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 I thought we were friends ♦ Ash & Slo

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CE QU'IL FAUT SAVOIR

PETIT +

MessageSujet: I thought we were friends ♦ Ash & Slo   Mar 7 Juin - 20:17


I thought we were friends

Si seulement j'avais su lire dans les pensées, si seulement... Autant dire que cela m'aurait grandement simplifié la vie. L'année scolaire était terminée pour de bon, les examens bouclés, l'épreuve du bal en brunette - plus crédible en Marilyn Monroe qu'en Audrey Hepburn d'ailleurs - était passée - quasiment - comme une lettre à la poste. La perspective imminente des vacances et des retrouvailles avec toute ma marmaille adorée auraient dû me combler de joie, d'autant plus que mes cheveux, contraints à cette effroyable overdose de brun, avaient maintenant retrouvé une couleur bleu ciel, à mon grand soulagement - c'était bien gentil de jouer la reine des corbeaux, mais aux dernières nouvelles, je n'avais pas encore troqué mon nom pour celui de Jon Snow ! En somme, il aurait semblé tout naturel que je rayonne comme un soleil, gazouille comme un oiseau, mon quotidien ressemblant à s'y méprendre au ciel azur au dessus de ma tête. C'était sans compter sur Ashley. Ashley qui semblait me fuir comme la peste, m'évitant perpétuellement. Ashley qui me laissait sur attente, dans le flou le plus total depuis une semaine entière. Et enfin Ashley dont j'avais appris qu'elle n'avait rien trouvé de mieux à faire que d'aller travailler ses examens avec Nathan depuis son retour. Je n'avais pas relevé pour son attitude au bal et la façon dont elle m'avait congédiée prématurément, je ne m'étais même pas offusquée du peu de nouvelles qu'elle m'avait laissée durant ses longs mois d'absence. Tout ce qui m'intéressait était simplement de comprendre le fondement de son comportement, rien pas plus. Qu'est-ce qui avait changé depuis son départ ? Ashley n'avait pas pu décidé soudainement que la compagnie de Nathan surpassait la mienne, je flairais l'anguille en embuscade sous la roche. Ma vipère d'amie ne me laissant pas d'autre perspective, je décidais de la coincer le samedi matin, dès le saut du lit devant son petit déjeuner pour lui proposer une balade à Préaulard l'après-midi même. Mon hypothèse reposait sur le fait que, soucieuse de préserver les apparences, Ashley ne refuserait pas cette occasion de partager un moment avec moi. Elle ne l'avait jamais fait auparavant. Elle mordit à l’hameçon. Dès lors que je l'avais harponnée, il était hors de question de laisser filer ma prise. Je comptais bien la ferrer et lui faire avouer tous ses secrets.
L'après-midi était chaude, moite, lourde, digne d'une promesse d'été anglais orageux. L'ambiance entre Ashley et moi ? Pas mieux. Lourde mais tout juste tiède, pas de réelle présence de chaleur humaine. Frustrant. J'avais le sentiment dérangeant que la fille avec laquelle j'avais partagé ses cinq dernières années se trouvait là, à portée de main, mais qu'une sorte de foutu malaise, de foutu mur émotionnel invisible à l’œil nu nous gardait à l'écart l'une de l'autre. Chaque mot arraché à Ashley sonnait faux et vide de sens. Je parlais dans le vide, ou plutôt, je parlais à un mur. Mais même le mur de Berlin avait fini par tomber un beau jour... Et je me sentais prête à démolir la muraille de Chine si c'était là ce qu'Ashley avait bâti entre nous.
Coûte que coûte, il fallait que je comprenne, que j'atteigne l'autre côté. Pas question de laisser cinq années sombrer dans l'oubli si facilement.

« Qu'est-ce qui se passe, Ash ? Qu'est-ce qui t'arrive ? »

Nous atteignons le centre de Préaulard et moi, j'atteignais mes limites. Mes questions étaient tombées brutalement comme deux boulets de canon au milieu d'une conversation sur le beau temps, et la pluie qui ne manquerait pas d'arriver. En ce qui me concernait, les nuages s’amoncelaient déjà. Je regrettais un peu de me montrer aussi brusque, aussi pressante, mais si j'avais bien appris une chose d'Ashley depuis ces cinq dernières, c'était qu'elle ignorait tout de la subtilité. Autant jouer carte sur table.

« Tu te comportes de manière totalement étrange depuis ton retour, c'est un fait. Ce que je voudrais savoir c'est... Pourquoi ? » demandais-je avec plus de délicatesse.


Dernière édition par Sloane M. O'Connor le Lun 20 Juin - 22:53, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: I thought we were friends ♦ Ash & Slo   Dim 12 Juin - 23:28

I thought we were friends

Sloane M. O’Connor





J’ai évité Sloane le plus possible. Et le peu que je la voyais, je tentais de me montrer comme avant, mais je ne pouvais pas m’empêcher d’être un peu plus froide, un peu trop détachée. Je ne pouvais m’empêcher de la rejeter subtilement car je n’y arrivais pas. Je n’arrivais pas à lui parler, et je ne voulais pas l’impliquer là dedans. C’était ma merde. Je devais m’en sortir seule. Du moins, c’était ainsi que je pensais. J’avais toujours fonctionné ainsi. Je ne parlais pas de mes problèmes, c’était les miens, pas ceux des autres. Alors quand j’en avais, j’avais pour habitude de rejeter tous le monde pour me protéger. Ce que mes parents détestaient d’ailleurs, car ils voulaient être présents pour moi, mais si je les rejetais ils ne pouvaient pas faire grand-chose. De surcroit, ils se vexaient. J’essayais d’aller vers eux, c’était bien les seuls à connaître mon passé pourrave, mais je devais dire que parler de mon presque-viol était quelque chose d’extrêmement difficile.
Ce sentiment de vulnérabilité avait été affreux. Ne pas pouvoir me contrôler, ni contrôler la situation, se faire manipuler, trahir, toucher... Je pouvais encore sentir des picotements aux endroits où leur main de connards m’avait touché. Je pouvais encore sentir leur souffle, chaud et putride, sur mon visage et ma peau. Non, ce n’était pas une expérience que je souhaitais partager.
Cependant, je savais Sloane extrêmement têtue, et je savais aussi qu’elle sentait que je cachais quelque chose derrière mon mal-être. Ce que je redoutais, c’était la confrontation. Jusqu’à ce matin, elle m’avait laissé tranquille. Elle m’avait laissé dans mon monde, à me torturer mentalement pour oublier ces images – quoique je ne pourrais jamais les oublier – à tenter de paraître la même qu’avant alors que j’étais bien loin de la pétasse que j’étais. Oh bien sûr cela ne durera pas indéfiniment, mais pour le moment... il fallait me laisser le temps.
Ce matin donc, j’avais continué ma routine habituelle. Des pompes, des abdominaux, et des tractions avant de prendre une bonne douche froide. La différence résidait dans le fait que je n’arrivais pas à tenir le même rythme qu’avant. Durant ma suspension, j’avais quasiment rien mangé et j’avais perdu un poids non négligeable. J’avais réussi à me remettre sur une courbe normale, mais mes muscles le ressentaient et avaient plus de mal à redevenir ce qu’ils étaient. Ensuite, j’étais allée manger avec les autres élèves, bien que je n’arrive pas à manger beaucoup là encore. Et c’est ce moment-là, alors que j’étais en plein moment intime entre moi et une biscotte de confiture, que Sloane me harponna. En effet, elle m’invita à une petite sortie entre copine à Pré-au-lard dans l’après midi. C’est en serrant les dents que j’ai accepté, puisque d’ordinaire je n’aurais pas refusé pareil offre. Je m’étais donc efforcée un sourire alors qu’elle repartait pour sa table, et au fond de moi une peur sourde m’avait envahi. Le pressentiment que j’allais devoir me confronter à elle dans l’après midi me sauta aux yeux. C’était écrit. Il était clair qu’elle allait enfin me poser des questions sur mon attitude, ce qui me coupa net l’appétit. Reposant ma biscotte, c’est très lentement que je finissais ma bouchée, les yeux baissés fixant un point invisible.

En ce début d’été, la journée était déjà bien chaude et moite. C’est avec plaisir que je laissais le soleil chauffer ma peau tandis que nous nous dirigions vers Pré-au-lard, Sloane et moi-même, dans un silence tout aussi lourd que cette journée, chargé d’orage et de pluie. Une ambiance qui donnait plus l’envie de s’enfuir en courant pour aller s’enterrer dans un petit trou de souris plutôt que d’aller faire du lèche-vitrine avec une amie de longue date. Enfin, longue date... depuis 5 ans, en somme.
Cependant, Sloane ne put attendre plus longtemps. Alors que nous atteignons le centre de pré-au-lard, sa question fusa tel un tir fratricide, un coup dans le dos, en traitre. Cinglante, tranchante comme la lame d’un couteau superbement aiguisé. J’encaissais en silence, toujours avec mon habituel air neutre bien qu’au fond, sa question me transperçait de part en part. Je ne répondis pas tout de suite. A vrai dire, je ne savais pas quoi répondre. Qu’est-ce que j’allais bien pouvoir lui dire ? Toute la vérité, rien que la vérité ? (Tss, ce serait bien trop facile non ?). La griffon se reprit en me parlant avec plus de délicatesse, me demandant pourquoi j’étais si différente depuis que j’étais rentrée. Pourquoi je me comportais si bizarrement.
Alors je m’arrêtais. Instinctivement, j’enclenchais un mécanisme de défense, qui n’allait certainement pas lui plaire. Tout ce que j’espérais, au fond, était qu’elle serait plus butée que moi.

« En quoi cela te concerne ? C’est ma vie, pas la tienne. Tu devrais te mêler de tes oignons. »

Réponse sèche, qui se voulait froide, cinglante, et aussi détachée. J’avais parlé avec calme, un calme qui aurait le don de mettre en rogne n’importe qui. En moi, je sentais que mes propres paroles me blessaient. Au fond j’avais bien envie de tout lui déballer, mon passé avec mes différentes familles d’accueil, ce qu’il s’est passé pour que je me fasse suspendre. Des choses que je ne dis jamais, des choses que personne, mise à part mes parents ne sont au courant. Malheureusement, pour que je déballe tout ça, il fallait briser mes défenses une à une. Il fallait me mettre à nu, il fallait s’acharner, m’attaquer. Il fallait prendre un marteau et frapper ses murs de brique épaisse que je bâtissais au fur et à mesure entre moi et les autres. Car je me disais que le mieux pour ne pas être blessée était de ne pas s’accrocher.
Malheureusement, s’accrocher était un comportement humain, et je n’échappais pas à la règle.

« Je vais parfaitement bien. »

Mensonge, MENSONGE EHONTE. Alerte, alerte, nous avons une mythomane dans nos locaux, je répète, nous avons une mythomane dans nos locaux.

« De toute façon, si j’avais des problèmes, si je ne t’en parle pas c’est que je n’ai pas envie de t’en parler. »

ALERTE, ALERTE, la mythomane s’infiltre dans les circuits informatiques principaux, j’appelle à une extraction ILLICO PRESTO ! Rha lala si ça marchait comme ça...

« Alors, cesses tes questions et continuons notre balade par cette belle journée sans qu’elle ne soit gâchée par des suspicions infondées. »

Et je repris la marche. Je mentais effrontément, moi qui étais d’ordinaire si franche, même trop franche, je me surprenais de plus en plus à mentir. En règle générale, je mentais sur moi-même pour éviter à devoir dire l’horrible vérité. Une vérité que, au fond, personne n’a envie d’entendre. Après tout, la vérité fait toujours mal. Personne n’aime la vérité.






Dernière édition par Ashley M. Rosenbach le Mer 14 Déc - 16:30, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: I thought we were friends ♦ Ash & Slo   Lun 20 Juin - 22:50


I thought we were friends

Ça m'énervait. Ça m'énervait prodigieusement qu'Ashley puisse me mentir avec autant de facilité. C'était sûrement prétentieux, sans doute même. C'était arrogant, égocentrique, mal placé et pourtant je croyais bel et bien qu'à moi, elle montrerait une faille, n'importe quoi, un petit quelque-chose qui traduirait une once d'hésitation. Un geste, un regard, un mouvement de lèvre... n'importe quoi. Nada. Je me confrontais à la froideur de ce visage pâle, et je jure que si le frapper avait pu y ramener un semblant d'émotion, je n'aurais pas hésité à démonter la gueule d'Ashley. Je m'inquiétais. J'avais tous les droits de m'inquiéter. En tant qu'amie, j'en avais même le devoir. J'étais peut-être la seule qui pouvait tout entendre, ou plutôt, qui était prête à tout entendre la concernant, tout digérer en bloc, sans juger ou faire les yeux ronds. Il y avait tout un tas de zones d'ombre dans la vie d'Ashley concernant lesquelles je n'avais jamais demandé la moindre précision, le moindre petit éclaircissement aussi insignifiant fût-il, et bien que j'en connaisse un bout sur sa vie, la curiosité me titillait parfois de lui demander carte sur table quels secrets à la con elle pouvait bien vouloir cacher sous ses airs d'enfant terrible. Parfois, j'en venais à croire que je ne la connaissais pas vraiment. Mais des jours comme celui-là, j'étais parfaitement consciente de la connaître comme personne d'autre à Poudlard.
Ashley ne voulait pas me parler, évidemment qu'elle ne voulait pas, et bien sûr que tout allait bien, très bien même ! Ma motivation ne s'en trouvait que plus grande pour lui extirper les mots de la bouche, un par un, en les décrochant de sa langue lettre après lettre. Consonnes après consonnes, voyelles après voyelles, j'obtiendrai ce que je voulais. Car ce n'était pas là une zone d'ombre comme une autre, ça non. Celle-ci, je pataugeais en plein dedans et il y faisait si sombre que j'avais peur de ne plus retrouver la surface. Depuis une semaine, j'avais l'impression de m'engluer, je faisais du sur place. Ashley était partie il y avait des mois. Elle m'avait laissé le temps de me rapprocher de Callie et de Lloyd, ce que je ne regrettais pas - même pas quand il s'agissait de sauver les miches du serpent à sonnette en se prenant quelques torgnoles au passage -, mais ce que je voulais, à cet instant précis, c'était retrouver ma meilleure amie, Vador, la chieuse qui n'en faisait qu'à sa tête depuis cinq ans. C'était trop facile de se perdre pour de bon, facile comme un "cesses tes questions", facile comme de céder.
Tandis qu'Ashley s'éloignait déjà, je demeurais sur place, immobile. J'étais sous tension. Parce-que je cogitais depuis une semaine, et parce-que la peur de perdre Ashley se transformait en boule de frustration aiguë qui dansait la polka au fond de mon ventre à chacun de ses mots. Je ne la suivais pas, pourtant je ne faisais que la regarder, avec une incompréhension grandissante dans le regard. Ne me souciant guère de ses phrases précédentes, je continuais droit sur ma lancée !

« On n'a jamais vraiment eu d'explication claire concernant ton renvoi tu sais. Il y a pas mal de rumeurs qui courent, l'une d'entre elle est peut-être vraie qui sait. L'implication de la drogue est une variable récurrente. On dit même que tu aurais fait une overdose, quelle connerie... Moi je sais que tu ne touches pas à ses merdes ; pas pour ta consommation personnelle en tous cas. Alors, est-ce que tu vas te décider à me dire pourquoi tu t'es fait virer ? »

Ma voix était calme et maîtrisée malgré une envie grandissante de hausser le ton
J'avais bien l'intention de poser mille questions si c'était nécessaire, de me répéter, encore et encore, inlassablement, d'insister jusqu'à l'épuisement. J'irais jusqu'à me disputer avec Ashley s'il le fallait, je la secouerais comme un poignet, lui hurlerait dessus, la harcèlerait encore et encore. Tôt ou tard, je saurais. Cela pouvait se faire dans une semaine, dans un mois peut-être. Ou cela pouvait se faire ce jour-ci. A choisir, c'était bien préférable. Nous gagnerions du temps toutes les deux. Allez Ashley, fais un effort !

« Ne me fais pas croire que tout va bien Ashley, pas à moi. Ne me fais pas cet affront s'il te plaît... Tu crois que je ne sais pas quand tu mens ? Ou quand tu vas mal ? »


Là encore je me félicitais de ma voix, qui, si elle dénotait une touche de colère, tenait assez bien la route. Si Ashley continuait de me prendre pour une conne, je ne savais pas vraiment si j'aurais la réserve nécessaire à une zénitude infaillible...
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MessageSujet: Re: I thought we were friends ♦ Ash & Slo   Mer 29 Juin - 0:51

I thought we were friends

Sloane M. O’Connor






Elle ne me suivit pas. Dieu, que j’aimerais qu’elle me suive simplement, se la ferme et cesse de poser des questions. Moi voilà, ce n’était pas dans la mentalité de Sloane. Non, Sloane était ce genre de personne qui ne lâchait pas l’affaire. Tel un pitbull avec le tibia d’un passant, Sloane me tiendrait la jambe jusqu’à ce qu’il ne reste plus que des lambeaux de chair. Très franchement, je préfère ma jambe entière, mais j’étais aussi du genre maso. Ouais, même si je savais très bien quel avenir elle réservait à ma pauvre jambe sans défense qui ne voulait qu’avancer et s’amuser à Pré-au-lard, je n’étais moi aussi, pas du genre à lâcher prise aussi facilement.

« On n'a jamais vraiment eu d'explication claire concernant ton renvoi tu sais. »

Je m’arrêtais. J’aurais très bien pu continuer mon chemin, j’aurais très bien pu la laisser parler, l’ignorer, simplement hocher la tête en guise de « oui, t’as raison, brave petite fifille ». Mais pourtant, je m’arrêtais. Pourtant, je ne lui chie pas dessus comme je devrais le faire pour avoir la paix – ou pour que l’on oublie les parlementassions pour directement passer aux coups de poings. Pourtant, je l’écoutais. Oh certes, je lui tournais toujours le dos, montrant bien mon opposition à cette discussion qui ne mènerait à rien – du moins, je l’espérais. Mais je l’écoutais quand même déblatérer. Je l’écoutais quand même se demander la raison du pourquoi.
Elle fit référence aux rumeurs, ce qui me fit lever les yeux aux ciels. Sérieusement, depuis quand une rumeur était-elle fondée ? Depuis quand une rumeur pouvait être la vérité ? Tout ce à quoi se base les gens qui font ces rumeurs c’est l’apparence, des paroles sorties de leur contexte, des scènes dont ils ne connaissent ni le début ni la fin, ni encore ce que cela peut être en réalité. En somme, ce n’était que pur fiction, rien d’autres. Et que Sloane dise qu’il se peut que l’une d’entre elles soient vrais, cela me révolta quelque peu. Je la pensais moins naïve que cela. Je la pensais plus intelligente, avec plus de réflexion. Je ne la voyais pas comme une fille qui se laissait distraire par des rumeurs idiotes, elle était plus du genre à aller voir par elle-même. Et pourtant...
Elle fit allusion à des overdoses. J’étais certaine que les rumeurs tournaient surtout autour de la drogue. Cela avait été toujours le cas. La drogue, et parfois-même le sexe. Bon, certes, je faisais quelques fois des réflexions particulièrement osées à Winslow car il avait ce côté sexy du professeur autoritaire qui faisait son petit effet, mais mise à part ça, s’ils savaient vraiment, ils ne parleraient pas comme ça. J’étais vierge, et les seules toxines que j’introduisais dans mon organisme étaient du tabac et du chocolat. Ils seraient bien déçus, tous ces colporteurs de mensonges, s’ils savaient tout ça. Dans tous les cas, je savais au moins qu’il y avait une personne qui croyait en mon innocence : c’était Sloane. D’ailleurs, elle en fit la remarque. Elle savait que je ne consommais pas de drogues. Certes, des fois je jouais le rôle de la passeuse, un intermédiaire pour certaines personnes. Parfois on m’offrait de quoi me faire planer suite à une ancienne dette et j’étais obligée de la liquider en la vendant à quelques personnes dépressives. Mais jamais je n’y avais touché. Tout ça à cause de mes parents adoptifs, et de ce qu’ils m’ont fait indirectement. C’était à cause de mon contact prolongé avec la drogue durant ma gestation et mon enfance que j’étais hyperactive avec des crises de colère, et un déficit de l’attention. Comment veux-tu être une bonne élève avec tout ça ? Tsss.
Sa voix était calme. D’un calme qui m’irritait, à vrai dire. J’aurais préféré qu’elle me hurle dessus, pour que je puisse lui hurler dessus. Mais elle était calme. Je pouvais être calme. Mais là je n’avais pas spécialement envie de l’être. Et Sloane ne me permettait pas, actuellement, de péter un câble – pas tout de suite, tout du moins. C’était comme une sorte de défis : laquelle de nous deux craquera en première, laquelle de nous deux haussera le ton, et frappera l’autre. Moi, je misais sur Sloane.
Je me suis alors retournée. Je la jaugeais droit dans les yeux, avec ma face la plus calme possible, la plus impassible. Je refusais de montrer quoique ce soit. Pourtant, j’en avais bien envie. Dieu, que j’en avais envie. Mais j’avais un trop gros égo, j’avais une trop grosse fierté, et si ce n’était pas la drogue et les mauvaises fréquentations qui me tueraient, ce sera certainement ma fierté. Du style « DIS QUE J’AI RAISON OU J’TE TUE – NEVER *Ashley mourut, poussée du haut de Big Ben, écrasée comme une crêpe sur le trottoir avec quelques garnitures qui fait bien joli et mignon* ».
Sloane reprit la parole. Sa voix avait prit une certaine teinte colérique alors qu’elle se voulait calme. C’était limite si elle ne me suppliait pas de tout lui dire, d’arrêter de faire ma mauvaise tête. Mais ça ne marchait pas comme ça. Certes, elle me connaissait bien – trop bien même – elle pouvait savoir quand j’allais mal alors que je suis quasiment une experte du camouflage (du moins, avant ma suspension), et elle réussissait à savoir quand je mentais aussi, quelque fois. Ce qui était assez rageant. Je mentais assez rarement, sauf pour me protéger ou par fierté, et quand je le faisais, j’aimais à savoir que tout le monde me croyait – vu que quand je dis la vérité personne ne me croit.

Je fis un pas, puis un deuxième, très lentement, avant de m’arrêter, droit devant elle.

« Non, t’as raison, je ne vais pas bien, » enfin une révélation franche ? Oui et non, attendez la suite. « T’entendre te plaindre que je ne te parle pas assez sur ma pauvre vie de camée, ça me fait chier. Royalement. Tu peux pas te contenter de ce que tu as, de vivre simplement comme la naïve petite personne colorée que tu es ? C’est moi la sombre fille qui parle à personne et qui a une vision réaliste de la vie, toi t’es censée être la p’tite fille qui sourit à tout va et qui crois que l’argent pousse dans les arbres. »

Je levais les yeux au ciel, montrant bien à quel point cela me faisait chier en effet. Elle pouvait pas juste gambader joyeusement dans l’herbe comme si les fleurs chantaient et les oiseaux dansaient. Ou l’inverse, je sais plus trop. Se rouler dans les feuilles en riant comme une fille qui avait consommé un peu trop de LSD (et pas LCD hein).

« Mais non, il faut que madame fasse sa chieuse ! Tu fais ta crise de l’adolescence ou quoi ? Restes dans ton monde, le mien n’est pas fait pour toi, tu n’y survivrais pas. »

Ca c’était la pure vérité. Mon monde était dangereux, sombre, qui ferait peur à n’importe qui, qui ferait fuir n’importe qui, et je ne voulais pas l’immiscer dans mon monde en lui racontant l’horrible vérité.

« On se débrouillait si bien, avant. »

Cette dernière phrase était ponctuée d’une petite touche de tristesse et de nostalgie, comme si je regrettais un peu le passé – ce qui, pour dire vrai, était la vérité. Je poussais un soupire las. Je sentais que ça n’allait pas se terminer aussi facilement.







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MessageSujet: Re: I thought we were friends ♦ Ash & Slo   Mer 29 Juin - 3:31


I thought we were friends

Mon cœur avait quitté la ligne de départ dès le premier couplet d'Ashley. Un sprint effréné, à s'en faire éclater les poumons comme des ballons d'air. Silencieuse, j'encaissais les coups, un arrière goût amer de rancoeur grandissante dans la bouche. Et les coups continuaient de pleuvoir, encore et toujours. La froideur méthodique d'Ashley me révoltait. Je ne voulais pas croire qu'elle pensait toutes ses paroles. Je ne pouvais pas croire qu'elle n'en pensait aucune. Dans la bouche d'un autre, ses mots m'auraient laissée de marbre. La population magique connaissait peu de chose de ma vie irlandaise. Envie de causer sang de bourbe ? Pétage de nez en règle. Insulter ma famille ? Bombe atomique administrée en suppositoire. Me charrier ? Se moquer de moi ? De mes cheveux ? Cracher sur mon univers épileptique ? Recadrage pour la forme. Ashley, c'était différent. Personne à Poudlard n'en savait plus à mon sujet. Je lui faisais confiance, à elle, je lui confiais mes peines, mes angoisses, mes colères, sans vraiment penser qu'un jour elle trouverait le moyen de me balancer de telles inepties à la gueule. Pour l'amour du ciel ! Elle savait ! Mieux que personne, elle savait que je ne me limitais pas seulement à ce personnage de cartoon auquel tout le monde me cantonnait - parce-que cela m'arrangeait bien. Tous, ils pouvaient bien dire ce qu'ils voulaient de moi. Ashley avait perdu ce droit le jour où je lui avais ouvert les portes de mon monde, pavé de sucreries multicolores, à cacher les ombres derrière les arcs-en-ciel. Son insécurité chronique n'était pas une excuse. Mon visage s'était entièrement fermé. Le coup de grâce ne tarda pas à tomber. Avant... Je serrais les poings si fort que l'idée me traversa l'esprit que mes jointures puissent céder pour de bon. Mes ongles lacéraient mes paumes, je m'en foutais. Ashley avait prononcé le mot magique et c'était vraiment de trop. Elle semblait s'attendre à ce que je la frappe au visage. Mon genou la cueillit à l'estomac, la pliant en deux. Quelques passants nous jetèrent un regard mi-curieux, mi-éberlué et je fixais Ashley tenter laborieusement de reprendre son souffle. Mais je n'étais qu'une poupée multicolore bonne à sourire et à gambader gaiement dans les près, pas vrai ? Une vraie princesse Disney baignant dans l'opulence. Mes coups ne pouvaient pas faire si mal que ça. Mon père était le roi Barbapapa, et ma mère la reine Bubblegum. Mes frères et sœurs avaient chacun leur propre palais de guimauve et chocolat. Les dépenses ne posaient jamais problème et je ne reprisais jamais mes fringues à la main pour éviter de dilapider les salaires paternel et maternel. Mais quelle idée ? J'étais vraiment trop perchée pour comprendre quoique ce soit au mauvais thriller qu'était la vie d'Ash !

« Avant quoi ? »

Elle se redressait tout juste. Je la giflais, impassible aux regards extérieurs. Elle tenait à jouer ? J'enfilais mes gants et rentrais dans le jeu. Je lui fonçais dedans. Quelqu'un avait quelque-chose à y redire ? Non ? Parfait.

« Dis moi ! Avant quoi, Ashley ? Allez, un peu de nerf ! Tu n'attendais que ça ; que je te frappe. Alors maintenant tu pourrais juste passer à table ou gagner du temps en me sautant à la gorge. Ce serait pas la première fois que tu me tabasses... »

Je faisais évidemment référence aux nombreuses crises d'Ashley, celles durant lesquelles, trop loyale pour partir, j'avais à de maintes reprises subi sa fureur destructrice. Je ne la blâmais pas pour cela mais en revanche, je brûlais de la voir réagir.

« A moins que tu préfères que je te cogne comme un punching-ball jusqu'à ce que tu craches le morceau. Comme quoi, on en cogne des choses au pays des Bisounours... On est pas très futés, on connaît pas grand chose à la vie réelle ! Mais cogner, on sait faire. Et si notre amitié est de l'histoire ancienne, foutu pour foutu... » sifflais-je, non sans amertume.
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MessageSujet: Re: I thought we were friends ♦ Ash & Slo   Mer 29 Juin - 21:21

I thought we were friends

Sloane M. O’Connor






Je me suis attendue à un coup de poing, à une bousculade, ou encore à une gifle. Mais je ne m’attendis pas à un coup de genou dans le bide. La surprise, ainsi que le coup, me coupa le souffle, tandis que la douleur montrait le bout de son nez, perfide douleur, sournoise ennemie. Je grimaçais. Encore une fois, je maudissais ma constitution. Auparavant, ce simple coup m’aurait fait mal quelques secondes mais je m’en serais remise très vite, et la personne en face de moi aurait eut un retour particulièrement cuisant avant même qu’il ne dise « ouf » ou n’ose prendre une inspiration pour parler. Avant, Sloane n’aurait pas eut le temps de terminer sa petite intervention « avant quoi ? » qu’elle se serait déjà prit un coup dans le menton suivit d’un croche patte qui l’aurait mis à terre, où je pourrais lui donner des coups de pied répétés dans le ventre. Aujourd’hui, du fait de mon inactivité de plusieurs mois et de ma petite grève de la faim, j’étais moins endurante, plus fragile. Bien que j’ai repris le sport, je n’avais pas la bonne alimentation qui allait avec, et je devais dire que sport + mauvaise alimentation = problèmes de santé. Mais j’avais du mal à me forcer, et je ne pouvais pas vivre sans sport – du moins, quand je ne traverse pas une dépression de la mort qui tue.
Reprenant difficilement mon souffle, ignorant du mieux que je pouvais ma douleur, je me redressais lentement pour éviter de relancer trop vivement ma douleur. Cependant, à peine avais-je le dos droit que Sloane m’assainie une jolie petite gifle. Elle claqua, m’assourdissant légèrement tandis que ma tête suivit le mouvement. Des picotements se firent très vite sentir à l’endroit où sa main était entrée en contact avec ma peu, et certainement qu’une légère rougeur devait déjà apparaître. C’était ça le problème avec les peaux de blanches. Je pouvais très bien ne pas me choper de coup de soleil par 35°C, mais par contre dès qu’on me frappait, je marquais plus vite que les Serpentards au Quidditch.
Alors qu’elle reprenait la parole, je sentis mon cœur battre de plus en plus vite. Je sentis mes poings se serraient, et se serraient encore plus fort comme s’ils voulaient aller rencontrer mes os. Ma vue se brouilla légèrement, tandis que ma respiration se fit plus saccadée, plus secouée, hachée. Bref tous les adjectifs qui signifiaient la même chose, j’vais pas vous en faire un dessin. En plus je suis nulle en dessin. Bref. Tous ces éléments signifiaient qu’une chose : si cela continuait ainsi j’allais faire une crise de colère, et Sloane était en plein dans la ligne de mire.

« Ce serait pas la première fois que tu me tabasses... »

Cette phrase retentit dans mon esprit comme l’écho d’un caillou qui tombe dans une eau ordinairement calme. Cela me remit en mémoire les nombreuses fois où j’avais ordonné à Sloane de se casser, d’aller le plus loin que possible de moi et de me laisser seule. Et où elle refusait d’obéir. Où je ne pus me contrôler et où je m’étais jetée sur elle pour la tabasser. Elle pouvait se débattre, elle pouvait me frapper, me faire le plus de mal possible ; dans ces moments-là j’étais capable de courir après quelqu’un avec hargne alors que ma cheville était pétée. Pour dire à quel point je ressemblais à une folle – ou à un zombie, ça marche aussi. Cette phrase eut le don – merveilleux don – de me calmer. Ma vue redevint à peu près normale tandis que je sentis mon cœur cesser de vouloir jaillir de ma poitrine comme un extraterrestre en gestation.
Cependant, je sentais que la crise n’était pas totalement passée, et j’espérais grandement – en vain, je le sentais bien – qu’elle resterait juste une menace qui ne se mettrait pas en application.
Sloane reprit la parole, inlassablement. Moi ? Servir de punching-ball ? Certainement pas. C’était plutôt elle qui allait se faire passer à tabac si elle continuait comme ça. Et je le regretterai, évidemment, comme toutes ces autres fois où je ne pus me retenir de lui foutre coup de poings et coup de pieds. Bien ironique de menacer Lloyd d’une mort atroce s’il frappait Sloane, sachant que je ne pouvais m’empêcher de moi-même lui faire du mal.
Sloane reprenait mes propres paroles avec une ironie flagrante, mais aussi une sourde colère, froide, glaciale, qui menaçait d’exploser très vite. Je l’avais clairement mis en colère avec les absurdités que je lui avais sorties, et au fond de moi je m’en voulais un peu. Car je savais pertinemment qu’elle était bien plus qu’une midinette multicolore, tout comme je savais pertinemment qu’elle ne roulait pas sur l’or. Moi non plus tu m’diras, mais j’étais fille unique, c’était bien plus simple financièrement parlant.
Et puis vint la phrase fatidique.

« Et si notre amitié est de l'histoire ancienne, foutu pour foutu... »

La gifle partit d’elle-même, toute seule, indépendamment de ma volonté. Elle s’écrasa sur la joue de Sloane avec quasiment la même vivacité que la claque qu’elle m’avait donné il n’y a même pas quelques minutes. Notre amitié, foutue... Je ne savais pas trop. Je ne savais que dire. Cette phrase remplaça bien vite la première, se répercutant en écho dans mon esprit comme s’il n’y avait rien d’autres que cette phrase, comme si mon cerveau était vide, creux – ce que beaucoup de gens pourraient approuvés d’ailleurs. Etait-elle foutue ? Si oui, qu’est-ce que ça me ferait ? Je sentis soudainement une petite pointe dans mon cœur, comme si on le pinçait avec des griffes acérées. Léger, et pourtant aussi percutant que sa gifle.
Me secouant mentalement, un faible sourire – ni joyeux, ni sournois – se dessina lentement sur mon visage alors que j’ouvris la bouche pour parler.

« Foutue. »

Je marquais un petit temps, comme si j’y réfléchissais sérieusement. A vrai dire oui, j’y réfléchissais sérieusement. Etait-elle vraiment foutue ? Je me reposais la question, encore et encore, dans mon pathétique cerveau. Etait-elle foutue, cette relation ? Si oui, ce serait entièrement ma faute.

« T’as raison. Elle est probablement foutue. De toute façon, on n’est bien trop différentes. On ne devrait pas être amies. Quelle idée d’ailleurs, d’avoir été amies. » Je secouais lentement la tête, toujours avec mon faible sourire. « Vas donc gambader et te chercher des amis bien plus joyeux – d’ailleurs, tu l’as déjà fait il me semble. »

Je faisais bien évidemment référence à Callie. Bien sûr que j’étais au courant. J’étais au courant de tout. Non seulement je les avais vu, mais j’avais aussi entendu dire que depuis mon départ elles s’étaient beaucoup rapprochées. Jalouse ? Possible. Mais je ne l’avouerai jamais.

« Puisque de toute façon tu as mieux à faire, mieux comme amies, je pense qu’on devrait en rester là. De toute manière, je vis mieux sans toi. »

Et voilà, la dernière réplique sanglante, tranchante, meurtrière. Je ne le pensais pas vraiment. Je mentais effrontément. J’étais beaucoup attachée à Sloane. Mais je savais à quel point j’étais une amie horrible. Elle méritait mieux que ça. Elle méritait mieux que moi. C’est tout.







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MessageSujet: Re: I thought we were friends ♦ Ash & Slo   Lun 11 Juil - 5:41


I thought we were friends

Ma main se posa sur ma joue meurtrie. Ni vraiment surprise ni indignée par le geste d'Ashley, j'attendais que la douleur cesse d'elle-même. Celle-là, je ne l'avais pas volée. Je n'avais pas fait les choses à moitié et ma paume demeurait toujours imprimée sur le visage de la vipère. A présent, nous étions deux dans ce cas-là... Je m'étonnais presque de ne pas avoir finie clouée au sol, balayée par une revancharde. Ashley ne faisait pas vraiment dans la dentelle habituellement, ce qui ne faisait que renforcer mon désir de découvrir le pot aux roses, de la faire avouer pour enfin mesurer pleinement l'étendue du désastre. Jusque-là, je me faisais l'effet d'une funambule avançant les yeux bandés, très loin du sol, sans balai ni sombral de compagnie auxquels me raccrocher - le moment propice pour tester mon aérodynamisme naturel. Ashley semblait vouloir me précipiter dans le vide.

« Foutue. »

Rien n'était plus meurtrier que les mots, paraissait-il. Un mot, deux syllabes, six lettres. Un uppercut en pleine poitrine. Foutue... Je secouais la tête, songeant sérieusement à faire taire Ash à coups de poings. Foutue. Bordel ! Comme si j'avais pu penser un traitre mot de ma dernière phrase... Foutue ? Notre amitié ? La sentence tomba. A la réflexion, j'aurais préféré goûter le pavé que d'entendre ça. Ashley allait mal, je le savais. Ça ne lui donnait pas le droit de renier notre amitié avec tant de virulence, et encore moins celui de prétendre que je l'avais remplacée. Je ne savais fichtrement pas comment elle avait noté mon rapprochement avec Callie et pour être honnête, je m'en foutais. C'était injuste de me balancer ça au visage. Callie était là. Elle était là pour moi après qu'Ashley ait déserté. Qu'est-ce que j'aurais dû faire d'après elle ? Me murer dans le silence et pleurer chaque jour son départ ? Non, elle n'avait vraiment pas le droit de m'accuser, ne serait-ce qu'à demi-mot d'avoir... tout simplement continué à vivre !

« De toute manière, je vis mieux sans toi. »

Le coup de grâce, ni plus ni moins. Des milliers de volts dans la poitrine. La cage thoracique cramée, les poumons partis en fumée et le cœur en cendres. Momentanément, je n'étais plus que douleur

« Mais ferme la ! »

Ma voix était plus fêlée que je ne l'aurais voulu, plus fragile, mais toute mon énergie était concentrée sur la consigne de ne pas étriper Ashley. J'exultais de ne pouvoir déverser ma colère sur elle, mais si je recommençais à la frapper, je n'étais pas certaine de pouvoir m'arrêter si facilement.

« Bordel, c'est pas possible d'être aussi stupide ! » crachais-je en attrapant Ashley par les épaules. « Je ne veux pas d'autres amies, je te veux toi ! Quoi que tu dises, quoi que tu fasses, c'est TOI le plus important ! »

Je fermais les yeux un instant, cherchant à calmer mon esprit en ébullition. Mes ongles étaient si enfoncés dans la chair d'Ashley que je m'attendais presque à les trouver ensanglantés en les retirant. Mes cris avaient attiré les curieux, qui observaient de loin, l'air de rien. Cela avait le don de m'agacer. Il me semblait encore préférable de régler mes comptes dans l'enceinte du château, puisqu'à Poudlard tout finissait de toute façon par se savoir... Autant faciliter un peu la vie de Burgess en la laissant connaître mes déboires une heure plus tôt. Et au passage, combler la soif de potins de Noel en lui offrant une authentique dispute en direct. J'étais très vite revenue à une colère plus froide, plus mesurée.

« Qu'est-ce que ça t'apporte de tout garder pour toi ? De me garder MOI à l'écart ? Désolée de ne pas fermer ma gueule ou d'attendre autre chose de ta part que d'être simplement ta poupée tête à coiffer docile ! Désolée de m'inquiéter pour toi, désolée de m'inquiéter pour nous. De toute évidence, j'ai des raisons de m'en faire... »

Et des tas, la première étant que je n'étais pas sûre de pouvoir supporter un nouvel assaut d'Ashley. J'aimais cette fille, je l'aimais de tout mon cœur, mais j'avais eu plus que mon compte d'attaques personnelles et j'avais trop de fierté pour la laisser me démonter impunément. Je ne savais pas ce qu'elle allait bien pouvoir répliquer, mais elle avait intérêt à choisir soigneusement ses mots si elle ne voulait pas que je racle son visage sur les pavés.
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MessageSujet: Re: I thought we were friends ♦ Ash & Slo   Dim 31 Juil - 22:42

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Sloane M. O’Connor





« Mais ferme la ! » dit-elle avec force et fragilité mêlée.

J’en fus surprise. Cet éclat de voix plus fébrile qu’elle ne l’avait été auparavant. Il était rare de voir Sloane perdre ses moyens. De nous d’eux, j’avais toujours eu l’impression que c’était celle avec le plus de patience et de diplomatie. Et la voir dans cet état était tellement surprenant que j’en restais bouche-bée. Depuis le début de notre échange, elle avait montré un tout autre visage que celui qu’elle montrait habituellement. Elle semblait torturée, blessée.
Elle m’agrippa par les épaules après m’avoir traité d’être stupide. Je pouvais aisément sentir ses ongles s’enfoncer dans ma chair profondément, telle une harpie, un corbeau aux griffes acérées. Ce qu’elle me dit par la suite eut le don de réchauffer mon petit cœur meurtri d’une manière inhabituelle. Un peu comme si au fond de moi, je m’étais effectivement beaucoup inquiétée de notre relation, et que de la sentir si proche de moi, de l’entendre me dire ses choses, cela avait enlevé les doutes qui avaient pesé en moi.
Elle enfonça encore plus ses ongles dans ma peau, comme si elle tentait de s’accrocher à moi désespérément. Elle avait peur que je m’en aille certainement, que je la laisse là, dans son état, elle avait peur que je m’éloigne définitivement comme j’avais peur qu’elle en fasse de même. Après tout, j’avais raison sur un point : je n’étais pas une bonne amie. Je ne la méritais en rien, et pourtant elle restait là. Elle restait mon amie. Parfois je me demandais même comment on avait fait pour devenir aussi proche.
Et puis, ce fut comme si elle avait put décharger un peu de sa colère dans le fait de martyriser mes épaules. Elle reprit son visage froid et son ton mesuré, comme si elle avait réussi à se contenir assez pour reprendre un certain aspect. Elle ne devait pas apprécier d’avoir l’air fragile et faible, tout comme moi d’ailleurs. Elle reprit la parole, elle reprit l’assaut sans se démonter cette fois-ci. J’essayais d’encaisser. J’essayais de garder mon visage froid et distant qui faisait presque ma légende. J’essayais de garder mon calme, de ne pas céder aux larmes qui montaient – larmes que je n’avais quasiment jamais fait couler depuis mon enfance – de ne pas céder à la colère qui m’assaillait. Et elle me mit le doute. Je me suis alors demandée pourquoi, effectivement, je l’ai tenu aussi loin de ma vie insignifiante. Car j’avais peur qu’elle ne puisse pas encaisser ? Il y avait de cela. Il devait certainement y avoir aussi de la fierté. La fierté qui m’empêchait de tout dire par peur d’avoir l’air faible, par peur d’avoir ces regards emplis de pitié.

« De toute évidence, j'ai des raisons de m'en faire... »

S’en était trop. J’en avais marre. Marre de résister. Marre de ces assauts, de son insistance. Marre de tout.
Alors je cédais.

« Et qu’est-ce que tu veux que j’te dis ?!! » hurlais-je alors à plein poumons.

Je la poussais alors de toutes mes forces, la délogeant de mes épaules. J’avais les yeux quelques peu embuée de larmes, et ma vue se fit trouble, mais je pouvais très bien voir les regards de plus en plus curieux des passants. Mais étrangement je m’en fichais. J’étais bien trop emportée par cette vague de ras-le-bol général. Si cela leur faisait un bon spectacle, tant mieux pour eux. Pour le moment, là, tout de suite, la seule chose qui comptait, c’était Sloane.

« Que mes parents étaient des putains de dealeurs responsables de mes problèmes psychologiques ? Que j’ai été trimballé dans plusieurs familles d’accueil toutes plus pourraves les unes que les autres ? Que l’une d’entre elles m’avait même vendu en tant qu’objet sexuel à un putain de chef de secte débile ? Que je me suis fait tellement rejetée que j’ai élaboré ma carapace pour éviter de souffrir encore ?! »

Une larme – une seule – coula le long de ma joue alors que je déballais tout. C’était comme un flot de parole continue, qui ne pouvait être arrêté par moi ou par d’autres. Il pourrait y avoir une bombe nucléaire que je parlerai toujours. Je ne pouvais m’en empêcher. Fallait que ça sorte. C’était bien trop lourd à porter maintenant.

« Ou bien tu veux entendre la meeeerveilleuse histoire où je me suis fait trahir par mon ami d’enfance ? AH, je l’adore celle-là ! Il était une fois, un putain de toxico qui voulait sa came. Ce p’tit con n’avait plus un sous alors il a volé un dealeur. Il avait tellement peur des représailles, des responsabilités qu’il ne voulait pas prendre, qu’il me demanda de l’aide. Alors qu’est-ce que tu crois que j’ai fais ? »

J’eus un rire sans joie. Un rire nerveux peut-être. Il secouait mes épaules, me provoquait quelques spasmes, mais je ne pouvais l’arrêter de ma propre volonté. Je dus attendre qu’il se calme lui-même pour reprendre la parole. Cette fois-ci, ma voix se fit plus calme. Plus douce. J’avais baissé la tête. J’avais baissé les yeux. J’avais presque honte de ce que j’allais sortir.
D’autres choses que je n’arrivais pas à arrêter.

« Alors je suis allée les voir pour payer à la place de ce p’tit con. Et c’est à ce moment-là que je me rendis compte que j’ai été piégée. Le vrai paiement, c’était moi tu vois. »

Un petit sourire triste étira légèrement les commissures de mes lèvres.

« Ils devaient être 5. Ils m’ont attrapés et ont commencés à m’arracher mes vêtements. J’ai paniqué. J’ai sérieusement paniqué et perdu le contrôle. Alors j’ai sorti ma baguette, et j’ai lancé un sort. C’était quand j’étais en train de fuir cet endroit qu’un Auror ou je ne sais quel autre sorcier m’attrapa pour m’annoncer que j’allais être suspendu et juger. Juste pour m’être défendu face à des connards. Ironique non ? »

Je secouais la tête, comme trouvant la situation drôle. Amusante. Vraiment très amusante. N’est-ce pas ?

« J’ai failli être virer car j’ai voulu aidé un ami. J’ai même cru que mes parents allaient me jarter pour tout ça... A croire qu’il vaut mieux que je n’ai pas d’amis pour ma propre sécurité. »

J’avais les épaules basses, résignée à ma propre situation. J’avais un peu l’impression que c’était une boucle sans fin. J’avais commencé avec une vie pourrave, il était logique que je la finisse ainsi non ?
La tête toujours baissée, je poussais un soupire las. J’avais même oublié la présence de Sloane. Mes pensées étaient tellement tournées dans ma petite tête que j’avais juste l’impression d’être seule dans un endroit peu fréquenté, comme si je venais de péter un câble dans un endroit où personne ne pourrait m’entendre.

« Tu crois que tu peux encaisser ça alors ? » chuchotais-je d'une toute petite voix.

Je ne m'étais même pas rendue compte que j'avais rajouté cela. Je ne me rendais compte de pas grand chose à vrai dire. J'avais juste besoin de me ressaisir, dans le calme.






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MessageSujet: Re: I thought we were friends ♦ Ash & Slo   Lun 15 Aoû - 0:55


I thought we were friends


Le hurlement d'Ashley me prit au dépourvu. Je reculais d'un pas. Sans attendre, elle me repoussa, avec tant de force que je manquais de chavirer. J'avais les nerfs en surtension, le voltage m'électrisant presque. Calme toi ma vieille, pas de nouvel esclandre surtout. J'inspirais une longue bouffée d'air, décrispant mes poings, mes bras, tout mon corps devenu raide. Quelque-chose dans la voix d'Ashley m'incitait à me ressaisir. Une chose inhabituelle, troublante, que j'avais du mal à définir et qui me laissa muette, interdite. Les passants s'arrêtaient, observaient la scène d'un regard mêlé d'étonnement et de curiosité pure. Je leur prêtais à peine attention. Impossible de me détourner d'Ashley. La vipère semblait en proie à un combat intérieur intense, violent même, dont je ne comprenais pas l'enjeu. Malgré moi, le remord me gagna. La tension qui régnait me clouait sur place. Et puis, Ashley lâcha prise.
En fin de compte, je n'avais jamais su grand-chose de son passé, sinon qu'il avait plus que sa part d'ombre et de tourments. Elle ne vivait plus avec ses parents depuis longtemps. Quant à connaître les dessous de l'affaire, j'en étais loin. Ash n'en parlait jamais. Mais j'avais insisté, craquelé le vernis, et, pensant faire un petit trou dans l'armure, l'avait fissurés en mille éclats étincelants. Les souvenirs les plus sombres s'échappaient par flots ininterrompus de ses lèvres. Mes yeux s'écarquillèrent, mon mutisme était complet. Coincée dans mes pompes, j'écoutais Ashley déballer passivement. Des parents dealeurs inconscients, en passant par les familles d’accueil les plus inimaginables, jusqu'au chef de secte avide de la chair de toute première fraîcheur. Un mauvais roman, sa vie, un thriller noir, si bien que mon esprit se refusait à intégrer de telles inepties. Il le fallait bien, pourtant. Le regard d'Ashley ne mentait pas. Un foutu nœud semblait vouloir étrangler mon estomac. Jamais je n'avais vu la vipère plus bouleversée. Toute à son funeste monologue, elle ne me voyait plus, seule dans sa bulle de noirceur. Une larme coula sur sa joue. Je restais mortifiée. Ashley m'expliqua en long en large et en travers sa suspension de Poudlard, comment son plus vieil ami l'avait vendu comme un morceau de viande, au nom de l'esclavagisme de la poudre blanche. C'était officiel, mon estomac suffoquait. Elle décrivit la scène, la façon dont ils l'avaient attrapée, malgré ses cris et tous ses efforts pour leur échapper. Ashley avait sa baguette sur elle. Elle s'en était servie. On l'avait jugée pour ça. Pour un acte de légitime défense. Ma colère reprit le dessus, mon visage se durcit. Son copain n'avait jamais intérêt à croiser ma route. A ce moment, je le jurai, j'aurais pu le tuer. Pas avec ma baguette, non... avec mes poings. Je maudissais le ministère de la magie d'avoir osé accuser Ashley d'usage de magie en dehors de Poudlard et je me maudissais de l'avoir bombardée de lettres tous ces mois, où je lui assurais à demi-mot que tout allait bien pour moi, avec ou sans elle. Toute ma rancune nourrie envers Ashley s'évanouit. Bon sang ma pauvre Sloane, ce qui tu as pu être conne... une sale petite égocentrique butée. J'en venais à oublier toute l'inquiétude qui avait motivé mon comportement.

« Tu crois que tu peux encaisser ça alors ? »

Ce n'était rien qu'un chuchotis étranglé. Je restais silencieuse, partagée entre colère, remord et peine. J'étais réduite à une boule d'émotions contraires, le visage plus indéchiffrable que celui d'Ashley ne l'avait jamais été. Il me fallût quelques instants pour sortir de ma léthargie.

« Évidemment. »

Bravo Slo, championne du monde, vraiment ! Ta meilleure amie s'ouvre à toi comme jamais, te confis les pires moments de sa vie, et toi, tu restes fermée comme une huitre. Réagis putain ! Je me fis violence, esquissait un sourire minable, très mal dans mes pompes. Impossible d'arrêter de culpabiliser.

« Ash, je... »

Les mots restèrent coincés dans ma gorge. Je secouais la tête. Avais-je même une idée de la façon dont j'allais continuer cette phrase ?

« Tu peux compter sur moi. »

Après un moment d'hésitation, j'ajoutais difficilement, presque à voix basse.

« Je ne te lâcherai pas. »
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MessageSujet: Re: I thought we were friends ♦ Ash & Slo   Mar 23 Aoû - 18:35

I thought we were friends

Sloane M. O’Connor





Sloane prit soudainement la parole, me sortant de ma léthargie. Ce fut comme un coup de fouet, un retour brutal vers la réalité. Je me rendis alors compte de l'endroit où nous étions, du monde qui s'arrêtait pour écouter avec toute l'indiscrétion du monde, je me rendis compte de ce que je venais de sortir, du fait que je venais de craquer. Du fait que Sloane s'était tout prit dans la face alors qu'au fond j'aurais voulu qu'elle n'entende rien. J'aurais voulu avoir me craquage bien au calme dans un endroit où il n'y avait personne – ou alors des personnes qui s'en foutaient car ils avaient l'habitude que des personnes faibles mentalement craquent. Etais-je faible mentalement ? J'me le demandais sérieusement. Aujourd'hui, avec tout ce qui s'est passé dans ma triste et pathétique vie, je me demandais sérieusement si j'étais devenue la personne faible que les gens voyaient en nous observant là, Sloane et moi, deux piquets isolés aux bras ballants.
« Evidemment », avait-elle dit. Sur le coup, je me suis demandée de quoi elle parlait. Il me fallut quelques minutes pour me rendre compte que je lui avais effectivement posée une question – putain de question qui ne demandait pas forcément de réponses.
N'écoutant plus trop ce que disait Sloane, je levais une main pour toucher mon visage. Une de mes joues était brûlante suite à la claque que Sloane m'avait infligé. Sur l'autre, je sentis du bout des doigts de l'humidité : une larme. Avec un peu trop d'empressement, je m'essuyais la joue d'un revers de main comme pour tenter d'effacer tout ce qu'il s'était passé, toutes mes paroles, et toute cette situation gênante.

« Tu peux compter sur moi. »

Voilà que Sloane me sortit une nouvelle fois de ma rêverie, me remettant une nouvelle fois les pieds sur terre. Je levais les yeux vers elle avec un nouveau visage. Ou plutôt, le même que j'arborais d'ordinaire mais que j'avais un peu laissé tomber dernièrement. C'est à dire un visage de neutralité parfaite, pouvant être assimilé à de l'indifférence pour certaines personnes. J'étais redevenue calme et à peu près normale. Je me sentais quelque peu soulagée d'avoir sorti tout ça même si je me sentais tout de même bizarre et gênée.

« Je ne te lâcherai pas, » poursuivit-elle d'une voix quelque peu hésitante et à voix basse.

Je pouvais très clairement sentir l'atmosphère de gêne qui s'était installée entre nous, ainsi que la culpabilité que je voyais dans le regard de Sloane. Coupable de quoi ? De m'avoir forcé à dire tout ça ? Ou d'avoir été si bien sans moi, avec ces autres potes ? Je poussais un soupire, réprimant des remontrances à son égard. Elle avait le droit de toute façon, elle n'avait eut aucunes garanties que je revienne un jour à Poudlard, il fallait qu'elle aille de l'avant.
Elle aurait été mieux avec Faolan de toute manière...
Secouant la tête pour éloigner cette pensée de mon crâne, je m'approchais de Sloane lentement. Levant une main jusqu'à hauteur de son visage, je lui fis alors une magnifique pichenette sur son front.

« Idiote, » lâchais-je alors calmement avant de lui faire un magnifique sourire narquois. « Allez viens, » continuais-je en détournant la tête. « Les boutiques vont pas se dévaliser toutes seules. »

Je n'oubliais pas tout ce que j'avais sorti quelques minutes plus tôt, et Sloane ne l'oublierait pas de sitôt non plus. Maintenant il fallait arrêter d'être mal pour ça, et tenter de reprendre une activité normale, n'est-ce pas ? Après tout, il ne faudrait pas s'arrêter à chaque détail de la vie.







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