallait dire que, quand j’me mettais à bosser un minimum – ce qui, je l’accorde, n’est pas une mince affaire au départ – je faisais les choses bien. Du moins, le plus « bien » que je pouvais produire. Après il y avait des choses dont je ne pouvais absolument pas être douée. Mais bon, je ne me débrouillais pas si mal, et j’eus même un léger compliment – quoiqu’un peu narquois sur les bords – de Rio. Ce à quoi je répondis par un magnifique tirage de langue, tirage de langue dont il ne pouvait bien évidemment pas voir vu qu’il était de dos.
Au bout de quelques minutes, je décidais d’arrêter, et même carrément d’arrêter le jeu. De toute manière la soirée ne devait certainement plus être très loin de son terme et il fallait que j’aille chercher le gars qui devait m’héberger. Bon, dans le pire des cas, je trouverai quelqu’un d’autres, le seul problème c’était que toutes mes affaires étaient chez l’autre (flemme de chercher un prénom, on va l’appeler Truc).
Cependant, les choses se passèrent autrement. Elles dégénérèrent assez vite d’ailleurs, alors que Rio commençait à m’embrasser. Je savais très bien ce qu’il insinuait pour la suite des évènements, mais étrangement, je ne le repoussais pas. Non, au contraire, je me laissais faire. Je me laissais tomber sur le lit tandis que Rio prenait place au dessus de moi, m’embrassant dans le cou tandis que sa main se mit d’abord à caresser mes seins avant de prendre des chemins plus obscures. Mon cœur s’accéléra, et bien malgré moi, mon excitation grandit. Les mains dans son dos, j’eus la soudaine envie de laisser les choses aller. Qu’il se presse un peu plus sur moi, qu’il enlève mes vêtements et ce qui restait des siens pour qu’on aille bien plus loin que de simples baisers et de simples caresses manuelles. Mes lèvres se perdirent même un instant dans son cou pour suçoter légèrement sa peau, montrant explicitement mon envie grandissante. Alors il était évident que dans des conditions normales, je me serais certainement laissé aller.
Sauf que nous n’étions pas dans des conditions normales. Tout ça à cause d’Ivan. Et de l’alcool certainement. Car voilà, dans le fond, j’étais pas spécialement prête à donner ma virginité, et aussi, cela me faisait penser à ce p’tit con de « pote » d’enfance qui avait osé me vendre comme objet sexuel à ses dealeurs pour avoir de la coke. Donc en gros, l’alcool me remit bieeen tout ça en tête, histoire de me rendre mal à l’aise. Car voilà, je me rendis compte alors de ce que je m’apprêtais à faire, avec un mec de soirée que je connaissais à peine, dans un lit qui n’était pas le mien. Alors brusquement, j’arrêtais ce que faisait ma bouche tout en attrapant la main de Rio avant qu’elle n’aille plus loin.

« Attend ! Je... »

De nouveau allongée sur le lit, je me mis à rougir avec violence tout en détournant les yeux. C’était bien la première fois que j’étais gênée – en général j’assumais tous mes choix et tout ce que je faisais. Mais là, je ne sais pas, c’était peut-être car c’était la première fois que j’avais ressenti une si forte attirance sexuelle envers quelqu’un. Assez forte pour me faire perdre mes moyens.

« Je... suis vierge, et, euh... je veux pas faire ça... comme ça... hm... ‘fin... dans d’autres conditions peut-être qu’on aurait put mais... pas là. Désolée. »

Le pire devait certainement être que je donnais des signes contradictoires entre mon corps et mes paroles. Ça c’était clairement du à mes envies et à ma raison. Mes envies dictent mes gestes, ma raison mes paroles. Et ma raison gagna. Ce dont, d’un certain côté, je fus extrêmement fière.


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MessageSujet: Re: [fini] alcohol, sex & drogs ► rioghbardan o'callaghan   Sam 22 Oct - 22:51


alcohol, sex & drogs
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Est-ce que je me suis fait des idées ? Je ne crois pas. Sincèrement, je ne pense pas. J'ai l'impression que ça a été ça, le vrai jeu de la soirée, en réalité. Se chercher, se rapprocher, faire tomber une à une les barrières que Poudlard avait dressées par principe entre nous. Parce qu'elles existent, parce qu'on ne se connaît pas, parce que ce soir est un moment hors du temps qu'on revivra jamais loin d'ici. Et elle a joué avec moi. Alors je ne cherche pas plus loin et laisse cette fête bizarre prendre la tournure qui me chante sans me poser plus de questions. Son attitude n'est pas un hasard. Et si c'en était un et bah... Non. Elle me suivra, il n'y a aucune raison. Mes lèvres se posent à nouveau sur les siennes, comme si on ne s'était pas arrêtés. Elle n'oppose pas la moindre résistance quand je la pousse sur le lit alors je prends ça comme un encouragement. Je n'ai rien inventé, elle voit la suite de la même façon que moi. Ça n'était pas dans mes plans quand je suis arrivé, pas plus quand elle est arrivée, elle, mais finalement je trouve l'idée intéressante. D'aussi loin que je me souvienne, c'est la première fois que ça se termine comme ça de mon plein gré. Je ne dis pas que je regrette toujours, que je ne prends pas un minimum plaisir quand certaines viennent me trouver mais je ne suis toujours que le pauvre idiot servant à ça. Là... Là j'ai dix-sept balais et comme tous les gars de mon âge, je crève littéralement d'envie devant une fille sublime. Ça n'empêche pas mes gestes d'être assurés par l'habitude. Je glisse dans son cou, achevant par la même occasion la découverte de son corps. Il faut bien reconnaître que c'est plus agréable encore que le spectacle qu'elle m'a offert tout à l'heure. Je ne pense plus à Shawna qui doit venir me chercher bientôt, je ne pense plus à l'armoire à glace qui m'attendait de l'autre côté de la porte et qui m'y attend peut-être encore... Il n'y a plus que nous dans cette chambre de môme. Le décor ne m'importe peu, j'ai appris à ne plus m'en formaliser. Je repousse machinalement une peluche qui roule jusqu'à nous avant de m'attarder sur son short. J'ai hâte que les choses s'accélèrent mais je ne fais rien qui pourrait la brusquer pour autant. Elle a parlé des vaines tentatives d'autres garçon alors j'imagine que c'est la première fois. Drôle de première fois. Qu'elle regrettera sûrement. Mais ça ne me regarde pas. Elle a l'air aussi enthousiaste que moi, c'est tout ce qui compte ce soir. Ses mains m'arrachent un frisson, ses lèvres réitèrent l'expérience. Il fait chaud, dans cette piaule, tout à coup !

Je m'apprête à déboutonner son short lorsqu'elle arrête mon geste. « Attends ! Je... » D'accord, on peut peut-être prendre un peu plus notre temps. Mais elle est drôle, elle ! Je n'ai aucune envie d'attendre. Elle se relaisse tomber sur le lit, visiblement mal à l'aise. Je sens venir la merde mais je refuse d'y croire pour autant. Son regard évite le mien, ses joues virent écarlates. Je vire une mèche de cheveux qui lui tombe devant les yeux. « Qu'est-ce qu'il t'arrive ? » Je m'en veux presque d'avoir posé la question. Je sais que la réponse ne me plaira pas. L'excitation retombe doucement. Quand bien même la fille est toujours aussi belle, son attitude a changé et celle-là me refroidit. Ça me gonfle, bien sûr. Et je lui en veux un peu. Je la vois d'ici se défiler après m'avoir filé tous les faux espoirs du monde. Je ne l'ai forcée à rien, si elle ne voulait pas, elle pouvait très bien le dire tout de suite. Je ne suis pas un monstre, je ne lui aurais pas sauté dessus ! « Je... suis vierge, et, euh... je veux pas faire ça... comme ça... hm... ‘fin... » Un soupir m'échappe alors que je roule lassement à coté d'elle. Je vois. D'un côté, dire que je ne comprends pas serait mentir. Bien sûr, c'était pas tout à fait comme ça que j'imaginais le truc, mais je comprends. Elle sait qui je suis, ce que je fais et n'importe quelle fille normalement constituée aurait envie de ça comme première fois. Se faire sauter par une pute à une soirée de merde, y'a plus engageant. Ma main passe sur mon visage avant de retomber mollement sur mon torse. J'essaye de calmer les battements de mon cœur mais c'est compliqué. Ouais, je comprends. « ...dans d’autres conditions peut-être qu’on aurait pu mais... pas là. » Même dans d'autres circonstances, je suppose que ça se serait fini comme ça. Rien n'aurait changé. C'est sûrement mieux comme ça... Ouais, sûrement. « Je vois. » Je ne suis pas énervé. Seulement un peu déçu. L'ascenseur émotionnel, c'est pas mon truc. J'aurais préféré qu'elle sache ce qu'elle voulait tout de suite, ça m'aurait évité ça. C'est frustrant. Un peu humiliant, aussi, j'avoue. Je ne le vis pas merveilleusement bien et ça doit se voir. Se ressentir, au moins. Une voiture klaxonne dans la rue mais je n'y fais pas attention. Je me redresse, m'assois et attrape mon tee-shirt. Je le remets à l'endroit. Nouveau klaxon. « Désolée. » Je me rhabille sans un regard pour elle. Ça aurait pu être pire. Elle aurait pu me dégager plus tard encore. « Laisse tomber. » Le chauffeur s'excite sans que je ne réagisse. C'est uniquement quand mon téléphone se met à vibrer dans la poche de mon pantalon que je réalise. Shawna. « Merde... » Ce n'est qu'un souffle à peine audible alors que je rejette l'appel. « Ça m'arrange de toute façon, faut que j'y aille. » C'est faux, bien sûr, et j'aurais bien fait poireauter mon taxi si elle me l'avait permis. Je pose les yeux sur elle un instant et finis par me détourner en secouant la tête, me dirigeant instinctivement vers la porte. « Bonne fin de soirée. » Comment elle la finira ? Avec qui ? Est-ce qu'elle a un endroit où dormir ce soir ? Autant de questions que je me pose mais que je repousse aussitôt. Ça n'est plus mes histoires. Sa place dans ma vie s'efface au moment où je quitte la chambre et c'est sûrement mieux comme ça. De toute façon, j'avais dit à Arabella qu'il n'y avait aucune raison que ma relation avec Rosenbach ne change, voilà au moins qui me donnait raison...
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maybe I’m crazy maybe I’m weak maybe I’m blinded by what I see. You wanted a soldier but it wasn't me 'Cause I could never set you free. So fly on your own, It’s time I let you go.
Rioghbhardan O'Callaghan
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