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 Bizutage des Serdaigles

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Mary Asquith

Mary Asquith



À SAVOIR

Arrivé(e) le : 10/11/2020
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Année : 6ème année

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Message(#) Sujet: Bizutage des Serdaigles Bizutage des Serdaigles EmptyDim 12 Sep - 23:12

HRP:
 


La semaine avait été chargée. Outre la reprise des cours et la joie de voir les premiers changements apportés par la direction, j’avais dû me préoccuper de la traditionnelle soirée destinée à intégrer les nouveaux de la maison dont j’étais encore la préfête, comme l’attestait l’insigne que je portais désormais fièrement. Mon nouveau co-préfet, à défaut d’être un sang-pur de bonne famille avait au moins le mérite, contrairement à l’ancien de ne pas être un sang-de-bourbe. Un vent nouveau soufflait sur l’école et cette soirée, à défaut d’être raffinée aurait au moins le mérite de faire comprendre à tout le monde où était sa place. Évidemment, l’idée ne venait pas de moi. Blaze avait eu l’idée, j’avais approuvé. « Esprit de corps », « discipline », il n’en fallait pas plus pour me convaincre même si j’avais discrètement prévenu les sangs-purs de ma maison afin qu’il échappe à cette humiliation. Tiendraient-ils compte de mon message ? Je n’en savais rien mais si pour une raison ou une autre, je devais me dédouaner de mes actes, je n’aurais qu’à dire que c’était l’idée de Blaze.
Le plan était clair et il suffit d’un hochement de tête de Blaze, peu après minuit pour que je me mette en mouvement, direction les dortoirs féminins. J’ouvris une à une les portes, allumant chaque chandelier magique. Des regards surpris, à moitié endormis, suivaient mes pas. La nuit serait moins calme que prévu pour eux.
« Allez, levez-vous ! »
Je secouai sans ménagement une jeune serdaigle qui tentait de se rendormir.
« Ce n’est plus le moment de dormir et si j’étais vous, j’obéirais sans discuter… N’oubliez pas que les préfets sont là pour garantir l’ordre dans leur maison. »
Péniblement, chacune s’habilla, lançant çà et là des regards courroucés ou étonnés et se dirigea à ma suite dans la grande salle. Blaze et les garçons ne tardèrent pas à nous rejoindre et tandis que mon complice ouvrait la voie, j’expliquai à voix basse mais suffisamment audible pour que tous m’entendent.
« A partir de maintenant, vous me suivez sans bruit, sans poser de questions, sans vous éloigner. N’oubliez pas que les tableaux ne dorment pas forcément et que plus vous ferez de bruit, plus vous aurez de problèmes. »
Qu’ils me suivent ou pas n’avait pas beaucoup d’importance pour les tableaux mais ils ne pouvaient pas savoir que j’outrepassais ce soir mon rôle de préfète. Il suffit que Blaze m’indique que la voie était libre pour que je fasse signe à notre ribambelle d’aiglons de nous suivre.
Quoi que je dise, je n’étais pas tout à fait sereine. À chaque pas, j’avais l’impression qu’un tableau me fixait. Et une fois dehors, les statues prirent le relai de mes impressions. Pourtant, nous parvînmes sans encombres à l’orée de la forêt. C’était là notre destination mais nos camarades de classe ne pouvait pas encore deviné que nous n’irions pas plus loin.
Blaze prenait un malin plaisir à expliquer la situation tandis que je passais dans les rangs prendre les baguettes, me souvenant un instant de la dernière fois où j’avais subi un tel affront. Mais cette fois-ci ça n’avait rien à voir, Appleton n’était plus et ce n’était qu’une soirée destinée à rapprocher tout le monde – ou presque. Blaze comprenait l’esprit de corps comme quelque chose d’uniformément applicable à tous, moi je savais bien que je détournerais encore une fois un peu les règles pour m’en prendre à ceux qui le méritait vraiment et épargner les plus purs.
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Blaze H. Mansfield

Blaze H. Mansfield



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Arrivé(e) le : 25/02/2020
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Message(#) Sujet: Re: Bizutage des Serdaigles Bizutage des Serdaigles EmptyDim 12 Sep - 23:15

Minuit venait de sonner discrètement dans la salle commune de Serdaigle, désertée depuis longtemps à cette heure-ci de ses occupants. Le couvre-feu du directeur était pour le moment plutôt respecté et sans doute soucieux de ne pas se faire remarquer dès le début d’année les sages petits serdaigles devaient désormais dormir à poings fermés dans leurs dortoirs.

Pour le moment…

Un hochement de tête en direction de Mary et Blaze s’étira, se craqua les doigts, et pris la direction des dortoirs des garçons.

Trois coups sourds à chaque porte et une sortilège pour rallumer les chandeliers éteins et réveiller tous ces paresseux.

- « Allez debout là-dedans ! Vous dormirez plus tard ! C’est le moment de prouver que vous êtes dignes d’être des serdaigles ! »

De son côté, Mary devait s’adonner à la même opération, réveillant un par un chaque étage du dortoir des filles.

- « Allez enfilez moi des chaussures et des uniformes, on traine pas, vous avez pas le choix de toute manière c’est matière obligatoire ce soir ! »

Manifestement, le jeune homme prenait un malin plaisir à exercer son autorité sur ses petits camarades, son badge de préfet flambant neuf épinglé sur son pull bleu et argent aux couleurs de sa maison. Cette année, il était aux manettes, alors on pouvait oublier les petits concours de dessin à la con de Cameron ou les soirées d’intégration pleines de bons sentiments qui vous ramollissaient à coup sûr une promotion. Puisque l’ambiance était au tour de vis, la maison serdaigle n’y ferait pas exception, d’autant qu’elle comptait cette année un bon paquet de nouveaux. Il fallait discipliner la chair fraiche et pour ça, rien ne s’imposait plus qu’un bon petit bizutage !

Quand il eut vérifié que les dortoirs étaient vides et tous les garçons debout Blaze les réunit avec les filles dans le salle commune. Baillant, dépeignés et pour un certain nombre perdus ou apeurés, le jeune homme hocha la tête d’un air satisfait. Une bonne bande de gamins mal dégrossis, mais avec la bonne thérapie on allait en faire des winners en moins de deux !

- « Bon, je laisse Mary vous expliquer la suite des opérations, moi j’ouvre la voie. »

Il fallait encore traverser le château sans encombre et avec les nouveaux gardiens des couloirs ce n’était pas gagné d’avance. Or se faire cramer les obligerait clairement à revoir leurs plans et donc à gâcher la petite fête qu’ils avaient passé la semaine précédente à préparer.

Se faufilant par la porte de la salle commune, Blaze entreprit de parcourir les quelques couloirs à proximité, mettant en avant son insigne pour calmer les éventuelles suspicions des peintures. Un des avantages d’avoir obtenu le poste : désormais il n’avait plus à se planquer pour sortir en douce.

La voie dégagée, il revint passer sa tête dans la salle commune.

- « Mary, c’est bon, on peut y aller. »

Ayant bien demandé que tout le monde fasse silence, ils menèrent leur petite ribambelle à travers les couloirs et dans les escaliers, descendants étages après étages jusqu’au grand hall du château.
Ils en poussèrent les portent et pénétrèrent dans le parc, direction… la forêt hantée.

Les deux préfets n’étaient pas crétins au point de se lancer dans une excursion solitaire dans les bois avec l’ensemble de leur maison – y compris des premières années – mais le leur laisser croire n’était pas interdit. Et puis ils avaient besoin d’un endroit discret pour leurs activités, le couvert des arbres ferait parfaitement l’affaire.

- « Avec un peu de chance on évitera de croiser une araignée géante. » balança-t-il à la cantonade d’un air joyeux tout en prenant garde de ne pas faire trop de bruits.

Le trajet jusqu’à l’orée des bois mit moins de cinq minutes à être effectué d’un pas rapide et se repérant à l’aide de rubans qu’il avait accroché aux branches un peu plus tôt dans l’après-midi, Blaze et Mary menèrent la petite troupe à l’intérieur de la forêt, pas assez pour s’y perdre mais au moins pour ne plus apercevoir les lumières du château.
Si le temps était plutôt bon, il se rafraichissait à l’ombre des arbres et bientôt le préfet dû sortir sa baguette et activer son lumos pour éclairer un chemin de plus en plus sombre et inquiétant.

Puis ils s’arrêtèrent. Rien ne permettait de distinguer cet endroit d’un autre, si ce n’est une corde tendue à hauteur de ceinture entre deux arbres et une bâche en plastique bleu étalée sur le sol.

Blaze arrêta la petite troupe, les jaugea d’un air satisfait puis annonça d’un ton clair :

- « Bienvenue à tous ! Nouveaux arrivants dans la maison Serdaigle ou vieux de la vieille, bienvenue ! Cette année ne sera pas une année comme les autres, pour ceux qui ont de la bouteille vous savez que le trophée nous est passé sous le nez l’année dernière et on pense que c’est la faute à pas assez de solidarité et de coordination à l’intérieur de la maison ! »

Assez théâtralement, il s’était hissé sur une souche d’où il pouvait dominer l’assemblée.

- « Le directeur nous a donc donné carte blanche pour créer des liens et un esprit de corps, ce que vous allez vivre ce soir est la première étape de l’aventure ! »

C’était évidement un mensonge complet mais qui irait vérifier une telle chose à présent ?

- « Maintenant que vous êtes ici, plus question de faire marche arrière, sinon vous rentrez tout seul dans la forêt et croyez moi personne ici a envie de se perdre dans les bois en pleine nuit, surtout vu ce qui y rôde. Tant que vous faites ce qu’on vous dit, vous êtes en sécurité, on s’occupe de tout, alors pas de panique. »

Ça, c’étaient les formules d’usage pour calmer un peu la fébrilité de tout le monde, et surtout des plus jeunes. Il se fendit d’un sourire plus inquiétant.

- « Mary va passer dans les rangs et vous allez lui donner vos baguettes. Vous les récupérerez à la fin de l’épreuve… si tout s’est bien passé. Pas de magie sur ce coup-là, juste votre courage et votre habilité, c’est aussi ça Serdaigle. C’est le moment de prouver qu’on peut faire corps tous ensemble, y compris dans des domaines où de base on est pas forcément super à l’aise. »

Pendant qu’il parlait, sa camarade avait entreprit de récupérer les baguettes et les leva au-dessus de sa tête quand chacun eut donné la sienne. Blaze hocha la tête d’un air satisfait.

- « Super ! La première épreuve commence donc… maintenant ! » il ricana. « Et pour prouver qu’on a rien à cacher les uns aux autres… tout le monde se met en sous-vêtements ! Allez pas de discussion. »

Il agita les baguettes comme pour rappeler qui contrôlait la situation.

- « Un vrai bizutage c’est quand on casse les tabous, je peux vous dire qu’après ça il y aura plus aucune gêne pour personne ici ! » rigola-t-il en les regardant s’exécuter et venir déposer fringues et chaussures sur la bâche plastifiée prévue pour garder tout ça au sec.

Puis, comme pour meubler le silence, il se lança dans de nouvelles explications.

- « Le principe est simple ! Petit parcours d’obstacle dans la forêt, rien de bien difficile et si vous suivez correctement le chemin vous pourrez même vous laver dans le lac noir avant de rentrer fêter ça au chaud dans la salle commune parce que, oui, ça risque d’être un peu salissant ! »

Il n’en dit pas plus mais vu son air rayonnant, il laissait peu de doute sur le fait que tout avait été pensé de longue date.

- « Allez en ligne, et s’il y a des questions, vous aurez le droit de les poser à la fin du parcours ! »




Quoi ma gueule ?
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Cassiopeia V. Borealis

Cassiopeia V. Borealis



À SAVOIR

Arrivé(e) le : 07/05/2020
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Crédit : Kathleen
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Message(#) Sujet: Re: Bizutage des Serdaigles Bizutage des Serdaigles EmptyLun 13 Sep - 14:00

La semaine de la rentrée a semblé particulièrement intense cette année. J’étais heureuse de retrouver mes amis, mon lit, ma routine. Mais, même si j’avais déjà assisté à la plupart des cours, l’enchainement n’en était pas moins prenant. Je suis donc bien déterminée à profiter de ce week-end pour me reposer un peu et potasser tranquillement mes bouquins. Cette année, la révolution, c’est fini pour moi ! Je veux travailler, passer du temps avec mes amis, et surtout ne pas faire de vagues !

Je suis donc dans mon lit, rejouant dans mon sommeil une balade au clair de lune, sur le sable blanc d’une plage de Thaïlande, main dans la main avec Leo. Soudain, le jour se lève. Ca ne s’était pas passer comme ça, la dernière fois, si ? A vrai dire, il y a plusieurs sources de lumière, comme s’il y avait plusieurs soleils de plus en plus brillants… Mes yeux s’entrouvrent sous l’éclat, et je réalise que ce sont les chandeliers du dortoir.
- Quoi, c’est déjà le matin … ? je marmonne d’une voix endormie, en tentant de lutter contre l’envie de me retourner dans ma couette pour me rendormir et retourner à mon rêve qui s’est interrompu avant le moment le plus intéressant.

J’entends soudain une voix féminine qui nous aboie à moitié de nous lever. @Mary Asquith. On a fait connaissance quand elle est arrivée à Poudlard, au début de ma deuxième année. Au début, elle avait l’air sympathique… Et puis, au fil des règles de Blackman, j’ai découvert son vrai visage. L’hypocrisie d’une sang-mêlée pro sang-pure malgré la différence de traitement ne m’a pas échappé. Mary, elle, avait visiblement méprisé mon mouvement, et je n’ai pas beaucoup plus de respect pour elle qu’elle ne m’en porte.

Elle nous ordonne de nous lever et de nous rhabiller, en nous rappelant son autorité de préfète. Peu désireuse de faire des histoires, j’obtempère en taisant mon exaspération. Comme j’en ai pris l’habitude, j’enfile ma robe de sorcière et me change en-dessous, dissimulant mes cicatrices aux regards des autres à toutes les étapes. Dans la salle commune, les garçons nous rejoignent, et Mary nous ordonne de la suivre sans bruit, sans questions, sans s’éloigner. Elle précise ensuite que les tableaux ne dorment pas forcément, et que si on est bruyants, on aura plus de problèmes. Ah, donc en plus, ils emmènent la maison entière pour une expédition nocturne non autorisée ? Super ! Et moi qui voulais respecter les règles, cette année…

Ils nous entrainent donc à travers les couloirs, jusqu’à l’orée de la forêt. En y entrant, je me décale pour marcher près de @Noah A. Wood. Lui et moi avons déjà fait ensemble l’expérience de la stupidité de Blaze l’année dernière, un jour au réfectoire.
- Tu sais ce qu’ils ont prévu ? je lui murmure discrètement.

Blaze s’arrête enfin. On est pas très loin dans la forêt, mais bien assez pour inquiéter les plus jeunes – mon cœur se serre à cette pensée. Je cherche du regard @Y. Amaïa Sawner, dans la pâtisserie de laquelle j’ai pris nombreux délicieux petits déjeuners durant mon stage à Oxford. Puis @Aurore W. McAlister – je la connais à peine, mais c’est une amie proche de Kath. Est-ce qu’elles vont bien ? Est-ce qu’elles ont peur ? Est-ce qu’Amaïa est dans tous ses états ?

Blaze nous souhaite la bienvenue, et cela me laisse un goût amer dans la bouche. Je sais que j’ai un peu critiqué, en blaguant, le choix de Maxwell comme préfet. Mais @Blaze H. Mansfield ?! Autant prendre un macaque tibétain et le nommer sherpa !!!

Enfin bref, il nous souhaite la bienvenue et nous prévient que ce sera pas une année comme les autres. J’avoue que moi, j’ai pas trop suivi le trophée, mais bon, j’avais une bonne excuse, si vous voyez ce que je veux dire.

Il monte sur une souche pour nous faire son numéro et annonce que le directeur leur a donné carte blanche. Je hausse un sourcil sceptique et j’ajoute en chà l’adresse de Noah.
- Il a carte blanche, mais on doit faire gaffe aux tableaux ? Il se fout de nous, là, en fait ?
Je crois qu’il a oublié qu’on est des Serdaigles. La logique, c’est notre truc, et certains s’en sortent mieux que cette tête de piaf, visiblement.

Il ajoute qu’on ne peut plus faire marche arrière, sous peine de rentrer seuls dans la forêt et de risquer de se perdre dans les bois en pleine nuit, et que si on les écoute, on est en sécurité. Ben tiens ! Wouah, dis donc, je peux compter sur l’intelligence de Blaze pour me protéger, me voilà rassurée !

Blaze annonce ensuite que Mary va passer dans les rangs et qu’on va lui donner nos baguettes. Mon sang se glace dans mes veines, et j’ai un léger mouvement de recul. Puis j’ai l’impression de bouillir si fort que le sang pulse à mes oreilles. Mary va me prendre ma baguette ? Répète ça pour voir ?!

Oui, oui, je sais ce que j’avais dit… Que je n’allais pas faire de vague. Mais à part les première années, tout le monde ici sait pourquoi j’ai été renvoyée. Parce que je ne voulais pas donner ma baguette.
Et soudain, j’ai un déclic. J’ai déjà essayé de ne pas faire de vagues… C’est exactement ce que je faisais quand on m’a subitement convoquée dans la grande salle pour me réclamer ma baguette… Et voilà que ça recommence !
En fait, ça ne me réussit pas, de ne pas faire de vagues.

Mary passe dans les rangs, commence à récupérer des baguettes. Quand elle arrive à ma hauteur, elle tend la main vers la baguette que j’ai à la main. Je l’écarte hors de sa portée en lui lançant un regard menaçant.
- Réfléchis bien, Mary. Est-tu vraiment sûre que tu veux me demander de te donner ma baguette ? je l’avertis d’une voix sourde.

Malheureusement, Mary n’est pas assez maligne pour tenir compte de mon avertissement. Qui a eu l’illustre idée de les mettre à Serdaigle, ces deux là ?!
Question rhétorique, bien sûr, me répondez-pas.

Je balaie les autres Serdaigle du regard et j’ajoute à voix assez haute pour que même Blaze m’entende depuis son perchoir.
- Vous faites tous ce que vous voulez, c’est plus mon problème. Mais moi, ma baguette, je la garde.
Je plisse les paupières en regardant Mary.
- Et si c’est un problème, alors je me casse.
Je suis pas mère Theresa, bordel ! J’en ai largement assez fait pour essayer de défendre la veuve et l’orphelin. Maintenant, I’m gonna look out for number one.
Si d’autres veulent faire pareil, surtout s’ils sont plus jeunes, on peut trouver notre chemin hors de la forêt ensemble.


Suite des actions de Cassi pour ceux qui arrivent après:
 

@Serdaigles
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N. Harriet Karmali

N. Harriet Karmali



À SAVOIR
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Arrivé(e) le : 22/08/2017
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Crédit : Junior ღ
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D'autres comptes ?: Erin, Rosalie

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Message(#) Sujet: Re: Bizutage des Serdaigles Bizutage des Serdaigles EmptyLun 13 Sep - 15:17



( bizutage | SERDAIGLE ☉ HARRIET )
Avec un petit soupir je me laisse tomber sur mon lit et dénoue le foulard qui retient mes lourdes boucles brunes. Le dortoir est calme et aucun bruit ne vient troubler ma retraite silencieuse. En comparaison, la Salle Commune que je viens de quitter est des plus agitées. La première semaine est passée à une allure folle : entre la répartition, mes nouveaux camarades, ma rencontre avec Hayden et son amie, Michaela, les retrouvailles avec Sidney, la découverte de Lilith — qui avait été des plus étonnantes — sans parler de celle de Misha — quelles étaient les probabilités pour que ma voisine ET un garçon rencontré sur un toit soient tous les deux des sorciers, comme moi — les cours, les professeurs, les matières qu’il fallait rattraper, celles où je ne pigeais rien, celles où je parvenais à me sentir un peu à l’aise, les devoirs qui tombaient déjà comme des gouttes de pluie durant l’averse… Ça avait été épuisant. Socialement épuisant. Fatiguée, je n’ai même pas envie d’aller dîner : ce soir, je veux juste rester seule dans mon dortoir, écrire un peu, dessiner aussi, jeter un regard courroucé à ces lettres qui attendent une réponse que je ne veux pas donner — Maman n’avait qu’à y penser avant — et dormir longuement. Le temps d’une douche chaude et je me glisse sous mes draps, vêtue d’un t-shirt trop grand pour moi qui me sert efficacement de pyjama. Les draps sont chauds, le lit est moelleux : je me sens bien dans le confort de ma chambre, mais j’ai un peu plus de mal avec le reste de ce château d’un autre âge. Ces tableaux étranges et ces statues bizarres qui semblent garder un œil sur nous me donnent des frissons désagréables. Tout est tellement différent… Mais au moins, pour l’instant, je n’ai pas encore vu un seul serpent géant.

Je m’endors tôt, une craie de couleur coincée entre les pages de mon carnet — j’étais en train de rédiger mes impressions sur cette nouvelle vie et d’en dessiner quelques aspects quand les bras de Morphée se sont refermés autour de moi. Un sommeil agréable qu’on écourte trop tôt. Quelques coups frappés à la porte me font sursauter et je jette un regard endormi quoique brillant d’une lueur agacée à la préfète qui vient de surgir dans ma chambre. Je n’aime pas son ton pas plus que je n’apprécie les ordres qu’elle donne comme s’il était acquis que nous devions lui obéir sans broncher. Des voix dans le couloir m’indiquent que mes camarades de maison sont progressivement en train de se lever et je finis par obtempérer. Leurs coutumes sont peut-être des plus étranges, je ne peux pas vraiment savoir mais... J’ai un mauvais pressentiment — je ne la sens pas, cette fille — mais je m’habille tout de même assez rapidement et je quitte ma chambre au profit de la pièce commune pour constater que tout le monde est debout. Du moins, je ne peux que le supposer — je suis loin de connaître chacun des membres de cette maison — après un regard circulaire. J’aperçois Sidney et voir un visage connu dans toute cette pagaille me rassure un petit peu ; non loin de là Hayden est dans le même bateau. Tout ça ne semble pas avoir grand chose avec l’ordre de la maison, je doute que les étoiles qui brillent dans le ciel, dehors, soient témoins de quelque chose de bien. Ou alors, ils sont vraiment bizarres. Ce qui ne serait pas non plus totalement impossible.

Nous quittons les lieux et je me glisse entre le flot d’élèves pour mieux me rapprocher des deux seuls repères qui sont les miens dans cette marée ensommeillée. J’arrive à atteindre Sidney mais Hayden n’est plus visible. « Et le couvre-feu ? » je souffle à mon camarade tout en me mettant à triturer le tissu bariolé que je n’ai pas eu le temps de détacher de ma main — il ne manquerait plus que je le perde ou que quelqu’un comprenne qu’il s’agit de mon doudou. J’ai le cœur qui bat un peu plus fort à chaque pas mais la voix de la fille, la préfète, balaye la peur pour laisser tout le loisir à mon esprit de contradiction poussé de s’exprimer. La suivre sans bruit ? Tête baissée, je tousse, suffisamment fort pour que cela résonne dans le couloir. Et tant pis si cela doit m’attirer des problèmes : je n’ai aucune intention de l’écouter sans un mot et d’opiner sagement à tout ce qu’elle dit. La procession poursuit néanmoins son chemin et quitte le château pour le parc, se rapprochant de cette forêt que le directeur avait annoncée comme interdite lors du banquet. Bientôt, le doute n’est plus permis : c’est bien là-bas qu’on se dirige. « Je n’y vais pas, c’est hors de question » je dis, à l’attention de Sidney. J’ai tellement envie de pouvoir trouver Hayden dans la foule et de lui demander si tout cela est normal mais, où qu’il soit, je ne le vois pas, et j’en suis réduite à composer avec mes propres intuitions. Qui ne sont pas bonnes du tout. Je regarde à droite et à gauche, je veux m’éloigner de tout ça, mais le groupe est compact et je suis emportée dans son élan. Impossible de m’en extirper.

On pénètre la forêt — toujours aussi interdite que la minute d’avant, sauf que cette fois-ci, on a les deux pieds dedans — et on continue de suivre sans un mot les deux préfets. Personne ne compte rien leur dire, à ces deux-là ? C’est donc normal ? C’est toujours comme ça que ça se passe ? On marche quelques minutes et puis on s’arrête sous les arbres de la forêt. Il fait noir et il fait un peu plus frais, c’est ni rassurant, ni agréable. Je commence à me sentir plus énervée qu’apeurée de les voir nous traîner sans aucune explication dans un lieu qui n’a rien de très gai. Là, la préfète passe dans les rangs et demande les baguettes de tout le monde. Arrivée à ma hauteur, je secoue la tête de droite à gauche avant de lui répondre d’un ton où pointe un début de colère : « Je n’ai pas pris la mienne. » Autour de moi, j’entends des voix s’élever. C’est donc bien ce que je pensais, ça n’est pas l’usage. Le gars, juché sur une souche, nous interpelle pour nous expliquer qu’il est impensable de faire machine arrière. Parce qu’il croit que c’est plus pensable de rester avec eux ? Faites ce qu’on vous dit... Il n’en faut pas beaucoup plus pour me faire voir rouge. Je déteste qu’on me donne des ordres, surtout quand ils semblent aussi peu légitimes que ceux-ci. Une fille assure qu’elle ne va pas se laisser faire et j’ai bien envie de la rejoindre… mais le préfet poursuit, sans ciller. Il parle de faire front tous ensemble et de se dépasser, moi j’ai la désagréable impression que ça ressemble à un bizutage en bonne et dûe forme. Je ne suis pas née de la dernière pluie et j’ai déjà été la nouvelle, c’est pourtant la première fois que je vois ça à si grande échelle. La goutte de trop, c’est quand il nous demande de nous déshabiller. Plus de doute, c’est vachement malsain son histoire et ça n’a rien de bienveillant. Moi, je ne reste pas, c’est hors de question. « Je vais pas faire ce qu’il demande » je lance à l’adresse de Sidney, sans trop savoir s’il va me suivre ou obtempérer et obéir au préfet. « Et tu devrais pas non plus… Je le sens pas, leur parcours. » Inutile d’en faire la liste, il n’y avait que des signaux d’alarme qui hurlaient que c’était une situation inquiétante. « La fille, là-bas, elle a pas l’air de vouloir faire ce qu’ils disent non plus, si on est plusieurs, on s’en sortira sans problème. » C’était qu’une forêt, interdite, certes, mais il n’y avait donc rien qui assurait que leurs parcours serait plus à l’abri des créatures que le sens inverse, pour retourner au château. Question de logique. Quand même, j’ai le cœur qui bat vite.

@Sidney Driscoll
@Hayden W. Lynch
@Serdaigle

( Pando )
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Blaze H. Mansfield

Blaze H. Mansfield



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Message(#) Sujet: Re: Bizutage des Serdaigles Bizutage des Serdaigles EmptyLun 13 Sep - 23:11

Donner un petit coup de peps à la maison de Poudlard la plus notoirement connue pour être barbante, voila qui était loin d’être une mince affaire, Blaze en avait bien conscience. Il fréquentait les serdaigles depuis maintenant six ans et avait dû plus d’une fois composer avec les éléments les plus rasoirs du groupe.

A commencer par Cassi. Cette fille, il l’avait presque oubliée l’année dernière alors qu’Appleton l’avait renvoyé du château et n’avait noté que très vaguement son retour en début de rentrée, clairement occupé à tout un tas de choses plus importantes. N’empêche qu’elle le gonflait toujours, celle-là, avec son côté mère-la-morale toujours à donner des leçons à tout le monde. Il n'avait toujours pas digéré leur dernière engueulade et n'aurait pas trouvé déplaisant qu'elle ne revienne tout simplement pas à l'école cette année.

Enfin, il fallait faire avec. Le jeune homme l’avisa d’un air vaguement goguenard.

- « Qu’est-ce qui t’arrive Cassi, tu veux pas te séparer de ton doudou ? »

Il haussa les épaules, adressant un sourire chaleureux au reste de l’assistance.

- « Pourquoi tu te prends la tête comme ça ? L’idée c’est de se faire un petit frisson tous ensemble pour apprendre à se connaitre et à s’entraider, si tu veux tout résoudre avec tes sortilèges de dernière années je vois pas l’intérêt, tu vas juste gâcher la soirée d’inté des plus petits. » annonça-t-il d’un ton à la fois moqueur et accusateur. « Un vrai serdaigle se sert de sa tête avant d’utiliser sa magie, tu devrais le savoir ! »

Puis, se tournant vers le reste des élèves d’un ton enjoué, il leva le poing pour les motiver.

- « Est-ce qu’on est des poules mouillés ou des aigles ? Hein ? Est-ce qu’on a peur du noir et d’un peu de boue ? Sûrement pas ! Dans notre maison y a pas de place pour les lâcheurs, un pour tous et tous pour un, comme les mousquetaires !! »

Pas sûr que les sang-purs aient la référence, mais il avait vu le film cet été et la phrase lui avait semblé suffisamment stylée pour la réutiliser ce soir.

@Cassiopeia V. Borealis




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Cassiopeia V. Borealis

Cassiopeia V. Borealis



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Message(#) Sujet: Re: Bizutage des Serdaigles Bizutage des Serdaigles EmptyMar 14 Sep - 8:32

Mary me demande ma baguette, comme à chacun de nos camarades de Serdaigle. Certains la donnent sans rechigner, une autre affirma ne pas l'avoir emmenée. Vrai ? J'en sais rien, impossible que j'aile où que ce soit sans baguette. Par contre, j'aimerais bien avoir pensé à cette ruse - Leo aurait encore dit que j'agis avant de réfléchir. Bon on, je pense que venant de moi, personne y croirait. Pas après les événements de l'année dernière, en tout cas.

Un tas de gens m'ont manqué, mais pas Blaze, ça, c'était certain. Pas une fois je n'ai pensé à ce sale type arrogant depuis mon renvoi - ou même pendant la majeure partie de l'année dernière, à vrai dire. Quant à Mary... Franchement, je fais si peu de cas de cette fille que je n'avais même pas vraiment réalisé - ou retenu - qu'elle était devenue préfète l'année dernière. J'allais voir Cameron en cas de besoin, et puis y avait pas cette autre fille là, la journaliste ? En tout cas, entre un petit cretin farceur et une fanatique pro sang-purs, la maison est arrangée, cette année !

Mary me laisse ma baguette, et part ramener celles qu'elle a pu récupérer à Blaze. Ah tiens, elle a eu un éclat soudain d'intelligence, et réalisé qu'il valait mieux ne pas me chauffer ? Bravo, Mary ! Ça me va ! Laissée tranquille, j'ai plus aucune raison de se barrer, pour le moment en tout cas. Alors je reste simplement là où mon mouvement m'a amenée, en retrait à la lisière du groupe. Autant attendre de voir si les petits étaient en sécurité.

Mansfield affirme donc que la première épreuve commence maintenant. Et que pour prouver qu'on a rien à cacher les uns aux autres... Tout le monde doit se mettre en sous-vêtements. Il agita les baguettes comme un gosse qui secoue le truc qu'il a volé pour narguer sa victime avant de le lancer à son partenaire bully.

Cette fois j'ai pas de grand éclat de voix. Je me contente de m'approcher d'un pas pour poser une main sur le bras de @Y. Amaïa Sawner, qui par chance n'est pas très loin de ma nouvelle position, en secouant la tête.
- Ne laisse jamais un grand te dire de te déshabiller.
Je peux pas s'occuper de tout le monde, et je veux pas m'occuper de tout le monde. Mais Amaïa est particulièrement vulnérable, je le sais, même j'ai pas encore tout compris à son sujet.
Je recule à nouveau d'un pas en faisant un geste pour l'inviter à se placer près de moi, puis croise les bras, baguette toujours à la main.

Blaze ajoute qu'un bizutage est pour casser les tabous, et qu'après il n'y aura plus aucune gêne pour personne. Je marmonne d'une voix inintelligible sauf par les personnes tout près de moi.
- Ben au moins t'es pas gêné par ta connerie, tant mieux pour toi.
Je ne dis rien aux autres qui obtempèrent - ou pas, d'ailleurs, je ne suis pas la seule à être toujours habillée. Parmi eux, une nouvelle, @N. Harriet Karmali regarde dans sa direction. Je hoche la tête, comme pour dire :
- Viens, on les emmerde, on se casse ensemble.
Qui sait, cela pouvait être le début d'une nouvelle amitié ?

Blaze poursuit en disant que le principe est simple, un petit parcours d'obstacles dans la forêt pas trop difficile et ensuite une fiesta dans la salle commune. Très peu pour moi ! Je me passerais volontiers de la fête si ça me permet d'échapper à la stupidité des préfets. Ce n'était pas me salir qui me gêne, et je n'ai pas peur du noir. Mais ce bordel, là, c'est n'importe quoi.

Blaze conclut en ajoutant que si on a des questions, on pourra les poser à la fin.
Blaze, moi, j'ai une question ! Ta connerie, c'est de naissance, ou je t'ai battu un peu trop fort il y a deux ans ? je pense.

Comme si son instinct lui avait dit que je lui parlais dans ma tête, Blaze se dirige vers moi et me demande si je veux pas me séparer de mon doudou. Espèce d'enfoiré.

Il sourit ensuite aux autres, et je comprends exactement ce qu'il est en train de faire. Il joue sur l'effet de groupe, essaie de redorer son image et de montrer qu'on va se foutre de la gueule des "froussards" qui ne jouent pas le jeu.

Il me demande pourquoi je me prends la tête comme ça. Petit frissons pour apprendre à se connaître, mes fesses ! Je suis pas une tricheuse. Je sais juste reconnaitre une idée débile quand je la vois. Il ajoute qu'un vrai Serdaigle se sert de sa tête avant sa magie. Mais c'est parce que je me sers de ma tête que je veux pas filer ma baguette à un mec qui les collectionne.

Il fait un speech aux autres, et pendant ce temps, je réfléchis un instant. Est-ce que je me raccroche vraiment à ma baguette comme à un doudou ? Mon regard se pose sur le nouveau tatouage de colibri, au creux du poignet qui la tient.

Ma baguette de poirier était un doudou, auquel je me raccrochais alors que sa protection était aussi illusoire que celle qu'un vieux chiffon. Mais celle-ci ? Cette baguette est une arme entre mes mains.

Est-ce que j'ai besoin de rester armée ?

La forêt est dangereuse, et il serait stupide de ne pas s'en souvenir. Je fais modérément confiance à Blaze pour avoir l'intention d'assurer un minimum la sécurité du groupe. Mais Mary ? Mary pourrait bien avoir prévu de jeter tous ceux qu'elle n'aime pas en pâture aux acromentules.

Blaze conclut en citant les trois mousquetaires.
- C'est bon, t'as fini ? je lui demande sèchement.

Puis je m'adresse aux autres
- C'est pas un doudou qu'il vous faut, ce soir. Vous avez pas entendu ? Y a un pervers qui rôde dans la forêt pour mater des filles à moitié à poil.
Je termine cette phrase en lançant un regard assassin à Blaze. Histoire qu'ils voient bien de qui je parle.

- Cette idée est complètement débile. On peut se rouler dans la boue dans le parc en journée si ça vous amuse. On peut aussi se faire peur avec des histoires de fantômes bien tordues, je suis sûre qu'on est beaucoup ici à en connaitre. Mais ça ? Non seulement on enfreint le règlement - et j'espère que personne ici n'a gobé que le directeur a autorisé ça alors qu'on doit faire gaffe aux tableaux et aux statues. Mais en plus... Votre job est d'assurer la sécurité des élèves, surtout les plus jeunes. Et votre petit jeu là, c'est dangereux, stupide et dégradant. Sans moi.

Sans quitter des yeux Blaze et Mary, prête à riposter si l'un d'eux me jette un sort, je tends la main à Amaïa - celle qui ne tient pas ma baguette, bien sûr. Si elle ne veut pas venir, je ne la forcerais pas, mais je lui laisse une chance d'échapper à tout ça en pouvant tout de même rentrer avec la protection d'une grande qui tient à sa sécurité. Et puis je m'éloigne - à reculons, car je suis trop maligne pour présenter mon dos à mes ennemis.
- Dernier appel pour les gens intelligents qui veulent pas rentrer seuls. Harriet ?



@Blaze H. Mansfield:
 
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Hayden W. Lynch

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Message(#) Sujet: Re: Bizutage des Serdaigles Bizutage des Serdaigles EmptyMar 14 Sep - 14:28


Bizutage de rentrée

Hayden pris au piège dans la forêt


Alors que Hayden s’était pourtant couché tôt, succombant à la tentation du sommeil dès lors que ce dernier l’avait surpris, tandis qu’il luttait malheureusement contre son premier devoir d’astronomie. Mais incapable de se concentrer sur l’alignement des constellations, il avait reconnu sa défaite, et gagné son dortoir où il s’était assoupi sans tarder. Mais quelques heures plus tard, du boucan se faisait entendre, et des voix portantes se diffusaient à travers la pièce, sans qu’il ne sache authentifier leur source. « Quoi… ? » grogna-t-il encore à moitié ensommeillé, ne sachant réellement si cette scène était en train de se dérouler dans sa réalité, ou dans son rêve brusquement interrompu. La voix de Mary Asquith lui parvint, et il ouvrit les yeux avec peine, cliquant des paupières en direction de Noah, qui paraissait vaguement éveillé lui aussi… « Mec, j’me lève que si y a le feu. » articula-t-il à peine entre ses dents, la tête fourrée dans l’oreiller, n’entendant que vaguement l’agitation environnante comme s’il espérait encore pouvoir se réfugier dans sa bulle onirique. Mais alors qu’il espérait encore que Morphée viendrait le cueillir, il se redressa soudainement dans son lit, se massant le crâne. « Y a le feu, tu crois… ? » demanda-t-il sur un ton plus sérieux, avec dans l’idée que ça pouvait être une réelle éventualité. Après tout, si les préfets débarquaient au beau milieu de la nuit, c’était peut-être qu’il se passait quelque chose de grave… Noah ne semblait pas en savoir davantage que lui, à en juger par son air d’incompréhension. Ils se levèrent péniblement, Hayden flottant dans son t-shirt noir trop grand du groupe Scorpions, légèrement délavé, et dans un vieux survêtement. Peu accoutumé à se montrer dans une telle tenue, il replia ses bras contre son torse, comme pour se protéger des regards extérieurs. Heureusement, pour cette fois, tout le monde semblait logé à la même enseigne, et chacun défila en pyjama dans le couloir menant à la salle commune, maugréant d’avoir été ainsi réveillé. Les yeux hagards des élèves se croisaient tandis que les préfets dictaient des mesures à l’ensemble de la maison… Blaze disparut un instant pour consulter les tableaux, et Hayden échangea avec Noah un regard lourd de sous-entendus. Sans savoir pourquoi ils avaient été forcés à se lever, il se laissa guider à travers les couloirs, et descendit les escaliers avec le reste du groupe en se demandant s’ils avaient bien le droit de sortir de nuit…

Et une fois dans la forêt, l’absurdité de la situation le frappa de plein fouet tandis qu’on leur annonçait ce qui les attendait… du bizutage de rentrée. Il cligna plusieurs fois des yeux en apprenant que la direction les avait autorisés à organiser cet événement… Pourquoi avait-il eu l’air de craindre d’être pris par un tableau, dans ce cas ? Sans doute était-il trop peu réveillé pour raisonner correctement, mais Hayden n’était pas certain de comprendre ce qu’on attendait exactement d’eux. Mais le pire vint lorsqu’on exigea qu’ils donnent leurs baguettes et se mettent en sous-vêtements… Il ouvrit la bouche d’un air dépité, et tourna la tête en direction des autres. « Dis-moi qu’on est encore dans mon rêve, pitié… » lâcha-t-il à l’adresse de Noah en grimaçant. Sérieusement… il était plutôt partant pour resserrer les liens avec ses camarades, mais ils ne pouvaient pas faire une soirée à thème, comme tout le monde ? Il n’avait pas pensé à prendre sa baguette en se levant, tant cette initiative l’avait pris de cours… Dire que le directeur avait donné son appui pour ce projet surréaliste ! Ça promettait pour le reste de l’année : à Halloween, on les contraindrait peut-être à se déguiser en poulets, et à Noël on les enverrait probablement combattre un dragonnet en maillot de bain dans la neige… Entendant le ton monter entre la fille qui s’était fait renvoyer l’année dernière, et Blaze, il opta pour calmer le jeu. « Ok ok, ça va, j’enlève le t-shirt. On peut garder les pantalons ? » demanda-t-il à leurs tortionnaires, le ton empreint d’espoir. Ce n’était peut-être pas le moment d’entamer des négociations alors que l’une des jeunes filles était littéralement en train de déverser sa colère, mais il n’avait franchement pas envie de s’attirer des problèmes, ou pire, attirer l’une des bêtes affamées dans la forêt. D’un geste réticent, il s’écarta légèrement, par pudeur, et fit passer le tee-shirt des Scorpions au-dessus de sa tête, dévoilant son torse avec une certaine gêne. Comme pour se protéger, il replia les bras et son haut roulé en boule contre lui avant de le déposer à contrecœur sur la bâche, espérant que l’on n’exigerait pas qu’ils exhibent réellement leurs sous-vêtements…

Une brise froide lui arracha un frisson tandis qu’il balayait la zone du regard, se demandant quel genre de parcours les attendait. Il jeta un coup d’œil inquiet en direction de Harriet qui lui semblait particulièrement nerveuse ; en effet, il ne doutait pas qu’une telle mise en bouche pouvait la déstabiliser profondément… Elle souffrait déjà sans doute du décalage avec son école au Brésil, et si c’était de cette manière qu’on l’accueillait ici, elle ne ferait sans doute pas de vieux os dans les environs. Se mordant l’intérieur de la joue, il prit son courage à deux mains, et s’approcha de Blaze qui claironnait à tout-va des instructions. D’un ton diplomate, il tenta une approche envers le nouveau préfet, se contorsionnant les poignets dans son dos : « Mec, soyez cools avec les nouveaux… Ils connaissent à peine Poudlard, si vous les débarrassez déjà de leurs fringues ils vont demander le transfert à Beauxbâtons dans la semaine. » lança-t-il à l’adresse du jeune garçon, espérant que cela permettrait d’apaiser quelques tensions. Au vu de ce que savait Blaze à son sujet, il n’avait certainement pas envie de se le mettre à dos… Même s’il n’était pas franchement emballé par cette idée de bizutage, son instinct lui susurrait qu’il valait mieux aller dans le sens de son aîné, afin qu’il ne divulgue pas « accidentellement » certaines informations compromettantes le concernant. Maintenant, il ne restait qu’à savoir ce que les préfets avaient l’intention de faire d’eux… soirée d’intégration, ou vaste humiliation ? Il se demanda alors s’il devait rester, en soutien avec ses camarades d’infortune, ou s’il devrait détaler comme un lapin au beau milieu des bois.

@Noah A. Wood
@Blaze H. Mansfield
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Dmitri D. van Aken

Dmitri D. van Aken



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Message(#) Sujet: Re: Bizutage des Serdaigles Bizutage des Serdaigles EmptyMar 14 Sep - 15:36

Le bizutage des serdaigles.

‟ ou comment s'attirer des problèmes inutilement „


Attendre un évènement dont on ignorait la teneur avait quelque chose de palpitant, mais aussi de fort ennuyant : Mary lui avait bien intimé de ne pas être dans son dortoir ce soir-là, mais qui croyait réellement qu’un enfant aussi têtu que lui puisse écouter aveuglément les avertissements de l’adolescente ? La curiosité était plus forte qu’aucune sage pensée et nulle parole n’aurait su lui faire entendre raison. Alors il attendait, vêtu de son uniforme, dessinant sur un calepin dans la faible obscurité de la pièce. Ses camarades de dortoir dormaient depuis belle lurette, lorsque finalement, la fatigue remporta le rude combat qu’il menait contre lui-même ; et en fin de compte, ses paupières vinrent à se clore quelques minutes à peine, semblait-il, avant que ne surgisse dans la chambre le préfet de la maison. S’il n’y avait rien d’agréable à être réveillé en sursaut, une certaine satisfaction pointait tout de même le bout de son nez, marquant le visage de Dmitri d’une étrange lueur : enfin ! Cette chose, contre laquelle il avait été mis en garde, arrivait. Il ne pouvait y avoir de pareille coïncidence : la venue de Blaze était liée au message de Mary, et puisqu’ils avaient pour rare point commun d’arborer un même insigne, nul doute qu’il s’agissait là d’un plan, sinon fomenté ensemble, au moins vaguement consenti par les deux parties.

Mansfield avait cet étrange don de se montrer clivant dans l’esprit du tchèque : les quelques fois où il avait eu l’occasion de converser avec lui avaient été fort instructif quant à sa personnalité taquine et joueuse. Il ne ressentait pas la moindre amicalité à son égard, mais il avait pourtant accepté d’entrer dans ses plans de manipulation picturale à des fins purement intéressées... quelque part, le nouveau préfet savait susciter l’intérêt du plus jeune comme peu de personnes avaient su le faire jusque-là. Il fallait au moins lui reconnaître cette qualité : un charme indéniable qui parvenait bien souvent à faire passer la pilule de ses insupportables remarques. Et étrange paradoxe, il était content de voir qu’il était mêlé à cette histoire de mise en garde. De tous les élèves que les aléas de la répartition avaient envoyés à serdaigle, Blaze était sûrement celui dont on pouvait le plus attendre de rebondissement surprenant. Dmitri se méfiait de lui autant qu’il le regardait avec une certaine admiration ; en bon benjamin d’une famille nombreuse, il avait naturellement appris de nombreuses choses et avait forgé sa personnalité par mimétisme ou par réaction. La sainte aversion qu’il nourrissait à l’égard de ses frères ne l’avait pas empêché de retenir de leur part bien des leçons, aussi répétait-il inconsciemment ce schéma d’apprentissage avec les plus âgés du collège de sorcellerie.

Le garçon sauta de son lit prestement, émergeant bien vite de son court repos ; il n’avait pas encore eu le temps de plonger dans un profond sommeil, le rendant plus alerte que ses compagnons d’infortunes. Dans l’opération, et tout de même pris par surprise, les fournitures qu’il avait délaissées sur son lit s’étalèrent au sol dans un discret fracas que les protestations de ses pairs achevèrent de dissimuler. La main du jeune van Aken se porta machinalement vers sa baguette, sans qu’il ne sache toutefois quoi en faire. S’il était presque aussi perdu que ses camarades, il savait au moins que ce réveil n’était pas improvisé, mais cela changeait-il réellement quelque chose ? Les brèves secondes d’hésitation qu’il eut suffirent au préfet pour prendre l’ascendant et Dmitri se laissa emporter par le groupe. En quelques minutes, tous les élèves de la maison étaient réunis dans la salle commune, pour la plupart échevelés et perdus entre réalité et sommeil quitté trop tôt. Alors que Blaze les abandonna aux mains de Mary, le deuxième année s’approcha de celle-ci : « Mary, qu’est-ce qu’il se passe ? » Il parlait d’un ton calme, mais sa voix n’en était pas moins suspicieuse. Elle l’avait mis en garde, intimé de ne pas être dans son dortoir... mais participait pourtant à cette étrange mascarade. Avant qu’il n’ait le temps de questionner un peu plus la préfète, son complice revint, les intimant à s’aventurer hors des limites de leur cocon. S’il y avait une chose qu’il connaissait bien, c’était cette partie du règlement qui prohibait de sortir de la salle commune passé certaines heures : pendant toute la durée de son injuste condamnation par Appleton, il avait dû ronger son frein dans son dortoir. Traverser ainsi tout le château avec tant de personnes sans encombre relevait presque du miracle : nul n’était mieux placé que lui pour savoir que les tableaux veillaient souvent au grain, et il savait pour en avoir déjà parlé avec lui, que Blaze en avait pertinemment conscience. Alors pourquoi prendre un tel risque ?

Comme par un étrange hasard, un heureux coup du destin en faveur des fourbes organisateurs de cette mascarade, aucun tableau ne semblait prêter attention au silencieux cortège qui déambulait dans les couloirs. Tous dormaient à poing fermé – ce que les élèves devraient normalement être en train de faire également – ou étaient partis visiter d’autres de leurs compères. À croire que le professeur van Aken avait convoqué un sommet dans son bureau... ce qui, à la réflexion, n’était pas si improbable que ça. C’en était presque vexant : pourquoi lorsque lui sortait, il devait faire preuve de la plus grande ingéniosité pour espérer échapper aux regards inquisiteurs des tableaux, alors que l’intégralité de serdaigle n’avait aucun mal à se rendre dans le parc ?

La procession d’aiglons continua jusque dans la forêt interdite, et lorsqu’enfin ils s’arrêtèrent, Mansfield se posta devant eux d’un air triomphant, clamant un discours qui n’avait sûrement rien d’improvisé. Et effectivement, Mary et lui agissaient à l’unisson. Pendant que l’un expliquait la marche à suivre, l’autre commençait à passer dans les rangs pour récupérer des baguettes. « Je ne savais pas que tu avais changé ta baguette de main » fit-il lorsque la préfète arriva à son niveau, les yeux brillants d’une lueur mauvaise. « Tu nous fais une Appleton, maintenant ? » Il tira à contrecœur sa baguette de la poche, figeant quelques instants son mouvement alors qu’une forte hésitation l’assaillait. Mais il ne faisait pas le poids contre les deux préfets, beaucoup plus âgés et expérimentés que lui. La plupart des élèves s’étaient déjà délestés du poids de leur outil magique, aussi finit-il par les imiter. Si sa fierté lui soufflait de ne pas se laisser faire, une autre réalité s’imposait à lui ; réalité qui semblait avoir échappé à la plus âgée, que Blaze avait appelé Cassi, dont les plaintes enfantines ne cessaient de l’enfoncer dans un abîme de ridicule. Plus ils protestaient, moins ils pouvaient espérer rentrer rapidement dans leurs dortoirs respectifs ; si Dmitri savait une chose mieux que quiconque, c’était bien que face à des tentatives d’intimidations comme celles-ci, le plus efficace était encore de jouer le jeu et de se montrer plus retors. Lutter bêtement, comme Cassiopeia le faisait, c’était inciter les personnalités provoquantes à aller toujours plus loin... Le jeune tchèque s’approcha de deux autres élèves bien moins revêches que Cassi, parmi lesquels il reconnut le nouveau capitaine de l’équipe – Nathan... Noah, ou quelque chose comme ça – et leur souffla discrètement : « Dites, c’est pas elle qui s’est faite expulsée, l’année dernière ? » Il fallait reconnaître que son placard d’alors ne s’était pas révélé être un endroit particulièrement propice pour observer le spectacle qu’avait donné Appleton. En tout état de cause, si c’était effectivement elle, il peinait à comprendre comment quiconque pouvait penser que suivre son mouvement était une brillante idée : son manque de jugeote manifeste frôlait la bêtise. Elle avait perdu une fois et continuait de foncer tête baissée sans apprendre de ses erreurs... ce qui était d’ordinaire plutôt l’attribut des gryffondors ou des benêts comme Maxwell.

L’un de ses voisins, en revanche, était un peu plus fûté, tentant de négocier les absurdes règles imposées par Mansfield. « Qu’est-ce que tu veux qu’on cache de plus ? Mary a déjà nos baguettes » renchérit-il, sans faire mine d’enlever le moindre bout de tissu. Il n’avait pas particulièrement pour ambition de gambader en caleçon dans la forêt interdite en pleine nuit : au-delà de l’aspect purement humiliant, il avait un côté frileux et trop douillet pour ce genre de bêtises.

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Bizutage des Serdaigle
ft. les @Serdaigle, @N. Harriet Karmali & Sidney Driscoll
Les coups frappés contre la porte résonnent dans toute la chambre puis les lumières s'allument brusquement comme en plein jour, suffisant à me réveiller en sursaut. Il m'a fallu bien une semaine pour réussir à fermer l'oeil à peu près correctement dans cet environnement qui m'échappe encore complètement, et voilà qu'en une fraction de secondes, tout est à refaire. Mes doigts quittent brusquement la mâchoire édentée de Gus, caché sous mon oreiller, et le monde se met à tourner un peu alors que je m'assois au milieu des draps défaits. Je ne comprends pas tout de suite ce qu'il se passe, je crois que j'imagine machinalement le pire. Miles m'a raconté plus ou moins tout ce qui s'est passé ici, pour que je sache à quoi m'attendre, et là, au milieu de la nuit, je m'attends à des ennuis, quand bien même je n'ai pas la moindre idée desquels. Depuis le couloir, la voix de notre préfet résonne :

Allez debout là-dedans ! Vous dormirez plus tard ! C’est le moment de prouver que vous êtes dignes d’être des serdaigles !

Je me sens digne de rien du tout, perso. Juste de me rendormir, à la limite, mais ça ne semble pas être au programme puisqu'il se met à brailler de plus belle en nous ordonnant de nous habiller sans traîner. Je ne cherche pas à savoir si c'est fondé, s'il a le droit de faire ça, si c'est une bonne idée, je me lève en titubant sous la fatigue et attrape d'un geste flou les vêtements abandonnés sur le dessus de ma malle. J'ai un peu de mal à attacher les boutons de ma chemise, je dois m'y reprendre à deux fois pour mettre les bras dans les bons trous de mon pull mais je finis par enfiler mon uniforme et rejoins les autres dans le couloir. Je me frotte péniblement les yeux. Autour, ça n'a pas l'air plus alerte que moi, ça comprend pas grand chose non plus, je crois. C'est là-dessus que notre petit groupe rejoint celui des filles, dans la salle commune. Je cherche immédiatement Harriet, rare point de repère dans cette école, mais elle n'a pas l'air plus au courant que moi de ce qu'il se passe et je dois bien avouer que l'angoisse monte d'un cran. Je ne sais pas dans quoi ils nous embarquent, tous les deux, mais il y a comme un signal d'alarme qui se met en marche dans mon esprit fatigué. Quelque chose cloche, ça ne ressemble pas aux autres soirs ni à rien de ce dont on a pu nous parler jusque là. Je n'aime pas ça. La porte s'ouvre sur l'extérieur et il faut qu'on s'y engage sans un bruit. Machinalement, j'obéis. C'est presque si je ne retiens pas ma respiration pour ne pas risquer d'attirer l'attention des tableaux suspicieux.

Et le couvre-feu ?

Je hausse les épaules. Je sais pas. Peut-être qu'ils ont demandé l'autorisation de nous faire sortir ? Je les connais pas, je connais pas le fonctionnement de Poudlard, je ne connais rien. Ils peuvent bien nous faire faire ce qu'ils veulent, je suis incapable de savoir s'ils en ont le droit ou pas. Le commun des mortels, non, on nous l'a dit et répété, mais les préfets peut-être. J'ai du mal à cerner le rôle de tout le monde ici. On traverse le château puis le parc. Dehors, il fait pas trop froid mais l'appréhension me glace le sang. On s'approche à grands pas de la forêt. De la forêt interdite... Il y a quand même un mot, dans son nom, qui tend à dire qu'on a pas le droit d'y aller. Sortir en pleine nuit, jusque là, j'étais prêt à leur laisser le bénéfice du doute mais là, je commence à ne plus savoir à quoi me raccrocher pour faire comme si tout ça était normal !

Je n’y vais pas, c’est hors de question.
Ils ont dit qu'on avait pas le choix, je me contente de répéter docilement.

Pourtant, j'ai envie de la suivre loin de là, retourner dans la tour et rejoindre mon lit qui n'attend que moi... Mais en même temps, j'ai pas envie de faire des histoires, de passer pour la poule mouillée du groupe ou qu'on nous catégorise dès le début comme les nouveaux relous. Alors je n'essaye même pas de fuir. Harriet, elle, finit par être emportée par le groupe et suit le mouvement, tout comme moi. On s'arrête au milieu de nulle part, entourés d'arbres et d'arbres encore... Je serais incapable de retrouver mon chemin tout seul. Et cette pensée aussi parasite qu'évidente suffit à me faire paniquer. Je sens mon cœur qui s'accélère. Blaze monte sur une souche, il se donne des airs de leader, un sourire inquiétant posé sur la face. Je n'aime pas cette soirée. Je ne l'aime vraiment pas. Il explique que Mary, sa co-préfète, va passer dans les rangs pour récupérer les baguettes... et une fille commence à s'énerver. Je sens que ça va rapidement dégénérer. J'ai envie de rentrer. À Serdaigle, déjà, mais aussi à la maison. Je me fonds dans la masse en espérant qu'on m'oublie. Quand elle arrive devant moi, je lui tends un peu à contre-coeur. D'un côté, je ne sais pas m'en servir... et puis je n'ai jamais vraiment eu le droit de l'avoir avec moi, alors ça me change pas de d'habitude... mais d'un autre, j'ai l'impression de faire une grosse bêtise. C'est perturbant... Les autres prétendent ne pas avoir la leur, je sais pas si c'est vrai ou non mais, en tout cas, je me sens plus stupide encore d'avoir filé la mienne si facilement. Je fais ce que je peux pour relativiser : ils doivent savoir ce qu'ils font, c'est sûrement pour un jeu ou un truc comme ça et qu'ils veulent pas qu'on triche... Je sais pas, vraiment, mais je suis prêt à croire n'importe quoi pour un peu qu'on soit pas dans une situation trop chaotique. Et puis sans prévenir, la soirée déjà gênante prend un tour carrément malsain quand on nous demande de nous déshabiller. Sur le coup, je pense avoir mal entendu. Ils ne peuvent pas vraiment nous demander ça, ça a pas de sens. L'autre fille monte au créneau de plus belle, essaye de rallier le monde, de faire en sorte qu'on se dresse tous contre les préfets. Je sais pas trop... C'est l'autorité de notre maison, quand même... Ils peuvent peut-être nous attirer des ennuis si on ne fait pas ce qu'ils disent... Mais ça ne l'arrête pas, visiblement. La voix d'Harriet couvre le brouhaha qui commence à s'élever.

Je vais pas faire ce qu’il demande. Et tu devrais pas non plus… Je le sens pas, leur parcours.
Mais ils-
La fille, là-bas, elle a pas l’air de vouloir faire ce qu’ils disent non plus, si on est plusieurs, on s’en sortira sans problème.

Oui, enfin, je sais pas de quoi sont capables les préfets, non plus. S'ils font de notre vie un enfer ou qu'ils jouent contre nous après, je suis pas sûr que l'idée de jouer les rebelles soit très bonne. J'ai pas envie de la suivre et de me faire renvoyer au bout d'une semaine. C'est ma seule chance de quitter la maison, je veux pas la perdre juste parce que j'ai écouté quelqu'un dont je ne sais rien... Mais en même temps, je sais rien de personne... La fille tourne la tête vers nous et prend ma voisine à parti. Je ne savais pas qu'elles se connaissaient mais ça m'étonne même pas. Elle a tout pour se faire des amis par milliers, Harriet, normal que ça ait déjà commencé. Je me sens seul au monde, tout-à-coup, dans cette forêt flippante, entouré d'inconnus qui n'ont rien de très avenant. Ma gorge se noue. Un garçon finit par obtempérer à moitié et retirer son tee-shirt. J'ai de la peine pour lui. La situation me met mal à l'aise, j'ai l'impression d'être dans un cauchemar. Comment ça se fait qu'il n'y a aucun professeur pour éviter ça ? Mes oreilles se mettent à bourdonner. C'est humiliant, je me sens comme un jouet entre des mains cruelles. Tout ça me donne envie de vomir. Il essaye de plaisanter, j'ai l'impression, mais ça n'a rien de drôle. Y'a plein de séries où ça commence comme ça et ça finit avec un cadavre sur les bras...

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SIDNEY
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