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Blood brothers - Partie I • Erin & Finn
Finnbjörn K. Sørensen

Finnbjörn K. Sørensen



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Message(#) Sujet: Blood brothers - Partie I • Erin & Finn Blood brothers - Partie I • Erin & Finn EmptyDim 12 Juin - 16:42


Blood brothers
Erin & Finnbjörn

J’observe de loin les festivités dans le parc. Grand-Père joue le jeu, dans un accoutrement pour le moins original, comme à son habitude. Ce soir, je ne serais pas au bal de fin d’année, quand bien même j’éprouve un peu d’amertume de ne pas pouvoir aller saluer une dernière fois ceux avec qui j’ai fait un bout de chemin, ceux qui ont nourri les mêmes convictions que les miennes. De manière générale, je ne suis pas très doué pour les aux-revoir, alors j’imagine que ce sera plus simple comme cela. Je me demande si Bluebell compte s’y rendre, si elle y retrouvera Maxton ou Thaddeus, si elle dansera en faisant tournoyer sa robe autour d’elle. J’ai laissé une petite boîte pour elle, dans son dortoir - ou plus précisément, j’ai chargé Knut d’aller l’y déposer -, même si elle ne la découvrira que plus tard. Je m’accorde ces quelques dernières minutes de répit, de légèreté, et je reprends le chemin qui s’éloigne en direction de la gare de Pré-au-Lard. J’ai tout préparé pour ce moment, mes affaires sont en ordre : je me sens extraordinairement serein. Et tandis que je dépasse les premières bicoques de ce hameau sans intérêt, je découvre une silhouette de dos, et par réflexe, mes doigts se pressèrent autour de l’étui qui contient ma baguette, avant de finir par le relâcher aussitôt. Je sens mon coeur s’emballer légèrement, et une fois n’est pas coutume, je laisse un franc sourire s’installer sur mon visage. « Tu es donc venue, finalement. » constaté-je en découvrant ma soeur, qui a finalement renoncé à son bal de fin d’année pour notre cause commune. « Je m’en doutais, cette soirée ne pouvait définitivement se prrroduire sans toi. » ajouté-je aussitôt, avec une certitude inébranlable. Je n’imaginais rien de tout cela sans elle, à vrai dire. Je sais qu’elle a ses nouvelles obligations, de nouvelles perspectives, qu’elle s’apprête à emprunter une nouvelle voie… Mais égoïstement, je voulais d’elle à mes côtés pour ce moment symbolique. Je la laisserais partir plus tard, je sais que c’est fatalement ce qui doit se passer : cela aussi s’inscrit dans l’ordre naturel des choses. Nous contournons le panneau directionnel, longeons quelques masures à la façade décrêpie, et lorsque j’estime que nous nous sommes suffisamment éloignés, je me retourne dans sa direction. « Tu as ta cape ? Forrrmidable. » lui demandé-je, avant de lui proposer mon bras. Elle s’en saisit, un craquement se produit, et nous disparaissons, traversant l’étendue de la Grande-Bretagne dans un tourbillon qui nous avale ensemble.

Ma main demeure férocement accrochée à son bras, et quand bien même je crains que la pression que j’exerce soit légèrement douloureuse, je me refuse à la lâcher. Puis, nos pieds rencontrent la surface bitumée du sol, et le bourdonnement insupportable qui se produit me confirme que nous nous trouvons bien au coeur de Londres. Merlin que je hais cette ville… Nous nous trouvons au beau milieu d’un passage piéton, et je me recule instantanément en direction du trottoir, entraînant Erin avec moi. « Comment te sens-tu ? » lui demandé-je alors. Je ne m’embarrasse pas de savoir si elle a le tournis après notre transplanage, mais m’inquiète davantage de connaître son état d’esprit. Nous nous préparons à aller attaquer le ministère depuis l’intérieur, alors avant toute chose, je veux la savoir sereine, et déterminée. Elle veut pouvoir se rendre à son mariage en Juillet ? Alors faisons en sorte que la police magique ne mette jamais la main sur nous. De toute façon, si tout se passe comme je l’espère notre action devrait être trop rapide pour qu’ils n’aient le temps d’agir… Et nous serons rentrés à Poudlard avant même qu’ils n’aient le temps d’inspecter la scène de crime. A l’angle d’une ruelle, nous nous revêtons de la cape, tirons nos baguettes, et poursuivons notre route jusqu’à parvenir toilettes publiques qui constituent l’accès aux employés. Grand-Père a longtemps travaillé au ministère, et pour l’avoir souvent accompagné, nous connaissons les ficelles ; pour nous faciliter la tâche, j’ai même récupéré son badge.

Sous l’étoffe transparente qui nous recouvre, j’esquisse une grimace de dégoût en direction de ma soeur, et referme précautionneusement derrière nous la porte des cabinets dans lesquels nous sommes entrés. C’est un désagréable moment à passer, j’en conviens… Mais nous atterrirons dans les lieux plus simplement que si nous passons par l’atrium. Nous montons sur le rebord, et la cuvette finit par nous avaler ensemble, jusqu’à nous faire apparaître dans une des galeries. Pour notre retour, j’espère que nous aurons le temps de trouver une cheminée, de manière à nous exfiltrer plus aisément… « Le déparrrtement des rrrelations avec les moldus. Tu ne serrras pas surrrprrrise d’apprrrendrrre qu’il est prrrincipalement composé de trrraîtrrres à leurrr sang et d’amourrreux des sangs-de-bourrrbes… » annoncé-je à mi-voix, regardant précautionneusement derrière nous. Cette aile du bâtiment n’est pas si laide, quel gâchis de voir autant de moyens utilisés par le ministère pour des gens dont nous ne devrions même pas avoir à nous soucier… « Peut-êtrrre que le plus simple, c’est qu’il n’y ait tout simplement plus de déparrrtement… et donc, plus de rrrelations avec les impurrrs. Il est définitivement temps de séparrrer nos mondes. » ajouté-je, avant de lui désigner la direction des bureaux. Nous nous contournons un employé qui traverse le couloir sans nous apercevoir, et nous resserrons contre le mur pour éviter qu’un autre ne nous percute. Mieux vaudrait éviter les lieux de passage… « Les détrrraqueurrrs ne devrrraint guèrrre tarrrder. Lorrrsqu’ils ferront diverrrsion, nous passerrrons à l’offensive. » déclaré-je, avant de me tourner dans la direction de ma soeur : "Où pourrrions-nous trrrouver un coin discrrret ?"

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Message(#) Sujet: Re: Blood brothers - Partie I • Erin & Finn Blood brothers - Partie I • Erin & Finn EmptyDim 12 Juin - 17:43



( blood brothers | FINNBJÖRN ♚ ERIN )
Mes doigts se faufilèrent entre les mèches brunes de mon fiancé et mes lèvres contre les siennes y déposèrent un baiser amer. Cette soirée aurait dû être la conclusion d’un long règne, un point final pour débuter ce nouveau chapitre qui me rend impatiente et fébrile. Les semaines se sont écoulées et ce n’est plus qu’une question de jours avant que les heures interminables passées à décider de menus détails ne se concrétisent en une victoire délicieuse et éclatante. Les festivités débuteront très bientôt dans le parc et nous aurions dû nous joindre à la plèbe, le temps d’un verre et d’une danse ou deux, de bien peu de temps, en réalité, que nous aurions mis à profit pour n’être que tous les deux. Peut-être que nous aurions pu faire l’effort de nous ennuyer de la présence de quelques-uns de nos camarades pour qui cette année à Poudlard était également la dernière, jusqu’à ce que l’envie de nous retrouver seuls fasse briller nos regards clairs de la même étincelle et que nous nous échappions — une discipline dans laquelle nous étions passés maîtres. Les lubies de mon jumeau en avaient décidé autrement. Malgré mon refus tranchant de l’accompagner dans cette entreprise — pourtant fort divertissante — il n’avait pas abandonné son projet et ne s’en était pas caché, me poussant à délaisser Junior pour l’accompagner. Quelle folie ce serait de le laisser y aller seul. Il avait besoin de moi, de ma cape d’invisibilité et de mes compétences. À la dernière minute, je n’avais pû me résoudre à ne pas l’accompagner. Il était si étrange, ces derniers temps, une ombre habitait son regard et une intuition indistincte me soufflait que ce serait une terrible erreur de me désister. C’en était peut-être une autre de le choisir, lui, alors que le regard lourd de déception de mon meilleur ami m’enveloppait d’une culpabilité dure à faire taire. Quelques excuses, soufflées du bout des lèvres, marquèrent mon départ.

En cet instant, je le détestais. Chaque pas qui m’éloignait du château renforçait cette colère brûlante et déployait une foule de menaces dans le secret de mes pensées. Je m’arrêtai aux premières chaumières de Pré-au-Lard, jurant en silence que s’il ne se montrait pas très vite, j’allais le lui faire regretter. Des pas légers sur le chemin qui reliait Poudlard au village m’avertirent de sa présence et repoussèrent de possibles représailles, pourtant fort intéressantes. « Ce n’est pas trrrop tôt. » répliquai-je avec un agacement notable, néanmoins apaisé par le sourire franc qui étirait les lèvres de mon frère. Il était rare qu’il affiche ses émotions aussi clairement et je ne pouvais y rester insensible. « Évidemment, tu ne peux rrrien fairrre sans moi. » Je levai les yeux au ciel avant de les plonger dans les deux prunelles jumelles qui leur faisaient face. Un instant de silence nous enveloppa, déposant sur son passage une compréhension muette. Je rendais les armes. Mon courroux reviendrait plus tard, lorsque tout ceci serait derrière nous, en fonction de combien de temps Junior allait mettre pour me pardonner cet abandon. En attendant… Un plaisir incandescent le remplaça, qui coula là où le faisait mon sang, enflammant ce dernier. Mon approbation silencieuse se chargea de répondre à sa question — bien sûr que j’avais ma cape avec moi — alors que nous continuions de nous éloigner du village et des quelques âmes sans intérêt qui s’y trouvaient. Lorsque nous fûmes suffisamment éloignés de tout et de tous, le bras de Finnbjörn se déploya comme une invitation et, une seconde plus tard, nous n’étions plus à Pré-au-Lard mais dans une rue de Londres.

Un petit soupir dédaigneux ponctua sa question. « Je me sens trrrès bien. C’est plutôt à toi qu’il faudrrrait poser la question. Tu étais prrrêt à te lancer là-dedans seul : depuis quand es-tu aussi témérrrairrre ? » Cela lui ressemblait aussi peu que la prudence m’était naturelle. Néanmoins, je refusais de lui partager cette crainte infime, noyée sous l’excitation grandissante, de mettre en danger ce à quoi je tenais tant. « Ne perrrdons pas trrrop de temps à badiner. Nous aurrrons tout le temps de le fairrre une fois cela terrrminé. » Sur ces mots, je tire ma cape et nous recouvre du tissu translucide. Assez grande pour nous deux, il nous faut néanmoins marcher l’un contre l’autre pour ne pas risquer de dévoiler nos pieds. Lesquels allaient devoir plonger dans des cabinets dégoûtants. Je réponds à la grimace de mon jumeau par une autre, identique, avant de me plier à l’exercice désagréable. Le jour où Grand-Père prendra possession du Ministère, il sera nécessaire de revoir les processus d’entrée. Même si les plus prestigieux sorciers utilisaient les cheminées mises à disposition, les égoûts ne devaient être une option que pour les criminels.

Un calme de fin de semaine et de début de soirée règne dans les couloirs du Ministère. Finn n’a évidemment pas choisi ce moment au hasard et cela facilite notre avancée jusqu’au département des relations avec les moldus. Les paroles de mon frère sont comme une douce mélodie dès lors qu’elles évoquent la disparition pure et simple de cet endroit dédié à des activités dégradantes et impures. « Je vois que tu as pensé à tout, cela ne m’étonne pas. » Si j’ai déjà douté de sa santé mentale et de son jugement par le passé, il n’en reste pas moins un stratège hors pair et un planificateur de talent. Surtout lorsqu’il s’agit de lutter contre l’influence grandissante de ces êtres qui se disent sorciers mais acceptent de s’incliner devant les moldus, cafards dénués de magie. Je consulte ma montre aux mots de mon frère. « Sais-tu à quelle heurrre exactement ? » J’imagine qu’il n’a pas laissé ce détail-là non plus au hasard. Tirant de ma poche le plan qu’il m’avait confié avant que nous transplanions, ma baguette fermement serrée entre mes doigts recroquevillé autour du parchemin, je parcours rapidement les tracés qui indiquent les bureaux et les couloirs. « Deuxième porrrte à gauche. » chuchotai-je en repliant la carte. Nous évitâmes de justesse un employé pressé — et une infection quelconque au passage — puis mes doigts s’enroulèrent autour de la poignée, ouvrant la porte après avoir vérifié que nous étions seuls. Sans un bruit, nous nous glissâmes à l’intérieur de la petite pièce qui servait de débarras. En tout cas, il n’y avait personne ici et nous pouvions attendre la diversion.

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Message(#) Sujet: Re: Blood brothers - Partie I • Erin & Finn Blood brothers - Partie I • Erin & Finn EmptyDim 12 Juin - 18:21


Blood brothers
Erin & Finnbjörn

Je constate que même si elle a décidé de m’honorer de sa présence, elle ne partage pas ma bonne humeur. J’imagine qu’elle avait d’autres plans… Tant pis, j’espère que quelques explosions sauront lui rendre un peu le goût du danger. Elle me provoque vraisemblablement, ce qui me pousse à hausser un sourcil d’étonnement. « Décidément, tu es bien rrrevêche, ce soirrr. » commenté-je avec un léger amusement. « Plus que d’orrrdinairrre, je veux dirrre. Cela frrrôle l’exploit, et vaut le coup d’êtrrre souligné. » Oh, je la connais suffisamment pour savoir que quoi qu’elle me reproche, elle me le fera payer, mais j’accepte de jouer le jeu ; elle doit se trouver à mes côtés, quoi qu’il en coûte. Elle m’interroge sur mes intentions, tandis que nous faisons route vers le ministère. « C’était tout simplement le bon moment. Le moment parrrfait. » me contenté-je de répondre en me focalisant sur notre objectif. Elle insiste pour que nous nous mettions en route, ce qui me convient tout à fait. « Forrrmidable. J’ai déniché une vieille bouteille, dans le burrreau de Grrrand-Père, j’ai songé que tu souhaiterrrais l’ouvrrrirrr. » lui susurré-je, espérant lui insuffler un peu d’enthousiasme pour la tache qui nous attend. A peine avons-nous pénétré les lieux que nous devons déjà nous armer de mille précautions, comme réduire le bruit de nos pas résonnant sur le sol de marbre. Lorsque j’étais enfant, les couloirs du ministère avaient tendance à m’impressionner, comme si je ressentais déjà la grandeur des enjeux qui s’y jouaient… Mais aujourd’hui, je ne me laisse plus atteindre : mon combat est politique, il l’est depuis ma naissance. Et rien, pas même l’aggravation de la maladie qui me menace, ne saurait me faire reculer quant aux engagements que j’ai pris tout jeune : je consacrerais le reste de ma vie à servir cette cause qui m’est chère, et ce à n’importe quel prix. Mais depuis toujours, et aujourd’hui plus encore, je doute de ma capacité à y parvenir seul. Ma seule volonté ne peut faire face seule à l’opposition que nous rencontrerons, c’est pourquoi je sais que j’ai besoin d’Erin à mes côtés. Quand bien même notre niveau en sorcellerie est relativement similaire, je la sais capable de choses auxquelles je ne pourrais jamais prétendre, même dans mes rêves les plus fous. Je suspends ma respiration, et j’ignore pourquoi, je songe à ce stupide bal de fin d’année qui se joue à quelques centaines de lieues d’ici. Alors que nous sommes sur le point de nous rendre coupables de l’un des crimes les plus graves sanctionnés par notre société et que je joue probablement le point d’orgue de mon existence, c’est à se demander pourquoi je laisse mon cerveau voguer vers de telles futilités…

Je sens au creux de ma poitrine les battements de mon coeur s’accélérer. J’ai bien conscience qu’une initiative telle que celle-ci n’est guère raisonnable, dans ma condition… Mais au fond, cela n’a plus d’importance. J’ai récemment pris contact avec Timotheus Rockwell, un ami de Grand-Père qui oeuvre quelques étages plus bas, au Magenmagot. Ce dernier devrait nous faire parvenir sous peu des détraqueurs, à qui il aura donné l’ordre de s’en prendre aux employés. Ce sera le signal pour initier notre attaque, mais je ne crains que trop que cela ne nous laisse que trop peu de temps avant que les alarmes ne retentissent… En tout, nous devrions avoir une minute pour nous enfuir. A nouveau, je regarde autour de moi, inspectant les galeries… Où pouvons-nous trouver une maudite cheminée ? Probablement dans les bureaux des employés, mais je crains de devoir laisser cette donnée au hasard. Et puisque je compte bien à ce que ma soeur soit présente à son fameux mariage, alors il va me falloir régler ce détail avant que nous n’ayons à disparaître. Je sais Erin réactive et armée de sang-froid, elle saura faire face à n’importe quelle difficulté selon moi… Nous nous sommes suffisamment affrontés pour que je connaisse parfaitement l’efficacité et la férocité de ses sortilèges. Et lorsque nous collaborons pour nos propres intérêts, je me suis adapté à elle jusqu’à ce que nous devenions un binôme parfaitement complémentaires. Elle tire le plan de sa poche, et l’étudie silencieusement pendant que je surveille les allées-et-venues dans le couloir. « Pas vrrraiment. Mais la tempérrrature ambiante aurrra tôt fait de nous le dirrre. » lui réponds-je, quant à la venue des détraqueurs, avant qu’elle ne m’indique une porte à atteindre pour que nous puissions trouver refuge dans une pièce en attendant l’offensive. Je sonde, à la recherche d’un esprit… mais puisque je n’en rencontre pas, j’imagine que la salle est vide de tout occupant. Sans tarder, je suis son pas, toujours veillant à demeurer bien silencieux, et pénètre à mon tour dans le bureau. « C’est... coquet. » commenté-je en esquissant une moue, contemplant le bureau au mobilier de chêne. Par sécurité, je fais le choix de ne pas ôter la cape, malgré le peu de liberté de mouvement qu’elle nous confère. Je me demande quelles peuvent bien être les activités de son occupant : peut-être crée-t-il des orphelinats pour moldus ? Des écoles pour développer encore davantage leur sinistre incompétence ? Enfin, j’imagine que nous pourrions également appeler cela des ménageries. Vivement que nous fassions un peu d’ordre par ici… « C’est excitant. Tu n’as pas l’imprrression que c’est comme si nous faisions déjà parrrtie de la brrrigade ? » chuchoté-je, espérant que cela suffirait à la mettre de meilleure humeur et raviver sa motivation à raser cette aile du ministère.

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Message(#) Sujet: Re: Blood brothers - Partie I • Erin & Finn Blood brothers - Partie I • Erin & Finn EmptyDim 12 Juin - 18:55



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Je laissai une grande partie de ma mauvaise humeur — revêche, comme le soulignerait Finnbjörn d’un air moqueur — à Pré-au-Lard et c’est habitée de cette excitation fébrile que je posai le pied dans les rues pavées de Londres. Malgré mon ressentiment à l’égard de mon frère, causé par le choix qu’il m’avait forcée à faire, je ne pouvais nier qu’il savait exalter mes penchants les plus profonds. Assurément, une excursion au sein du Ministère pour rappeler à ces misérables traîtres à leur sang où est leur place et celles des cafards qu’ils défendent avait de quoi m’emplir de cette sensation enivrante. La même que lorsque nous avions parcouru notre immense domaine, chassant cet être apeuré dans nos bois. La même qu’au moment où les flammes s’étaient emparées du taudis de cet homme qui avait essayé de nous berner. La même que toutes les fois où nous faisions ce qui était juste pour la prospérité des nôtres. Qu’importe les obstacles qui se dressent face à nous, nous triomphons toujours. Et ce cœur gonflant d’assurance parvient à faire taire cette petite nuance craintive qui ne souhaitait pas mettre en danger tout ce qui m’attend dans un avenir proche. Ainsi, il fallait agir, mais agir vite et bien. Se faire prendre n’avait jamais été dans nos intentions, c’est un fait, mais ce soir encore moins.

Alors nous évoluons silencieusement dans les couloirs de cet édifice qui devrait représenter toute la majestuosité de la société sorcière et qui se perdait dans ses travers depuis trop longtemps. Le pas léger, l’œil aux aguets. Armés de nos baguettes, dissimulés sous une cape, guidés par un plan qui nous offre une vision de ce qui nous attendait. Toutes les cartes sont entre nos mains, il ne tenait qu’à nous de les jouer convenablement. Non, mieux que cela : brillamment. Parvenus à l’étage qui serait la cible de notre offensive, je jetai un regard dans les alentours, scrutant les portes et les couloirs qui s’offraient ici et là, notant les détails qui me semblaient importants, rejetant ceux qui ne l’étaient pas. Mon cher frère avait vraiment tout prévu en prévoyant une attaque de la part des Détraqueurs. Quelle meilleure diversion pouvions-nous espérer ? Je baissai les yeux jusqu’à ma montre, contemplant l’heure rapidement. Si nous n’avions aucune idée de l’arrivée exacte de ces créatures, il faudrait faire avec. Comme le soulignait justement Finn, leur présence ne resterait pas inaperçue très longtemps. Si tôt que la température chuterait de quelques degrés, nous saurions que le moment de passer à l’action serait là.

Repliant la carte, je désignai à mon tendre jumeau un endroit correspondant à son envie de discrétion. Entre le débarras et le bureau, la porte nous offrit un espace restreint, croulant sous les dossiers et le mobilier de bien piètre qualité. « Ne t’attache pas trrrop au mobilier, il serrra bientôt parrrti en fumée. » ricanai-je en reportant mon attention sur lui une fois que l’endroit eut fini de m’offrir le peu qu’il possédait. Les activités qui prenaient place dans ces quelques mètres carrés étaient sans aucun doute des plus néfastes puisqu’elles agissaient en faveur de ces êtres qui polluaient un espace nous appartenant. Le sort qui l’attendait était parfaitement légitime. Un sourire se dessina sur mon visage alors que le murmure de Finn m’enveloppait d’agréables considérations. Faire partie de la Brigade, voilà l’un de nos rêves qui s’approchait de jour en jour. Nous n’avions jamais été si proches de terminer notre scolarité à Poudlard et de passer enfin aux choses sérieuses. « Ils devrrraient rrréaliser des tests d’entrrrée de cet acabit. Ce serrrait à la fois utile et diverrrtissant. » Peut-être pourrions-nous proposer des ajustements une fois parvenus à des postes qui siéraient notre rang et notre noblesse.

Rêver à l’avenir était une douce occupation. Mais nous avions un plan sur le feu que nous ne pouvions laisser brûler. Ce bureau était discret, l’homme ou la femme qui l’occupait était certainement rentré chez lui s’occuper de marmots idiots et ne reviendrait que lundi pour constater que tout était détruit. Malheureusement, s’il offrait la discrétion recherchée, c’était bien son seul avantage. Ça et une vue certaine sur l’atrium qui se dessinait par de-là les vitres poussiéreuses de la pièce. Au moins pouvions-nous constater le calme ambiant. Cela changeait des quelques fois où je m’y étais rendue et où l’effervescence agitait chaque centimètre carré des lieux. « Les détrrraqueurrrs ne semblent pas êtrrre déjà là. Que dirrrais-tu de fouiller d’autrrres burrreaux en attendant ? Nous ne pourrrons pas fuirrr parrr celui-là. » Pour appuyer mes dires, je tirai de nouveau le plan de ma manche et l’étalai sur le bureau miteux auprès duquel nous nous trouvions. « Celui-ci et celui-ci semblent êtrrre d’une cerrrtaine imporrrtance. » fis-je, me fiant à la taille que le plan reflétait et aux noms qui y étaient griffonnés, en désignant le bureau adjacent à celui où nous nous trouvions et un autre de l’autre côté. Décidément, ils mélangeaient vraiment tout et n’importe quoi. Même si les décideurs de ce département ne valaient pas mieux que les sous-fifres de tous les autres. « Ne trrraînons pas. Ils peuvent arrriver à tout moment. »

( Pando )


Dernière édition par Erin B. Sørensen le Dim 12 Juin - 19:37, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Blood brothers - Partie I • Erin & Finn Blood brothers - Partie I • Erin & Finn EmptyDim 12 Juin - 19:21


Blood brothers
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Ce soir, quoi qu’il en coûte, j’ai décidé d’être d’un naturel optimiste : je refuse obstinément que ma soeur n’ait plus envie de jouer avec moi. Quand bien même nous nous aventurons tous deux sur un terrain dangereux, et que la moindre incartade pourrait coûter très cher à notre famille, j’ai à coeur de lui rendre un peu de cet entrain qu’elle semble avoir perdu… Et si nous parvenons à faire sauter une aile entière du ministère ce soir, je veux que cela se fasse dans la joie et l’allégresse, comme lorsque nous sommes allés récupérer notre héritage chez ce vendeur miséreux de l’Allée des Embrumes, ou que nous nous battons à mort dans notre jardin. Oui, c’est très égoïste, mais c’est l’une des quelques faveurs que j’ai décidé de m’accorder ce soir. Je regarde attentivement autour de nous, évaluant l’état des lieux à travers l’étoffe de la cape : l’espace est étroit, il n’y a pas de cheminée, ce qui nous contrarie pour le retour, mais bien une fenêtre, qui donne sur d’autres bureaux… Cela nous donne un point de vue intéressant. En revanche, en brisant les carreaux, nous aurons tôt fait d’attirer l’attention encore davantage, cela me conforte dans l’idée qu’il faudra que nous soyons rapides et efficaces. « Quel dommage… quelque parrrt, nous aidons aussi à la rrrefonte de cet édifice. Il avait forrrtement besoin d’un coup de rrrafrrraîchissement. » répliqué-je d’un air songeur, observant au loin, à travers la baie vitrée, les grandes bannières affichant le visage idiot de Richard Appleton. Comme je hais cet homme et tout ce qu’il incarne… Avec les mesures de protection dont il fait l’objet, il aurait été trop dangereux de l’approcher sans se faire attraper, mais si l’opportunité m’avait été donnée j’aurais profité de cette petite sortie pour l’éradiquer avec un infini plaisir.

J’ai une drôle d’image qui me vient, dans ce bureau qui appartient probablement à un de ces fieffés défenseurs des droits moldus. Cela me rappelle un peu celui dans lequel je me trouvais, lorsque je me suis aventuré dans les ambitions intimes nourries par l’esprit de Carla Yaxley, lorsque celle-ci s’imaginait alors présidente de la commission du Magenmagot. C’était un beau rêve, je pense qu’elle aurait réellement pu finir par y aspirer sérieusement, si elle n’avait pas trouvé de bon goût de s’acoquiner avec ce vaurien de Maxwell Carter, qui n’aura de cesse de la tirer vers le bas… Quel destin tragique, c’est pour éviter ce genre de catastrophes que nous sommes là ce soir. Mais il semblerait que ce soit moi qui doive revoir quelques unes de mes ambitions à la baisse… La proposition de ma soeur m’aurait sans doute paru délicieuse, si je ne savais pas déjà que la consultation médicale me barrerait la route dès l’entrée. « Oui, ce serrrait en effet une idée brrrillante. Nous l’aurrrions rrréussi haut-la-main. » réponds-je, avec comme un goût d’amertume en bouche. Je croyais, en quelques semaines, avoir eu le temps de faire mon deuil de mes rêves de la brigade des tireurs d’élite, mais il faut croire que la tache m’est plus pénible que je ne le croyais. Au fond, ce n’est pas grave : j’étouffe la morosité qui menace de s’emparer de moi dans un moment crucial.Quelle meilleure fin aurais-je pu choisir qu’Erin et moi, forçant le destin en nous imposant en tant que tels, dans les bureaux du ministère… ? Elle propose que nous changions de lieu, et je l’approuve d’un signe de tête. « Va pourrr le second. Aprrrès tout, tant qu’à êtrrre là, autant en prrrofiter pourrr fairrre un peu de tourrrisme. » lancé-je d’un ton badin, me faufilant hors de la pièce à la suite de ma soeur. La température ambiante de l’air semble toujours la même ; nulle trace de givre, j’imagine que les détraqueurs n’ont pas encore quitté l’enceinte du tribunal. Je m’appuie contre le mur, et respire lentement, de manière à laisser redescendre ma tension. Je laisse mon esprit vagabonder hors des murs, tenter de prélever quelques informations utiles chez les employés que nous entendons lointainement dans le couloir : comme je m’y attendais, rien de bien intéressant. « Attention. » l’avertis-je cependant, alors qu’un sorcier en train de dicter une lettre à une plume à papote passe devant nous, et manque de nous frôler. Nous nous infiltrons dans une autre pièce, similaire à la précédente, et, hélas, toujours sans cheminée…

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Message(#) Sujet: Re: Blood brothers - Partie I • Erin & Finn Blood brothers - Partie I • Erin & Finn EmptyDim 12 Juin - 19:57



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Cela faisait longtemps, trop longtemps, que nous n’avions pas partagé nos rêves pour en constater toutes les similitudes. C’était plaisant. Le temps passait à une vitesse folle et notre vie d’adulte nous tendait les bras, nous poussant à prendre des chemins différents par bien des aspects. Junior ferait partie intégrante du mien tandis que Finn tracerait le sien. Mais nous nous retrouverons toujours au creux de ces aspirations communes, qu’elles soient l’établissement d’une société noble et à la hauteur de cette magie qui coule dans nos veines, ou à travers notre carrière au sein de la Brigade. « Enfin, ce test ou un autrrre, rrrien ne nous empêcherrra d’atteindrrre cet objectif. » Car il ne fait aucun doute que nous allions intégrer cette élite avec une facilité légitimée par nos compétences hors-normes. Quels que soient les tests ou les épreuves, rien ne pouvait nous résister. Nous étions un binôme talentueux et notre plein potentiel serait bientôt mis au service d’idéaux que nous défendions depuis si longtemps. « Aprrrès tout, il faut détrrruirrre pourrr mieux rrreconstrrruirrre. » approuvai-je en suivant le regard de mon jumeau vers ces hideuses bannières qui offraient à la vue de tous le visage d’un homme qui siégeait à une place bien trop grande pour lui. Un jour, ce serait son tour. D’abord le département des relations avec les moldus, ensuite le Ministre. Les années ne m’avaient pas rendue plus patiente, loin de là, mais je savais contempler les prochaines étapes de l’avenir avec une certaine sérénité. Son jour viendrait.

Aussi douces soient ces projections, nous avions une mission et il nous fallait la remplir. La vue affreuse, le mobilier miteux, rien dans cette pièce ne pouvait nous retenir. Déroulant le plan, je repérais deux bureaux qui auraient de plus grandes chances de nous offrir une sortie lorsque le temps serait venu. Et peut-être une salle d’attente un peu moins pathétique que celle-ci, quand bien même il ne fallait pas placer de trop grands espoirs dans un endroit qui regorgeait de vermine. Notre courte marche jusqu’à la pièce suivante se déroule sans encombre, si ce n’est ce misérable sorcier qui manque de nous frôler, trop concentré sur ce qu’il dicte. Ses mots me font lever les yeux au ciel. Comment peut-il placer « moldu » et « relations d’entente » dans la même phrase sans avoir immédiatement envie de vomir. « Cet endrrroit a vrrraiment besoin d’un grrrand ménage. » persifflai-je alors que nous entrons dans un second bureau. Plus grand que le premier, mais voilà bien la seule différence. Hormis cela, il possède la même vue immonde sur le visage de Richard Appleton, le même mobilier de mauvais goût, et la même absence de cheminée. Mon cœur s’emballe un instant. Je sais détruire et je suis plutôt douée pour cela. Mon frère a pensé à bien des choses pour que tout se déroule pour le mieux mais nous enfuir grâce à une cheminée reste l’option la plus sécuritaire. Il nous en faut une.

Un juron file entre mes lèvres pincées. « Pas la peine de s’attarrrder ici. » Dans la précipitation de nous faire avancer vers le troisième lieu qui semblait intéressant, la porte claque dans notre dos et un employé présent dans le couloir, en train de consulter un document, relève la tête et jette un regard autour de lui, sourcils froncés, tournant sur lui-même. Nous nous figeons, mes yeux clairs s’empressent de vérifier que tous nos membres sont bien à l’abri sous la cape et je ne laisse filer ma respiration que lorsqu’il se détourne, interpellé par une femme qui souhaite lui parler du dossier Biscus. Mes doigts serrés autour de ma baguette se détendent imperceptiblement. Ignorant le regard de Finnbjörn que je sens peser lourdement sur moi, je nous guide d’un pas rendu plus prudent — beaucoup plus prudent — par ce qu’il vient de se produire.

Arrivés devant la porte, je sens un léger picotement glisser le long de ma nuque puis le long de ma colonne vertébrale. Lorsque je scrute les alentours, je ne vois personne. Rien qui nous empêche de pénétrer dans ce troisième bureau. Une nouvelle fois, aucune résistance. Le battant en bois se referme derrière nous et je jette un regard entendu à mon frère. « Bien que je ne rrregrrrette pas qu’ils nous facilitent la tâche, lorrrsque nous rrrénoverrrons ce Ministèrrre, il faudrrra penser à un peu plus de sécurrrité. » Ne fermaient-ils rien à clef ? Car, jusqu’à présent, nous n’avions pénétré que des bureaux miteux et sans importance, mais celui-ci nous offrait enfin ce que nous cherchions : une cheminée. Le socle fiché dans les pierres de celle-ci débordait de poudre verte, signe qu’elle n’était pas une simple décoration. De l’autre côté des vitres, nous n’avions pas cette fois vue sur Richard Appleton, mais sur une détestable propagande pour la paix et la tolérance. Autant de faiblesse me soulevait le cœur. Celui-ci était néanmoins soulagé d’avoir trouvé notre porte de sortie. Comme apaisé par le succès de cette entreprise, mon corps se réchauffa un peu plus, mes sens attisés par ce qui ne devrait plus trop tarder, toutes mes pensées désormais concentrées sur la destruction. Ce fut à ce moment-là que qu’une sensation de froid intense, s’insinua en moi. Mon regard chercha celui de mon jumeau. « Je crrrois qu’il est l’heurrre. »


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Message(#) Sujet: Re: Blood brothers - Partie I • Erin & Finn Blood brothers - Partie I • Erin & Finn EmptyLun 20 Juin - 22:12


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Rien. Ce mot résonne en moi comme un écho lointain, et, sans que je comprenne pour quelle raison, un sourire s’étend sur mes lèvres. C’est tristement ironique. J’ai l’impression de l’entendre répéter ce que j’affirmais avec conviction il y a des années, et aujourd’hui, je ne partage hélas plus ces certitudes. Pire encore : je suis même certain que pour ma part, je n’y parviendrais pas. Je suis certain que j’échouerai aux portes de l’avenir que je m’étais construit. Je suis certain qu’un seul de nous deux obtiendra finalement ce qu’il voulait depuis le début, et que ce ne sera pas moi. Je le sais depuis déjà quelques temps, et pourtant, je ressens toujours cette douleur thoracique en réalisant… mais mon visage demeure immuable ; je ne laisserais rien transparaître de mes démons intérieurs. « Tu as rrraison, les forrrts avancent, seuls les faibles rrrestent en arrrièrrre. » me contenté-je de répondre, tout en jetant quelques coups d’oeil à travers l’étoffe de la cape, surveillant le vitrage pour vérifier qu’il n’y a aucune irrégularité dans l’atrium. Je l’imagine, elle, revêtir les couleurs de l’uniforme réservé aux tireurs d’élite avec une certaine jalousie, que je m’empresse d’étouffer. J’ai eu le temps de me faire à l’idée, et je dois faire mon deuil : de mes hautes aspirations, de la brigade, d’un futur possible aux côtés d’une jeune fille remarquable aux cheveux de jais, mais aussi de ma famille. Et aucun mot ne serait assez fort pour exprimer ce que cette idée m’inspire… Mais je dois faire le vide, laisser le néant envahir mon esprit jusqu’à ce qu’il ne reste rien. Tout simplement rien.

Je chasse mes pensées noires. Ma soeur n’a pas à les connaître, pour le moment. J’ai insisté pour qu’elle me rejoigne, et que nous nous amusions ensemble, une toute dernière fois : j’y tiens beaucoup. Pour le moment, je ne devrais rien avoir en tête d’autre que le plaisir intense de dégager toutes ces bannières à l’effigie de l’époux Appleton, et c’est sur quoi je tente de me focaliser. « Grand-Pèrrre ne restera pas dirrrecteurrr d’un collège toute sa vie. Quand les moeurrrs aurrront évolué, ce poste lui conviendrrra bien mieux. » commenté-je en imaginant le visage de notre aïeul remplacer celui du traître… Je suis bien conscient qu’un tel changement ne sera pas immédiat, mais j’ai l’intime intuition qu’il finira par se produire, tôt ou tard. Et si ce n’est pas lui, alors ce sera un autre d’entre nous. Hannibal, peut-être… Après tout, nous faisons tous partie du même noyau, et si pour ma part j’ai renoncé à mon propre destin, cela n’altère en rien ma foi inébranlable en le coeur de notre famille. J’erre dans le bureau à pas feutrés, suivant la direction empruntée par ma soeur qui nous guide à travers la cape ; j’inspecte le nouveau bureau, analysant nos possibilités de fuite, nos angles de tirs, et esquisse une moue… Les photographies qui recouvrent le mur, montrant Richard Appleton en train de serrer la main à ce sale imposteur qui se prétend premier ministre chez les moldus manque de donner la nausée. Je l’approuve silencieusement lorsqu’elle déclare vouloir changer de lieu, et la suis dans les couloirs, toujours armé de ma baguette, toujours prêt à m’en servir en cas de besoin. Je sens les battements de mon coeur s’intensifier, mais le rythme ne témoigne pas d’une quelconque irrégularité… pour le moment.

Avant de parvenir dans le dernier bureau de l’étage, je remarque que nous sommes étrangement seuls, ce que l’usage de la légilimancie ne tarde pas à me confirmer. Nous pénétrons dans le bureau sans difficulté, et cette fois, j’ai le plaisir de constater que celui-ci est muni d’une cheminée. « Crrrois moi, nous serrrons déjà bien plus sélectifs dès l’entrrrée. Dans un monde parrrfait, ni les impurrrs ni les trrraîtrrres à leurrr sang ne devrrraient pouvoir pénétrrrer dans un établissement tel que celui-ci. » ajouté-je en soupirant, jetant un oeil au plafond : quel potentiel gâché, dans cette bâtisse… Mais lorsque nous gagnerons le pouvoir, nous aurons tôt fait de lui rendre toute sa noblesse. Cependant, il n’est plus l’heure de s’attarder ; cette froideur, que je sens à l’extrémité de mes doigts, n’est pas liée à une banale chute de la température. Je me tourne vers Erin, qui, sous la cape, annonce notre offensive… « Je le sens aussi. » murmuré-je, avant de tirer de ma chemise la chaîne à laquelle pend ma montre, que je consulte aussitôt. « Il est dix-neuf heures cinquante-quatrrre. A cinquante-cinq, nous attaquons, à cinquante-six, nous devrrrons êtrrre parrrtis. » déclaré-je d’un ton sans appel, avant de lever mon index. « Et n’oublie pas la marrrque. » Je tire de ma poche un sachet contenant de la poudre verte, que je dépose à proximité de l’âtre, avant de caresser l’embout de ma baguette. Je m’avance en direction de la vitre, sans que celle-ci ne renvoie notre reflet. « Tu prrrends les vitrrres de gauche, je m’occupe de celles de drrroite, si cela te convient… ? » C’est une question rhétorique ; le temps nous est compté, nous n’avons pas le temps de discuter davantage, il faudra composer avec cela. Je surveille ma montre, jusqu’à ce que la grande aiguille finisse par s’arrêter : il est à présent dix-neuf heures cinquante-cinq et, je me tiens fidèle à mes engagements, je suis toujours très à cheval sur la ponctualité. « Lykke til, søsteren min » lancé-je à l’adresse d’Erin, échangeant un regard entendu avec elle, avant de diriger ma baguette vers les carreaux, en direction de l’atrium. « Nebulus » prononcé-je alors d'une voix distincte, faisant fi des premiers hurlements lointains qui commençaient à nous parvenir, annonçant sans doute l’arrivée des détraqueurs au sein du département des relations avec les moldus.

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Message(#) Sujet: Re: Blood brothers - Partie I • Erin & Finn Blood brothers - Partie I • Erin & Finn EmptyLun 20 Juin - 22:49



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Un ricanement féroce souligna les propos de mon tendre jumeau. Les faibles n’avaient pas leur place en ce monde, nous le savions depuis longtemps déjà. Seuls les forts vainquaient et seuls les vainqueurs méritaient de s’élever au plus haut. Nous étions nés dans la grandeur, la puissance, la noblesse et la pleine conscience de notre supériorité. Notre futur ne serait rien de moins. Il serait même plus, bien plus, perfectionné par nos actes. À l’instar d’un joailler polissant des pierres précieuses, nous nous appliquions à faire disparaître toutes les travers de notre société. Elles étaient nombreuses mais nous étions intraitables. Un jour viendrait où nous serions tous deux membres des tireurs d’élite, à une place qui nous revenait de droit mais que notre parfaite maîtrise de la magie avait taillé sur-mesure. Un jour, également, Grand-Père quitterait les murs moites de Poudlard, débarrassé de sa vermine, pour faire flotter ses traits élégants sur les bannières de l’atrium. Un jour, le monde retrouverait enfin sa sa place. Un jour, enfin, la seule ombre au tableau qui prenait la forme d’une maladie génitale handicapante tomberait face à son remède. Finalement, la rancune s’était envolée, remplacée par un plaisir sauvage. Ce soir marquerait l’histoire. J’étais simplement incapable de m’imaginer à quel point.

Nos pas silencieux et invisibles nous emmènent de bureau en bureau. Devrais-je dire de taudis en taudis ? Car je ne voyais guère de différence entre ces pièces où s’amoncellaient les dossiers poussiéreux et cette bicoque que nous avions rehaussée de notre présence, le temps d’une entrevue, dans l’Allée des Embrumes. Finalement, tous les rats se ressemblaient. Cette constatation me tira un reniflement de mépris. Sans rencontre la moindre difficulté, nous pénétrâmes dans un énième cabinet. Ils se ressemblaient tous, mais celui-ci avait le mérite d’être possédé d’une cheminée. Notre porte de sortie. Voilà qui lui conférait un cachet certain. Un sourire vint danser sur mes lèvres. Parfait. L’esprit libéré de ce point de détail, le reste ne serait plus qu’un plaisir entier, libéré de ses entraves. « Dans un monde parrrfait, ils n’aurrraient pas le drrroit de vivrrre autrrrement que pourrr nous serrrvirrr. » répliquai-je pensivement. J’étais trop impatiente, bien plus que mon jumeau, bien plus que mes aïeuls. Je voulais pouvoir claquer des doigts et assister à l’avènement de ce que nous appelions de tous nos vœux, tout en sachant pertinnement que cela demandait du temps. Et puis, dans le fond, si tout s’obtenait aussi facilement, nous serions passés à côté de moments délicieux comme celui-ci.

Une sensation de froid glacial interrompt nos badinages. Nos regards opalins se croisent, éclairés d’une compréhension muette. L’heure avait enfin sonnée, sous la forme silencieuse de silhouettes encapuchonnées, fidèles messagères d’une mort pitoyable. Nous étions suffisamment loin d’eux pour ne ressentir que cette gêne glacée et être épargnés par les pensées mauvaises qu’ils avaient le don de vous arracher, saignant les cœur pour les laisser vides de sens. C’était un sort charmant qui attendait les employés de cet étage. Du moins, j’espérais qu’un ou deux baisers seraient échangés, afin que la peur soit la plus totale. Finnbjörn redevint lui-même en un battement de cils, abandonnant nos bavardages pour rythmer la suite de notre soirée d’une voix implacable. Cinquante-cinq, nous attaquions. Il nous offrait soixante secondes pour faire tomber sur cet endroit un aperçu de l’enfer. C’était amplement suffisant. Le silence nous enveloppa alors que nos yeux clairs ne quittaient pas la petite aiguille qui avançait lentement vers le point d’orgue de notre soirée. Cinquante-sept, cinquante-huit, cinquante-neuf… Nos regards se croisèrent, habillés de la même étincelle de connivence.

« Gi de svake en sjanse, vi har talentet, min bror. » répondis-je avec un sourire infini et une flamme immense au fond de mes prunelles. Le temps des douces paroles était révolu, il laissait place à celui des actes. Finn fit apparaître un épais brouillard dans l’atrium qui se mit à emplir lourdement l’espace, tandis que des cris résonnaient au loin, annonçant les premières rencontres avec notre diversion. « Fenestrrra. » La pointe de ma baguette dirigée vers la droite annonça l’explosion des vitraux en des centaines et des centaines de morceaux qui se mirent à pleuvoir par-dessus les brumes de mon jumeau comme autant de gouttes acérées. Nous n’avions pas le temps de nous montrer délicats, c’était ce que j’appréciais par-dessus tout.

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Message(#) Sujet: Re: Blood brothers - Partie I • Erin & Finn Blood brothers - Partie I • Erin & Finn EmptyLun 20 Juin - 23:20


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A peine ai-je prononcé l’incantation qu’un éclair bleu s’extirpe de ma baguette, et semble se dissoudre jusqu’à former un épais nuage. Les volutes de fumée s’éparpillent, et commencent à s’infiltrer dans l’atrium, recouvrant ce dernier d’un voile opaque, et privant les quelques sorciers qui se trouvent à l’intérieur de visibilité. La lumière commence à baisser, au fur et à mesure que la brume commence à recouvrir l’espace… Certes, nous souffrirons nous aussi d’un manque de précision, mais contrairement à eux, nous ne pâtirons pas de l’effet de surprise. Erin sait ce qu’elle a à faire, et même si ses noces lui ont sans doute beaucoup accaparé l’esprit ces derniers mois, elle n’a rien perdu de cette fougue qui la caractérise, qui fera sans doute d’elle une tireuse hors pair lorsqu’elle aura franchi les sélections. J’ignore combien de secondes se sont écoulées, en tout… Le temps nous est compté, mais j’ai l’impression que l’instant s’est figé dans l’espace : abrités sous la cape d’invisibilité dans un bureau désert appartenant à un employé administratif quelconque, nous observons, comme les capitaines d’un navire en déroute, la mer de nuage qui se dessine à travers les vitres. Si l’on entendait pas ces cris venus de l’extérieur, on pourrait presque se sentir paisible face à cette étendue calme…

Durant peut-être un instant, j’oublie les dangers qui me menacent : j’oublie que nous pourrions être conduits à Azkaban si les choses ne se déroulent pas comme je l’ai prévu, j’oublie l’hypertrophie de mon muscle cardiaque qui me condamne à renoncer à mes aspirations profondes pour camper une chambre d’hôpital. J’oublie les lettres que j’ai rédigées, avant de partir, et que Knut sera chargé de déposer à leurs destinataires après minuit. Je me concentre uniquement sur la beauté de ce moment, où la cape noire des détraqueurs apparaît à la surface de la brume. J’en vois apparaître un, puis, deux, puis trois, qui sillonnent à la recherche d’âmes égarées. Puis, le brouillard se fait plus dense, faisant disparaître avec lui les créatures. Du coin de l’oeil, je vois ma soeur brandir à son tour sa baguette, puis la diriger vers les carreaux sans l’ombre d’une hésitation. « Fremragende » murmuré-je alors, les yeux rivés sur elle. C’est comme cela que j’avais imaginé notre dernier combat, côte à côte… Et plus que d’ordinaire, l’admiration que je lui voue est si vive ! Elle semble farouchement déterminée, et cette simple vision suffit à faire battre mon coeur encore plus vite, comme si le bruit de mes pulsations décomptait une à une les secondes qui s’égrainent avant l’échéance. J’aperçois ses lèvres bouger, puis la fugacité d’un éclair lumineux zébrant l’air… Je crois entendre au loin du verre cassé, comme une explosion de cristal en des milliers de petits morceaux brillants, comme de fines particules. sans grande certitude : la fumée opaque et nébuleuse qui s’étend devant nous gêne encore ma visibilité. Sous nos pieds, quelques secousses viennent menacer notre équilibre, mais je m’agrippe à Erin pour ne pas perdre pied… A mon tour, sans perdre une seule seconde, je lève l’extrémité de ma baguette vers les carreaux, et prononce distinctement : « Bombarrrda Maxima ». L’éclair fuse, comme une balle de fusil, à travers l’ouverture pour s’enfoncer dans la brume… Et quelques secondes plus tard, une détonation, puis de nouveaux cris retentissent. La fumée devient plus dense encore, et bientôt, c’est tout ce qui restera de ce département…

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Message(#) Sujet: Re: Blood brothers - Partie I • Erin & Finn Blood brothers - Partie I • Erin & Finn EmptyLun 20 Juin - 23:53



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Un. Deux. Trois. Nos regards se croisent, prunelles jumelles qui étincellent de la même lueur puissante. Je sens mon cœur battre plus vite, plus intensément maintenant que le moment est venu. Quelques mots de notre langue natale se déposent entre nous. Le calme avant la tempête. Quatre. Finnbjörn fait apparaître un brouillard opaque qui emplit inéluctablement tout l’atrium. Cinq. Celui-ci se retrouve plongé dans une obscurité qui sied à merveille aux cris qui résonnent quelque part à cet étage. Je prends le temps d’imaginer les silhouettes pitoyables de la vermine qui travaille ici, pourchassées par les silhouettes encapuchonnées, symboles du plus profond désespoir. Six. D’une voix ferme où brûle une excitation que je ne prends pas la peine de masquer, je fais exploser plusieurs vitres sur notre droite, envoyant danser des centaines d’éclats tranchants parmi cette mer de nuage qui obstrue la vue de nos ennemis. Car c’est ce qu’ils sont, même si l’adversaire est invisible à leurs yeux. Sept. À ma gauche, l’exclamation de mon tendre jumeau me parvient à peine, étouffée comme dans un rêve. Huit. Sa présence à mes côtés me fait oublier les risques inconsidérés de cette entreprise, de même que la culpabilité lancinante qui m’avait enveloppée tandis que j’abandonnais Junior et la promesse d’un bal dont nous nous serions rapidement enfuis. Je n’avais pas fait ce choix de gaieté de cœur mais qu’est-ce que cela changeait à la finalité ? Les dernières semaines avaient été étranges, faites de défiance et de vérités voilées comme il n’y en avait pas eu depuis si longtemps. Pourtant, en cet instant, alors que nos regards se croisaient et que nos sourires brûlaient de la même vigueur, je vibrais d’une pleine confiance. Nous étions intouchables, comme nous l’avions toujours été. Nous étions forts et nous écrasions les faibles, affublés d’un cœur malade qui ne nous empêchait pourtant pas d’atteindre les sommets. J’étais gonflée d’orgueil et aveuglée par cette sérénité qu’il ne cessait jamais de dégager.

Neuf. Quelques secousses viennent faire vaciller notre équilibre. Dix. Finnbjörn s’agrippe à moi tandis que j’écarte les pieds pour affermir ma position. Onze. C’était comme si nous avions décidé, d’un commun accord, de faire preuve de l’étendue de nos talents chacun notre tour. Lui, puis moi, et voilà qu’il ne perdait pas de temps pour tendre sa baguette de nouveau. Douze. De toute façon, du temps, nous n’en avions que très peu. Treize. Son sortilège fuse, s’éloigne de nous à toute allure, semble déposer une traînée de silence là où il passe, avant que… Quatorze. L’explosion m’arrache un rire qui supplante les hurlements qui se font plus nombreux. « Sublime. » Quinze. La vermine se mettait en branle pour riposter. Quelques éclairs lumineux mettaient encore plus en valeur le brouillard qui les étreignaient, comme un nuage chargé d’éclairs un soir d’orage. Si c’était nous qu’ils essayaient de viser, ils s’y prenaient bien mal. Néanmoins, même les plus idiots ne manqueraient pas de remarquer que seul ce bureau possédait des fenêtres brisées. De là à faire un lien évident… Les surestimais-je ? Seize. Un éclair magique zébra les confins du brouillard, plus proche de nous. C’était encore insuffisant pour nous toucher, mais le moment n’était pas venu de leur laisser trop d’occasions de se défendre. Dix-sept.  « Incendio. » La langue de feu dont j’étais si familière et à laquelle j’étais profondément attachée serpenta jusqu’aux bannières sur lesquelles souriait le visage idiot du Ministre actuel, éclairant cette scène de bataille de lueurs violentes. Dix-huit. Dix-neuf. Vingt. Les secondes se suspendirent à peine alors que j’observai mon feu dévorer lentement, d’abord, puis de plus en plus frénétiquement, les lambeaux de tissu. Vingt-et-un. À mon grand regret, il ne sembla pas se propager plus loin que les traits détestables d’Appleton. Le Ministère flamberait une autre fois. Vingt-deux. Un sortilège passa au-dessus de nos têtes, nous manquant sans même nous inquiéter. Ils ne savaient toujours pas où nous nous trouvions et ils devaient, qui plus est, composer avec la menace des Détraqueurs qui continuaient d’errer dans les couloirs du Ministère. Vingt-trois

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Message(#) Sujet: Re: Blood brothers - Partie I • Erin & Finn Blood brothers - Partie I • Erin & Finn EmptyMar 21 Juin - 0:26


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Je suis un être réfléchi, j’en suis mûrement convaincu. Chacune de mes actions est précisément millimétrée pour que je ne laisse rien au hasard. Et pourtant, combien j’aime ces moments décisifs, où tout se joue, où chaque bataille revêt une importance symbolique, où chaque exécution de sortilège pourrait bouleverser l’avenir du monde que nous connaissons… C’est la raison pour laquelle je sais depuis l’enfance que j’étais prédestiné à devenir tireur. Ce feu-là, nous l’avons dans nos veines, nous le nourrissions déjà lorsque nous nous sommes unis pour faire pénétrer le Selma dans l’enceinte de l’école, lorsque nous avons libéré le Feudeymon, lorsque nous nous sommes essayés aux sortilèges impardonnables sur un vulgaire moldu. Et quoi que puisse en dire les médecins qui suivent mon état, j’ai le sentiment que ce feu-là ne me quittera jamais, même si je choisissais le retour à la voie de la raison. Grand-Père m’incite à la suivre, et j’imagine que je pourrais encore changer d’avis, si je le souhaitais… Mais je sais intimement qu’il est trop tard. Ce n’est pas grave, devant la tempête qui se joue à cet instant précis au coeur du ministère, je me sens enfin apaisé. Quelques détraqueurs émergent de temps en temps pour disparaître à nouveau dans la brume, une sirène retentit au loin : j’imagine qu’ils ont déclenché l’alarme, et que la police magique ne devrait guère tarder à intervenir. Combien de secondes nous reste-t-il ? Trente, vingt… ? Je suis tenté de me saisir de ma montre à gousset pour la consulter, mais mes yeux ne parviennent à se détacher du spectacle qui se joue devant nous, à travers la vitre de l’un des bureaux du département des relations moldues. Ce service est obsolète, après tout… Dans le monde que nous aspirons à bâtir, nul n’aura à se soucier de ce que peuvent bien penser les impurs de nous.

Le sol tremble à nouveau, et j’entrevois à travers le voile nébuleux quelques éclairs, dirigés un peu au hasard. J’imagine que notre position leur est encore inconnue… Et tandis que j’observe à travers le tissu de la cape les débris voler en éclat à travers les volutes de fumée, c’est Erin qui prend le relais ; si je pouvais douter de sa motivation lorsque nous avons transplané vers le ministère, j’ai le plaisir de constater que le goût du fracas a eu tôt fait de la rattraper. Au fond de moi, j’ai besoin de savoir que lorsqu’elle aura emprunté cette nouvelle voie à laquelle elle aspire, elle sera toujours nourrie par ce feu destructeur, et qu’elle s’en servira pour défendre notre cause commune : nous en avons besoin. Comment pourrions-nous aspirer à retrouver notre légitimité au sein du monde sorcier, si même nos éléments les plus vindicatifs baissent les bras ? Non, je veux pouvoir croire que malgré mon absence à ses côtés, elle sera déterminante dans la lutte qui attend les nôtres. Et c’est parce que je sais que ces ultimes luttes se joueront sans moi que je veux profiter de ce moment, comme s’il allait durer une éternité, comme s’il s’apprêtait à marquer dans l’Histoire de son sceau… Comme s’il symbolisait, ce soir, alors que nous répandons le chaos comme une traînée de poudre dans un département entier du ministère, la scission définitive entre le monde des impurs et le notre. Et j’en ai la confirmation lorsque je contemple les flammes lécher le visage idiot d’Appleton, sur cette bannière ridicule qui le présente comme notre souverain légitime à tous : c’est une nouvelle ère qui s’annonce. Mais la réalité a tôt fait de me rattraper ; nous avons un décompte à surveiller… Les trente premières secondes ont défilé à une rapidité folle, et trente autres nous séparent de l’échéance. Un éclair surgit des ténèbres, un craquement sinistre retentit au sein du bureau... Le temps se suspend à nouveau. J'observe la surface de la vitre se lézarder, et le verre par exploser : la force de la déflagration nous pousse à reculer et, par réflexe, je porte ma main à mes yeux pour les protéger des débris. J'ose finalement les rouvrir, et examine mes bras, couverts de quelques coupures qui me causent des picotements. Rien de bien sérieux malgré les saignements qui semblent superficiels, à première vue... « Tu n’as rrrien ? » m'enquis-je auprès de ma soeur, qui pourrait bien avoir eu moins de chance que moi. J'ose espérer qu'elle n'a reçu aucun débris... Le moment est plutôt mal choisi pour donner des raisons à mon coeur de s'emballer.

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Message(#) Sujet: Re: Blood brothers - Partie I • Erin & Finn Blood brothers - Partie I • Erin & Finn EmptyMar 21 Juin - 0:54



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J’aimais assez contempler Finnbjörn utiliser des sortilèges aussi violents que ceux dont j’avais l’habitude. De manière générale, il était plus subtil que ça, là où je me montrais d’une férocité explosive. La montre de mon jumeau n’avait lancé les festivités que depuis quelques secondes que déjà le Ministère se transformait en un chaos qu’il était plaisant de contempler, du haut de notre bureau martelé par quelques secousses. Nos attaques s’en prenaient-elles aux fondations branlantes de cet empire détestable construit sur la tolérance et la faiblesse ? Je n’espérais rien de moins. Qu’ils brûlent ou qu’ils meurent touchés par des explosions, ces êtres insignifiants qui méprisaient la toute-puissance sorcière. Ils ne méritaient pas vraiment que nous leur accordions une telle importance, mais c’était nécessaire pour qu’ils retombent dans l’oubli. Les secondes voraces nous forçaient à ne pas perdre de temps. Tant mieux, puisque j’avais horreur de ça. Impressionnée par la force de l’explosion de mon frère adoré, je refusais d’être en reste en me contentant de briser un peu de verre. Tout cela manquait de feu. Déchaînant les éléments, je m’employai à réduire en cendres les banderoles où le visage pathétique du Ministre nous narguait tandis que, autour de nous, les éclairs de magie fusaient sans nous toucher. De tous les côtés, les cris résonnaient, douce mélodie de confusion et de terreur. Une symphonie dont se délectaient mes oreilles, rendue plus parfaite encore par la présence de Finnbjörn à mes côtés. Il était le seul avec qui ces moments pouvaient exister. Le seul capable de les créer et de les emmener à leur apogée en flattant mes élans les plus dangereux.

Sans montre, il était dur d’estimer le temps qu’il nous restait, mais je faisais entièrement confiance à mon frère pour nous le rappeler. Il n’était pas du genre à laisser les choses au hasard, les aiguilles n’étaient sûrement pas très loin de ses pensées, ses yeux clairs prêts à considérer les secondes passées et celles à venir. J’aurais pu rester des heures ainsi, à faire pleuvoir une succession de malheurs sur la plèbe qui se pressait dans la peur, si ce n’était le risque de se faire prendre, le risque de se faire juger, le risque de perdre ce futur délicieux que j’avais déjà délaissé ce soir. Le risque de se faire blesser. Éphémère toute-puissance ou insolente inconscience ? Le temps se suspendit, les secondes n’eurent plus d’importance. Sous nos pieds, les tremblements s’étaient accentués mais un craquement sinistre les envoya dans les limbes de l’oubli, eux aussi. En face de nous, une vitre encore intacte marquée d’un impact se fissura, lentement d’abord, comme pour nous tenir en haleine, puis elle explosa, projetant sa chair de verre brisé dans le bureau que nous occupions.

Le bras levé pour me protéger le visage, je reculai d’un pas sous le souffle de la déflagration, mes doigts encerclant le poignet de Finnbjörn pour m’assurer de sa présence à mes côtés. Lorsque mes yeux clairs retrouvèrent enfin les siens, toute mon attention l’enveloppa, s’assurant qu’il n’avait pas été gravement touché. Heureusement — pour lui ou pour le coupable de ce crime, c’était nébuleux — ce ne semblait pas être le cas. Une inquiétude similaire se faufila entre ses lèvres, trouva un sourire arrogant sur les miennes en guise de réponse. Seulement alors, la douleur lancinante éclata, me coupant le souffle et m’empêchant d’articuler le moindre mot. Ce n’était pas les fines coupures sur mon bras, causées par les débris volants, qui était responsable de cette sensation de brûlure qui enflammait mon corps tout entier. Baissant la tête avec une lenteur troublée, je vis l’éclat de verre fiché dans ma hanche bien avant d’en comprendre le sens. Quelques battements de cils brumeux précisèrent le filet de sang qui se noyait dans le tissu de mes vêtements, tâche luisante sur un tissu bien sombre. Douleur, douleur, douleur. Elle m’était familière, comme une vieille amie choyée. Les rituels aussi bien que les matchs de Quidditch m’avaient permis de la côtoyer intimement, aussi savais-je comment la ménager et ne pas me laisser terrasser par elle. Il allait falloir refermer la plaie, mais maintenant que j’avais repris mon souffle, nous pouvions terminer ce que nous étions venus faire ici. « Morrrsmorrrdre. » persifflai-je, baguette tendue vers la voûte qui répercutait les cris et les bruits sourds du spectacle qui continuait de se dérouler en ces lieux. Un filet aussi lent que tragique — enfin, tout dépendait pour qui — s’échappa de ma baguette magique. La lueur verdâtre apporta avec elle un silence de plomb, assourdissant à son apogée, alors que la Marque des Ténèbres prenait forme au-dessus de l’atrium. Les cris avaient cessé, plus aucun sortilège ne fusait. J’imaginais la vermine sous le choc, les visages levés, désemparés, vers le signe de leur chute, celui de notre suprématie. C’étaient les quelques secondes dont nous avions besoin pour que la cheminée avale toute trace de notre présence. Lorsqu’ils reprendraient leurs esprits, nous serions déjà loin. « Allons-y, min brrrorrr. Je ne tiens pas à égarer mon sang ici. » ironisai-je, une pointe de dégoût dans la voix, le teint plus pâle à chaque seconde.

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Message(#) Sujet: Re: Blood brothers - Partie I • Erin & Finn Blood brothers - Partie I • Erin & Finn EmptyMar 21 Juin - 18:46


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Nous nous attendions à une contre-attaque. Nous avions quelques précieuses secondes d’avance, l’avantage de la surprise, le profit de la diversion offerte par les détraqueurs du Magenmagot, mais la police magique sait se montrer réactive. En voyant la vitre qui nous fait face se fissurer, jusqu’à finalement exploser, nous emportant lors de la déflagration, j’ai peine à croire que mes seuls bras recouverts par la cape d’invisibilité suffiraient à me protéger… Mais pourtant, hormis quelques coupures enlaidissant mon épiderme immaculé, je n’ai rien à déplorer. C’est le signal, il est plus que temps de partir si nous ne souhaitons pas craindre de répercussions plus graves, aussi je m’apprête sans tarder à faire demi-tour en direction de la cheminée en entraînant ma sœur avec moi. J’interroge Erin sur son état, et me tourne finalement vers elle… Ma vision se trouble légèrement. J’osais espérer que si j’avais été épargné par les débris de verre, elle le serait aussi… Mais la taille du morceau de verre tranchant, planté dans sa hanche, a tôt fait de me détromper. Dans une situation aussi délicate que celle-ci, il est important de garder la tête bien froide, mais je ne peux m’empêcher de grimacer, laissant mon visage trahir mon inquiétude. Je jette un œil à la plaie sanguinolente, et fronce les sourcils. Elle n’est pas très belle à voir… La chair est à vif, exposée, rougeoyante : l’un des sangs les plus purs de cette société est en train de se déverser sur sa peau et ses vêtements. Je ne doute pas de mes capacités à pouvoir lui prodiguer les meilleurs soins, mais nous manquons de temps Et il faut bien avouer que le moment n’est pas merveilleusement choisi pour la traiter… Cela devient une nécessité, nous devons partir sur le champ.

J’entends déjà des pas se presser dans les couloirs, j’imagine qu’ils commencent à fouiller les bureaux. Si nous nous attardons trop ici, nous pourrions bien tomber nez à nez avec eux, et je souhaite absolument éviter la moindre confrontation. Sans tarder, je me retourne en direction ma sœur blessée, et lui désigne la cheminée. Il en faut cependant plus pour l’arrêter… La voilà qui lève sa baguette vers la voûte, lançant l’incantation de la Marque des Ténèbres. Et cette dernière ne tarde guère à apparaître au-dessus de l’atrium, luisante, irradiant le ministère de sa puissance : le crâne plane, et de sa mâchoire s’échappe le serpent verdâtre, annonciateur de mille malheurs pour ceux qui choisiront de s’opposer à nous. Ceci fait, je prends les devants. « Accrrroche-toi bien à moi. Ne me lâche surrrtout pas. » lui ordonné-je, en soulevant ma sœur jumelle de terre, une main soulevant ses jambes, passant son bras autour de mes épaules, tout en veillant à ne pas toucher sa hanche blessée. La cape commence à glisser légèrement, le sang commence à tacher l’étoffe, la rendant visible pour ceux qui ne peuvent pourtant nous apercevoir ; je n’en tiens pas compte, et m’avance vers l’âtre, tenant bien fermement le bras d’Erin autour de ma nuque. Je la relâche finalement, arrivé près de l’âtre, pour m’emparer d’une poignée de poudre de cheminette dans le petit sachet que j’ai amené pour nous assurer une sortie sans encombre. Je la serre au creux de mon poing, et brandis ma baguette que je dirige vers le sol : « Recurrrvite » lancé-je d’un ton calme, observant s’évaporer les dernières traces laissées derrière nous. Ce serait comme si nous n’étions jamais venus, comme si nous n'avions jamais quitté l'école ce soir, et personne ne pourrait témoigner de la catastrophe qui vient de frapper le ministère. Les secondes continuent de s’égrainer, et j’entends des coups portés contre la porte, au moment où je déverse la poudre contenue dans la paume de ma main… « Burrreau du dirrrecteurrr, Poudlarrrd. » ordonné-je, d’une voix froide, jusqu’à voir tout notre environnement disparaître autour de nous. J’entends un bourdonnement, puis tout se met à tanguer, à tourbillonner, jusqu’à nous renvoyer à quelques centimètres de kilomètres, bien loin du drame, en Ecosse.

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La confusion régnait en maître sur le champ de bataille. Les sons et les couleurs se mélangeaient, cris de douleur et de panique sur une toile brumeuse parsemée d’éclairs magiques. Un chaos dont nous étions les responsables et dont nous savourions toute la saveur, invisibles sous ma cape, souverains silencieux qui contemplaient la chute de cette sordide vermine. La lune serait bien rouge, ce soir, et déjà je pensais à ce vin promis qui nous attendait dans le bureau de Grand-Père, déjà j’en humais les arômes de victoire, déjà je percevais le son de nos coupes tintant l’une contre l’autre, scellant des promesses silencieuses aussi vieilles que nos premiers mots. Quelques soient les chemins que nous empruntions et les différences qui les constellaient, nous revenions toujours à ce qui faisait la flamme de nos existences. Nous étions nés pour ça et il n’était pas question de nous décevoir, comme l’avait fait notre aîné. Les champs de bataille étaient assurément des spectacles captivants. Cependant, ils n’étaient pas exempts de risque — c’était ce qui faisait tout leur éclat — et même notre supériorité pouvait se retrouver éclaboussée par quelque riposte. Les proies avaient cette détestable habitudes de se débattre jusqu’à leur fin, quand bien même celle-ci était inéluctable. À quelque distance de nous, une vitre encore intacte vibra sous l’impact d’un sortilège. Une fissure s’y propagea telle une malédiction, sa course lente et folle à la fois suspendant les secondes qui s’égrenaient malgré tout, puis le verre explosa en fragments tranchants.

Nos prunelles jumelles se croisèrent, un éclat de soulagement éclairant les miennes en constatant que Finn n’avait rien, une grimace se propageant jusqu’aux siennes lorsqu’il remarqua qu’il n’en était pas de même pour moi. J’avisai ma blessure avant d’en ressentir la douleur qui emporta avec elle mon souffle et ma parole. Ce n’était rien de mortel, une simple coupure qui saignait plus que de raison. Il en fallait plus pour me détourner de nos objectifs. Mâchoire serrée, ignorant les vagues lancinantes que chacune de mes respirations arrachait à la plaie sanguinolente, je bandai toute ma concentration pour un dernier sortilège, une signature sans laquelle il serait tout à fait impoli de s’enfuir. Je n’entendais même pas les bruits de plus en plus proches dans les couloirs de l’étage, incapable d’écarter suffisamment le flou qui dansait devant mes yeux clairs pour prêter attention à autre chose qu’à mon frère et ma magie. Pendant que le feu liquide de la douleur se répandait dans mes veines — les mêmes que mon sang désertait si allègrement — l’ombre verdâtre d’un reptile immatériel se propagea jusque sous la voûte de l’atrium. Là, le serpent s’enroula sur lui-même, dessinant une marque qui faisait partie de l’histoire, poussant tous les êtres présents à lever les yeux vers elle, regards mêlés de surprise et d’effroi. Maintenant, nous pouvions rentrer.

C’est la voix de Finnbjörn qui m’ancra brutalement dans l’instant présent, m’arrachant à ma contemplation qui se faisait de plus en plus engourdie. Mes doigts s’étaient détachés de son poignet, je le remarquai seulement maintenant. Il me fallut une demi-seconde pour saisir où il voulait en venir alors que ses bras me soulevaient déjà du sol avec une précaution que je jugeais inquiète. Un ricanement amoindri fila entre mes lèvres, relevées par le sarcasme. « Je peux encorrre marrrcher. » Mais chaque mouvement tiraillait violemment ma hanche, tourmentant ma blessure, et j’étais bien aise de ne pas avoir à me mouvoir rapidement jusqu’à l’âtre, aux pieds duquel il me relâcha. Appuyée contre les pierres de la cheminée, mon attention suivit ses dernières dispositions précautionneuses, le visage crispé, la respiration sifflante. Enfin il s’empara de la poudre verte et la laissa tomber à nos pieds en prononçant d’une voix claire notre destination. J’étais incapable de dire avec exactitude si les coups qui résonnaient encore alors que nous étions emportés à des centaines de kilomètres de Londres étaient ceux que des employés zélés portaient contre la porte du bureau que nous venions de quitter ou ceux que la douleur s’amusait à projeter contre mes tempes.

Toussotant à cause de l’âpreté de ce moyen de transport — la cheminée de Grand-Père était d’une propreté impeccable, mais ça n’était pas le cas de celle dont nous provenions — je fis quelques pas en dehors du foyer éteint avant de me laisser tomber sur un fauteuil. Nous l’avions fait. Une prudence qui ne m’était pas familière m’avait poussé à refuser la proposition de mon jumeau dans un premier temps, avant que la culpabilité de le laisser faire avancer notre cause seul ne me pousse à délaisser mon fiancé pour le retrouver. Et nous l’avions fait. Un sourire sauvage et flamboyant dansait sur mes lèvres, malgré la souffrance qui pulsait entre mes côtes. Mes doigts caressèrent doucement le bout de verre, toujours fiché dans ma chair, avant de l’en arracher d’un coup sec et de le jeter au sol, tachetant le parquet de quelques gouttes d’un rouge rubis. « Que dirrrais-tu de fairrre disparrraîtrrre cette érrraflurrre avant que nous célébrrrions notrrre trrriomphe ? » fis-je à l’attention de Finn, cherchant de mes yeux opalins les siens qui devaient déborder de la même joie féroce. J’espérais que Grand-Père pourrait se libérer de ce bal sans intérêt au plus vite et nous rejoindre en ces lieux intimes. Rien ne pouvait mieux souligner notre performance qu’un regard plein de fierté de sa part.

( Pando )
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