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| | Il faut bien aider Mimi ! – Libre | |
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| Auteur | Message |
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 Flynn H. Spencer

Parchemins rédigés: 104 Arrivé(e) le: 11/11/2011 Crédit avatar: .
| Sujet: Il faut bien aider Mimi ! – Libre Mer 23 Nov - 18:27 | |
| Aujourd'hui, Flynn s'était levé de bonne humeur avec l'envie d'aider quelqu'un. Il s'était rendu dans la Grande Salle, tout sourire et avait passé son petit déjeuné à chercher qui il pourrait bien aider. La question s'avérait être plus difficile que prévu puisque tout le monde semblait vivre dans un monde parfait où les difficultés n'existaient pas et où tout se réussissait on ne peut mieux du premier coup... Attristé par cette heureuse découverte, le Gryffondor commençait un peu à désespérer. Il termina ses tartines et son jus d'orange en vitesse puis quitta la salle sans demander son reste. Son espoir renaquit au milieu des escaliers alors qu'il arrivait à la hauteur de deux filles de première année.
"Si ! Elle a ouvert les robinets ! On entend l'eau couler !"
Il n'eut pas à demander l'identité de leur sujet de conversation, ce fut une évidence. Mimi Geignarde ! Voilà qui aider ! Elle avait probablement besoin d'un peu de compagnie et puis il n'avait jamais fait sauter les toilettes ! Un peu plus d'eau dans une inondation passerait probablement inaperçue ! Sa journée n'était donc pas totalement foutue et le but principal de celle-ci serait enfin réalisé ! Il leur lança un vague merci qu'elles ne comprirent pas et disparut en courant dans le couloir suivant.
Le rouquin s'arrêta net quelques mètres avant la porte convoitée puis s'avança prudemment. Personne dans le couloir, ni à droite, ni à gauche. Il entrouvrit la porte légèrement puis entra dans la pièce à reculons, tout en gardant un oeil méfiant sur le couloir. Une fois à l'intérieur, il la ferma brusquement et s'y adossa comme pour prévenir une éventuelle intrusion. Il releva enfin les yeux. Aucune trace du fantôme mais à la place, il n'y avait qu'une fille bien vivante près des lavabos qui le regardait sans comprendre. L'eau coulait bien mais ces idiotes s'étaient trompées de responsable ! Il ne mit pas longtemps à virer écarlate.
"Bonjour..." commença t-il en cherchant péniblement comment se sortir de là. "T'aurais pas vu Mimi, par hasard ?"
Excuse particulièrement pathétique, c'était vrai. Il avait déjà trouvé bien mieux que ça mais il ne voyait pas comment expliquer son entrée dans les toilettes des filles autrement que par un "J'étais venu aider à l'inondation." qui n'aurait probablement pas été très bien vu... |
|  | |  Astride Whitby

Parchemins rédigés: 1663 Arrivé(e) le: 21/09/2011 Crédit avatar: Jesaisjamais Année: 5ème
| Sujet: Re: Il faut bien aider Mimi ! – Libre Dim 27 Nov - 14:06 | |
| Les événements de ces derniers temps commençaient à devenir pesants pour Astride, et la journée qui se déroulait n’arrangeait rien du tout, bien au contraire. Elle avait enfin décidé de se réintégrer, de se mêler aux autres élèves comme si de rien n’était, mais ce n’était pas une chose facile à faire. Elle subissait inlassablement les remarques désobligeantes des serpentards, les regards faussement compatissants des gryffondors, des serdaigles et des autres poufsouffles. Cette journée était fidèle aux précédentes, en général elle faisait en sorte d’arriver dans sa salle de cours au dernier moment pour éviter de devenir l’attraction du moment, mais cette fois-ci elle s’était permis d’arriver un peu en avance, après tout, ses camarades allaient bien finir par se lasser, mais ça aurait été trop beau, à peine était-elle entrée dans sa salle de cours, qu’un serpentard de cinquième année s’avançait vers elle, un sourire goguenard sur lèvres.
« Alors Whitby, toujours parmi nous ? Plus pour très longtemps, j’en ai bien peur…»
La poufsouffle, bien qu’habituée aux sarcasmes et aux menaces ne savait toujours pas comment réagir face à elles. Elle se contenta de rougir et de baisser la tête vers ses livres, l’arrivée de son professeur mis fin à ce calvaire, et le cours se poursuivit ensuite normalement, les élèves se désintéressant de son cas à une vitesse déconcertante. Sa seule consolation dans tout ça, était que Naïa et Tyler en étaient au même point qu’elle, depuis que la sanction était tombée, ils subissaient sans relâche les remarques et les violences infligées par les élèves des autres maisons et même s’ils avaient certainement renforcés leur réputation auprès des autres serpentards, ils faisaient les frais de la rancune tenace des gryffondors, des serdaigles et des poufsouffles, qui visiblement n’attendaient qu’une bonne occasion de leur faire payer tous ce qu’ils leur avaient infligés depuis le début de leur scolarité. Astride n’était pas douée pour cacher ses émotions, la matinée était à peine entamée qu’elle sentait déjà les larmes lui monter aux yeux, malgré ses efforts elle se décida à sécher le cours suivant pour se rendre dans les toilettes, persuadée qu’elle pourrait y trouver un instant de solitude et laisser libre cours à son chagrin avant de retourner affronter cette journée, qui s’annonçait difficile pour la poufsouffle. Elle se débarrassa rapidement du groupe d’élève et prit le chemin des toilettes, et y arriva presque en courant, elle ne remarqua même pas qu’elle pataugeait dans une marre d’eau, et s’appuya sur les lavabos. Il était toujours étonnant de voir la quantité de larmes que pouvait contenir son corps, Astride détestait pleurer, et maudissait quotidiennement son hypersensibilité mais elle ne pouvait pas s’en empêcher. Malheureusement pour elle, c’est à ce moment précis qu’un jeune homme fit son entrée, la poufsouffle baissa la tête, tentant tant bien que mal de dissimuler son visage.
"Bonjour... T'aurais pas vu Mimi, par hasard ?"
La jeune fille dû se rendre à l’évidence, elle allait bien devoir relever la tête pour lui répondre, ou faire croire d’une incroyable impolitesse en l’ignorant délibérément, elle eut vite fait de choisir la première option, Astride pris son courage à deux mains, pour faire face au jeune garçon et tenta un maigre sourire, ne voulant pas voir une personne de plus s’apitoyer sur son sort.
« Bonjour…. Non, je ne l’ai pas vu….. »
Elle ne pouvait pas vraiment lui reprocher de s’être attendu à voir mimi en entrant dans la pièce, elle lui était à l’heure actuelle facilement assimilable. En revanche ce qui était nettement plus étrange c’est qu’il soit entré sans même s’assurer de se retrouver tout seul à l’intérieur, après tout c’était les toilettes des filles, il n’avait donc rien à faire là.
« Tu es dans les toilettes des filles, et tu n’es manifestement pas une fille….. »
Astride le dévisagea des pieds à la tête, non en effet, pas de doute possible, ce n’était pas une fille, elle croisa les bras, curieuse d’entendre les explications qu’il allait donner à son intrusion intempestive, mimi ou pas mimi, il n’avait rien à faire là.
Dernière édition par Astride Whitby le Ven 13 Avr - 0:00, édité 2 fois |
|  | |  Flynn H. Spencer

Parchemins rédigés: 104 Arrivé(e) le: 11/11/2011 Crédit avatar: .
| Sujet: Re: Il faut bien aider Mimi ! – Libre Dim 27 Nov - 17:58 | |
| Flynn remarqua bien vite que la fille était à Poufsouffle. A croire qu'ils s'étaient multipliés durant le week-end, il ne rencontrait que des jaunes et noirs depuis le début de la semaine alors qu'en temps normal, il les croisait de temps à autre dans les couloirs sans pour autant tomber dessus de la sorte. Elle non plus, il ne la connaissait pas vraiment. Ils étaient dans la même année, il savait l'avoir déjà vu mais n'en savait pas beaucoup plus sur elle. Quand il la croisait, elle entrait ou sortait de la bibliothèque et comme il n'y allait jamais, il n'avait jamais vraiment eu l'occasion de la voir davantage.
« Bonjour… Non, je ne l’ai pas vu… »
Lorsqu'elle releva la tête, il put remarquer qu'elle pleurait. Il n'avait pas la moindre idée du pourquoi et n'était pas certain qu'il faille lui demander même si au fond, il en mourrait d'envie. Le rouquin n'avait jamais beaucoup aimé voir les gens pleurer et ce même quand il n'avait pas la chance de les connaitre. Si elle était venue ici, c'était probablement pour échapper au monde habituel des couloirs et des autres endroits du château, il n'y avait jamais personne ici d'habitude alors peut-être qu'elle n'avait aucune envie d'être dérangée par un Gryffondor un peu stupide qui n'était là que pour une énième bêtise...
« Tu es dans les toilettes des filles, et tu n’es manifestement pas une fille… »
C'était un fait. Ce n'était pas une fille, donc il n'avait pas le droit d'être là. Irait-elle le balancer ? Il n'en savait absolument rien, elle n'avait pas forcément l'air en état de faire grand chose pour l'instant... Etait-il à une retenue près ? Sûrement pas. Une de plus ou une de moins, ça n'avait plus grande importance et puis, ce n'était pas non plus la règle la plus importante de l'école, ça. Aussi il se décida de "l'affronter", fuir c'était lâche de toute façon.
"Non, j'suis pas une fille ou alors on m'aurait menti pendant quinze ans, mais Mimi ne sort jamais d'ici et j'ai entendu dire qu'elle avait provoqué une inondation alors... Je voulais la voir."
Il lui sourit, un peu mal à l'aise et finit par s'approcher d'elle d'un pas hésitant. On pouvait le suivre rien qu'aux "flocs" que faisaient ses chaussures dans l'eau. Il était certes venu pour aider Mimi dans son inondation mais son envie d'aider quelqu'un n'était peut-être pas totalement foutu, peut-être que la Poufsouffle pouvait être sa victime pour la journée. Elle semblait en avoir sacrément besoin, peut-être même bien plus que le fantôme.
"Je pense qu'il y a assez d'eau dans cette pièce pour le moment." reconnut-il en lui tendant un mouchoir. "J'm'appelle Flynn. On a quelques cours en commun. Enfin quand j'y vais..."
Ses nombreuses absences n'aidaient sûrement pas quand il s'agissait de connaitre les gens des autres maisons mais qu'importe, il trouvait toujours l'occasion pour le faire, la preuve en était encore là. Il s'adossa à son tour au lavabo et regarda un instant son lacet, défait, tremper dans l'eau. L'idée de le rattacher ne lui vint pas aussi il reporta rapidement son attention sur la jeune fille.
"Qu'est-ce qu'il t'arrive ?" |
|  | |  Astride Whitby

Parchemins rédigés: 1663 Arrivé(e) le: 21/09/2011 Crédit avatar: Jesaisjamais Année: 5ème
| Sujet: Re: Il faut bien aider Mimi ! – Libre Ven 2 Déc - 20:11 | |
| "Non, j'suis pas une fille ou alors on m'aurait menti pendant quinze ans, mais Mimi ne sort jamais d'ici et j'ai entendu dire qu'elle avait provoqué une inondation alors... Je voulais la voir."
Astride baissa la tête et regarda ses pieds, il y avait effectivement une inondation et il était assez étonnant qu’elle n’ait pas été fichue de la remarquer. Par contre Mimi n’était pas là, c’était certain, elle n’aurait certainement pas pu s’empêcher de venir narguer Astride dans le cas contraire. Ce fantôme se réjouissait assez facilement du malheur des autres, elle n’aurait donc loupé cet épisode pour rien au monde. En revanche une chose lui échappait, il voulait voir Mimi, aucune personne sensée ne désirait passer du temps en sa compagnie, il était difficile de voir au-delà de la gamine capricieuse et susceptible qu’elle était, mais ça Astride n’allait pas se risque à le prononcer à voix haute, elle était persuadée qu’elle était loin, mais pour peu qu’elle entende ce qu’elle venait de penser fortement, ce n’était pas une inondation mais un tsunami qui envahirait les toilettes. Elle se contenta donc de se taire, pour une fois qu’elle agissait avec bon sens, il faudrait certainement lui décerner une médaille ou un prix, car ça ne lui était pas arrivé depuis bien longtemps. Pour le bon sens c’était un bon point, par contre pour les talents de comédienne ce serait pour une autre fois. Visiblement sa tentative pour dissimuler la tête d’enterrement qu’elle devait afficher en ce moment avait lamentablement échouée puisque le garçon venait de lui tendre un mouchoir, elle ne connaissait toujours pas son prénom d’ailleurs et s’apprêtait à lui demander lorsqu’il la devança.
"Je pense qu'il y a assez d'eau dans cette pièce pour le moment. J'm'appelle Flynn. On a quelques cours en commun. Enfin quand j'y vais..."
Astride attrapa le mouchoir en le remerciant et se retourna vers le miroir qu’elle avait jusqu’à présent tenté d’éviter, pour ne pas s’apercevoir de l’étendue des dégâts, et essaya laborieusement de retrouver la même tête qu’avant ce petit incident, ou du moins une tête qui ne fasse pas fuir tout le monde, c’était déjà beaucoup demander. La poufsouffle réfléchit un instant au cours où elle aurait bien pu rencontrer le jeune homme sans résultat, elle ne l’avait absolument jamais vu, en même temps s’il séchait les cours, il ne devait certainement pas être un habitué du premier rang lorsque par le plus grand des hasards il s’y rendait. C’était surement la raison pour laquelle, elle ne le connaissait pas et en attendant, elle ne s’était même pas présentée.
« Je m’appelle Astride, je ne me souviens pas t’avoir déjà vu, mais je n’ai pas une bonne mémoire des visages. »
Ce n’était pas vrai, mais il fallait bien qu’elle trouve une excuse, aussi pitoyable soit-elle à son manque d’observation. Astride se demanda ce qu’allait faire le fameux Flynn à présent, il avait plusieurs options possibles et la meilleure d’entre elle était sans doute de sortir de la pièce et de fuir sans demander son reste. Malheureusement pour lui, il semblait d’une gentillesse à toute épreuve, du moins à première vue, et donc pas vraiment sur le point de l’abandonner à son triste sort. Restait à savoir comment elle allait lui expliquer que non elle n’avait pas de problème mais que pleurer était presque une seconde nature chez elle, d’ailleurs la question fatidique ne tarda pas à faire son apparition.
"Qu'est-ce qu'il t'arrive ?"
Très bonne question. Elle-même se retournait en boucle les événements qui se produisaient successivement dans sa vie, se demandant à quel moment Astride était partie, enfin son Astride intérieure. L’enveloppe corporelle était toujours là, mais malheureusement elle s’était perdue en route. Heureusement que les vacances de Noël approchait, elle avait sans doute besoin de ça pour se retrouver, et repartir sur de bonnes bases à la rentrée. Se retrouver perdue au milieu des moldus n’avait que des avantages, elle était une toute autre personne quand elle était avec eux. Les événements du bal s’en iraient certainement pendant cette période, et la rentrée serait un nouveau départ.
« Je ne sais pas vraiment, l’accumulation sans doute, on a beaucoup de travail en ce moment, il y a des examens importants, et… »
Elle s’interrompit brusquement, elle parlait à Flynn et non pas à un double de Hecate, tout le monde n’était pas préoccupé par son avenir autant que sa meilleur amie et elle-même l’étaient. Le seul impact négatif qu’elle avait vu dans cette école était de devoir abandonner son rêve de devenir médecin un jour, ou en tout cas un vrai médecin moldu. Mais elle était toujours aussi ambitieuse, et même si elle avait dû revoir ses exigences, elle ne comptait pas pour autant baisser les bras parce que le destin en avait décidé autrement pour elle. Le jeune garçon en face d’elle avait l’air beaucoup moins préoccupé qu’elle par ce qu’il pouvait bien lui arriver plus tard, et c’était peut-être mieux comme ça, au moins il pouvait être serein. Si sa seule préoccupation en ce moment était cette fichue inondation il devait avoir une vie sympathique et amusante.
« Qu’est-ce qu’on fait pour l’inondation ? Il faut prévenir quelqu’un non ?.... Ou s’en occuper nous-même. »
Ça pouvait être marrant après tout, trouver un moyen de réparer les dégâts, ça lui changerait certainement les idées, elle n’avait qu’un seul cours cet après-midi et il n’était pas très tôt, ça lui laissait du temps, beaucoup de temps, il fallait en profiter.
Dernière édition par Astride Whitby le Ven 13 Avr - 0:01, édité 2 fois |
|  | |  Flynn H. Spencer

Parchemins rédigés: 104 Arrivé(e) le: 11/11/2011 Crédit avatar: .
| Sujet: Re: Il faut bien aider Mimi ! – Libre Ven 2 Déc - 21:42 | |
| La Poufsouffle ne sembla pas s'être aperçue de l'inondation qui avait lieu dans la pièce. Pourtant, chaque pas faisait des flops impressionnants et on entendait encore l'eau couler puisque personne n'avait daigné aller fermer les robinets. Comment elle avait fait ? Flynn n'en avait pas la moindre idée. Il fallait être sacrément dans ses pensées pour ne se rendre compte de rien. Ca n'avait finalement plus grande importance puisqu'il venait de lui signaler les dégâts. Elle prit le mouchoir qu'il lui tendait et le remercia avant d'essayer d'effacer les traces de ses pleurs. Probablement en vain d'ailleurs.
Après un moment passé à regarder son reflet dans le miroir, le regard un peu vide et lointain, elle finit par reprendre contact avec la réalité et reporta son attention sur lui, ce qui eut le don de le mettre un peu plus mal à l'aise encore. Il pouvait difficilement la laisser là à pleurer toutes les larmes de son corps, ça ne lui ressemblait pas et voir quelqu'un aussi mal qu'elle paraissait l'être allait lui gâcher sa journée tant il y repenserait encore et encore...
« Je m’appelle Astride, je ne me souviens pas t’avoir déjà vu, mais je n’ai pas une bonne mémoire des visages. »
Il ne put retenir un sourire amusé. Ce n'était pas étonnant qu'elle ne se souvienne pas l'avoir vu avant. Après tout, rare était les gens qui se souvenaient l'avoir rencontré en cours. Il y passait le moins de temps possible, à peine s'il tenait une heure. Il ne se vexa donc pas et ne retint pas le fait que sa mémoire n'avait probablement rien à voir là-dedans.
"C'est normal, on se souvient rarement quand j'y vais."
Il lui sourit de nouveau. Est-ce qu'elle serait aussi désespérée que l'avait été Elliott lors de leur rencontre à la bibliothèque ? Peut-être... Elle avait l'air aussi sérieuse que lui. C'était peut-être naturel chez les Poufsouffle de passer sa vie à travailler surtout lorsqu'il y a des examens important en fin d'année...? Astride ne lui laissa pas le temps de se poser la question plus longtemps qu'elle l'éclaira fortement.
« Je ne sais pas vraiment, l’accumulation sans doute, on a beaucoup de travail en ce moment, il y a des examens importants, et… »
C'était donc une seconde, première même, nature chez les jaunes et noirs de bosser et bosser encore et bosser toujours. Il la remercia silencieusement de s'être finalement arrêtée avant d'avoir envie de le faire fuir. Il avait suffisamment de mal à supporter les heures de cours pour ne pas entendre parler des cours en dehors de ça. Il ne fit pas la moindre remarque en tout cas. Elle parut se rendre compte d'elle-même qu'il n'était pas du genre à se tracasser pour ses études, ses examens et les contrôles qu'il pouvait y avoir jusque là. Encore heureux !
« Qu’est-ce qu’on fait pour l’inondation ? Il faut prévenir quelqu’un non ?.... Ou s’en occuper nous-même. »
En parler à quelqu'un ? Et puis quoi encore ? Avec le manque de chance qui lui tournait autour grâce à ou plutôt à cause de Jefferson, il serait certainement accusé d'avoir mis tout ce bazar alors qu'il n'avait pour une fois strictement rien fait, ou pas eu le temps de faire en tout cas. S'il fallait faire quelque chose, c'était certainement sans l'aide de qui que ce soit d'adulte dans ce château. Ou alors il prendrait la fuite avant même qu'elle n'ait eu le temps de passer la porte.
"Pour tout t'avouer, si j'suis là, c'était pour aider Mimi. Je suis sûr qu'en faisait péter un ou deux toilettes, on peut même de l'eau plein le couloir. Mais si tu préfères qu'on fasse le ménage. Bah d'accord. Allons-y !"
Il fallait être un peu stupide pour accepter d'améliorer les choses au lieu de les aggraver mais si ça pouvait lui faire oublier un instant ce qui n'allait pas, ça valait peut-être le coup... |
|  | |  Astride Whitby

Parchemins rédigés: 1663 Arrivé(e) le: 21/09/2011 Crédit avatar: Jesaisjamais Année: 5ème
| Sujet: Re: Il faut bien aider Mimi ! – Libre Dim 4 Déc - 15:39 | |
| "Pour tout t'avouer, si j'suis là, c'était pour aider Mimi. Je suis sûr qu'en faisait péter un ou deux toilettes, on peut même de l'eau plein le couloir. Mais si tu préfères qu'on fasse le ménage. Bah d'accord. Allons-y !" Ah oui, elle n’avait pas du tout interpréter ça comme ça. Astride imaginait plutôt que Flynn cherchait Mimi pour lui remonter le moral, la consoler en fait. Quoi que l’aider à mettre en pièce les toilettes de filles pouvait être une bonne façon de lui remonter le moral. Il s’agissait de Mimi, on ne pouvait pas réellement savoir comme elle allait réagir, il s’agissait de faire particulièrement attention à ses paroles et ses actes. En attendant elle n’avait pas la moindre envie de l’aider à saccager les toilettes des filles, se coltiner une retenue ne lui plaisait pas vraiment, et quitte à aller vraiment en retenue autant que ce soit pour quelque chose qu’elle ait pris plaisir à faire et non pas pour s’amuser à détériorer les toilettes alors qu’elle trouvait ça puérile, stupide et sans aucun intérêt. Visiblement elle était tombée sur un drôle de spécimen, Flynn était son complet opposé, ou en tout cas il paraissait assez différent d’elle. Il prenait certainement un malin plaisir à toujours faire le contraire de ce qu’on lui demandait, contrairement à Astride, même si ces derniers temps ce n’était pas spécialement flagrant.
« Je crois que j’ai déjà explosé mon quota de bêtises pour les deux prochaines années, et l’intérêt de détruire les toilettes est assez limité. »
En disant ça elle pensait surtout à sa récente escapade au lac. Astride ne s’était pas risqué à raconter cette drôle d’aventure à qui que ce soit. C’était fort possible que personne ne la croit de toute façon. Déjà parce que ses compagnons d’infortune n’étaient autres que Naïa et Bonnie et les deux étaient tout aussi improbables, Naïa parce qu’elle ne la supportait pas et Bonnie parce qu’elle était trop trouillarde. Ensuite tout le monde aurait certainement douté de sa motivation à aller au fond du lac trouver des sirènes, c’était une idée qu’elle n’aurait pas été susceptible d’avoir toute seule, loin de là. Pourtant finalement, si on ne prenait pas en compte les conséquences que cette idée stupide avait entrainées, elle s’était vraiment amusée, et au moins elle aurait quelque chose à raconter au cours de Soin aux Créatures Magiques, lorsqu’ils étudieraient les créatures présentes au fond du lac, voire même raconter ce que ça faisait d’être attaqué par des strangulots. Une chose était sûre, c’est qu’il lui fallait se faire toute petite pendant quelques temps, elle avait déjà eu droit à un beau sermon de la part de son directeur de maison, disant que la Astride qu’il connaissait n’aurait pas agi d’une manière aussi stupide et que sa déception était immense. La jeune fille s’était alors promis de retourner le plus vite possible dans un complet anonymat, et elle n’avait pas vraiment réussis son but jusqu’à présent. Alors non, elle n’allait pas se laisser entrainer dans une bêtise de plus, ou à la limite le laisser tranquillement accomplir son méfait mais le dénoncer ensuite. Enfin, de toute façon s’il comptait mettre le bazar elle s’éclipserait tout simplement, ne tenant pas spécialement à être complice. « Si tu préfères «aider Mimi », ça sera sans moi. De toute façon j’ai cours cet après-midi. Et toi aussi non ? » En même temps il n’avait sans doute pas l’intention d’y aller, mais ça pouvait être amusant d’essayer de le convaincre. Après tout ils étaient en cinquième année l’année des B.U.S.E, il fallait tout de même qu’il se reprenne si il voulait obtenir ses examens, et donc poursuivre les matières qui lui tenaient à cœur, sinon son avenir en serait bêtement compromis.
*Ce n’est pas ton problème Astride, ne te mêle pas de ce qui ne te regarde pas.* Conseil intéressant, mais elle savait d’avance qu’elle ne l’écouterait pas. Sa curiosité l’emportait très largement sur sa volonté de ne pas se mêler des affaires des autres. Et puis après tout, ce n’était pas comme si elle allait essayer de le forcer à rejoindre son opinion sur les études. Astride les prenait de toute façon bien trop à cœur, et son obsession de vouloir être toujours parfaite était aussi répréhensible que celle de vouloir en faire le moins possible, sur ce plan-là, elle n’avait donc absolument aucune leçon à donner. En revanche elle pourrait toujours essayer de comprendre, et elle n’allait pas s’en priver. « Pourquoi tu sèches les cours en fait ? Avoir de bonnes notes aux B.U.S.E ne t’intéresse pas ? » C’était tellement impensable pour la poufsouffle qu’elle entretenait tout de même le maigre espoir qu’il se mette à rire en lui disant qu’en fait il se moquait d’elle depuis le début et qu’il adorait ses études. Enfin, on pouvait toujours rêver, non ?HJ:[ouai je sais c'est nul, mais je le vis bien.]
Dernière édition par Astride Whitby le Ven 13 Avr - 0:01, édité 2 fois |
|  | |  Flynn H. Spencer

Parchemins rédigés: 104 Arrivé(e) le: 11/11/2011 Crédit avatar: .
| Sujet: Re: Il faut bien aider Mimi ! – Libre Lun 5 Déc - 17:22 | |
| Elle ne sembla pas très emballée par son idée de base et même surprise de l'apprendre. Elle devait sûrement s'imaginer que voir Mimi était dans le seul but de lui parler, de lui tenir compagnie un moment. Il n'avait sincèrement rien contre le fantôme mais l'envie de l'entendre pleurnicher sans rien faire que hocher la tête en espérant qu'elle se taise n'était pas vraiment présente. Qui avait envie de lui tenir compagnie de toute manière ? Il devait tout de même y en avoir... Elle serait sûrement partie depuis longtemps sans quoi... Elle ne semblait pas très meublée mais suffisamment pour ne pas hanter des toilettes dans lesquels elle ne voyaient personne.
« Je crois que j’ai déjà explosé mon quota de bêtises pour les deux prochaines années, et l’intérêt de détruire les toilettes est assez limité. »
Cela confirma son idée de départ, il fallait oublier les explosions aujourd'hui... L'occasion se représenterait très sûrement au cours de l'année, il fallait en tout cas l'espérer. Pour l'heure, il s'appliquerait à tout nettoyer si la Poufsouffle en avait envie. Ce n'était pas vraiment dans ses habitudes mais peut-être que ça pouvait s'avérer amusant... Il y avait les elfes pour ça, c'était vrai, mais jouer l'elfe de maison le temps d'une heure, il ne l'avait encore jamais fait. Et l'idée ne lui serait probablement jamais venue d'ailleurs... Alors qu'il allait pour lui répondre qu'il était partant pour laisser tomber le but qu'il avait visé en arrivant là pour prendre des occupations plus... Bénéfiques pour l'état des toilettes de l'école, Astride reprit la parole, posant une question à laquelle il était bien incapable de répondre.
« Si tu préfères «aider Mimi », ça sera sans moi. De toute façon j’ai cours cet après-midi. Et toi aussi non ? »
Flynn grimaça en haussant les épaules. Comme s'il connaissait son emploi du temps par coeur ! Ils étaient dans la même année, ils avaient sensiblement les mêmes cours à quelques options près, elle devait donc probablement avoir raison. Il n'en avait pas la moindre idée.
"Je suppose. Attends, j'vérifie."
Il sortit de sa poche un parchemin froissé et donc l'état laissait fortement à désirer, il donnait presque l'impression d'être passé à la machine à laver moldue. Il le déplia, laissant apparaître le tableau d'un emploi du temps. Après quelques interminables secondes de déchiffrage des écritures à moitié cachées par les déchirures et autres tâches de chocolat, il finit par secouer négligemment la tête.
"Non, en fait, j'suis tranquille. C'est Histoire. Deux heures." déclara t-il avec un sourire satisfait alors qu'il fourrait de nouveau le papier dans la poche de sa robe de sorcier.
S'il se donnait la peine d'aller régulièrement en cours dans certaine matière; Etude des Moldus, Potions, Sorts et Enchantements, Botanique, Soins aux Créatures Magiques et Vol quand son balai n'était pas confisqué; c'était avec une rareté exceptionnelle qu'il poussait la porte de la salle d'Histoire de la Magie. Il n'y trouvait pas le moindre intérêt et passait le plus clair de son temps à dessiner ou à créer des avions en papier et finissant immanquablement collé. Inutile de tenter le diable, il ferait certaine une autre bêtise d'ici la fin de la semaine pour y laisser son samedi matin...
Combien de samedi matins avait-il pu passer à faire la grasse matinée depuis sa première année ? Il ne les avait jamais compté mais ils n'étaient vraiment pas nombreux. Le rouquin en avait finalement pris l'habitude et ne comptait plus vraiment ce jour comme l'un du week-end puisque le plus clair du temps, il le passait à astiquer les trophées ou à classer des fiches de punitions sous le regard désespéré de Jefferson. D'ailleurs, sa propre fiche était l'une de plus longues de la collection du concierge, ce dont il n'était pas peu fier !
« Pourquoi tu sèches les cours en fait ? Avoir de bonnes notes aux B.U.S.E ne t’intéresse pas ? »
Le Gryffondor sursauta à la question et après un regard surpris en direction de la jeune fille, il ne put s'empêcher de rire. Un instant, il avait failli croire qu'elle le lui demandait vraiment ! Il se calma petit à petit en se rendant compte qu'elle, elle ne riait pas. Alors comme ça, elle était vraiment sérieuse ? Elle attendait vraiment une vraie réponse ? Son sourire s'effaça légèrement à cette pensée. Il ne savait pas vraiment comment répondre à ça. Il soupira et se mit à jouer du bout du pied dans l'immense flaque qui recouvrait le sol des toilettes.
"Tu crois vraiment qu'on a besoin de tout ce qu'on apprend en cours ? Je vis très bien sans avoir la moindre idée de pourquoi les Gobelins ont décidé de se rebeller. J'vais là où ça peut m'être utile plus tard, je trouve que ça me fait déjà bien trop d'heures comme ça ! Et puis, c'est plus intéressant de découvrir le château. T'auras qu'à venir un jour, j'te montrerai. Je crois qu'il y a un passage secret, dans le couloir du sixième étage. J'l'ai presque ouvert la dernière fois. Et pour mes BUSEs, je m'en fiche un peu. Je sais pas ce que j'veux faire en sortant de Poudlard, mais rien qui nécessite d'en avoir toute une ribambelle en tout cas !"
Sa réponse, aussi bancale soit-elle, le satisfit. Il n'aurait probablement pas pu mieux s'expliquer sur une question aussi évidente que celle-ci. Ca aurait été tellement plus simple de se contenter d'un 'Parce que.' qui ne voulait rien dire mais qui aurait signifié bien plus qu'il n'en avait débité jusque là... Enfin, maintenant que c'était fait, il ne restait plus qu'à savoir si ça lui convenait, à elle.
"Et toi alors ? Pourquoi t'y attaches tant d'importance ?
Elle semblait être tout son contraire, ne vivre que pour ça, pour avoir des bonnes notes voire des éloges de ses enseignants... S'il y avait bien une chose sur laquelle ils se rejoignaient, c'était de ne pas faire les choses à moitié, que ce soit dans un sens ou dans l'autre... |
|  | |  Astride Whitby

Parchemins rédigés: 1663 Arrivé(e) le: 21/09/2011 Crédit avatar: Jesaisjamais Année: 5ème
| Sujet: Re: Il faut bien aider Mimi ! – Libre Mar 6 Déc - 0:07 | |
| "Tu crois vraiment qu'on a besoin de tout ce qu'on apprend en cours ? Je vis très bien sans avoir la moindre idée de pourquoi les Gobelins ont décidé de se rebeller. J'vais là où ça peut m'être utile plus tard, je trouve que ça me fait déjà bien trop d'heures comme ça ! Et puis, c'est plus intéressant de découvrir le château. T'auras qu'à venir un jour, j'te montrerai. Je crois qu'il y a un passage secret, dans le couloir du sixième étage. J'l'ai presque ouvert la dernière fois. Et pour mes BUSEs, je m'en fiche un peu. Je sais pas ce que j'veux faire en sortant de Poudlard, mais rien qui nécessite d'en avoir toute une ribambelle en tout cas !"
Aller là où il trouvait une quelconque utilité, ben voyons ! Alors comme ça massacrer les toilettes des filles pouvait s’avérer utile pour son avenir, elle en doutait beaucoup, cela dit, elle avait trouvé en la personne de Flynn quelqu’un de complétement différent d’elle, après tout ça pouvait s’avérer intéressant, sortir de sa coquille était quelque chose qui lui tenait à cœur, ses parents lui reprochaient assez souvent de ne pas profiter de sa jeunesse en étant trop attachée à se réussite scolaire, tout comme ses frères d’ailleurs qui eux aussi s’étaient créé un univers régis en parti par le travail. Mais bon de toute façon c’était le lot de tous les parents quand ils avaient un enfant peu studieux ils se plaignaient qu’il ne travaillait pas assez, et quand au contraire celui-ci s’investissait à fond dans ses projets, ils se plaignaient qu’il prenne les choses trop à cœur. De toute façon on est jamais vraiment content avec ce que l’on a, on veut toujours plus. Finalement la théorie de Flynn n’était pas si idiot que ça, il se contentait de peu mais devait être plus heureux que quelqu’un qui s’évertuait à viser toujours plus haut. Non pas qu’Astride n’était pas heureuse, c’était totalement faux, elle était bien consciente qu’elle avait une vie facile et qu’elle était toujours bien entourée que ce soit par sa famille et par ses amies, non elle n’avait certainement pas à se plaindre mais elle se mettait elle-même une pression monstrueuse qu’elle avait appris à supporter au fil des années, mais qui serait certainement difficile à soutenir pour quelqu’un de novice en la matière. Le jeune homme devait se poser la même question qu’elle puisqu’apparemment il ne comprenait pas pourquoi elle attachait autant d’importance à ses études.
"Et toi alors ? Pourquoi t'y attaches tant d'importance ?"
Le problème dans tout ça, c’est qu’Astride non plus ne le savais pas, il aurait certainement fallu une analyse approfondie pour le savoir et elle doutait fortement que Flynn soit intéressé par ce qu’elle avait à dire. Oh bien sûr elle pouvait lui dire qu’étant la seule sorcière d’une famille de moldue elle n’avait pas le droit à l’erreur, qu’elle était reconnaissante envers ses parents de ne pas la prendre pour une cinglée. Ils lui laissaient une chance de leur montrer que le monde magique pouvait lui permettre d’accéder à ses rêves aussi bien que le monde moldu, et ce n’était pas chose facile. Après tout c’était difficile de ses parents d’imaginer qu’elle puisse avoir un avenir en étudiant des potions des sortilèges et des pouvoirs étranges dont ils ne maitrisaient pas le sens, il fallait se rendre à l’évidence, ils acceptaient sa particularité par amour pour leur fille, mais il n’était clairement pas évident pour eux d’accepter la situation. Astride pensait donc que le meilleur moyen pour eux d’être rassurés sur ses capacités était de prouver qu’elle était douée dans ce qu’elle faisait et que ce n’était pas une passade, mais bien des études réels avec des professeurs qui donnaient de vrais cours. Le seul regret de la poufsouffle était que ses parents ne partageaient rien de sa vie scolaire mis à part ce qu’elle leur racontait, mais ça les obligeait à faire preuve d’une imagination sans faille, ne pouvant pas se déplacer dans le château pour vérifier ses dires. Les réunions parents/professeurs n’existaient pas à Poudlard et ses parents étaient donc réellement tenus à l’écart d’une grosse partie de sa vie. Elle avait heureusement une famille soudée ce qui lui permettait de rester proche de ses parents et de ses frères et sœurs malgré le gouffre qui s’était formé petit à petit entre eux. La poufsouffle avait tout de même eu l’idée de leur montrer des photos animées pour illustrer ses propos, sa famille avait pu voir un peu plus loin que ce que leur montrait leur propre imagination. Astride préférait éviter en général d’amener des objets magiques chez elle, déjà pour éviter que ses frères et sœurs les utilisent et tout simplement parce que sa maison était essentiellement fréquentée par des moldus si on ne comptait pas son amie d’enfance et Hecate qui venait parfois passer une partie de ses vacances d’été avec elle. Enfin, c’était bien joli tout ça mais ça ne répondait pas du tout à la question que venait de lui poser Flynn, songeuse elle entortilla ses cheveux autour de son doigt cherchant bêtement à savoir comment elle pouvait faire en sorte de rendre son explication moins barbante pour le jeune homme.
« Disons que je ne pensais pas être une sorcière, alors j’avais des rêves et j’ai dû les abandonner, j'essai de me prouver que j’ai ma place ici. »
Pas très claire cette explication, d’autant plus qu’elle ne savait pas pourquoi elle lui racontait tout ça, elle le connaissait à peine. Ce n’était pas son genre de se confier à de parfaits inconnus ce n’était pas parce qu’elle vivait une mauvaise journée qu’il fallait déballer toute sa vie au premier venu. Enfin de toute façon ce n’était pas comme si ça l’intéressait, il aurait certainement oublié cette conversation dès qu’ils seraient sortis des toilettes.
« Mais il n’y rien qui t’intéresse dans le domaine scolaire ? Parce que tu peux travailler parce que tu en as envie et non pas parce que tu en as besoin, ça marche même mieux dans ce sens-là. »
Elle se rendait tout à fait compte qu’il allait la prendre pour une cinglée, mais Astride prenait le risque. Qui ne tente rien n’a rien et elle voulait le convaincre. De quoi ? Elle ne savait pas vraiment.
Dernière édition par Astride Whitby le Ven 13 Avr - 0:02, édité 2 fois |
|  | |  Flynn H. Spencer

Parchemins rédigés: 104 Arrivé(e) le: 11/11/2011 Crédit avatar: .
| Sujet: Re: Il faut bien aider Mimi ! – Libre Mar 6 Déc - 10:05 | |
| A sa question, Astride sembla partir loin. Elle se plongea dans ses pensées sans crier gare. Il l'observa un moment puis lâcha l'affaire. Il l'entendrait certainement si elle venait qu'à reprendre la parole. Le Gryffondor ne pensait pas que sa question était aussi compliquée. Après tout, elle la lui avait bien posée et il y avait bien répondu, c'était donc faisable. Il ne put s'empêcher de penser qu'il avait le chic pour tomber sur les élèves les plus studieux de l'école ces derniers temps, comme si le hasard voulait lui montrer, presque lui prouver, que les études, c'était bien aussi. Mais si c'était vraiment le cas, il fallait qu'il comprenne, le pauvre hasard, qu'il perdait son temps. Tout comme la Poufsouffle perdait le sien en cherchant à le pousser à reconnaître qu'il ne voyait pas qu'un ennui monstre dans toutes ces heures qui se succédaient alors qu'ils devaient rester assis à écouter bien sagement.
Il pouvait avouer que parfois c'était amusant, notamment les exercices pratiques en sortilèges ou en DCFM mais c'était bien plus rare que les heures longues et interminables à espérer de tout coeur que la cloche les libère enfin. Elle ne semblait pas avoir ce problème. Il l'imaginait même sans mal faire des exercices supplémentaires juste "au cas où", passer des heures à la bibliothèque pour avancer seule dans son programme "parce qu'on ne sait jamais" ou encore pester silencieusement lorsqu'un prof' était absent puisque ce n'était "pas juste". Manque de chance pour elle, elle ne venait pas de tomber sur son double masculin, bien loin de là. Elle avait d'ailleurs dû le comprendre elle aussi, avec une certaine déception peut-être, il n'en savait trop rien. Après un long moment, elle finit néanmoins par reprendre la parole, le rappelant doucement à la réalité.
« Disons que je ne pensais pas être une sorcière, alors j’avais des rêves et j’ai dû les abandonner, j'essai de me prouver que j’ai ma place ici. »
Son sourire se fit compatissant. Sa mère avait eu le même problème lorsqu'elle était entrée à Poudlard et n'avait cessé de lui rappeler encore et toujours qu'il avait une chance extraordinaire d'avoir toujours eu la possibilité de se projeter dans les deux mondes depuis qu'il était enfant, ce qui n'était pas le cas de tout le monde. Il n'avait jamais été plus avancé lorsqu'il était à l'école moldue. Que ce soit dans un monde ou dans l'autre, il ne savait pas ce qu'il l'attendait à la fin de ses études mais en tout cas, c'en serait certainement pas d'autres plus longues encore que celles-là. Il comprenait difficilement comme la place de quelqu'un dans la société, même magique, pouvait passer presque uniquement par des résultats scolaires... On était pas des notes à des examens. Ou du moins, il n'en avait jamais eu l'impression. Dans le monde d'Astride, c'était peut-être le cas. Mais c'était alors une triste façon de voir les choses. Avoir des bonnes notes, pourquoi pas, mais ne vivre que pour ça, plutôt quitter Poudlard tout de suite !
« Mais il n’y rien qui t’intéresse dans le domaine scolaire ? Parce que tu peux travailler parce que tu en as envie et non pas parce que tu en as besoin, ça marche même mieux dans ce sens-là. »
Et voilà qu'elle remettait le sujet sur le tapis ! Elle ne lâchait donc jamais l'affaire ? Il croisa les bras en soupirant, faussement las, ce qui contrastait fortement avec l'amusement qui s'était peint sur son visage. Il ne savait pas vraiment comment lui faire comprendre qu'il se fichait éperdument de ce qu'il se passait dans les salles de classe de l'école, presque quelles qu'elles soient, sans passer pour un dégénéré plus encore que ça pouvait être le cas pour le moment. Il ne pouvait pas non plus feindre que, si, il y avait des choses qui l'intéressaient réellement sans prendre le risque de la voir se mettre en tête de l'aider à apprécier toutes les autres de la même manière que les premières. Il y avait des gens faits pour les études et il y avait les autres. Il s'était toujours senti à l'aise dans cet 'autre' groupe et n'avait pas la moindre envie de devenir un rat de bibliothèque maintenant. En plus, la bibliothèque, c'était flippant comme endroit.
"Parce que j'en ai envie ?" répéta t-il prudemment comme si ces mots risquaient de le contaminer ou de se retourner contre lui. "Doit y avoir plein de monde dans le château qui savent faire ça. Mais raté pour cette fois, c'est pas mon cas. Bon, parfois je me lève en ayant envie d'aller en cours, hein, j'dis pas. C'est rare et ça me perturbe suffisamment comme ça. Mais de travailler, non, jamais. C'est pas franchement amusant de travailler."
Oui, parfois il avait envie d'aller en cours... La première fois, il s'était pensé malade mais avait réalisé finalement que c'était juste une envie comme une autre. Ca ne signifiait rien de plus que "j'ai compris que j'étais dans une école", il faisait un effort et puis c'était tout. Ce n'était pas devenu le sens de sa vie et ça ne le deviendrait à coup sûr jamais. Un exploit, à la limite. Flynn regarda à nouveau la jeune fille et se décida à reprendre, à approfondir un peu. Peut-être y verrait-elle plus clair après, ou pas... Il n'avait jamais été très doué pour s'expliquer et encore moins à une fille.
"J'aurais tout le temps d'être sérieux un jour. Plus tard... On vit qu'une fois, enfin une et demi si on compte la possibilité d'être un fantôme qui ne doit pas être géniale, j'ai envie d'en profiter. Imagine si j'meurs demain, j'aurais passé la quasi totalité de ma vie à l'école, j'ai pas envie d'avoir fait que ça. Ce serait affreux si la seule chose dont je pouvais me souvenir était "J'ai eu O à tous mes examens" ! Maintenant, j'm'attends à ce que tu me dises que j'mourrais pas demain et que plus tard je regretterai de pas avoir été plus studieux. Ma soeur me le dit souvent. C'est p't'être vrai, mais au moins, j'pourrais pas m'en vouloir ne n'avoir jamais profité un peu d'ma vie pendant que j'le pouvais."
Il conclut son explication par un vague haussement d'épaules. Astride ne comprendrait peut-être pas davantage mais il avait fait tout son possible en tout cas... |
|  | |  Astride Whitby

Parchemins rédigés: 1663 Arrivé(e) le: 21/09/2011 Crédit avatar: Jesaisjamais Année: 5ème
| Sujet: Re: Il faut bien aider Mimi ! – Libre Mar 6 Déc - 13:38 | |
| "Parce que j'en ai envie ? Doit y avoir plein de monde dans le château qui savent faire ça. Mais raté pour cette fois, c'est pas mon cas. Bon, parfois je me lève en ayant envie d'aller en cours, hein, j'dis pas. C'est rare et ça me perturbe suffisamment comme ça. Mais de travailler, non, jamais. C'est pas franchement amusant de travailler."
Ca le perturbait d’avoir envie de se rendre en cours, et bien on aurait tout entendu, elle ne voyait pas ce qu’il pouvait bien avoir à faire de ses journées s’il ne travaillait pas et n’assistait pas au cours. Poudlard restait avant tout une école, il n’y avait pas une foule de choses à faire qui sorte du domaine scolaire. S’il aimait lire il pouvait trouver une multitude de romans à la bibliothèque mais Astride n’avait même pas besoin de lui poser la question pour savoir que la lecture n’était pas une de ses passions, à moins qu’il ait une passion secrète mais elle en doutait très fortement. Mais de toute façon il devait avoir raison au fond de lui, leurs deux situations étaient excessives, il devait y avoir un juste milieu entre le bourreau de travail et le glandeur finis. Astride savait bien que ce qu’elle faisait n’était pas très bon pour elle, déjà petite elle adorait se plonger dans ses livres, et s’éloignait comme cela du monde réel évitant les questions et les problèmes. Mais vivre dans un monde où seules les études comptaient et où tout le reste passait à des années lumières n’était pas excellent. Mais bon ces derniers temps, la poufsouffle avait tout de même bien réussi à se détacher de ses livres, elle passait plus de temps en compagnie de ses amis et se retrouvait malheureusement dans beaucoup de bêtises organisées ou non et la plupart du temps complétement par hasard. La poufsouffle faillit ouvrir la bouche pour exprimer tout haut ce qu’elle pensait tout bas, mais Flynn fut plus rapide qu’elle et se lança dans une explication interminable.
"J'aurais tout le temps d'être sérieux un jour. Plus tard... On vit qu'une fois, enfin une et demi si on compte la possibilité d'être un fantôme qui ne doit pas être géniale, j'ai envie d'en profiter. Imagine si j'meurs demain, j'aurais passé la quasi-totalité de ma vie à l'école, j'ai pas envie d'avoir fait que ça. Ce serait affreux si la seule chose dont je pouvais me souvenir était "J'ai eu O à tous mes examens" ! Maintenant, j'm'attends à ce que tu me dises que j'mourrais pas demain et que plus tard je regretterai de pas avoir été plus studieux. Ma soeur me le dit souvent. C'est p't'être vrai, mais au moins, j'pourrais pas m'en vouloir ne n'avoir jamais profité un peu d'ma vie pendant que j'le pouvais."
Il avait entièrement raison, la seule chose qui lui venait à l’esprit en ce moment c’était de lui dire qu’il avait tout de même plus de chance de vivre et de mourir à un âge avancé que de décéder dans le château sécurisé qu’était Poudlard. Mais lui en faire la remarque ne servirait à rien il était résolument buté, et campait sur ses positions. Le problème c’est qu’Astride n’allait pas lâcher l’affaire si facilement. Il ne s’agissait pas seulement de s’instruire mais aussi de comprendre, de s’émerveiller, elle ne travaillait pas pour le plaisir d’avoir de bonnes notes et des félicitations même si c’était un bonus incontestable, elle travaillait parce qu’elle aimait savoir, chaque recoin du château à son histoire, chaque époque à son intérêt. Bon bien sûr, il lui arrivait de vivre des cours ennuyeux à mourir, elle ne pouvait pas dire sans mentir que tout ce qu’elle apprenait l’intéressait, elle avait ses préférences, Astride restait un être humain après tout, même si Flynn semblait considérablement en douter. La jeune fille réfléchit longuement, trouver quelque chose susceptible d’intéresser le jeune garçon n’allait pas être facile, mais elle s’était promis de trouver. Elle resta quelques secondes dans ses pensées avant qu’une idée jaillisse spontanément dans sa tête, elle était dans l’endroit rêvé pour entamer un petit cours d’histoire façon Astride, et si même ça paraissait complétement inutile au gryffondor, alors il était évident qu’elle ne pouvait pas faire grand-chose de plus pour lui montrer qu’il se trompait.
« Les livres sont intéressant... Je suis prête à parier que tu ne connais pas l’histoire de cette pièce, ou plutôt ce que dissimule cette pièce. »
Astride s’avança au milieu des toilettes, tournoyant sur elle-même. Elle était plutôt fière de son idée, et pouvoir étaler ses connaissances face à un novice lui plaisait énormément, elle n’allait pas bouder son plaisir. Elle finit par revenir vers le jeune garçon toujours appuyé sur les lavabos, elle le prit par le bras et l’entraina avec elle pour qu’il se retrouve debout face à eux. Par où commencer, cette histoire était tout de même assez longue et la raconter allait lui prendre de longues minutes. Il restait à espérer qu’il ne la prenne pas pour une folle, et qu’il n’ait jamais entendu parler de la fameuse chambre, car pour le coup elle aurait l’air ridicule avec ses petites histoires.
« Si tu n’as jamais ouvert un livre, je suppose que tu n’as jamais entendu parler de la Chambre des Secrets ? On dit qu’il y a une vingtaine d’année, de jeunes élèves ont découvert un passage secret dans cette même pièce et qu’ils y ont risqués leur vie. »
Astride regarda Flynn et s’aperçut avec satisfaction qu’il ne semblait pas s’ennuyer à mourir comme précédemment. Après une courte pause elle continua donc son récit, n’oubliant aucun détail et allant même jusqu’à lui expliquer précisément ce qu’était le Fourchelang et son origine. Elle finit par s’arrêter pour reprendre son souffle. Elle était plutôt fière de son effet. Elle regarda le jeune homme avec un large sourire, s’attendant à ce qu’il avoue enfin que les livres pouvaient avoir une quelconque utilité, lorsqu’un bruit derrière elle la fit sursauter. Mimi venait de faire son entrée par les canalisations, manifestement elle n’avait pas perdue une miette de leur conversation et semblait aux anges. En même temps elle avait dû follement s’amuser ce jour-là, cette petite aventure lui avait permis un instant de sortir de son train-train quotidien, comment pouvait-on l’en blâmer ? Astride regarda le fantôme, qui n’ouvrait d’ailleurs toujours pas la bouche, s’approcher des lavabos et s’assoir, s’il était possible pour un fantôme de s’assoir, et regarder Flynn avec insistance.
Dernière édition par Astride Whitby le Ven 13 Avr - 0:03, édité 2 fois |
|  | |  Flynn H. Spencer

Parchemins rédigés: 104 Arrivé(e) le: 11/11/2011 Crédit avatar: .
| Sujet: Re: Il faut bien aider Mimi ! – Libre Mar 6 Déc - 16:35 | |
| Rien à faire, elle ne semblait vraiment pas prête à lâcher l'affaire. Pourquoi ne pouvait-elle pas simplement admettre que tout le monde n'aimait pas les études comme elle pouvait les aimer, reconnaître qu'ils n'étaient pas plus dans la norme l'un que l'autre et lui ficher un peu la paix avec ça ? Astride était probablement très gentille, il n'en doutait pas, mais elle devenait légèrement... Gavante à essayer de le faire avouer ce qu'il n'avouerait jamais. Il n'était pas habitué à mentir, encore moins pour des bêtises comme ça. Il n'aimait pas les cours, c'était comme ça, point. Inutile d'en parler pendant cent cinquante ans, ça n'y changerait strictement rien.
« Les livres sont intéressant... Je suis prête à parier que tu ne connais pas l’histoire de cette pièce, ou plutôt ce que dissimule cette pièce. »
Ce que dissimulait cette pièce ? Il la regarda tourner sur elle-même dans des flocs rythmés. A part un fantôme particulièrement cool et pleurnichard, il ne voyait pas vraiment. Et encore, le dit-fantôme n'était pas particulièrement bien dissimulé au cas où ce serait la bonne réponse. Elle revint vers lui et l'attrapa par le bras. Il fixa un moment sa main pas certain qu'un contact soit nécessaire puis se résigna à râler, se contentant de la suivre sans broncher. Voilà qu'elle les mettait face aux lavabos. Waw, qu'ils étaient magnifiques. Ça faisait tout de même un peu léger comme dissimulation, ça... Il y avait des lavabos dans les toilettes des filles, jusque là, c'était pas la plus grande découverte de 2017. Elle dut voir son scepticisme puisqu'elle reprit la parole et commença alors et enfin son histoire...
« Si tu n’as jamais ouvert un livre, je suppose que tu n’as jamais entendu parler de la Chambre des Secrets ? On dit qu’il y a une vingtaine d’année, de jeunes élèves ont découvert un passage secret dans cette même pièce et qu’ils y ont risqués leur vie. »
Il n'eut pas besoin de demander l'identité des dits élèves, il en avait déjà une vague idée. Il se concentra cependant sur ce que pouvait bien raconter Astride. Il y avait un côté irréel qui le poussait à y croire dur comme fer. De toute façon, une intello comme elle ne devait pas avoir suffisamment d'imagination pour inventer une telle histoire. Elle le regarda un instant, probablement pour voir s'il ne se moquait pas d'elle ou quelque chose comme ça puis continua le plus normalement du monde. Il buvait littéralement ses paroles. Et dire qu'il n'avait jamais eu ne serait-ce qu'un doute sur l'existence de cette pièce... Il serait vraiment passé à côté de quelque chose.
Elle eut à peine fini qu'un bruit se fit entendre derrière eux, il se retourna également et aperçut Mimi qui venait d'apparaître dans les toilettes. Elle semblait ravie mais surtout étrangement silencieuse. Elle passa près d'eux et alla s'asseoir sur les lavabos avant de le fixer avec insistance. Flynn ne put s'empêcher de baisser les yeux en rougissant légèrement, particulièrement mal à l'aise. Les filles ne semblaient pas enclines à briser le silence qui s'était installé, aussi il se résigna bien malgré lui à le faire. Relevant finalement la tête, il s'intéressa tout d'abord à la morte. Elle avait tout entendu, et elle était morte. Depuis longtemps. Plus de vingt ans... Et elle avait toujours vécu ici, dans ces toilettes...
"J'ai entendu dire que t'avais commencé à inonder alors j'étais venu te proposer mon aide mais... T'étais pas là..." lui expliqua t-il brièvement alors qu'elle gloussait bêtement. "T'y crois à cette histoire de chambre secrète cachée dans les toilettes ?"
Elle hocha la tête et s'envola presque aussitôt dans les airs, tournoyant autour des lavabos et des différentes cabines présentes. Le sourire du rouquin s'élargit. Peut-être que c'était le moment de le découvrir, ce passage. Le professeur d'Histoire pourrait bien se passer de lui une fois de plus, ça ne faisait aucun doute ! Non sans un dernier rire de collégienne, elle revint se rasseoir à sa place, sûrement ravie de l'effet qu'elle pouvait produire et de l'attention récoltée.
"Tu sais comment faire pour entrer là-dedans alors ? Tu veux bien n... M'aider ?"
Il n'était pas certain qu'Astride et Mimi s'entendent très bien et savait suffisamment de choses sur le fantôme pour ne pas avoir envie de prendre le risque de tout foutre à l'eau pour une querelle de fille. Elle sembla hésiter un instant mais finit par accepter, non sans un sourire désagréable qui signifiait certainement qu'elle attendrait quelque chose en échange. Il n'avait pas moindre envie de savoir ce que c'était et se contenta de lui sourire en retour. Il se tourna vers Astride à qui il adressa un clin d'oeil complice alors que Mimi s'approchait du robinet en panne.
"J'étais là quand Harry y est entré." pouffa t-elle en jouant avec ses cheveux. "Il a prononcé quelque chose qui ressemblait à..."
A ces mots, elle émit un drôle de sifflement. Rien ne se passa. Elle ne sembla néanmoins pas déçue de sa prestation puisqu'elle alla s'installer sur le haut d'une des cabines en les fixant sans ciller. Flynn la suivit du regard sans comprendre mais avant qu'il n'ait pu prononcer le moindre mot, les lavabos se mirent à bouger sous de nouveaux gloussements de la morte. Il recula, surpris. Dans l'instant qui suivit, il comprit enfin ce qui venait de se passer. La Chambre des Secrets venait de s'ouvrir !
"A toi l'honneur !" accorda t-il à la Poufsouffle, tout excité. "C'est un peu grâce à toi qu'on en est là !" |
|  | |  Astride Whitby

Parchemins rédigés: 1663 Arrivé(e) le: 21/09/2011 Crédit avatar: Jesaisjamais Année: 5ème
| Sujet: Re: Il faut bien aider Mimi ! – Libre Mer 7 Déc - 18:54 | |
| Astride s’apprêtait à entendre Flynn reconnaitre son erreur et à lui demander d’en raconter un peu plus sur le château et son histoire. Elle se voyait déjà en grande conversation avec le jeune homme, lui expliquant chaque coin et recoin, mais ça aurait certainement été trop beau pour être vrai. Au lieu de ça le jeune homme fit une tête étrange et commença à discuter avec Mimi, la jeune fille ne comprenait pas vraiment où il voulait en venir, son histoire avait-elle été barbante à ce point pour qu’il s’adresse directement au fantôme sans même prendre son histoire en compte. La jeune fille ne l’avouerait jamais mais à ce moment précis elle était incroyablement vexée. Elle se contenta d’écouter le reste de la conversation sans rien dire, après tout que pouvait-elle faire, un commentaire acerbe de sa part n’était sans doute pas le bienvenu.
"Tu sais comment faire pour entrer là-dedans alors ? Tu veux bien n... M'aider ?"
Cette phrase frappa Astride de pleins fouet, elle venait de comprendre, non seulement son histoire avait eu un impact sur le jeune homme mais il allait en plus bien au-delà de ses espérances. Flynn comptait apparemment constater de visu ce que la petite poufsouffle naïve venait de lui raconter en rouvrant comme si de rien n’était la chambre et en partant l’explorer. Astride se dandina mal à l’aise, s’il comptait sur elle pour l’accompagner il se mettait le doigt dans l’œil, jamais elle ne s’aventurerait là-dedans, même sous la contrainte, c’était bien trop dangereux. Si jamais elle ne réussissait pas à l’empêcher de rentrer dans la chambre elle savait qu’elle se précipiterait à la recherche du premier professeur venu pour le prévenir qu’un élève se trouvait en danger de mort. Mais bon elle n’en était pas encore là, après tout il était fort probable que Mimi refuse tout bonnement de l’aider et puis il aurait été étonnant qu’elle sache parler Fourchelang. C’était une langue très peu employée puisque très peu de sorciers pouvaient se vanter d’avoir une telle capacité. Elle commença donc à se détendre, se disant, sans vraiment y croire, que ce n’était qu’une simple passade et que le jeune homme renoncerait bien vite à ce projet stupide. Malheureusement rien ne se passa comme elle l’avait prévu, non seulement Mimi avait l’air ravie de pouvoir aider Flynn, ne semblant pas insensible à son charme, même si Astride avait bien du mal à le regarder avec les mêmes yeux que le fantôme. Elle avait mine de rien un souvenir très précis de ce qu’il se passait et Astride vit avec stupeur les lavabos se déplacer quand un sifflement désagréable s’échappa de sa bouche. La poufsouffle contempla ce spectacle, impuissante, tournant la tête successivement vers Flynn, Mimi et les lavabos, cherchant à comprendre ce qu’il se passait. Il fallait qu’elle se réveille ce n’était pas possible, ça ne pouvait pas être vrai. Quelques instant plus tôt elle pleurnichait suite aux paroles méchantes des élèves de serpentard et maintenant elle s’apprêtait à retracer dans l’illégalité le parcours d’un héros qui avait bien faillis y laisser sa peau. Le cauchemar continua de plus belle lorsque Flynn reprit la parole sur un ton joyeux ne semblant pas mesurer la conséquence de ses actes.
"A toi l'honneur ! C'est un peu grâce à toi qu'on en est là !"
Astride le regarda d’un air interloqué, son expression aurait été sans doute la même si le jeune homme s’était mis à changer de couleur, une fumée verdâtre lui sortant par les oreilles. Comment ça « A elle l’honneur », elle n’avait pas du tout l’intention de plonger dans les souterrains et d’aller explorer avec le jeune homme, qui semblait beaucoup trop immature à son gout, des couloirs où personne n’avait mis les pieds depuis des années. Sous le choc elle ne put prononcer beaucoup de mot, et les seuls qui lui vinrent à l’esprit la rendaient extrêmement ridicule.
« J’ai…. J’ai le vertige ! »
La poufsouffle s’approcha en tremblant de l’immense trou qui se trouvait maintenant au beau milieu de la pièce et se pencha au-dessus du trou contemplant sans rien dire la seule chose qu’elle pouvait apercevoir c'est-à-dire rien, si ce n’est le noir à perte de vue. Ce sinistre spectacle acheva de lui faire retrouver ses esprits. Elle se retourna vers Flynn, affichant maintenant un air furax, il était inconscient, personne n’aurait eu la folle idée de partir dans une telle expédition, ils allaient avoir de gros ennuis et elle ne souhaitait pas spécialement être collée à vie alors que son seul tort était d’avoir voulu lui raconter une histoire.
« Non mais tu es malade ! Tu crois vraiment que je vais aller là-dedans ! Tu rêves mon pauvre ami, on risque au mieux de passer le reste de notre vie en retenue ou au pire de mourir dans d’atroces souffrances. Franchement qu’est-ce que tu as dans la tête ? Non ne réponds pas, il ne doit pas y avoir grand-chose de toute façon. Tu ne me feras jamais sauter dans ce trou et si tu comptes te rendre dans la chambre je te préviens tout de suite que je sonnerais l’alerte immédiatement. »
Astride dut arrêter de parler pour reprendre son souffle, elle avait l’impression d’avoir fait preuve d’une certaine autorité, il fallait bien que l’un des deux montre un minimum de maturité dans toute cette histoire parce que là ça dépassait tout ce qu’elle avait pu imaginer. La jeune fille resta résolument debout juste devant l’ouverture écartant les bras avec un air déterminé, lui montrant par ce geste qu’il n’était pas dans ses intentions de le laisser passer. Quoiqu’il décide maintenant sa journée ne se finirait certainement pas dans les souterrains.
Dernière édition par Astride Whitby le Ven 13 Avr - 0:04, édité 2 fois |
|  | |  Scipion N. Sélené

Parchemins rédigés: 366 Arrivé(e) le: 10/10/2011 Crédit avatar: Frenchaddict Année: 7eme année
| Sujet: Re: Il faut bien aider Mimi ! – Libre Jeu 8 Déc - 20:04 | |
| Scipion avait pressé le pas. Aussi étrange et sordide que cette situation le paraissait, c’était tout de même une réalité à laquelle il ne pourrait pas échapper ; après tout, il valait mieux qu’il assume les conséquences de ses actes, même s’il répugnait à cette idée. Tandis que sa longue chevelure blonde lui fouettait le visage, sa jupe l’empêchait de progresser aussi rapidement qui l’aurait voulu. Tout en jetant derrière lui quelques coups d’œil furtifs, prenant soin de vérifier qu’il n’était pas suivi, il reprit son chemin au pas de course. Impossible de dire à quel étage il se trouvait. Tout ce qu’il pouvait affirmer, c’est qu’à ce moment-là, il n’aspirait qu’à redevenir lui-même.
Quelques heures plus tôt, il avait encore la situation en main. Il était descendu de sa salle commune avec enthousiasme, n’emportant avec lui que sa baguette, quelques bombabouses qui pourraient s’avérer utiles et une robe de sorcière féminine, qu’il avait emprunté à Zora sans lui révéler ses intentions. Il préférait que ses projets restent secrets, refusant que les choses prennent la même tournure que lorsqu’il avait lancé le « Marché Noir », opération prometteuse mais finalement foireuse. Il était sorti en vitesse et avait rejoint cette première année de Poufsouffle à qui il avait donné rendez-vous et qui s’était montrée ponctuelle devant la Volière. Il sortit deux pièces de sa poche et les lui tendit.
« Tu as fait vite. Voilà les deux gallions que je t’avais promis pour ton travail, tu les as bien mérités. Tu as ce que je t’ai demandé ? »
La fillette hocha la tête en signe d’acquiescement et lui tendit un tube vide en apparence. En regardant de plus près, on aurait pu discerner une dizaine de cheveux blonds, ce que Scipion s’empressa de vérifier. Lorsque le compte s’avéra bon, il remercia brièvement cette subordonnée et quitta la pièce. C’était un avantage avec les premières années: ils ne savaient pas distinguer la monnaie et l’or de farfadet. A toute vitesse, il descendit les escaliers et se précipita vers la Salle sur Demande, comme il le faisait tous les matins depuis des semaines au lieu de se rendre au petit déjeuner dans la Grande Salle, dans l’idée de trouver une pièce dans laquelle il pourrait mener à bien ses expérimentations. Avec les cheveux, tout serait fin prêt, la préparation de la potion était terminée. Cela faisait bien des mois qu’il projetait cette opération, après plusieurs échecs et chaudrons endommagés. Mais ces dernières semaines, il avait effectué tout ce qui serait nécessaire à sa réussite, aussi il ne pouvait qu’y croire. Prenant une profonde inspiration, il plongea les mèches dans la mixture qu’il préparait, après avoir feuilleté bien des livres traitant sur ce sujet alors que la lecture était loin d’être son passe-temps favori, sans compter ses piètres talents en potions. Mais s’il garantissait son succès, les portes de l’entière liberté à Poudlard s’offriraient à lui. Le matin-même, il comptait seulement faire un essai, rien de plus. L’objectif était de récupérer en salle des enseignants le scrutoscope de poche que son professeur d’étude des runes lui avait confisqué quelques jours plus tôt. Il tenait tout particulièrement à cet objet et le fait qu’il ne se trouvât plus en sa possession le dérangeait. Bien sûr, il aurait pu faire appel à Lucas pour tenter de négocier, mais c’était aussi l’occasion de tester son projet, qui, dans l’hypothèse où il le menait à bien, lui offrirait un contrôle sur une bonne partie du château. Et puis, comme on disait si bien, on n’était jamais mieux servi que par soi-même, même s’il appréciait tout particulièrement que des sous-fifres contribuent à sa réussite. Il avait eu recours à un cobaye en seconde année appartenant à sa maison, et les effets s’étaient révélés à la hauteur de ses espérances, il n’y avait pas de raison que ce ne soit pas le cas maintenant. Bref, le breuvage était fin prêt, et Scipion le porta à ses lèvres en se pinçant le nez. Ses muscles se contractèrent. Tandis qu’une douleur immense le parcourait, plusieurs picotements lui firent sentir que certaines parties de son corps se déformaient. Alors que ses cheveux avaient brusquement poussé, à présent emprunts d’une couleur blonde, sa taille venait de rétrécir soudainement. C’était une sensation désagréable, aussi le Gryffondor ne put s’empêcher d’avoir des nausées, portant ses mains à sa bouche comme si ses entrailles allaient brusquement en sortir. Enfin, au bout de quelques minutes, il put enfin réaliser qu’il était parvenu à son objectif : il résidait à présent dans un autre corps. La première année avait bien fait son travail en prélevant les cheveux de sa vieille ennemie sur son lit à baldaquins. Et en regardant dans un vieux miroir poussiéreux, il put toutefois constater qu’il était devenu Sarah Wotton.
Etrange que de prendre l’apparence de sa pire ennemie, n’est-ce pas, Aussitôt, il ôta ses vêtements devenus bien trop amples pour une silhouette féminine et s’empressa de vêtir la robe de sorcière que Zora lui avait prêtée et auxquelles il avait donné les couleurs jaunes de Poufsouffle. Son malaise s’accentua lorsqu’il dut se résoudre à porter une jupe et des bas, sentant des courants d’air parcourir ses jambes. Puis, lorsqu’il eut terminé, il rangea dans un coin de la pièce ses effets personnels et ingrédients restants de la potion avant de tourner les talons et de gagner les couloirs. Bon, à présent, il devait se faire à l’idée qu’il était la préfète de Poufsouffle, même s’il y répugnait, et adopter un air agacé tout en passant une main dans ta tignasse de temps à autre, feignant de se recoiffer. Toutefois, il devait prendre garde à être vu par le moins d’élèves possible, puisque la vraie Sarah était très certainement en train de prendre son petit déjeuner dans la Grande Salle, aussi, il accéléra le pas. Il avait déjà visualisé et estimé le temps qu’il mettrait en empruntant le chemin le plus court pour se rendre à la salle des Professeurs et qui lui permettrait d’éviter d’éventuelles mauvaises rencontres. Avant tout, il préférait se tenir loin des greluches qui servaient habituellement d’amies à sa rivale. Déjà qu’il avait heurté son amour-propre en devenant le sosie parfait de sa pire ennemie mais aussi mais aussi adopté contre son gré une démarche féminine, il refusait obstinément de se mettre à jacasser avec des groupies écervelées en poussant des petits gloussements suraigus de temps à autre, même pour rentrer dans la peau du personnage. En revanche, il aurait bien aimé pouvoir se rendre en salle commune des blaireaux afin d’y faire régner le désordre, mais à défaut d’en connaître le mot de passe, comble pour une préfète, il dut renoncer à son idée et prit la direction de la salle des professeurs. Sur la route, il croisa Kieran et dut réprimer son envie de lui lancer un clin d’œil, ce qui venant de Sarah Wotton ne pourrait qu’attiser les soupçons. Non loin, il aperçut Elliott Walker, le cureton de service. Alors que ce dernier semblait se diriger vers lui avec un grand sourire, probablement pour saluer sa camarade, le Gryffondor songea qu’il valait mieux éviter tout contact.
« Un problème Walker ? » lâcha-t-il d’une voix faussement fluette. « Tu veux une retenue peut-être ? »
Satisfait, il s’éloigna sans se préoccuper de l’expression d’incrédulité qui s’était instaurée sur le visage du Jaune & noir. Aussi, il s’amusa à toiser les jeunes élèves qu’il croisait avec dédain tout en lançant des « Cinq points de moins pour Poufsouffle ! » à tout va lorsqu’ils se montraient un peu trop curieux. Sachant pertinemment que ces retraits de points ne seraient pas pris en compte, il prit néanmoins un plaisir intense à salir la réputation de sa vieille ennemie en adoptant une attitude tyrannique, conscient qu’elle ne serait pas ravie de l’apprendre. C’était un avantage du au polynectar : il pouvait tout se permettre, ses actes seraient mis au nom de Sarah. Il se demandait déjà quelle serait la personne dont il prendrait l’apparence et s’imaginait déjà en Cooper O’Connor, réalisant son coming-out au milieu de la Grande Salle, même si pour le moment il avait d’autres priorités. Arrivé devant la porte, il vérifia qu’aucun professeur ne se trouvait aux alentours et pénétra dans la pièce. C’était l’heure du début des cours, normalement il pouvait agir en toute liberté. Aussi, après avoir fureté pendant une ou deux minutes, il repéra l’objet qu’il convoitait sur une étagère ; il avait réussi. Il fourra son scrutoscope dans sa poche en même temps qu’un paquet de dragées surprises de Bertie Crochue abandonné sur un bureau avant de prendre le chemin inverse. Mais alors qu’il pensait pouvoir quitter la pièce sans encombre, il tomba nez à nez avec un enseignant qu’il n’avait pas vu venir.
« P… Professeur ! » balbutia-t-il de sa voix grave contrastant avec son apparence physique.
Il ne le connaissait pas, il enseignait probablement une option à laquelle Scipion n’avait probablement jamais mis les pieds. Contrairement à ses attentes, celui-ci ne le toisa pas avec méfiance et le salua cordialement. Voilà ce que c’était d’être un élève dont les vertus étaient reconnues par les professeurs, songea le Gryffondor, dommage qu’il n’en était pas de même pour lui. Lorsque le professeur l’interrogea sur sa présence en ces lieux, il chercha longuement avant de répondre :
" J’étais venue rendre mon devoir de… métamorphose… " répondit-il en hésitant, essayant d’adapter sa voix à celle de Sarah.
Aussi, il s’apprêta à regagner le couloir lorsqu’il entendit derrière lui :
« Mais dîtes-moi Wotton, vous n’êtes pas en Botanique à cette heure-ci ? Vous étiez pourtant dehors, tout à l’heure. »
« Si si. J’y retourne immédiatement, d’ailleurs. »
Les choses se corsaient, il ne manquait plus qu’il soit pris en train de sécher et terminer chez Jefferson, voire pire, être confronté à la véritable Sarah. Il possédait assez de Polynectar pour tenir quelques heures supplémentaires, mais il lui fallait à tout prix reprendre une gorgée de potion, autrement il n’allait pas tarder à reprendre son apparence originelle. Il s’imaginait, lui, Scipion, se retrouvant dans un uniforme féminin qui plus était, aux couleurs de Poufsouffle, au beau milieu de la masse d’élèves. Il aurait bien du mal à se remettre d’une pareille humiliation et déglutit en y pensant avant de reprendre sa course, se dirigeant vers les toilettes des filles. Là, au moins, il pourrait se ressourcer sans rencontrer une autre présence inopportune que celle de Mimi Geignarde. Aussi, sans tarder, il se précipita dans un recoin près de l’entrée inondée, et lorsqu’il fut certain qu’il ne serait pas vu, porta la fiole à ses lèvres alors qu’il sentait ses mains commencer à s’agrandir et ses cheveux reprendre leur couleur foncée en raccourcissant. Heureusement, ces détails disparurent, il pourrait conserver l’apparence de la Jaune & Noir jusqu’à retrouver sa propre robe de sorcier. Mais en regardant bien, il s’aperçut qu’il n’était pas seul ; il s’empressa de ranger son breuvage dans sa poche avant d’analyser les deux élèves qui venaient de révéler leur présence par ce qui semblait être des cris d’émerveillement. Pourquoi se cachait-il ? En l’occurrence, il était une fille, il avait le droit d’être ici. Sortant à peine la tête de son recoin, il put reconnaître Flynn Spencer et Astride Whitby. Il soupira de soulagement, étant donné qu’il était en bons termes avec les deux, mais le fait que l’on amuse sans lui ne lui plaisait pas vraiment. Il assista donc à une scène sordide : le Gryffondor et la Poufsouffle paraissaient incrédules en observant les lavabos… s’ouvrir. De plus en plus animé par la curiosité, il étudia attentivement l’étrange phénomène qui se déroulait sous les yeux amusés de Mimi. Il était toujours le sosie de Sarah, mais peu soucieux de son aspect à ce moment-là aussi il se contenta de rester dissimulé ; ébahi et soudainement intéressé, une idée germa dans son esprit sans qu’il n’ose y croire.
« Est-ce que ce serait ça, l’entrée de la Chambre des Secrets ? »pensa-t-il en peinant à masquer son excitation. |
|  | |  Flynn H. Spencer

Parchemins rédigés: 104 Arrivé(e) le: 11/11/2011 Crédit avatar: .
| Sujet: Re: Il faut bien aider Mimi ! – Libre Dim 11 Déc - 13:34 | |
| La Poufsouffle prit soudain un air un peu bête alors qu'elle le fixait sans comprendre. Flynn venait clairement de lui étaler ses envies de visiter la chambre désormais ouverte et elle ne semblait pas particulièrement partante. L'idée d'y aller seul était beaucoup moins alléchante et le sourire enfantin qui prit place sur les lèvres du Gryffondor ne laissait rien présager de bon pour la pauvre Astride qui tenta vainement de se justifier.
« J’ai… J’ai le vertige ! »
Il la regarda s'approcher du trou et en regarder le fond. Il vint en faire de même se demandant avec une curiosité qu'il ne parvenait pas à camoufler si l'on voyait quelque chose et il dût reconnaître que non, on n'y voyait rien. Ca semblait profond, peut-être même un peu dangereux, en tout cas suffisamment extraordinaire pour ne pas laisser passer l'occasion d'y plonger. Qui sait quand elle se rouvrirait en sa présence, et surtout, en l'absence d'adultes responsables pour l'en empêcher. Le seul tort qu'ils auraient suite à ça était d'avoir séché une heure de cours, c'était écrit nulle part dans le règlement de l'école qu'on n'avait pas le droit d'ouvrir des chambres secrètes pour y faire un tour et il était bien placé pour le savoir vu le nombre de fois où il avait dû le recopier. La jeune fille ne s'arrêta néanmoins pas à cette vague tentative et reprit plus violemment.
« Non mais tu es malade ! Tu crois vraiment que je vais aller là-dedans ! Tu rêves mon pauvre ami, on risque au mieux de passer le reste de notre vie en retenue ou au pire de mourir dans d’atroces souffrances. Franchement qu’est-ce que tu as dans la tête ? Non ne réponds pas, il ne doit pas y avoir grand-chose de toute façon. Tu ne me feras jamais sauter dans ce trou et si tu comptes te rendre dans la chambre je te préviens tout de suite que je sonnerais l’alerte immédiatement. »
Il l'écouta sans broncher, le regard perdu dans les profondeurs du trou qui se trouvait toujours au beau milieu de la pièce. Un silence parfait s'installa suite au joli discours de la jeune fille, il ne chercha pas franchement à le briser, se demandant simplement comment la faire entrer là-dedans. C'était de sa faute après tout, elle s'amusait à lui raconter des histoires de passages secrets, maintenant qu'ils avaient réussi à l'ouvrir, inutile de s'en prendre à lui s'il avait envie de le visiter. C'était une réaction totalement normale, un peu stupide certes mais humaine. Il était d'ailleurs certain de ne pas être le seul à réagir de la sorte dans une telle situation. Il finit par se tourner vers elle, sans trop savoir où il allait.
"On risque rien. Le truc est probablement mort depuis des lustres ! J'imagine mal la vieille McGo' mettre des monstres à Poudlard de son plein gré. On va rien trouver, là-dedans, mais dis toi qu'on sera sûrement les seuls de l'école à avoir visite ce... Site historique ?"
Il ne lui laissa pas vraiment le temps de répondre, l'attrapa par le bras et après un distrait merci à l'attention du fantôme, il entraîna la Poufsouffle dans le trou. Elle le tuerait très probablement une fois en bas, il s'y attendait de toute façon, mais maintenant que c'était fait, elle ne pouvait plus revenir en arrière et s'enfuir. Ce qui des toilettes s'apparentait à un trou s'avéra finalement être un toboggan interminable qui eut au moins le mérite de leur éviter une mort certaine à cause d'une chute. Le temps de leur descente lui parut durer des heures et il ne sut pas très bien s'il était rassuré de sentir le sol arriver ou non. L'arrivée ne fut pas douloureuse mais se fit néanmoins brutale, dans un craquement désagréable. Le rouquin se releva péniblement et observa vaguement ce qui se trouvait autour de lui...
Pas grand chose malheureusement si ce n'est un couloir sombre qui menait vers il ne savait où et des centaines de petits os jonchaient le sol sur une bonne distance. Ce n'était pas des ossements humains, c'était certain, mais ça n'avait tout de même rien de rassurant. Flynn se tourna finalement vers sa camarade et lui adressa un sourire fautif qui semblait pourtant ne rien regretter... Il avait eu ce qu'il voulait et même si c'était la dernière chose qu'il ferait de sa vie, il en était plutôt satisfait.
"Désolé ?" tenta t-il tout de même dans l'espoir de calmer les envies de meurtre d'Astride.
Elle était encore en vie, lui aussi, c'était jusque là le principal. Maintenant qu'ils étaient là, ils n'étaient sûrement plus à une visite près... |
|  | |  Astride Whitby

Parchemins rédigés: 1663 Arrivé(e) le: 21/09/2011 Crédit avatar: Jesaisjamais Année: 5ème
| Sujet: Re: Il faut bien aider Mimi ! – Libre Dim 11 Déc - 21:57 | |
| "On risque rien. Le truc est probablement mort depuis des lustres ! J'imagine mal la vieille McGo' mettre des monstres à Poudlard de son plein gré. On va rien trouver, là-dedans, mais dis-toi qu'on sera sûrement les seuls de l'école à avoir visité ce... Site historique ?" Ils ne risquaient rien ?! C’était la meilleure, il s’apprêtait à sauter dans un trou dont on ne voyait pas le fond, ils risquaient de se casser un membre en tombant, mais mis à part ce petit détail technique ils ne risquaient absolument rien. Sans compter qu’il allait falloir sortir une fois qu’ils seraient rentrés et malheureusement elle ne savait ni voler ni transplaner. Alors c’était peine perdue elle n’irait pas, sans compter que la visite de la Chambre des secrets lui importait peu au final, elle préférait largement retourner à la bibliothèque, s’assoir sur l’une des chaises inconfortable et dévorer un ou deux livres avant de se décider à affronter sa prochaine de cours. Malheureusement, elle n’eut pas le loisir de choisir ce qu’elle allait faire de la fin de sa journée, la main de Flynn agrippa son bras avant de la tirer malgré elle dans le trou béant. Astride ne s’attendait certainement pas à une telle réaction de la part du jeune homme, si bien qu’elle eut à peine le temps d’essayer de s’agripper sans succès au bord de ce qui s’avérerait certainement constituer une bonne tombe, elle fut entrainée complétement impuissante vers un espèce de toboggan plongé dans la pénombre. La poufsouffle complétement tétanisée eut pour seule réflexe de fermer les yeux attendant la fin de cette chute interminable. Etrangement elle atterrit sur ses pieds, et ne fut absolument pas déséquilibrée, jetant un bref coup d’œil autour d’elle, Astride remarqua très vite l’absence d’une quelconque issue faisant appel à un simple alohomora. Visiblement il faudrait donc employer la voie des airs s’ils comptaient un jour sortir vivant de cette mésaventure, pourtant elle ne voyait aucun balais, ou quelque chose qui puisse leur permettre de voler, en même temps que croyait-elle, ce n’était certainement pas un site touristique accueillant des dizaines d’élèves par jour, les professeurs n’avaient certainement prévus qu’un élève aurait un jour à sortir de là. Ce n’est qu’une fois son inspection minutieuse terminée qu’elle se retourna vers Flynn, ayant subitement un immense désir de l’étrangler. « Désolé ? » Ah oui, désolé il pouvait l’être, mais ça aurait été étonnant qu’il soit tout à fait sincère. Astride tenta tant bien que mal de reprendre son calme afin de trouver simplement une solution au geste aussi stupide que spontané de Flynn. Découper le jeune homme ne plusieurs morceaux de tailles égales pour lui faire passer le temps lui plaisait bien, seulement voilà, Astride avait bien trop peur de se retrouver toute seule dans cet endroit, assez lugubre même s’il n’était pas aussi sombre que le laissait présager le trou noir que quelques instant plus tôt ils contemplaient. La poufsouffle avait beau être rassurée par la présence de Flynn, elle n’en restait pas moins furieuse d’avoir été attirée si facilement dans ce piège enfantin. « Désolé ?! Non mais je rêve, tu te crois malin, comment on va faire pour sortir maintenant ? Non attends ne dis rien, je parie que tu veux partir à l’aventure, tu n’as aucune envie de te retrouver en sécurité n’est-ce pas ? Eh bien moi si, je ne bougerais pas d’ici, tu as intérêt à trouver une solution et rapidement. » Astride savait que hurler sur Flynn ne servait absolument à rien, le jeune homme ne semblait pas plus que ça perturbé par la colère de la jeune fille et ça ne faisait qu’amplifier ses envies de meurtre. Décidément elle avait sérieusement un don pour tomber sur les mauvaises personnes au mauvais moment, elle se retrouvait bien trop souvent malgré elle confrontée à des situations qui la dépassait complétement. Celle-là en était inévitablement une. La poufsouffle avait beau essayé de se détendre pour pouvoir se concentrer sur un moyen de les faire sortir rapidement et facilement, elle n’y arrivait pas. Tous les sortilèges qu’elle connaissait défilaient inlassablement dans sa tête montrant Flynn tantôt agonisant dans d’atroces souffrances, tantôt écroulé par terre le regard dans le vide. Astride avait beau avoir essayé de résister, elle n’y parvenait plus, tant qu’elle n’aurait pas infligé un sérieux dommage visible à son compagnon d’infortune elle ne réussirait pas à accepter le sort qui l’attendait. Elle se maudissait intérieurement de ce qu’elle s’apprêtait à faire, la dernière fois qu’elle s’était dépassée par la rancœur elle avait finis à l’infirmerie, il faut croire que ça ne lui avait pas servi de leçon. Il fallait tout de même reconnaitre que la situation était bien différente, Flynn ne se vengerait certainement pas à coup de Sectusempra, de plus elle lui devait bien ça après la bêtise qu’elle venait de commettre, et enfin le plafond n’était pas assez haut pour qu’il se casse quelque chose en tombant, et puis de toute façon ce n’était pas dans ses intentions de le laisser lourdement tomber sur le sol. Tout ce qui lui importait était la satisfaction de le voir lui aussi dans une position inconfortable. C’était chacun son tour, Flynn ne pouvait pas s’attendre à ce qu’elle jette l’éponge si facilement. Astride prit un air désolé, en sortant sa baguette rangée à l’intérieur de sa robe de sorcier, elle dévisagea son compagnon furtivement, avant de prononcer le sortilège à haute voix.
« Levicorpus »| Spoiler: | | | 1 et 2 : Elle rate sa cible et fait s’écrouler un bout de mur 3 et 4 : Flynn se retrouve pendu au plafond. 5 et 6 : La colère et la peur lui fait perdre tous ses moyens et il ne se passe rien |
Dernière édition par Astride Whitby le Ven 13 Avr - 0:04, édité 2 fois |
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