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 [Année 2021 - 2022] Un premier pas vers la réconciliation ? {Pv Aaron Winslow} {TERMINÉ}

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MessageSujet: [Année 2021 - 2022] Un premier pas vers la réconciliation ? {Pv Aaron Winslow} {TERMINÉ}   Mar 29 Mar - 19:50

Le grand soir de la rentrée était arrivé. Je faisais mes premiers pas dans Poudlard, je foulais des sols que je n’avais pas arpentés depuis plus de dix ans. Les murs me paraissaient toujours aussi chaleureux, pourtant. Les chandeliers et les bougies qui flottaient au-dessus de nos têtes me rappelaient sans cesse à quel point il s’agissait d’un lieu merveilleux et enchanteur. J’avais l’impression de perdre quelques années et je me revoyais, moi, en tant que petite Morgana, en train de s’exercer à des sortilèges en compagnie de mes amis qui étaient tout aussi disciples de Serpentard que moi. Une grande bouffée de nostalgie s’empara de moi et je ne pus m’empêcher de balayer la Grande Salle avec un regard émerveillé. Je n’aurais jamais cru revenir ici un jour et ma sœur avait dû beaucoup insister pour que j’accepte de reprendre le poste de l’ancien professeur Swynford. Cela était censé m’aider à oublier un peu mon travail acharné à Ste-Mangouste qui consistait à trouver un remède à la maladie de ma fille. D’ailleurs, cette dernière n’avait guère cessé de pleurer les heures précédents mon départ. J’en avais eu des pincements au cœur et j’avais dû faire appel à toute ma détermination pour ne pas pleurer. Être aussi loin d’Abigail ? Cela ne m’était jamais arrivée plus de quelques jours et même dans ce cas-là, cela ne me mettait jamais à l’aise. Je la savais en sécurité sous la tutelle de ma petite frangine, mais ne plus pouvoir la voir avant des semaines allait certainement me dépayser pendant un bon moment. J’avais, néanmoins, pris le soin d’emporter quelques photos d’elle pour ne pas trop sombrer dans la tristesse. J’étais certaine qu’elle aurait adoré être ici, avec tous ces enfants et ce, même si elle n’avait pas encore onze ans.
Après avoir salué la directrice Minerva McGonagall, je pris place à la table des professeurs. Tandis qu’elle faisait un discours visant à fêter le début des cours, je jetai un coup d’œil aux autres membres du personnel. Je ne connaissais pas la plupart des gens et à vrai dire, je ne m’étais pas vraiment attendue à revoir un de mes professeurs d’autrefois. Au même titre que Slughorn, ils avaient sûrement pris leur retraite depuis des années. Continuant de dévisager discrètement les visages de mes futurs collègues, je finis par m’immobiliser totalement. Mes oreilles n’écoutèrent plus trop les paroles sages de notre aînée, et mes yeux ne lâchèrent pas deux hommes assis côte à côte et qui semblaient discuter calmement avec enthousiasme. Leur faciès me disait quelque chose…
Par Merlin… Ce ne serait pas Nathanael et Aaron ? Dites-moi que je rêve…
Je clignai plusieurs fois des yeux, veillant même à me les frotter doucement au cas où mon imagination me jouerait des tours. Mais au moment de les rouvrir, le constat demeura le même.
Ce n’est pas possible… comment ça se fait ? Ce ne serait tout de même pas une coïncidence ?!
J’avais surtout reconnu Nath avant de reconnaître Aaron. Je n’avais pas vu ce dernier depuis l’université alors que Nath…Nath avait fait partie de ma vie durant un petit temps. J’étais assez confuse. J’avais besoin d’un peu de calme pour me remettre de cette nouvelle. Je ne savais pas vraiment comment prendre le fait que le père de ma fille serait mon collègue dès demain. De quelle matière était-il en charge ? Je ne voyais pas grand-chose qui puisse lui convenir, mis à part le Quidditch. Il avait toujours été doué à ce sport. De vieux souvenirs émergeaient peu à peu dans mon esprit. Et dire que j’étais parvenue à l’oublier durant ces six dernières années… J’espérais que cela n’allait pas m’amener jusqu’à un cercle vicieux. Je ne voulais plus partager ne serait-ce qu’un seul sentiment amoureux avec cet homme qui m’avait salement abandonnée. Malgré tout, je ne lui en voulais plus autant qu’avant. Peut-être l’avais-je pardonné.
Durant la durée du dîner, je demeurais pensive, bien que cela ne m’empêcha pas de discuter avec un des autres enseignants qui m’avoisinait. Cela me permit de me changer un peu les idées pendant un peu plus d’une heure. Je pus déguster un délicieux met qui me rendit de plus en plus ma spontanéité. J’observais l’ensemble des élèves dont la plupart suivrait mes cours le lendemain. J’étais excitée.
Lorsqu’il fut temps de quitter la table pour regagner nos appartements, je pris mon temps pour remettre en place mes affaires. J’avais attendu que Nath et Aaron se mettent à quitter la pièce avant de les suivre à mon tour. Je n’avais peut-être pas envie d’affronter Nath ce soir, mais la simple vue d’Aaron m’intriguait.
Tu n’as pas vraiment changé, mon ex-Nemesis. Tu arbores toujours le même air sournois et piètre, à ce que je vois. Enfin, non. Quelque chose a changé, je dirais. Peut-être la prise de maturité ?
Marchant calmement derrière eux, j’attendis qu’ils ne se séparent au niveau du Hall, avant de me rapprocher de ma cible. J’en avais oublié nos vieilles querelles. En y repensant, nous étions tout de même assez stupides de guerroyer ainsi. Ne l’apercevant que de dos, je interpellai d’une voix douce :
« Bonsoir, Aaron. Je suis surprise d'apprendre que tu enseignes ici, en compagnie de Nath. Je ne m’y étais pas du tout attendue. »
Je n’éprouvais aucune animosité ou hostilité à son égard. Bon, il était sûrement un né-moldu et je ne pouvais guère cacher le fait que je ne les portais pas trop dans mon cœur, mais je savais maintenant les tolérer et leur parler avec respect. Notre haine d’antan avait disparu de mon cœur et aujourd’hui, je ne lui parlais plus qu’avec l’intention de réparer certains pots cassés. Après tout, nous allions faire partie du même milieu pour un bon moment. Je finis ma phrase en lui faisant un grand sourire, persuadée que lui aussi aurait enterré la hache de guerre.
« Ravie de te revoir, en tout cas, et certainement dans de meilleures circonstances qu’auparavant. Cela fait quoi… un peu plus de dix ans ? Le temps ne t’a pas trop affecté, on dirait. »
Ne sachant pas vraiment quelle approche utiliser, je me contentai de lui tendre la main en guise de salutation... et de réconciliation ?



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Dernière édition par Professeur M. Burgess le Lun 5 Déc - 16:21, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Année 2021 - 2022] Un premier pas vers la réconciliation ? {Pv Aaron Winslow} {TERMINÉ}   Sam 2 Avr - 17:00

    Après quelques semaines de repos dans la famille pour les fêtes de fin d’année, il était temps de revenir arpenter les couloirs du château qui m’avait accueilli pour au moins un tiers de ma vie. A chaque fois que je passais les portes après des vacances, je prenais un peu de temps pour me rappeler ce que j’avais vécu quand j’étais sur les bancs de Poudlard. Ce que j’avais pu m’amuser à l’époque. Quel enfant ne s’amuserait pas au moins un peu en apprenant qu’il avait des pouvoirs magiques après tout ? Surtout quand, comme moi, on provenait d’une famille à 100% moldue. Les né-moldus, comme on dit, ou les sang-de-bourbe pour les moins respectueux. Comme par hasard, en pensant à ce terme je passais juste devant le passage pour descendre aux cachots, où se situaient les dortoirs de Serpentard. Etonnement, c’était souvent les personnes de cette maison qui utilisaient ces mots. C’était presque invariable même avec les générations qui passaient. J’en entendais dans les couloirs tous les ans, tout comme j’en avais entendu sur mon compte à l’époque. Notamment d’une élève en particulier… Mais heureusement, j’avais fini par prendre une voie différente de la sienne au bout de longues années de guérilla à peine dissimulée entre nos bandes. Et vous n’imaginez pas à quel point j’étais heureux de me dire que je ne reverrais plus jamais sa tête.

    Passons ce moment nostalgie, il était temps de prendre place à la table des professeurs dans la grande salle pour accueillir à nouveau les élèves. En parlant de professeur, j’avais appris durant ces vacances que Padmé avait eu quelques problèmes avec la justice. La professeure de potions était désormais sous les verrous. Apparemment, elle s’était prise pour une mante religieuse, bouffant presque littéralement ses nombreux maris. Quand j’avais appris ça, je n’avais pu m’empêcher de décrocher un sourire en me disant que les potions, ce n’était définitivement pas une bonne chose. Ce n’était certes qu’une coïncidence, mais une coïncidence qui me faisait rire. Bref, nous aurions donc un nouveau collègue pour terminer cette année scolaire. Non pas que j’aie beaucoup d’espoirs sur ce remplaçant (comme je disais, pour choisir les potions, il ne faut pas être bien dans sa tête), mais ça ferait toujours une nouvelle tête dans le vieux château. Et puis, à-prioris à part, peut-être qu’il sera sympa. Bref, je m’installais donc parmi les premiers et je guettais l’arrivée du nouveau professeur de potions.

    Finalement, Nath’ arriva d’abord, détournant mon attention puisque, comme chaque année, on se racontait nos vacances. Vous savez, même à mon âge, le premier de l’an se fête entre amis, et assez souvent de façon arrosée. Ca fait une tonne d’anecdotes à raconter. Nous parlions quasiment sans interruption jusqu’à ce que McGonagall commence son discours. Ne vous faites pas d’illusions, on a continué à parler, mais plus bas et en gardant quand même une oreille attentive à ce que racontait la directrice des lieux. Et j’ai bien fait d’écouter un peu ce qui se disait. Quand elle annonça, certes sans les détails, ce qui était arrivé au professeur Swynford, elle enchaîna avec le nom de sa remplaçante. Et à ce nom, mes oreilles se dressèrent, me stoppant dans mon dialogue. A croire que mes souvenirs de début d’année avaient décidé de devenir prémonitoires. Burgess hein ? Nath’ avait lui aussi subi ses foudres, mais sembla moins affecté par cette nouvelle. Quoique, sa réaction fut assez étrange. Quant à moi, je jetais un œil pour confirmer cette information, et effectivement, Morgana siégeait à la place du professeur de potion. Bordel, je pensais plus jamais la revoir moi. Des années de conflits que je ne pensais pas voir refaire surface. Il y a très peu de personnes qui arrivent à s’attirer mon antipathie. Et Morgana aura été la première. Le repas s’ensuivit après cette annonce et, malgré cela, je me mis à manger, parce que le repas de début d’année était quand même sacrément bon. Cela ne m’empêcha pas de parler de ça un peu avec Nath’, qui semblait penser qu’elle s’était assagie. Il n’aurait probablement pas pu me donner une affirmation qui me fasse plus douter que ça. Elle était tellement ancrée dans ses traditions contre mon sang que ça en a duré des années, et je doute fort que cela s’estompe comme ça quand c’est de la famille qu’on tient ça. Quoiqu’il arrive, la famille vous suit toute la vie, et ses préceptes avec.

    Après le repas, je sortis rapidement de la grande salle avec Nathanaël pour éviter de la croiser. Evidemment, je ne pourrai pas faire ça toute l’année durant, mais laissez-moi un peu digérer l’information. Sauf que non, ça aurait été trop facile. Dès que Nath’ partit pour ses appartements tandis que je me dirigeais vers mon bureau, la voix que je pensais avoir entendue pour la dernière fois le jour où j’ai choisi la filière des sortilèges à l’université m’interpella. C’était à croire qu’elle m’avait filé. Elle avait beau m’avoir interpellé avec un ton assez basique, sa phrase me fit fatalement tiquer. Mais bon, il fallait bien que j’affronte mes démons du coup. Je me retournais, les bras croisés, prêt à reprendre le jeu des piques permanentes auquel on s’adonnait tant durant notre scolarité commune.

    « Salut Morgana. Ça ne m’étonne pas que tu ne l’aies pas vu venir. Qui aurait pu croire qu’un né-moldu puisse enseigner la magie. Même moi je suis presque étonné de me savoir ici. »

    Je la fixais dans les yeux, comme à l’époque je soutenais son regard pour lui montrer que je ne plierai pas. C’est à croire que la vie est un éternel recommencement, comme diraient certains. Malgré la paix que j’ai eu pendant quelques année, Aiyana était apparue, et maintenant Morgana. A croire que l’une était un signe avant-coureur de l’autre. Sauf que cette fois c’était différent. Cette fois on occupait le même poste. Peut-être était-ce à cause de ça qu’elle me gratifia de phrases pré-faites à la « Ravie de te revoir » ou « le temps ne t’a pas trop affecté ». En dix ans, si je n’avais pas évolué, j’aurais eu un sacré problème. Mes yeux se détachèrent de cette position de défi pour voir une main tendue. Une poignée de main, sérieusement ? Bon, il faudra bien collaborer un minimum je suppose. Je pris la main, fixai à nouveau son visage et répondit avec un léger rictus en coin.

    « Je n’en dirai pas autant, on m’a appris à ne pas mentir. »

    Bon, je le fais, mais seulement quand ça m’arrange. Et là, ça m’arrange de ne pas le faire.

    « En effet, cela fait dix belles années. Et j’aurais pensé que ça durerait plus longtemps. Mais il semblerait que Minerva en a décidé autrement. Elle était pourtant au courant de la cause de nos… disputes non ? »

    Je finis par lâcher sa main, rangeant la mienne dans une poche tout comme j’avais fait avec l’autre quelques instants auparavant. J’attendais une réponse, sans partir dans des comparaison extrêmes que je pourrais regretter, McGonagall s’y connaissait en anti-né-moldus…




   
   
   
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MessageSujet: Re: [Année 2021 - 2022] Un premier pas vers la réconciliation ? {Pv Aaron Winslow} {TERMINÉ}   Sam 2 Avr - 20:21

Au fond de moi, j’avais sans doute espéré que le cours du temps nous aurait fait oublier toutes nos querelles. Il faut croire que les souvenirs ne s’effaceront jamais, mais l’expérience et la maturité permettent de passer outre ces anciens obstacles. Pour ma part, j’étais certaine que Aaron aurait ressenti la même chose que moi, en m’apercevant. Nous étions d’anciens ennemis qui n’avaient jamais pu se supporter, mais aujourd’hui, cela faisait dix ans que nous avions cessé de vouloir nous marcher l’un sur l’autre. A la base, j’avais déclaré la guerre en première à cette bande que je qualifiais « d’insectes ». J’avais été la première, en compagnie de mes amis à Serpentard, à avoir voulu les remettre à leur place puisqu’ils n’étaient pas de véritables sorciers à nos yeux. Les traditions familiales nous poussaient vers ces croyances et cela n’avait fait qu’engendrer de la haine supplémentaire et un cycle de vengeance sans fin. Nos disputes étaient connues des anciens professeurs et j’étais, aujourd’hui, certaine que le professeur McGonagall s’en souvenait encore. Nous n’étions pas les pires ennemis du château, puisqu’il y avait toujours des cas plus sévères que le nôtre, mais nous étions pas mal dans notre genre. Pour ma part, je prenais autrefois du plaisir à rabaisser Aaron au niveau de son statut de sang. Cela me permettait de conserver ma supériorité à son égard et je devais bien avouer que je me sentais bien lorsque je l’insultais, durant notre adolescence. Ce château me rappelait tant de réminiscences… je les revoyais tous comme si nous nous étions quittés que hier et pourtant, cela faisait si longtemps. En y repensant, nous étions tous stupides de nous prendre l’esprit avec de telles puérilités. Je me pensais maligne et pourtant, mes préceptes étaient dépassés et devaient bien me rendre ridicule auprès de ceux qui s’étaient émancipés de la haine des moldus. Pourtant, celle-ci était très fréquente chez les Serpentard et même aujourd’hui, les préjugés demeurent toujours à ce qu’il paraît. J’étais désormais au-dessus de tout cela, quand bien même je ne portais pas les moldus dans mon cœur. Je n’étais plus trop répugnée par leur sang et pour preuve, je tendais la main à Aaron. Ce dernier ne répondit pas exactement de la manière dont je l’aurais souhaitée. Il semblait encore emmêlé parmi nos querelles, me considérant avec une étrange expression faciale qui me laissa penser qu’il n’avait jamais accepté de mettre de côté cette ancienne hostilité. Il croisait les bras. C’était le signe qu’il n’était pas prêt de s’ouvrir vers une réconciliation… ou du moins, pas facilement. Il se renfermait derrière sa barrière de défense. Peut-être craignait-il une attaque de la petite Morgana qui aurait sommeillé en moi durant tout ce temps ? C’était assez risible d’en arriver à penser cela, alors que nous étions adultes.

Néanmoins, je pouvais le comprendre. J’avais souvent été loin dans mes propos acerbes vis-à-vis de lui. J’avais rabaissé et insulté sa famille, voulu salir son honneur de sorcier et tant d’autres choses qu’un garçon découvrant les joies de la magie ne devrait pas entendre de la part de l’un de ses camarades. Odieuse, je l’avais été. Franche et cassante, je l’étais encore et toujours. En revanche, je connaissais bien plus la courtoisie et le respect. J’espérais le lui faire comprendre au fil du temps. Il répondit à mes salutations par une pique fidèle à lui-même, me visant moi et mes anciennes croyances qui disaient qu’Ô grand jamais un né-moldu n’aurait les aptitudes requises pour devenir enseignant. Cela se voyait qu’il ne connaissait celle que j’étais devenue. Sa réponse me fit tout de même serrer les dents, puisque je n’aimais pas les mauvais jugements de ce type. Je restais tout de même une femme assez susceptible et rancunière face à ce genre de choses. Je ne souhaitais pas démarrer une nouvelle guerre, mais je gardais tout de même la tête haute. Notre réconciliation ne signifiait pas que je devais le laisser m’écraser, quand bien même je reconnaissais mes erreurs passées.
Il soutenait mon regard comme lorsque je le défiais à Poudlard. Cela me confirma bel et bien qu’il ne s’était pas émancipé des tensions de jadis. J’entrai également dans ce jeu du regard, non pas pour entrer en duel avec lui, mais pour lui montrer que j’étais sincère et déterminée dans mes propos.
« Je ne disais pas cela dans le but de remettre en cause tes origines, Aaron. »
Il était clair qu’en quelques phrases, il venait de me faire l’effet d’une petite douche froide. Il ne me portait pas dans son cœur, je le sentais clairement. Toutefois, le passé était-il une raison valable de refuser de connaître le présent ? A l’Université, l’idée de le voir ne m’aurait pas enchantée, mais aujourd’hui, je savais que nos postes respectifs nous permettraient de pouvoir collaborer comme de véritables camarades capables de s’entre-aider. Je ne connaissais pas la plupart des enseignants, alors je savais de quoi je parlais. Peut-être que lui aussi… Après tout, il venait de serrer ma main. Au fond de lui, s’était-il résolu au fait que nous devions un jour coopérer et discuter ensemble ? Cet homme était aujourd’hui un mystère. Enfin… ce n’était pas comme si j’avais un jour voulu chercher à le comprendre. Je voyais néanmoins mon séjour à Poudlard comme l’occasion de pouvoir recommencer certaines choses.
« En effet, je suis certaine qu’elle était au courant de cela. Toutefois, elle m’en a nullement parlé lors de mon entretien. J’imagine que, tout comme moi, elle a pensé que le passé était scellé depuis longtemps et que nous étions aujourd’hui suffisamment grands et matures pour y passer outre. »
J’avais dit cela calmement, même si à la fin de mes propos, j’avais insisté sur les mots « grands » et « matures », comme pour faire comprendre à Aaron qu’il était vraiment temps qu’il oublie nos mésaventures. Je finis par poser mes deux mains sur ma taille, avant d’observer mon interlocuteur avec sérieux. Je voulais qu’il soit attentif à ce que j’allais dire et surtout, qu’il sache que je n’avais aucune mauvaise intention envers lui.
« Écoute, je sais que cela n’a jamais été facile entre nous. Je te détestais et tu me détestais, c'était indéniable. Mais nous n’étions même pas majeurs ! Je me doute qu’en tant que professeur, tu as dû connaître des élèves aussi têtus que nous, ou même des filles aussi pestes que je ne l’étais avant. Mais tu dois bien savoir qu’au fil du temps, les gens peuvent changer. Et j'en fais partie, aussi étonnant que cela puisse te paraître. »




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MessageSujet: Re: [Année 2021 - 2022] Un premier pas vers la réconciliation ? {Pv Aaron Winslow} {TERMINÉ}   Mar 12 Avr - 2:06

    Dans ma tête, c’était devenu le branle-bas de combat avec les souvenirs qui affluaient rien qu’à la vue de Morgana. Il s’en était passé des trucs en presque dix ans de scolarité. Par contre, je n’arrivais pas à me souvenir de quand cette guerre avait commencé. Evidemment à partir du moment où elle avait appris pour mes origines, mais je ne savais plus en quelle année c’était. En tout cas, une chose était sûre, c’était elle qui avait lancé les hostilités. Au début, j’essayais de ne pas trop y répondre, mais bon. Quand on commence à s’attaquer à la famille, c’était une autre histoire. Car oui, elle avait attaqué verbalement mes parents directement. Et ça, ça ne pouvait pas passer. C’était là que ça avait vraiment commencé à devenir une guerre ouverte que presque aucun professeur de l’époque ne pouvait ignorer. McGonagall a pété un câble plus d’une fois avec le bordel qu’on arrivait à créer dans le château parfois. On n’était pas les seuls fauteurs de trouble, mais on devait facilement être dans le top 5 des pires. La bataille de bombabouses qui avait éclaté avant les vacances et qui avait touché accidentellement Phoebe n’était rien à côté de celles qu’on avait provoquées à l’époque. C’était à se demander où on pouvait trouver autant de munitions tellement on en envoyait. Et c’était sans parler des duels au sommet qui pouvaient se produire n’importe où à Poudlard, que ce soit à l’abri des regards ou pas, que ce soit un duel officiel par le club ou non.
    Et malgré mon soulagement quand elle a finalement cessé de suivre le même cursus que moi, voilà qu’elle était de nouveau là, devant moi, à me rappeler tout ça. Cette fois pourtant, si conflit il y avait, il serait probablement plus d’ordre verbal. Il était loin le temps où il était normal de se lancer des bombabouses et autres projectiles trouvables dans les magasins de farces et attrapes. On était des grandes personnes maintenant, on pouvait régler nos problèmes sans se lancer des trucs à la tête. Enfin régler était un bien grand mot. Pour ça, il faudrait pouvoir résonner les gens comme ça qui se croient au-dessus des autres. Ce n’était pas faute d’avoir essayé il y a un an avec Aiyana, même si son taux de présence à mes cours très faible était quelque peu problématique pour ça. Elle n’avait pas vraiment fait d’efforts, et j’avais fini par abandonner aussi. Assez rapidement il faut dire. Peut-être que déjà à ce moment-là je me souvenais de Morgana qui avait insisté sur ses principes pendant des années. Et pourtant, en soutenant le regard que je lui lançais, elle m’annonçait que sa phrase n’avait pas pour but de ramener sur le tapis mes origines. Mouais. Il faudra m’expliquer en quoi ça l’étonnait que j’étais ici alors. Il faut dire qu’elle ne s’était pas vraiment préoccupé de me connaître assez pour savoir mes perspectives d’avenir. C’était à peine si j’étais une personne au-delà de mon ascendance vu ce qu’elle avait pu dire, à répéter « sang-de-bourbe » à chaque fois plutôt que mon prénom.

    Alors comme ça Minerva n’avait pas souligné nos querelles de l’époque. Bah, il faut dire qu’elle aurait peut-être été moins étonnée de me voir si elle en avait parlé pendant l’entretien. Par contre, si elles n’avaient pas parlé des idéologies de sa famille, c’était une autre histoire. Ca pouvait quand même avoir une certaine importance dans le cadre de l’enseignement de savoir si le professeur risquait de s’en prendre injustement à une certaine catégorie d’élèves. Mais bon, il semblerait que ça soit sorti de la tête de la directrice. Passons. Elle avait par contre bien trop insisté sur les termes grands et matures. Voilà, ça recommençait, les piques. Je savais bien que ça ne pouvait pas s’être envolé comme ça. Je devais toutefois lui accorder le fait que cette fois-ci, ça ne tournait pas autour du sang des sorciers.

    « Probablement, c’est vrai qu’à 18 ans on n’était toujours pas matures toi et moi. »

    Ces histoires avaient continué jusqu’au dernier jour à Poudlard. Même en 7ème année, quand les élèves sont supposés être majeurs et avoir un minimum de maturité, on se lançait encore des trucs à la tête. L’université, elle, avait été plus calme comme les amphithéâtres étaient plus grands. Mais je suis prêt à mettre ma main au feu que s’il y avait eu moins d’élèves entre nous, ça aurait encore été la guerre. Déjà que je m’arrangeais au maximum pour éviter les soirées où je pouvais la voir débarquer…

    S’ensuivit une pose digne des grands dialogues de cinéma avant qu’elle ne reprenne la parole. Avec une oreille attentive mais un regard assez fermé j’écoutais ce qu’elle avait à dire. Ça commençait bien, elle était au moins réaliste sur le fait que ça avait été conflictuel entre nous, même si elle invoquait l’excuse de l’âge. Je suis presque sûr que sa famille, bien que majeure depuis un moment, est toujours ancrée dans cette vision du monde. Puis elle émit des hypothèses sur ce que j’avais pu voir dans ma salle de cours en deux ans d’enseignements ici. C’était à se demander si elle ne connaissait pas Aiyana tant la description lui ressemblait. Tout comme elle ressemblait à Morgana. Drôle de coïncidence. Et elle finit en annonçant que tout le monde peut changer, et que c’était son cas. Voilà la partie qui clochait dans ce beau discours. Parce que jusque-là, je n’ai pas eu d’exemple allant dans son sens.

    « Oui c’est vrai on n’était pas majeurs. Je suppose que tes parents ne l’étaient pas non plus quand ils t’ont inculqué ce qu’ils t’ont inculqué. La maturité n’est définitivement pas une excuse ici, désolé. »

    Moi aussi j’avais insisté sur le mot « maturité ». Avec ces choses-là, ce n’était pas une question de maturité mais simplement d’idéologie.
    « Et en effet j’ai connu des filles comme toi. J’en ai encore des nouvelles aujourd’hui, même si elle a quitté Poudlard. Et, surprise… Elle n’a pas changé. »

    Et elle ne changerait probablement jamais. Elle était bien trop bornée pour ça. Moi, j’avais des concessions à faire, j’en étais bien conscient, mais il ne fallait pas trop m’en demander non plus. Sans changer de position, les mains toujours dans les poches, je fis à mon tour mon petit speech.

    « Très franchement, tu fais désormais partie du corps enseignant de Poudlard toi aussi, Minerva sait pourquoi. On sera donc amené à travailler ensemble, et bien que tu sembles en douter je suis assez mature pour faire en sorte que cette collaboration fonctionne. Mais ce n’est pas pour autant que je croirai à ces belles paroles sur le changement. Même après dix ans, ce n’est pas le genre de doctrine qu’on oublie comme ça. »




   
   
   
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MessageSujet: Re: [Année 2021 - 2022] Un premier pas vers la réconciliation ? {Pv Aaron Winslow} {TERMINÉ}   Ven 15 Avr - 19:29

Il était vrai qu’en y repensant, j’aurais pu être surprise que Minerva ne m’ait pas évoqué la présence de Aaron en tant que professeur à Poudlard. Elle en avait vu de toutes les couleurs avec nos vieilles batailles de bombabouses qui aspergeaient un bon paquet d’élèves qui avaient eu la mauvaise idée de passer dans notre couloir. Mais j’imaginais qu’à notre âge, nous n’avions désormais nullement l’intention de s’attaquer à l’autre. La directrice de l’école l’avait sûrement compris, ce qui l’avait menée à taire ces anciennes querelles. J’étais même prête à bien m’entendre avec Aaron, alors il pouvait me croire lorsque je lui affirmais que j’avais changé. Hélas, il ne lisait pas mes pensées et je le sentais très réticent à l’idée de s’ouvrir à moi. Je pouvais le comprendre, mais d’un autre côté, je devais bien dégager une autre aura qu’auparavant. Il commença par confirmer une de mes répliques, reconnaissant qu’à l’époque, nous n’avions pas encore grandi dans notre tête. Il devait sûrement se remémorer de nos souvenirs. A l’université, nous nous étions moins croisés mais lorsque l’on finissait par s’apercevoir, il y avait toujours eu ce petit regard empli de mépris. Il y avait beaucoup d’élèves et nous n’étudions pas forcément les mêmes cours, ce qui supposait que nous n’avions pas à nous supporter. Je crois que c’est à partir de là que j’ai commencé par m’ouvrir à de nouvelles croyances. J’avais rencontré des personnes venues du reste du monde et j’avais appris à mettre de côté ma haine des moldus pour mieux apprécier ces rencontres en or. Il y eut notamment une sorcière très douée qui m’avait caché le statut de son sang. Elle avait longtemps été enquiquinée par cela dans son ancienne école et elle avait considéré la faculté comme un lieu où elle pourrait recommencer une vie normale, sans être sujet de méchanceté. J’avais cru à son discours, la pensant sang-pur de souche, jusqu’au jour où je compris l’entièreté de cette désillusion. Je lui en avais voulu et j’avais été jusqu’à rompre notre amitié pendant un mois. Et puis, j’avais fini par me rendre compte que cette perte m’affectait pas mal et que je tenais à elle, malgré son sang. C’était elle qui avait commencé par m’ouvrir les yeux en première.

Il serait sûrement difficile pour Aaron de penser que j’ai pu oublier des préceptes inculqués en moi depuis ma naissance. Seulement, cela s’était bel et bien produit. Evidemment, pas du jour au lendemain, mais progressivement à l’université. J’avais mon propre appartement d’étudiant, je fréquentais de plus en plus de personnes en cours et je m’éloignais peu à peu de mes anciennes valeurs de cette manière. J’étais de plus en plus indépendante de ma famille. Alors, bien sûr, je ne pourrais sans doute jamais réprimer une certaine appréhension à l’idée de vivre parmi les moldus, mais au moins, je les tolérais. Pour ce qui était des nés-moldus, leur part de magie me permettait de pouvoir les apprécier à leur juste valeur.
Aaron se mit donc à remettre en cause la maturité de mes parents, m’affirmant que cette notion n’était pas une excuse. Il était bel et bien sur la défensive… Briser sa carapace ne serait pas aisé. De plus, je n’aimais pas vraiment le fait qu’il puisse juger ma famille. Certes, ils avaient commis beaucoup d’erreurs et avaient conduit des nés-moldus à la mort lors de l’ascension de Voldemort, mais ils restaient tout de même des êtres chers. Mon affection pour eux m’empêcha de l’approuver.
« Mes parents ont cru à ces traditions, certes, mais ce n’est pas d’eux dont il est question, aujourd’hui. Ils étaient, contrairement à moi, majeurs et immatures à la fois, donc je ne me trompe pas en affirmant que la maturité explique le tout. » fis-je d’un soupire.
J’espérais qu’il comprenne que contrairement à mes proches, prendre de l’âge m’avait adoucie. En tout cas, Aaron ne me contredit point lorsque je supposai qu’il avait connu des élèves à la mentalité similaire à celle que j’avais. Il en avait encore des nouvelles aujourd’hui et l’une d’elle n’avait toujours pas changé. Il fallait lui laisser le temps, à cette jeune fille. Elle avait peut-être besoin de quelques années supplémentaires par rapport à moi pour s’y faire, mais rien n’était définitif. Aaron jugeait trop. Pourtant, autrefois, ce n’était pas dans son genre de le faire. J’avais l’impression que les rôles s’inversaient, même s’il n’était pas sur le point de me jeter un sort.
« Tu devrais sûrement lui laisser du temps. Elle finira par changer. Rien est impossible, je te l’assure. » fis-je doucement en esquissant un sourire.
Je voulais paraître agréable devant lui, parce que cela me tenait à cœur qu’il oublie nos anciennes querelles. J’étais parvenue à me réconcilier avec Nathanaël et Sebastian, alors pourquoi pas Aaron ? Je trouvais l’idée fantastique que tout puisse bien se finir. Cette haine d’autrefois n’avait plus lieu d’être. Nous ne serions peut-être pas encore de très grands amis, mais j’envisageais sérieusement cette réconciliation. Une simple cordialité entre deux professeurs ne me convenait pas vraiment. En quelques sortes, j’avais peut-être, au fond de moi, l’envie de lui donner une meilleure image de ma personne. Était-ce des regrets ? Je n’en savais rien. Quand bien même cela en était, je n’étais pas sûre de vouloir le lui avouer, surtout s’il pensait me repousser. J’avais compris mes torts et je les avais assumés. Aaron ouvrit de nouveau la bouche pour me dire qu’il acceptait de collaborer avec moi en tant qu’enseignant. Hélas, cela ne signifiait pas pour autant qu’il croyait en ce que je lui disais. Après dix ans, on reniait pas une ancienne identité, hein ?
Il n’était pas très doué pour la psychologie, en tout cas. Même une seule année peut bouleverser la vie d’une personne et la changer. Dix ans, c’était bel et bien assez pour se « transformer ».
« En fait, je constate que tu en viens à me juger, tout comme je le faisais avant. Mes paroles t’ont persécuté et je le sais très bien, mais si j’avais l’occasion de pouvoir remonter dans le temps, les choses auraient sans doute pris une autre tournure. La doctrine de ma famille m’a beaucoup influencée et encore aujourd’hui, je ne vais pas te cacher que l’idée de me retrouver dans une ville moldue me procurerait d’étranges sentiments. Pour autant, j’ai fait beaucoup de progrès de ce côté-là et j’en suis venue à les respecter tel qu'ils sont. »
J’avais voulu continuer sur une tonalité douce, mais le fait d’être jugée comme une affreuse vipère venimeuse me plaisait moyennement. Sur la fin de mes phrases, j’avais été un peu sèche. J’avais froncé mes sourcils, montrant ardemment mon désir de lui faire comprendre la vérité. J’étais vraiment sérieuse.
« Je ne rejette pas ma faute sur toi, je sais très bien ce qu’il s’est passé entre nous et pourquoi cela a commencé. L’université m’a beaucoup aidé et j’imagine que tu ne sais plus rien de moi depuis que nous avons obtenu nos ASPIC. Je suis désolée, Aaron, mais me placer dans une catégorie en te basant sur mon adolescence, ce n’est vraiment pas pertinent de ta part. Je te l’ai dit : J’ai changé. »
Je croisai les bras, mes yeux ne le quittant pas du regard. Aaron… sois un peu intelligent.
« En toute honnêteté, je pensais repartir sur de bonnes bases avec toi. »



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MessageSujet: Re: [Année 2021 - 2022] Un premier pas vers la réconciliation ? {Pv Aaron Winslow} {TERMINÉ}   Ven 6 Mai - 16:38

    Plus la discussion avançait et plus les souvenirs que je pensais ne pas avoir à me remémorer remontaient à la surface. Tous les mauvais souvenirs, du plus soft au plus traumatisant, tout y passait. Peut-être que cela embrumait mon jugement, mais ça faisait partie de moi et de notre histoire commune avec Morgana. Je ne pouvais donc pas faire comme si tout ça n’avait jamais existé. De toute façon, il n’y avait aucune raison que cela ait changé. Certes nous ne lancerions certainement plus de bataille de bombabouse au risque de perdre nos jobs, mais ce n’était pas pour autant que tout s’effaçait comme ça. Elle avait beau faire genre que c’était le cas, je ne pouvais y croire. Elle n’était pas la seule à croire à ces histoires de supériorité du sang, et aucun ne s’en était jamais détaché à ma connaissance. Il faut dire que j’avais également perdu de vue les acolytes de la sorcière, comme on les appelait à l’époque, une fois les ASPICs passés. Je ne savais même pas dans quelle branche ils étaient partis, contrairement à Morgana que j’avais pu apercevoir plus d’une fois du fond des amphithéâtres de l’université. Et comme de par hasard, je ne voyais aucunes des personnes que je savais né-moldu s’asseoir à côté d’elle. Coïncidence ? Je ne pense pas.

    Elle m’avait à moitié donné raison sur le point de ses parents malgré tout. C’était un concept assez étrange que de descendre ses propres parents. Cela me fit décrocher un sourire nerveux qui tranchait avec le soupir qui avait ponctué sa phrase. J’aurais pourtant pensé que la famille était au centre de ces idéologies. Il semblerait que je me sois trompé. D’autant plus que cela posait un autre problème dans son argument.

    « Et pourquoi ils n’auraient pas mûri et toi si ? »


    L’air du temps peut-être. Mais ce ne serait pas une réponse satisfaisante. C’était bien trop facile de mettre ça sur l’effet d’une quelconque mode aussi macabre soit-elle. Il n’y avait pas de raisons qu’une génération endoctrinée n’évolue plus que la génération précédente. Si ça avait été mis en rapport avec des ancêtres plus éloignées, peut-être. Mais de père à fille, c’était bien trop court.
    Quant au cas d’Aiyana, pas si éloigné du sien, elle voulut me faire croire qu’elle changerait, m’assurant que rien n’était impossible. Ce n’était pas vraiment l’avis de mon collègue de l’université qui me donnait régulièrement des informations à son sujet. S’il y en avait bien une qui était perdue, c’était elle. Et pas qu’un peu d’après ce qu’il pouvait me donner comme anecdotes à son sujet. Mais bon, elle n’était pas le sujet de cette conversation. Même si ça aurait été un peu mieux. J’avais moins de souvenirs avec elle vu qu’elle ne se présentait à mes cours que très rarement. Heureusement pour elle que je ne sois arrivé que pour sa dernière année, sinon elle aurait eu un certain retard pour les Sortilèges pendant ses ASPICs. Je n’en rajoutais donc pas à son sujet, ce n’était qu’un exemple parmi tant d’autres, pas la peine de s’éterniser dessus.

    Une fois que j’eus fait preuve de bonne foi en lui indiquant que j’étais prêt à ignorer nos différends pour que l’on travaille correctement, elle répondit comme si cela n’était pas suffisant. Je me serais bien plaint que mes efforts représentaient déjà beaucoup, mais la première phrase qui sortit de sa bouche me fit ciller sur mes acquis, ce qui se traduisit par un spasme d’une de mes paupières. J’en viens à juger. Sérieusement ? Et dire que les Serdaigle sont connus pour leur ouverture d’esprit. Le jugement, c’est pas vraiment notre genre. Je suis en train de me planter ? Nan c’est pas possible. Ce n’est pas une question de jugement là. C’est les faits. Comme elle le dit, elle m’a persécuté à l’époque. Il n’y a pas de raisons que ça change. Remonter dans le temps c’est gentil, mais ce qui est fait est fait. Je hochais un peu la tête pour me remettre les idées en place avant qu’elle ne termine son speech. Le ton qu’elle employait sur ses dernières phrases m’aida à revenir sur ma position. Elle avait fait une concession dans mon sens, m’annonçant cash qu’elle était encore influencée par tout ça. C’est bien ce que je disais. Les respecter tels qu’ils sont. Ca reste une forme dissimulée de les prendre de haut.

    « Forcément, une ville où il n’y aurait pas une goutte de sang sorcier… »

    Sans m’en rendre compte, ma voix avait été légèrement hésitante et étonnement basse. Comme si je n’avais pas voulu lancer cette pique et que je m’y étais forcé. Voilà qui était très étrange. Je serrais mes poings dans mes poches, en essayant de faire ça discrètement, comme pour me redonner la foi dans ma défense. J’expirais et inspirais pour reprendre mon calme tandis qu’elle continuait à parler. Elle n’avait pas tort sur ce point, j’avais bien profité de l’université pour l’ignorer comme j’aurais voulu le faire pendant mes années à Poudlard (et comme je l’ai fait autant que possible d’ailleurs). Mais je ne pouvais pas la laisser dire que je la mettais dans cette catégorie juste pour son adolescence. Il y en a plein des ados qui croient ça, mais ils n’étaient pas tous aussi virulents qu’elle ne l’avait été.

    « Ce n’est pas que ton adolescence. Mon exemple de toute à l’heure, elle se contentait de m’ignorer en ne venant pas à mes cours. Certes il y avait une certaine différence d’âge contrairement à nous, mais même avec ses camarades je n’ai pas eu vent de conflits comme les nôtres. Et je n’ai pas mémoire d’avoir appris que ses parents en pensaient autant. Ce n’est pas que ton adolescence, mais ton entourage qui me laisse penser que ce n’est pas fini. Et comme tu l’as dit, je n’ai pas totalement tort, tu as encore du mal avec tout ça. »


    Au moins cette fois, ma voix n’avait pas hésité.

    Sa dernière phrase quant à elle, c’était trop me demander. Ce n’est pas en claquant des doigts où en faisant les yeux de chien battu que l’on effaçait des années de conflit. Et pourtant, la phrase de toute à l’heure résonnait dans ma tête. Mais je ne pouvais pas. J’étais peut-être en train de juger, mais je ne pouvais tout de même pas ignorer mon passé, notre passé.

    « Les bases sont posées depuis des années. Quand tu veux rénover les fondations d’une maison, ça ne se fait pas en une journée. Enfin, avec la magie peut-être, mais après tout j’ai une ascendance moldue. »


    Cela sonnait étrangement comme une concession. Mais il ne fallait pas qu’elle se fasse des espoirs malgré tout. J’étais un peu fragilisé dans ma défense, mais j’aurai tôt fait de me remettre d’aplomb.




   
   
   
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MessageSujet: Re: [Année 2021 - 2022] Un premier pas vers la réconciliation ? {Pv Aaron Winslow} {TERMINÉ}   Sam 7 Mai - 14:12

Avais-je crée une brèche dans sa défense ? C’était le but que je poursuivais ce soir, dans l’espoir d’aboutir à une réconciliation. On oubliait certes pas le passé, mais la vie continuait de se faire selon le cours du temps. On avançait, on ne reculait pas. Aaron avait sans doute du mal à se faire à cette idée, mais il faudrait bien, tôt ou tard, qu’il admette que je n’étais plus comme avant. Prenant la peine de s’attaquer à mes parents, je lui avais répondu que ce n’était pas là le sujet et que, contrairement à eux, j’avais pu m’émanciper d’une bonne partie de la doctrine que l’on m’avait enseignée. Cela n’avait pas été facile au départ. Je m’étais beaucoup remise en question, me demandant si je ne commettais pas une erreur en pardonnant mon amie qui m’avait menti sur son statut de sang. A l’université, j’avais en majeure partie fréquenté des personnes de la même noblesse que la mienne, mais cela ne m’avait pas empêché de m’ouvrir au fil des années. Mes relations s’étaient étendues à d’autres personnes au sang moins pur et ce, grâce à des personnes, comme Roxana. Pour preuve, j’avais renoué les liens avec Nathanaël et Sebastian.
« Tu me diras que c’est une excuse trop facile, mais le contexte politique et social y est sûrement pour quelque chose. Je ne vais pas m’étendre sur le sujet. Tu sais bien qu’à l’époque, les idées étaient très fermées. Tout comme toi, j’ai grandi dans un monde qui a changé depuis maintenant vingt ans, alors cela explique en partie la situation de mes parents et la mienne. »
Libre à lui de me croire ou non, mais j’étais sincère sur ce coup là. Pourquoi l’université m’avait tant aidé à m’ouvrir ? C’était parce que nous vivions dans une société où la tolérance était un mot clé, désormais. Les méchants racistes étaient mal vus et on nous apprenait peu à peu à nous ouvrir à la culture moldue sans pour autant briser le code du Secret magique.
Je poursuivis mon dialogue en lui faisant comprendre qu’il ne faisait que me juger sur mon passé et que cela ne reflétait pas du tout le présent. Certes, quelques traces du passé demeuraient toujours en moi, mais j’avais balayé la majeure partie des choses fâcheuses qui auraient pu faire de moi une personne fermée. Bien que sa réponse soit presque teintée d’ironie au sujet des villes moldues, j’avais pu constater que la mienne l’avait fait un peu hésité, voire réfléchir. Il devait sans doute se convaincre que j’avais tort, mais c’était au moins une petite victoire. Je ne relevai pas et le laissai poursuivre. Il évoqua son exemple de toute à l’heure, me rappelant le passé et tentant de différencier le cas de cette jeune femme avec qui il était en froid et le nôtre. Il accusa mon entourage d’être fautif de ce que j’étais et de le laisser croire que certaines choses n’étaient pas terminées.
« Mes fréquentations ? Elles se sont diversifiées à l’université. Il s’est passé beaucoup de choses. J’ai gardé le contact avec d’anciens amis de Poudlard, mais j’ai également appris de ceux que j’ai connu après l'obtention de mes ASPIC. Tu ne peux d’ailleurs pas tout savoir sur cette jeune fille qui ne te porte pas dans son coeur. Elle a très bien pu s’en prendre à des personnes de son âge sans que tu ne le saches. Si elle était à Serpentard, ce ne serait pas étonnant qu’elle ait agi de manière propre, de manière à ne laisser aucune trace. C’est une belle qualité que nous possédons là-bas. » fis-je avec un sourire amusé.
Un peu d’humour détendrait peut-être l’atmosphère mais je n’étais pas certaine que cela aurait l’effet escompté. Je repris bien vite mon sérieux :
« Une fois de plus, tu me juges sans vouloir connaître la femme qui se tient devant toi, telle qu'elle est actuellement. Je pouvais le comprendre au départ, mais maintenant que je tente de te montrer mon évolution, tu pourrais tout de même faire preuve d'un peu d’ouverture d’esprit. Je ne serais pas là à te parler aussi sérieusement si je n’avais pas en tête l’idée de nouer des liens avec toi, tout comme je l’ai fait avec Sebastian et Nathanaël. Tu l’as bien vu, lors de son mariage avec Roxana. Étais-je hostile à son égard ? Bien sûr que non. Cela aurait pu l’être, mais les choses ne sont plus ce qu’elles étaient. Ils pourront te le témoigner et Roxana la première. » déclarai-je en fronçant les sourcils, sur un ton que je souhaitais persuasif.
Cette histoire commençait sérieusement à m’agacer. Je n’allais tout de même pas me mettre à genoux devant lui pour lui demander une réconciliation. J’avais une fierté et un honneur. J’estimais avoir fait suffisamment de concessions comme cela et d’avoir été trop gentille pour ce soir. Si cette tête de mule n’était pas décidée à ouvrir un peu les yeux, je serais sûrement contrainte de clore la discussion avant que celle-ci ne devienne un débat interminable.
« C’est toi qui poses les bases et qui les brides tout seul. Si tu pouvais arrêter de tout reporter à ton ascendance moldue comme si tu te sentais encore persécuté par ma personne, la situation s’arrangerait bien plus facilement, Aaron. Je suis de sang-mêlé, autrement dit, nous avons tout de même un point en commun. Autrefois, je ne l’aurais jamais assumé, mais ce soir, je te le dis avec toute ma franchise. Les cartes sont entre tes mains, mais la faute ne me reviendra pas si tu continues de te renfermer sur ce que tu as vécu et ce que tu refuses de voir. » dis-je sèchement.
Je lui laissai le choix : oublier notre passé et repartir sur une entente progressive ‒ je n’avais jamais sous-entendu que nous passions du temps ensemble comme de vieux amis dès les premières semaines ‒ ou bien refuser mon approche au risque que notre relation n’en soit que cordiale et limitée à notre profession. Je trouvais la seconde option bien dommage.



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Dernière édition par Professeur M. Burgess le Jeu 26 Mai - 1:48, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Année 2021 - 2022] Un premier pas vers la réconciliation ? {Pv Aaron Winslow} {TERMINÉ}   Jeu 12 Mai - 22:06

    J’attendais ce qu’elle allait bien pouvoir me sortir comme excuse pour ne pas ressembler à ses parents. Enfin je dis ça, mais j’avais une sacrée différence avec ma mère qui avait énormément de mal avec la magie. Cela étant, j’avais mon père pour rattraper qui avait toujours été passionné par le surnaturel. Pour le cas de Morgana, c’était presque tout l’arbre qui était pourri. Du moins pour ce que j’en savais, il n’y avait pas un membre qui ne taperait pas un né-moldu si l’occasion se présentait de le faire sans conséquences. Elle me parla donc, en avouant à l’avance que c’était facile, d’une histoire d’air du temps. Certes la politique était bien moins stricte à ce sujet à l’époque que les livres d’histoires de la magie mentionnent désormais comme l’avant-guerre. Même si elle ne voulait pas s’étendre sur le sujet, la présence de Voldemort y était pour beaucoup. Quant aux idées, je ne prêtais pas trop attention sur cet argument. Les idées sont intemporelles, il y en aura toujours pour penser qu’un homme est supérieur par rapport à son sang. Toutefois, je ne répondais pas non plus au premier argument. Je ne pouvais pas nier que le ministère s’était renforcé depuis cette époque, mais dans le fond, ça aurait pu vouloir dire « avec la politique actuelle j’ai trop peur de dire ce que je pense ». Mais je ne pensais pas que ce soit ça, ça ne l’avait jamais dérangé à l’époque.

    Ça faisait donc un moment que l’on squattait ce coin de couloir avec notre débat pour le moins atypique. C’était à se demander comment personne n’était passé par là durant ce temps. Il devait bien y avoir des retardataires. Cela aurait permis d’écourter cette discussion qui devenait déstabilisante. Cette fichue phrase continuait de résonner dans ma tête, tout comme le faisaient les souvenirs que j’avais en commun avec Morgana. Ca donnait un mélange déroutant qui m’aurait probablement donné mal à la tête si la discussion s’en était arrêtée là. Heureusement elle n’était pas en reste dans ses réponses, et cela me permettait de me concentrer sur autre chose. De là à dire que ça me permettrait de reprendre mes appuis correctement, c’était un peu hâtif. Mais au moins je réfléchirai plus aux arguments qu’à ces questions de jugements.

    Quand j’avais parlé de son entourage, elle avait décidé de se concentrer sur ses fréquentations. Bon, après tout on avait fait le tour de ses parents. Et ses fréquentations de l’époque n’étaient guère mieux. C’était bien pour ça que les batailles finissaient dans des proportions qui n’auraient jamais dû être atteintes. Ce n’était pas qu’une tension entre deux élèves, mais bien une guerre de clans. Elle fut pourtant assez rapide sur ce point, évoquant autant ses collègues de Poudlard que ses rencontres de l’université. J’étais censé interpréter ça comment ? Elle faisait moitié moitié entre ses idéologies et ce qu’elle prétendait être maintenant ? Ou bien elle avait trouvé d’autres anti-né-moldus qui lui avaient appris d’autres façons de s’en moquer ? Elle avait été un peu avare de détails sur ce coup-là, ce qui fut vite comblé par un retour sur le cas d’Aiyana en finissant par une blague sur le stéréotype des Serpentards. Malgré moi cela me fit décrocher un sourire.
    « En effet, c’est tout à fait votre style, et le sien. »

    J’en oubliais également de rétorquer sur son manque d’informations. De toute façon, elle ne me laissa pas le temps de répondre quoique ce soit à ce sujet, puisqu’elle reprit juste après en réutilisant le mot qui m’avait déjà déstabilisé une fois. Du calme Aaron, arrête de penser à cette histoire de jugement et concentres toi sur ce qu’elle raconte. Bon, elle en rajouta une couche en me demandant de l’ouverture d’esprit (qui est quand même supposé être une qualité des Serdaigles, pour rester dans les stéréotypes), mais je pus suivre son exemple du mariage de Sebastian. En y repensant, on s’était croisés à ce moment-là en effet. J’avais réussi l’exploit de ne pas la croiser à ce moment-là, et elle n’avait visiblement pas souhaité venir me parler de sa rédemption non plus. C’est vrai ça, pourquoi maintenant et pas pendant le mariage ? Certes, je devais lui accorder le point qu’elle n’avait rien fait contre eux. Mais en même temps, en public, ça ne l’aurait pas trop fait, surtout comme elle l’a souligné toute à l’heure avec la politique actuelle. Malgré son ton persuasif, quelque chose clochait dans cette soi-disant bonne volonté.

    « En effet, tu n’étais pas hostile. Mais tu n’étais pas non plus venue "renouer des liens" comme tu le clames maintenant. Je comprends bien qu’on était dans un évènement où il n’était pas de bon goût de se lancer dans un débat comme celui que l’on a maintenant, mais à la fin des festivités tu aurais pu me voir, plutôt que d’attendre de voir qu’on va travailler ensemble pour te dire ça. A ce compte-là, un lien professionnel est suffisant. »

    A moins qu’elle ne soit simplement opportuniste, ne voulant nouer de lien que parce que nous sommes collègues et pas pour une réelle rédemption. Mais bon, je ne suis pas mauvaise langue à ce point. J’avais déjà réussi l’exploit de lui répondre ça sans ciller sur ces histoires de jugement, je n’allais pas en rajouter.

    Enfin, je lui avais annoncé que ce n’était pas en une soirée que tout un passé allait être enterré. Les relations entre humains ne fonctionnaient pas comme ça, on ne claquait pas des doigts pour changer les choses. Cependant elle n’avait pas bien pris la petite dérive de ma phrase sur l’image des fondations des maisons dans le monde des moldus. Elle avait pris cela comme si je ramenais à mon ascendance cette histoire, alors que ce n’était que pour mieux appuyer le fait que cela ne se faisait pas en si peu de temps. Au final, elle aura complètement éclipsé ma métaphore avec sa réaction. Et je suis borné ? C’est bien le comble.

    « Je crois que tu n’as pas bien compris ce que je te disais. Le cœur de ma métaphore n’était pas les moldus, mais bien les fondations de la maison elle-même. Qu’on parle des fondations d’une maison à refaire ou d’une relation à reconstruire, ce n’est pas en heures que l’on compte le temps avant d’atteindre l’objectif. Il ne suffit pas de venir, dire que l’on veut devenir potes, pour devenir potes. Surtout pas avec notre passé commun. Une relation, comme les fondations, on prend le temps de la construire, on ne claque pas des doigts pour l’avoir. Je t’ai déjà dit que j’acceptais un rapport professionnel, c’est la première étape. Ne grillons pas les suivantes. »

    Si cette fois, elle ne voyait pas la concession dans mon discours, je ne comprenais pas ce qu’il lui fallait. Non pas que je veuille absolument la lui donner, mais je ne souhaite pas non plus être mal compris. L’horloge avait déjà bien trop tourné pendant cette discussion, il serait vraiment temps que cette conversation se termine.

    « Maintenant, à toi de voir où est vraiment la balle, j’aurais plutôt tendance à la voir au centre que de mon côté. Maintenant, si tu permets, j’aimerais rejoindre ma chambre. »


    Question que j'aille reposer ma tête de tout ce qu'il s'y passe actuellement...




   
   
   
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MessageSujet: Re: [Année 2021 - 2022] Un premier pas vers la réconciliation ? {Pv Aaron Winslow} {TERMINÉ}   Jeu 26 Mai - 14:03

Heureusement qu’il n’y avait personne aux alentours. Assister à ce type de conversation en guise de retrouvailles devait être fort ennuyant. J’avais plutôt bien attendu mon moment pour aller lui parler et, en vue de l’obscurité qui régnait désormais dans la Grande Salle, nous pouvions être certains qu’il n’y avait aucun retardataire.
Aaron avait fini par approuver mes paroles, ne cachant pas à son tour un sourire, suite à ma petite plaisanterie sur les Serpentard. Toutefois, il reprit bien rapidement son sérieux, ne me témoignant pour autant pas plus de tolérance que toute à l’heure. A la rigueur, j’étais parvenue à le faire réfléchir en lui lançant quelques répliques bien pensées, mais le diable obstiné qui le possédait l’empêchait clairement d’écouter son intuition. J’espérais que l’exemple de Sebastian et Nathanaël allait le déstabiliser bien plus et qu’il envisagerait la possibilité que les choses se finissent tout aussi bien avec lui qu’avec les autres. A ce sujet, il reprit en me demandant la raison pour laquelle je n’étais pas venue lui parler lors du fameux mariage. Ce jour-là, je m’étais attendue à le voir fêter l’événement en compagnie de nos amis en commun, mais je n’avais pas imaginé une seule seconde que nous pourrions nous adresser la parole. J’avais cru qu’il y aurait toujours un froid que l’on ne pourrait jamais chauffer. Après l’Université, Aaron m’était totalement sorti de la tête et pourtant, il restait l’un de mes plus marquants souvenirs de Poudlard. Peut-être que je n’avais pas réalisé qu’il était possible, à cette époque, de réparer certaines erreurs. Ce n’était que maintenant que j’estimais que nous avions la maturité nécessaire pour faire acte du passé.
« Il est vrai que ce mariage aurait pu être une belle occasion pour renouer les liens. Ou du moins tenter de le faire, en l’occurrence. Mais à cette époque, c’était sans doute encore trop prématuré. J’ai estimé que cela ne mènerait à rien que d’en discuter. Peut-être aurais-je dû me lancer, en effet. Quoi qu’il en soit, comme je l’ai dit, on ne peut pas modifier le passé. Je ne peux que t’offrir la possibilité d’aller de l’avant, aujourd’hui. »

J’étais plutôt douée en matière de négociation, de base, et j’espérais donc pouvoir persuader Aaron de ce que je disais. Je ne faisais pas cela par opportunisme comme il semblait le croire, mais il était vrai que j’étais réellement déterminée à obtenir cette réconciliation. Le fait qu’elle m’échappait totalement n’était pas pour me plaire. Pour le restant de son discours, il m’avoua que je n’avais pas très bien compris sa métaphore. Il lui fallait visiblement du temps. Le temps…C’était une notion vague et relative et pourtant, j’étais censée y voir une concession. Cela ne m’était pas satisfaisant. Pour une femme telle que moi qui aimais obtenir tout ce qu’elle voulait, je devais bien avouer que cette situation n’était pas une véritable victoire. Je ne pouvais pas m’en contenter et pourtant, je n’aurai sans doute guère d’autre alternative que d’attendre. Je n’étais plus aussi sournoise et machiavélique pour le forcer à agir de telle ou telle façon. Oui, j’étais déçue. Déçue de savoir que Aaron constituait un bien plus grand obstacle que Sebastian et Nathanaël quand il s’agissait de se réconcilier. Malheureusement, force était de constater que je ne pouvais faire évoluer davantage les choses pour cette nuit. Peut-être en avais-je
déjà assez fait ? Peut-être pas ? En tout cas, je devinais bien qu’il était parfaitement inutile d’insister après une telle réponse. Il ne flancherait pas en une soirée. Il ne céderait pas suite à quelques phrases joliment prononcées de ma part. Il lui fallait bien plus que cela. Des actes, sans nul doute. J’avais mystérieusement le sentiment de devoir conquérir le cœur d’un homme et cette impression étrange m’écopa quelques frissons d’effroi. D’habitude, c’était moi qui me faisait désirer et pas le contraire.

« Je vois… Je m'attendais tout de même à un peu plus d'ouverture de ta part. Il est visiblement difficile de ramasser les chaudrons cassés. » dis-je, dans un profond soupir.
Fichu Aaron… Ce refus me frustrait et j’avais véritablement l’envie d’aller au bout de mon objectif. Il serait si dommage de ne pas renouer les liens. Je me doutais qu'une simple relation professionnelle ne serait pas naturelle, entre nous. Ce refus signifiait purement qu'il ne mettait pas de côté nos antécédents. Comment pourrions-nous bien collaborer avec la hantise de ces souvenirs non élucidés ? J'étais devenue une personne très franche et il m'était insupportable de vivre en compagnie d'un problème qui circulait toujours.
La balle était dans mon camp, qu’il disait ? J’aurais plutôt dit dans le sien. Certes, j’étais déterminée et je ne manquerai certainement pas de lui aborder de nouveau le sujet, mais je n’allais pas non plus jouer les bons samaritains comme un chien le ferait pour son maître dans le but d’obtenir une friandise. J’étais une femme fière, alors je comptais rester droite tout en lui montrant qu’une amitié était possible.
« Tu finiras bien vite par comprendre tout ce que je t’ai dit, fis-je, sérieusement. Bonne soirée, Aaron. »
Pour l’heure, mieux valait lâcher l’affaire. Peut-être qu'une bonne nuit de sommeil lui permettrait de bien méditer sur toutes ces questions que nous venions d'aborder. Je pourrai sans doute parler de tout cela à Sebastian, par lettre. Il était de bon conseil et il saurait indubitablement éclairer ma lanterne sur le comportement si méfiant d'Aaron. Je ne comprenais pas le fait qu'il puisse être tout aussi fermé d'esprit après dix ans.

{Fin du Rp pour Morgana}



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MessageSujet: Re: [Année 2021 - 2022] Un premier pas vers la réconciliation ? {Pv Aaron Winslow} {TERMINÉ}   Jeu 2 Juin - 18:58

    Ce petit manège commençait à vraiment traîner en longueur. Je ne savais pas depuis combien de temps on était plantés là, au beau milieu du couloir, mais il semblait que même les fantômes soient allés se coucher. Et pourtant, ils n'étaient pas du genre à s'éclipser tôt. Allez savoir qui de nous deux était le plus borné. En même temps, comment pourrais-je céder comme ça à Morgana Burgess? Mais ça, elle semblait avoir du mal à le comprendre. Ce n'est pas faute de le lui dire, qu'on n'obtient pas n'importe quoi comme ça en claquant des doigts. Mais bon, je suppose que sa nature de Serpentard est toujours bien présente, ça elle ne pourra pas le cacher malgré de belles paroles. Elle essaya de se sauver de l'histoire du mariage en prétextant que c'était trop prématuré et que ça n'aurait mené à rien. Ce mariage ne remontait pourtant pas à si longtemps, il n'y avait pas de raison que ce soit prématuré à l'époque et maintenant. Tant qu'elle ne tente pas le rapprochement, rien ne change de ce qui a pu se passer. Après tout comme elle le dit si bien, on ne change pas le passé, on vit avec.

    « C'était peut-être prématuré mais ça aurait peut-être amélioré la situation d'aujourd'hui. Si tu ne fais rien, ce sera toujours une situation prématurée. »


    Je commençais à sentir que cette situation l'agaçait. Aussi bien dans ses répliques et le ton employé que dans son attitude, elle n'appréciait pas de ne pas obtenir ce qu'elle voulait. Et pourtant, il fallait bien qu'elle comprenne que ça ne serait pas ce soir qu'on serait potes comme si rien ne s'était passé. Je m'étais déjà répété deux fois à ce sujet, deux fois je lui avais dit qu'une relation comme la nôtre ne s'estompait pas aussi aisément que de la craie sur un tableau. Sa dernière réponse fut une résignation finale. Elle ne se gêna pas pour autant pour relancer un de ces mots qui me décontenançait. C'était à croire qu'elle le faisait exprès, ce qui n'allait pas vraiment dans son sens. Elle confirma cette résignation après une dernière phrase du type "tu verras bien !" en me souhaitant une bonne soirée. Bien, elle aura fini par lâcher prise, ce n'était pas trop tôt.

    « Bonne soirée à toi aussi. »


    Nous partîmes donc chacun de notre côté, rejoignant nos appartements. Pour ma part, cela me permettra de réfléchir un peu à ce qu'elle m'avait dit et qui me faisait tiquer. Moi, pas ouvert? Non, ça ne peut pas être ça...


Fin du RP




   
   
   
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