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 Nice to meet you... Are you sure about it ? - [PV Albus Lewis]

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MessageSujet: Nice to meet you... Are you sure about it ? - [PV Albus Lewis]   Mer 31 Oct - 12:47

Cela faisait désormais quatre jours que j'avais posé mes valises dans l'enceinte de Pré-au-Lard. J'avais aménagé ma petite maison dans une ambiance sereine et chaleureuse. Je n'avais pas forcément besoin d'un grand espace tant que le bien-être et la nature se reflétaient dans les miroirs disposés un peu partout. Certains auraient pu penser que ce n'était qu'une jungle, avec un nombre trop important de plantes, que le professeur de botanique prendrait plaisir à regarder. Moi, cela me rassurait. Bien que je sois en présence de mon chat Happy, ces plantes représentaient des espèces vivantes de plus, et autant avouer qu'après la mort de mes parents, un vide s'était ancré. La mort était devenue réalité, partie omniprésente de ma vie à la hauteur de ce qu'elle m'effrayait désormais.

Mais en ce doux après-midi, j'étais seule pour servir les clients. En effet, depuis mon arrivée, Ula pouvait prendre davantage de temps pour aller faire des courses au Chemin de Traverse et dans l'Allée des Embrumes. Allée que je ne connaissais que trop bien, non pas parce que je me plaisais à parcourir ses ruelles sombres et emplies de folie, mais parce que j'avais traîné dans quelques bars afin de récolter des informations sur la mort de mes parents. Puis finalement, j'avais pu rencontrer Rufus de cette façon, alors je ne m'y étais pas seulement égarée. Mais jusque là, je n'avais pas vraiment pu faire évoluer mes connaissances. Les attaques avaient été nombreuses, certes, mais rien ne garantissait que leur mort était due à un pro-sang-pur. Enfin, il fallait que je me détache de ses pensées.

Un client me rappelait à l'ordre face à cette Bièraubeurre qu'il attendait avec impatience. Décidément, certains habitués faisaient de leur demande une priorité, mais je n'étais pas du genre à délaisser les autres. Je lui faisais un signe de la main, symbolisant ma proche venue. En prenant la choppe, je caressais mon chat, le regard attendrit et plein de nostalgie. Il était la seule famille qui me restait. Après avoir servi monsieur et de retour derrière le comptoir, je regardais l'ensemble de l'établissement. Tout le monde était servi et occupé, ce qui me laissait le temps de me préparer aussi une Bièraubeurre. Je buvais quelques gorgées en repensant aux désastreuses années que j'avais pu vivre par le passé. La mort de mes parents, les tortures. Cette année 2022 avait été particulièrement difficile pour nous, les nés-moldus. Mon corps en gardait encore les traces bien que personne ne pouvait l'apercevoir, à part dans des moments plus intimes.

Le regard plongé dans ce qui restait de mousse, je me demandais ce qu'il en était aujourd'hui. Les enfants avaient-ils été touché par cette guerre du sang ? Étaient-ils conditionnés à détester les autres ou avaient-ils réellement fait un choix ? J'espérai en fait ne pas retrouver cet état d'esprit dans le cœur des jeunes enfants, nous avions déjà trop souffert. Je savais que Garry était loin de cette méprise haineuse, mais qu'en était-il des autres ? Après tout, j'avais quitté le monde des sorciers depuis si longtemps maintenant, que je redécouvrais tout. Je ne connaissais pratiquement personne et encore moins les élèves. Je n'étais pas si éloignée de ces premiers années émerveillés et effrayés de ce qu'il pouvait déceler dans le Château. La seule différence était le vécu, qui provoquait alors en moi méfiance et incompréhension. J'avais toujours cru en la lumière chez chacun d'entre nous, mais depuis 2022 je m'étais ravisée face à ces pensées trop optimistes, trop naïves. Bien que ce songe ne me réjouissait guère, je ne pouvais dénier que la bataille n'était sans doute pas terminée, simplement tût pour le moment...
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MessageSujet: Re: Nice to meet you... Are you sure about it ? - [PV Albus Lewis]   Jeu 1 Nov - 5:24


Perdu dans la boisson
feat Kenzie Greene


Douce après-midi. Je décide de quitter le terrier du château. Seul. Je ne veux plus des autres. Plus pour le moment. Plus jamais. La souffrance, la douleur. Elle est due simplement aux attachements, aux rencontres, aux autres. Au social. A eux, à ils, à elles, à elle... Loin d'eux, loin de vous, je me porte mieux. Je garde dans mon sac et dans ma tête, mes notes. Mon projet, mon étude de la magie noire. Je veux savoir, apprendre, connaître, utiliser. Apprivoiser les créatures les plus dangereuses. Devenir puissant, être craint, appliquer ce dont je souhaite. Plus j'y pense, plus je vis, plus mon plan s'élargit. C'est eux tous, c'est la population mondiale que je veux voir écrasée par le poids de ma baguette. Mais j'en suis si loin. Si loin de ce doux rêve, de ce pouvoir. Je soupire en marchant jusqu'à Pré-au-Lard. D'un souffle déchiré, faible, j'avance dans le temps maussade. 

Arrivé à destination. Je rentre dans le bar, m’asseyant au comptoir. Plus proche de la source, plus vite atteint, plus vite dans l'oubli, plus vite dans un semblant de joie. Je lève ma main vers la serveuse. Je me rends compte l'avoir rapidement aperçu durant la soirée, elle est nouvelle il me semble. Elle goutte elle aussi la délicieuse mixture que je souhaite.

"Bonjour, j'aimerais avoir une bièraubeurre, je peux vous en débarrasser si vous ne finissez pas après."

Un léger sourire. Après tout, elle n'y est pour rien. Elle me semble gentille, agréable. Le monde ne doit pas subir ma mauvaise humeur, pas tout de suite au moins. Je m'assois et m'accoude, mon regard se perdant dans l'animal présent dans la pièce. Je me perds dans le vide, dans la seule chose qui ne fait pas souffrir.

Je suis triste certes, mais je n'arrive pas à dissimuler une légère anxiété, une légère anxiété quotidienne... Quel euphémisme... L'espace d'un instant, mes yeux se remplissent d'un liquide que je ne veux voir couler sur mes joues. Etrangement, elle m'a touché, elle a perforé, fait une percée, là où personne n'est jamais allé depuis 8 ans. Mon coeur. Je cherche à la zapper, à la faire partir de moi, qu'elle m'oublie. Mais c'est si compliqué... J'ai beau essayer de m'auto-persuader mais la tête ne décide pas ces choses là. La raison n'est que secondaire et mes actes sont gravés dans nos têtes comme le tailleur le fait avec la pierre... Aimerais-je remonter le temps? Je n'en suis pas si sûr, je ne pourrais pas supporter cette situation une nouvelle fois. Et je pense, sincèrement, que même si on remontait le temps, on ferait les mêmes choix, les même choses car justement : l'avenir est une fatalité. C'est notre destin et ça doit se passer comme ça. Ma bièraubeurre se tarde même si je viens de la demander... Ca ne fait que quelques secondes mais... Ma tête bourdonne comme peut le faire un insecte. C'est surchargé: les pensées, les questions, les remords, les regrets, la tristesse. Tout se condense dans une tête déjà bien remplie, je dois arrêté d'y penser. C'est simple. L'alcool, tu es là pour moi.

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MessageSujet: Re: Nice to meet you... Are you sure about it ? - [PV Albus Lewis]   Ven 2 Nov - 1:12

Perdue dans mes songes, je n'entendais pas qu'un nouveau client entrait dans le bar. Le besoin d'en savoir plus était devenu important, trop important, urgent même. Mais si je voulais mener à bien mes recherches il fallait que j'apprenne à faire preuve de patience. Je devais découvrir pourquoi. Pourquoi ils avaient voulu tuer mes parents, s'ils avaient fait du mal aux autres familles des nés-moldus et dans quelles circonstances. Si je devais m'inquiéter pour ma vie, si j'étais au centre d'une liste, car après tout, c'était un message. Un message si bien reçu que j'avais quitté le monde des sorciers pendant deux ans. Seulement, j'étais de retour. Qu'allait-il advenir de moi ? Avais-je fait le bon choix ou allais-je subir de nouvelles représailles ? Tant de questions auxquelles je ne trouvais réponse. C'était désolant.

Une voix me fit sortir de mes songes tandis que je buvais une gorgée. La surprise provoqua un léger étouffement avant de sourire en direction du garçon qui venait de me faire perdre pied. A cet âge-là, on arrivait facilement à se moquer de tout, et j'avais assez de dérision pour trouver cette situation amusante. Un peu de Bièraubeurre renversée sur mon pantalon, finalement c'était récurrent. Que ce soit par maladresse ou à cause des habitués au nez rouge dès 9h du matin, on ne ressort jamais totalement net d'un bar, au sens figuré ou non.


« Désolée jeune homme. J'étais un peu ailleurs. Une Bièraubeurre ? C'est comme si c'était fait. »

Je nettoyais une choppe avant de m'atteler à cette tâche. Je voyais le jeune homme regarder mon chat qui n'hésiterait pas à venir lui quémander des câlins s'il continuait ainsi. C'était un animal extrêmement tendre et qui se comportait tel un nourrisson avec moi. Portage, bisous, bains, promenades sans laisse. Je ne savais plus si c'était un chat ou un chien. Je me rapprochais du client en lui tendant la bière en question.

« Lui c'est Happy, et celle-là elle est pour moi. T'as pas l'air dans tes baskets ? Ca te permettra d'en prendre une deuxième si tu l'souhaites. »

Je n'étais pas forcément du genre à mettre trop de limites, bien qu'avec un élève, je ne pouvais servir la même quantité qu'à un adulte. Je devais faire attention. L'enfant en question semblait bien pensif et puis si triste, les larmes lui montant aux yeux. Les clients étant tous servis, je pouvais m'attarder un peu plus sur ce jeune homme. Je n'aimais pas lire la souffrance sur un visage, et telle une Poufsouffle, je ne pouvais m'empêcher de vouloir secourir le monde. Mes parents avaient joué un rôle dans ce comportement, notamment mon père qui n'avait vécu que pour la justice. Je venais donc m'asseoir sur un tabouret posé de mon côté du comptoir, en face du jeune homme. Baissant la tête en affichant un sourire empathique, je tentais de capter son attention.

« On va commencer par le début. Moi c'est Kenzie, et toi jeunot ? T'avais besoin d'un verre alors ? »

C'était une question rhétorique évidemment, mais cela permettait d'amorcer la conversation. En tant que barmaid pendant quatre ans avant cela, j'avais tout vu et tout entendu. Psychologue de comptoir, c'était notre deuxième boulot à nous les serveurs, et je ne pouvais laisser ce jeune Être aussi perturbé. Que pouvait-il bien subir pour vouloir boire et s'isoler ainsi ?
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MessageSujet: Re: Nice to meet you... Are you sure about it ? - [PV Albus Lewis]   Dim 4 Nov - 0:39



Ma bièraubeurre arrive. Mon alcool. L'oubli va pouvoir bientôt commencer. La serveuse s'était excuser avant de reprendre. Elle m'offre la choppe, sans trop le montrer ça me touche. Si j'avais su que c'était aussi simple, je viendrais toujours déprimé dans ce bar pour avoir à boire à l'oeil... Pas dans mes baskets? On peut dire ça, effectivement. Mon regard se perd entre la vive couleur de ma boisson et le pelage du chat. Happy ? Son nom est Happy... Je regarde le petit chat avec un léger sourire. Puis, presque machinalement après avoir effleurer sa silhouette de mes yeux perçants, je baisse la tête l'air sombre.  Je repense à tout, tout ce qu'il a bien pu se passer. Autant récemment, qu'il y a 9 ans. Soupirant avant de tremper mes lèvres.


"Happy... C'est ironique, c'est tout ce que je ne suis pas."

La plus ou moins jeune femme se présente. Je grave son nom dans ma tête, entre deux formules. Je reprends de plus belle en la regardant droit dans les yeux, un léger sourire amical, marquant que je n'oublierais pas qu'elle s'est tournée vers moi quand tous étaient contre moi. Entre les points et la scène, je m'étais tellement isolé des autres car je sais ce qu'ils pensent, ce qu'ils se disent et je ne veux pas l'entendre.


"Et bien enchanté Kenzie, je me présente aussi alors! Je suis Albus. "

Je prendre une grande aspiration avant de continuer.

"Oui j'ai besoin de boire, d'oublier, d'arrêter de penser. On va dire que je regrette quelques dires et quelques actes... Il n'est pas toujours simple de savoir ce que l'on souhaite et comment on veut gérer la situation."


Je tapote doucement mes longs doigts sur le comptoir pour attirer l'attention du chat. Le mal, je n'ai pas envie de le faire sur des animaux autant magiques que "normaux". C'est bien les derniers que je veux voir souffrir. Ils ont déjà assez à faire avec toute notre espèce. Mais ce n'est qu'une question de temps, je réglerai ce soucis pour vous très cher. En voyant ce chat je sens le souffle froid des sombrals sur mon cou, me taquinant de leur bout de museau. Un sourire déchire mon visage, le rendant sûrement moins pitoyable à contempler.  Une gorgée puis les mots suivent:


"Merci pour la boisson Kenzie, je te revaudrai ça. Et toi, pourquoi tu prends une choppe? Qu'as-tu à oublier?"

Tu ne me feras pas croire que tu bois juste pour boire, je ne te croirais pas, sache-le. On a tous quelque chose à oublier, on a tous des regrets, des remords. On aimerait tous avoir un retourneur de temps. En avoir plus finalement,de temps. Mais ça n'est en aucun cas possible. La vie est ce qu'elle est, pour certains avec plus de bas que de haut. Où suis-je? Tout en bas si j'écoute mon coeur, en montée si j'écoute ma tête. Alors que choisir? Que faire? Tu vas m'aider Kenzie, on verra bien qui écouter... 


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MessageSujet: Re: Nice to meet you... Are you sure about it ? - [PV Albus Lewis]   Dim 4 Nov - 22:43

A la remarque du garçon je grimaçais. Eh merde. Comme à mon habitude, je savais parfaitement mettre les pieds dans le plat et dire le mauvais mot au mauvais moment. Je ne réfléchissais que rarement avant de m'exprimer, préférant la spontanéité à un discours trop structuré. Ca n'était pas apprécié par tous les adultes, mais les jeunes avaient tendance à aimer ce naturel. J'avais finalement fini par comprendre que c'était souvent les plus sincères qui restaient aux alentours, et les autres fuyaient, de peur de se retrouver trop vite confrontés à leur dure réalité. Ici, il n'était aucunement question de faire semblant, puisque ce jeune homme était déjà là dans tous ses états.

Je le laissais se présenter. Albus. Son nom me fit esquisser un sourire, et j'acquiesçais comme pour rendre sa formule de politesse. Il avait vraiment besoin de quelqu'un en ce moment. Je me demandais alors comment un adolescent pouvait se retrouver si désespéré et surtout si seul. N'avait-il aucun ami pour le réconforter ? Personne qui ne se souciait de ce qu'il devenait ? J'étais attristée par cette pensée, et mon regard reflétait l'inquiétude que je lui portais. Je plongeais alors mes yeux dans les siens, solennellement. Un regard que je n'arborais que dans certaines conditions, lorsque je me sentais vraiment concernée par le sujet. Car il fallait avouer que j'avais tendance à me masquer derrière mes blagues, la fête et tout ce qui pouvait faire écho à une ambiance chaleureuse et joyeuse. Mais derrière tout ça, se cachait une réelle envie d'aider le monde, de rendre justice à l'humain qui ne cessait de se faire du mal.


« Je dirai d'abord que tu es bien trop jeune pour avoir à gérer quelque chose sans suivre instinctivement tes désirs. »

Je ne savais pas si mes paroles pourraient le réconforter. Pendant ce temps, il cherchait à attirer Happy. Je poussais alors légèrement l'animal en sa direction avant de chercher à argumenter davantage. Mais il ne m'en laissa pas le temps. Il me questionnait à son tour. Sa question me surprit tout autant que son ton. Généralement les jeunes avaient toujours eu tendance à me vouvoyer malgré tout, et c'était toujours moi qui venait imposer le tutoiement. Cela me faisait sourire de ne pas avoir à m'exécuter avec lui, ma place derrière le comptoir ne semblait pas provoquer d'effet chez le jeune homme. Mais mon sourire se ternit pour ne laisser qu'un regard interrogateur. C'était un jeune perspicace, mais pas encore assez pour tout déceler.

« Oh, c'est vrai qu'on a tous quelque chose à oublier, mais je t'avouerai en toute sincérité que si j'avais vraiment envie de boire pour me débarrasser de mauvaises pensées, je serai déjà à quelque chose de plus fort. »

J'avais évité la question tout en restant sincère. La bièraubeurre c'était sympa mais pas suffisant pour tout ce que j'avais pu voir dans ce monde de destruction. Le whisky, c'était mon poison pour agir vite et efficacement. Je lui montrais alors les bouteilles derrière moi avec un clin d’œil complice.

« Allez, je suis nouvelle ici et on se connaît pas. Mais j'en ai écumé des bars pendant quatre ans de service, donc j'en ai entendu des histoires. Qu'est-ce qui te tracasse ? Qu'est-ce que tu as fait que tu regrettes autant ? »

Le regret. Un sentiment que je ne connaissais que trop bien puisque je culpabilisais de la mort de mes parents. Si seulement... Cette formulation qui ne cessait de se répéter, rongeant peu à peu l'âme jusqu'à détruire ce qu'il reste de bon. Le regret peut vite mener à la perdition, et je ne comptais pas laisser le jeune Albus se diriger dans cette voie. Personne ne méritait d'être complètement délaissé dans les tourments de la vie. Car après tout, chacun d'entre nous avait quelque chose à oublier certes, mais à regretter tout autant. Il fallait seulement, ne pas se laisser submerger.
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MessageSujet: Re: Nice to meet you... Are you sure about it ? - [PV Albus Lewis]   Lun 5 Nov - 21:25



Son regard est compatissant. Je peux le lire dans ses yeux, à tous les coups elle est jaune la Kenzie. Suis-je réellement trop jeune pour ne pas suivre instinctivement mes désirs? Elle n'a peut être pas tort... Dois-je tout faire pour retrouver Gretel, regagner sa confiance, soigner les plaies, changer les pansements? je ne sais pas quoi faire, je doute, je me perds entre mes pensées, mes convictions et mes sentiments. La serveuse pousse doucement le chat vers moi, je souris. Son acte me sort de ma bulle et je viens caresser le chat au niveau de la gorge délicatement. Je le sens ronronner, c'est une vraie peluche. Ma main glisse sur son pelage pour le caresser entièrement, il se pose face à moi. Je ne le quitte pas des yeux, me perdant entre les poils, disant ce que je peux encore dire.

"Ah oui? Un alcool plus fort? Le whisky pur feu j'imagine? Ou même du xérès ou de l'hydromel? Personnellement je préfère un fond de whisky, ça calme vite. Peut être que t'es au dessus et tu prends un verre des trois... Que dis-je, une choppe!"

Je souris amicalement, l'humour ne pouvait que défaire l'ambiance de plomb que j'avais installé. Elle est bien nouvelle. Je me disais.. Des bars pendant quatre ans? Je ne me rappelle pas l'avoir croiser pourtant... Il n'y a pas que cinq bars dans le Royaume-Uni et peut être qu'elle n'était même pas sur le même continent.

"Ce que j'ai fait? Hm..."

J'hésite un moment, je ne peux pas dire la complète vérité mais je peux grossièrement l'avouer, arrondissant les angles et jetant une vaste brume, une part d'ombre sur les détails les plus révoltants. Peut être qu'elle est pro sang pur elle aussi, qu'elle a les mêmes convictions mais je m'y risquerais pas.

"Je confronte ma tête et mon cœur. J'ai voulu éloigner la fille que j'aime loin de moi, pour, je pensais, la protéger. Je suis perdu... Maintenant je sais qu'elle me hait et que toute confiance est perdue mais pourtant... J'ai ce que je voulais, sa protection, loin de moi, je ne voulais pas lui faire du mal mais je crois que c'est bien pire... Alors je me tâte. Je me tâte entre l'oubli de tout ça dans l'alcool ou réparer mon erreur. Je n'arrive absolument pas à faire mon amnésie pour l'instant, on verra avec le temps... Ca m'aiderait bien. Malgré tout mes sentiments me crient à contrario du reste de mon corps d'aller la revoir. j'hésite à prendre mon courage à deux mains pour lui parler, tout lui avouer... Mais c'est un pari risqué... "

Je pense à Gretel, cette soirée ensemble, ces mots échangés, le calme avant la tempête, le baiser entre deux haines. La confusion dans nos têtes et l'oubli de tout environnement ou entourage. Plus rien ne comptait à ce moment là. C'était moi, elle, nos corps, nos pensées, nos lèvres qui se joignent. C'était d'une douceur inestimable, inégalable. Une drogue dure dont je ne voulais, au plus profond de moi, ne jamais voir partir. Et pourtant ne l'avais-je pas fait à cette soirée Halloween? Après un court instant je me sors de mes songes.
Je soupire en me tournant enfin vers elle.

"Problème de cœur, c'est jamais simple. Elle me manque, je le redoute bien."


Juste l'idée de la regarder une nouvelle fois dans les yeux me donnait une boule au ventre monumentale. J'angoisse déjà. Je ne sais où me mettre... J'ai honte de moi, j'aimerais me cacher tapis dans l'ombre comme une vermine mais pourtant mes idéologies sont à l'exacte contradiction. Alors que choisir... Amour ou valeurs... Elle ou elle...?
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MessageSujet: Re: Nice to meet you... Are you sure about it ? - [PV Albus Lewis]   Mer 7 Nov - 0:01

Le jeune homme semblait s'y connaître en alcool, et je ne pus empêcher un haussement de sourcil. J'étais surprise certes, mais pas dans l'idée qu'un adulte sage se ferait. Non. Je me disais que s'il avait eu quelques années de plus, il aurait très bien pu faire un camarade de jeux tout à fait convenable. L'alcool était un pêché. Un pêché mignon pour beaucoup d'entre nous. A la fin de sa phrase, me faisant passer pour une alcoolique je lui grimaçais tout en tirant la langue telle une enfant. En vérité je me disais « quel enf*iré ! », mais je ne me le permettrais pas auprès d'un jeune que je ne connaissais que depuis quelques minutes.

« La fête ça te connaît, on aurait été de sacrés potes et on aurait fait un tas de soirées en cachette du dirlo si j'avais encore l'âge d'être associée à une maison. Mais pour te répondre, le whisky c'est mon poison. Maintenant j'avoue que tu as touché une corde sensible en parlant d'hydromel, l'alcool des Gaulois. Ça me plaît quelqu'un avec les idées aussi rustres. »

Ça me rappelait en effet mes années d'insouciances plongée dans l'alcool, un peu de drogues, où il ne faisait bon que s'amuser. Le bon temps comme dirait les anciens. Je lui posais alors la question fatale, celle à laquelle il mit un temps avant de répondre. Mais cela ne faisait aucune différence, j'avais ma journée à passer ici. Il pouvait bien prendre son temps. Confronter sa tête et son cœur. J'avouerai n'avoir jamais vraiment eu à le faire, préférant la liberté de mes choix, bons ou mauvais. Ca n'était pas sans conséquences non plus, mais j'avais toujours suivi mon cœur, même si celui-ci me trimballait dans des directions opposées du jour au lendemain. La stabilité et moi ? On ne s'était pas encore rencontré.

« Je ne suis pas dans ta tête, ni dans ta vie. Mais j'ai toujours suivi mon cœur. Il m'a parfois fait défaut, certes. Mais je n'ai jamais autant appris qu'en prenant les décisions sur le tas, dans la précipitation, sans savoir ce dont serait fait le lendemain. C'est sage de prévoir, d'instaurer une conduite, mais c'est libérateur de prendre et choisir ce que l'on souhaite. Quant à l'alcool. Crois-moi qu'il a rendu plus d'un homme fou et malheureux. Ca n'est jamais une solution en soit. C'est une façon de remettre au lendemain, mais tôt ou tard la réalité te rattrapera, et ce serait c*n que tu sois pris au dépourvu. Heureusement pour toi je suis là ! »

Je laissais un petit rire amical se dégager. Mon discours... Rufus se serait bien moqué en m'écoutant. Donner des conseils qu'on a pas été foutu de suivre. Je ne me moquais de personne mais je me servais bel et bien de mon vécu, pas toujours très glorieux. Quoique. En y repensant, jamais vraiment glorieux. Je surfais sur la vie comme si elle n'avait pas d'importance alors que dans mon fort intérieur je ne pouvais m'empêcher d'y accorder tous mes songes quand venait la nuit. On en avait qu'une. Elle serait forcément trop courte. Il fallait en profiter, quoiqu'il arrive. Même si, de ce que j'avais vécu, la plupart des émotions relevaient du sentiment négatif, on ne pouvait connaître le bonheur sans goûter au malheur de temps en temps. Juste histoire de nous rappeler les bons souvenirs, trop vite oubliés par l'espèce humaine. Je poursuivais ensuite :

« Si elle te manque, tu risques de passer ta vie à te poser cette fameuse question : « et si ». Et si tu avais pris un autre chemin. Alors pourquoi ne pas le tenter ? Qu'est-ce que tu as à perdre ? Qu'est-ce qui fait que ta raison doit autant te pousser à l'éviter. Elle a fait quelque chose de mal ? »

Je n'imaginais pas un instant la vérité, mais à force de questions je finirai bien par la découvrir. Pour le meilleur. Ou le pire.
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MessageSujet: Re: Nice to meet you... Are you sure about it ? - [PV Albus Lewis]   Mer 7 Nov - 2:48



Je souris aimablement à sa remarque. Je ne pense que ça ne m'aurait pas dérangé de boire à ses côtés. Oublier le reste, juste passer une nuit des plus agréables. Des sorties nocturnes, bravant les interdits au risque de perdre des points pour Serpentard. Oh, je ne suis plus à ça près. J'ai déjà perdu trop de points ce trente-et-un alors bon, pourquoi s'arrêter en si bon chemin? Ses conseils sur ma situation me rappellent les anciennes paroles de Savannah à la soirée des serpents. C'est un avis fortement engagé, subjectif, se basant sur son vécu. Deux filles qui me disent des paroles similaires, est-ce un point de vue répandu dans la gente féminine? Je ne sais pas. Après j'ai tellement envie de l'écouter, sa présence est si agréable que je n'ai pas envie de la laisser. J'ai juste envie de rester ici, tout l'après-midi pour boire ses conseils. Espérant que pas seul mon cœur les entende... Dilemme interne qui me ronge comme si une colonie de rats affamés siégeaient dans mes entrailles. L'alcool n'est pas une solution? Je suis d'accord, c'est LA solution! Pourtant, en finissant mon verre j'avoue qu'elle a raison... C'est juste l'oublie temporaire pour remettre à plus tard et ma bêtise, elle, ses cheveux blonds et son parfum me rattraperont. Son léger rire sonne comme une petite musique agréable et rempli le peu de cœur qui me reste de bonheur.

"Oui heureusement que t'es là!"

Je la laisse reprendre. Oh oui je me la pose déjà cette question très chère Kenzie. Ce que j'ai à perdre? Une réputation et des idéologies. Un avenir. Une grand-mère. Un projet d'une vie bâtie depuis ma tendre enfance. Mes principes. Ma tête. Mon respect pour moi-même. Ma confiance et bien sûr mon cœur si jamais elle partait ou encore refusait de me revoir... J'ai beaucoup trop à perdre car tout ça n'est pas compatible avec sa présence... Il faudrait que je revois tout. Mes plans et mes pensées. Je sais qu'elle m'aiderait mais le pas n'est pas simplement dur à franchir, c'est une marche, une escalade.

Elle n'a rien fait de mal. C'est ce qu'elle est... Je sais que c'est horrible mais j'ai été élevé comme ça. C'est tout. Son maudit sang... Le plus infect qu'il soit... Pourtant il ne me dégoutte plus, tant que j'ai son visage en tête... Je ne peux me résider à tout lui dire. Je n'ai pas envie de me faire une nouvelle ennemie. Surtout serveuse d'alcool. Qui en donne en plus. Je n'ai qu'à masqué un peu cette vérité et si elle persiste je détournerais l'attention.

"Disons qu'elle n'a réellement rien fait. Juste que je ne pouvais accepter mes sentiments. Ca me paraissait impossible en plus de mon insociabilité. J'ai voulu l'éloigner pour nous protéger, elle en finit meurtrie mais je crois être bien plus touché qu'elle ou même que prévu... Je n'y pensais pas une seconde. Mais je sais que c'est elle que je veux et il m'est impossible de la voir partir. Avec un autre ou seule. Et ce qui m'empêche d'aller la voir, lui écrire ou lui dire, c'est tout simplement que j'ai bien trop de choses à perdre, presque tout... C'est compliqué, je n'ai pas envie de rentrer dans les détails mais je pense que tu as raison. J'ai besoin d'elle et une vie sans sa présence me ruinerait complètement. J'ai trop honte pour lui dire. Je ne sais pas comment m'y prendre et je pense ne pouvoir même pas m'approcher d'elle. Je vais simplement lui écrire pour ensuite la revoir, tout lui dire, lui expliquer... Elle sera d'autant plus rassurée si je ne suis pas là lors de ce premier contact post dispute... Elle lira la lettre, je le sens. Je l'ai peut déjà être perdu mais je me battrai."


Mon dieu ce que ça fait du bien de parler! Je me rends compte qu'au file du monologue je réponds à mes propres questions, à moi même. A ce que je pense. A ce que je veux. Ca fait un peu de contradiction mais juste une personne à qui parler aide terriblement. Une réelle psychologue. Sa constance me permet de me livrer. C'est dingue le bien que ça fait. J'ai vidé mon sac et je me sens léger comme une plume. Je la regarde avec un air qui se veut confiant mais qui trahit mon manque de boisson et de Gretel. Je la regarde avec un léger sourire en levant ma choppe.

"J'en reprends une, que je paie je te préviens!"

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MessageSujet: Re: Nice to meet you... Are you sure about it ? - [PV Albus Lewis]   Sam 10 Nov - 1:49

Je continuais d'écouter le garçon en restant dans l'incompréhension. Elle n'avait rien fait ? Mais il perdrait tout. Ce long discours était empli d'ambiguïtés. Le jeune homme cherchait à cacher quelque chose c'était certain. Il ne restait plus qu'à savoir si j'allais mettre les pieds dans le plat, comme à mon habitude, où laisser respirer ce garçon qui semblait réellement en détresse. Etre aussi partagé à son âge, je ne voyais pas comment. Mon manque de convictions implacables, ma capacité à m'adapter à tout ou presque ne m'aidait pas à réaliser le dilemme dans lequel était plongé Albus. Comment ne pouvait-on pas accepter ses sentiments ? Ils étaient là. Mais au cours de ce songe, je remplaçais l'histoire d'amour par la mort de mes parents. Tout devenait clair, bien sûr que si... Refouler et dénier les émotions faisaient inévitablement partie de nos vies. Il parlait aussi de protection, de honte. Je commençais vraiment à m'inquiéter pour ce jeune homme, tout autant que pour celle qu'il avait laissée. Mais il ne voulais pas entrer dans les détails, la dispute était certainement trop récente pour pouvoir se confier aussi aisément.

« Je vois... Ta situation est loin d'être simple évidemment. De ce que je comprends tout semble vous séparer et pourtant tu voudrais vraiment être avec elle. Mais qu'est-ce qui peut vous séparer autant ? L'âge ? Votre maison ? Vos envies ? Pour la lettre, je pense que tu as raison, tu ne dois pas passer à coté des occasions qui peuvent te laisser une chance d'y réfléchir encore. T'as l'air bien tiraillé entre deux c'est clair, mais je crois que chercher au plus profond ce qui te rendra vraiment heureux c'est la solution avant toute décision hâtive ! Et si je peux me permettre de t'influencer, je dirai que la raison du cœur reste celle qui te rendra épanoui. Après bien sûr, ne connaissant pas tous les détails je peux peut-être me tromper et finalement changer mon fusil d'épaule une fois que tu auras craché tout ce qui t'empoisonne. »

Je le poussais gentiment à m'en dire plus s'il le désirait tout en lui offrant la possibilité de se préserver encore. Il me demandait une bière, précisant qu'il la paierait, et je lui souriais tout en la préparant. Malgré tout cela, je ne cessais de me dire qu'il lui serait bénéfique de tout avouer, pour pouvoir mieux comprendre la situation et tenter de faire avancer les choses, avec mes petits moyens de serveuse qui pourtant en avait entendu bien des histoires. Parfois plus compliquées, plus atroces, plus destructrices les unes que les autres. J'aimais la partie sombre qui se cachait en chacun de nous. L'humain n'est pas un être parfait et c'est ce qui le rend indéniablement charmant, ce qui permet de se projeter, de désirer ou de haïr, de nous faire ressentir des choses. L'absence quant à elle ne provoque que questions, colère et incompréhension et ça je ne le savais que trop bien. C'était peut-être alors au tour d'Albus de le comprendre ? Peut-être était-ce à moi de révéler un peu de mon histoire pour le faire avancer dans la sienne...

« Ecoute. Cours vraiment la voir. Si tu l'aimes n'hésite pas, parce qu'il n'y a rien de plus amer que les regrets. Je n'ai jamais profité de mes parents pensant que je les avais encore pour longtemps, et il y a de ça deux ans dans quelques jours, ils sont morts. Aujourd'hui, rien ne peut les ramener et j'ai pas pu dire tout ce que je voulais. Tu auras le temps de te soucier du reste après, je pense que dire ce qu'on ressent et se permettre de le vivre est le plus important. »

Je baissais les yeux tout en remplissant la choppe. Je l'avais dit, je l'avais fait. Me confier là-dessus n'était pas chose aisée et je me devais de ne raconter que peu de détails, ou du moins garder un discours cohérent. Evidemment je ne pouvais parler du fait que j'étais née-moldue, on se sait jamais vraiment ce qui se trame en face, parmi les clients du bar aussi. J'avais encore besoin d'avoir des réponses, et pour ça je devais continuer de mentir, comme je l'avais toujours fait sur ce sujet. Cependant, cette révélation permettrait peut-être de lui faire comprendre l'importance de l'amour, quel qu'il soit.
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MessageSujet: Re: Nice to meet you... Are you sure about it ? - [PV Albus Lewis]   Hier à 20:03



J'ai du mal à réaliser. Je me confie à Kenzie, la gentille serveuse du bar. Je ne sais même pas pourquoi. Mais les mots fusent. Naturellement. Cela ne m'était jamais arrivé. Plus les phrases s’enchaînent, plus mon cœur est léger. Chaque syllabe est un poids en moins. Je lis dans son regard sa compassion, son appréhension et sa curiosité grandissante. Je n'ai pas tout dit et tu n'en sauras pas tout non plus. Ne te fais pas des idée, je ne sais de quel côté tu ais et j'ai besoin de parler. Tu es actuellement comme un otage. De toute façon, il n'y a plus de côté réellement... Il n'y a que le mien et le reste. Rien d'autre.

"Même maison, on est entré à Poudlard au même moment. Ca devrait simplifier les choses pourtant on en est loin. L'entourage joue le rôle principal de la discorde."

C'est assez bien résumé, assez flou, je ne veux pas qu'elle sache. Ses conseils s'orientent vers la solution que je redoutais. Tellement incertain. Je voulais fuir ce destin. Mais il me rattrape. Comme une obligation, une force qui me surpasse, je dois le faire. Lui écrire, lui dire, la voir. Elle n'acceptera peut être pas mais je dois essayer.

"Tu as raison. Je devrais essayer de faire parler mon cœur, aujourd'hui je le sens, dans mon torse, ce corps, cette boule, cette envie. J'ai envie de m'épanouir à ses côtés malgré tous les différents possibles. "

Kenzie prend ma choppe, souriante mais soudain l'air sombre. Un changement soudain qui ne présage rien de bon. C'est ainsi que ses paroles les plus sincères arrivent jusqu'à mes oreilles. Sifflant un air mélancolique, jouant des accords mineurs et tâtant la corde sensible de qui conque. Ses parents sont morts. Ces dires sont si vrais, si profonds. Je les tiens au creux de mes mains pour les appliquer à ma situation. Non pas à Gretel, mais bien à elle. Origine de tout malheur pour beaucoup mais ma source de joie. Je ne l'oublie pas. Mamie.

Je baisse la tête et l'interpelle d'une voix rauque avec une pointe d'émotion, la gorge sèche, qui pique, irritée par la tristesse grandissante.

"Désolé pour toi Ken... Mais je te comprends... Rien ne ramène les morts... Voir quelqu'un s'envoler quand on était silencieux, il n'y a rien de pire. Les remords rongent tandis que les regrets piquent. Mais il faut tenter pour au moins avoir cette chance que jamais le pire soit un souvenir."

La choppe se remplit tandis qu'un silence mélancolique s'installe confortablement. Tous les deux dans nos pensées; dans notre douleur mutuelle. Malgré tout ça j'esquisse un sourire...

"Merci Kenzie, de tes conseils, de te confier, de juste parler avec moi. Cette chaleur humaine et cette compassion, je l'avoue actuellement, me font du bien. Je compte suivre les raisons de mon cœur, au moins cette fois-ci. Je lui écrirai, priant qu'elle me lise pour qu'on puisse se voir. Une dernière fois. Si elle refuse, si elle ne vient point, je saurais que c'est la fin."

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