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| | Opération dans l'obscurité du crépuscule [Naïa - Terminé] | |
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| Auteur | Message |
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 Scipion N. Sélené

Parchemins rédigés: 366 Arrivé(e) le: 10/10/2011 Crédit avatar: Frenchaddict Année: 7eme année
| Sujet: Opération dans l'obscurité du crépuscule [Naïa - Terminé] Ven 28 Oct - 22:02 | |
| A l'ordre du jour, c'est une sortie hebdomadaire à Pré-au-Lard qui était prévue. Mais Scipion en avait décidé autrement. Les après-midi à flâner dans le centre du village, à juger un par un les produits de Zonko et à baver devant les confiseries que proposaient Honeydukes contre une poignée de Noises, il les connaissait par coeur. Et c'était les mêmes depuis sept ans, alors comme tout plaisir qui se savoure, il finissait par s'en lasser. Non, c'était un tout autre plan qui était à l'honneur, et le Gryffondor allait pleinement profiter de cette promenade au village pour le mettre à exécution. Et il n'était pas seul, Naïa Rosenberg aussi était de la partie. Seulement, la jeune Serpentard le rejoindrait un peu plus tard, quand le commun des élèves reprendrait leur route vers le Château. Pour le moment, il devaient seulement, chacun de leur côté, éviter de paraître trop suspect pour ne pas attiser les soupçons de leurs professeurs. Alors Scipion prenait un air intéressé et feignait de s'émerveiller, à l'instar d'un première année, à tout ce qui l'entourait, comme s'il n'avait jamais mis les pieds dans le village, et ne manquait pas de s'extasier devant tout ce qu'il voyait sans pour autant trop exagérer ce rôle qu'il se donnait. De toute manière, personne ne lui prêterait attention, tous étaient bien trop obnubilés par le bal qui se préparait. "Mon Dieu, quelle tenue vais-je bien pouvoir choisir?" s'exclamaient les greluches de seconde année à qui rien n'importait plus que cette soirée insignifiante.
Lui, avait d'autres priorités. En cette fin d'après-midi, ils erreraient dans ces rues mal-famées, celles que toute le monde préféraient éviter. Il espérait seulement que le Charme du Cridurut ne ferait pas des siennes, au risque de tout faire foirer. Et qui sait, ils pourraient peut-être tenter de découvrir ce qu'il y avait à l'étage de la Tête de Sanglier ou rôder aux alentours de la Cabane Hurlante. Bref, la liste des opportunités était longue, et ils auraient tout le temps nécessaire à leur disposition sans redouter la surveillance des professeurs. Voilà qui serait plaisant et différerait de la banalité de leur morne quotidien, et puis au moindre danger, ils auraient leur baguette en poche. En attendant, il devait trouver une feinte ; il avait rejoint un groupe de Gryffondor mêlés à quelques Poufsouffle et faisait mine de tergiverser sur le costume qu'il porterait au bal. En réalité, il l'avait déjà acheté, mais il n'était pas obligé d'en faire part aux autres. L'heure de rentrer n'allait pas tarder, alors il déambulait dans les rues, faisait tout pour retarder l'échéance. Plus il gagnait du temps, mieux c'était. Et il espérait que Naïa de son côté parvenait à en faire autant.
Puis il vérifia une dernière fois que le professeur chargé de s'occuper des retardataires avait l'attention assez relâchée pour qu'il puisse s'esquiver discrètement ; ce qu'il fit sans le moindre problème. Il allait s'attirer des ennuis, mais cette perspective ne le ferait pas démordre. Il avait envie de se divertir ce soir, il était déterminé et rien ne pourrait l'en empêcher. Il ne devait pas quitter la bourgade de suite, alors il attendit patiemment, dissimulé derrière les Trois-Balais, que le village se vide. Il prenait tout de même soin de masquer sa baguette illuminée par un Lumos discret. Il aurait été également dommage à ce stade de se faire pincer par les commerçants qui commençaient à ranger les marchandises et les invendus. Et pourtant, la voix qu'il perçut quelques mètres derrière lui le fit sursauter.
" Eh, mon garçon, où est-ce que tu vas comma ça? "
Ce n'était pas bon. Pas bon du tout. Et il était temps de se retirer au plus vite. Il formula un Nox rapide et détala en projetant derrière lui une Bombabouse qu'il avait acheté quelques minutes plus tôt à Zonko pour créer une diversion. Il se faufila entre Scibenpenne et Honeydukes, contourna avec adresse le Bureau de Poste, et s'élança dans une course engagée pour s'arrêter plus loin, dans ces ruelles mal-famées, quand il fut assuré qu'on ne le suivait plus. Il se laissa tomber par terre, las et exaspéré. Cette entrave à son opération posait un problème, cela prouvait que son plan n'était pas sans faille. Et qui plus est, Naïa avait dû rentrer au Château. Il était seul, désormais, et il avait des ennuis. Tout le monde dans Pré-au-Lard allait commencer à s'alerter, à faire tourner l'information, qu'un élève était hors de son dortoir, errant dans les coins peu fréquentables. La retenue serait sévère s'il se faisait prendre, et le nombre de rubis versés serait pour le moins élevé. Ça ne lui avait pas posé problème jusque là, mais maintenant qu'il était à moitié découvert, il commençait à mesurer l'ampleur des conséquences et appréhendait à aller plus loin. S'il rentrait maintenant, personne n'entendrait parler de cette histoire et il n'y aurait pas de problème. S'il croisait un préfet, il marchanderait de manière à s'en tirer le mieux possible.
Mais pour le moment, il n'avait aucune envie de regagner le Château. Bon sang, il avait mis cette opération au point avec le plus grand soin, et ce n'était pas parce qu'il avait été surpris qu'il devait tout laisser tomber. Et puis avec ou sans Naïa, il allait mettre ses plans en application. Par Merlin, il était à Gryffondor, non? Alors il allait se comporter comme l'aurait fait un vrai Gryffondor et n'allait pas se dégonfler pour si peu. Il continua donc sa route, confiant et sûr de lui, avant de s'arrêter pour se poser une question qui venait juste de lui venir à l'esprit. Mais quel plan, au juste? Il avait seulement prévu de vagabonder autour du village après le couvre-feu, rien de plus. Eh bien tant pis, il improviserait. Mais c'était beaucoup moins divertissant tout seul, même s'il y avait quelque chose de plaisant à se balader dans ces ruelles mal famées. Ce n'était pas rassurant, et le silence et l'obscurité avait ce petit côté angoissant qui amusait Scipion. Mais à un angle, quelqu'un surgit. Il sursauta, il ne s'était visiblement pas attendu à ça. L'avait-on déjà repéré? Dans sa surprise, le premier réflexe du jeune sorcier fut de sortir sa baguette, formulant mentalement une incantation qui mettrait hors d'état de nuire cet inconnu. Mais il n'en eut pas besoin, car il reconnut rapidement la personne à qui il avait affaire.
" Naïa?! J'étais persuadé que tu étais partie... bon sang, ne refais jamais un truc pareil! "
Dernière édition par Scipion N. Sélené le Dim 29 Avr - 10:55, édité 2 fois |
|  | |  Naïa Rosenberg

Parchemins rédigés: 1837 Arrivé(e) le: 09/08/2011 Crédit avatar: Bazzart Année: 5° année
| Sujet: Re: Opération dans l'obscurité du crépuscule [Naïa - Terminé] Ven 28 Oct - 23:10 | |
| *Initialement, Naïa devait aller à la prochaine sortie de Pré-au-Lard avec Tyler & June, le trio inséparable ... enfin pas si inséparable que cela au final. La jeune vipère apprit quelques jours avant que ses deux meilleurs amis ne seraient pas de la partie. June avait pas mal de boulot en retard et elle voulait profiter du temps qu'il lui restait en compagnie de Gregory, son petit ami. Tyler lui était sur un "coup fumant" selon ses dires, mais malgré l'interrogatoire de Naïa, il ne cracha aucune information. En définitif, ses deux meilleurs amis la lâchaient et c'était la seule chose qui était importante. La jeune Préfète ne pourrait même pas compter sur la compagnie de Gregory, qui serait avec June et Matt était je-ne-sais-où et Naïa ne chercha pas spécialement à en savoir plus.
Naïa allait annuler sa sortie quand elle tomba sur Scipion dans les couloirs. Ils discutèrent rapidement mais Naïa devait donner sa réponse dans la demi heure qui suivait pour la sortie et si elle ne se dépêchait pas, elle serait obligée de suivre les autres boulets et serait coincée avec eux bien trop longtemps à son goût. Elle allait donc l'abandonner quand soudain sourire aux lèvres, Scipion lui demanda de ne pas annuler. Intriguée, elle lui demanda pourquoi il voulait qu'elle y aille, si son seul plaisir était de la voir se morfondre ou faire un meurtre, elle pouvait tout aussi bien rester à Poudlard, le résultat serait le même. Le Gryffondor lui parla d'un plan qu'il avait envie de réaliser à Pré-au-Lard et la présence de la Préfète serait la bienvenue. L'idée lui plut et surtout c'était la seule chose intéressante qu'elle pourrait faire pendant cette journée autant donc sauter sur l'occasion. Les deux jeunes gens se séparèrent donc afin d'éviter d'éveiller les soupçons.
La sortie au village arriva plus vite que prévu et Naïa se mordit les lèvres à la simple idée de devoir faire semblant de passer un bon moment avec ses camarades. C'était fou quand même de se dire qu'elle ne pouvait même pas passer un après-midi avec Scipion sans que les gens et surtout les professeurs se posent des questions et se mettent à être suspicieux. Déjà quand ils "sortaient" ensemble c'était déjà comme ça, ce qui rendait dingue la vipère, même si au final c'était justifiée, elle trouvait ça scandaleux. Après tout, il se pourrait qu'un jour ils traineraient ensemble sans penser à faire un méfait ... si si je vous assure, enfin c'était quasi utopique, mais dans le monde que nous vivons, ne jamais dire jamais. Bref, les deux comparses ne pouvant pas s'affichaient ensemble sous peine d'être surveillés encore plus étroitement qu'à Azkhaban, ils avaient décidé de passer leur après-midi chacun de leur côté à jouer la comédie. Du côté de Scipion, Naïa ne doutait pas de ses capacités à bien jouer les innocents, mais du côté de Naïa c'était juste quasi surhumain de faire semblant d'apprécier autrui. Au début, elle tenta de se fondre dans un groupe et de jouer les gentilles, parlant elle aussi de ce dont elle allait porter au bal. Mais le groupe resta médusé face au comportement plus qu'étrange de la Rosenberg et la peur régnait parmi eux. Naïa ne plus put tenir plus longtemps et explosa comme à chaque fois.*
" - Je constate que mon effort surhumain pour faire croire que vous êtes des gens un tant soit peu intéressant ne récolte aucune ovation. Vous êtes encore pire que je ne le pensais, vous servez en fait strictement à rien sauf à être nos victimes. Je ne vous souhaite pas une bonne journée, pour la plupart elle se passera aux toilettes ... Oui parce que vu ce que je vous ai glissé dans vos verres, je vous conseil de partir maintenant dans des coins tranquilles ..."
*Naïa prit ses affaires et s'en alla, quittant pour le moment les Trois Balais. Elle fit un petit tour dans les ruelles, acheta une ou deux bricoles, à manger, des farces & attrapes diverses ainsi que des friandises. Tout en restant elle même, elle maudissait les gens heureux qui passaient un bon moment entre amis. Elle savait que si elle faisait semblant d'être heureuse, elle serait encore plus vite repérée, autant rester naturelle. Après un moment, elle retourna aux Trois Balais et commença à boire. Au début c'était de simples Bièraubeurres mais après un moment, la jolie blonde se fit aborder par trois jeunes hommes de 7° année qui lui offrir sans soucis des boissons un peu plus forte. C'est donc dans un état débriété encore peu avancé que Naïa sortie du pub en toujours charmante compagnie. Le moment du départ était proche et elle devait trouver une solution pour sortir du peloton sans se faire repérer. Naïa avait dû mal à réfléchir, à cause de l'alcool absorbé, mais les regards plus qu'insistants et très clairs d'un des garçons lui mit la puce à l'oreille. Elle se glissa vers lui et lui fit comprendre qu'il pourrait avoir ce qu'il désirait qu'à une seule condition, trouver un endroit au calme. Elle le laissa faire et ils sortirent aisément sans que personne ne les voit. Le couple se retrouva comme promis dans une ruelle déserte et Naïa joueuse, se mit sur la pointe des pieds et lui glissa à l'oreille.*
" - Fermes les yeux !"
*Obéissant et excité, il ferma les yeux. Naïa sortie sa baguette et le regarda dépitée par tant de naïveté.*
Petrificus Totalus
C'est triste de voir encore autant de naïveté dans un 7° année ! C'est à se demander ce que tu fais au château de ton temps libre mon pauvre ami. Je dois te laisser, quelqu'un m'attend, je viendrais te délivrer plus tard .... enfin si j'y pense !"
*Naïa le traina jusqu'à un endroit vraiment tranquille ou personne ne pourrait le voir et elle commença à arpenter discrètement les ruelles désertes. C'est des bruits de pas pressés qui la firent réagir et cachée dans son coin, elle vit un Scipion courir vers les Ruelles Mal-fâmées. Naïa le prit à revers pour le surprendre et au moment où il tournait dans une des ruelles, elle bondit de sa cachette et se mit à rire, autant à cause de l'alcool que de la réaction du Gryffondor.*
" - Oh bien au contraire, compte sur moi pour le refaire, le spectacle en vaut vraiment le coup d'oeil crois moi !"
*Naïa tenta de se calmer, sans grand succès et s'approcha du jeune homme pour ne pas être obligé de parler fort.*
" - Douterais-tu de mes capacités à me sortir de n'importe quelle situation mon cher comparse ? Bon alors que fait-on beau brun ? "
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|  | |  Scipion N. Sélené

Parchemins rédigés: 366 Arrivé(e) le: 10/10/2011 Crédit avatar: Frenchaddict Année: 7eme année
| Sujet: Re: Opération dans l'obscurité du crépuscule [Naïa - Terminé] Sam 29 Oct - 22:52 | |
| La jeune fille qui venait de paraître n’était effectivement autre que Naïa Rosenberg, et elle avait surpris le jeune homme avec adresse. Scipion avouait s’être trompé en pensant qu’elle aurait rejoint le château alors qu’il connaissait parfaitement son caractère, et que la jolie blonde aurait eu du mal à se pardonner un échec aussi cuisant. Une raison de plus pour ne pas sous-estimer la demoiselle, elle avait de la ressource. Et Scipion en était tout à fait conscient, après tout il était sorti maintes fois avec la Serpentard et il avait connaissance de ses atouts aussi bien qu’ils les redoutaient. Et c’est ce qui faisait d’elle une partenaire parfaite pour une opération de ce genre, elle n’était pas du genre à laisser tomber ce qu’elle avait entrepris. Mais à ce moment-là, Scipion se rendit compte d’un détail qui pourrait compromettre ses plans, la jeune fille dégageait une odeur nauséabonde: celle de l’alcool. Et apparemment, elle ne s’était pas contentée de simples Biéraubeurres. Déjà qu’en temps normal elle était incontrôlable, son état d’ivresse ne ferait qu’empirer les choses. A l'écouter ricaner, Scipion pensa qu'elle devait probablement avoir effectué un mauvais coup, s'était-elle débarrassé de quelqu'un qui lui faisait obstacle? Elle en était bien capable, le Gryffondor soupira d’exaspération.
« Que fait-on, quelle question. Ce soir, à défaut de passer notre temps dans la quiétude de la Salle Commune et à jacasser devant la cheminée, je te propose une toute autre sorte d’activité. Que dirais-tu d’arpenter ces rues ? On leur octroie mauvaise réputation, c’est certain. D’ailleurs, si tu crains de rencontrer des revenants, je te conseille de faire demi-tour, tu pourras retrouver ta tranquillité et ce en toute légalité dans l’enceinte du château. Mais alors, tu manquerais une occasion de goûter au plaisir que procure le danger. Partante? »
De toute manière, il était certain qu’elle accepterait, et il fallait dire qu’elle n’avait pas vraiment le choix. Dans le cas où elle choisissait de retourner au château, ce dont Scipion doutait, à cette heure-là le Concierge la surprendrait certainement, et qui plus est, en état d'ivresse. Il était effectivement plus avantageux pour eux deux de continuer ce qu’ils avaient entrepris et de regagner leur dortoir après le couvre-feu, bien après que la jeune fille ait décuvé. Auquel cas, une retenue serait de rigueur et ils se retrouveraient dans le bureau de McGonagall aussi vite qu’une lettre livrée par Scouthibou.
De nouveau il illumina l’extrémité de sa baguette magique et éclaira du faible faisceau de lumière la première ruelle qui se présentait devant eux. Pour les premiers mètres qu’il arrivait à distinguer, il n’y avait rien de suspect qu’il puisse noter. Il adressa un hochement de tête rapide à la Serpentard pour lui indiquer que pour l’instant, la voie était libre. L’invitant à le suivre, il progressait à travers cette première ruelle, qui pour l’instant ne présentait aucun danger potentiel. Mais le sentiment d’angoisse qu’elle faisait naître chez le Gryffondor suffisait à le remplir d’excitation, aussi il était plus décidé que jamais à continuer sur ce chemin sinueux. Il vérifia un instant que sa complice était toujours derrière lui, toujours victime des effets de l’alcool, et commença à étudier les éléments que présentaient la ruelle.
Il faillit tout d’abord être surpris par deux yeux jaunâtres qui venaient de paraître dans l’obscurité déconcertante, mais un mouvement de baguette lui fit réaliser qu’il ne s’agissait que d’un chat noir. C’était signe de mauvais présage, mais peu importait. Seul un Basilic aurait pu l’empêcher de continuer maintenant qu’il était déterminé à découvrir ces petites impasses peu fréquentables. Il espérait simplement que Naïa n’avait pas vu son mouvement de recul causé par la surprise, autrement elle ne manquerait pas de le railler à ce sujet. Mais comme elle était saoule, elle ne s’en était visiblement pas rendue compte. Néanmoins, son attention fut retenue par autre chose. Alors qu’ils arrivaient à un carrefour, une forme indistincte, plus loin, se mit à bouger. Cette fois, Scipion ne se laisserait pas avoir, cela pouvait tout aussi bien être un quelconque animal de moindre importance, mais dirigea tout le même son Lumos vers cette chose étrange.
"Qu’est-ce que c’est d’après toi?"
Elle ricanerait certainement, pensant que le Gryffondor était effrayé par tout ce qui bougeait. Mais Scipion ne s’attarda pas sur la réaction de la jeune fille, la forme continuait de bouger et s’avançait désormais vers eux. Comme elle était toujours indistincte, il ne parvint pas à la discerner, mais commençait à formuler mentalement quelques incantations, prêt à les utiliser si nécessaire. Et il valait mieux, et pour la réussite de leur plan, et pour leur sécurité qu'ils ne s'attardent pas ici.
"Bon, on prend à droite ou à gauche?"
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|  | |  Naïa Rosenberg

Parchemins rédigés: 1837 Arrivé(e) le: 09/08/2011 Crédit avatar: Bazzart Année: 5° année
| Sujet: Re: Opération dans l'obscurité du crépuscule [Naïa - Terminé] Dim 30 Oct - 15:50 | |
| *Initialement, Naïa ne voulait pas boire aux Trois Balais, sachant pertinemment qu'elle devrait être au meilleur de sa forme pour sa sortie avec Scipion, mais elle ne pensait pas tomber sur trois beaux jeunes hommes de 7ième année. Naïa aurait beau faire tous les efforts qu'elle voulait, quand elle voyait un beau brun elle n'arrivait pas à résister à l'envie de lui plaire. Elle était comme ça, elle aimait qu'on tombe sous son charme cela lui était toujours très utile pour pleins de raisons. Certes les trois jeunes hommes n'étaient qu'un jeu pour la divertir, ne voyant pas vraiment comment ils pourraient lui servir ultérieurement mais au moins ils pourraient la distraire pendant qu'elle était à Pré-au-Lard. Bien évidemment, une chose en entrainant une autre, ils commencèrent à boire et même si Naïa but beaucoup moins qu'eux, elle était quand même joyeuse à la fin. Fort heureusement pour le duo de choc, elle avait beau être joyeuse, son cerveau marché encore très bien, il était juste un peu plus lent à réfléchir et à prendre des décisions. Scipion lui expliqua se qu'il voulait faire de sa soirée et la jeune blondinette ne trouva rien à redire à part quand même une réflexion made in Naïa simplement pour le plaisir.*
" - Ne prends pas ton cas pour une généralité, il n'y a que chez vous qu'on jacasse autour d'un feu un samedi soir. Je suis même certaine que vous savez tous tricoté depuis le temps !"
*Naïa lui décocha un petit sourire taquin et au lieu de répondre qu'elle préférait se faire transférer chez les Poufsouffle plutôt que de faire demi-tour et de rentrer au château, elle sortie sa baguette et fit jaillir une petite lumière au bout afin de l'éclairer dans l'obscurité. Connaissant bien Scipion, elle attendit qu'il passe en premier et puis c'était plus sûr il avait tout ses sens en éveille lui, elle avait encore besoin de rester à l'air frais pour reprendre complétement ses esprits. Était-ce les effets de l'alcool ou la présence du jeune homme qui la faisait se sentir bien ? Peut être un peu des deux, mais en tout cas c'était agréable, aucune peur l'habitée c'était un pur délice. Le jeune Sélené avança donc et lui fit signe de le suivre, Naïa obéit en tentant de faire le moins de bruit possible. Pendant qu'ils avançaient, Naïa étudia se qui les entourés ne faisant pas spécialement attention à là où ils allaient, laissant Scipion se charger de leur orientation. Le duo croisa un chat et Naïa crut sentir comme un très léger mouvement de recul du jeune homme, comme s'il avait été surpris par l'animal. Mettant cela sur les effets encore présents de l'alcool Naïa dit rien et continua à marcher. Mais juste après, sans avoir fait attention, Naïa rentra dans Scipion qui s'était arrêté brusquement. La jeune blondinette se frotta le front et foudroya son "ami" du regard.*
" - Tu pourrais prévenir quand tu t'arrêtes brusquement !"
*Le jeune Gryff' alluma sa baguette et la braqua devant lui et il lui demanda ce qu'elle voyait devant eux. Naïa arrêta donc de le regarder pour braquer son regard sur la forme qui s'approchait d'eux doucement. Était-ce le peu de lumière ou encore les effets de l'alcool qui rendait sa vision mauvaise ? En tout cas elle n'arrivait pas à distinguer ce qui se mouvait vers eux.*
" - Je sais pas .... un gros animal ...."
*Elle avait dit ça au hasard ne sachant vraiment pas ce dont il pouvait s'agir. Ce qui était sûr par contre c'était que Scipion n'était pas rassuré du tout, elle sentait toute sa tension et c'était ce qui l'angoisser plus que la forme en elle même. Il était en septième année, il connaissait donc plus de sorts qu'elle, s'il se mettait à paniquer au premier obstacle, ils n'étaient pas sortie de l'auberge. La peur de Scipion commençait à gagner toutes les fibres de son corps et quand il lui demanda de quel côté ils allaient, elle ne mit pas deux plombes pour lui répondre.*
" - Heu ... à droite !"
*Et sans attendre, Naïa attrapa la main de Scipion et s'y dirigea afin de s'éloigner le plus possible de la chose qui se trouvait plus très loin d'eux.*
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|  | |  Scipion N. Sélené

Parchemins rédigés: 366 Arrivé(e) le: 10/10/2011 Crédit avatar: Frenchaddict Année: 7eme année
| Sujet: Re: Opération dans l'obscurité du crépuscule [Naïa - Terminé] Ven 4 Nov - 23:03 | |
| Scipion prit donc à droite, entraîné par Naïa. Bon sang, est-ce que cette « chose » allait les suivre ? Mais pourquoi s’en souciait-il, d’ailleurs ? Pour le moment, le plus important était de s’en éloigner. Ils débouchèrent donc dans une nouvelle série de ruelles, toutes plus obscures les unes que les autres, et la tension qui y régnait s’accentuait au fur et à mesure qu’ils avançaient. Le Gryffondor, malgré son assurance, se retournait de temps à autre pour jeter un coup d’œil furtif derrière eux ; connaissant la réputation que l’on octroyait à cet endroit, il était peu probable qu’il s’agisse simplement d’un animal commun. La Rosenberg, elle, était toujours sous l’emprise de l’alcool. Néanmoins, elle restait lucide, ce qui décida Scipion à continuer, avoir la jeune fille à ses côtés facilitait cette opération ; Il aurait été bien moins divertissant de la mener seul, avoir un complice était tellement mieux et la Serpentard était plus que qualifiée pour mériter ce titre.... Et après tout, il n’y avait rien qui soit susceptible de convaincre le Gryffondor de rebrousser chemin, cette sensation de liberté qui l’envahissait quand il vagabondait sans contrainte n’avait pas de prix. Il jeta un œil au dessus de lui sentant un ou plusieurs regards posés sur eux ; et il n’avait pas tort : quand il dirigea le faisceau de sa baguette vers un vieux toit en ruine, une horde de chauve-souris prit son envol, fuyant la lumière produite par le « Lumos ».
« Ça n’a pas l’air très animé, dans le coin…»
Ils poursuivirent leur chemin à travers les taudis délabrés. Y avait-il réellement des gens qui vivaient ici ? Tout au bout, la ruelle se révéla être une impasse, ils ne pouvaient aller plus loin de ce côté-là. Scipion laissa échapper un soupir en se demandant s’il n’aurait finalement pas été mieux de prendre à gauche. Toutefois, il se ravisa quand il aperçut tout au bout cette vieille masure en piteux état. Son aspect laissait sous-entendre que personne ne l’avait entretenue depuis des lustres. D’ailleurs, depuis combien de temps avait-elle été délaissée ? Elle paraissait avoir subi des siècles d’ancienneté. Scipion se doutait qu’il ne trouverait pas grand chose qui soit digne d’intérêt à l’intérieur, mais peut-être serait-il divertissant de s’y introduire ? Il y avait peu de chances que Naïa s’y oppose, et de toute manière, et ils s’étaient engagés dans cette opération dans le but d’explorer de fond en comble ce territoire qui leur était méconnu. Il fit signe à sa complice de garder sa position et s’approcha silencieusement de la vieille porte dévorée par les termites, puis actionna la poignée rouillée. Tout en restant sur ses gardes, il éclaira l’intérieur avec l’extrémité de sa baguette et conclut que l’endroit était effectivement inhabité. Bien sûr, ils n’étaient pas à l’abri d’un danger potentiel, cette baraque pouvait renfermer n’importe quoi. Mais pour le moment, la voie était libre, alors il invita Naïa à le suivre . Une fois qu’ils eurent pénétré à l’intérieur, un grattement se fit entendre.
« Evidemment… ça doit grouiller de Doxys par ici. Fais attention, ces bestioles-là sont de véritables teignes. »
Ils pourraient croiser n’importe quelle sorte de créature dans ce genre d’endroit, et l’obscurité n’allait pas les aider. S’il se retrouvait dans une situation délicate qu’il ne serait pas en mesure de gérer, il n’aurait pas le choix. Malgré le fait qu’il appréciait la Serpentard et qu’elle s’était avérée relativement efficace par son expérience lors de ses opérations, il serait contraint de la laisser sur le terrain si elle devait être un handicap. Aucune amitié ne mettrait en péril ni ses plans, ni sa propre sécurité. Et qui plus était, la jeune fille était saoule, ce qui ne sous-entendait qu'elle pourrait tout compromettre en un rien de temps… Cela dit, pour l’instant, rien ne leur faisait entrave ; alors ils pourraient continuer ensemble. Y avait-il un étage ? Combien de pièces? Y avait-il eu des visiteurs avant eux? Qu'avait-ils emporté et qu'avait-ils laissé? Il le vérifierait par lui-même. Aussi il attrapa le bras de son acolyte et poursuivit son exploration à travers ce lieu inconnu.
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|  | |  Naïa Rosenberg

Parchemins rédigés: 1837 Arrivé(e) le: 09/08/2011 Crédit avatar: Bazzart Année: 5° année
| Sujet: Re: Opération dans l'obscurité du crépuscule [Naïa - Terminé] Mer 9 Nov - 11:18 | |
| *Naïa suivit de Scipion se dirigea vers la droite pour s'éloigner de la chose qui s'était trouvée dangereusement devant eux. Ne pas être capable d'identifier le type d'animal les avait certainement plus perturbés qu'autre chose. Mais maintenant qu'ils s'en éloignaient, cela allait mieux, en tout cas pour Naïa, elle n'en savait rien pour Scipion et s'en fichait royalement, il était suffisamment grand pour se débrouiller sans elle. Le jeune homme reprit sa place d'ouverture de la marche et Naïa le suivit sagement, braquant de temps en temps sa baguette à droite ou à gauche pour voir ce qui les entouraient. A un moment les deux jeunes gens eurent le droit à un envole de chauves souris qui fit sursauter la belle blonde. *
[J'vais finir par faire une crise cardiaque avec leurs conneries èé]
« Ça n’a pas l’air très animé, dans le coin…»
*Mise à part des envolées de bestioles volantes et des animaux non identifiés pseudo menaçants, c'était clair que ce n'était pas très animé dans ce coin du village. On avait même du mal à croire qu'on était toujours à Pré-au-Lard quand on se trouvait là où était le petit duo. Ils marchèrent pendant une courte durée avant de se retrouver dans une impasse. Naïa entendit Scipion soupirer et elle était persuadée qu'il pensait qu'il n'aurait jamais du l'écouter, comme si elle avait pu savoir en étant jamais venue ici que c'était une impasse ... Il ne dit rien, ce qui fut une sage décision car malgré l'alcool, Naïa n'aurait pas hésiter à l'insulter copieusement s'il osait critiquer sa décision. S'il n'était pas content il prendrait lui même les décisions la prochaine fois au lieu de sous-traiter. Le jeune Gryffondor chercha une solution et tomba sur une vieille masure délabrée.*
[Si ça c'est pas abandonné, j'aimerais voir les revenus des gens .... c'est inhumain de vivre ici ... beurk !]
*N'étant pas issue d'une famille extrêmement riche, elle vivait quand même dans une maison digne de ce nom. Que ce soit chez ses parents ou chez illy, elle ne craignait pas de poser un pied nu par terre de peur d'attraper une quelconque maladie. Mais visiblement cette maison lui plaisait et il voudrait très certainement l'explorer. Naïa savait qu'elle n'avait pas trop le choix, d'un côté il y avait la bestiole derrière eux qui les attendait peut être et d'un autre, elle en voulait pas attendre comme une cruche à l'extérieur de la masure. Et puis ce n'était pas comme si elle n'avait pas l'esprit d'aventure, tant qu'elle en risquait pas sa vie inutilement ça lui allait. Naïa attendit là où elle était que Scipion lui fasse signe qu'elle pouvait s'approcher sans danger. Une fois qu'il s'assura que la voie était libre, il l'invita à le suivre, ce qu'elle fit sans se faire prier.*
« Evidemment… ça doit grouiller de Doxys par ici. Fais attention, ces bestioles-là sont de véritables teignes. »
*Était sensé la rassurer ça ? Non plutôt la mettre sur ses gardes mais quand même elle aurait préféré qu'il ne le dise pas, la surprise était presque plus rassurante. Il lui prit le bras et avança à l'intérieur. Était ce pour qu'ils restent ensemble ou pour qu'elle lui serve de bouclier en cas de danger ? Croyait-il réellement qu'en était "joyeuse" elle ne comprendrait pas ses intentions ou qu'elle oublierait à qui elle avait à faire ? Elle était restée suffisamment longtemps avec le jeune homme pour savoir de quoi il était capable, elle n'était donc pas née de la dernière pluie. Ils marchèrent donc, l'un à côté de l'autre, éclairant faiblement chacun un côté du couloir. Après quelques pas, ils rencontrèrent une porte du côté de Naïa. Allaient-ils voir ce qui s'y trouvait derrière ou continueraient-ils leur chemin ?*
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|  | |  Scipion N. Sélené

Parchemins rédigés: 366 Arrivé(e) le: 10/10/2011 Crédit avatar: Frenchaddict Année: 7eme année
| Sujet: Re: Opération dans l'obscurité du crépuscule [Naïa - Terminé] Jeu 10 Nov - 21:29 | |
| L'obscurité était la plus totale, mais cela avait un côté excitant. Aussi, Scipion rajouta un "Maxima" à son Lumos pour qu'il lui permette tout au moins de pouvoir avancer sans trébucher ou tomber sur un bout de plancher ravagé par les mites. Bon sang, qui avait pu vivre dans un tel endroit? L'imagination fertile de Scipion se mit immédiatement en route et l'image d'une ancienne famille de sorciers se forma tout naturellement dans son esprit. Cette masure devait donc receler bien des secrets... toutefois, si c'était le cas, elle devait être bien protégée, par divers maléfices par exemple... Derrière lui, Naïa avait l'air confiante. Le Gryffondor la connaissait de nature posée et plutôt insouciante, une seconde raison qui faisait de la jeune fille la comparse adéquate. Et l'effet de l'alcool devait également accentuer cette facette de sa personnalité. Au bout de quelques pas, ils passèrent devant une porte. Scipion sourit de satisfaction: qu'y avait-il de plus trépignant que de se retrouver face à une porte fermée? Elle pouvait tout aussi bien s'ouvrir sur des trésors inconnus que sur des dangers potentiels. Et il ne continuerait pas son chemin tant qu'il n'aurait pas découvert ce qu'elle dissimulait. Quand il referma ses doigts sur la poignée, elle refusa de céder, ce qui fit ricaner le Rouge et Or. Un Collaporta, ou le système de verrouillage le plus stupide connu du Monde Magique. Les occupants de ce taudis auraient tout aussi bien pu laisser la porte grande ouverte... aussi Scipion espérait qu’ils n’avaient pas réellement cru qu’ils pourraient piéger qui que ce soit avec un sortilège d’aussi basse envergure. Un « Alohomora » plus tard, et elle cédait comme les invitant à pénétrer dans la pièce. Décidément, même avec la lumière artificielle produite par sa baguette, le problème de luminosité était toujours présent et ils ne distinguaient guère plus loin que les premiers mètres qui les séparaient de cette abîme sans fond. N’importe qui, n’importe quoi aurait pu se trouver dans la pièce à se moment-là, aussi Scipion pensa qu’il serait sage de rester sur ses gardes. Il n’était pas de nature prudente, mais bon, on ne savait jamais à quoi s'attendre par ici.
« Il y a quelqu’un? Hominum Revelio. »
Bon, à en croire le silence qui avait suivi l’incantation, il n’y avait aucun individu dans la pièce, du moins individu vivant. Mais penser qu’elle pouvait dissimuler quelque cadavre se révélait assez… glauque. Aussi il préféra mettre cette idée de côté et continuer son exploration. Les planches craquaient sous leurs pas, et le silence se révélait plus angoissant qu’autre chose, mais curieusement, Scipion aimait ça. Cela donnait un côté quelque peu « palpitant » à leur escapade, au moins il pourrait se vanter le lendemain auprès de ses camarades de Gryffondor d’avoir fait quelque chose d’infiniment plus intéressant que d’être resté à paresser dans sa salle commune ; tout en restant mystérieux sur le sujet, bien sûr. Mais pour l’instant, il se trouvait dans un taudis délabré, accompagné d’une Serpentard qui avait visiblement oublié de venir sobre, avançant aveuglément dans l’obscurité de cette pièce inconnue. Le temps d’un instant, il eut l’idée d’essayer de lancer un Patronus. La lumière que produirait l’image animale se révèlerait peut-être plus puissante que son Lumos… mais il abandonna cette opportunité. Il avait beau s’être entraîné, ses Patronus étaient toujours aussi mauvais. De toutes ses tentatives, seules quelques unes s’étaient révélées prometteuses, aussi il avait pu entrapercevoir l’animal qui représentait son arme contre d’éventuels Détraqueurs : c’était un Paon, s’il en croyait bien la roue que ce dernier avait effectué avant de disparaître. Mais bon, une nouvelle tentative se révèlerait très certainement vaine, surtout en cette situation. Et puis il ne devait pas oublier la présence de Naïa. Il ne devait pas non plus oublier de se méfier d’elle, même en état d’ivresse. Leur relation ambiguë lui avait prouvé bien des fois qu’avec les Serpents, rien n’était gagné d’avance, surtout pas la confiance. Et la Vipère était capable de la moindre traîtrise, et ce, à n’importe quel moment. Soudain, il stoppa net, vérifiant grâce à la lumière produite par le Lumos que son acolyte était toujours derrière elle. Il avait bien cru entendre comme un grattement, et cela venait non loin de leur position.
« Tu as entendu ça ? »
Il prêta une oreille plus attentive. Est-ce qu’il y avait réellement quelqu’un à l’intérieur de cette masure ?! Ils devaient à tout prix éviter de se faire prendre par qui que ce soit. Et si le danger était plus coriace ? Et si ce n’était pas simple être humain ? Un bruit sourd, plus fort que le premier se fit entendre cette fois. Bon sang, les choses se corsaient.
« Nox. »
Et la lumière s’éteignit. Scipion avança à tâtons vers ce qu’il pensait être une nouvelle porte. Il ne pouvait pas prendre le risque d’être vu, quelle que soit l’origine de ce bruit. Est-ce que Naïa allait réussir à s’en sortir seule ? En temps normal il aurait répondu oui sans hésiter, mais là, elle était sous l’emprise de l’alcool. Séparée de lui, qui savait ce qu’elle était capable de faire… |
|  | |  Naïa Rosenberg

Parchemins rédigés: 1837 Arrivé(e) le: 09/08/2011 Crédit avatar: Bazzart Année: 5° année
| Sujet: Re: Opération dans l'obscurité du crépuscule [Naïa - Terminé] Sam 12 Nov - 18:29 | |
| *Le duo était entré dans la masure et ils parcouraient de concert le couloir qui leur faisait face. Après quelques pas, ils tombèrent sur une porte du côté de Naïa et comme elle pouvait le deviner, ils allaient aller voir ce qui se cachait derrière. La vipère connaissait suffisamment Scip' pour savoir qu'il irait jusqu'à regarder dans tous les placards afin de vérifier qu'il n'était pas passé à côté de quelque chose d'intéressant et si en plus il pouvait dissimuler ses découvertes à la belle blonde il ne se gênerait pas, il pourrait ainsi se pavaner avec ses découvertes sans inclure Naïa dans le récit, recevant toutes les éloges et laissant la vipère dans l'ombre. Mais Naïa ne lui en voudrait pas, après tout elle ferait exactement la même chose si c'était elle qui découvrait quelque chose. Elle se garderait de lui dévoiler quoi que ce soit, jouant parfaitement la comédie. En sommes aucun des deux ne pouvaient compter sur l'autre et tout deux le savaient parfaitement.
La porte ne s'ouvrit pas quand Scipion tourna la poignée, visiblement elle était fermée par un sortilège enfantin qui ne servait pas à grand chose dans ce genre de lieu et surtout face à deux sorciers. Un alohomora plus tard, la porte s'ouvrit enfin et les deux acolytes purent enfin découvrir ce que cachait la pièce. Au premier abord, la pièce était une sorte de trou noir pour Naïa et ceux malgré leurs baguettes allumées. Le gryffondor tenta un lumos maxima pour éclairer un peu plus la pièce mais c'était un peu peine perdue, il faudrait qu'ils avancent doucement et qu'ils pointent leur baguette vers le sol pour vérifier où ils marchaient s'ils ne voulaient pas se rompre le cou. Avant de vraiment entrer dans la pièce, Scipy lança un sortilège afin de découvrir s'il y avait quelqu'un dans la pièce. Visiblement rien, la pièce était vide d'âme vivante à part eux deux, maintenant cela ne les empêchaient pas de découvrir les cadavres dans un coin de la pièce, au vu de l'odeur c'était peut être même plus que probable.*
" - Pouhhha mais qu'est-ce qui sent comme ça ?"
*Était-ce la boisson qui lui donnait des hallucinations ou il y avait bien une odeur dans cette pièce ? Entre l'air frais et l'adrénaline, Naïa n'avait plus l'impression d'être encore sous l'emprise de l'alcool, mais c'était peut être qu'une impression, sait-on jamais. Naïa remarqua également que son partenaire était souvent en train de se retourner pour vérifier que Naïa le suivait bien. Que croyait-il ? Qu'elle allait se barrer parce qu'elle en avait marre ? Ou qu'elle allait visiter une autre pièce pour se mettre volontairement en danger ? Ou la croyait-il réellement bourrée ou blonde à ce point pour croire qu'elle serait capable de ce perdre dans le peu de parcours qu'ils venaient de réaliser ? Non mais franchement pour qui la prenait-elle ? Une vulgaire serpentard ou une simple fille mignonne mais sans cervelle ? Elle n'était pas le genre de filles qu'il fréquentait pour s'amuser, elle savait se servir un minimum de son intellect et même si elle était sortie avec lui c'était pour tout autre chose que parce qu'elle croyait vraiment pouvoir le faire changer ou parce qu'elle était persuadée qu'il était raide dingue d'elle. Ce genre de pensées bouillonnaient dans sa tête et elle ne fit donc pas attention au léger craquement qui survint au dessus d'eux, ce n'est que quand le jeune homme en fit la remarque qu'elle arrêta de dériver mentalement.*
" - Entendu quoi ?"
*Elle le vit se concentrer pou capter à nouveau le bruit qu'il avait entendu ou cru entendre. Naïa ne bougea pas et fit comme lui, juste au cas où ses soupçons étaient fondés. A son grand désespoir, un bruit, beaucoup plus fort que le premier vu que cette fois-ci elle l'avait entendu, retentit. La lumière de la baguette de Scipion disparue et Naïa en fit de même, ne voulant pas être repérer par le quelqu'un ou quelque chose qui se trouvait avec eux dans la masure. Naïa était figée sur place, en train de se demander ce qu'elle allait faire quand elle entendit des pas s'éloigner d'elle et un bruit de porte, en tout cas c'était ce qui lui semblait être. Le Gryffondor était-il en train de l'abandonner ? Non il ne faisait quand même pas ça ?*
" - Scipion ?"
*Naïa murmura son nom mais n'entendit aucune réponse, sauf un nouveau bruit beaucoup plus proche. La vipère arrêta de respirer, la peur commençait à l'envahir, se sentant de plus en plus seule. Pourquoi avait-elle accepté de suivre Scipion alors qu'elle le connaissait par coeur et que son attitude actuellement était loin d'être un étonnement au fond pour elle. Pourquoi l'avait-elle suivi dans la masure ou dans les Rues mal-fâmées ? Il fallait qu'elle bouge, elle ne pouvait pas rester ici plus longtemps la chose ou personne se rapprochait, elle l'entendait. Tout en déglutissant, elle fit un pas dans la direction où elle pensait avoir entendue Scipion partir, mais au bout de trois pas, il se passa quelque chose d'inattendue. La jeune fille se sentie attirer par le fond, un craquement sourd se fit entendre juste un peu avant et Naïa passa une jambe à travers le planché.*
[Non non non non non non non non pas maintenant non, pitié, dégage toi T_T]
*Naïa sentit l'angoisse l'envahir, sa jambe était bien coincée, elle n'arrivait pas à l'enlever de là et la chose s'approchait. La blondinette ne pouvait pas faire de bruit, ni allumer pour tenter de prendre un objet pour se décoincer. Il fallait que Scipion revienne l'aider même si elle savait que ce n'était que pur utopie de ne serait-ce qu'espérer une seule seconde.*
" - Scip'.... S'il te plait ...."
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|  | |  Scipion N. Sélené

Parchemins rédigés: 366 Arrivé(e) le: 10/10/2011 Crédit avatar: Frenchaddict Année: 7eme année
| Sujet: Re: Opération dans l'obscurité du crépuscule [Naïa - Terminé] Lun 14 Nov - 17:58 | |
| Le grincement provoqué par les pas de Scipion sur les lattes de bois délabrées se faisait entendre dans tout le bâtiment. Il serra les dents ; lui qui voulait faire preuve de discrétion, c’était réussi. Mais qu’est-ce que c’était que ce grattement incessant ? Certainement pas la plomberie. Vu l’état de ce taudis, il était évident que les anciens occupants n’avait jamais connu plus luxueux que des allers-retours au puits de Pré-au-Lard pour aller chercher de l’eau, si toutefois il y en avait un.
Il s’était enfoncé dans les ténèbres d’un couloir qui paraissait sans fond, lorsqu’il s’aperçut d’un détail qui lui glaça le sang : sa baguette avait disparu. Il eut beau ressortir maintes fois ses fonds de poche, chercher aveuglément au sol, accroupi et privé de l’usage de sa vue. Rien. Il avait du la laisser dans l’autre pièce, lorsqu’il avait été distrait par cet étrange grattement. Est-ce que Naïa l’avait récupérée ? Certainement pas, pourquoi l’aurait-elle fait ? Et puis elle avait du sortir de la pièce depuis un bon bout de temps.
« Naïa ? » essaya-t-il sans succès. « Allume la lumière, j’ai perdu ma baguette… »
Pas de réponse. Il tressaillit lorsqu’un nouveau grattement se fit entendre, venant d’en haut cette fois. Il n’avait plus le choix désormais, il ne pouvait pas prendre le risque de se faire cueillir par un quelconque individu, quelles que soient ses intentions. Et dans le cas où il s’agissait d’une créature, se battre sans sa baguette était inconcevable. Aussi, il se précipita sur l’issue qui semblait la plus proche et manqua de trébucher sottement en s’apercevant qu’elle débouchait sur un escalier. Les marches descendaient. C’était un long chemin sinueux qui se présentait à lui, le menant tout droit aux tréfonds de l’Enfer, dans un abysse où cette obscurité angoissante régnait en maître. Le craquement produit par le contact avec les planches fissurées résonna, mais il continua sa descente sans s’en préoccuper. Il en était certain, à présent, quelqu’un ou quelque chose rôdait à l’étage, quelque chose de bien vivant.
Lui, tant que sa baguette n’était plus en sa possession, était totalement impuissant. Il pénétra alors dans ce qui semblait être une cave, à en juger par l’odeur nauséabonde et l’humidité ambiante, et il était seul. Un froid vif, digne d’une nuit d’hiver s’empara de lui. Bon sang, où était Naïa ? Pourquoi ne l’avait-elle pas suivi ? Connaissant cette vipère, il était fort probable qu’elle soit déjà dehors. Où était l’escalier ? D’ordinaire, il avait un sens de l’orientation relativement bien aiguisé, mais là… impossible de se repérer. Il sentit un courant glacé le traverser au niveau de ses chevilles. De l’eau. Evidemment. La cave était inondée et il allait devoir patauger jusqu’à ce qu’il retrouve la sortie. Un point positif, le bruit avait cessé, ou du moins s’était éloigné de sa position. Ou alors était-ce le bruissement de l’eau qui l’empêchait d’entendre ce qui se passait à l’étage supérieur ? Il fallait qu’il s’accroche aux parois humidifiées pour ne pas glisser. Comment allait-il sortir de cette galère ? Ses dents claquaient, la fraîcheur qu’il avait ressentie au contact de l’eau glacée devenait atrocement désagréable, on se sentait ici comme dans une chambre froide. Il frissonna. A la fois il était seul, et ne l’était pas non plus. C’était comme si on l’observait, comme si quelqu’un prenait un malin plaisir à le voir s’enfoncer doucement dans cette eau sombre alors que lui-même ne distinguait que l’épaisse abîme qui se dressait devant lui.
« Saleté… si seulement j’avais ma baguette… »
Il étouffa un juron. Alors qu’il pensait avoir découvert une éventuelle sortie, il dut se résigner : sans lumière, impossible de parvenir à quoi que ce soit. Voilà ce qui arrivait quand on fonçait sans réfléchir… Il essora les pans de sa robe trempée avant de reprendre son exploration. Dans le silence angoissant, il perçut comme un fracas ; il stoppa net et tendit l’oreille. Est-ce que la « chose » était de retour ? Non, c’était différent cette fois-ci, rien à voir avec le grattement. Suivit comme un gémissement, une plainte inaudible, puis plus rien, le néant. Etait-ce Naïa ? Bien évidemment que cela devait être elle. Cette masure avait beau paraître suspecte, il ne fallait pas s’attendre à l’apparition de cadavres doués de paroles ou de vierges ensanglantées, ce n’était là que pure fiction. Pour l’instant, il ne pouvait pas grand-chose pour son acolyte : les pieds dans l’eau, dépourvu de baguette magique, à quatre ou cinq mètres au dessous du sol, il ne pouvait rien faire. Et il ne savait toujours pas comment sortir de cet endroit. Il longea une nouvelle paroi, les jambes tremblantes malgré son assurance. Du bout des doigts, il effleurait tout ce qu’il avait à portée de main, en quête d’une poignée de porte. L’eau lui glaçait le sang, il sentait à peine ses jambes à présent. Est-ce que la Serpentard allait s’en sortir sans son aide ? Si elle avait la « chose » à ses trousses… il tressaillit puis se reprit. Dans une situation comme celle-ci, il n’avait pas le temps de s’inquiéter du sort des autres. Mais avant qu’il ne puisse faire quoi que ce soit, il entendit un nouveau bruit.
« Naïa, c’est toi ? Descends au sous-sol, on n’y voit rien ici. Tu es là ? »
Non, elle n’était certainement pas là. Et il y avait peu de chances qu’elle l’entende, il allait devoir se sortir de ce mauvais pas par ses propres moyens. Dans son avancée, il percuta quelque chose de dur. En tâtant, il s’aperçut avec soulagement qu’il s’agissait d’un bloc de bêton. Il avait retrouvé l’escalier. Il monta les marches hâtivement tout en prenant garde à ne pas trébucher, ignorant la douleur que lui infligeaient ses mollets ankylosés. A tâtons, il tenta de retrouver le chemin qu’il avait emprunté avant de descendre dans cette cave inondée. Puis… le grattement, encore. Ca se rapprochait, il devait agir rapidement. Et pour commencer, il devait retrouver Naïa. Déjà, pour son intérêt personnel, puis parce qu’elle, contrairement à lui, avait sa baguette. Il essaya plusieurs pièces, en vain, impossible de se repérer. Et il commençait à perdre son sang-froid. Il ne pouvait pas prendre le risque d’appeler sa complice, ce serait s’exposer au danger. Si la « chose » devinait leur position, les choses se corseraient. Il tenta une nouvelle pièce ; avec l’obscurité, il était impossible de distinguer quoi que ce soit. Qui savait ce qu’il pouvait se trouver à cet endroit en même temps que lui… |
|  | |  Naïa Rosenberg

Parchemins rédigés: 1837 Arrivé(e) le: 09/08/2011 Crédit avatar: Bazzart Année: 5° année
| Sujet: Re: Opération dans l'obscurité du crépuscule [Naïa - Terminé] Jeu 17 Nov - 14:10 | |
| *Naïa avait toujours la jambe coincée dans le planché et elle avait beau gesticuler dans tous les sens, elle n'arrivait pas à la retirer de ce piège. Après de multiple tentatives, Naïa sentit quelque chose lui couler le long de sa jambe mais elle n'y fit pas réellement attention, s'en fichant comme d'une guigne, tout ce qu'elle souhaitait actuellement c'était partir de cette maison, s'en éloigner au maximum, retrouver la sécurité des rues de Pré-au-Lard et la chaleur réconfortante des flammes de sa maison. Au bout d'un moment, Naïa stoppa, résignait à ne pas pouvoir s'en sortir seule, espérant encore naïvement que Scipion viendrait l'aider, mais visiblement en vain comme on aurait pu s'y attendre. Où était-il passer ? L'avait-il réellement abandonné ? Y avait-il encore une chance qu'il fasse demi tour, rongé par les remords ? ... A cette pensée, Naïa ne put s'empêcher de ricaner, faiblement, autant par peur de se qui s'approchait que par désespoir. Scipion n'avait jamais éprouvé de remord et ne le ferait certainement jamais. Le jeune homme ne savait certainement même ce que cela pouvait vouloir dire. Elle allait devoir s'en sortir seule encore une fois et si par chance elle y arrivait, elle le retrouverait et lui ferait sa fête. Mais si Scipion n'était pas parti ? Après tout, elle l'avait certes entendu s'éloigner d'elle mais le jeune homme pouvait peut être être encore dans la salle, attendant la meilleure occasion pour se manifester. Au final Naïa servait peut être d'appât sans s'en rendre compte. Mais non, elle entendrait ne serait-ce qu'au moins sa respiration, mais là elle était complétement seule. Et s'il s'était égaré dans la maison ? La cherchant dans les autres pièces, persuadés qu'elle l'avait suivie ?
Tant de questions sans réponse et Naïa qui n'arrivait pas à sortir sa jambe ... Quelle soirée divine! Naïa avait appelé Scipion et personne ne lui avait répondu, elle devrait donc faire sans lui, elle devrait se débrouiller par elle même, encore une fois. Étant tellement habituée à ne pas faire confiance aux gens et donc à ne rien n'attendre d'eux, qu'au final cette situation lui était plus que familière. Scipion ne viendrait pas l'aider et si elle ne se mettait pas rapidement à réfléchir, ce qui se rapprocher lentement serait bientôt sur elle. Étant prise au piège, elle ne pourrait pas faire grand chose et sa vie risquait de se terminer ici, au milieu de nul part, dans une position ridicule. Allait-on retrouver son corps ? Et si oui dans combien de temps ? Allait-on ne serait-ce que la chercher ? Penserait-on à cette masure abandonnée ? Naïa en avait marre de toutes ses questions, elle ne voulait plus y penser, elle voulait vivre, s'en sortir et pouvoir en rire plus tard, quand elle serait bien au chaud dans sa maison, auprès de ses amis. Ce n'était donc pas le moment de baisser les bras, elle devrait s'accrocher à quelque chose de solide. A tâtons, Naïa chercha un objet qui pourrait faire l'affaire. Au début, elle ne trouva rien d'intéressant, que des objets complétement inutile. Puis, elle tomba sur un tuyau qui avait l'air plus solide que les autres, elle s'y accrocha et tira. Au début, aucun problème, il tint bon et Naïa sentit qu'elle pouvait bouger un peu plus sa jambe, mais le tuyau n'était au final pas si solide que cela et il céda. Naïa revint au point de départ dans un bruit assourdissant. La blondinette tendit l'oreille de peur d'avoir signaler sa position.*
[Je devrais faire encore plus de bruit moi, la prochaine fois j’amènerais un orchestre T_T]
*N'était-ce pas le son d'une respiration que Naïa entendit ... tout proche d'elle, à à peine quelques centimètres de l'endroit où elle se trouvait ? Naïa déglutit, se sentit défaillir. Était-ce le le fruit de son imagination débordante ou y avait-il réellement quelqu'un ou quelque chose qui se trouvait à ses côtés à cet instant ? La vipère se figea sur place, n'osant plus bouger, espérant encore naïvement que celui ou cette chose près d'elle ne l'avait pas repérer. Un souffle chaud caressa sa joue droite et une larme coula. La peur l'envahissait, ne sachant plus quoi faire. Elle était repérée et ce trouvait actuellement dans de sales draps. Mais est si c'était Scipion qui lui faisait une blague ? Un seul moyen de le découvrir. Naïa attrapa sa baguette sur le sol et la braqua vers l'individu ou la chose et en un murmure quasi inaudible, fit apparaitre un lumos. Non ce n'était pas Scipion qui se trouvait à ses côtés mais une énorme masse noire. Naïa la regarda pétrifié et quand cette masse s'approcha d'elle, ne put garder plus longtemps son effrois pour elle.* " - AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH !"
*Naïa se mit à hurler le plus fort qu'elle pouvait, mais ce cri ne dura pas longtemps. La langue de cette chose se posa sur sa joie et il la lécha. Naïa en fut complétement dégoutée.*
" - Beurk!"
*Cette chose n'était en fait qu'un gros chien qui visiblement n'était pas méchant en tout cas c'était l'impression qu'il donnait. Il léchouilla Naïa encore une ou deux fois avant qu'elle tente de le pousser loin d'elle.*
" - Beurk ! Non mais arrêtes, va-t-en !"
*Naïa s'essuya le visage et attrapa une nouvelle fois sa baguette pour la rallumer. Sauf qu'elle sursauta quand elle découvrit un homme à côté du chien. La vipère étouffa un cri en l'apercevant. L'homme avait un regard malsain et il ne disait rien qui vaille à l'ancienne préfète. L'homme garda le silence pendant un instant, observant Naïa du haut jusqu'en bas, ce qui glaça le sang de la jeune fille. Puis il ordonna à son chien de s'approcher de la cinquième année.*
" - Brutus va vous aider à sortir du trou. Attrapez son collier !"
*Brutus s'approcha de Naïa qui s'accrocha au collier comme l'inconnu le lui avait demandé. Le chien sortie Naïa en un éclair, ce qui soulagea grandement la jeune fille qui ne supportait plus d'être coincé ainsi et surtout qu'y avait de plus en plus de mal à amener du sang dans cette jambe. Elle dû d'ailleurs se tenir un moment au chien cas sa jambe ne la supportait plus.*
" - Ou est votre ami ?"
" - Heu .... je ne sais pas !"
*L'homme la dévisagea une nouvelle fois avant de s'avancer vers la porte que Scipion avait pris un peu plus tôt.*
" - Allons le chercher !"
*Et sans rien ajouter, il s'avança vers la sortie. Naïa vit la baguette de Scipion un peu plus loin, mais ce fut l'homme qui la récupéra le premier. Naïa déglutit n'ayant aucune confiance en cet homme. Tout son corps était en alerte, chaque fibre de son être se méfiait de cet individu. Mais avait-elle d'autre choix que de le suivre ? Il avait la baguette de Scipion dans la main et elle avait encore une jambe faible, elle ne pourrait pas aller bien loin avant qu'il ne l'arrête et là elle ne donnerait pas chère de sa vie.*
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|  | |  Scipion N. Sélené

Parchemins rédigés: 366 Arrivé(e) le: 10/10/2011 Crédit avatar: Frenchaddict Année: 7eme année
| Sujet: Re: Opération dans l'obscurité du crépuscule [Naïa - Terminé] Jeu 24 Nov - 9:33 | |
| Il fallait continuer. Il ne pourrait s’arrêter qu’une fois sorti d’ici. Cette fois-ci, Scipion accepta les choses telles qu’elles étaient : la crainte l’envahissait. Ils flirtaient avec le danger, un danger tout autre que celui qu’il avait rencontré lors de ses opérations à travers le château, de ses escapades à l’extérieur, des méfaits qu’il avait judicieusement accompli, des sombres exploits dont il était l’auteur. Il n’avait pas peur, non. Enfin, même s’il avait peur, il préfèrerait mourir plutôt que de l’admettre. La peur était un sentiment inconnu à Scipion Sélené, c’était bien connu. Mais quelle était donc l’origine de ces mains moites, de ces sueurs froides, de cette angoisse permanente qui le poussait à se retourner pour vérifier qu’il n’était pas suivi, alors que l’obscurité était la plus totale ? Plus incompréhensible encore, ces tremblements et ce claquement de dents incessant qu’il produisait au fur et à mesure qu’il avançait ; mais pour ce dernier point, il l’attribuait plutôt au bain de pied forcé qu’il venait de subir contre son gré dans une eau glaciale. Soudain, il tressaillit. Il venait d’entendre quelque chose à l’étage, comme un bruit de plomberie, mais plus intense. Comme si l’on avait fait exploser des tuyaux… il y avait donc une présence humaine, en plus de lui et Naïa. Car la vipère ne pouvait pas être l’auteur à elle seule d’un tel remue-ménage, c’était insensé. Soit une bataille avait commencé, soir quelqu’un était en train de s’essayer de leur brouiller les pistes, en tout cas, c’était ce qu’il pensait… Le cri qui suivit fit sursauter le Gryffondor qui avait à présent du mal à conserver son rythme cardiaque. Il avait bien entendu, c’était Naïa, il l’avait reconnue. Elle était donc victime d’une attaque ennemie ? Que savaient ceux qui l’avaient piégée ? Scipion tenta tant bien que mal, à travers sa frayeur, de retrouver son sang froid, il devait craindre avant tout pour sa propre sécurité. Qui avait le temps de s’inquiéter du sort des autres en pareille situation ? Mais il ne pouvait pas se permettre d’abandonner sa complice, pour des raisons matérielles : elle avait une baguette, instrument sans lequel Scipion pouvait oublier de sortir un jour de ce taudis.
« Naïa, où es-tu… » marmonna-t-il nerveusement.
Il s’arrêta. Des bruits de pas, en provenance de la pièce voisine. Sur le coup de l’impulsion, il se recula dans un coin exigu du couloir, espérant que l’angle pourrait le dissimuler. Qui était-ce ? Etait-on au courant de sa présence en ces lieux ? Ou pire, était-on à sa recherche ? Il déglutit tout en se resserrant sur le coin qui, il l’espérait, empêcherait quiconque de le découvrir. Il venait d’apercevoir un faisceau de lumière, aussi faible soit-il. Deux individus venaient de faire leur entrée dans le couloir. La première était grande et semblée bâtie dans le bêton : une silhouette adulte qui lui était tout à fait inconnue. Qu’était-il ? Faisait-il partie du personnel de pré-au-Lard ? Etait-ce un Auror ? Un commerçant ? Un danger potentiel ? Sur quels ordres agissait-il ? Il le vit se courber pour ramasser quelque chose sur le sol. C’était… une baguette magique ?! Sa propre baguette, 26 cm, bois d ‘acajou, crin de licorne. Scipion grimaça de rage tout en se reprochant d’en avoir un jour été séparé ; qu’est-ce que ce type voulait faire de sa baguette ? Pour l’instant, le savoir n’était pas la priorité, la menace qu’il représentait était plus grande. Il s’attarda une seconde de plus sur le second individu, qui semblait en retrait. Il le reconnut assez rapidement, malgré l’obscurité : c’était Naïa, nul doute là-dessus. Bon sang, que faisait-elle en compagnie de cet inconnu ? Etait-elle plus inconsciente encore qu’il ne l’avait soupçonné, ou était-ce l’alcool qui l’avait poussée à faire confiance au premier venu ? Ce comportement lui ressemblait peu, surtout si cette action n’était pas mûrement réfléchie. Cependant, il remarqua un détail qui pouvait peut-être expliquer la situation : elle semblait boiter. Etait-ce cet homme qui était responsable de cette blessure ? Il étouffa un juron en discernant une nouvelle forme qui venait de se dessiner : un chien, peut-être un loup, la lumière était trop faible pour qu’il puisse établir un constat précis de la créature. C’était la cerise sur la gâteau, avec l’odorat affiné de l’animal, il aurait tôt fait d’être repéré. Et sur ce dernier point, il constata avec insatisfaction qu’il n’avait pas tort, en voyant la bête se diriger vers sa position.
« Va t’en ! Retourne là-bas ! » murmura-t-il sur un ton mi-furieux, mi-angoissé.
Mais c’était peine perdue, les aboiements révèlerait la présence du Gryffondor à cet homme, et cela, Scipion ne pouvait le permettre. Il devait récupérer Naïa, accessoirement sa baguette et quitter cet endroit au plus vite, son premier réflexe fut de plonger sa main dans sa poche. Par bonheur, il rencontra avec satisfaction ce qu’il cherchait. Avant d’entamer son escapade dans les ruelles mal famées, il avait fait un détour par Zonko dans l’espoir de trouver quelque chose qui leur permettrait une diversion, des Bombabouses. Il s’en était même servi contre le commerçant qui l’avait surpris en train de vagabonder plus tard qu’il ne lui était permis dans le village. Et c’était le moment d’en faire usage, même si la situation convenait peu aux farces et attrapes ; ce serait peu efficace, mais il gagnerait une bonne dizaine de secondes d’avance, tout en se débarrassant du flair trop dangereux du chien. Toutefois, il allait devoir faire un choix crucial, profiter de l’effet de surprise pour récupérer soit sa baguette, soit son acolyte. Mais il n’avait guère le temps de réfléchir, les secondes lui était comptées et il n’allait pas tarder à être découvert. « Maintenant » se dit-il. Lorsque l’animal arriva à un mètre de lui, il n’eut d’autre choix que de jeter l’objet, retenant sa respiration. Tout se passa en un éclair. Il bondit hors de sa cachette, passa à une bonne distance du chien et fonça vers les deux silhouettes. La surprise causée jouait en sa faveur, l’homme ne put l’empêcher de passer. Il attrapa au passage le bras de Naïa et se rua vers la sortie aussi rapidement qu’il le pouvait. Tant pis pour sa baguette, songea-t-il amèrement ; mais s’il avait laissé la vipère derrière lui, il se serait trouvée dans une position peu avantageuse. Parce qu’elle pouvait parler, comme quiconque l’aurait fait s’il avait avalé du Véritaserum ou subi un Endoloris, et il refusait obstinément que la moindre information sur son compte soit révélée. C’était peut-être un peu exagéré de penser cela, mais si cet inconnu était réellement néfaste, qui savait de quoi il était capable…
« Allume ta baguette! » hurla-t-il sans ménagement, conscient du danger qui le menaçait.
Il courait, à présent, dans les ténèbres obscures qui les attendaient. Il courait comme il n’avait jamais couru, poursuivi par l’angoisse permanente, perdant son souffle mais courant toujours, guidé par son instinct de survie. Il savait qu’ils auraient tôt fait d’être rattrapés, la blessure qu’avait subie la vipère n’allait pas tarder à les ralentir. Seul, il s’en serait sorti, mais à deux… sans réfléchir, il s’arrêta et hissa la jeune fille sur son épaule, la retenant par son seul bras gauche avant de reprendre sa course. Il fallait faire vite, éviter à tout prix d’être rattrapés… l’homme et le chien étaient-ils à leur poursuite ? Sûrement pas, songea-t-il, autrement, ils auraient été rattrapés depuis un bon bout de temps. Scipion restait humain après tout, et même si ses jeunes jambes l’aidaient particulièrement, lui prodiguant une rapidité dont il était fier, l’épuisement causé par la course et par le fait de porter sa camarade le gagnait peu à peu. Cependant, il ne démordit pas, continuant de courir, évitant au passage les divers obstacles qu’il rencontrait avec pour seul objectif de ne pas être rattrapé. Il n’y voyait goutte, il courait, seulement ; il devait sortit de cet endroit vivant, c’était tout ce qui comptait à présent, peu importait les conséquences de cela engendrerait. Se repérer ? C’était impossible. La seule solution était de courir, d’échapper à leurs poursuivants, qu’ils soient bons ou mauvais. Ils ne devaient pas être pris, c’était tout ce qui importait. Tout s’obscurcissait. Heureusement, il s’arrêta à temps lorsqu’il vit un escalier. Ils n’étaient pas passés par là, en venant… mais il devait tester toute les possibilités, et il était bien trop tard pour faire demi-tour. En prenant soin de ne pas laisser tomber sa complice, il s’appliqua à la descente des marches, ce qui provoqua le craquement sinistre des planches. Il n’y voyait rien, mais ce n’était pas important.
« Retourne-toi, regarde s’il nous suit toujours. Je ne sais pas ce qu’il nous veut, mais… »
Il n’eut pas le temps d’en dire plus. Une main venait de se refermer sur son épaule. |
|  | |  Naïa Rosenberg

Parchemins rédigés: 1837 Arrivé(e) le: 09/08/2011 Crédit avatar: Bazzart Année: 5° année
| Sujet: Re: Opération dans l'obscurité du crépuscule [Naïa - Terminé] Lun 28 Nov - 17:23 | |
| *Naïa suivait l'homme à quelques pas derrière lui, se refusant à marcher à ses côtés et encore moins devant lui, ne voulant pas se retrouver avec un poignard dans le dos. De toute façon sa jambe commençait sérieusement à la faire souffrir et elle l'empêchait de marcher vite, elle n'avait donc pas d'autre choix que de rester en retrait. Pas une fois, l'inconnu n'avait esquisser un geste pour vérifier qu'elle le suivait bien, il n'en n'avait pas besoin, il avait son chien pour la surveiller. L'animal en question, du nom de Brutus n'avait pourtant pas l'air bien méchant ... enfin si il en avait l'air mais il n'avait jamais grogné à l'encontre de Naïa ou esquissé ne serait-ce qu'un geste menaçant ou intimidant. Visiblement la jeune fille était entrée dans son estime et c'était pas une si mauvaise chose, peut être que si son maitre devenait brutal avec elle, elle aurait peut être son soutien. C'était un doux rêve encore une fois, mais c'était la situation qui le voulait, elle n'avait plus que ses rêves pour tenir bon et faire bonne figure, alors qu'au fond elle était morte de peur. Le chien qui marchait à ses côtés depuis le début la quitta pour s'avancer vers un coin du couloir. Naïa ne comprenait pas trop pourquoi il venait de changer de direction, pensant certainement qu'il devait assouvir un besoin vital ou alors traquer des rats ou autres bestioles qui rodaient dans la masure. L'inconnu venait de ramasser la baguette de Scipion, mais où était passé le jeune homme ? Il n'avait pas pu quitter la masure sans sa baguette, c'était impossible, il y tenait trop, tout comme tout sorcier. Lui était-il arrivé quelque chose ? C'était-il perdu ? Etait-il inconscient à quelque part ? Vivait-il encore ? Ce qui était sur c'était que l'inconnu n'avait pas encore mis la main dessus et c'était une bonne chose.
Naïa scruta les alentours, marchant de plus en plus lentement, sentant le sang couler le long de sa jambe. Elle devait se l'être sacrément bien amoché, certainement pas grave en soit puisqu'elle arrivait encore à l'utiliser et à s'y appuyer sans trop de problème, mais c'était gênant en cas de fuite. Et elle allait rapidement s'en rendre compte. Une bombe à bouse atterrit non loin du chien et une personne surgit des ténèbres et se précipita sur Naïa. Scipion était en vie et en possession de tout ses membres. La seule chose qui lui manquait c'était sa baguette, en plus du temps mais il ne tenta pas stupidement d'aller la récupérer, n'ayant certainement aucune chance contre l'inconnu. Il attrapa la main de la vipère et l'entraina dans sa course, loin de l'inconnu et de son chien, en direction de la sortie. Complétement déboussolée et encore sous le coup du choc de ses retrouvailles, elle n'eut pas l'esprit d'allumer sa baguette, ce que Scipion remarqua et c'est pourquoi il lui intima de le faire. Une fois sa baguette allumée, elle continua sa course mais ralentit de plus en plus, sa blessure lui faisait atrocement mal et si elle continuait comme ça, elle ouvrirait encore plus sa plaie. Scipion le remarqua et l'attrapa pour la mettre sur son épaule. C'est en se sentant comme un sac à patates que Naïa se retrouva perchait sur Scipion. Combien de temps allait-il pouvoir continuer à courir à ce rythme là ? Il fallait qu'ils sortent de cette masure et c'était le leitmotiv du jeune homme, ce qui lui donnait des forces. Arrivaient vers les escaliers, le jeune homme lui demanda de se tourner pour regarder si elle voyait l'homme et c'est ce qu'elle fit et ....*
[Oh My God]
*Les yeux écarquillaient, elle braqua son regard dans celui de l'inconnu qui arrêta Scipion par l'épaule. Comment avait-il fait pour courir aussi vite ? Il n'était pas non plus de toute première jeunesse, il aurait du avoir un rythme plus lent qu'eux, même avec sa jambe blessée. L'homme connaissait cette maison et ses raccourcis, c'était l'explication la plus plausible. Son regard était mauvais, tout comme le reste de sa personne, Naïa devait agir tout de suite, si elle voulait qu'ils s'en sortent. Elle pointa sa baguette sur l'homme et cria.*
Expelliarmus
Stupefix
*Elle le désarma et l'envoya voler un peu plus loin, mais cela ne suffit pas. Elle le vit sortir sa propre baguette de sa veste et la pointa sur elle. Un maléfice de catapultage, utilisait souvent quand on se trouvait sur un balai, la frappa de plein fouet. Naïa bascula de l'épaule de Scipion et dégringola les escaliers à grande allure. Fort heureusement elle réussit à ne pas trop se faire mal, juste légèrement déboussolée elle devait prendre quelques instants pour reprendre complétement ses esprits. Elle se faufila rapidement sous l'escalier et tout en pointant sa baguette là où elle supposait se trouver l'inconnu.*
" - Scipion, descends les escaliers."
*Et sans attendre une réponse ou autre de la part de son acolyte, lança son sort.*
Confringo
*L'escalier explosa à un endroit et il commença à tomber. Naïa eut le temps de se relever et de s'éloigner des débris pour ne pas s'en prendre un. Avait-elle touché l'inconnu ? Chutait-il avec les escaliers endommagés par son sortilège ? Scipion avait-il eu le temps de s'en aller ? Naïa allait vite le découvrir, mais en attendant, elle s'éloigna de tout ce grabuge, ne voulant pas recevoir le reste de la masure sur la tête et elle se dirigea d'un pas trainant vers le couloir qui devait certainement mener vers la sortie, en tout cas l'espérait elle. En passant devant l'escalier au sol, elle espérait ne pas voir jaillir une main des débris pour lui attraper le pied et la faire basculer en avant.*
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|  | |  Scipion N. Sélené

Parchemins rédigés: 366 Arrivé(e) le: 10/10/2011 Crédit avatar: Frenchaddict Année: 7eme année
| Sujet: Re: Opération dans l'obscurité du crépuscule [Naïa - Terminé] Mar 29 Nov - 10:02 | |
| Scipion, en fier lionceau qu’il était, était dans un état tout à fait inhabituel chez lui quand il se retourna. Sa fierté et son orgueil vite réprimés, la terreur lui arracha un hurlement d’épouvante. Dans son esprit, c’était le chaos total, il avait seulement conscience qu’il était en sale, très sale posture. Et qu’il se pouvait bien que sa vie s’arrête là, quant il entrevit le visage hargneux de l’homme qui lui maintenait le bras. A ce moment-là, il savait pertinemment qu’il était loin d’être en position de force, il était démuni de sa baguette, avait une blessée sur les bras, et en face de lui quelqu’un qui visiblement connaissait bien les lieux pour avoir pu le rattraper si vite. Il détesta cette idée, mais il avait échoué: sa rapidité n’avait pas réussi à le sauver. Et en cette situation, l’enjeu était bien plus important qu’une simple retenue ou un retrait de points futiles au compte des rubis de sa maison. Tout simplement parce qu’il n’était pas certain de rentrer vivant au château. L’espace d’un instant, il vit des images défiler dans sa tête: toutes les batailles qu’il avait menées à bien, ses triomphes, ses défaites, ce qui aux yeux de n’importe qui aurait pu paraître comme de simples mauvais coups mais qui, aux yeux de Scipion, représentaient beaucoup plus. Il ne pouvait pas terminer tout ce qu’il avait entrepris en même temps que sa vie, surtout dans ce taudis, il avait une bien trop haute estimation de lui-même pour que sa dépouille soit retrouvée dans un tel endroit. Mais le regard de ce type reflétait toute la perfidie du monde, et le Gryffondor ne put que déglutir en songeant que, sans sa baguette, c’en était fini de ses escapades et de cette vie rythmée par ses diverses frasques. Il ne pouvait rien faire ; il ne pouvait admettre ce fait, mais il était impuissant. Soudain, un éclair de lumière qu’il entrevit interrompit ses macabres pensées. Un Expelliarmus. Qui en était l’auteur ? Il ne put que supposer qu’il s’agissait de sa complice, en voyant l’individu projeté quelques mètres plus loin. Le Stupéfix qui suivit s’avéra inefficace, mais Scipion savait qu’ils pourraient aisément gagner quelques secondes d’avance, tout en remettant en ordre ses idées.
« Cours ! » hurla-t-il à l’adresse de son acolyte. « Dépêche-toi ! »
Cet avertissement se révéla inutile, puisque l’homme semblait déjà s’être ressaisi. Aussi, il pointa sa baguette sur la jeune fille qui bascula de l’épaule du Gryffondor pour se retrouver se catapultée avec force. Abasourdi, Scipion resta quelques instants dans un état de béatitude, avant de se reprendre. Il fallait agir, il était face à un ennemi qui en avait visiblement après eux et ne comptait pas les laisser prendre congé si facilement. Est-ce que Naïa était toujours consciente ? Apparemment oui, mais elle paraissait mal en point, ressortant d’une chute qui aurait bien pu lui briser quelques membres. Un moment, Scipion toisa l’inconnu, animé par une hargne naissante. Il revint cependant à la réalité quand sa complice lui susurra de descendre les escaliers. Pourquoi aurait-il du le faire ? En était-il réduit à suivre les ordres de ses propres subordonnés ? Mais la situation ne permettait pas qu’il prenne ceci en considération, aussi il se décida à mettre son honneur de côté et s’exécuta sans broncher, descendant l’escalier sous le regard de l’inconnu. Il détestait cette idée, mais il était obligé d’accorder sa confiance à sa comparse, qui semblait avoir la situation en main en même temps que sa baguette. Sa baguette ?! Quel usage voulait-elle en faire ?
« Qu’est-ce que tu… »
Il ne put jamais terminer sa phrase. En quelques instants, l’escalier, dans un vacarme assourdissant, venait de s’effondrer. Un instant, Scipion crut voir son heure arriver en même temps que les débris de l’escalier heurtaient le sol. Son instinct de survie le poussa à reculer au bon moment, quand un tas de planches de bois rencontra l’endroit qu’il venait de quitter deux secondes plus tôt. Il n’avait pas senti d’impact, mais quand il aperçut sa main ensanglantée, il constata qu’il avait sans doute du être touché. Toutefois, c’était une blessure de moindre importance par rapport à celles qu’il allait subir s’il ne quittait pas cet endroit au plus vite. Se retirer ? Il ne pouvait pas sans sa baguette, même au risque d’y passer. Alors il se précipita sur le tas de bois qu’était devenu l’escalier en un temps record et commença à rechercher avec empressement un signe de l’individu enterré sous les décombres, qu’il soit mort ou vif. Après de vaines recherches et avoir évité un débris qui avait menacé de lui causer une commotion cérébrale, il rencontra enfin le bras de l’homme. Contact étonnamment froid, quand il effleura sa peau… toutefois, Scipion ne voulait pas penser au pire. Quel pire ? S’il avait un cadavre sur les bras, ce n’était pas important. Naïa avait agi comme il le fallait, c’était de la légitime défense, puis qui les soupçonnerait ? Mais rien n’était certain, si ce type était encore vivant, il devait surveiller ses arrières. Enfin, il rencontra ce qu’il cherchait, la poche du manteau de cuir, en enfonçant son bras sous les monceaux de bois. Il saisit la baguette, qui, il espérait, était bien la sienne et se dégagea de ce terrain peu engageant. Il pouvait à tout moment s’enfoncer dans les décombres ou recevoir quelques planches, chose qu’il préférait éviter. Où était Naïa ? Etait-elle toujours sous l’escalier ? Il ne savait pas si l’homme était conscient ou non, si le chien était toujours dans les parages, s’il y avait encore des individus dans la masure… Il savait que pour le moment, la priorité était de se retirer. Mais par où continuer ? Il n’y avait plus d’escalier et il ne connaissait pas l’étendue de ce taudis. Si c’était pour finir de nouveau dans cette cave inondée trempé jusqu’aux os, il préférait rester où il était et réfléchir à une solution qui leur permettrait de gagner la sortie sans encombre. Mais le temps leur était compté, et le bâtiment n’allait pas tarder à s’écrouler, il devait agir, et vite. Pour le moment, il devait retrouver sa partenaire, qui s’était faufilée il ne savait où. Bon sang, ce n’était pas le moment de se séparer de nouveau ! Aussi, il pointa du bout de sa baguette les débris de l’escalier, en espérant que Naïa n’y était pas enterrée. De toute manière, il ne pouvait pas se permettre, pour des raisons de temps, de s’en soucier.
« Deprimo ! »
La surface s’effondra, entraînant avec ce qui fut sans doute des marches d’escalier le corps inerte de l’homme qui les avait poursuivis. D’après le bruit sourd qu’il perçut, Scipion conclut que les débris se trouvaient maintenant au sous-sol, flottant dans l’eau noire. Satisfait, il décida de rebrousser chemin. Il ne savait pas si ce type s’en sortirait, il ne savait pas si lui-même pourrait retrouver le chemin de sortie. Ce qu’il savait en retour, c’est que les secousses provoquées par la chute de l’escalier n’allaient pas tarder à entraîner la destruction complète de l’étage, et il valait mieux pour lui comme pour sa complice qu’ils soient sortis avant de se recevoir le toit dessus. Il prit le chemin qu’il venait d’emprunter en sens inverse et commença à courir. La Serpentard n’était pas idiote, elle avait sans doute comprit qu’il valait mieux prendre congé sans plus attendre, c’est donc s’en soucier plus longtemps qu’il s’élança dans une course contre la montre. Seulement, il n'eut pas le temps d'aller plus loin. La surprise l'empêcha de faire quoi que ce soit, il n'eut même pas le réflexe de lancer un contre-sort, incapable d’esquisser le moindre geste. A travers le jet de lumière rouge, il ne put reconnaître le visage de l’auteur de cette incantation. "Quel déshonneur!", pensa-t-il amèrement. Il allait donc finir ici, sa dépouille enterrée sous les décombres. Le « Stupéfix » le frappa de plein fouet. Il se figea sur place, sa baguette tendue vers une cible invisible tomba sur le sol. Il avait gravement manqué de vigilance. |
|  | |  Naïa Rosenberg

Parchemins rédigés: 1837 Arrivé(e) le: 09/08/2011 Crédit avatar: Bazzart Année: 5° année
| Sujet: Re: Opération dans l'obscurité du crépuscule [Naïa - Terminé] Mar 29 Nov - 19:45 | |
| *Heureusement que Naïa s'était éloignée des débris à temps sinon elle aurait dégringolé avec eux à l'étage inférieur. En effet, pendant qu'elle tentait de trouver une sortie de son côté, Scipion ou en tout cas elle le supposait, venait de lancer le même sortilège qu'elle pour se débarrasser une bonne fois pour toute de l'inconnu. Dans un ramdam du tonnerre, le sol devant elle s'ouvrit pour laisser voir l'étage inférieur. L'homme était-il mort ? Si oui à cause de Naïa ou de Scipion ? En tout cas s'il venait de trépasser, les deux étaient coupables à coup sur, aucun ne lui avait porté secours ou n'avait cherché à savoir s'il respirait toujours. Pourquoi faire de toute façon ? Naïa savait que cela avait été eux ou lui, alors à choisir, elle préférait sa propre survit au détriment de la vie d'un autre. Un volute de fumée s'élevait dans les airs et on y voyait pas à un mètre devant soit. Tout en toussant, Naïa avança à tâtons pour tenter de retrouver son chemin. De l'extérieur, la masure n'avait pas l'air d'être aussi grande, mais une fois à l'intérieur, on se rendait compte que c'était un vrai labyrinthe. Une fois à "l'abri" dans une nouvelle salle, Naïa reprit sa respiration et s'assit sur une pseudo chaise, plus ou moins debout pour regarder sa jambe. Le spectacle n'était pas très beau à voir, la jeune fille avait pas mal saigné, mais visiblement une croute se formait petit à petit ce qui lui permettait de stopper la pseudo hémorragie.
Une fois rassurée sur l'état de sa jambe, Naïa regarda autour d'elle, ne voyant pas grand chose et surtout ne reconnaissant rien. Elle était une nouvelle fois perdue dans le noir, seule, sans savoir où aller, ni même où elle était. Des solides planches en bois étaient cloutées sur les fenêtres pour empêcher la lumière de passer et pour rester discret. Ce n'était pas par là qu'elle pourrait sortir. Pourtant elle devrait sortir, dieu seul sait combien de temps la masure tiendrait encore debout et elle ne voulait pas être à l'intérieur pour le vérifier. Scipion était un grand garçon, il serait se débrouiller tout seul, elle devrait d'abord penser à elle avant de penser à lui. Naïa se dirigea donc vers une nouvelle porte et continuer lentement son chemin, jusqu'à entendre des pas près d'elle. Plusieurs séries de pas ? C'était peut être son imagination, mais elle en entendait au moins deux séries différentes. Une rapide, derrière elle et une plus lente, un peu au dessus. Pourquoi on ne la laissait pas tranquille une bonne fois pour toute ? S'ils voulaient qu'elle parte, ça tombait bien, c'était aussi ce qu'elle voulait, alors autant lui indiquer le chemin de la sortie et toute cette histoire serait réglée. Les pas derrières elle se rapprochèrent, Naïa décida donc de ne pas attendre là où elle était pour vérifier de qui s'était et avança le plus rapidement possible. Cette sensation d'être cernée l'envahit parce que la seconde série de pas s'approchait d'elle. Il fallait trouver une solution, trouver une cachette ...
Par chance, un peu plus loin, elle trouva un renfoncement et s'y engouffra, attendant que les pas s'éloignent. Ceux derrière elle arrivèrent vers elle, s'en se détourner, et pour cause, c'était le chien de l'inconnu qui la suivait à la trace. Son odorat lui avait permis de ne pas tomber dans le piège. Brutus s'approcha donc, la renifla, puis se colla à elle. Visiblement, les événements l'avaient effrayé plus qu'autre chose... Qu'allait-il devenir sans son maitre ? Scipion & Naïa étaient responsable de son abandon ... La seconde série se rapprocha d'eux et Brutus grogna pour protéger Naïa. S'en réfléchir, mue par un instinct de survie, Naïa braqua sa baguette sur la forme qu'elle voyait se dessiner et lui lança sans réfléchir un stupéfix. Elle le toucha de plein fouet, se qui la rendit assez fière d'elle. Elle sortie de sa cachette et tout en pointant sa baguette sur l'inconnu, s'avança lentement, le chien près d'elle, prêt à la défendre.*
" - OUPS !"
*C'était bien le mot car, elle venait de stupéfier Scipion ... Mais comment est-ce possible ? Il n'était pas à l'étage supérieur ? Elle ne l'avait pas entendu descendre les escaliers, elle en avait donc supposer qu'il était en haut ... Mais c'était quoi cette maison ? Rien n'était possible et pourtant tant de choses étranges se produisaient. Cela n'augurait rien qui vaille. Bon il fallait délivrer Scipion de son sort .... quoi qu'il ne serait peut être pas très content, ce qui était normal, et elle n'avait pas envie d'essuyer des remarques désobligeantes de sa part, ce n'était pas le moment.*
" - Tu te rends bien compte que c'était un accident Sélené ? Je ne pouvais pas savoir que c'était toi en face, on n'était pas sensé être au même niveau ...."
*Par précaution, Naïa attrapa la baguette du jeune homme puis pointa la sienne à nouveau sur lui.*
" - Simple mesure de précaution, je ne voudrais pas que dans l'emportement tu agisses bêtement et qu'on en vienne aux baguettes pour un bête accident.
Enervatum "
|
|  | |  Scipion N. Sélené

Parchemins rédigés: 366 Arrivé(e) le: 10/10/2011 Crédit avatar: Frenchaddict Année: 7eme année
| Sujet: Re: Opération dans l'obscurité du crépuscule [Naïa - Terminé] Sam 3 Déc - 13:03 | |
| Ce qui semblait être un épais brouillard s’instaura dans l’esprit de Scipion, si bien qu’il en oublia l’impact avec le sol. A ce moment-là, tout lui semblait étonnamment flou, imprécis, sans pouvoir discerner dans le vague un élément réel. Qui était-il ? Où était-il ? Depuis quand ? Et surtout dans quel but ? Trop de questions auxquelles il ne pouvait répondre dans cet état. Ce qu’il savait en revanche, c’est qu’il avait tout à fait perdu l’usage de ses membres. Son regard vitreux baignant dans le vide, il était allongé, là, sur le sol, les doigts à peine refermés sur sa baguette pendant que l’effondrement de la masure entamait la procédure de commencement. Immobile, Scipion ne pouvait qu’entrevoir les débris chuter de l’étage supérieur. Peut-être que quand il se réveillerait, ce serait sous un tas de planches ? Dans l’hypothèse selon laquelle il se réveillerait un jour de ce coma, bien entendu… en attendant, il était incapable du moindre mouvement, incapable de dire qui était l’auteur de ce coup bas, incapable de se sortir de cette situation par ses propres moyens. Il baignait dans une épaisse brume aux volutes soporifiques, loin de cette réalité sordide. Il n’était plus dans une masure à l’abandon et au bord de l’effondrement dans les ruelles mal famées, peut-être était-il même déjà mort ? Peu importait, au final. Depuis toujours, il était persuadé que quelles que soient les circonstances de la fin de sa vie, il mourrait en héros. Même en ayant été stupéfixé de la manière la plus stupide, alors que s’il avait fait preuve d’un minimum de vigilance, il aurait pu éviter le sort sans problème. Cela n’avait plus d’importance, à présent, puisqu’il n’était plus assez vif d’esprit dans cet étrange coma pour pouvoir réaliser l’étendue de la situation dans laquelle il se trouvait. Il était tellement détaché qu’il ne sentit pas que l’on lui ôta sa baguette de sa main droite et ne perçut pas les paroles que l’on lui adressa. Il ne sentit pas non plus le contre-sort qui le tira soudainement de cet état léthargique, sans qu’il ne comprenne le pourquoi du comment…
Avant de voir le visage de son acolyte, une baguette pointée sur lui. Bon, il allait falloir tout reconstituer : visiblement, il venait d’être victime d’une odieuse machination, trahison digne de la vipère que Naïa Rosenberg était. S’apprêtant à riposter en tirant sa baguette à son tour, il s’aperçut effaré qu’elle ne trouvait déjà plus en sa possession. La Serpentard avait bien anticipé la chose. Et maintenant, il était embourbé jusqu’au cou, puisqu’il était redevenu aussi impuissant qu’il l’était quelques minutes plus tôt alors que cet inconnu lui avait judicieusement dérobé son arme principale. Et à présent, sa propre complice se retournait contre lui, il aurait du prendre des mesures pour éviter ce retournement de situation soudain. Il aurait du s’y attendre, comme à l’époque où ils sortaient ensemble : la méfiance constante de l’autre, toujours à l’affût de la moindre bassesse. Et cette fois-ci en faisait pas exception. Il s’était mis en danger seul en la choisissant comme partenaire pour ce genre de mission, il avait décidé de privilégier le côté machiavélique de Serpentard à la docilité de ses complices habituels.
[La peste soit cette effrontée ! è_é ]
« Dis moi, vipère, tu ne penses que ce n’est peut-être pas le moment pour une mutinerie ? Ce taudis peut s’effondrer à tout moment… et si tu me rendais gentiment « ceci », je pense que nous aurions peut-être une chance de nous en sortir. »
Il avait prononcé ces mots d’une voix calme et sereine, ce n’était pas le moment de provoquer la Verte et Argent. Même la jambe à moitié ensanglantée, elle restait dangereuse, plus venimeuse que jamais. De l’intérieur, bien le Gryffondor, fulminait, maudissant son propre manque de prudence et la perfidie de son acolyte. Il lui avait décidément accordé un peu trop de confiance à son goût et lui préparait déjà mentalement des représailles à la hauteur de son crime, malgré le fait qu’il ne disposait plus de sa baguette. L’urgence était de la récupérer, son honneur attendrait. Si ils continuaient ce face à face absurde, ce n’était qu’une question de temps avant qu’ils ne reçoivent tous deux l’étage supérieur dans les dents, et Scipion préférait éviter cette hypothèse. Si la Serpentard avait prévu de le laisser moisir ici, pourquoi avait-elle donc mis fin à son propre Stupéfix ? Etait-elle de mèche avec l’homme qu’ils avaient affronté tout à l’heure ? Avait-il fait l’objet d’une sombre manigance ? Son attention fut soudain retenue par un autre élément, qui semblait plus important pour le moment. Un morceau de plafond, qui dans une volée de poussière, commençait à se détacher.
« Attention! » hurla-t-il soumis à sa propre panique.
Son instinct le poussa à se relever et à s’écarter de sa position avant que le morceau de plafond ne tombe avant fracas, certainement du à l’explosion qu’il avait lui-même provoquée plus tôt. Le point positif était qu’il pourrait prendre la fuite plus facilement, cette fois, sans avoir besoin de négocier quoi que ce soit avec Naïa. Il ne savait pas ce qu’elle voulait en ce révoltant ainsi contre lui et aller bien se garder de connaître son réel objectif. Aussi, il commença à se diriger vers la sortie du couloir, espérant ainsi trouver une sortie, leur évitant de finir prisonniers de ce futur tombeau. Mais par où pourrait-il s’échapper ? Ses nombreuses allées et venues dans la maisons auraient du se démontrer fructueuses… seulement, depuis qu’il était entrée, il n’y avait plus de trace d’un éventuel lien avec l’extérieur. Etait-ce le résultat d’un quelconque phénomène magique, une malédiction pour les châtier de leur curiosité? Et s’ils étaient bloqués à jamais dans cet endroit ? Non, il y avait bien un moyen. Quand il était descendu dans cette cave inondée, il avait senti comme des courants d’air, autre que l’eau glacée, circuler entre ses jambes. Il y avait forcement un soupirail, ou quelque chose de ce genre, peut-être comme un conduit d’aération à la manière ancestrale. Peu importait, le mieux pour eux était de redescendre au sous-sol, tant qu’ils le pouvaient, et de tenter de regagner l’extérieur. Quitte à nager, et peut-être même rencontrer un cadavre par inadvertance…
« Bon, si tu tiens à me liquider et enterrer mon corps dans ces décombres, faisons ça dehors, veux-tu ? Autrement, nous serons voisins mortuaires, étant donné que cette baraque ne va pas tarder à nous tomber dessus. Je pense qu’on devrait pouvoir s’en sortir par le sous-sol. »
Il avança vers les ténèbres du couloir. Evidemment, il n’avait aucunement l’intention de terminer ici, ni à cause de l’effondrement, ni par trahison de sa comparse. Il allait s’en sortir, seul s’il le fallait, mais il reviendrait victorieux. Même de côté l’hostilité qui régnait dans ce duel de baguettes, bien qu’elle soit particulièrement avantagée, afin de pouvoir faire preuve d’ingéniosité. Toutefois, il ne put s’empêcher d’avoir un doute sur son triomphe lorsqu’il vit que la sortie était bouchée par les décombres. Et un vacarme assourdissant lui fit comprendre que l’autre côté l’était tout autant, aucune fuite possible. Ils étaient pris au piège, Naïa avait deux baguettes et lui n’avait que ses poings. Au corps à corps, il aurait pu avoir l’avantage, mais la Serpentard constituait une véritable menace étant donné que c’était elle qui détenait l’autorité à présent. Sans compter que le toit risquait tout moment de s’écraser sur leur position, il fallait agir et rapidement. Aussitôt, Scipion mit en marche les rouages de son esprit inventif dans l’espoir de leur trouver un échappatoire.
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|  | | | | Opération dans l'obscurité du crépuscule [Naïa - Terminé] | |
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