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 Seriously...where are you ? [PV Kenzie Greene ]

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MessageSujet: Seriously...where are you ? [PV Kenzie Greene ]   Mer 31 Oct - 19:49

   
Seriously, where are you ?




Quelques jours plus tôt tous les jeunes élèves s'étaient rassemblés aux Trois Balais pour fêter Halloween, et si le jeune homme ne retirait pas forcément d'incroyables souvenirs de cette soirée, il n'avait pas été mécontent de revenir à une routine plus rassurante. Il avait retrouvé ses courses très matinales, ses cours, ses leçons supplémentaires avec des élèves un peu plus curieux et, de manière générale, il avait retrouvé le rythme de vie qu'il s'était imposé depuis sa nouvelle prise de fonction. À bien y réfléchir le sportif avait encore un peu de mal à reconnaître l'homme responsable qu'il était partiellement devenu, pour la simple et bonne raison qu'il avait passé une décennie à fuir toute forme de routine et de répétition pour finalement presque l'embrasser avec plaisir. Était-ce réel ou illusoire ? Spontané ou forcé ? C'était encore difficile à dire car il était incapable de dire s'il était fait pour ce métier, s'il était compétent pour transmettre l'expérience du terrain, mais pour l'heure il ne s'imaginait pas s'embourber dans cette répétition pendant toute sa vie.
Fort heureusement son activité lui rappelait régulièrement que rien n'était à prendre pour acquis lorsqu'il travaillait avec Mère Nature et que, malgré les années passées avec elles, ces formidables créatures étaient encore bien capables de le prendre au dépourvu. Quelques jours plus tôt ce fut le tour de son hippogriffe favori, son champion, de lui faire un coup de Trafalgar en disparaissant presque entièrement de la situation du jour au lendemain. Embourbé dans sa routine et ses courts chronophages l'athlète ne se rendit pas tout de suite compte de cette disparition mais, lorsqu'un des commerçants de Pré-au-lard lui fit part de la présence d'un large volatile dans les cieux, au détour d'une conversation anodine, Nathanael retourna à la forêt en quatrième vitesse pour compter ses petits protégés.

Ce n'était pas habituel pour un compagnon à plume de s'éloigner un peu de sa zone de confort, notamment pour élargir sa zone de chasse ou par simple curiosité, mais cela ne changeait en rien la responsabilité de l'Armstrong dans cette histoire. Quoi que puisse faire l'hybride, où qu'il puisse aller, il restait la responsabilité du professeur de soin aux créatures magiques et, fort de ce constat, Nathanael débuta donc ses recherches sans attendre.

- Décidément, il m'aura tout fait.

Cela faisait à présent trois jours que le jeune homme se levait aux aurores, coupant court à sa séance sportive journalière pour explorer les environs à coup de transplanage ou de vol en balais, mais jusqu'à présent cela n'avait strictement rien donné. Certes il avait appris à être d'une patience infinie à force de rester immobile à observer une créature, cela ne faisait aucun doute, mais jouer les traqueurs n'était pas un rôle dans lequel il était particulièrement à l'aise.
Aujourd'hui il était de retour dans la campagne bordant pré-au-lard, arpentant les petits chemins de terre en gardant les yeux rivés sur le ciel car on lui avait indiqué avoir repéré l'hybride ici la veille au soir. Encore une fausse piste ou cette fois était-elle enfin la bonne ? C'était sans se faire de fausses illusions que le jeune homme avait attrapé un furet récemment tué pour appâter la bête, revêtant un simple t-shirt noir proche du corps avant de débuter une recherche qui commençait doucement à le fatiguer.

- Il va me rendre chèvre. Sérieusement...

Ne voyant toujours rien venir dans le ciel bleuté au-dessus de lui, l'enseignant enfonça deux doigts dans sa bouche avant de souffler pour générer un cri suraigu à faire vriller les tympans de plus d'une personne. Si avec cela l'hippogriffe ne l'entendait pas cela voulait dire qu'il n'était pas là où qu'il ne souhaitait pas rentrer de si tôt. Attendant une réaction ou signe dans les airs, Nathanael Elias Armstrong s'assit sur un petit muret en pierre bordant quelques champs en friche en plongeant la main dans sa poche pour y récupérer un paquet de poison en tube.

- C'est vraiment le bon moment, en plus. Génial.

Si son regard se posa sur la cigarette roulée qui était là au milieu des autres, remplie d'herbes aux propriétés psychotropes facilitant la relaxation, il la laissa de côté au profit d'une de ses jumelles plus classique. Portant la cigarette à ses lèvres avant de l'allumer d'une simple petite flammèche, le professionnel posa une nouvelle fois son regard sur cette étendue bleuté en espérant peut-être y voir enfin son champion.

Et sinon ? Il ne laisserait évidemment pas tomber l'hybride, c'était hors de question, mais Nathan avait déjà bien trop de préoccupations en tête pour avoir de la place pour une de plus.




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MessageSujet: Re: Seriously...where are you ? [PV Kenzie Greene ]   Mer 31 Oct - 21:46

J'adressais un dernier signe à mon chat, cet animal qui représentait ma famille, avant de refermer la porte. Il faisait encore nuit noire quand je décidais de quitter ma nouvelle demeure afin de redécouvrir les environs. Cela faisait tellement longtemps que je n'étais pas venue dans ce monde parallèle, si parallèle au mien et aujourd'hui, je ne travaillais pas, j'avais alors tout le temps de me faire à cette nouvelle vie. En plus de mes habits sombres, je n'avais enfilé que ma cape rouge, que j'utilise habituellement mais qui m'avait servie de déguisement lors de mon premier jour aux Trois Balais. Je frissonnais légèrement en fermant la porte à double tour, mais je n'avais pas envie de croiser du monde aujourd'hui. Le bar était si souvent rempli, qu'un peu de solitude ne pouvait me faire de mal. Enfin, en vérité, j'étais tout de même très seule ici. Il faudrait un jour que je songe à rencontrer d'autres personnes, en dehors des beuveries du pub que j'accompagnais volontiers, parfois sous le regard dur de ma patronne. J'étais ainsi faite. J'aimais profiter de la vie, j'avais bel et bien intégré à mes dépens, que l'on en a qu'une, et si j'étais revenue aujourd'hui à Pré-au-Lard, ce n'était pas pour répéter le schéma dans lequel Rufus m'avait connue.

J'avançais d'un pas décidé vers les sentiers les moins empruntés de Pré-au-Lard. Il faut avouer, que mon port habituel de bottines à talons hauts ne jouait pas en ma faveur à ce moment précis. Je me tordais les chevilles en pestant contre ces maudits cailloux. J'avais pris avec moi, un sac que je portais en bandoulière. La plupart du temps, il contenait une fiole, des cigarettes, et des livres. Aujourd'hui, il ne faisait pas exception à la règle. Je comptais arpenter chaque petit chemin jusqu'au levé du soleil où je pourrai terminer ce livre sur les créatures que j'avais entamé il y a plusieurs années de cela. Dans une autre vie. Après plus d'une demi-heure de marche, je distinguais quelque chose de grand et d'imposant malgré la noirceur du ciel. Je sortais d'abord ma baguette, méfiante et toujours prête à me défendre depuis que j'avais subi les tortures à l'époque de Blackman. J'avançais aussi discrètement que possible, les yeux rivés sur ce qui semblait être une créature. Les ailes se déployèrent, et je pus reconnaître un hippogriffe. Je soufflais légèrement, rassurée de ne pas avoir à me battre. Mais que faisait-il là ? Il ne devrait pas être seul et pourtant... J'épiais les environs à la recherche d'une tête humaine, de quelqu'un qui me surveillait possiblement, mais rien. Je m'approchais alors d'un pas plus bruyant dans l'espoir de me faire entendre par la créature. Elle se retourna vers moi et plongés dans les yeux l'un de l'autre, je me stoppais net. Je n'avais pas perdu quelques notions de base, et celle de s'approcher d'un hippogriffe sans son consentement n'était pas sur la liste. Je me penchais alors plus que nécessaire vers lui, afin de lui montrer tout mon respect. J'attendais ainsi quelques instants avant de le voir répliquer. Je me dirigeais ensuite vers lui afin de le caresser timidement. Il était si beau et tellement impressionnant. J'avais la sensation d'avoir cinq ans.

Après avoir tenté de créer un lien par la tendresse, je me mis en quête de ce qui pourrait servir de corde. Avec des branches et un sortilège, je pouvais créer quelque chose de convenable. Après tout, même si passer du temps avec lui me paraissait être une bonne idée, il faudrait que je le ramène à un moment ou un autre. Une fois la corde tissée et passée autour de son cou, je marchais à ses côtés dans le but de trouver un endroit pour lire. Il commençait à faire jour et je pourrai alors en apprendre plus tout en m'occupant d'un être vivant, je ne pouvais rêver mieux. Je m'installais alors contre un gros rocher avant de sortir mon livre. Je laissais une distance suffisante à l'animal pour pouvoir se mouvoir s'il le décidait tandis que je me plongeais dans ma lecture. Quelques dizaines de minutes s'écoulèrent et l'hippogriffe venait même à chercher plus amples caresses. Je reposais alors mon bouquin dans mon sac, retirais ma cape pour la poser sur le côté, le froid n'étant plus aussi agressif qu'en pleine nuit. Je jouais un peu avec lui quand un sifflement aïgu retentit. C'était assourdissant et cela me fit froncer les sourcils un instant. Un instant seulement, puisque mon nouvel ami se mit à s'agiter férocement. Je glissais alors, continuant de m'accrocher à la corde qui me reliait à lui. Si je continuais ainsi, il allait me traîner et je risquais vite de me retrouver à l'hôpital. J'empoignais alors ma cape et mon sac, sans réel équilibre avant de grimper sur cette créature. Je n'avais pas eu le temps de me poser une quelconque question quant à la légalité de mes actes, je n'avais peut-être pas le droit de voler avec lui, mais mon poignet pris dans la corde, je devais me sauver. Il était bien trop pressé pour me laisser le temps de le guider et je ne pouvais pas le laisser retrouver n'importe qui.

Accrochée fermement à ses plumes, je m'étendais entièrement afin d'avoir le plus d'équilibre possible. Je ne crois pas m'être un jour retrouvée dans cette situation, à dos d'hippogriffe. J'avais vu mes camarades, mais moi je ne m'étais pas proposée. Le vol en général n'était déjà pas mon point fort, mais cette bête était plutôt rassurante. Nous commencions alors un envol, plutôt tumultueux pour ma part. Après quelques rondes dans les airs, l'hippogriffe décida de plonger vers la Terre. C'était un instant magique, une sensation des plus incroyables. Je souriais.

* C'est un truc de fou, ce machin *

Cette pensée fut de courte durée quand je nous vis arriver, bien trop vite près du sol. Je commençais doucement à glisser sur le côté et pourtant, la distance qui me séparait de la terre était certainement encore fatale à cette allure. Je ne pouvais pas me permettre de me desserrer de l'animal. Mes pensées n'étaient plus de l'ordre du plaisir, mais de la frayeur extrême. Dès que nous atterrissions, mes mains et mes jambes lâchèrent complètement l'hippogriffe, me laissant rouler dans le sentier battu. Mon sac s'était éparpillé de toute part et ma cape rouge s'était jetée sur l'homme que ma nouvelle compagnie avait cherché à rejoindre.


« Waouh ! Tu... m'as mis une sacrée raclée là ! »

J'étais quelque peu sonnée, et je frottais ma main contre mon front. Je mis plusieurs secondes avant d'ouvrir les yeux et de tenter de me redresser. D'abord à quatre pattes, je repérais de la fumée ainsi que des chaussures. Finalement pour retentir sur mes deux jambes frêles et vacillantes. Je frottais alors mes habits poussiéreux avant de m'adresser à cet homme.

« Salut... Euh bonjour. Ça doit être à vous, je vous le rends ! Je crois qu'on... qu'on a bien fait connaissance tous les deux. »

Je n'étais pas encore bien sûre du personnage qui se décrivait en face de moi et je tentais vainement de m'approcher en titubant. Je commençais à discerner ses traits, et son visage ne m'était pas inconnu. Mes sourcils se froncèrent tandis que je restais la bouche entrouverte, ma baguette était intacte, heureusement.
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MessageSujet: Re: Seriously...where are you ? [PV Kenzie Greene ]   Jeu 1 Nov - 0:55

   
Seriously, where are you ?




Depuis la rentrée, quelques semaines plus tôt, le jeune professeur s'était astreint à un rythme de vie draconien en se levant avec le sommeil et en se permettant un peu de repos bien après que la lune ait pris la place de son astre jumeau. En vérité il n'avait pas eu besoin de se forcer afin de se créer autant de temps libre pour la simple et bonne raison qu'il ne trouvait pas le sommeil en ce moment, peinant à grappiller cinq heures par nuit durant les meilleures nuits et, de ce fait, avait-il davantage de temps à remplir de quelque façon que ce soit. Il avait commencé par se dépenser très tôt le matin et très tard le soir mais, au bout de quelques jours, son corps commença à montrer des signes évidents de fatigue quant à ce traitement trop drastique compte tenu de sa situation. Le sportif fut donc contraint et forcé de revoir sa copie en se plongeant tout d'abord dans la lecture ou plutôt la relecture d'ouvrages passés, mais cela ne dura pas bien longtemps et déjà la copie fut révisée une seconde fois. Il prit donc la décision de se bouger un peu plus, de passer un peu plus de temps à Poudlard autant pour se sociabiliser de nouveau que pour occuper ce nouveau temps-libre jusqu'à ce que Morphée décide enfin de l'autoriser à dormir correctement, en espérant que cet événement ne tarde pas trop à pointer le bout de son nez.
Mais à cette insomnie était venu s'ajouter un stress supplémentaire lorsqu'une de ses élèves était venue lui faire part de nouvelles pour le moins inquiétantes, de nouvelles teintées de complots et d'élitisme poussé à outrance. Après le corps c'était donc à l'esprit d'être sollicité plus que d'habitude et, si les réflexions du professeur tournaient vite en rond, il n'arrivait toujours pas à trouver le sommeil. On aurait pu donc penser que cette petite escapade forcée serait bénéfique pour lui, lui donnant un objectif pour canaliser son énergie et oublier sa fatigue martelant ses muscles, mais en vérité il se serait clairement passé de cette inquiétude supplémentaire car, même s'il ne savait pas vraiment pourquoi, il avait un mauvais pressentiment quant aux complots dont on lui avait fait part. Peut-être allait-on avoir besoin de lui bientôt et, pour le moment, il semblait être plutôt l'ombre de lui-même.

Désespéré et fatigué, fatigué de courir sans trop savoir où il allait, Nathanael émit donc son sifflement aiguë comme ultime tentative d'une traque qui durait depuis trop jours. Il n'avait eu que des rumeurs, des visions passagères et des personnes croyant avoir repéré son hippogriffe mais n'avait rien eu de véritablement concret, aussi ne donnait-il pas beaucoup de crédit à cette énième piste. La cigarette au bord des lèvres, laissant la fumée s'extirper de ses narines, un air absent figeant son visage, Nate passa une main dans ses cheveux et celle-ci s'immobilisa lorsqu'un piaillement se fit entendre. D'autres auraient peut-être confondu ce bruit avec l'appel d'un gros oiseau mais le londonien en connaissait trop pour se laisser tromper, la surprise le fit relever la tête assez brusquement pour que la cigarette chute par terre. Sa réaction ne se fit pas attendre :

- Non mais c'est une blague ? Sale con !

L'éducation stricte du jeune homme avait banni toute insulte de son vocabulaire mais, devant cette fatigue accumulée et le spectacle de cette bête ramenant sa fraise comme une fleur, le plus naturellement du monde, ce juron échappa de la bouche de l'homme sans qu'il ne cherche à le rattraper. En voulait-il à la bête ? Bien entendu mais il était surtout de la voir apparemment en bonne santé. En voyant l'hybride se rapprocher de lui à vive allure tout un tas de questions se bousculèrent dans sa tête, à commencer par la raison de son départ et les endroits où il avait bien pu être, mais tous ces mots furent balayés lorsque le professionnel remarqua une forme sur le dos de la bête.
L'hippogriffe avait-il été capturé ? La question aurait pu être pose si, soudainement, un vêtement écarlate n'était pas venu masquer le champ de vision du londonien, manquant presque de l'étouffer par la même occasion au moment de atterrissage de la bête. L'homme se débarrassa rapidement de la coup pour retrouver enfin l'inspiration et se trouver devant un dilemme presque cornélien. Devait-il d'abord engueuler la bête ou s'occuper de la demoiselle en détresse ? En vérité il n'eut même pas besoin de se poser la question.

Son côté altruiste et protecteur prenant naturellement le dessus, Nathanael jeta un regard courroucé à la bête avant de se rapprocher de la demoiselle venue lui « rendre » son hippogriffe. Son ? Non, leur relation n'était pas de ce genre-là mais c'était normal qu'elle puisse penser cela. Inquiet de savoir si elle n'avait pas été trop secouée par cette arrivée un peu brusque, le jeune homme posa instinctivement une de ses larges mains sur l'épaule de la demoiselle pour lui apporter un peu de stabilité avant de lâcher :

- Ça va aller ? Rien de cassé ?

Bien vite leurs regards finirent forcément par se croiser et, si le jeune homme n'avait pas une mémoire d'éléphant, il n'eut aucune difficulté à reconnaître cette demoiselle en détresse. Ils s'étaient croisés dans un bar en plusieurs occasions mais, en plongeant dans ses souvenirs, il ne se rappela pas avoir mentionné un élément primordial.

- Hum. Je pense qu'on ne s'est pas tout dit, la dernière fois. Ça fait longtemps, Kenzie.

Lors de leur toute première rencontre le jeune homme avait opté pour le rôle d'un client et la jeune Kenzie était celle qui l'avait bien agréablement servi. Nathanael avait une assez bonne mémoire pour se souvenir des femmes qui lui tapaient dans l’œil et, si ce fut le cas de celle-ci, jamais aucun d'eux n'avait mentionné son accointance avait l'univers de la magie. Était-ce vraiment, après tout ? Ils étaient deux adultes cherchant à faire connaissance, à passer du bon temps et le fait d'avoir une baguette magique ou non ne devrait pas être déterminant.

Et pourtant ils se retrouvaient ici, au milieu de nulle part, dans le dernier endroit où ils auraient pensé pourvoir se revoir. Comme quoi, le hasard faisait parfois bien les choses.




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MessageSujet: Re: Seriously...where are you ? [PV Kenzie Greene ]   Jeu 1 Nov - 13:16

Mon arrivée n'était pas sans fracas. Suite à cette chute que j'avais tout de même réussie à atténuer, mon corps était douloureux. Décidément, il fallait vraiment que j'apprenne à voler avec plus de délicatesse. Il fallait aussi avouer qu'entre un balai et un hippogriffe, la différence était flagrante. J'aimais les nouvelles expériences et je ne regrettais pas ces deux petites minutes dans les airs, mais la prochaine fois je le ferai sous les conseils d'un expert et non dans un espoir de survie.

En me relevant, je sentis une main soulager ce corps frêle. Il semblait que j'étais tombée sur un individu prévenant et non sur un sorcier en quête de né-moldu à se mettre sous la dent. Le contexte actuel ne créait aucune atmosphère de confiance et j'avais certainement tendance à être trop méfiante. Mais la prudence était mère de sûreté, et mon insouciance passée m'avait bien enseignée la leçon. La confiance se mérite, et j'avais cessé de la donner à tout le monde en me persuadant que si elle était trahie je pouvais simplement continuer mon chemin en oubliant ledit traître. Non. Aujourd'hui j'apprenais à connaître l'autre avant de m'y aventurer corps perdu. L'homme en question me demanda si tout allait bien. Dans un sourire déboussolé, je repris mes airs enthousiastes.


« Oh non, ça va, je suis bien solide. Faut dire que j'fais pas de l'hippo tous les jours non plus. »

Cette chute m'avait totalement décoiffée et je pris le temps de me remettre d'aplomb, frottant mes vêtements et recoiffant mes cheveux d'un naturel si doux et si lisse, qui dû à ce fracas ressemblaient plutôt à du foin. Mon regard se leva et croisa celui de mon interlocuteur. D'un calme olympien il continua de s'adresser à moi avant de me m'appeler par mon prénom. Kenzie. Il me connaissait donc, et on ne s'était pas tout dit. Dans l'étourdissement soudain que je venais de vivre, je pris quelques secondes en fronçant les sourcils avant de me souvenir de nos quelques rencontres. Le bar londonien. Un sacré buveur d'ailleurs, qui optait pour le même poison que moi, le whisky. Nous avions principalement échangé sur ce sujet étant tous deux adeptes des différents alcools que le monde avait à nous offrir. Mes yeux s'écarquillèrent, ma bouche restait ouverte jusqu'à ce qu'un sourire se forme sur celle-ci.

« Oh. Le gars mignon du bar ! Euh enfin N... N... Désolée je sais que ton prénom commence par un N mais j'ai un peu zappé, ça fait un bail ! »

Oui cela faisait forcément plus de deux ans maintenant. J'étais instinctive et spontanée, et je réfléchissais parfois peu avant de m'exprimer. Après tout, je partais du principe que nous étions tous uniques, tous différents et que le jugement d'autrui ne devait pas guider nos actions et nos paroles. Il nous fallait simplement être nous-mêmes. Et à ce moment là, j'avais du mal à me remémorer son prénom. J'avais donné le mien à beaucoup d'individus pendant ces quatre années de service, mais j'avais rencontré tellement de personnes qu'il m'était parfois difficile de me souvenir. Seulement, lui, je m'en souvenais bien. Un jeune homme qui avait la picole facile, comme moi, et avec qui j'avais pu rire dans des états dont on ne voudrait pas se souvenir. Je ne pouvais non plus cacher que son physique attirant et à la fois rassurant m'avait permis de ne pas l'oublier. Son prénom restait quant à lui inconnu. Mes pensées se présentaient à tour de rôle, la chute ayant certainement ralenti mes capacités cognitives en cet instant. Seulement en me remémorant nos différentes rencontres, bien que parfois trop furtives, je compris le sens de sa phrase.

« Mais... Tu fous quoi là ? Enfin, t'es pas un moldu toi ? J'avoue que je comprends plus rien, j'suis morte, j'hallucine, j'me suis évanouie et je fais un rêve ou... »

Je prenais le temps de me pincer avant d'aller m'asseoir là où le jeune homme en question avait commencé à fumer. Il fallait que je reprenne mes esprits. Je le regardais en souriant, tout en gardant cette tête d'enfant ébahie et surprise de ce que nous vivions là. C'était insensé et en même temps j'adorais l'imprévu. Plus les minutes s'écoulaient et plus je reprenais pied. Un sourire franc et amusé se dessinait alors sur mon visage, réjouie de cette re-rencontre.

« Ca fait plaisir de te revoir. »
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MessageSujet: Re: Seriously...where are you ? [PV Kenzie Greene ]   Jeu 1 Nov - 15:45

   
Seriously, where are you ?




La famille Armstrong avait toujours été fière de ses origines aussi pures qu'elles puissent être et chaque génération avait transmis cette fierté et cet orgueil aux suivantes afin que la pureté de leur lignée soit maintenue. Mais au beau milieu de cette mer d'arrogance et de préjugés se dressait un homme, seul sur une embarcation branlante, faisant tout pour ramer contre le courant au point de presque s'en briser les bras. Cet homme là portait aussi le nom des Armstrongs et avait été nommé Nathanael, Nathanael Elias pour être tout à fait précis et il représentait une telle hérésie pour sa famille que ses ancêtres devaient probablement se retourner dans leurs tombes. Toute sa vie on lui avait répété que seuls les sang-pur étaient dignes d'utiliser la magie, qu'il devait mépriser les né-moldus aussi bien que le reste des moldus car ils n'étaient que des créatures inférieurs, indignes d'arpenter ce monde sur lequel ils répandaient leur souillure. Si le fils cadet de la famille avait sans doute été assez sensible à ces enseignements, assez malléable pour ainsi dire, la réaction de son aînée fut à l'opposé de celle qui était attendue.
La haine qu'on avait essayé de lui transmettre n'avait jamais réussi à percer son esprit, la graine n'avait jamais pris racine aussi tous les enseignements de ses géniteurs passèrent par une oreille pour sortir par une autre. Il était né bon, avait grandi avec le cœur sur la main et n'avait jamais accepté qu'on puisse juger un homme par ses origines ou la pureté de son sang. Il était un homme généreux et ne pourrait jamais céder à cette haine d'un autre temps, tout simplement.

En sortant Poudlard il avait voulu se rebeller contre l'autorité parentale en prenant un malin plaisir à faire l'exact opposé de ce qu'on attendait de lui, à commencer par traiter les moldus comme ses égaux et passer du temps avec bon nombre de ces formidables individus. Durant ses études supérieurs il avait donc bu en compagnie de ces êtres non-sensibles à la magie, avait mangé avec eux, avait joué au basket avec certains d'entre eux au fond de quelques cours et, sans pour autant le crier sur tous les toits, avait été particulièrement intime avec certaines d'entre elles. Pendant deux ou trois années complètes, années passées dans la belle Londres, Nathanael avait côtoyé autant de moldus comme de sorciers et s'était fait de très bons amis malgré le fait qu'il soit forcé de leur cacher une bonne partie de sa vie.

Puis vint le moment de quitter le nez et de partir explorer le monde mais, au moins une fois par année, le jeune homme prenait la peine de retourner dans son appartement pour se poser et garder le contact avec quelques rares personnes. Rare était bien le mot, car le contact humain n'avait pas du tout été sa priorité pendant cette période de sa vie, bien au contraire. Pendant les quelques jours qu'il passait à Londres durant ces périodes, il écumait les bars avec ses anciens collègues ou camarades afin de discuter de leurs vies respectives avec un peu de bon son dans les oreilles et, surtout, avec l'idée de trouver une plus charmante compagnie.
Durant cette période de sa vie il avait fait la connaissance d'une pétillante barmaid avec qui il avait discuté plusieurs fois, avec qui il avait passé de bons moments sans jamais se douter un seul instant qu'elle n'était pas moldu. Après tout Nathanael n'était pas homme à s'arrêter à ce genre de détail, pas suspicieux de nature.

Aujourd'hui il se retrouvait donc de nouveau face à charmante et pétillante demoiselle qui avait su susciter son intérêt par le passé, dire que le monde était petit serait sans doute l'euphémisme de l'année dont il se passerait bien. Entourant la scène de son regard, voyant que cette arrivée avait été assez mouvementée, le garçon commença par :


- Je m'excuse pour lui, en tout cas. Il peut être un peu brusque, parfois.

Contrairement à ce qu'on avait tenté de lui inculquer le jeune homme n'avait pratiquement pas une once d'ego ou de fierté, si bien qu'il ne s'offusqua pas le moins du monde que la belle ne se souvienne pas de son nom. Après tout les barmaid voyaient passer des dizaines de clients par soir et, après plus de deux ans de séparation, bien d'autres noms devaient s'être fait une place dans la tête de la jeune femme. Souriant en constat que ses atouts physiques avaient été le seul souvenir que la demoiselle avait gardé de lui, le professeur laissa son interlocutrice aller se poser un peu plus loin tout en se présentant de nouveau.

- Ça ne fait rien. C'est Nathanael, Nathanael Armstrong. Mais Nathan fera bien l'affaire.

S'il ne se présentait jamais par son nom complet il n'hésitait pas à pousser les autres à lui donner un surnom ou diminutif, car il savait que son propre prénom pouvait parfois être un peu indigeste ou pompeux. Nathanael, Nathan, Nate, Nat', il en avait eu des surnoms durant toute sa vie et chacun avait une place très particulière dans un coin de sa tête. Aujourd'hui il était juste Nathanael, une vague connaissance de la demoiselle, mais ce genre de chose était toujours amenée à changer. À évoluer.
Souriant de plus belle fac à la surprise de la jeune femme équivalente à la sienne, les deux individus ne s'attendant clairement pas à trouver l'autre ici, Nathan prit son rôle de gentleman en débutant ses explications en premier.

- Je t'avoue que j'allais te poser la même question. Je ne m'étais pas douté un seul instant que tu n'étais pas moldu. Pour ma part je bosse ici, enfin pas exactement ici mais à Poudlard.

Pour tout dire il avait hésité à dire qu'il travaillait à Poudlard par simple modestie, parce qu'il ne voulait pas jeter cette position prestigieuse à la face de la demoiselle comme un titre de fierté ou une gifle en plein visage. Cependant dans l'idée qu'il s'en faisait, des retrouvailles commençaient toujours par une mise au point et celle-ci allait être colossale.
Laissant la demoiselle s'installer, Nathanael repéra par terre sa cigarette à présent éteinte et entreprit de la rallumer avec son fidèle zippo tout en s'asseyant à côté de sa camarade. Plongeant sa main libre dans sa poche, il ne tarda pas à en ressortir son paquet de cigarette pour le tendre à la demoiselle car, si sa mémoire était bonne, elle n'était pas non-fumeuse. Ouvrant la bouche pour répondre à la remarque de la demoiselle, car il était aussi heureux de la revoir après tout ce temps, les yeux du jeune athlète captèrent avant la forme massive de l'hippogriffe juste devant lui et ses priorités furent chamboulées.

Certes il avait oublié la raison de sa présence ici mais celle-ci le frappa de nouveau en plein visage et, fort de cette information, il demanda donc à la brunette :

- D'ailleurs, tu es tombée comment sur lui ? Parce que ça fait un moment que je le cherche.

Comme s'il comprenait qu'on parlait de lui, l'hybride redressa légèrement la tête et lâcha un piaillement neutre dans la direction des deux sorciers. Nathan fronça les sourcils en lançant un regard noir à son compagnon à plumes, n'oubliant pas qu'il l'avait fait tourner en bourrique pendant trois jours complets. Levant le majeur bien en évidence, dans la direction de l'hippogriffe, comme pour lui rappeler le sérieux de la situation, le,professeur conclut donc par un petit avertissement envers la bête devant lui :


- Oui, c'est bien de toi que je parle, mais si j'étais toi je me ferais tout petit. Je n'en ai pas fini avec toi, loin de là.




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MessageSujet: Re: Seriously...where are you ? [PV Kenzie Greene ]   Jeu 1 Nov - 23:48

Le jeune homme en face de moi n'avait pas tardé à s'excuser pour son hippogriffe. Je fermais alors les yeux tout en secouant la tête de droite en gauche, signe qu'il était inutile de s'en vouloir. Après tout, c'était moi qui avait fait l'erreur de m'attacher complètement à l'animal, sans penser aux conséquences si celui-ci venait à vouloir s'envoler. Mais les nombreuses caresses qu'il semblait apprécier m'avait faite oublier leur besoin de liberté. La liberté, je ne pouvais que trop comprendre cette notion, qui consistait à mon sens à faire absolument tout ce que je désirais. Que ce soit légal ou non, accepté ou rejeté.

C'est ainsi que j'avais débuté, en arborant jeune, ce style vestimentaire que les moldus qualifiaient de gothique. Chose qui ne passait pas dans le monde d'où je venais. Ici, au contraire, j'avais été plus facilement acceptée et quelques sang-purs pensaient même que c'était une façon symbolique pour moi de représenter « notre » sang, mais ce qui était en fait le leur. J'avais donc échappé à de nombreux duels grâce à ce que je dégageais. Personnellement je n'avais juste jamais aimé être dans les cases mais être moi, peu importe que mes parents me grondaient à chaque fois qu'ils me revoyaient. Oui, selon eux, je devais apprendre à « m'intégrer ». Je me demandais souvent pourquoi faire ? Pouvions-nous réellement parler d'intégration si nous nous construisions en dehors de nos désirs ?

Lorsque je le dénommais comme le « gars mignon du bar », je pus voir un léger sourire se former sur son visage, cela fit certainement rosir ma peau si blanche, mais je n'avais pas le temps d'y songer. Le besoin de reposer mon corps était trop présent. Il se présenta, à nouveau, et je me sentie un peu honteuse de ne pas m'en être souvenu. D'autant plus que j'aimais bien ce prénom, mais je préférai le diminutif Nate à Nathan. Enfin, peu importait.


« Oui... Nathanaël. Excuse-moi. Greene de mon côté. »

Nathanaël Armstrong. Armstrong... Ce nom ne m'était pas étranger, et pourtant nous n'avions jamais pris le temps de les échanger. Je cherchais la source, mais aucune idée ne me venait à l'esprit. Après m'être assise, nous commencions à remettre les informations en ordre. Il était bel et bien sorcier et travaillait même à Poudlard. Décidément, la vie n'était faite que de surprises. En regardant l'hippogriffe, il ne me fallut pas longtemps pour en deviner sa présence.

« Soins aux Créatures Magiques ou Garde-Chasse ? ». Il était difficile d'en être autrement, un minimum de perspicacité et le voile était levé. « De mon côté, je suis revenue à Pré-au-Lard, toujours dans le service, aux Trois Balais. Mais tu n'étais pas totalement dans le faux en me pensant moldue, mes parents le sont. »

J'aurai pu en expliquer davantage, sur mon retour à la vie moldue durant deux ans et donc cette disparition soudaine mais... « Le sont ». Non, mes parents ne l'étaient plus. J'avais passé tellement peu de temps auprès d'eux après Poudlard, à chercher liberté et indépendance, que ne pas les voir pendant de longues périodes était pour nous tous habituel. Seulement, à présent, je ne les reverrai plus jamais. Ce lapsus avait freiné ma course aux explications. Je préférai alors accepter avec grand plaisir la cigarette tendue par le jeune homme. Après toutes ces émotions, quelques bouffées me permettraient de me recentrer et de me détendre, je ne pouvais refuser. Intrigué par mon arrivée sur le dos de l'hippogriffe, Nathanaël me questionna. L'hippogriffe se fit entendre et en voyant la réaction de ma retrouvaille, je ne pus m'empêcher d'éclater de rire.

« Eh ben, j'étais tout simplement partie pour lire un bouquin, redécouvrir les environs, et je l'ai aperçu. Je suis restée une bonne heure à ses côtés avant que tu nous siffles. J'avais l'intention de le ramener. »

Il était préférable de le préciser, je ne voulais porter aucune confusion à ces paroles.

« Armstrong... Armstrong. Mais attends... »

Je me relevais, cherchant à réunir mes affaires éparpillées autour de la créature. Je retrouvais alors le livre en question et retournais vers le jeune homme en le lui tendant.

« C'est bien de toi ça ? »

C'était comme si tout était écrit pour qu'on se rencontre, d'une manière ou d'une autre. Ici, c'était bien particulier mais non moins pour me déplaire.
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MessageSujet: Re: Seriously...where are you ? [PV Kenzie Greene ]   Ven 2 Nov - 21:04

   
Seriously, where are you ?




Pour des raisons qui lui paraissaient évidentes le jeune homme avait toujours préféré les animaux aux êtres humains car tout était beaucoup plus simple avec eux, le concept de trahison ne leur était pas naturel et ils montraient très clairement lorsqu'ils n'appréciaient pas un individu. Malgré ses efforts le londonien n'avait jamais été très doué pour les contacts sociaux et, après quelques déceptions et un passage à Poudlard duquel il ne gardait pas de très bons souvenirs, il s'était jeté à corps perdu dans l'étude des créatures magiques en coupant les ponts avec la majorité des êtres humains encore présents dans sa vie. Certes il avait gardé quelques contacts écrits notamment avec Aurora, mais elle était l'une des rares à bénéficier de ce traitement de faveur car, au sortir de Poudlard, la seule envie qui animait le londonien était de couper les ponts avec son ancienne vie pour recommencer de la façon dont il le souhaitait.
Il avait donc arpenté presque tous les bars de Londres, bu jusqu'à la perte de conscience, mangé jusqu'au bord de la crise de foie et fait l'amour jusqu'au bord de la rupture du frein. Il avait consumé sa vie par les deux bouts durant ses premières années de liberté et, s'il se rappelait de certains de ses fins de soirées avec un peu de honte, il ne regrettait aucun de ces merveilleux moments car c'était dans les situations extrêmes qu'on apprenait réellement à se connaître. Fort heureusement il n'avait pas connu la demoiselle juste devant lui durant cette période de sa vie car, s'il était plus rebelle à cette époque, si leur rencontre avait eu lieu à ce moment là leur relation serait certainement bien différente.
Non ce n'était pas le Nathanael fêtard et coureur de jupons que la demoiselle avait connu, à ce moment-là l'alcoolique et fêtard à l'extrême avait été largement apaisé par des années sur le terrain, loin de tout contact humain de quelque sorte que ce soit. Non, c'était l'homme joyeux mais bien modéré qui était entré dans ce bar le jour de leur première rencontre, celui qui savait savourer un verre sans avoir l'envie de se réveiller dans son vomi le lendemain-matin,celui qui savait boire et savourer la vie.

Aujourd'hui il renouait donc le lien et la demoiselle le perça très rapidement à jour, lui demandant s'il était professeur ou garde-chasse à Poudlard. Cette réponse très ciblée ne manqua pas de le faire sourire alors qu'il apportait sa propre réponse.

- C'est si évident que ça ? Le premier. Moi, prof', t'imagines ?

Certes il ne fallait qu'un simple coup d’œil pour voir dans son regard l'inquiétude qu'il portait à l'hybride devant lui, l'affectation qui n'avait rien d'un acte mais plutôt née du temps et de l'expérience passés avec ce compagnon à plume. S'il était amusé qu'on puisse voir aussi clairement dans son jeu, le fait de savoir que la demoiselle bossait aux Trois Balais fut une autre agréable surprise à laquelle il ne manqua pas de réagir.

- Les Trois Balais ? On va se croiser souvent, alors.

Elle, Ula et Avril, non mais vraiment combien allaient-elles être à croiser sa route dans cette taverne ? Il avait pourtant essayé de prendre de bonnes résolutions en arrivant ici, d'y aller plus doucement sur l'alcool et pourtant ses pas finissaient toujours par l'attirer dans cet établissement. Décidément, sa vie ne lui facilitait pas la tâche. Fort heureusement il fut extirpé de cette pensée par l'explication de la demoiselle qui avait rencontrée la bête un peu par hasard, une annonce qui retira un poids des épaules du sportif. Certes ce dernier était frustré que la bête se pointe comme une fleur, face à une inconnue, alors que lui avait passé trois jours à tourner en rond du matin jusqu'au soir, mais au moins l'hybride était sain et sauf.

- Ça fait trois jours qu'il m'a fait tourner en bourrique, ce corniaud. Bon, au moins il a l'air en bonne santé. J'imagine qu'il avait juste besoin de changer d'air.

L'hybride et ses congénères restaient généralement au niveau de la Forêt Interdite et ses environs car c'était là leur zone de confort, mais à bien y réfléchir ce n'était pas inhabituel qu'une créature soit prise du désir d'explorer son territoire davantage ne serait-ce que pour voir ce qu'il y avait d'autre à chasse. Plongeant dans cette réflexion, effaçant petit à petit toute trace d'énervement contre son compagnon à plumes, Nathanael fit courir ses yeux le long de ladite bête pour repérer une éventuelle blessure qu'il aurait à soigner plus tard.

- Merci d'avoir pris soin de lui, en tout cas.

Nathanael arqua ensuite un sourcil de surprise lorsque la demoiselle lui tendit un livre en se demandant s'il était bien de lui. Calant sa cigarette entre ses doigts tout en attrapant le livre de son autre main disponible, le jeune homme ouvrit des yeux ronds comme des soucoupes tout en lâchant un petit rire franc et spontané devant son traité général sur l'étude des dragons.

- Ah ouais, tu lis ça ? Tu dois vraiment avoir du temps à perdre.

À quand remontait l'écriture de ce bouquins ? Plusieurs années, au moins, mais il n'avait eu que trop peu d'occasions d'en discuter avec d'autres personnes que ses collègues et confrères. Il s'agit d'un ouvrage à usage général sur l'étude des dragons, leur différenciation et leurs caractéristiques principales : une introduction à cette espèce, pour ainsi dire. Les mots utilisés n'étaient pas particulièrement compliqués car il fallait que tous puissent aborder ce livre assez facilement, jeunes comme vieux, étudiants comme professionnels.

- Plus sérieusement, ce n'est pas forcément une de mes meilleures œuvres, mais c'est un bon point de départ. J'en ai d'autres à te conseiller si le sujet t'intéresse.

Tout modeste qu'il était le jeune homme ne parlait jamais ouvertement de ses ouvrages ou n'amenait jamais le sujet sur la table en premier, par contre il était tout à fait conscient que son style était à travailler et que plusieurs de ses collègues avaient sortis des ouvrages tout aussi intéressants...voire plus. Pas conscient du tout de sa supposée renommée ou de l'utilité présumée de ses ouvrages en dehors du cercle des spécialistes du genre, le jeune écrivain était toujours surpris de voir l'une de ses œuvres entre les mains d'une personne ou dans l'étagère d'une bibliothèque.
Une fois encore il ne put s'empêcher de sourire face à cette découverte aussi surprenante qu'amusante et, bien évidemment, de la vocaliser tout en laissant échapper une bouffée de fumée de ses narines.

- Je t'avoue que je ne pensais pas que quelqu'un le lisait encore.




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MessageSujet: Re: Seriously...where are you ? [PV Kenzie Greene ]   Sam 3 Nov - 0:46

Après ma présentation les pensées fusaient dans mon esprit et l'inquiétude commençait à monter. Ici, on ne disait pas qu'on était né-moldu ou c'était à nos risques et périls. Mais avec Nate, je me sentais en confiance, après tout, je l'avais rencontré dans un contexte totalement hors de ce monde brutal et pourtant si intriguant. Je revenais sur mes pas aujourd'hui. Je redécouvrais cet univers en espérant y retrouver la sérénité qu'on pouvait encore ressentir il y a quinze ans de cela, quand j'avais franchi les portes du château pour la première fois. Seulement, j'en avais peut-être trop dit, et parler de mes parents si vite, si tôt, pourrait être perturbant, voire destructeur. Heureusement, il ne retint que ce lieu où je travaillais. Les Trois Balais. J'y songeais avec plaisir, et même si ce n'était pas de tout repos, je crois bien que j'étais faite pour servir les humains, d'une manière ou d'une autre. C'était le cas de toute ma famille. Ma mère avait soigné, mon père avait défendu, et moi je les accompagnais, souvent dans leur solitude ou leurs problèmes. En effet, on lie souvent des liens avec ceux qui viennent boire seuls, les autres sont trop occupés à rire et s'amuser, ou draguer la serveuse d'une manière grossière. Aussi, j'avais beaucoup partagé, des histoires, des chemins de vie. Chacun d'eux étant bien différents et m'ayant appris plus sur l'être humain que ce que je n'aurai pu espérer. Pour le moment j'étais là, avec ce bel homme qui semblait tout aussi ravi que moi de notre rencontre et confirmait son métier d'enseignant.

« D'ailleurs, ça m'étonne de ne pas t'y avoir rencontré plus tôt, je suis arrivée le soir d'Halloween, ça fait quelques jours maintenant. On freine pour mieux enseigner ? J'avoue que je n'aurai pas songé te voir dans ce domaine, mais en fait, j'me dis qu'ils doivent bien t'aimer les élèves. »

Un professeur sympa, beau garçon, qui sort un peu du cadre scolaire qui me semblait trop strict à l'époque. J'en aurai rêvé moi. Quant à la soirée d'Halloween, j'avais plutôt bien observé, même si le boulot monstre que l'on avait du fournir, moi et Ula, ne m'avait pas permise de participer totalement à ce qui s'était produit, je ne l'avais pas vu. Pas reconnu peut-être ? Nous discutions ensuite du nouvel ami que je venais de me faire et qui m'avait amené jusqu'à Nate.

« Aucun problème ! Et ne t'inquiètes pas, il n'est pas blessé, par contre, j'avais rien pour le nourrir. »

En même temps je n'avais pas pu prédire une telle rencontre, il m'avait, aux premiers abords, plus effrayée qu'autre chose et c'était certainement le manque de contact qui lui avait permis de venir me voir si facilement. Plusieurs jours tout seul, je ne savais que trop ce que c'était. Suite à la recherche du livre en question, et après que Nathanaël l'eut vu, sa surprise me fit exprimer un air interrogateur. Pourquoi était-il si surpris de cette lecture ? Il fallait revoir les bases, et comprendre les espèces avant d'aller trop vite auprès d'elles. Il m'expliquait que ce n'était pas son meilleur livre, j'étais alors d'autant plus intéressée par notre conversation.

« Eh bien oui, j'avais fait un an d'études sur les créatures et j'avais envie de me replonger dans ce qu'on avait pu me conseiller, comme quoi, je ne dois pas être la seule à le lire. Mais avec l'auteur en face de moi qui peut m'en dire plus, j'avoue que je ne peux refuser la proposition. Qu'est-ce qui t'a amené à bosser avec les créatures ? »

Je lui souriais largement, contente de me dire que je pourrai en apprendre plus. Même si je savais que je n'étais pas destinée à ce genre de métier, aimant trop l'humain malgré ce qu'il m'avait fait subir, rien ne m'empêchait d'approfondir mes connaissances par moi-même. Je voulais comprendre tout ce qui vivait, j'avais commencé avec les animaux après de grosses déceptions, mais le service m'avait donné un regain d'amour pour l'humanité par laquelle j'avais à nouveau été trahie en 2022. Mais c'était une population bien restreinte, qui je l'espérai, tendait à s'éteindre, s'atténuer.

Le sourire de Nate apaisait mes douleurs dues à la chute provoquée par son compagnon. Cependant mon crâne ayant tapé le sol, je le sentais vibrer, bourdonner et c'était insupportable, je tanguais presque. Je regardais alors le ciel, il était encore tôt ce matin, mais pourtant je ne pouvais pas m'en empêcher. La forte douleur en ajoutant le sentiment de confusion que je ressentais à chacune de ces migraines atypiques qu'aucun soignant n'avait pu m'expliquer, me forçait à boire une gorgée. Je sortais alors une de mes nombreuses fioles, je préférais largement ce type de contenant ici, la flasque étant trop flagrante, et la buvait d'un trait.


« Oui, c'est un peu tôt, mais la chute m'a sacrément retournée. »

Il n'allait peut-être pas comprendre, et je ne savais moi-même comment l'expliquer mais c'était ainsi, la douleur ne s'atténuerait certainement pas, mais la confusion si, et si je voulais pouvoir continuer la conversation avec ce joli sourire, je n'avais pas vraiment le choix.
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MessageSujet: Re: Seriously...where are you ? [PV Kenzie Greene ]   Sam 3 Nov - 12:14

   
Seriously, where are you ?




Dire que le jeune homme avait connu le meilleur des deux mondes seraient sans doute l'euphémisme de l'année voire de la décennie, s'était autant habitué à des soirées arrosées avec des moldus qu'à des repas chics avec d'autres vieilles familles de sorciers, aussi était-ce cette double vision des choses qui l'avait empêché de tomber dans les mêmes travers que certains élèves, trop fiers, de Poudlard. Même s'il n'avait pas eu l'occasion d'intervenir il n'avait pas pu ignorer quelques remarques acerbes de certains sang-purs qui, suivant l'exemple de leurs fiers parents, badigeonnaient tout leur environnement de leur haine d'un autre temps envers ceux qui avaient un peu de moldu en eux. En quoi était-ce une tare ? Certains des sorciers les plus talentueux qu'il connaissait étaient sang-mêlé voire même né-moldu et cela ne les empêchait pas des brillants, bien au contraire.
Mais ces élèves étaient encore jeunes et stupides, ils ne connaissaient encore rien de la vie en dehors des murs de Poudlard et se rendraient bientôt compte de leur égarement. Certes les professeurs pouvaient punir leur comportement ou leur faire la morale mais, au final, ce n'était qu'en étant lâché dans le vaste et dur monde qu'ils réaliseraient que la pureté de leur sang ne pourrait jamais leur ouvrir toutes les portes. Certaines d'entre elles ne pouvaient être enfoncées qu'à force de temps et de travail, pas par les relations ou la fortune.

La demoiselle était peut-être une née-moldu mais le préciser n'était pas nécessaire avec son interlocuteur, celui-ci ne faisant aucune distinction entre les sorciers de toutes origines. Il fut néanmoins attentif à la date de son arrivée, à la soirée où lui-même se trouvait. Fouillant dans sa mémoire il ne se rappela pas avoir croisé son visage dans la soirée, auquel cas il s'en souviendrait très certainement.

- Ah si, j'y étais. Déguisé en baron samedi, d'ailleurs. Bon d'accord j'étais surtout là pour chaperonner les élèves et suis surtout resté à l'entrée, mais j'y étais quand même.

La soirée ne s'était clairement pas passée comme il l'avait espérée, probablement à mettre cela sur son compte de son rapide échange avec Ula, mais de toute façon cette soirée n'avait pas été organisée pour son bon plaisir mais celui des élèves. Il n'avait été là que comme protecteur et de toute façon, en ce moment il lui était assez dur d'arriver à se détendre sans un petit verre pour l'aider.
Laissant la demoiselle le plaisir de réagir à cette remarque si elle le souhaitait, Nathanael tendit l'oreille pour écouter sa camarade préciser qu'elle n'avait rien pu lui donner à manger. Peut-être était-ce une bonne chose car les néophytes pouvaient peut-être se tromper en donnant ce qu'il ne fallait pas à une créature mais, de toute façon, l'hippogriffe avait bien besoin de lever le pied sur la nourriture.

- Oh ça ne fait rien. Il est encore un peu gras, il aurait bien besoin de perdre un peu pour retrouver son poids de forme.

Les oiseaux mangeaient beaucoup en prévision de l'hiver mais, quand les beaux jorus arrivaient, ils avaient un peu de gras à perdre pour atteindre leur poids optimal. Malheureusement entre les différentes leçons et les soins prodigués à cette créature, le professeur avait dû lui fournir quelques petits animaux pour capter son attention. Certes ce n'était qu'un petit grignotage mais, maintenant que l'hybride était enfin devant lui, il allait pouvoir lever le pied sur ce genre de snacks.
Alors comme cela la demoiselle avait, elle aussi, mis les pieds dans la même voie que lui ? Cela justifiait bien sa lecture et, si le professeur laissa sa curiosité s'exprimer, il écouta également la question que tous lui posaient à chaque rencontre. Pourquoi cette voie ? Comment ? La réponse était assez simple.

- Sans indiscrétion, pourquoi ne pas avoir poursuivi dans cette voie ? Quant à moi on peut dire que ça a été un déclic, une vocation dés la découverte de cette matière quand j'étais encore un élève.

Se redressant du petit muret où il se trouvait, tirant une nouvelle fois sur sa cigarette qui arrivait en milieu de vie, Nathanael s'avança un peu plus en direction de l'hippogriffe qui avait pris une position un peu plus confortable dans le champ, s'allongeant en ne perdant pas de vue les deux adultes.

- Tout est beaucoup plus simple avec ces créatures, plus qu'avec certains humains en tout cas. Si elles ne t'aiment pas, elles te le font savoir ou essayent de te bouffer, point à la ligne. Mais au-delà de ça, c'est aussi de ma responsabilité que de démystifier ces animaux.

Il ne savait pas trop à partir de quand il était passé de la simple curiosité à la responsabilité, probablement au moment de la mort de ce jeune sorcier péruvien après sa rencontre avec un dragon, probablement où sa propre négligence avait entraîné la mort d'un autre. IL avait passé des semaines et des semaines à ressasser ses explications, ses conseils, ses avertissements en se répétant qu'il aurait dû en faire plus ou insister davantage pour que le jeune péurvien ne prenne pas ce dragon à la légère.
Oui, c'était sans doute à partir de ce moment-là, de cette erreur mortelle, qu'il avait pris conscience qu'un manque d'informations pouvait réellement être fatal. Depuis ce jour – et grâce à une préférence personnelle – il s'était surtout focalisé sur les dragons qui étaient clairement les plus terribles et dangereuses créatures de ce monde. Approchant de quelques pas de l'hippogriffe jusqu'à être à portée pour le toucher, ses prunelles croisant le regard orangé de la bête, Nathanael laissa ses pensées s'échapper à voix haute de nouveau.

- Cet hippogriffe par exemple. La plupart des néophytes se focaliseraient surtout sur son bec puissant et ses serres acérées, se concentreraient sur le danger qu'il peut représenter, alors qu'il y a tellement plus à apprendre de lui que le fait qu'il puisse te sectionner un doigt sans difficulté. Tu l'as sans doute vu par toi-même, aujourd'hui.

Bien sûr les jeunes élèves réagissaient de cette façon ce qui était normal, car ils ne connaissaient rien de la vie, mais il en allait de même pour certains adultes. Avril, par exemple, n'avait pas fait la fière devant cet hybride la toute première fois car elle en avait peur, une crainte viscérale que même les belles paroles du sportif n'étaient pas parvenues à effacer totalement. Si la pratique était le meilleur des exercices, l'Armstrong aimait à penser que certains de ses ouvrages servaient à préparer le terrain et éclaircir certaines zones d'ombres, en vue d'une première approche sans trop d'idées pré-conçues.

- Donc on va dire que j'ai commencé par curiosité et émerveillement, et j'y suis resté par responsabilité envers ces créatures.

Il se rappelait encore son tout premier court, les étoiles dans ses yeux et le sourire sur son visage. Plus de dix ans plus tard ce sourire était toujours là, bien ancré sur ce visage, intact. Il avait juste un peu plus de bouteille, un peu plus de recul sur la situation.
Se tournant vers la demoiselle, il arqua un sourcil de surprise en la voyant sortir une fiole dont il ne pouvait deviner le contenu, de là où il était. Était-elle malade ? Touchée par une quelconque affliction ? En un instant le côté bienveillant et protecteur de l'Armstrong reprit le dessus, le poussant à s'approcher de la demoiselle, s'accroupir devant elle en lui demandant :

- Ça va aller ? Besoin d'un truc pour te relaxer ?





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MessageSujet: Re: Seriously...where are you ? [PV Kenzie Greene ]   Sam 3 Nov - 23:18

J'avais évoqué mon arrivée à Pré-au-Lard, qui, en toute sincérité, ne s'était pas déroulée comme prévue. En retard, servant un nombre exigeant de sorciers, la discrétion n'avait pas forcément été de mise. C'est pourquoi j'avais choisi d'arborer cette cape rouge comme déguisement. Je n'avais pas voulu être reconnue, et apparemment cela avait fonctionné puisque Nathanaël m'annonçait qu'il était présent ce soir-là. Pourtant, nous ne nous rencontrions qu'en cette belle et douce matinée. Mais où pouvait-il bien se trouver ? J'avais certes bien discuter avec Garry et j'avoue avoir été trop occupé à servir les élèves toujours plus désireux de boire nos élixirs enchanteurs, mais je n'arrivais pas à me remémorer sa présence. Je tirais alors une bouffée sur ma cigarette tout en fronçant les sourcils dans l'attente d'en savoir plus. Je l'écoutais attentivement tandis qu'il me donnait la description de son costume et de son rôle lors de cette active soirée. Un baron ? A l'entrée du pub ? Je me revoyais alors courir, enfiler cette large capuche et prendre la cigarette d'un inconnu avant de lui tendre l'une de mes fioles. C'était lui. J'esquissais alors un sourire en coin, gardant le silence sur cette nouvelle découverte pour enchaîner sur notre ami en commun.

Il le décrivait alors comme « un peu gras ». Personnellement je n'avais aucune notion du poids idéal d'un hippogriffe, j'avais seulement préféré ne pas le mettre en danger n'ayant aucun furet sous la main. Maintenant, il avait retrouvé son propriétaire, ou du moins, celui qui s'occupait de lui, et je pouvais être rassurée de son futur. En espérant qu'il ne s'échapperait pas à nouveau. Le beau jeune homme assit à mes côtés m'expliquait le « déclic » ressenti comme une évidence. Ensuite, je le voyais se lever tandis qu'il continuait ses explications. Un nouveau sourire, complice, se dessina sur mon visage tandis qu'il évoquait sa déception face à l'espèce humaine. Il y a de ça quelques années, nous n'imaginions pas le nombre de points communs que nous pouvions partager. Plus il me parlait, plus je me sentais comprise et de ce fait, rassurée. Une vague de chaleur m'envahissait malgré le froid matinal. Cependant, je n'oubliais pas la question posée quelques secondes plus tôt.


« Eh bien, je dirai qu'on a plus de points communs que ce qu'on imaginait à l'époque. J'avais envie de me séparer un peu des humains à ce moment-là, ils étaient décevants et... Ils ont tendance à détruire tout ce qu'ils touchent, c'est déprimant. Puis une fois plongée dans ces études, j'avoue que... Je dois peut-être être maso mais j'avais quand même besoin de contacts humains, et en toute honnêteté peut-être de comprendre pourquoi ils agissaient comme ça. Et pour ça, le bar ça m'a bien aidée. Sinon je suis partie dans des études de divination, là où j'avais les meilleures notes à Poudlard. »

Pourquoi j'étais aussi attirée par ce domaine tourné vers l'avenir ? Peut-être pour oublier les erreurs du passé, et aujourd'hui les souffrances. Je n'étais pas encore sûre moi-même d'avoir tout découvert de mes capacités, de mes envies pour comprendre mes choix. Je le regardais penser à voix haute, admirative d'un tel amour à apporter à quelqu'un, à quelque chose. Certes, Happy était comme un enfant pour moi, mais cela faisait bien longtemps que je n'avais pas ressenti un vrai besoin envers quoi que ce soit. Depuis la mort de mes parents, j'avais effacé toute trace d'affects, ou du moins c'est ce que j'essayais de faire. Se détacher pour ne plus souffrir. Et aujourd'hui c'était bien le cas. Je n'avais aucune attache, comme seule au milieu du néant dans lequel je continuais pourtant de nager. L'ouragan avait tout emporté sur son passage, et mon cœur n'était plus que glace, glace fissurée qui ne tarderait pas à se briser entièrement si je prenais le risque de ressentir quelque chose. C'est pour ça que je m'étais isolée ce matin, me forcer à vivre avec moi-même, uniquement moi-même. Mais comme la vie semblait ne jamais vouloir me laisser entrer dans cette voie, elle m'avait remise sur le chemin d'une créature, avec laquelle j'avais partagé tendresse, et enfin sur la route de Nate.

« Oui, il aime l'amour celui-là. Après, concernant les dragons je t'avouerai que je m'en approcherai pas de sitôt, bien qu'ils soient fascinants. »

Mon corps affecté par mon arrivée surprenante attaquait dès lors mes faiblesses. Ma tête tambourinait si fort qu'il m'était impossible de résister. Une fois la fiole entièrement bue, je vis Nate se rapprocher à nouveau de moi, s'accroupir en me regardant inquiet, une fois encore. Je restais quelques secondes dans le silence, ne sachant que dire et ayant toujours pour défense l'humour, je le regardais avec des yeux malicieux.

« J'ai du faire un peu trop de soirées, ma tête fait souvent « boom boom ». Mais les médocs, c'est pas trop mon truc, alors j'prends plutôt ça, ou une cigarette plus forte. Mais si tu te demandes ce que c'est, je crois pouvoir facilement te l'expliquer. »

En prononçant le « ça », je secouais ma fiole vide. Bien sur, j'avais légèrement détourné la vérité. Mes migraines étaient là depuis toujours, mais j'étais incapable de les expliquer. Peut-être qu'un jour nous en parlerons plus longuement. Pour le moment, j'attrapais ma cape rouge avant de la porter et d'enfiler ma capuche, telle que j'étais à la soirée d'Halloween.

« Ça ne te rappelle rien gentleman ? Pourtant j'crois qu'on a le même poison et que t'as goûté à cette fiole y'a pas si longtemps. »

Je faisais évidemment référence à la soirée d'Halloween, puisqu'en fait, je lui avais donné ceci, sans même savoir qui il était. Mais le fin connaisseur que je connaissais avait certainement reconnu l'odeur du whisky qui en émanait ce soir-là. J'étais partagée entre l'envie d'en savoir plus sur lui, d'en dire plus de moi, et de me cacher comme je l'avais toujours fait, pourtant je ne pouvais empêcher mes grands yeux de se plonger dans les siens.
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MessageSujet: Re: Seriously...where are you ? [PV Kenzie Greene ]   Dim 4 Nov - 0:45

   
Seriously, where are you ?




Durant une bonne partie de sa vie le jeune homme n'avait mis les pieds dans un bar qu'avec l'intention d'en ressortir en titubant ou de ne pas en ressortir du tout de la soirée, pas sans aide en tout cas, et le moins que l'on pouvait dire était qu'il avait largement répondu à cette attente au cours de ses premières années de liberté. Si son foie ne le remercierait jamais pour cette partie de son existence, mettant de nombreuses années à s'en remettre, Nathanael avait appris à apprécier ces soirées sans pour autant tomber dans ses anciens excès. Il avait une bonne descente et du coffre, un combo gagnant pour tout poivrot se sentant de pousser la chansonnette, mais le temps lui avait appris la tempérance et les vertus de la modération lorsqu'il s'agissait d'activités ou substances addictives.
Certes ce matin il ne se baladait pas avec une bouteille sur lui mais, s'il ne disait jamais non à un verre quand l'occasion lui était présentée, il avait perdu le goût de se saouler pour le simple plaisir de se saouler. S'il aurait bien apprécié avoir une flasque dans sa poche, un petit remontant après toutes ces émotions, il préféra se focaliser sur l'instant présent et la conversation en cours autrement plus importante. Il écouta donc attentivement la demoiselle expliquer la raison de son changement de carrière, son goût pour le contact humain qui faisait tellement défaut au londonien. Au moins elle avait su s'arrêter à temps, elle n'était pas devenue comme lui en se transformant presque en ermite loin de toute trace humaine à des kilomètres à la ronde.

Certaines personnes pourraient trouver que le boulot de serveuse n'était pas forcément très reluisant, qu'il n'y avait aucune fierté à en retirer mais le jeune homme avait une toute autre vision des choses. Si son propre rôle était de capter l'attention et l'intérêt de ses congénères pour les sensibiliser à la protection des créatures, c'était son chemin de croix pour ainsi dire, la demoiselle était là pour réchauffer le cœur et l'âme de chaque individu rentrant dans son établissement. Elle leur redonnait le sourire par de simples gestes, de simples attentions qui pouvaient faire la différence entre une journée horrible et une bonne soirée : elle leur donnait la chaleur humaine que Nathanael avait totalement oublié au fil des ans.


- C'est toujours bien d'avoir un plan B. J'avoue que je ne sais pas ce que j'aurais fait si je n'avais pas eu ce déclic.

En vérité cette dernière phrase était un mensonge car il savait très bien où il se serait dirigé, il ne savait simplement pas si cela aurait fonctionné ou non. Dans ses souvenirs il avait été un duelliste compétent, attentif et assidu pendant le cour de défense contre les forces du mal et, à ce titre, il supposait qu'il se serait dirigé vers la voie de l'Auror si sa situation avait été différente. Mais cela n'arriverait pas, plus maintenant en tout cas car il avait trouvé sa voie et était tout à fait heureux comme cela.
La conversation enchaîna ensuite sur les dragons qui, bien que piquant l'intérêt de la demoiselle, ne semblaient pas son sujet de prédilection. Nathanael ne fut pas plus surpris que cela cette réponse car, s'il était capable de démystifier des créatures en ôtant la peur du cœur de ses élèves, jamais personne ne pourrait être totalement à l'aise face à la bouche garnie de crocs acérés d'une de ces créatures couvertes d'écailles. Il rebondit même sur cette remarque en donnant son point de vue sur le sujet :

- Je te comprends, il n'y a bien que les fous qui aiment s'approcher de ces créatures au péril de leur vie.

Il était peut-être captivé par sa vocation mais n'était pas aveugle au risque pour autant, c'était d'ailleurs tout le contraire. C'était sa prudence et sa perspicacité naturelles qui lui avaient rendu un fier service dans sa carrière, un service tel qu'il n'avait jamais vraiment été blessé par une créature qu'il observait : il les comprenait et savait quand il n'était pas sage d'approcher davantage. Il savait quand le prochain pas amènerait sur lui la froide caresse de la Grande Faucheuse, quand il fallait s'immobiliser et laisser sa curiosité au placard.
Le sujet embraya ensuite sur les maux de tête récurrents de la demoiselle qui gérait ce problème un peu comme elle ne pouvait, sans vouloir avoir recours à des médicaments pour autant. C'était bien brave et courageux de sa part que de refuser des traitements médicamenteux mais, guidé par son côté généreux, Nathan ne put s'empêcher de réagir.

- En parlant de cigarette plus forte, je dois avoir un truc.

Plongeant la main dans sa poche pour en sortir son paquet de cigarette, le jeune homme en sortit la cigarette qu'il gardait pour les occasions spéciales, celle qui était garni de quelques herbes aux vertus psychotropes. Alors qu'il sortait son briquet de sa poche, venant s'asseoir de nouveau sur le petit muret en pierre, il posa les yeux sur cette cape rouge et ses méninges se mirent enfin en marche. Une fiole ? Une cape ? Mais quel con, comment avait-il fait pour ne pas percuter avant ?

- Ah, c'était donc toi !

Bon d'accord leur première vraie rencontre avait été très furtive, trop pour qu'elle soit réellement marquante, mais la surprise ne manqua pas de lui décrocher un autre sourire en coin. Surfant sur cette lancée, le jeune athlète porta la cigarette à ses lèvres avant de l'allumer, tirant une longue bouffée avant que la fumée ne s'échappe par ses narines. D'habitude il fallait attendre quelques minutes avant que l'engourdissement ne se fasse sentir, avant qu'il ne commence à se sentir plus détendue, mais dans son cas il avait assez chargé la mule pour que cela ne prenne pas plus d'une seule petite minute.

Partageur comme toujours, il tendit ensuite la cigarette maison à son interlocutrice tout en enchaînant vers un autre sujet qui avait piqué sa curiosité.

- Et sinon, sans indiscrétion, que deviennent tes parents ? Ils supportent bien la distance et le monde magique dans lequel tu baignes ?

Il avait beau avoir croisé bon nombre de moldus au cours de son existence c'était toujours intéressant d'avoir le point de vue d'une personne ayant vécu des deux côtés du miroir, notamment parce qu'il ne savait pas comment un moldu pourrait réagir à l'annonce de l'existence d'un monde « magique ». Cela allait être intéressant, en effet.




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MessageSujet: Re: Seriously...where are you ? [PV Kenzie Greene ]   Dim 4 Nov - 2:22

A l'écoute du jeune homme à côté de moi, il m'expliquait ne pas imaginer d'autres options pour sa part. Je réfléchissais alors un instant à ce que pouvait bien dire ces paroles de mon interlocuteur. Plusieurs questions s'enchaînaient, mais une seule venait réellement raisonner. Qu'avait-il bien pu subir pour ressentir le besoin de se détacher à ce point de l'être humain. Je ne savais pas si je voulais en connaître la réponse, mais mon altruisme et mon sens de la justice me rappelaient tous deux à l'ordre. Bien sûr que je le souhaitais. Aider les autres, c'était peut-être tout ce que je savais faire, à défaut de savoir m'aider moi-même. Seulement, je connaissais désormais assez bien les Hommes pour comprendre comment ils se défendaient, et Nathanaël n'était pas l'un des hommes les plus expressifs que j'avais connu. Bien que ce soit parfois difficile à percer, cette carapace lui permettait pourtant d'être l'homme fort qui se tenait devant moi, celui qui me faisait me sentir en sécurité. Ce n'était donc pas le bon moment pour la briser, peut-être qu'en gagnant sa confiance, je verrai enfin ce qui se cache sous le masque, l'homme sensible que je pouvais entrevoir quand son regard croisait celui de l'hippogriffe. L'homme qui n'avait pas peur, comme moi, d'être déçu à nouveau. Mais tous ces songes ne répondaient en rien à ma question première et à ce qu'il avait pu vivre. Cela me laissait seulement le goût amer que nous avions tous vécu des événements atroces, moldus comme sorciers, et que dans notre contexte à nous, les choses n'avaient pas été simplifiées. Les émotions réprimées au profit d'une guerre qui avait ruiné bon nombre d'âmes. Détruits. Nous étions tous détruits et pourtant, l'entraide et l'équité ne venaient toujours pas sonner aux portes de notre univers.

Je le laissais continuer, plus silencieuse à cause de ces maux de tête. Mes actes n'étant pas passés inaperçus, j'avais été dans l'obligation de me dévoiler un peu, rien qu'un peu. Mon goût pour la fête ne lui étant pas inconnu, je n'avais pas hésité à lui expliquer par quelle auto-médication je prenais le soin de me remettre sur pied. Il m'avouait alors posséder ce que je recherchais, et bien que j'en avais moi aussi à la maison, je n'avais pas songé à en prendre ce matin. Ce qui finalement m'étonnait fortement, car si l'alcool n'était réellement qu'une tentative pour stopper les migraines, les produits illicites quant à eux étaient bien plus un plaisir, pour un moment de détente comme j'avais initialement prévu de passer ce matin. Je lui souriais, renfrognant mon nez une demi-seconde en signe de complicité.

A l'annonce de notre première rencontre, sa réaction me fit éclater un rire. J'avais fait le lien un peu plus tôt que lui et ma position n'était pas pour me déplaire. C'était toujours amusant lorsque les autres se rendaient compte, la surprise quelle soit bonne ou mauvaise dans leurs yeux. Ici, il semblait tout aussi amusé que moi à cette idée. Je m'inclinais alors :


« Kenzie pour vous servir ! »

Par la suite, il me tendait cette cigarette, un peu plus longue que la moyenne, roulée en cône, que je prenais avec grand plaisir dans un « merci » maladroit. Je tirais dessus allègrement en ayant pour première pensée la dose importante qu'il pouvait y avoir dedans. En effet, si lui était habitué à ne fumer qu'en quantité, de mon côté je fumais certainement plus régulièrement mais à petite dose, notamment pour le goût. Le plaisir procuré me fit fermer les yeux quelques instants, laissant ce bel homme dans le silence. Mais le silence fut rompu bien vite par une question à laquelle je n'avais pas été confronté depuis un moment. Mes parents. Mon erreur précédente d'utilisation des temps n'avait pas échappé à Nate qui rebondissait sur ce sujet.

Que devenaient-ils ? Ils étaient morts tout simplement. Comment lui dire que j'avais perdu toute ma famille, que le monde des sorciers m'avaient autant appris que ce qu'ils m'avaient détruite. J'avais enrichi ma culture personnelle, approfondi des connaissances au-delà du monde duquel je provenais, au détriment de mes parents. Que j'étais la seule coupable face à ce drame, que j'étais la seule à blâmer. Si seulement je n'étais pas venue me battre dans ce château. Si seulement je ne m'étais pas faite remarquer. Aujourd'hui ils seraient toujours présents, je n'aurai pas ses cicatrices aux cuisses. Pourtant j'étais là. De retour à l'endroit où j'avais pris les mauvaises décisions. Ce que je pouvais être idiote. Pourquoi ? Mais pourquoi j'avais fait ça ? Les idées se brouillaient et je me demandais si j'avais fait les bons choix, si j'avais eu raison de suivre Rufus dans son idée absurde qu'un retour me ferait du bien. Je les avais tués. Tués ! C'est pas si difficile à comprendre pourtant. Je m'étais battue pour qu'ils crèvent. Qu'ils crèvent seuls comme des chiens alors que je ne leur avais pas donné de nouvelles depuis plusieurs mois. Parce qu'évidemment, j'avais été ce genre de filles à vouloir faire sa vie à tout prix, à ne pas saisir les cordes qu'on me tendait. Ce genre de filles qui ne faisaient que les mauvais choix. C'était moi qui aurait due mourir. Sous les sortilèges Doloris, sous les lames, pas eux. Ils étaient étrangers à tout ça.

Je lâchais alors ce que m'avait gentiment offert Nathanaël, dans un silence morbide. Les larmes montaient à mes yeux tandis que je restais paralysée, comme foudroyée par un éclair venu me toucher en plein cœur.


« Ca fait longtemps qu'ils sont à distance. »

Tandis qu'une larme coulait le long de ma joue gauche, je déglutis avant de me relever et de m'éloigner de quelques pas, restant de dos.

« Ils... Ils... » Je n'arrivais pas à le prononcer. « Tu te souviens de cette année avec Blackman ? Celle où les nés-moldus se sont faits torturer à Poudlard ? Je suis venue les aider, je me suis sentie concernée par le sujet, tu comprends ? » J'essayais alors de me justifier, comme pour ne pas céder à la culpabilité qui me rongeait depuis bientôt deux ans. « J'ai été torturé mais j'ai pu en réchapper. Mes parents non. C'était leur message. »

Le jeune homme ne savait pas ce qu'il venait de déclencher, et ce n'était pas sa faute, mais les larmes ne cessaient de ruisseler, silencieusement sur mon visage.
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MessageSujet: Re: Seriously...where are you ? [PV Kenzie Greene ]   Dim 4 Nov - 15:45

   
Seriously, where are you ?




Aussi loin qu'il s'en souvienne le jeune homme avait été timide et réservé à un niveau presque maladif, la faute à une éducation trop stricte et une responsabilité trop importante pour ses frêles épaules sans doute, si bien qu'il était presque terrorisé à la seule idée de devoir parler en public. C'était cette timidité qui l'avait initialement de ses congénères, l'empêcher de lever la main en classe pour donner la bonne réponse ou, dans certains cas, l'empêchant d'aller vers les autres pour initier une conversation. Lorsqu'il était encore un jeune garçon il s'était toujours senti de trop, senti trop ennuyeux, pas assez intéressant et, fort de cette idée bien ancrée dans sa tête, il s'était convaincu que le mieux pour le monde était qu'il reste dans son coin pour n'embêter personne.
Il ne portait aucun grief personnel contre le genre humain mais n'était juste pas à l'aise avec les contacts sociaux, pas à l'aise avec les faux-semblants et l'art ancestral de la langue de bois si bien qu'il avait naturellement été attiré vers les animaux au comportement beaucoup plus simple et prévisible. Oui, il avait fini par se convaincre qu'il était un poids, une gêne pour les autres qu'il s'était naturellement isolé des autres pour enfin finir par couper les ponts à la fin de ses études. Avec du recul et quelques années de plus il savait à présent qu'il avait eu tort, que tout cela n'était que dans sa tête, que rien de tout cela n'était vrai et que, surtout, aucun être humain n'était fait pour vivre et finir ses jours seul. Il avait aurait fallut des années d'isolement presque totalement pour se rendre compte de son erreur, pour se rendre compte qu'il n'était pas tout seul et que la faute n'était imputable qu'à son esprit lui jouant des tours en le convaincant qu'il n'était qu'un poids pour les autres.

À chacun de ses cours son stress était toujours là, la peur de rater ou que ses explications soient ennuyeuses à soit mais il tâchait de ne pas l'écouter, de ce concentrer sur son domaine de prédilection qui était bien le seul dont il parlait naturellement et sans filtre. Discuter et échanger avec ses élèves avait été la première étape, le premier pas en avant vers une redécouverte des liens sociaux et, peut-être, vers la création d'un nouvel homme. En effet s'il avait quitté Poudlard avec bon nombre de mauvaises expériences en tête, de moments gênants, de situations qu'il aurait aimé pouvoir éviter, il était revenu avec l'intention de faire mieux que la dernière fois. Chaque nouvelle rencontre était une épreuve, un test à passer pour se surpasser et, s'il était content de retrouver cette belle femme devant lui, il marchait également sur des œufs car était conscient qu'il pouvait retomber dans ses vieux travers à tout instant.

Mais non, se refermer comme une huître n'était plus une option viable s'il envisageait de construire quelque chose, car personne ne voudrait s'engager avec un homme semblant avoir la capacité émotionnelle d'une table. C'était pour cela qu'il se forçait à s'ouvrir, qu'il se forcer à lâcher quelques bribes de pensées, morceau après morceau, comme il avait pu le faire aujourd'hui en donnant une explication sur son choix de carrière.
Après cette explication ce fut à son tour de laisser sa curiosité parler, de s'interroger sur la réaction de deux parents moldus en découvrant les capacités hors du commun de leur fille, en découvrant l'existence d'un monde au-delà du leur. Assis sur son muret, levant les yeux au ciel en laissant sa cigarette maison faire son effet petit à petit, le jeune homme écouta les explications de la demoiselle dont le ton de la première phrase l'intrigua.

À distance ? N'avait-il plus la possibilité de les voir aussi souvent qu'elle le souhaiterait ? Nathanael ne connaissait pas ce tiraillement car il avait fait lui-même le choix de couper les ponts, mais il pouvait deviner ce que ressentait une personne attachée à sa famille. Il baissa la tête et tourna son regard en coin vers la demoiselle, comme pour essayer de déchiffrer dans sa posture ce que ses mots ne trahissaient pas, mais ce qu'il y vit fut tout autre. Elle était triste, cela crevait les yeux, cela s'entendait, mais lorsqu'elle laissa tomber la cigarette à terre le plus horrible des scénario frappa l'Armstrong avait que Kenzie ne le lui confirme.
Étaient-ils ? Non...non, non, non. Venait-il de mettre les pieds dans le plat de la plus horrible et tragique façon ? Venait-il d'appuyer sur la corde qu'il ne fallait pas toucher ?

- Je...

Il ne put finir sa phrase, laissant la belle terminer ses explications et confirmer à son interlocuteur ce dont il se doutait. Alors oui il n'était plus très doué avec les contacts sociaux, c'était le moins que l'on puisse dire, mais là ? Il dépassait toutes les attentes par une curiosité et un manque de tact flagrants, chapeau l'artiste. Se sentait-il coupable ? Évidemment. Mortifié ? L'euphémisme de l'année à n'en pas douter, mais il avait aussi appris l'importance de réparer ce que l'on cassait. Fort de ce constant, ne pouvant supporter d'être la source de la douleur et de la tristesse d'un autre individu, il prit une profonde inspiration pour poursuivre sa phrase.

- J'suis désolé, je ne voulais pas...

Ne voulait pas quoi ? La rendre triste ? Mettre les pieds dans le plat ? Évoquer le seul sujet qu'il ne fallait pas aborder ? Être maladroit ? Faire remonter à la surface ce qu'elle avait voulu enfouir ? Tout à la fois sans doute et ce fut pour cette réponse qu'il ne put pas finir sa phrase, une fois de plus. Il avait toujours été persuadé que les mots étaient les plus puissantes armes de ce monde, plus que n'importe quel sortilège, ils pouvaient apporter le réconfort tout comme la plus grande des tristesses comme aujourd'hui. Il avait merdé, il avait définitivement merdé et c'était de sa responsabilité que de se rattraper.
En un instant ses pensées et sa volonté disparurent dans le néant, ne laissant ressortir que son côté protecteur alors qu'il s'approchait de la demoiselle pour la réconforter du mieux qu'il le pouvait. Passant sa main gauche dans son dos, frottant doucement ce dernier pour signifier à la belle sa présence, il s'approcha de la demoiselle en tentant de croiser son regard. Que pouvait-il dire ou faire pour se rattraper ? Il était mauvais dans les relations sociales et il s'en rendait davantage compte aujourd'hui.

- Ça va aller. Ça va aller, j'te le promets.

L'espace d'un instant il fut tentait d'avoir recours à une blague pour alléger la situation mais il se ravisa, gageant que ce n'était pas le bon moment et qu'il ferait plus de mal que de bien. Se redressant , il vint se positionner juste devant la demoiselle pour croiser son regard. Attrapant délicatement les deux mains de la demoiselle dans les deux siennes, chaudes et puissantes, comme pour lui rappeler qu'elle n'était pas seule dans cette histoire, il lui lança finalement :

- Regarde-moi. Ça va aller, d'accord ? Je suis là.

C’était incroyable la capacité qu'il avait de foutre en l'air une conversation avec quelques mots bien placés, c'était peut-être juste de la malchance mais chacun de ces échecs lui rappelait un peu plus pourquoi il avait choisi de s'éloigner des autres humains. Isolé et loin de tous il ne pouvait causer de la peine à personne, embêter personne, saouler personne, alors qu'ici il avait parfois l'impression de faire plus de mal que de bien. Cette fois-ci était-elle la bonne ? Celle qui le pousserait à retourner à sa vie d'avant ? Une partie de lui aurait voulu répondre par la positive mais son père lui avait appris à ne jamais fuir ses responsabilités, s'il y avait au moins une leçon qu'il gardait de ce tyran c'était bien celle-là.

- Je reste là, je ne vais nulle part...




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MessageSujet: Re: Seriously...where are you ? [PV Kenzie Greene ]   Dim 4 Nov - 21:21

Je n'avais jamais été particulièrement proche de mes parents, mais on s'aimait vraiment. Ils avaient compris mon besoin de liberté et m'avaient laissée voler de mes propres ailes. Mais aujourd'hui, il était vrai que je regrettais tout cela. Notamment ma capacité à ne pas donner de nouvelles pendant de longues périodes. Je n'étais pas quelqu'un d'exigeant, et ce fait se retrouvait aussi dans mes relations familiales, amicales et mêmes amoureuses, puisqu'elles étaient souvent volages dans mon jeune âge. Je me contentais de ce que j'avais sur place et je pouvais vivre loin de tout ce que je connaissais. C'est ainsi que je ne voyais mes amis moldus qu'une fois par an, dans le meilleur des cas, et qui d'ailleurs ne devaient plus réellement me considérer comme l'une des leurs. Quant à mes parents, je ne me souviens pas leur avoir écrit une seule lettre après mes quinze ans. Lorsque j'avais mon appartement à Londres, je leur rendais plus souvent visite ou passais un coup de fil de temps en temps, mais guère plus. Cela ne faisait que creuser la culpabilité, et je l'alimentais à ce moment-même en étant persuadée de les décevoir, qu'ils m'en voulaient d'être revenue ici. Là où je les avais tués.

J'entendais Nate vouloir prononcer quelque chose, mais il n'arrivait pas à s'exprimer. Après tout, la mort faisait toujours cet effet, elle nous fascinait tout autant qu'elle nous sidérait. Pour ma part, j'aurai juste souhaité être à leur place. J'avais pris la vie à la légère toute mon adolescence et dans le début de la vingtaine. Il semblerait bien que je l'ai prise à la légère dans tous les sens du terme. J'étais partie me battre sans penser aux conséquences, et j'avais mis en péril un bon nombre d'occasions de les rendre fiers. Aujourd'hui, je flottais sur les sentiers de la vie, en continuant de choisir les plus sombres et les plus sinueux, ceux qui faisaient peur à la majorité et dans lesquels je semblais finalement y trouver réconfort. Les ténèbres peuvent être effrayants, mais lorsqu'on les côtoie assez longtemps on finit par en comprendre leur douce amertume et se complaire dans leurs flammes.

Il ne voulait pas... Aucune expression n'apparaissait sur mon visage mais je me répétais qu'il ne pouvait pas savoir. Ici, à part Rufus personne n'était au courant. Je voyais bien le jeune homme tenter d'attirer mon regard, mais je ne voulais pas me montrer ainsi. Si faible, si fragile. Cela devait le changer de la Kenzie enthousiaste, pétillante qu'il avait pu rencontrer et revoir il n'y a que quelques minutes à peine. Lorsque je sentis sa main caresser mon dos, un sanglot éclata. Je m'effondrais d'autant plus lorsque j'étais réconfortée puisque je n'avais jamais eu personne pour le faire, et cela, tout au long de ma vie. Je n'avais jamais évoqué les réelles épreuves que j'avais traversé, refoulant ce qui était finalement le plus important. Puis il me demandait de le regarder. J'obéissais, relevant la tête, ouvrant mes grands yeux cernés de noir qui devait maintenant couler le long de mes joues. J'esquissais un léger sourire, peut-être un peu forcé, à l'écoute de ce qu'il me disait. Il ne s'en rendait certainement pas compte, mais personne n'avait eu ce genre de gestes pour moi. Rufus c'était bien différent, une relation inexplicable, de l'ordre parental. Ce qui m'avait permis d'avoir un semblant d'accroche jusqu'à aujourd'hui. C'est peut-être pour ça que j'étais revenue sur les traces du château, pour me rapprocher de lui et retrouver ce que j'avais perdu. Seulement, cette pensée me laissait aussi entendre comme une tentative d'oubli de mes parents, et j'avais la sensation de les trahir si je me rapprochais trop. Aussi, pleurer en présence de Nate était un soulagement. A la fois pour ma trop grande solitude mais aussi par rapport à mes parents.


« C'est moi qui suis désolée » dis-je tout en essuyant mes larmes.

Il saisissait ensuite mes deux mains, et la chaleur des siennes me fit fermer les yeux quelques secondes. Je n'avais plus l'habitude des contacts humains. Je discutais beaucoup avec eux, mais je n'avais jamais été affriolante des déballages tactiles excepté dans la relation amoureuse et avec mes parents. Aussi, depuis leur mort j'avais cessé toutes relations. Amicales et d'autant plus amoureuses. Je n'étais plus habituée à être soutenue de cette façon, rassurée ainsi. Mais à ma grande surprise, cela me faisait du bien et je finis par serrer en retour. Serrer sans m'arrêter. Je le regardais à nouveau tandis qu'il appuyait ses gestes avec des mots. Il ne partirait pas. Si c'était encore le cas dans les prochains jours, ce serait bien le seul.

« Merci. C'est une histoire compliquée dont je ne parle jamais, mais ne t'inquiètes pas, j'ai réussi à vivre avec jusqu'ici et je continuerai. Je me retrouve juste bien seule, et encore plus maintenant que j'ai remis les pieds ici alors que je m'étais jurée de ne jamais revenir. Mais, même si j'imagine que tu dois être un peu perdu entre tous ces états d'âme, ça me fait du bien d'en parler à un ami. »

Oui je l'avais décris comme un ami. Certains penseraient que j'allais vite en besogne, que je n'utilisais pas les bons termes, mais j'étais sincère. J'avais des amis moldus avec qui je n'avais que peu de contacts, devant forcément cacher une partie importante de ce que j'étais. N'étant pas particulièrement douée pour les mensonges, un peu trop franche au goût de chacun, j'avais préféré m'en éloigner. Sinon, j'avais un père de substitution Rufus, et un seul ami qui était un gamin de onze ans. Autant dire que les conversations n'étaient pas du même ordre. En pensant à tout ça, je me disais que j'avais bien évolué depuis ma dernière rencontre avec Nathanaël.

« Beaucoup de choses ont changé depuis la dernière fois n'est-ce pas ? »

Un petit rire pouvait se faire entendre à l'énonciation de cette phrase. Il était sincère. Mon corps et mes mains tremblants, je continuais pourtant de serrer fort par sécurité. Je regrettais beaucoup de choses, mais pour m'en sortir, j'avais fini par me dire que tout ce que j'avais vécu avait fait de moi la personne que Nate avait en face de lui. Et d'une certaine manière je ne détestais pas celle que j'étais. Fragile mais finalement forte face à ce vécu compliqué. Tout autant réel à l'inverse. Déterminée et bien moins naïve, avec une envie d'avancer, d'avancer pour eux, de les rendre fiers, qu'ils me voient heureuse.

« Mais pour te répondre. Mon père était avocat dans les affaires pénales, enfin criminelles et tout ça. Et ma mère était infirmière. Tu m'étonnes que j'ai passé du temps à vouloir rendre la justice pour finalement écouter les hommes au comptoir qui ont besoin qu'on panse leur plaie. Et j'dirais que ma mère a eu carrément la trouille alors que mon père était content de pouvoir trouver des excuses aux affaires qu'il ne comprenait ou n'avait aucune logique. »

Je recommençais à sourire, et c'était sa présence qui me le permettait, cela se lisait dans mes yeux. La sécurité, cette sacré merde dont on avait tous finalement besoin mais qu'on était pas foutu de trouver partout...
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MessageSujet: Re: Seriously...where are you ? [PV Kenzie Greene ]   Dim 4 Nov - 23:06

   
Seriously, where are you ?




Le jeune homme ne se définissait pas comme une référence en matière de contacts humains aussi ne prenait-il jamais son propre cas pour exemple, que ce soit quand il s'agissait de ses amours ou de sa famille par exemple. Côté cœur il avait enchaîné les histoires courtes ou sans lendemain, incapable d'écouter son cœur, incapable de savoir si ce qui l'animait c'était de l'amour ou simplement de l'affection. Côté famille il avait fait le choix délibéré de couper les ponts avec ses géniteurs et si par moment, dans les nuits les plus sombres et glaciales, il regrettait sincèrement de ne jamais avoir vu de la fierté dans les prunelles de ses parents, il avait emmuré cette déception au plus profond de lui pour ne plus jamais l'en ressortir. Ses parents étaient trop fiers pour faire des concessions, trop têtus pour changer et le chef de famille préférait renier son fils aîné plutôt que d'admettre qu'il avait fait des choix différents de ceux espérés pour un homme de sa stature.
Que devenait le petit frère, d'ailleurs ? Aux dernières nouvelles il était bien plus malléable que Nathanael ne l'avait jamais été et, en toute logique, et il avait sans doute dû absorber les absurdités enseignées par son père. Pour ce qu'il en savait son cadet pouvait très bien être mort, mais l'Armstrong supposait que sa mère, au moins, l'aurait tenu informé d'une telle tragédie. Apprendre la nouvelle de la mort des parents de Kenzie fut aussi soudaine qu'une patate en pleine mâchoire, à en faire tourner tout son monde jusqu'à la nausée, mais eut aussi l'effet d'un électrochoc. Que se passerait-il si lui-même se trouvait dans pareille situation ? Que se passerait-il si ses parents étaient tués avant qu'il n'ait pas réparé ce que ses choix avaient brisé, entre eux ? Devait-il mettre sa propre fierté pour faire un pas en avant, tendre la main ? Si la réponse n'était pas positive pour le moment, la question méritait au moins d'être posée.

Devant une telle erreur et une telle avalanche d'émotions le jeune athlète se serait presque attendait à ce que son interlocutrice déverse sa peine sur lui, lui colle une baffe pour avoir fait ressortir d'aussi tragiques souvenirs, mais au lieu de cela la demoiselle se montra autrement plus forte que ne l'avait espéré le sorcier. Il ne mettait pas du tout en doute le mental de sa partenaire du jour, pas le moins du monde, mais avait été au premier plan pour assister aux ravage du deuil sur l'esprit d'un individu. Il avait vu des personnes brisées pour l'éternité par la perte d'un être aimé, incapables de se relever malgré le nombre de mains tendues et, comme lui, il avait vu des personnes enfouissant leur deuil au plus profond d'eux jusqu'à ce que les visages des disparus ne les réveillent plus au milieu de la nuit.
Il n'était donc pas capable de savoir à quel étape du deuil la demoiselle en était, s'il y avait une chance de guérison pour elle ou si elle était brisée à tout jamais. Après tout, de ce qu'il pouvait en voir, les sourires affichés plus tôt n'étaient que des faux-semblants comme ceux dans lesquels le londonien se drapait trop souvent.

- Tu n'as pas à t'excuser, la faute est mienne.

Était-elle vraiment en train de s'excuser pour pleurer devant lui ? De son point de vue, pour ce qu'il valait, laisser échapper ses émotions devant quelqu'un était un signe de confiance qui devait être salué et non repoussé. La vraie force d'une personne n'était pas de paraître digne ou insensible à chaque instant, pas de rester immobile face à la tempête mais de savoir à quel moment se courber pour éviter la cassure. Les émotions étaient une soupape de sécurité, ou du moins telle était la vision de Nathan sur la question, même si cette soupape restait trop longtemps fermée chez lui.
Écoutant la demoiselle parler de sa solitude et du fait qu'elle s'était promis de ne jamais revenir dans ces contrées, il était dur pour l'homme de ne pas voir la similarité avec cette situation mais refusa de laisser échapper le moindre sourire car la situation ne s'y prêtait pas. Certes il n'était pas passé par la case deuil, pas le deuil d'un membre de sa famille en tout cas, mais il pouvait très bien imaginer ce qu'il se passait dans la tête de la jeune femme, à quelques détails prés.

Au moment de lui répondre il s'apprêta presque à la chercher du regard, comme pour appuyer son propos, mais il sentit bientôt la pression des frêles mains de la demoiselle sur les siennes. Elle ne se laissait pas seulement pas faire, elle ne suivait pas juste le courant mais essayait encore d nager dans la bonne direction : une lueur d'espoir plus que bienvenue.

- Tu le crois, si je te dis que j'étais un peu à ta place il n'y a pas si longtemps ? Je sais que c'est dur, mais crois-moi quand je te dis que ça finira par aller mieux. Et puis tu n'es pas toute seule, plus maintenant en tout cas. Je suis juste à côté, tu n'as qu'un mot à dire et je suis là.

Il retint un nouveau sourire lorsque la demoiselle mit en lumière les changements depuis leur toute dernière rencontre, ce qui était un autre euphémisme de plus s'ajoutant à une liste déjà longue. Il y avait la découverte de leur affinité avec la magie, leurs expériences personnelles, leurs voyages, leurs bonheurs, leurs souffrances : trop pour une première rencontre impromptue en tout cas.

- C'est le moins qu'on puisse dire, ouais. On a pas mal de temps à rattraper, idéalement devant un verre et de la bonne bouffe.

Oui, après toutes ces émotions il avait bien besoin d'un verre mais cela pouvait attendre encore un peu. Il devait encore s'assurer que la demoiselle allait vraiment bien avant de ramener l'hippogriffe avec lui, après tout elle restait sa responsabilité jusqu'à ce que ses larmes cessent enfin.
Alors qu'il allait chercher un autre sujet de conversation pour amener un peu plus de légèreté, pour éloigner du pied la tristesse un peu plus loin, Nathanael fut cette fois-ci incapable de retenir un sourire en entendant le petit rire franc de sa camarade. Ah, voilà ! Exactement ce qu'il avait voulu entendre ! Certes il n'y était pas pour grand chose dans cette affaire mais au moins acceptait-il le soulagement qui s'emparait de lui, en voyant la belle reprendre des couleurs et un sourire illuminant son doux visage.

- Tu n'étais pas obligée de répondre, tu sais. Mais je te remercie de l'avoir fait, en tout cas. Ils devaient être des gens bien.

Ses deux parents avaient servi leurs congénères à leur façon et, si Nathan ne les connaissait pas, il aimait à penser qu'ils seraient fiers de ce qu'était devenue leur petite fille. Se drapant de son plus franc sourire pour ramener un peu de joie dans cette conversation, pour ne pas laisser retomber le soufflé, le jeune homme s'approcha de la demoiselle en ouvrant grand les bras avant de déclarer :

- Je crois qu'il y en a une qui a bien gagné un gros câlin !

C'était amusant de voir la capacité que le jeune homme avait d'essayer de remonter le moral des autres même quand lui-même était au plus bas, surtout quand il était au fond du gouffre en fait, adoptant la méthode « faites ce que je dis, pas ce que je fais ». Peut-être serait-ce lui, un jour, qui aurait besoin d'une main tendue mais il n'en était pas arrivé à ce point pour l'instant...pour le moment.
Espérant que la demoiselle accepterait la proposition du câlin, en tout bien tout honneur, Nate se racla la gorge pour enfin préciser la raison de son inconfort et de sa recherche de pardon.

- Tu me pardonnes ? J'ai...j'ai passé trop de temps loin des humains, j'en ai oublié les fondamentaux. Ce n'était pas mon intention de me montrer trop curieux, de mettre les pieds dans le plat de cette façon.





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MessageSujet: Re: Seriously...where are you ? [PV Kenzie Greene ]   Lun 5 Nov - 12:29

Je ne pensais pas m'effondrer lors de ces retrouvailles. Pourtant, je gardais enfouies toutes ces épreuves, comme si elles n'avaient jamais existé, depuis si longtemps qu'il était obligatoire qu'un jour les larmes viennent à couler. Mais je détestais ça. Je me cachais derrière mes grands sourires, mon air enjoué, mes blagues. Ça n'était pas non plus un mensonge car je me portais bien en présence des autres tant que l'on n'abordait pas les sujets les plus difficiles de ma vie. Cette ambivalence m'avait permise de survivre face à ce deuil, ce deuil qui m'avait rendue orpheline. Il suffisait de ne pas en parler pour partager de bons moments avec les autres.Aujourd'hui c'était différent, aujourd'hui je me laissais aller à ma peine prenant le risque de m'effondrer totalement par la suite. J'étais encore fragile, je n'avais toujours pas accepté leur mort et dans un sens, je crois que je ne l'accepterais jamais. On perd tous ses parents un jour où l'autre, mais à vingt-quatre ans, j'étais trop jeune pour voir mon monde s'effondrer, pour le comprendre. J'avais donc passé deux ans d'errance, à tenter d'expliquer leur mort, à comprendre ce que je ressentais, à vouloir me venger. Cette sensation m'avait maintenue en vie, m'avait donnée le courage de continuer. Une partie de moi ne pourrait jamais totalement se reconstruire, mais la force mentale de mon père dont j'avais hérité ne me permettrait jamais de baisser les bras totalement. J'avais cru ne jamais pouvoir me relever avant de rencontrer Rufus, avant de puiser dans mon côté sombre pour continuer. A l'heure actuelle, je dirais que le plus difficile était de continuer en solitaire, ma nouvelle motivation étant de les rendre fiers malgré tout, malgré mes nombreuses erreurs.

Nathanaël s'excusait avant de m'en dire un peu plus de sa vie. Lui aussi avait connu une situation similaire. Un tas de questions se bousculaient dans ma tête tandis que je le regardais l'air grave. J'avais envie d'en savoir plus, mais ce serait certainement mal venu aujourd'hui. Les émotions pouvaient aider tout comme elles pouvaient détruire, je ne le savais que trop bien. Je continuais seulement de le regarder l'air interrogateur avant de sourire légèrement lorsqu'il me disait que je n'étais pas seule. Un sourire pour le remercier, pour expliquer que j'avais compris le message. Un message qui, même si je ne le laissais pas vraiment transparaître, m'apaisait au plus haut point.


« Je suis désolée que tu ais eu à le vivre aussi... Et ne t'inquiètes pas, j'ai pas l'habitude d'en parler alors j'ai été un peu émotive, mais je vais mieux maintenant. »

La mort faisait partie de nous tous certes, mais certaines étaient bien plus violentes que d'autres. Je ne souhaitais à personne ce que j'avais vécu. L'innocence détruite à tout jamais, la méfiance à tout jamais présente, la peur au ventre que les menaces se révèlent exécutées un jour ou l'autre, et qu'à mon tour je rejoigne mes parents plus vite que nécessaire. Mon courage n'était plus aussi vif qu'à l'époque. Mais mon envie de me battre était toujours présente, peut-être pour de mauvaises raisons. Il proposait ensuite de nous retrouver dans d'autres conditions, plus habituelles dirons-nous.

« Ce serait avec grand plaisir, je suis un vrai ventre sur pattes, et pour ce qui est de la boisson, je n'ai pas bien changé, tu t'en doutes. »

Mes yeux toujours brillants, je souriais pourtant avant de répondre à ses questions sur mes parents. Ils devaient être des gens biens. Oui... C'était certain, et cette pensée provoqua une forme de nostalgie, j'avais toujours admiré mes parents, bien que je ne leur ai jamais vraiment dit. Aujourd'hui, c'était trop tard pour le faire, mais je gardais l'espoir qu'ils puissent le comprendre. Puis sentant ses mains me lâcher, je le regardais de plus bel tandis que je le voyais sourire, ce joli sourire, tout en tendant les bras. Un câlin ? Je ne crois pas avoir fait un seul câlin à mes amis et ce, tout au long de ma vie. Je le réservais vraiment à des cas particuliers et plus intimes. Mon regard devait certainement refléter une certaine peur, une forte hésitation. La prestance et le charisme de cet homme fit radoucir la créature sauvage en moi. Dans une énième défense, je pris un air provocateur avant de rajouter :

« Je pleurerai plus souvent, si j'ai des câlins à chaque fois ! »

Puis je m'approchais doucement, toujours légèrement tremblante avant de poser une main dans le bas de son dos et l'autre sur son torse. Notre différence de taille était d'autant plus flagrante à ce moment-là et cela renforçait mon sentiment de sécurité. Je posais doucement ma tête contre ses pectoraux, non loin de ma main qui pourrait tout de même le repousser assez vite si jamais je me sentais en danger. Cette foutue méfiance, elle entravait toutes mes relations, il fallait vraiment que j'apprenne à faire confiance de nouveau. Je commençais à me détendre tandis qu'il me demandait de le pardonner. Ses arguments dessinèrent un sourire en coin sur mon visage encore mouillé de larmes. Je relevais alors la tête, assez amplement au vu de sa grandeur, ou de ma petitesse.

« Tu es tout pardonné, mais je continue de croire que tu n'avais pas à l'être. Tu n'as posé que des questions récurrentes, banales en fait, seulement, j'ai jamais vraiment été quelqu'un de banal. Et faire un retour parmi les humains c'est toujours compliqué mais ça s'apprend. Je te montrerai. »

Je souriais de plus bel, on était si différents et pourtant si semblables. Une ambivalence qui ne pouvait empêcher la comparaison avec mon propre caractère. Dans un moment de doute, je ne pus m'empêcher d'ajouter :

« Et... On est pas entrain de foutre le feu à Pré-au-Lard au moins ? »

Oui, j'avais laissé cette cigarette illégale tomber à terre et nous n'avions plus vraiment songé à ce qui pourrait se produire. Pour cause, ce trop plein d'émotions nous avait fait oublier tout ce qui était autour. L'hippogriffe s'en était bien rendu compte et il piaillait à mon encontre, enfin ce que j'avais pris personnellement tout en rigolant.

« Eh bah ! T'es jaloux toi ? »
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MessageSujet: Re: Seriously...where are you ? [PV Kenzie Greene ]   Lun 5 Nov - 22:25

   
Seriously, where are you ?




Même si le jeune homme ne se serait jamais vu vivre une existence autre que celle qu'il menait en ce moment, que celle à laquelle ses choix l'avaient amené, il avait pourtant pleinement conscience du caractère unique et hors du commun de sa voie. L'école était normalement la porte d'entrée vers la vie et le monde des adultes, l'occasion de se créer des premiers véritables liens avant d'être lâché dans ce vaste monde mais, contrairement à tous ses congénères, le sang-bleu avait fait le choix de repousser ces distractions pour se concentrer uniquement sur sa réussite scolaire. Certes c'était un élément important à prendre en compte, le seul élément qui comptait vraiment pour ses géniteurs, un élément déterminant pour ses futurs choix de carrière, mais d'autres avis extérieurs insisteraient sur l'importance égale de la construction de liens sociaux.
Jamais personne ne l'avait obligé à être comme il était, jamais personne ne l'avait pousser à s'isoler de ses camarades et oublier l'idée de faire des concessions entre ses études et son temps libre. Pendant longtemps il avait blâmé ses parents pour cet état d'esprit, avait blâmé ses camarades pour ne pas avoir tenté plus que cela de l'extirper de son mutisme et de sa torpeur, mais avec du recul il avait appris à reconnaître sa responsabilité. Il n'y avait personne d'autre à blâmer que lui et c'était pour cette raison que, lorsque le sujet de son isolement venait à être posé sur la table, il n'en parlait que très rarement en des termes négatifs.

Il avait apprécié cette période de sa vie, plus que n'importe quelle autre en réalité, mais en renouant avec le contact humain, à son retour de Poudlard, il avait réalisé petit à petit ce qu'il avait raté. Il était resté isolé du monde pendant la période de Blackman, il n'avait pas été là quand Aurora avait été grièvement blessé et qui pouvait lui dire ce qu'il avait raté d'autre ? Oui, il avait vécu sa vie à l'extrême et, si la sagesse et l'expérience pourraient le pousser à davantage de tempérance et d'équilibre, il savait que malheureusement le naturel revenait toujours au galop. Il n'était pas homme à faire dans la demi-mesure, à y aller avec le dos de la cuillère et n'était donc pas près de descendre à la vitesse inférieure. Peut-être s'arrêterait-il une fois qu'il serait encastré dans un mur, mais pour le moment il continuer d'avancer avec le pied au plancher.
Fort de ce constat, il fut amusé par la réponse de la demoiselle qui semblait considérer la solitude du jeune homme comme une calamité lui étant tombée dessus. Ce dernier avait à cœur de rectifier cette vision des choses, de préciser que c'était un choix et pas une fatalité, mais il le ferait sans doute un autre jour.

- Bienvenue au club. Après je sais que m'entendre le dire c'est un peu l’hôpital qui se fout de la charité, mais en parler peut parfois faire du bien. Enfin il paraît, c'est ce qu'on me dit.

Vint ensuite l'organisation de leur prochaine rencontre, de leur prochaine soirée tranquille, ce à quoi la demoiselle ne semblait pas du tout opposée. Soulagé par cette réponse, Nathanael alla plus en avant en proposant :

- Marché conclu. On se dit fin de cette semaine ou ce week-end ? Avec les cours, en semaine, ça risque d'être un peu serré pour pouvoir faire ça bien.

Certes il aurait très bien pu se libérer en semaine, aucun problème là-dessus, mais pour des retrouvailles dignes de ce nom il ne voulait pas être pressé par le temps. Il voulait pouvoir profiter de ce moment important pour lui comme pour elle car, de ce qu'il avait compris, la demoiselle n'avait pas été proche de qui que ce soit depuis un petit moment. Serait-il le premier à l'aider à renouer avec le contact humain, avec la vie ? Peut-être que oui, un tel événement devait être vécu pleinement et sans interférence.


- Oh, il suffit de demander ! Je ne suis jamais avare de câlins !

Vint le moment des câlins, le moment où le jeune homme s'était préparé à se prendre un vent car il ne savait pas trop comment la demoiselle pourrait réagir. Fort heureusement le retour fut positif et, lorsqu'il sentit la demoiselle se coller tout contre lui, il passa doucement une main rassurante dans son dos pour le frotter doucement. C'était un premier pas, un bon point qui méritait d'être noté et qui ne présageait que du bon pour la suite. En effet si la demoiselle avait vraiment été fermée comme une huître, comme le jeune homme pouvait l'être de temps en temps, il serait passer outre cette proposition mais elle avait tout de même fait un effort pour attraper la main tendue.

Le jeune professeur ne lui demandait pas de s'ouvrir à lui du jour au lendemain, de lui dévoiler tous ses secrets en un claquement de doigts car lui-même serait bien incapable de le faire, mais un pas après l'autre ferait largement l'affaire pour le moment. Lentement, en douceur, rien ne pressait de toute façon. Était-elle prête à l'aider à renouer avec le contact humain, en route ? L'offre étant tentante et l'athlète n'avait pas le cœur à la refuser.

- Oh, je ne demande que ça. Parce que bon, pour le moment, on ne peut pas dire que ce soit un franc succès. La preuve aujourd'hui.

S'écartant de la demoiselle en entendant le piaillement de l'hybride, le jeune homme vint récupérer par terre la cigarette encore allumée, avant de l'écraser sur la semelle de sa chaussure, pour pouvoir la ranger en toute sécurité.

- Ah tiens, en parlant de lui, tu peux m'excuser un instant ? Je dois vérifier quelque chose, ce ne sera pas long.

Remontant ses manches en posant ses prunelles sombres sur son compagnon à plume, l'Armstrong s'approcha de la bête avant de jeter quelques regards pour vérifier que tout était en place et qu'aucune blessure supplémentaire n'était venue s'ajouter à celle qu'il traitait déjà depuis plusieurs semaines. Ne voyant pas d'élément pouvant susciter son inquiétude, le professeur se retroussa les manches et fit signe à la bête de ne pas le lâcher du regard comme il en avait l'habitude.

- Bon, à nous deux. Ne bouge pas.

Passant sa main à travers les plumes de la bête, le jeune homme laissa courir sa main sur le flanc gauche de la bête afin de l'habituer à sa présence physique pour que ce qui allait suivre ne la surprenne pas. Faisant signe de tête à la demoiselle de le rejoindre si elle le souhaitait, ce qui n'était en aucun cas une obligation, Nathan tint tout de même à expliquer ce qu'il était en train de faire à sa charmante camarade.

- Il a eu une blessure il y a quelques semaines, un petit coup de bec. Normalement la blessure est pratiquement guérie mais je vérifie juste où ça en est. Et....ça ne me semble être pas trop mal.

Il passa tout d'abord le dos de sa main sur la blessure afin de ressentir une potentielle chaleur qui pourrait signifier une inflammation toujours présente, mais il ne ressentit pas de chaleur particulièrement préoccupante dans cette zone précise. Il s'approcha ensuite davantage de la blessure pour la tâtonner et vérifier qu'elle avait bien cicatrisé, ce qui semblait être le cas et, du coup, ce qui semblait enlever un poids sur la poitrine du sportif. Après tout qui pouvait dire ce qu'il pouvait se passer dans ce genre d'escapade ? Il aurait très bien plus en ressortir plus amoché qu'à son départ.
Alors qu'il s'écartait de l'hybride, lui tapotant le flanc pour lui signifier que c'était terminé pour aujourd'hui, Nathan ouvrit des yeux ronds de surprise en voyant l'hybride s'allonger devant lui comme certains chevaux ou chameaux pouvaient le faire pour faciliter la montée sur leur dos. Vraiment ? Cette petite balade avec Kenzie lui avait-elle donné envie de transporter son protecteur jusqu'à la maison ? Nathan ne put que sourire en formulant sa réponse.

- Pas encore, champion. Bientôt, peut-être.

Se tournant vers sa camarade, où qu'elle puisse être, le trentenaire se fendit d'un autre sourire plus discret avant de conclure par :

- Sacrées retrouvailles, hein ? Avoue que tu ne t'attendais pas à ça en te levant ce matin.




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MessageSujet: Re: Seriously...where are you ? [PV Kenzie Greene ]   Mar 6 Nov - 2:30

L'homme devant moi me proposait d'en dire davantage, mais pour aujourd'hui c'était suffisant. Et au vu de sa dernière proposition, une nouvelle rencontre, nous pourrions facilement revenir sur le sujet sans que je sois débordée par un trop plein d'émotions. Je commençais à penser que ce petit tour dans les airs avait aussi provoqué une certaine réaction chez moi. Je n'avais jamais vraiment pris goût à l'idée de voler, déjà petite, chez les moldus, j'avais détesté tout ce qui était manèges à sensations. Pourquoi provoquer cette impression de pouvoir s'écraser à tout moment et comment pouvait-on prendre plaisir à cela ? Je ne comprenais pas. Se mettre en danger inutilement n'avait jamais été dans mes cordes. Sauf dans mes relations à autrui, où trop franche, trop spontanée, j'avais embrassé plus d'un murs et bien des représailles. La dernière menant à la mort.

Par la suite il me suggéra une sorte de rendez-vous. Je ne savais pas si je pouvais le décrire ainsi, mais il était question de se retrouver tous les deux, autour d'un bon dîner et d'un peu d'alcool pour assaisonner le tout. Dans l'ordre des choses, tels les deux adultes de notre âge que nous étions. Une stabilité tant recherchée et pourtant fuie jusque là, c'était totalement paradoxal et bien équivoque de mon problème.


« Ca m'va ! Pour moi aussi ce week-end ce s'ra mieux. J'ai déjà fait une arrivée au bar assez précipitée qui n'a pas trop plût à la patronne, alors j'vais éviter d'arriver complètement crevée après une soirée. T'auras qu'à venir chez moi samedi, promis, j'essaierai de pas t'empoisonner. »

Autant lui faire découvrir mon monde, aussi petit soit-il. Le retrouver était plus qu'agréable et je n'avais pas grand chose à cacher, ou du moins c'est ce que je voulais croire. Puis était venu le moment des embrassades. Celles que je détestais par dessus tout. Je ne comprenais pas pourquoi tout le monde ressentait le besoin de se toucher, c'était trop intime pour moi, réservé qu'à son ami le plus fidèle ou son compagnon. Alors pourquoi j'acceptais ? Pourquoi je me laissais faire ? Le charisme ? Les émotions ? Une séduction que je ne voulais pas m'avouer ? Non. Effectivement je n'étais pas prête à l'accepter et préférais refouler toutes pensées de ce genre. Je me laissais seulement aller et profiter de ce moment qui m'apaisait, me redonnait le sourire. Je sentais sa main dans mon dos, me réchauffer au plus profond, tel un magnétiseur dans le monde des moldus. Finalement, le rôle de soignants lui allait particulièrement bien. A chacun de ses mouvements les idées noires s'envolaient une à une ne laissant place qu'à la sensation. Sensation étrange que je n'avais pas ressentie depuis... Depuis si longtemps qu'il m'était incapable de le dire. Bien sûr, j'avais eu plusieurs histoires, plus ou moins longues, mais je n'avais jamais été vraiment engagé. J'avais agi par envie égoïste plus que par désir de partager avec l'autre. Je crois que j'avais peur de l'humain lorsqu'il s'approchait trop de moi, tout autant que je l'aimais. Une ambivalence de plus. Je lui proposais ensuite mon aide pour briser ces barrières, construites depuis certainement fort longtemps. A mon grand étonnement, il répondit par l'affirmative. Je n'étais pas la seule à me laisser aller à des pensées qui n'avaient guère traversées nos esprits jusqu'alors. En tout cas, pas en étant capable de les mettre en mots.

« Eh bah mec ! T'es pire que moi dans l'genre à se blâmer. Jusque là j'te trouve pas si mauvais. »

Je lui faisais un clin d’œil tandis que l'hippogriffe me rappelait à l'ordre. Nate et moi nous dégagions alors l'un de l'autre. Je hochais de la tête comme signe de consentement lorsqu'il s'approchait de l'animal. Je le regardais inspecter la créature, j'adorais être témoin du soin que l'on pouvait apporter aux autres, qu'ils soient humains ou non. Malgré mes airs de fille détachée, indépendante, forte, insensible et ne vivant que par l'humour, j'étais une fleur bleue incontestée, qui ne se dévoilait qu'en de rares occasions. Quand il était possible de ne pas être complètement déçue par l'interlocuteur en question. Après le signe m'invitant à m'approcher, je m'exécutais tout en écoutant ses explications.

« J'avoue n'y avoir pas vraiment prêté attention. Et vu ma chute en arrivant j'aurai pu le blesser. Tant mieux, je m'en serai trop voulue sinon. »

Je caressais alors la tête de l'animal jusqu'à ce qu'il finisse par s'allonger tout simplement. A la réaction de l'homme à mes côtés je ne pus m'empêcher de mouvoir ma tête de droite à gauche, en regardant l'un puis l'autre. J'avais eu mon compte pour la journée concernant le vol à dos d'hippogriffe et Nate ne s'était pas décidé à repartir tout de suite, ce qui me fit esquisser un léger sourire en coin, malgré moi. Sortie de mes songes par la voix de Nathanaël, un petit rire à la fois sincère et jaune ne pouvait être retenu.

« C'est le moins qu'on puisse dire ! Je pensais déjà pas te revoir, encore moins ici. Et l'ascenseur émotionnel aura été au rendez-vous. Mais au fond, j'dois bien avouer que c'est encore mieux que les soirées superficielles qu'on a pu passer ensemble jusque là. »

Comme prise d'une pulsion, je sortais ma baguette afin d'effectuer un sortilège faisant voler la douce rosée du matin au dessus de nous avant de s'envoler en éclat tel un feu d'artifices. Énième distraction, mais je fermais les yeux appréciant la fine pluie sur mon visage. Mon corps était cependant toujours aussi douloureux, et je pensais aux futures ecchymoses que je risquais de retrouver le lendemain. Quel début de semaine...

« Je n'sais pas quelle heure il est, mais t'as pas des cours à donner aujourd'hui ? Enfin j'veux pas te virer hein, je suis contente d'être là avec toi, mais je voudrais pas t'attirer des ennuis tout ça parce que tu oserais pas me laisser là. »

Oui je venais de songer que malgré ce moment hors du temps, la réalité allait bien vite nous rattraper et que si j'avais quelques obligations, lui se dotait réellement de responsabilités. Bien que mon corps et mon esprit aient tous deux soufferts aujourd'hui, je ne voulais pas provoquer de problèmes, pas si vite après mon arrivée en tout cas. Puis finalement, j'étais surtout heureuse d'avoir rencontré quelqu'un, moi qui avait passé ma vie à chercher de nouvelles têtes. Pas tout à fait nouvelle dans ce cas, mais à dire vrai cette conversation n'avait rien de commun avec ce que nous avions pu partager jusqu'ici.
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MessageSujet: Re: Seriously...where are you ? [PV Kenzie Greene ]   Mar 6 Nov - 21:05

   
Seriously, where are you ?




En fouillant dans ses souvenirs le jeune homme se rappelait d'une période de sa vie où, grâce à l'aide de quelques boissons alcoolisées, il s'était senti pousser des ailes et débutait le contact bien plus facilement qu'à l'accoutumé, ce qui lui tirait toujours un petit sourire sur le visage. En effet il n'avait jamais été très doué pour faire la conversation lorsqu'elle ne concernait pas les créatures magiques et, lorsqu'il s'agissait d'aller vers des membres du sexe opposée, le jeune adulte qu'était alors Nathanael était presque tétanisé. Qu'était-il supposé dire ou faire ? Personne ne lui avait jamais appris cela et, très clairement, il ne pouvait pas compter sur son père pour avoir quelques conseils en matière de drague. Cela reviendrait à demander à un troll des conseils d'esthétisme, pour dire les choses simplement.
Incertain, doutant toujours de lui, le jeune adulte avait donc attendu que l'alcool le débarrasse de la plupart de ses inhibitions pour enfin prendre son courage à deux mains et aller de l'avant, du moins étai-ce de cette façon dont il s'en souvenait. En fouillant un peu plus dans ses souvenirs de soirées torrides il pouvait en conclure que ces boissons avaient fait leur petit effet, avaient été le petit coup de pouce dont il avait eu besoin pour découvrir les plaisirs de la chair et, plus globalement, découvrir que toutes les conversations n'avaient pas à tourner qu'autour des études. Mais maintenant en étant ici, au milieu de nulle part, avec cette très charmante demoiselle, il réalisait que beaucoup d'eau avait coulé sous les ponts et qu'il n'avait plus vraiment besoin de ce petit coup de pouce.
Était-il surpris ? Oui, car s'il s'était toujours convaincu de ne pas être à l'aise en société il réalisait que c'était encore une idée instillée par son esprit mais qui n'avait pas lieu d'être car, la preuve en image, il avait tout à fait été capable de réparer son erreur et rendre le sourire à Kenzie. Si cela était encore nécessaire, c'était la preuve dont il avait besoin pour lui rappeler que à l'image de la pratique du vélo, les pratiques sociales ne se perdaient jamais vraiment. Il devait juste se donner un peu plus de crédit et s'en vouloir un peu moins pour tout ce qu'il avait raté pendant son isolement. Cela viendrait, cela finirait forcément par venir.

Il avait tellement fait du bon boulot que la demoiselle était prête à l'inviter chez elle, ce qui ne manqua pas de surprendre le garçon. Tout gentleman qu'il était il s'était figuré que c'était à lui d'inviter et non l'inverse, d'autant plus qu'il était en train de négocier pour la location d'une petite demeure personne à pré-au-lard, afin d'éviter de devoir continuellement faire des aller-retours entre Poudlard et son appartement londonien.

- Allez, marché conclu ! Par contre, j'annonce, je cuisine !

Le père Armstrong avait toujours insisté sur le rôle prépondérant de l'homme dans le couple, sur le fait que ce soit à lui d'inviter ou de payer et autres consignes du même genre et, si son fils aîné y avait toujours adhéré, il était confronté à une situation qui le poussait à plier légèrement ses croyances. La demoiselle lâcha ensuite une petite moquerie concernant la tendance du jeune homme à se blâmer facilement, ce dont ce dernier avait tout à fait conscience. Se fendant d'un sourire, il répondit donc :

- Eh arrête, j'réussis quand même à te faire pleurer dés nos premières retrouvailles. Tu peux difficilement faire mieux que ça.

Lorsque le protecteur vérifia la blessure de la bête, sa camarade précisa qu'elle n'en savait rien ce qui n'avait finalement rien d'étonnant. Amusé par cette capacité empathique qui égalait probablement la sienne, le londonien haussa les épaules tout en répondant à sa partenaire :

- Ce n'est pas grave, tu ne pouvais pas savoir. Et puis ça a l'air d'aller pour lui, c'est le principal.

Les temps étaient bien assez troublés sans avoir un hippogriffe blessé de nouveau sur les bras. Alors que Nathan mettait ensuite en lumière le caractère unique et surprenant de cette journée, Kenzie sembla le rejoindre sur ce point en évoquant leurs précédentes soirées passées à discuter de tout et de rien comme le faisaient si bien les moldus. Oh oui ils avaient écumé à peu près tous les sujets sans intérêt, un verre à la main, et y repenser ne faisait qu'étirer un nouveau sourire sur le visage du garçon.

- Ah bah c'est clair. Je me souviens que j'étais dans un sale état à la fin de certaines d'entre elles, ça change pas mal.

Il ne s'agissait que de quelques années dans le passé mais dorénavant les choses étaient bien différentes ou du moins elles devaient l'être, car personne ne pourrait faire confiance à un professeur beaucoup trop porté sur l'alcool pour son propre bien. Il devait se modérer, se calmer pour apprécier davantage les soirées calmes comme le faisaient tous les trentenaires. Du moins était-ce ce qu'on avait essayé de lui faire comprendre, mais il avait encore du mal avec le concept de soirées calmes.
Malheureusement le plaisir de cette rencontre fut de courte durée car, grâce à la remarque de sa camarade, le londonien se rappela qu'il avait un cours à donner d'ici peu de temps.

- Ah oui, c'est vrai qu'il y a ça aussi. Tu te doutes bien que je préfère rester ici, avec toi, mais je pense que le patron ne va pas trop apprécier si j'oublie de donner un cours.

Il revint donc se placer juste à côté de son camarade à plumes avant de lui donner une claque sur le fessier, un signal pour l'inciter à prendre son envol de nouveau.

- Allez champion, rentre. Je te rejoins.

Comprenant le signal, l'hybride se redressa et, après avoir lâché un piaillement puissant, commença à débuter sa course à travers champ avant de déployer ses ailes pour s'envoler. Voilà bien un spectacle dont Nate ne se lasserait jamais, ce dernier était d'ailleurs plus soulagé que l'hippogriffe semblait enfin prendre la bonne direction. Regardant la bête disparaître à l'horizon, conscient que cela signifiait la fin d'une belle rencontre, l'enseignant se tourna vers sa charmante camarade avant de se rapprocher d'elle.

- Bon, je crois que c'est l'heure. C’était bon de te revoir, en tout cas. Je te dis donc à samedi.

Comme ultime geste d'affection et de soutien il la serra une dernière fois dans ses larges bras, l'espace d'un court instant, avant de s'écarter . Ce que la demoiselle vit en dernier fut un sourire, un mince sourire avant que le garçon ne transplane vers chez lui.

Vivement samedi.



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MessageSujet: Re: Seriously...where are you ? [PV Kenzie Greene ]   Mer 7 Nov - 0:53

Nous convenions d'un rendez-vous et je n'avais pas hésité à lui proposer de venir chez moi. En fait, je ne savais même pas où il vivait lui, et en y repensant, il avait beaucoup appris sur ma personne, mais je n'en savais que très peu de lui. Je rattraperai tout ça dès samedi prochain. Sa réponse fut étonnante puisqu'il me proposait de cuisiner. Du côté de mes parents, je ne crois pas avoir vu mon père mettre les mains aux fourneaux, à part pour les événements importants qui me concernaient, moi ou ma mère. Aussi mes yeux parlaient pour moi en remerciant l'homme en face de moi pour cet acte de générosité. Ce serait d'ailleurs certainement meilleur que si c'était moi qui le préparait, et il avait du le comprendre avec mes idées d'éviter l'empoisonnement.

Quant à me faire pleurer. C'est vrai que je ne me laissais pas aller devant tant de monde, mais il était tombé au mauvais endroit au mauvais moment. Un tout. Mon arrivée à Pré-au-Lard, non loin des tortures subies, des mauvaises décisions prises. Le retour au travail aussi plaisant que stressant. Le monde des sorciers et les risques que j'encourais. Mais peut-être que ce n'était plus le cas aujourd'hui ? J'évitais d'y penser et je préférais me laisser emporter par le tourbillon de la vie, tel que je l'avais toujours fait jusque là. Je lui souriais gentiment, levant tout de même les yeux au ciel. Quel idiot, il ne savait pas encore ce que pleurer devant un individu signifiait pour moi, ni même l'importance que cela lui accordait. Continuant sur nos retrouvailles, je ne pus m'empêcher de me remémorer les états dans lesquels j'avais pu parfois le retrouver lors de la fermeture du bar.


« Ca fait plaisir d'avoir une conversation sans voir ton état se détériorer ». Je riais alors à grand éclat. « Je me souviendrai toujours de cette nuit où je t'ai porté comme j'ai pu avec mon petit gabarit jusqu'à ta moto. Là où j'étais vraiment insouciante à l'époque, c'était de t'avoir laissé rentrer avec. T'aurais pu te tuer en vrai. Qu'est-ce qu'on était c*n ! »

Je ne pouvais pas entraver un sourire, nostalgique d'un temps ou rien n'avait d'importance. Mais la réalité nous rattrapait, et la nuit nous ayant quittés, Nate devait certainement retourner au château. Il exprimait tout de même son envie de rester auprès de moi, et bien que je gardais le silence, je ne pouvais y songer que réciproquement. Je voyais ensuite Nate laisser s'envoler ce qui fut ma monture pour quelques minutes. Je regardais alors la créature, déployer ses ailes, virevolter dans les airs. C'était magnifique. Une fois mon visage rabaissé, je rencontrais celui de Nathanaël, plus proche de moi. Il me disait au revoir et avant que je n'ai pu réagir, il m'enlaça à nouveau. Je restais légèrement pétrifiée, mais apprécié ce moment. Lorsqu'il se détacha de moi, je voulus répondre mais ne put voir que son beau sourire, illuminant ce visage, légèrement marqué par les aléas de la vie. Très certainement comme le mien. Il transplanait.

Je restais quelques secondes debout avant de me rasseoir à l'endroit où nous avions fumé, bien décidée à me rouler une nouvelle cigarette. Dans un dernier songe je regardais le ciel, souriante, tout en prononçant d'une voix douce et basse :
« A samedi... Gentleman. »

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Seriously...where are you ? [PV Kenzie Greene ]
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