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 Page blanche — LILITH & SIDNEY (Fin Août 2027)

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Sidney Driscoll

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Message(#) Sujet: Page blanche — LILITH & SIDNEY (Fin Août 2027) Page blanche — LILITH & SIDNEY (Fin Août 2027) EmptyLun 5 Juil - 12:28



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ft. @Lilith C. Davis & Sidney Driscoll

Le mur se dérobe sous mes yeux, laissant entrevoir la rue déjà bondée malgré l’heure peu avancée. C’est sûrement la rentrée qui approche… C’était comme ça, dans les supermarchés de chez moi, les années précédentes. On se pressait dans les allées pour récupérer les dernières fournitures, on refaisait le tour pour être sûr de n’avoir rien oublié… J’ai toujours envié ces autres qui pouvaient vivre ces choses normales et là, voilà que j’y suis enfin ! L’appréhension monte d’un cran alors que la dame blonde qui m’a ouvert le passage tourne le dos et repart vers la salle principale. Mon ventre se noue. J’hésite un peu. La dernière fois que je suis venu, ça remonte à des années… cinq ou six, je ne sais même plus exactement. Six, je crois… Et il y avait ma mère pour prendre les devants. Je n’avais qu’à me laisser guider, comme tout le temps. Mais là… Je me dis que c’est pas sa faute, qu’elle était prête à venir, que si la voiture avait accepté de démarrer, elle serait là, avec moi… Mais au lieu de ça, elle est restée à la maison, sans même me déposer à la gare… et je me retrouve comme le dernier des idiots dans cette ville que je connais à peine, après sept interminables heures de train durant lesquelles j’ai quasiment pas dormi pour faire des courses pour une rentrée que je ne suis même plus certain de vouloir. Mes doigts se resserrent autour de la lanière de mon sac. Ça commence mal mais il faut se dire que ça pourra pas être pire. Enfin… en tout cas j’espère. Je sais que je me mens tout seul, il va encore falloir que je trouve un hôtel, celui qu’on avait réservé près de la gare n’étant plus compatible avec les cent vingt livres foutues dans le train. J’aurais jamais dû quitter la maison. Est-ce que c’était si mal que ça, sérieusement…? Je pense pas. Maman va me manquer, Aida va me manquer, Miles va me manquer… J’ai juste envie de rentrer. Pourtant, je me fais violence et passe enfin le mur qui menace peut-être de se refermer à tout instant. Je jette un coup d’oeil à ma montre : neuf heures trente sept. J’ai erré pendant deux heures, je me suis perdu, j’avoue… Mais ça suffira peut-être même pas. Je suis pas sûr que les boutiques soient déjà ouvertes. Un soupir passe mes lèvres juste avant que mon estomac ne gargouille. On verra ça plus tard.

Je tire la lettre de l’école et la liste de ma poche et ne peux retenir une grimace. Ça en fait des choses à trouver. Je vais devoir faire tous les magasins de la rue, à ce train-là. J’espère juste que les gens sont comme chez nous : particulièrement indifférents. Bonjour, ça fera tant, au revoir. Ce serait parfait. J’ai bien conscience que c’est pour voir du monde que je vais à Poudlard, pour quitter la cage rassurante dans laquelle je suis coincé depuis des années… mais ça peut attendre un peu, non ? On n’est plus vraiment à un ou deux jours près. Mes pas me mènent machinalement jusqu’au bâtiment blanc, immense, par lequel on avait commencé la première fois. …la seule fois, d’accord. La banque et ses créatures flippantes et aimables comme des portes de prison. Rien que d’y penser… Respire, ça va bien se passer. À peine entré, je me sens écrasé par la taille du hall, par ses guichets hauts sur patte et les regards perçants des choses qui y travaillent. Je m’agite un peu, mal à l’aise. Le moindre bruit résonne à l’infini. C’est abrutissant. Oppressant. Sa voix grince, j’ai du mal à mettre un sens sur ses mots tant mon coeur bat fort à mes oreilles. J’étais infiniment mieux chez moi… Il s’impatiente, répète, me fixe dans un mélange de réprobation et de lassitude. Et je m’entends couiner, mâcher à moitié cette demande qui peine à sortir. Pathétique. Vraiment. Mais au moins c’est fait. Je tends l’argent moldu que je dois faire changer ainsi que la lettre du Ministère concernant la bourse accordée. J’ai pas de compte ici (ni ailleurs) alors je n’ai aucune idée de comment c’est censé se passer. Je déteste ma mère de m’avoir abandonné sur ce coup-là. Ses petits yeux passent du parchemin à mon visage sûrement blanc comme un linge. J’ai la nausée. Mais heureusement, il finit par glisser un tas de pièces dans un petit pochon en tissus beige. Le personnage sur le logo de la banque fait moins peur que la tête du guichetier. J’attrape la bourse, baragouine un « au revoir » que je comprends à peine moi-même et disparais sans demander mon reste.

Dehors, je peux enfin respirer et réprime un frisson d’horreur. C’est sûrement ce que je connais de pire… enfin… presque. Il est presque dix heures. Le reste devrait aller mieux. Juste des courses, rien d’angoissant. J’observe les enseignes qui pendouillent près des boutiques. Certaines sont évidentes… d’autres beaucoup moins. Il faudra sûrement jeter un oeil dans les vitrines pour voir ce que ça vend. Je remonte doucement la rue. Des hiboux… d’autres hiboux… des objets bizarres qui servent à je ne sais quoi… et des livres. Je m’arrête presque machinalement et ressors ma liste. Il m’en faut tout un tas. Autant commencer par là. L’intérieur de la boutique a l’air désert. Au moins ce sera calme, de quoi me remettre de mes émotions. Et puis, je ne suis pas débile, je sais lire un titre, je devrais m’en sortir tout seul. On rentre, on trouve ce qu’il faut et on s’en va. Tranquille. Juste au moment où je m’approche de la porte, une fille rousse d’à peu près mon âge tourne la petite pancarte qui y est accrochée. Ça passe de « fermé » à « ouvert ». Mon regard croise le sien et j’ai juste envie de prendre la fuite. Mais il faudrait forcément que je revienne après… et elle sera peut-être encore là… et j’aurais juste l’air du pire abruti sur Terre. Mon ventre se noue et gargouille de plus belle. Allez, arrête de faire l’enfant et entre dans cette librairie. Ma main se pose sur la poignée, je pousse la porte et sursaute en entendant la clochette.

Bonjour…

C’est rien d’autre qu’un chuchotement étouffé sûrement assassiné par le grincement de la porte qui se referme derrière moi mais tant pis, ça fera l’affaire. Maintenant qu’on a été poli, on trace vers les rayons avant l’affreux « je peux vous aider ? ». C’est juste des bouquins, ça devrait aller…
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feat. @Sidney Driscoll & Lilith C. Davis



L’été avait filé bien trop vite au goût de Lilith. Elle avait l’impression que l’école venait à peine de se terminer et qu’elle n’avait pas pu profiter pleinement de ces deux mois de répits. Pourtant, à bien y réfléchir, ce n’était pas tout à fait vrai. Ils avaient été chargés ces deux mois cette année. Tout d’abord, elle avait eu la surprise de découvrir que la maison à côté de la sienne venait d’être louée et était désormais occupée par une mère et une fille qui avait sa tranche d’âge. Il n’avait pas fallu longtemps pour que les jeunes filles fassent connaissance et se mettent à vagabonder dans Londres ensemble. Puis, elle avait fait une croix sur le voyage scolaire proposé par l’école pour pouvoir profiter de sa famille et partir 3 grosses semaines chez ses grands-parents paternels au bord de la plage avec ses parents – les deux cette année ! – et Jameson. Vu les lettres qu’elle avait reçu de quelques-unes de ses copines, elle ne regrettait pas du tout son choix. Même si les paysages scandinaves doivent être magnifiques, elle préférait de loin la plage et ne savait pas si elle aurait supporté le froid insupportable qu’on lui avait décrit. Désireuse de ne pas vérifier cette théorie, elle espérait que le nouveau directeur n’allait pas se mettre en tête de refroidir le château écossais pour que cela corresponde aux normes de son pays d’origine. C’était fort peu probable mais Lilith avait toujours eu une imagination débordante. Enfin, son retour à Londres en août avait été rythmé par des journées à la librairie du Chemin de Traverse où sa mère lui avait dégoté un stage. Hope Davis publiait des histoires pour enfant depuis quelques années. Connaissant le propriétaire de Fleury & Bott, elle n’avait eu aucun mal à lui demander de recruter sa fille passionnée des livres pour l’aider un mois dans cette période active qui précédait la rentrée. Le challenge pendant un mois pour Lilith avait été de se retenir de se mettre à lire des romans en plein service mais aussi et surtout de se souvenir de l’emplacement des ouvrages. Après un peu plus de trois semaines dans la boutique, elle savait maintenant à peu près localiser les livres qui étaient sur les listes de ses camarades.

Le gérant de la boutique était assez gentil avec elle. Il lui accordait des longues pauses le midi pour qu’elle puisse aller manger soit avec des amis, soit, la plupart du temps, avec sa tante qui travaillait également sur le Chemin de Traverse. Ce stage était vraiment parfait pour Lilith qui n’aurait pu rêver mieux. Sur une note de 0 à 10, cette année ses vacances valaient un 9,5, sans aucun doute ! Elle avait essayé d’ouvrir un livre ou deux pour ne pas perdre tous les efforts qu’elle avait déployé dans ses études l’année dernière, mais il y avait toujours eu une bonne excuse pour qu’elle le referme presqu’immédiatement. La reprise serait dure, mais elle ne voulait pas encore y songer. Elle aurait bien assez de temps pour s’en inquiéter plus tard. Dans le trajet du Poudlard Express qui la conduirait inexorablement vers une nouvelle année fastidieuse par exemple.

Ses journées commençaient en général vers 10h, ce qu’elle trouvait parfait. Devoir être aux aurores au travail lui aurait certainement gâché le plaisir. Quoi que si c’était pour être au milieu des livres, elle aurait peut-être revu ce jugement. Les premiers clients arrivaient assez tôt. En général, Lilith s’occupait d’aller chercher leurs commandes dans l’arrière-boutique si ils en avaient, ou rangeait les stocks pendant qu’Edgard et Manny, le gérant et le vendeur principal, s’occupaient de la clientèle d’une façon si cordiale, enjouée et professionnelle que cela impressionnait toujours la jeune fille. Elle ne se sentait pas capable de parler de la sorte à des inconnus et elle écoutait toujours avec admiration les interactions. Ce n’est pas qu’elle n’arrivait pas à communiquer face au client. C’est juste que cela ne lui venait pas naturellement et qu’elle se sentait s’empourprer très, très vite. Elle avait cependant l’impression d’avoir gagné en confiance en comparaison avec son premier jour. Déjà, elle n’avait plus envie de s’enfouir sous le comptoir rouge comme une tomate lorsqu’elle était incapable de répondre à la demande d’un client et parvenait maintenant à faire deux phrases sans balbutier quand quelqu’un la regardait de haut. Lilith avait toujours été assez impressionnable. Avant d’entrer à Poudlard, son monde était principalement composé de sa famille et elle avait été particulièrement couvée et surprotégée. Ce bond dans la vie réelle ne pouvait donc que lui être bénéfique.

Tous les matins, Lilith était chargée de retourner le panneau de bienvenue indiquant aux sorciers que la boutique était ouverte. Ce matin ne faisait pas exception et elle accomplît sa mission toute guillerette, heureuse de commencer cette nouvelle journée qui annonçait des températures très bonnes pour la saison. Elle se voyait déjà en train de manger une glace avec sa tante en fin de journée. Comme à son habitude, elle jeta un petit regard dehors au travers de la porte vitrée pour voir l’animation de la rue et son regard tomba immédiatement sur un jeune garçon qui était planté devant la porte. Son apparence et le regard qu’il arborait lui fit immédiatement pensé à un petit oiseau tombé du nid et son premier réflexe fut de lui lancer un sourire bienveillant et amical, comme pour lui dire que tout allait bien se passer. Il ne réagit pas. Lilith trouva cela étrange mais se dit que le garçon attendait peut-être quelqu’un ou qu’il n’était peut-être pas encore très bien réveillé. Elle s’écarta de la porte et récupéra la pile de 5 livres qu’elle comptait ranger un petit peu plus loin. Au moment où elle passa devant la porte, celle-ci s’ouvrit en faisant tinter la clochette. Lilith, qui était déjà perdue dans ses pensées, sursauta, surprise, et trois livres s’échappèrent de sa petite pile, tombant au pied du nouvel arrivant dans un badaboum retentissant, manquant de lui écraser les orteils. « Oh non, je suis vraiment désolée ! » Le rouge commença à lui monter aux joues et elle s’en voulait de ne pas avoir tenu plus fermement les ouvrages. Elle avait un petit côté maladroite qui la mettait toujours dans des situations quelques peu embarrassantes. Elle s’apprêtait à s’accroupir pour aller les récupérer quand, en lançant un regard vers le client, elle se rendit compte que c’était le jeune garçon avec qui elle avait échangé un court regard. « Tu vas bien ? Ils ne te sont pas tombés dessus ? » S’enquis-t-elle en se mettant à genoux pour les récupérer, jetant un nouveau regard contrits au jeune garçon. Elle s’en voudrait tellement si ils avaient atterris sur ses pieds. Le timing avait été tellement mauvais mais cette clochette la faisait toujours sursauter.


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Message(#) Sujet: Re: Page blanche — LILITH & SIDNEY (Fin Août 2027) Page blanche — LILITH & SIDNEY (Fin Août 2027) EmptyMar 6 Juil - 15:14



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Ces derniers années, faire les boutiques est devenu une corvée. Un moment stressant sous les yeux du monde. Je peux le faire, bien sûr, mais je n’aime pas ça. Sauf au thrift store à quelques rues de la maison où les allées sont toujours vides en semaine et les vendeurs toujours trop occupés à regarder la télé pour faire attention à quoi que ce soit… mais là, il n’y a même pas besoin de rentrer pour comprendre que ce sera différent. Le regard de la fille a croisé le mien, elle sait que je vais passer la porte, elle s’y attend… Je sens mes muscles se raidir malgré moi. Je n’ai plus envie d’y aller. Je pourrais faire le reste des achats d’abord et y revenir après, non…? Peut-être qu’elle serait en pause… Non. Maintenant que je suis devant, j’y vais. En plus, elle s’est éloignée. Elle a peut-être des choses à faire, des choses qui lui prendront du temps et qui ne nécessitera aucun contact prolongé. Juste « bonjour, merci, au revoir ». Je respire un grand coup, pose la main sur la poignée et entre enfin. La clochette retentit, je sursaute. La fille qui réapparait dans mon champ de vision sursaute aussi. Je me fige instantanément, comme si ça pouvait lui faire oublier ma présence. C’est à peine si j’ose encore respirer. Le temps se suspend… il s’étire… c’est comme si les livres sur le haut de la pile vacillante qu’elle tient tombaient au ralenti. Je les regarde faire sans penser à les rattraper et ils s’écrasent à mes pieds dans un bruit sourd. Je sens mes mains devenir moites. Ça fait beaucoup d’un coup. Il est loin le calme que j’espérais trouver ici !

Oh non, je suis vraiment désolée !

Ça aurait sûrement été le moment idéal pour mettre les voiles. Me glisser dans le rayon d’à côté ou passer la porte en sens inverse. Elle n’aurait peut-être même rien remarqué, trop occupée avec les livres suicidaires… mais non, au lieu de s’intéresser à ce qu’elle a fait tomber, elle lève les yeux vers moi. Durant une seconde, j’ai espoir qu’elle ne fasse pas attention mais il y a quelque chose dans son regard qui dit tout le contraire. Ses joues ont rougi, je sens que les miennes en font de même, ce qui me met plus mal à l’aise encore. Discrètement, j’essuie mes mains sur mon pantalon. Je suis incapable de savoir quoi faire. Il aurait sûrement fallu dire « c’est pas grave » et puis faire comme si de rien n’était mais, à l’échelle de mon monde, c’est grave. Pas dramatique, j’en ai bien conscience, mais j’aurais préféré que ça n’arrive pas.

Tu vas bien ? Ils ne te sont pas tombés dessus ?

S’il te plaît, laisse-moi tranquille. Je veux juste aller chercher les livres qu’il y a sur ma liste, pas faire la conversation… Pourtant, je fais l’effort de secouer doucement la tête. Non, ils ne me sont pas tombés dessus, ça va… Et puis, même, je ne suis pas en sucre, ça m’aurait pas tué. Enfin, c’est toujours ce que ma mère a dit… Dans un geste plus sec que je ne l’aurais voulu, je me baisse à mon tour pour ramasser le livre le plus proche de moi. Mon sac glisse un peu de mon épaule et cogne lourdement contre ma jambe. Je réprime une grimace et me relève aussi vite que je me suis baissé, tendant le bouquin à la vendeuse… ou peu importe qui elle est. Mon regard glisse sur le titre, j’essaye de me souvenir si j’en ai besoin ou pas, de celui-ci, mais c’est un flou total. Mon esprit refuse de fonctionner. Je sens mes doigts qui se mettent doucement à trembler aussi j’enfonce mes mains dans mes poches aussitôt qu’elle a récupéré le livre. On se calme, tout va bien se passer, c’est juste une librairie… et elle va avoir d’autres choses à faire, à un moment, elle va pas rester là toute la journée… Mais quand même, j’aurais jamais dû commencer par là, j’aurais dû faire autre chose avant… N’importe quoi. Ou même ne jamais monter dans ce maudit train et rester à la maison !

Désolé pour… euh…

Je désigne la porte derrière moi d’un geste vague mais réalise en le faisant à quel point ça peut être ridicule. Désolé de quoi ? D’être rentré ? C’est pas le but même d’une boutique, ça, que les gens rentrent dedans pour leur acheter des trucs…? Je secoue presque imperceptiblement la tête et finis pas contourner la fille, les yeux rivés sur mes chaussures. J’avance de quelques mètres et me glisse entre deux étagères au hasard, comme si c’est exactement là que je devais aller. C’est un début de journée compliqué… mais on se détend, ça ira mieux après… En attendant, on fait juste ce pour quoi on est là : les livres. Je tire ma liste de ma poche, le parchemin s’agite un peu entre mes doigts si bien que les lettres se font un peu floues. Et le désespoir s’affiche sous les traits du premier titre : c’est tout juste celui que je viens de lui rendre… Je fais quoi, maintenant ? Je vais la trouver genre « je suis stupide, tu peux me le donner s’il te plaît »…? Avec un peu de chance, elle va le poser sur une pile d’autres comme lui et aller faire d’autres trucs un peu plus loin. Bon… dans une minute… ou deux peut-être… je vais voir… Si elle est encore là-bas, elle va me prendre pour un parfait demeuré. Super moment vraiment… j’ai bien fait de venir…
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Message(#) Sujet: Re: Page blanche — LILITH & SIDNEY (Fin Août 2027) Page blanche — LILITH & SIDNEY (Fin Août 2027) EmptyMer 28 Juil - 14:23



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Maladroite notoire, dès qu’il y avait une boulette à faire, c’était pour Lilith. C’était plus un manque d’attention que de la véritable malchance, mais ça ne loupait jamais. Tenir une pile de livre n’était pourtant pas bien compliqué. Pourtant, les pensées de Lilith s’étant déjà envolées loin, le tintement sonore de la sonnette l’avait brutalement ramenée sur terre. Entre ça, plus la proximité soudaine et inattendue avec quelqu’un, Lilith avait sursauté. Fatalement, la pile instable qu’elle tenait entre les mains chavira et les livres finirent par tomber. Les deux jeunes adolescents les regardèrent tomber, impuissants, avant que Lilith ne se mette à paniquer. Elle avait failli écrabouiller les pieds d’un client ! Epouvantée, sa première réaction fut de lancer un regard désolée à la personne qu’elle avait agressé contre sa volonté. C’est alors qu’elle reconnut le jeune garçon qu’elle avait vu pour la dernière fois dehors. Celui qui lui avait fait penser à un oisillon tombé du nid, perdu et qui ne semblait pas à sa place. Le soulagement ne l’envahit pas pour autant. Elle senti ses joues s’enflammer et cacha son visage cramoisi derrière le rideau de ses cheveux alors qu’elle se baissait pour ramasser sa catastrophe.

Lorsqu’elle lui demanda si il allait bien, inquiète à l’idée qu’elle doive faire appel à des médicomages pour blessure sur son lieu de travail, elle fut rassurée par son le mouvement de sa tête. Il ne parlait pas, mais il lui indiquait qu’il n’avait rien. C’était déjà ça. Elle poussa un léger soupir puis entrepris de ramasser les livres. L’un d’eux avait déjà disparu et elle le retrouva dans les mains du jeune garçon qui lui tendait. Elle se releva prudemment, gardant un œil attentif sur sa pile nouvellement créée, avant d’accepter le livre. « Merci beaucoup. » Murmura-t-elle sincèrement, lançant un regard curieux dans sa direction. Elle n’arrivait pas à interpréter ses réactions. Etait-il en colère ou aussi gêné qu’elle ? Est-ce qu’il allait s’énerver après elle à cause de sa maladresse et faire une scène ? Est-ce qu’il allait lui attirer des ennuis ? Pourtant, ce n’était pas réellement de sa faute. C’était la clochette ! Il pourrait le comprendre peut-être ? Elle pris une profonde inspiration prête à encaisser et à s’excuser platement quand le jeune garçon ouvrit la bouche. Ses excuses déstabilisèrent complètement Lilith qui ouvrit grand les yeux et sa bouche s’entrouvrit d’étonnement. Mais, par Merlin, pour quoi s’excusait-il donc ? C’est elle qui avait provoqué une catastrophe. Elle qui avait manqué de lui écraser les pieds. Et c’est lui qui s’excusait ? Elle secoua la tête. « Non c’est moi qui suis désolée. Est-ce que je peux faire quoi que ce soit pour me faire pardonner ? » Proposa-t-elle avec douceur. Sa réaction la pris de nouveau au dépourvu. Il la contourna et fila derrière elle, à l’abri entre les grandes étagères. Il venait de la laisser en plan, là ?

Un regard rapide derrière son épaule et Lilith remarqua qu’elle se trouvait toute seule dans la librairie. Manny et Edgard n’étaient pas dans les parages. Une chance ! Personne n’aura été témoin de la catastrophe, ni de cet abandon brutal. Si le jeune garçon ne se plaignait pas, elle pouvait espérer oublier tranquillement cet évènement sans avoir à subir de conséquences. Pour l’oubli, il faisait confiance à sa mémoire de poisson pour ça. Dans quelques jours, elle ne se souviendrait probablement de plus rien, et certainement pas de cet embarras grandissant qui continuait de l’envahir. Elle secoua la tête. Ce n’était pas si grave. Ce n’était pas la première fois que ce genre de choses lui arrivait, et ce ne serait surement pas la dernière. Être ignorée n’avait rien de dramatique en soit. Si le jeune homme ne voulait pas de ses excuses, alors tant pis pour lui. Elle prit quelques secondes supplémentaires pour reprendre contenance et se motiver. Elle pouvait le faire. Ce n’était que le début de la journée, la foule commencera à s’amasser entre les rayons et le quotidien rassurant des jours précédents lui fera oublier tout ça. Ce soir, elle ira manger une glace avec tante Phoebe et retrouvera sa famille. Tout irait bien. Rassérénée, elle se remit en marche. Retournant au comptoir, elle plaça les livres dans un chariot déjà bien rempli. Manny venait de revenir, elle en profita donc pour s’éclipser et aller faire du rangement. C’était une tâche qui avait un arrière-goût d’aventure. Elle avait beau avoir rangé le même livre la veille, elle ne se souvenait jamais véritablement de l’emplacement exact. C’était un véritable recommencement à chaque fois, ce qui lui assurait de ne jamais s’ennuyer.

Elle venait de quitter une rangée et s’engouffra dans une nouvelle lorsqu’elle remarqua une silhouette. C’était le garçon ! Forcément, il n’avait pas quitté les lieux, il devait donc se trouver dans un des rayons. Devant aller plus loin, elle se pressa sur le côté pour le dépasser sans encombre. « Excuse-moi. » Décidément, elle ne faisait que s’excuser avec ce jeune homme. Elle effectua quelques pas et rangea un premier livre. Elle en saisit un autre qu’elle reconnut comme étant un livre dont elle aurait besoin pour ses cours de 4ème année lorsqu’elle senti un regard posé sur elle. Elle tourna la tête, s’arrêtant dans son geste. Le garçon l’observait d’une dôle de façon, ce qui l’a mis mal à l’aise. Dans d’autres circonstances, elle se serait contentée de baisser la tête et de partir pour fuir ce nouveau mal aise. Mais elle ne pouvait pas se le permettre. Elle travaillait ici, elle devait donc être polie et disponible envers les clients. Et il restait un client. « Je peux t’aider ? Tu cherches quelque chose peut-être ? » Demanda-t-elle d’une façon très professionnelle et très douce, les yeux braqués sur lui. Elle prenait la peine de le détailler vraiment pour la première fois. Grand, très fin, avec des cheveux noirs qui lui tombaient jusqu’aux épaules, il n’avait vraiment pas l’air dans son environnement. Lilith le trouvait assez jeune. Elle lui donnait 13 ans. 14 ans maximum. Elle ne se rappelait pas l’avoir déjà vu à Poudlard, mais une fois encore, elle ne pouvait pas vraiment se fier à sa mémoire. Tout ce dont elle était certaine, c’est qu’il ne faisait pas parti de son année. Sinon, elle aurait eu au moins un vague souvenir.


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Les livres qu’elle tient tombent à une lenteur étrange. Bien sûr, ça n’est pas vraiment le cas mais c’est l’impression que ça donne en tout cas. Et je reste là, à les regarder faire, sans esquisser le moindre geste pour éviter tout ça. Comme souvent quand je quitte mes habitudes, c’est comme si je regardais la scène d’ailleurs, sans en être vraiment acteur. Et quand elle prend la parole, il me faut une bonne seconde pour reprendre contact avec la réalité et secouer doucement la tête. Ça va. Dans le pire des cas, ça serait juste un livre tombé sur mon pied, j’en serais pas mort. Mais c’est gentil de demander… même si le regard qu’elle pose sur moi me met mal à l’aise. Peut-être que dans d’autres circonstances, ça aurait été moins pire. Je veux dire… Si ma mère était quelque part dans les parages, si je ne venais pas d’aller voir les créatures bizarres de la banque, si je n’étais pas à deux doigts de quitter toute mon existence pour une école à l’autre bout du pays… alors peut-être que, oui, cette rencontre maladroite me serait passée un peu au-dessus. Je dis pas que j’aurais été au comble de la confiance mais… mais j’ai rien fait qu’on puisse me reprocher ou juger ou je ne sais pas… j’ai juste poussé une porte. Mais c’est finalement une goutte de trop dans ces dernières heures éprouvantes et je n’ai déjà plus trop les nerfs pour gérer convenablement tout ça. Ce n’est pas contre elle ou contre l’endroit… mais j’aurais préféré qu’elle soit ailleurs, occupée à des trucs de libraire, quels qu’ils soient… Enfin… Ça ne m’empêche pas de me baisser pour l’aider à ramasser ce qu’elle a fait tomber. Instinctivement, sans réfléchir, juste parce que ma mère m’a élevé à peu près correctement. Je manque de faire tomber mon sac au passage et me redresse juste avant qu’elle ne puisse remarquer ma maladresse. D’accord, elle aurait été mal placée pour se moquer mais on est jamais sûrs de rien !

Merci beaucoup.

L’ombre d’un sourire flotte sur mes lèvres, un « de rien » silencieux en réalité, et je me risque même à lui présenter mes excuses pour l’avoir fait sursauter. En tout cas, c’est l’idée parce qu’arrivé au milieu de ma phrase, je me rends compte qu’elle est un peu stupide. Je peux pas vraiment m’excuser d’être entré et d’avoir fait sonner la clochette. Sûrement qu’elle pense la même chose parce que son regard s’arrondit sans me lâcher. Elle doit se dire que j’ai un problème, que je suis super bizarre… ou que je suis jamais entré dans une boutique de ma vie ? Franchement, j’en sais rien mais j’ai juste envie de disparaître. Mes yeux retrouvent machinalement la route de mes chaussures et je prie presque pour que ce moment prenne rapidement fin. Elle n’a pas l’air méchante, je sais, elle n’est pas non plus en train de ricaner en mode « mais quel débile » mais je suis quasi-convaincu qu’elle n’en pense pas moins pour autant.

Non c’est moi qui suis désolée. Est-ce que je peux faire quoi que ce soit pour me faire pardonner ?

Je ne sais pas comment réagir face à cette réaction. Je ne m’étais pas attendu à ce qu’elle enchaîne plus qu’un « c’est rien » poli avant de retourner travailler et là, je me retrouve comme un idiot, incapable de savoir quoi faire. Si je dis oui, elle va jamais me lâcher, et si je dis non, j’aurais l’impression de l’envoyer sur les roses alors qu’elle m’a rien fait. Je sais pas. Et comme souvent quand je ne sais pas, je panique. C’est ridicule. À la place des gens, j’aurais sûrement pitié. Et à la mienne, je culpabilise. J’aimerais pouvoir faire les choses normalement rien qu’une fois dans mon existence. Sûrement que c’était le cas, avant… En réalité, je ne m’en souviens plus vraiment. Je serais même incapable de dire à quel moment ça a commencé à déraper. C’est pas venu du jour au lendemain. Avant, d’accord, je parlais pas des masses mais j’avais pas l’impression de jouer ma vie juste parce qu’un regard s’attardait sur moi plus de trois secondes. Je m’en fichais un peu… Là… Le moindre truc me fait perdre pied et je me sens un plus ridicule à chaque fois. Et, évidemment, aujourd’hui n’échappe pas à la règle !

Désolé, répété-je par automatisme, faute de savoir quoi dire d’autre, avant de continuer mon chemin, le coeur battant, sans demander mon reste.

Honnêtement, je ne suis même pas sûr qu’elle m’ait entendu tant ma voix s’est perdue dans le bruit de vêtements froissés et de parquet grinçant qui a accompagné mon mouvement. Tant pis ! Je ne vais pas m’attarder pour vérifier ! À la place, je file dans le premier rayon à ma portée et je croise les doigts pour qu’elle s’éloigne rapidement. En attendant, je tire ma liste de ma poche et survole la liste des bouquins qu’il me faut. Sans surprise, celui que je lui ai rendu juste avant en fait partie… Ça veut dire qu’il va falloir que j’y retourne… Je suis pas très motivé. Pas tout de suite en tout cas. Mon sang bat à mes oreilles, le parchemin a du mal à rester immobile entre mes doigts… Je peux bien attendre là une petite minute, le temps qu’elle s’éloigne… Fort de cette décision pourtant lâche au possible, je laisse mon regard dériver sur les étagères, survoler les tranches à la recherche, peut-être, d’un bouquin dont j’ai besoin. Et je suis à deux doigts de crier victoire — enfin, façon de parler — quand la déception me tombe lourdement dessus : il y a pour la troisième et la cinquième année mais rien pour la quatrième. Quelqu’un d’autre aurait sûrement été se renseigner mais, moi, je me contente d’imaginer une rentrée déjà angoissante si en plus je n’ai pas les manuels qu’on m’a demandés ! Et c’est là-dessus que la vendeuse revient. Son chariot qui couine me fait relever la tête et sa voix reculer d’un pas.

Excuse-moi.

Je lui laisse tout l’espace dont elle peut avoir besoin et continue de fixer les titres d’un air que j’espère plus ou moins absent. Tout va bien, elle fait son travail, on s’en fiche… Et puis, le hasard étant cruel, elle se plante juste devant les livres que je regardais avant son arrivée, avant d’avoir à me décaler, ceux-là mêmes où il manque celui qui m’intéresse. Je m’intéresse enfin à ce qu’elle tient et, si j’ai du mal à déchiffrer la couverture, mon instance me fait avoir gain de cause et je finis par voir qu’il s’agit du bouquin manquant. Celui de quatrième année. Mais tout à mon déchiffrage, je n’ai pas fait attention que la discrétion est morte et que la fille a tourné la tête dans ma direction.

Je peux t’aider ? Tu cherches quelque chose peut-être ?

Son regard ne me quitte plus et je me sens rougir à nouveau. Je déteste ça ! Je repose les yeux sur ma liste comme pour y puiser un courage qui ne s’y trouve pas et finis par hocher prudemment la tête.

Euh… Oui…?

Enfin… Non ? Je veux dire… j’ai trouvé. Mais rien que dans ma tête je m’embrouille dans des déclarations foireuses pour une question pourtant simple.

Lui.

Sur quoi je désigne le livre qu’elle tient d’un regard plus appuyé avant de m’accrocher à nouveau au parchemin un peu froissé que je refuse de lâcher. D’ordinaire, je me serais sûrement arrêté là mais je m’en veux un peu de l’avoir plantée si salement quelques minutes plus tôt alors je prends sur moi et enchaîne dans un filet de voix plus faible encore qu’il ne l’était jusque là :

Et… et les autres pour la quatrième année. S’il…

J’ai un instant d’hésitation — un de plus… Elle est pas bien vieille. Mais pas bien vieille comment ? Pas bien vieille qu’on doit tutoyer pour pas avoir l'air de venir du Moyen-Âge ou pas bien vieille majeure qui veut être traitée comme une adulte…? Je sais pas… Je sais vraiment pas…

S’il vous plaît…?

Dans le doute, ça fera l’affaire.
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Lilith C. Davis

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L’embarras était vite passé et presque déjà oublié. C’était l’avantage d’être dans la tête de Lilith. Les choses, même désagréables, ne restaient pas très longtemps. Et surtout ne s’y gravaient pas. Elle savait déjà que demain, toute l’affaire serait oubliée. Il n’y aurait plus de livres manquant d’écraser les pieds d’un potentiel camarade. Plus de sourires gênants. Plus de vents monstrueux. Aux oubliettes ! Et pour le coup, Lilith ne pouvait qu’en être contente. Et si jamais ce n’était pas oublié le lendemain, ce serait certainement le surlendemain ! Pour une fois contente de ce gros défaut de mémoire, Lilith repris contenance dès que l’ombre du jeune garçon se fut effacée. Il n’y avait pas eu mort d’homme après tout. Pas de quoi s’angoisser. Et ses patrons n’avaient même pas été là pour être témoins de la catastrophe. Tout allait donc très bien et la journée paisible allait pouvoir suivre son cours. Assurant sa prise autour des livres cette fois-ci, la jeune rouquine remarqua que ses mains tremblaient. Légèrement, mais suffisamment pour prouver qu’elle venait de vivre un évènement assez stressant pour elle, la jeune fille habituellement timide et calme. Ce stage en librairie la faisait définitivement sortir de sa zone de confort. Ce qui la faisait tenir était toutefois sa passion pour les livres. On l’aurait collé vendeuse d’autre chose, comme de vêtement comme sa tante adorée lui avait déjà proposé plus d’une fois, ça aurait été une toute autre affaire. Mais elle estimait qu’elle ne s’en sortait pas trop mal. Ses patrons ne se plaignaient pas trop d’elle et sa mère, qui connaissait bien Edgard, ne lui avait encore fait aucun reproche. Ce qui était clairement encourageant.

Bien décidée à ne pas se laisser démonter par une petite maladresse matinale, Lilith repris sa routine. Le matin, elle devait ranger les livres qui avaient été déposés à la va vite par des clients tardifs de la veille, ainsi que compléter les stocks en rayon avec les réceptions du jour. C’est donc ce qu’elle s’afféra à faire. Accompagnée de son chariot qui aurait bien besoin d’être un peu huilé, elle commença son chemin dans les allées, essayant d’être aussi efficace que possible malgré son inaptitude à se souvenir où était rangé un livre. Heureusement que les librairies étaient bien faites avec des repères par thématiques ! Chantonnant à voix très basse un de ses musiques préférées, elle bifurqua dans un autre rayon, se figeant sur place lorsqu’elle aperçut une silhouette. Il lui fallut quelques secondes pour reconnaître le jeune garçon de toute à l’heure et elle lâcha un petit soupir de soulagement. Ce n’était pas un psychopathe ou un meurtrier. Elle s’arrêta à cette pensée. Mais qu’était-elle en train d’imaginer ! Elle travaillait dans une librairie. N’importe qui aurait pu se tenir là, c’était bien leur droit. Ils venaient pour acheter des livres. Cela signifiait donc parfois de déambuler dans les rayons ! Lilith avait vraiment parfois une imagination terrible. Elle s’amusa néanmoins à cette pensée. S’excusant en dépassant le garçon, elle continua de s’imaginer qu’elle avait peut-être déjà croisé un meurtrier dans cette librairie. Quel livre serait-il venu acheter ? Quelque chose sur la magie noire ? Ou sur des potions dangereuses peut-être ?

Toute entière à ses pensées délirantes, Lilith finit par sentir qu’un regard était posé sur elle. Elle tourna doucement la tête et comprit qu’elle se faisait fixer par le garçon de toute à l’heure. Encore et toujours lui. Il n’avait pas l’air particulièrement à l’aise et semblait perdu. Indécis. Hésitant. Comme si quelque chose le retenait. Il la fixait sans pour autant la dévisager. C’est comme si il était … Pétrifié. Envahie par une envie de bien faire et de l’aider, Lilith essaya de le sortir doucement de sa léthargie en lui proposant son aide. Cela fonctionna. Pris au dépourvu, les joues rosissant, il baissa le regard. Lilith s’était toujours demandée si on pouvait être plus timide qu’elle, et force était de constater que oui. Les yeux de la rouquine s’éclairent quand le jeune garçon finit par hocher la tête, acceptant son aide. Enfin ! Il ne la rejetait cette fois-ci. Un petit sourire ravi commença à naître sur ses lèvres et elle lui lança un regard doux et encourageant. Soudain, le doigt du jeune homme se dressa dans sa direction. D’abord surprise par ce geste, Lilith finit par comprendre que c’était le livre qu’elle tenait dans les bras et non elle qu’il pointait du doigt de la sorte. « Oh ! » S’exclama-t-elle, surprise, re-regardant la couverture familière. Bien sûr. Les stocks en rayon avaient été épuisés la veille. Le jeune sorcier allait passer des heures devant les rayons avant de le trouver s’il n’avait pas demandé, ou si elle n’était pas passée. Elle s’apprêta à lui tendre diligemment le livre qu’elle tenait lorsqu’il reprit la parole, lui signifiant qu’il avait besoin de tous les autres ouvrages de quatrième année. Les yeux de Lilith s’écarquillèrent et elle le fixa surprise. « Tu vas rentrer en quatrième année ? On est dans la même promotion alors ! Je suis désolée, j’imagine que j’aurai dû te reconnaître. J’espère que tu ne m’en veux pas, j’ai une très mauvaise mémoire. » S’excusa-t-elle, de nouveau confuse. Elle pencha légèrement la tête sur le côté, sans s’en rendre compte, tandis qu’elle le détaillait avec plus de sérieux. Il était en quatrième année ? Comme elle ? Mais sa tête ne lui disait rien ! Est-ce que sa mémoire était pire que ce qu’elle pensait ? Elle n’arrivait même pas à reconnaître les camarades qui étaient dans la même année qu’elle. Est-ce qu’elle devait s’inquiéter ? Est-ce qu’elle devait en parler à ses parents ? Est-ce qu’elle devait les inquiéter, eux ? Si jamais son cerveau régressait, c’était pas franchement bon signe …

Elle retrouva contenance lorsqu’elle entendit qu’il la vouvoyait, ce qui la fit sourire, adoucit. Qu’il était mignon à se montrer aussi poli ! « Je t’en prie, ne me vouvoie pas, ça fait trop bizarre ! On a le même âge après tout. » De nouveau elle lui sourit, toute angoisse déjà évaporée. Elle se sentait étonnamment à l’aise avec ce garçon. Visiblement, il partageait ses classes, avait son âge mais elle l’avait oublié. Néanmoins, pour une fois, elle n’était pas la plus gênée du groupe. Du coup, elle faisait, sans le réaliser tout à fait, tout son possible pour que son camarade soit plus détendu en sa compagnie. « En tout cas, pour commencer, tient. » Elle lui tendit le livre auquel elle était accrochée depuis toute à l’heure, origine de la requête du jeune garçon. Une fois les mains libres, elle replaça ses mèches derrière ses oreilles dans un signe qui indiquait, pour qui connaissait Lilith qu’elle, s’apprêtait à se montrer sérieuse. « Est-ce que je peux voir ta liste ? Ca m’aidera à aller plus vite. Je crois que le livre de Métamorphose pour notre année est par là » Elle montra vaguement un rayon sur sa gauche « Et j’ai surtout besoin de connaître tes options. T’as pris quoi ? » Se renseigna-t-elle avec un nouveau petit sourire. Sourire qui se fana doucement lorsqu’elle se rendit compte d’une chose très importante. Elle ne connaissait pas son prénom ! « Au fait, tu t’appelles comment ? » Demanda-t-elle, désireuse de résoudre ce problème immédiatement. Autant être amicale jusqu’au bout ! Après tout, elle pouvait se le permettre. Il n’y avait personne d’autre dans la librairie et il était dans sa promotion !


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Finalement, le calme que je suis venu chercher entre deux rayons au hasard est de courte durée puisque la fille de tout à l’heure refait son apparition avec un chariot qui couine. C’est bizarre, j’aurais pensé que dans le monde sorcier, les gens ne faisaient qu’agiter des baguettes pour que tout se fasse tout seul. À quoi ça sert d’avoir des pouvoirs et d’avoir le droit de s’en servir tout le temps si c’est pour faire les choses à la main…? Mais sûrement que je passe à côté d’un détail qui fait qu’ils ne peuvent pas ou je ne sais pas… Miles avait l’air de pouvoir faire de la magie quand il voulait, lui. Moi non, en revanche. Seulement quand il était là. Je n’ai pas réalisé jusque là que je ne le reverrai sûrement jamais… Durant une seconde, cette réflexion me plonge dans une tristesse pesante. J’aimais bien attendre sa venue et me demander à quel endroit du salon il allait apparaître. Ou l’écouter parler de ses années à l’école parce que j’avais dit un truc qui lui rappelait une anecdote quelconque. Ou le voir lever les yeux au ciel en gnagnatant dès que ma mère avait le dos tourné. C’est vraiment ma famille que je vais laisser derrière moi et si j’en avais conscience par principe, ça me frappe réellement maintenant. Alors que la fille s’avance et que je me recule d’un pas machinal. Comme si c’était le moment idéal pour comprendre que mon existence telle que je l’ai connue jusque là est sur le point de partir en miettes ! Il me faut une seconde pour me reprendre mais quand j’y parviens enfin, je remarque que le livre qu’elle tient est celui que j’étais en train de chercher. Je sais pas si c’est la poisse ou un coup de chance… un peu les deux, peut-être ? Et une fois de plus, elle me propose son aide. C’est gentil, je dis pas, mais j’aurais préféré qu’elle pose juste le bouquin et me laisse me débrouiller. Alors, un peu à contre-coeur, je hoche la tête et lui explique en bafouillant que c’est le livre qu’elle tient que je cherche.

Oh !

Oui, je sais, c’est une coïncidence nulle mais je n’invente rien. Son regard se pose sur la couverture comme si elle a du mal à croire que c’est bien ce livre qu’il me faut, alors je me fends d’une autre phrase en guise d’explications : j’ai besoin de tous les autres aussi. Pas juste celui-là parce qu’elle le tient ou je ne sais pas ce qu’elle peut penser en vrai. Mais j’ai l’impression que c’est pire encore parce qu’elle se met à me fixer avec de grands yeux surpris. Sûrement qu’elle travaillait là tous les étés depuis le début de ma scolarité et qu’elle s’étonne de ne jamais m’y avoir vu ? Est-ce que c’est possible, même, qu’elle se souvienne de tous les gens qu’elle a croisé ? Je pense pas mais au point où j’en suis, ça m’étonnerait même pas !

Tu vas rentrer en quatrième année ?

Je me contente de hocher la tête. Je veux juste des livres, pas qu’on s’intéresse à ma vie. Juste des livres, par pitié…

On est dans la même promotion alors ! Je suis désolée, j’imagine que j’aurai dû te reconnaître. J’espère que tu ne m’en veux pas, j’ai une très mauvaise mémoire.

Et là, c’est le drame ! Sérieusement, sur tous les gens du monde, il fallait que ça tombe sur une fille de ma future classe ?! Je crois que je palis un peu alors que je secoue la tête. Elle n’a même pas l’air étonné de ne pas reconnaître quelqu’un qu’elle a vu tous les jours pendant trois ans… Je sais pas trop quoi en penser. Je trouve ça étrange, un peu. Sans être ami avec tout le monde, tu te souviens au moins de leurs têtes, non…? Je sais pas trop. Il faut dire que je sais pas combien on est dans cette classe. Si y’a cent personnes, peut-être que ça se tient, en réalité… En tout cas, elle ne se laisse pas démonter et reprend :

Je t’en prie, ne me vouvoie pas, ça fait trop bizarre ! On a le même âge après tout.

Maintenant qu’elle le dit, je me sens stupide de l’avoir vouvoyée alors qu’elle doit avoir quatorze ans. On a le droit de travailler à cet âge-là ? Peut-être que la librairie appartient à sa famille… Ça me regarde pas en vrai. Mais bon, c’est fait… Pour toute excuse, j’esquisse un sourire désolé. Elle fera avec. Mais elle n’a pas l’air de m’en vouloir puisque, dans la foulée, elle me tend le livre qu’elle tient toujours.

En tout cas, pour commencer, tiens.

Je le récupère dans un « merci » presque silencieux. Ça fait au moins un. Plus qu’un tas énorme et ce moment sera derrière moi ! Au moins, je connais le visage d’une fille que je vais croiser tous les jours… C’est déjà pas mal. La première impression doit être catastrophique mais avec un peu de chance, elle va pas aller se moquer avec ses copines… J’espère. J’ai presque envie de croiser les doigts pour que sa mémoire soit vraiment mauvaise au point de m’oublier d’ici la fin de la journée.

Est-ce que je peux voir ta liste ? Ça m’aidera à aller plus vite. Je crois que le livre de Métamorphose pour notre année est par là.

Je lui tends le parchemin froissé — et sûrement un peu humide vu mes mains moites — que j’ai reçu au début de l’été avant de suivre son indication du regard et de le couler vers la gauche, en direction du rayon de métamorphose. Je ne sais pas si elle veut dire qu’il faut que j’aille le chercher moi-même ou si c’est juste histoire de parler. Je n’ose pas trop la planter là mais, en même temps, j’ai peur qu’elle me prenne pour un gros assisté. Sa voix s’élève à nouveau dans la foulée et comme elle ne me laisse pas le temps de bouger, j’en déduis que je ne devais pas le faire.

Et j’ai surtout besoin de connaître tes options. T’as pris quoi ?
Mes… mes options ?

J’ai des options ? J’ai l’impression de débarquer. Il me faut une éternité pour comprendre qu’elle parle sûrement des trucs que j’ai coché lors de mon rendez-vous avec Madame Appleton. Je me souviens d’avoir mis Vol et l’autre…

Euh… Vol et… un truc avec des chiffres… je crois…

Sur quoi je rougis le plus désespérément du monde. Je dois avoir l’air d’un gros débile à même pas savoir les matières que j’ai choisi. En même temps, pour ma défense, je ne les ai jamais suivies jusque là, je ne sais même pas à quoi ça ressemble… Je me demande ce qu’elle a choisi, elle, sans oser poser la question. Elle doit pas avoir envie de se taper la discut’ — et moi non plus, qu’on se le dise ! — juste de faire son travail tranquille. Alors je laisse mourir ma question sans en prononcer le moindre mot. Elle, en revanche, elle ne se gêne pas pour me les poser :

Au fait, tu t’appelles comment ?
Sidney. Et… et toi ?

Sur le coup, ça me paraît naturel mais à bien y réfléchir, je me trouve bête. Je veux dire… Elle va penser que je ne me souviens pas de son prénom non plus ou que je me fous d’elle… Alors je fais l’effort de rajouter :

Désolé… j’ai jamais été à Poudlard encore alors… ‘fin… tu vois…

Je ne sais pas qui tu es, quoi. Et tu ne m’as pas oublié non plus, d’ailleurs, c’est juste qu’on se connait pas.
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Lilith C. Davis

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Le jeune garçon la laissait parler, se contentant de quelques gestuelles pour répondre de temps en temps à ses interrogations. Lilith eut donc la confirmation qu’il rentrerait comme elle en quatrième année à la rentrée. Elle fut particulièrement déroutée par le fait que son visage ne lui était pas du tout familier. Si ils étaient dans la même promotion, elle aurait dû le reconnaître. Elle ne pouvait pas s’attendre à se souvenir de tous les visages de tous les élèves de la première à la dernière année. Mais ceux de son année, avec qui elle avait déjà passé les 3 premières années et qu’elle voyait au quotidien dans ses cours ! Lilith était très perturbée par cette nouvelle. Sa mémoire pouvait donc s’empirer, et ce n’était pas bon signe. Elle essaya toutefois de reléguer ce problème à plus tard. Pour l’instant, elle essayait de gagner la confiance de son camarade et de l’aider au mieux dans l’achat de ses livres. Elle aurait bien assez de temps pour s’inquiéter de son problème plus tard.

Elle commença par lui tendre le premier livre. Celui de Sortilèges qu’elle tenait entre ses mains. Elle ne se formalisa pas de son remerciement presque inaudible et se préparait plutôt à la suite. Ca, c’était le plus simple. Il faudra ensuite partir à la chasse de tous les autres. Mais pour leur simplifier la tâche, Lilith avait besoin de sa liste. Si il était en quatrième année, comme il venait de lui confirmer, il aurait forcément les cours obligatoires. Il faudra donc que Lilith aille chercher les manuels de Métamorphose, de Potion, de Défense contre les Forces du Mal, d’Histoire de la Magie, d’Etude des Moldus, de Botanique et d’Astronomie. Cela faisait beaucoup trop de matières et beaucoup trop d’auteurs à retenir pour sa petite tête. Et c’était sans compter les options ! La liste lui servirait au moins de rappel et ainsi elle serait assurée de ne pas se tromper dans ce qu’elle lui donnerait. Pour faire bonne figure et ne pas lui laisser croire qu’en réalité elle ne savait rien de l’endroit où se trouvaient les livres, elle lui indiqua vaguement le rayon de la Métamorphose. Cela ne l’avancerait peut-être pas, mais au moins penserait-il qu’elle savait ce qu’elle faisait. Lilith essayait de suivre les conseils qu’un de ses amis lui avait donnés. Garder la tête haute en toute circonstance. Même quand on a une mémoire de poisson rouge et qu’on n’a pas la moindre idée d’où se trouvent les livres demandés chaque jours par les élèves de Poudlard.

Docilement, il lui tendit le parchemin lorsqu’elle le lui demanda. Elle commençait à le parcourir du regard quand il sembla s’étonner de sa demande concernant les options qu’il avait choisies. Lilith lui jeta un coup d’œil et elle remarqua qu’il semblait décontenancé. « Oui. En plus des cours obligatoires, on a des options. Tu as du les choisir l’année dernière normalement. » Expliqua-t-elle tranquillement, sans s’étonner du fait que le jeune garçon n’avait pas l’air de savoir de quoi elle parlait. Après tout, il était peut-être tout simplement stressé. Ca arrivait à Lilith quand elle était stressée de tout oublier, alors ça devait bien arriver à d’autres aussi. Il lui indiqua qu’il avait vol, mais buta sur la deuxième. « Arithmancie. » Confirma-t-elle en hochant la tête et en voyant le mot écrit en toutes lettres sur la liste. « Comme moi. » Rajouta-t-elle en relevant les yeux dans sa direction, un nouveau sourire sympathique étirant ses lèvres. Elle essayait de se montrer aussi amicale que possible pour mettre le jeune homme à l’aise. Après tout, il n’avait pas l’air méchant. Juste un peu perdu et hors de sa zone de confort. Situation que Lilith ne comprenait et ne connaissait que trop bien. Par contre, ça devenait de plus en plus inquiétant. Outre le fait qu’ils étaient dans la même promotion, ils avaient également Arithmancie en commun. Ce n’était pas une option beaucoup suivie par ses camarades, alors elle devrait vraiment se souvenir de son visage.

Essayant de nouveau d’ignorer le sentiment de panique qui essayait de la submerger, elle essaya de penser à autre chose. Il lui sembla alors très important de connaître le prénom du garçon, comme si avoir un prénom lui permettrait de remettre un visage dans sa mémoire. Normalement les choses fonctionnent à l’inverse, mais Lilith était prête à croire à tout vu qu’elle ne fonctionnait pas comme les autres. Sidney. C’était un joli prénom mais malheureusement, cela ne lui disait rien du tout. Elle n’eut pas le temps de s’en inquiéter car pour la première fois, il lui posa une question qui la concernait elle. Le visage de la rouquine s’éclaira. Elle était sur le point de lui répondre lorsque le jeune sorcier rajouta quelque chose qui décontenança Lilith. Ses yeux s’agrandirent sous la surprise avant que son expression ne changea complètement. Elle était soulagée. C’était donc normal que son visage fin encadré de longs cheveux noirs ne lui rappelait rien du tout. Elle ne devenait ni complètement folle, ni complètement stupide. Son cerveau était toujours aussi semblable à un gruyère râpé mais sa condition ne s’aggravait pas. Sidney n’avait pas idée d’à quel point il venait de refaire sa journée. « Tu es nouveau ? Tu n’as pas idée d’à quel point tu viens de me rassurer. Je croyais vraiment que j’avais un problème à ne pas me rappeler de quelqu’un qui partage les mêmes cours et la même option que moi. Comment ça se fait que tu arrives comme ça en quatrième année ? Tu viens d’ailleurs ? Du coup tu ne sais pas dans quelle maison tu es ? » Lilith, heureuse de découvrir qu’il s’agissait d’un nouvel élève, était inarrêtable. « Pardon, c’est mal poli de ma part. Je te pose toutes ces questions alors qu’on ne se connaît même pas. Tu n’as pas à y répondre si tu ne veux pas. » Se reprit-elle face à son indélicatesse. Elle se doutait que le garçon était de nouveau assez mal à l’aise. Il n’avait certainement pas envie de se confier à une inconnue et Lilith pouvait parfaitement le concevoir. « En tout cas, moi c’est Lilith. Je suis ravie de faire ta connaissance Sidney. C’est peut-être un peu prématuré mais bienvenue à Poudlard. Moi je suis chez les Poufsouffle. Je sais pas où tu seras réparti mais n’hésite pas à venir me voir à la rentrée. » Elle essayait d’être prévenante. Elle n'imaginait même pas ce que ça devait faire d'arriver en cours de route alors que tout le monde avait déjà ses petites habitudes. « Bon, on va chercher tes livres ? » Proposa-t-elle dans un nouveau grand sourire chaleureux. Même si ça ne l'aurait pas dérangé, elle se doutait que Sidney ne comptait pas passer la journée ici à bavarder avec elle.


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La vendeuse parle beaucoup. Trop, peut-être. Elle n'est pas méchante, loin de là, mais elle me met un peu mal à l'aise. J'ai du mal à me raccrocher à tout ce qu'elle dit mais je fais tous les efforts du monde pour y parvenir. Je n'ai pas envie qu'elle me pense mal poli, surtout si on se retrouve dans la même classe à la rentrée. Je ne m'attendais pas à ça, en entrant. Et même là, j'ai un peu de mal à réaliser que je vais la voir tous les jours pendant un an. Voire plusieurs années. Enfin, on va se contenter d'un an, déjà, et puis on verra après. Aucune obligation, Miles et maman me l'ont répété plein de fois. Si jamais ça se passe mal, je n'y retourne pas. Je ne suis plus à ça près, de toute façon... D'un côté, ça me rassure, de l'autre, ça m'angoisse. J'ai pas envie d'avoir encore affaire à un échec. Je veux que ça fonctionne. Être un adolescent comme les autres. Avoir une vie normale. Aller à l'école, me faire des amis. Râler parce que j'ai trop de devoirs, que les week-ends sont trop courts et les profs trop chiants. Mais bon, avant d'en arriver là, ce serait bien d'avoir mes livres. Elle a l'air prête à m'aider. Et j'aimerais bien pouvoir lui faciliter la tâche mais les questions qu'elle me pose me dépassent un peu. Comment je suis censé savoir c'est quoi mes options ? Mon cerveau tourne au ralenti, le stress sans doute, mais il finit par connecter ses deux neurones et me faire comprendre que ça doit être les trucs que j'ai cochés. Un peu au hasard, j'avoue. J'ai retiré « créatures » parce que ça avait l'air flippant, « étude des ... » parce que ça avait l'air chiant, et j'ai fait silencieusement la plouf entre les deux derniers parce que de toute façon j'y connais rien. Elle prend malgré tout la peine de m'expliquer, au cas où.

Oui. En plus des cours obligatoires, on a des options. Tu as dû les choisir l’année dernière normalement.

Elle doit me prendre pour un gros débile, en vrai... Et elle aurait pas vraiment tort... Sauf que j'ai rien choisi l'année dernière. Je savais même pas que j'irais dans cette école. Je pensais que toute ma vie serait limitée à la maison, à celle de Madame Meyer et à la petite cour entre les deux. Peut-être que ça n'était pas si mal que ça, finalement... J'aurais sûrement pas dû en partir. Ça ressemblait à une bonne idée, maintenant ça a juste l'air de la pire du monde. J'aurais dû prendre la peine de réfléchir plus longtemps avant de donner ma réponse. J'étais obligé de rien et maintenant je peux plus vraiment faire marche arrière. Enfin si, je peux, mais ce serait tellement la honte... et puis tout le monde serait déçu de moi, et j'ai pas envie que ça arrive. Quoi qu'il en soit, je lui donne ce que je sais des matières que j'ai choisies. Vol, je m'en souviens. L'autre... y'a des chiffres, un peu comme des maths. Normalement je suis pas trop nul en maths... Enfin... quand je suivais des cours normaux, je me débrouillais... Maintenant, je dois avoir le niveau d'un enfant de dix ans... Je sais vraiment pas comment je vais m'en sortir de celle-là... Miles dit que les cours moldus servent pas dans le monde magique mais quand même, ils vont bien voir que mon anglais est pourri et que passer les divisions, c'est à peine si je sais compter...

Arithmancie. Comme moi.

Mon regard croise le sien. Je commence à me demander si elle dit pas ça juste pour se payer ma tête. C'est quand même bizarre qu'on soit pile dans la même classe et qu'on ait choisi pile les mêmes matières pas obligatoires, non ? Je sais pas... En même temps, je vois pas trop pourquoi elle ferait ça. Ça aurait pas de sens. J'ai envie de lui demander si c'est bien, comme truc, mais je me retiens. Déjà que je connaissais même pas le nom, si en plus je reconnais que je sais même pas ce que c'est, elle va me caser dans les cassos dès le début et je vais jamais m'en défaire. J'espère juste qu'elle va pas aller trouver toutes ses copines pour leur raconter. J'aimerais bien ne pas me taper la honte avant d'y être... Mais ça semble de plus en plus compromis. J'essaye quand même de limiter un peu les dégâts en lui expliquant que c'est ma première rentrée à Poudlard. Peut-être qu'elle se dira que c'est normal si je connais pas toutes les matières ou que j'ai l'air à côté de la plaque. Ce serait pas mal qu'elle me trouve des excuses, au moins pour aujourd'hui... Elle ouvre de grands yeux à cet aveu et je regrette presque de lui avoir fait. Bien sûr elle s'en serait rendue compte demain mais quand même... Je n'arrive pas à comprendre sa réaction. Elle a presque l'air contente. C'est vraiment bizarre. Qu'est-ce que ça peut lui faire, en vrai ? On se connaît même pas !

Tu es nouveau ?

Je me contente de hocher la tête. Oui, voilà, je suis nouveau. Je pensais que ça s'arrêterait là et qu'on reprendrait cette histoire de livres, c'était juste pour qu'elle comprenne pourquoi je lui demandais son prénom et pourquoi j'étais un peu perdu avec les matières et tout... mais elle ne semble pas l'entendre de cette oreille puisqu'elle reprend avant même que je n'ai eu le temps d'achever mon geste pourtant des plus brefs :

Tu n’as pas idée d’à quel point tu viens de me rassurer. Je croyais vraiment que j’avais un problème à ne pas me rappeler de quelqu’un qui partage les mêmes cours et la même option que moi. Comment ça se fait que tu arrives comme ça en quatrième année ? Tu viens d’ailleurs ? Du coup tu ne sais pas dans quelle maison tu es ? Pardon, c’est mal poli de ma part. Je te pose toutes ces questions alors qu’on ne se connaît même pas. Tu n’as pas à y répondre si tu ne veux pas. En tout cas, moi c’est Lilith. Je suis ravie de faire ta connaissance Sidney. C’est peut-être un peu prématuré mais bienvenue à Poudlard. Moi je suis chez les Poufsouffle. Je sais pas où tu seras réparti mais n’hésite pas à venir me voir à la rentrée.

Et là c'est la fin. Je suis littéralement englouti par le flot de paroles dont elle m'abreuve. Je l'entends, c'est pas le problème, mais les mots finissent par ne plus avoir de sens, ses questions me dérangent, son enthousiasme me perturbe. Mes oreilles se mettent à bourdonner, une nausée légère commence à se faire sentir. C'est exactement ça qui me fait peur. Je ne veux pas être le centre de l'attention, je ne veux pas qu'on cherche à comprendre ma vie, à fouiner pour savoir. Je veux juste qu'on me laisse tranquille.

Je... euh...

Il faut être honnête, j'ai perdu le fil... J'ai compris qu'elle était rassurée et la suite m'a échappé. C'est rentré par une oreille et ressorti par l'autre, mon cerveau a été incapable d'imprimer quoi que ce soit. Je n'ai même pas fait attention à son prénom, si jamais elle me l'a dit. Normalement c'était ma question, alors sûrement... C'est l'horreur. Je me sens parfaitement stupide, là, devant cette fille qui me regarde avec son sourire chaleureux. Je dois avoir l'air d'un parfait demeuré. Alors je fais comme je peux, je me raccroche aux branches en espérant qu'elles ne cèdent pas sous mon poids.

Enchanté...?

C'est pathétique mais c'est sûrement mieux que rien. Je me risque à lui offrir un sourire à la fois gêné et désolé et reporte mon attention sur mes chaussures. Elle n'a pas l'air de m'en tenir rigueur mais je suis incapable de savoir ce qu'elle pense vraiment. Si ça se trouve, elle me déteste déjà. Sûrement puisque, lorsqu'elle reprend, j'ai presque l'impression qu'elle veut en terminer au plus vite :

Bon, on va chercher tes livres ?

Dans le fond, ça tombe bien puisque c'est exactement ce que je veux aussi. Alors je hoche à nouveau la tête, prêt à lui emboîter le pas. Il y a une dizaine de livres, tout au plus, ça devrait aller vite, non ? Vu la période, elle doit faire ça des centaines de fois par jour, en un rien de temps ça va être bouclé. Tant mieux ! Néanmoins, je décide d'essayer de me rattraper un peu. Je ne vais pas pouvoir faire des miracles mais si elle me voyait autrement que comme le nouveau super chelou, ce serait pas trop mal...

Tu... tu travailles ici depuis longtemps?

Ma gorge est serrée par la nervosité, ma voix vaguement plus aiguë que d'ordinaire... je me fais pitié, autant le dire ! La rentrée, c'est demain et il y a vraiment du boulot pour que je commence juste un peu à avoir l'air d'un gars normal, sérieux...
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