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 Talk to me, forgive me and love me until the end of time (Milo & Rioghbhardan)

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CE QU'IL FAUT SAVOIR
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MessageSujet: Talk to me, forgive me and love me until the end of time (Milo & Rioghbhardan)   Ven 26 Oct - 21:30

Milo & Rioghbhardan

Talk to me, forgive me and love me until the end of time

Je ne pensais pas être capable de stresser autant. Après tout, ce n'est quand même pas la première fois que je lui propose de passer la soirée avec moi au balcon du monde et jusqu'à présent, il s'est toujours empressé d'accepter. Evidemment, d'ordinaire, les choses se passent bien entre nous, alors évidemment il n'a aucune raison de refuser. Mais aujourd'hui, c'était assez tendu et j'avais peur qu'il refuse. Il pourrait avoir d'autres projets et ça serait compréhensible qu'il n'ait pas envie de les annuler pour mes beaux yeux même si ... on ne va pas se mentir, ça me ferais plaisir qu'il les annule pour passer un moment avec moi. Mais évidemment, je ne vais pas le forcer, ça serait injuste. Ou alors peut-être qu'il ne va pas en avoir envie. Il en a marre de moi et de cette situation et il veut tourner la page. Peut-être qu'il apprécie de ne plus m'avoir dans ses pattes et profite enfin de la vie. Peut-être qu'il se rend compte qu'il est plus heureux que jamais et il s'avoue enfin qu'il a perdu son temps avec moi. Rien que de penser ça, je sens une boule se former au creux de ma gorge. Je sens la panique m'envahir. C'est stupide de réagir comme ça, mais je suis dépassé par les événements et je ne sais plus vraiment quoi penser de tout ça. Les autres savent toujours quoi dire ou quoi faire pour arranger les choses, mais moi je suis perdu. Est-ce qu'il faudrait que je me tourne vers quelqu'un pour m'aider ? Mais si je fais ça, je me tourne vers qui ? Liu doit sincèrement en avoir marre de m'entendre geindre. La pauvre, je l'accable avec mes problèmes et mon incompétence à être un bon petit ami. Je suis sûr qu'elle ne rêve que d'une chose, c'est que je l'oublie. Daniela ? Je ne suis pas sûr qu'elle me considère comme un ami et puis c'est une amie proche de Dan, ça serait gênant, non ? Et puis si c'est pour qu'elle dise à Dan que je suis lamentable et irrécupérable, je ne suis pas sûr que ce soit une si bonne idée. Autant me tirer une balle dans le pied tout de suite, ça aura certainement le même effet. Je peux oublier Billie tout de suite. Elle déteste Dan et je ne suis pas sûr qu'elle s'y connaisse vraiment en amour.

Pendant que je cogite sur tout ça, la réponse de Dan finit par arriver. Mon coeur tambourine dans ma poitrine. Le message a l'air court, c'est peut-être bon signe ? Après tout, pour dire oui, on n'a pas besoin d'écrire un roman, si ? Vous allez me dire, pour écrire non c'est pareil. J'imagine que si je ne l'ouvre pas, je ne le saurai jamais alors ... Je finis par déplier le papier et c'est l'ascenseur émotionnel en moi. Je veux dire, plus qu'il y a quelques instants. Je suis soulagé de voir qu'il m'a répondu par la positive et qu'on se rejoint ce soir après le repas, mais la lettre est tellement froide et distante que ça me brise tous mes espoirs. Pas un je t'aime, pas un je t'embrasse, rien. C'était finalement peut-être pas une bonne idée ce rendez-vous. Si c'est pour le voir me larguer, je préfère encore ne pas y aller. Est-ce que j'ai encore écrit un truc qui n'allait pas ? Il avait beau me dire qu'il fallait être honnête entre nous, mais si à chaque fois que j'écris sans calculer le moindre de mes mots, il me reproche quelque chose, je vais peut-être arrêter de le faire. Je veux bien croire que c'est moi le problème, mais je ne crois pas mériter ça. J'essaye de faire des efforts. Je lui donne rendez-vous dans un endroit qu'on apprécie tous les deux et qui est lié à de bons souvenirs. Je m'excuse platement dans ma lettre. Je lui dis que je veux me racheter et je finis en lui disant qu'il me manque et que je l'aime. Et lui, rien. Le froid polaire. A-t-il ressenti quelque chose en lisant mes mots ? Ou est-ce qu'il s'est juste dit "Ah, c'est encore l'autre abruti !" ? Je sens une boule se former dans le creux de mon estomac. C'est génial, j'adore cette année...

Je repense à tout ça durant l'ensemble de la journée. Je sais que j'ai été idiot, mais j'ai quand même le droit de faire une erreur, non ? Je n'ai jamais prétendu que j'étais un surhomme. On en fait tous des erreurs, c'est injuste de me le faire payer de cette façon. La colère a fait place à la peur, avant de disparaître pour laisser sa place à la résignation. J'imagine que les dés sont jetés. Je ne peux plus faire grand chose. Enfin si, je vais essayer de faire mon possible pour rendre cette soirée agréable, mais j'imagine que s'il s'en fout, je serai vite fixé. Je ne suis pas allé manger, pour être honnête je n'avais absolument pas faim. J'ai préféré rentrer dans notre dortoir pour me changer. Je veux être aussi élégant que possible. Rien d'extravagant, je ne vais pas me mettre en smoking, il y a des limites, mais une belle chemise et un pantalon à pince feront très bien l'affaire. Je ne me parfume pas, je sais que Dan aime mon odeur. Je me peigne rapidement, même si ma tignasse n'est pas forcément du genre à se laisser faire. Et une fois prêt, je me rends au balcon du monde. Devant la porte, je reste planté là un moment. Je ne peux pas choisir n'importe quel lieu, il faut qu'il nous plaise à tous les deux. A l'heure actuelle, j'irai bien me réfugier dans ma serre, rien que pour avoir l'impression que ce cauchemar n'est qu'une vulgaire illusion et que Dan est tranquillement chez lui ou chez ses grands parents, à attendre de mes nouvelles. Sauf que c'est un endroit qui me plait à moi et ce n'est pas le but. Je finis par fermer les yeux et quand j'ouvre la porte, je peux sentir un air marin me caresser doucement le visage. Je souris. Ca me rappelle quelques souvenirs ici. Pas des millions, mais quelques uns. Je fais quelques pas à l'intérieur, pour m'imprégner du calme qui règne ici. La dernière fois qu'on y est allé, il y avait plus de monde, aujourd'hui, il fait une belle température estivale et il n'y a personne. Je finis par entendre la porte s'ouvrir derrière moi et je me retourne, en gardant toujours le sourire. "Bonsoir ! et merci d'être venu ! " Il me semblait important de le préciser. Après tout, il n'était pas obligé. "Je ... je ne suis pas sûr que ce soit vraiment fidèle à la réalité pour être honnête mais ... je me suis dit qu'un petit tour en Irlande pourrait te faire plaisir !" La plage n'était effectivement pas totalement fidèle à la plage où nous étions allés et qui se trouve pas très loin de chez les parents de Dan, mais j'espérais qu'il reconnaîtrait malgré tout.



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MessageSujet: Re: Talk to me, forgive me and love me until the end of time (Milo & Rioghbhardan)   Ven 26 Oct - 23:56


talk to me, forgive me
and love me until the end
Milo & Rioghbhardan

Mon livre se referme enfin alors que je m’étire péniblement. Je reste là un instant, idiot, à regarder sans la voir la pomme à peine touchée qui m’a servi de dîner et je lâche un soupir fatigué. Je n’ai pas envie d’y aller. Ça m’a pris la tête toute la journée, j’ai eu du mal à penser à autre chose pour être honnête, et je n’ai définitivement pas envie d’y aller. Je la sens pas, cette soirée. On se croise à peine, je suis pas certain que d’aller s’enfermer dans une pièce quelconque pour se regarder dans le blanc des yeux arrangera beaucoup la situation. J’en sais rien… On a des cours en commun, un dortoir, tout ce qu’on veut, si on est pas foutus de se rapprocher, j’ai du mal à croire que ça changera quoi que ce soit de se rajouter une heure ensemble. Il y aurait eu mille et une manières de le faire naturellement, en réalité. Tenter de retrouver le câlin de nos nuits… Profiter d’un réveil mignon… Se coller un peu dans la salle commune… Plein de pas grand chose qui étaient naturels jusque là mais qui nous ont échappé depuis quelques semaines. Et pour lesquels je l’aurais pas envoyé chier. Je crois que c’était un peu ce que j’attendais, en réalité. Qu’il revienne, qu’il me fasse comprendre que c’était juste maladroit mais pas mal intentionné. Au lieu de ça, il a joué les victimes et tout le bordel. J’ai du mal. Je suis un connard égoïste prêt à le larguer pour un mot de travers alors que lui est incapable de vivre sans mo, peut-être, mais j’ai du mal. Enfin bref… Tout ça pour dire qu’il y’avait moyen de faire marche arrière en vrai. Mais on l’a pas fait. Ni l’un ni l’autre.

Parfois, je me dis que c’est pas forcément une coïncidence. Et je m’en veux, évidemment, parce que c’est con de laisser notre histoire se casser la gueule sans bouger le petit doigt pour éviter ça… Mais j’ai l’impression qu’on passe plus de temps à essayer de redresser la barre qu’à profiter de notre relation. Il y a peut-être un moment où il faut arrêter de s’acharner. Quand il en vient à douter, ça doit être le bon moment… Non…? C’est ridicule, j’en ai bien conscience, c’était peut-être même pas vraiment ce qu’il a voulu dire, j’en sais rien, mais ça m’a clairement refroidi. Qu’on s’engueule, c’est une chose, on en a l’habitude, mais qu’il ne soit même plus sûr de ce que je peux ressentir pour lui juste parce que j’ai eu le malheur d’essayer d’être honnête… Il est prêt à faire sa vie sans s’inquiéter de ce que je peux bien en penser et n’est même pas foutu de comprendre que si je le vis mal, c’est juste parce que j’en ai pas rien à foutre de sa gueule… Sérieusement ? Après deux ans, je suis vraiment censé lui faire remarquer qu’on est en couple pour espérer qu’il s’en souvienne ? Je fais sûrement une montagne d’un rien mais j’arrive pas vraiment à voir les choses autrement. Pas en ce moment. Pas alors que rien ne va, pas alors que j’ai clairement foutu ma vie en l’air pour rester à ses côtés. En vrai, je pense qu’on pourrait trouver tous les détails du monde auxquels faire porter le chapeau, hein, mais le problème c’est pas ça. Le problème, ça doit être nous. Moi. Après, je suppose qu’il a au moins le mérite de donner la peine de tenter quelque chose là où je me contente de faire comme si je remarquais rien. Je finis par ranger mes affaires, vire le reste de mon repas dans la corbeille près de la porte et finis par quitter la salle. C’est « après dîner ». Déjà…

La porte de la salle claque doucement derrière moi. Un groupe de gamins passe dans le couloir et je les regarde s’éloigner, complètement démotivé. Je remonte un peu la fermeture de mon sweat, frissonne bêtement et me bouge enfin. Plus les mètres défilent plus je trouve que cette idée est débile. Il s’en veut, je m’en veux, je lui en veux aussi… Ça sert à rien d’y aller. La dernière fois qu’on a tenté le truc dans de telles conditions, on était à deux doigts de tout arrêter. J’ai pas envie que ça s’arrête. Je suis pas sûr d’avoir envie que ça continue pour autant. Pas comme ça. Mais ça va changer quoi, hein ? On va se câliner dix minutes, se rouler des pelles à n’en plus finir et demain tout reprendra exactement comme ça. Parce que le problème sera pas réglé, qu’on l’aura juste oublié un moment. Mais dans le fond, peut-être que c’est ce qu’il veut, j’en sais rien. Même ça je le sais pas, putain ! Je suis même pas foutu de savoir ce qu’il attend de moi. Que je fasse comme j’ai toujours fait ? Que je ferme les yeux et ma gueule parce que j’ai trop peur qu’il me laisse tomber ? Que je l’enlace en lui promettant qu’on s’en fiche, que c’est rien ? Que je me contente de profiter de ce qu’il m’offrira en sachant pertinemment que ça n’aidera en rien ? Je sais pas… Je sais plus… Et j’ai pas envie de savoir ce soir. Juste de rentrer me coucher. J’ai accepté pour lui faire plaisir, parce qu’il avait l’air d’y tenir et que j’avais pas envie de le décevoir une fois de plus mais c’était une idée à chier. Le troisième étage se dessine et mon ventre se noue sous l’appréhension.

Mes jambes me portent je ne sais comment tout au long du couloir. Je ne sais pas à quoi m’attendre. Il a l’air pétri de bonnes intentions, je dis pas le contraire, mais est-ce que je le suis vraiment, moi ? Et puis, même, est-ce que ça suffirait ? On sait tous les deux qu’avoir envie de bien faire n’évite pas que les choses tournent mal… Quand j’arrive devant le Balcon du Monde, mon coeur tambourine violemment. J’ai chaud, la nausée. Et une irrépressible envie de prendre la poudre d’escampette. Je pose la main sur la poignée. L’air vient à me manquer. Je suis pathétique, réellement. C’est mon mec, de l’autre côté de cette putain de porte, c’est juste n’importe quoi ! Je rassemble un courage que je n’ai jamais eu et entre enfin. L’odeur de la mer me frappe en premier. Je déchante. L’espace d’une demi-seconde, je n’arrive pas à donner le change. « Bonsoir ! et merci d'être venu ! » C’est… C’est chez moi. Je m’attendais à voir sa serre ou les jardins de Grenade à la limite, je m’étais même pas posé de questions sur notre destination. J’aurais dû. C’est le seul endroit que j’aurais voulu éviter. Parce qu’il me rappelle bien trop le bordel que c’est là-bas. « Je ... je ne suis pas sûr que ce soit vraiment fidèle à la réalité pour être honnête mais ... je me suis dit qu'un petit tour en Irlande pourrait te faire plaisir ! » C’est pas de sa faute, bien sûr, il pouvait pas savoir… Je sais que j’ai rien dit, que j’ai sûrement pas évoqué juste ma famille depuis… depuis la rentrée ? mon anniversaire…? Ni ça ni rien d’autre en réalité. Ni de ma famille, ni de Tracy, ni de ces lettres de merde que j’ai beaucoup plus mal vécues que lui… Je l’ai littéralement tenu à distance de ma vie ces dernières semaines. « Si. C’est… c’est très bien. » C’est pas vraiment un mensonge, il a fait ce qu’il a pu pour que ça me plaise. J’aurais pas pu espérer mieux. Il pouvait juste pas savoir… « Merci. » Je me reprends aussi vite que possible et pose enfin les yeux sur lui.

Et ça me fait l’effet d’une deuxième claque. Il est beau. Enfin, je veux dire, volontairement. Il a fait des efforts. Pour cette soirée. Ça me rappelle quand il est venu à la maison la première fois, l’envie de lui faire bonne impression, que tout soit juste parfait, l’espoir qu’il se dise qu’il avait un peu de chance aussi… Il a fait tout ce qu’il a pu pour me plaire, tant cette salle que lui. Alors que je débarque avec des fringues prises à l’arrache ce matin juste pour bosser, les mains pleines d’encre (la tronche peut-être, même, j’en sais rien), avec encore mes bouquins dans mon sac… Limite le gars qui s’en fout quoi. Et j’ai l’impression d’être minable. Réellement. Comme souvent. Il est toujours là, à faire les choses bien, à être appliqué, courageux, attentionné, parfait… Et puis… Et puis il y a moi. Juste lamentable. À tout foirer, constamment. Même ça… Je veux dire… Même moi. Le seul truc qu’il aurait fallu que je fasse, c’était avoir l’air potable mais non, c’est visiblement trop me demander. Je baisse les yeux, étouffé par la honte que je peux m’inspirer tout à coup. « Je suis désolé, Milo. Je… » Je te mérite pas. Je sais pas ce que je fous là. Je suis plus perdu que jamais… Je sais pas. Un peu tout à la fois. Ma main passe nerveusement dans ma nuque. Je suis tendu à tel point que c’en devient douloureux. Et je dois avoir l’air con toujours près de la porte, comme si j’étais sur le point de faire demi-tour. Ou que j’osais pas vraiment entrer…? C’est sûrement plus ça. Je me sens pas digne de tous les efforts qu’il a pu faire. Définitivement pas. « T’aurais pas dû… tout ça… T’aurais pas dû. » Il n’y a pas la moindre animosité dans ma voix, je lui reproche rien, au contraire. C’est juste que toute la gêne du monde qui s’est invitée.
Made by Neon Demon



Je me souviens de toi près de moi, tu m'embrassais pour la première fois, j'ai cette image gravée dans la tête. Je me souviens des premiers rendez-vous comme de la plus belle image de nous.
Rioghbhardan O'Callaghan
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MessageSujet: Re: Talk to me, forgive me and love me until the end of time (Milo & Rioghbhardan)   Sam 27 Oct - 0:46

Milo & Rioghbhardan

Talk to me, forgive me and love me until the end of time

Je tire sur les manches de ma chemise que je trouve trop courtes, le col m'enserre la gorge et le tissus me colle à la peau. C'est bien la première fois qu'elle me gêne autant, pourtant j'ai toujours eu l'impression que j'étais limite né avec tellement je ne porte presque que ça. Mais évidemment, ce n'est pas la chemise le problème, c'est la situation. Elle me va parfaitement bien et dans d'autres circonstances, je ne la sentirai même pas tellement j'ai la sensation qu'elle est une seconde peau. Mais ce soir, je préférerai porter autre chose, qui me cache totalement .... comme une cape d'invisibilité. Oui, ça serait vraiment cool d'en avoir une. Disparaître pour de bon aux yeux de tous. Je suis sûr qu'on ne remarquerait même pas mon absence ou alors dans longtemps. Pourquoi on se soucierait de moi ? Non, évidemment je raconte n'importe quoi, ils remarqueraient que j'ai disparu ... il faudrait trouver un nouveau préfet, vous pensez bien que ça ne va pas les arranger. Non pas que je sois irremplaçable, parce que je sais que c'est faux, personne ne l'est, mais c'est chiant à trouver et puis après Felicia sera obligée de le former et s'il y a des choses qu'ils ne savent pas, ça va demander du boulot à d'autres personnes et ça sera chiant. Alors oui, j'imagine que mon absence sera remarqué, mais pas forcément pour les bonnes raisons. Mais la vraie question, c'est : est-ce qu'il le remarquerait ? Je sais au fond que moi que oui et pas uniquement parce qu'on partage le même lit. J'aime à croire que si je ne rentre pas de la nuit, il le remarquerait et s'inquiéterait pour moi. On est distant et certainement un peu en froid, mais pas au point de s'en foutre totalement de l'existence de l'autre.

Je sais que je me monte la tête en ce moment pour tout. Je ne supporte plus cette distance alors je m'imagine mille et un scénarii possible. Ce n'est pas comme si je n'avais pas le temps après tout. Certes mon rôle de préfet me prend un peu de temps mais pas au point de ne pas vivre un enfer chaque seconde inoccupée et croyez moi, il y en a trop à mon goût. Je veux retrouver notre proximité d'avant et ce n'est pas en ne faisant rien que ça va s'arranger. Alors oui, j'ai l'impression d'attendre le verdict du jury pour une condamnation à mort, mais j'aime à croire que je serai reconnu non coupable ... ? Je ferme les yeux, il faut que j'arrête de penser. Je me fais du mal pour rien. Je sais que je suis parano quand quelque chose ne va pas dans ma vie. Je sais que j'ai l'art d'en faire tout un plat mais c'est parce que je n'ai aucune confiance en moi. On m'a donné l'impression toute ma vie que je n'étais rien, ni personne et que je n'arriverai jamais à rien. Mais pendant un temps, j'ai eu la sensation que c'était faux, que je pouvais changer les choses, qu'en prenant ma vie en main, je pouvais faire des choses bien. Sauf qu'en réalité, c'est faux. Je fais n'importe quoi ! Et je dois bien avouer que j'en veux un peu aux gens de m'avoir donné l'illusion que j'étais quelqu'un d'autre, quelqu'un que visiblement je ne suis pas. Je respire un bon coup, je ne suis définitivement pas dans la bonne optique là et je n'ai aucune envie qu'il rentre et me voit chialer juste parce que la rétrospective de ma vie craint. Alors je prends sur moi et j'inspire longuement, avant d'expirer. J'ouvre les yeux et j'observe le décor. Est-ce que ça lui plaira ? Je l'ignore, mais il m'a toujours dit qu'il aimait l'Irlande et qu'il voulait y vivre, alors j'imagine qu'il devrait être content d'y retourner. Je sais que choisir un lieu proche de chez ses parents n'est peut-être pas une super idée mais ça faisait un souvenir en commun là bas et on ne va pas se mentir, moi et l'Irlande, ça fait un peu deux. J'y connais pas grand chose de cette île et j'essaye de m'accrocher aux souvenirs que j'ai la bas du mieux que je le peux.

Il finit par arriver et je suis aussi heureux que stressé. Je l'accueille avec le sourire mais visiblement je n'en aurais pas un en retour. Ok. Ca commence bien ! En fait il a l'air surpris. Bon en soit je peux le comprendre, je n'ai pas dit l'endroit où je voulais nous emmener parce qu'au fond, je n'en avais aucune idée moi-même. J'aurai pu choisi plein d'autres endroits mais je me suis dit qu'un endroit familier pourrait le détendre un peu, lui montrer que je pense à lui, que les souvenirs qu'on a ensemble me sont précieux. Ca pourrait lui rappeler de bons souvenirs et lui donner l'envie de m'offrir une seconde chance. Enfin j'en sais rien, mais j'avais juste espoir que ça lui plairait. Et c'est pas la réaction que j'attendais, on ne va pas se mentir. Mais il me dit que c'est très bien alors j'imagine que c'est vrai ? Il me regarde enfin et me remercie. Je ne sais pas trop de quoi mais j'imagine que je prends quand même. Il est content ou il ne l'est pas ? Je n'arrive pas à me décider. J'ai l'impression que lui non plus. Mais il ne part pas en colère alors j'imagine que c'est plutôt positif. On va prendre ça comme ça, dans le doute autant rester positif ! Et puis là c'est le drame. Pourquoi il baisse les yeux ? Pourquoi il est désolé ? J'en ai fait trop ? Il n'aime pas ? C'est quoi le problème au juste ? Mon sourire disparait instantanément. Il me répète que je n'aurai pas dû et je suis totalement perdu. Est-ce que j'en ai fait trop ? Oui, c'est certainement ça. J'aurai dû garder mes habits normaux, même si en soit, une chemise et un pantalon c'est un peu le genre de vêtement que je suis capable de mettre tous les jours. Alors évidemment, j'ai fait un effort mais c'est pas si inhabituel que ça. Mais ça doit être trop. Il va partir ? En tout cas il n'a pas l'air de vouloir rester. Il va faire quoi ? Me larguer sur le pas de la porte et se barrer ? C'est comme ça que tout va se finir ? "T'aime pas ? " C'est une question con, je sais mais en même temps il dit rien alors faut bien que je cherche des réponses. Parce que des t'aurais pas dû, c'est pas suffisant, faut des explications derrière. J'aurais pas dû quoi ? "Je peux changer le décor si tu veux. C'est vrai que le sable c'pas pratique, ça rentre dans les chaussures ... mais on peut aller ailleurs ..." Je panique un peu. Je me sens stupide. Soudainement, cette idée est naze, je m'attendais à quoi ? A ce qu'il me saute dans les bras ? A ce qu'il soit content de me voir ? A ce qu'il est envie de passer la soirée avec moi ? "S'il te plait ... ne pars pas ! " Lui dis-je d'une voix un peu éteinte. C'est moche de le supplier mais c'est pas comme s'il me donnait vraiment le choix. Je ne veux pas qu'il parte. Je ne sais pas comment va se passer cette soirée, mais j'imagine que c'est pas en se barrant qu'on va le découvrir. Je ne m'attends pas à ce que tout redevienne comme avant en un claquement de doigt, mais peut-être que s'il faisait l'effort de me donner une chance, ça pourrait aller mieux avec le temps.



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MessageSujet: Re: Talk to me, forgive me and love me until the end of time (Milo & Rioghbhardan)   Sam 27 Oct - 2:31


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Je suis incapable de savoir quelle réaction adopter. Je devrais sûrement lui sourire et l’embarquer pour une interminable promenade sur cette plage inexistante mais j’y arrive pas. C’est plus fort que moi, je ne peux pas. C’est pas contre lui c’est… C’est tout. Cette plage de merde me renvoie à tout ce que j’essaye d’oublier et lui à tout ce qui nous sépare. Je me sens con. Ça se voit, je crois. Mes doigts se resserrent sur la lanière de mon sac. Il voulait juste bien faire et je suis en train de tout foutre par terre. L’ambiance est étrange et pesante. Le bruit des vagues ne suffit pas à faire taire les battements de mon sang à mes oreilles. Ça aurait pas dû se passer comme ça. Je savais que c’était pas une bonne idée ! « T'aimes pas ? » Je ne sais même pas de quoi il parle. Est-ce que c’est de lui ou du décor ? Je hoche la tête, plus par automatisme qu’autre chose. On dira que c’est de lui, j’ai déjà dit que c’était bien, la plage, je vois pas ce que je pourrais dire de mieux. « Ça te va bien. C’est juste que je savais pas que… » Je hausse les épaules et secoue la tête. Je sais même plus. J’ai l’impression de jouer ma vie sur cette conversation. J’étouffe, ici, alors qu’on est presque en plein air. « ‘Fin, ça avait pas l’air d’être… Je sais pas… J’serais pas venu comme ça… » En d’autres mots, j’imaginais pas que c’était « un vrai rendez-vous ». Juste qu’on se rejoignait simplement ailleurs que dans notre dortoir parce qu’il y avait du monde dedans… J’ai même pas réfléchi. Je sais bien qu’il a pas non plus sorti le grand grand jeu, que c’est juste une chemise et tout et que venant de lui il n’y a pas grand chose de ouf mais il était pas habillé comme ça ce matin et c’est jamais bien difficile de remarquer quand il négocie avec ses cheveux. Sur le coup, ça me surprend de me souvenir comment il était habillé jusque là mais finalement, c’est pas anormal. Je le regarde, dès qu’il entre dans mon champ de vision. J’y fais seulement plus attention que je l’imaginais. « Mais non, je t’assure, c’est… t’es parfait. »

Et je retiens de justesse un « toi » qui me frappe plus encore que les souvenirs de lui que j’ai de ce matin. Il est parfait, lui… Et je crois que c’est le problème, ces derniers temps. Une partie, au moins. L’image de moi qu’il me renvoie me dérange. Je me sens nul à ses côtés. C’est perturbant… Je devrais me trouver infiniment mieux qu’en vrai, dans son regard, mais c’est tout le contraire qui se produit. Nos disputes, la manière dont il me parlait dans ses lettres me ramènent brusquement à la réalité. Je suis juste moi, en fait, un crétin pas très courageux qui préfère sauver sa peau que de celle de l’humanité toute entière. Et j’ai jamais prétendu le contraire, je sais que je suis pas un héros et que mes intérêts passent avec ceux du plus grand nombre ! Mais pour la première fois de notre relation, j’ai eu l’impression que ce que j’étais le dérangeait… Qu’il a réalisé que je pouvais être un frein à ce qu’il voulait lui. Qu’on allait pas dans le même sens, tous les deux. Et puis, il faut bien reconnaître que c’est toute notre vie commune qui me renvoie à ma médiocrité. Il s’entend bien avec tout le monde quand je peine à garder une amie… Quand je l’écoute participer en classe, j’ai l’impression qu’il connaît un nombre incroyable de choses alors que je suis toujours un parfait demeuré… Je suppose que rien a vraiment changé, en vrai. Je m’en rendais peut-être juste pas compte, avant… Je l’avais jamais ressenti comme ça, en tout cas. Quand on a commencé à se rapprocher, on était un peu sur un pied d’égalité. C’était mon allié plus qu’autre chose et nos différents n’y changeaient rien. Et puis quand ça a commencé à dégénérer, il a eu besoin de moi. Réellement. Plus que jamais personne avait eu besoin de moi. Et c’est con mais il me donnait l’impression d’être la personne la plus extraordinaire de la Terre, celle sans qui il serait jamais arrivé à rien. Peut-être que c’était pas tout-à-fait ça en vrai, avec le recul je pense que je voyais ce que j’avais envie de voir mais quelle importance ? Je me sentais fort, utile, presque invincible. Tant qu’il était là, il aurait jamais rien pu arriver. J’avais l’impression d’être un homme, finalement, beaucoup plus qu’un enfant. Ce que je veux dire, c’est que j’ai jamais connu ça avec lui. Ce sentiment d’être pas grand chose. Si, d’accord, une fois, mais les circonstances étaient différentes… Là, il y a aucune vraie raison pour que ça se passe comme ça. Absolument aucune. Et pourtant… C’est pesant, en fait. Est-ce que c’est pour ça que j’ai laissé cette distance s’installer sans trop broncher ? C’est pas impossible. J’imagine que tant qu’on se parle pas, c’est moins flagrant. Il peut être absolument parfait sans m’enfoncer à côté.

« Je peux changer le décor si tu veux. C'est vrai que le sable c'pas pratique, ça rentre dans les chaussures... mais on peut aller ailleurs… » Je secoue doucement la tête en m’efforçant de lui offrir un sourire que j’espère rassurant sans y croire pour autant. « Non, te prends pas la tête. C’est bien. » Tout en moi hurle le contraire. Je n’ai aucune envie de rester là. J’aurais dû y passer toutes mes vacances, prévoir d’y retourner à Noël. Avoir des projets qui incluaient autre chose qu’une famille en morceaux dont la moitié me déteste. Normalement, il ne devrait pas y avoir d’endroits que j’aime plus au monde que ça, ça existe pas, mais là… Ça me renvoie à trop de choses. Des bons souvenirs à la pelle, évidemment, mais la haine froide de ma mère aussi, les cris, des au revoirs qui n’ont même pas existé et des incertitudes comme s’il en pleuvait. Mes derniers souvenirs n’y sont pas bons et ça éclipse un peu le reste. L’Irlande, c’était toute ma vie. C’était chez moi. Aujourd’hui, ma vie se barre en ruine et je crois qu’il n’y a même plus un seul endroit sur Terre où je me sente vraiment chez moi. Mais il a pas à en faire les frais. Alors on va rester là et profiter de la plage, comme il l’a prévu. C’est une soirée comme une autre. Il y a sûrement pas mal de gens qui aimeraient bien être à ma place. « S'il te plait... ne pars pas ! » Je relève brusquement les yeux vers lui. « Hein ?! » Mais j’ai pas bougé. Je suis toujours planté là, à l’endroit où je me suis arrêté en entrant. Aucun geste vers la porte, rien. Il a l’air aussi tendu que moi. Ça me fait de la peine. Alors je secoue la tête en lâchant mon sac près de la porte. J’essuie machinalement ma main sur mon jean tout en m’approchant de lui (comme si je craignais de le salir, en fin de compte) et finis par la poser sur sa hanche et mes lèvres sur sa joue. Juste comme ça. Tout doucement. Maladroitement. Dans l’espoir qu’il se détende un peu. Je sais pas où on va, vraiment pas, mais je suis pas le pire des enfoirés, je suis pas venu juste pour lui dire que je me casse. Je sais pas pourquoi je suis venu… Je suis juste venu. On saura peut-être jamais vraiment pourquoi… En attendant, je ne m’attarde pas, juste le temps de souffler un « non, je pars pas » à son oreille et je m’éloigne déjà, un peu mal à l’aise. « On a dit la soirée. » Enfin, jusqu’au couvre-feu. Il reste un petit peu plus d’une heure. J’imagine que ça suffira. Si on arrive à combler une heure toute entière, je suppose qu’on pourra considérer que c’était une bonne soirée… « Quel est le programme ? »
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Je me souviens de toi près de moi, tu m'embrassais pour la première fois, j'ai cette image gravée dans la tête. Je me souviens des premiers rendez-vous comme de la plus belle image de nous.
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MessageSujet: Re: Talk to me, forgive me and love me until the end of time (Milo & Rioghbhardan)   Sam 27 Oct - 23:30

Milo & Rioghbhardan

Talk to me, forgive me and love me until the end of time

Je regrette d'avoir proposé finalement, j'ai l'impression de forcer quelque chose qui aurait dû être naturel. C'est vrai, après tout on est ensemble depuis quasiment 2 ans, ça devrait être normal que je lui demande de venir passer quelques heures en ma compagnie ici, sans avoir besoin de raisons particulières. Pourtant j'ai l'impression de le forcer à faire quelque chose qu'il ne veut pas, sous prétexte que je fais un caprice. Je ne sais pas, c'est bizarre comme situation, mais peut-être qu'encore une fois, je me monte la tête tout seul. Mais il ne dit rien, alors forcément que je me monte la tête, vous voulez que je fasse quoi ? Il me donne des miettes d'informations, il ne rentre pas dans les détails alors moi je fais avec les moyens du bord. J'essaye de comprendre, sauf que visiblement ce que je comprends n'a rien à voir avec la réalité et du coup je me fais une montagne d'un peut être rien. Enfin non, je suis persuadé que ce n'est pas rien et qu'il se passe bien plus de choses dans sa tête qu'il ne veut bien le dire, mais en dehors d'être légilimens, j'ai aucune possibilité de le découvrir par mes propres moyens. Si je ne finis pas avec un ulcère ou une tension élevée cette année, j'aurai beaucoup de chance parce que là, je pars en vrille totale à psychoter sur tout et son contraire. Et vous savez quoi, c'est fatigant. Je veux que tout redevienne plus simple. Enfin, aussi simple que ça pouvait l'être. Je sais qu'on n'est pas doué pour dire les choses et qu'on s'emballe souvent pour pas grand chose. Je sais qu'on s'exprime parfois mal ou qu'on comprend mal les choses, mais je suis sûr que tout s'est monté en épingle en peu de temps et qu'avant qu'on s'en soit rendu compte, on avait aggravé les choses sans même le vouloir.

Je crois qu'on ne parle pas de la même chose. Moi je parlais du décor. Je pensais que c'était la plage qui lui posait problème. Pourquoi, je ne sais pas, mais ça pouvait. Peut-être que ça ne s'est pas arrangé avec ses parents, voire pire, que les choses se sont vraiment détériorées entre eux et du coup rien que l'idée de se retrouver dans un lieu qui lui les rappelle est douloureux. Mais évidemment, pour que je le sache, il aurait fallu qu'il m'en parle et ça fait des semaines qu'il ne m'a pas parlé de sa vie. J'ai découvert tout seul que les choses s'étaient visiblement arrangées avec Tracy, je n'étais pas sûr qu'il allait finalement aller à la fête d'Halloween, alors vous pensez bien que connaître le climat familial n'est pas vraiment dans nos discussions actuelles. Et vous savez quoi ? Ca me saoule. Parce que j'ai envie de savoir tout ça. Je veux savoir que sa journée c'est bien passée ou qu'au contraire un truc l'a saoulé. Je veux savoir que sa relation avec Tracy va mieux, qu'il a eu des nouvelles de sa famille et qu'elles étaient bonnes ou au contraire mauvaises. Là j'ai juste l'impression qu'on partage le même dortoir, au même titre qu'avec Keagan, sans plus de proximité. J'ai la sensation d'avoir juste un coloc de lit. Enfin bref, j'imagine que j'aurai quand même dû me douter que c'était peut-être pas une bonne idée. Je sais que la situation était tendue entre eux, j'aurai peut-être dû choisir la plage vers chez ses grands-parents ou alors un autre lieu. Dublin ? La forêt où on s'est rencontré ? Grenade ? Londres ? Il existe tellement de lieux plus appropriés au final que je me sens vraiment con d'avoir pensé au seul endroit où il ne voulait pas aller. Mais au final ça n'a rien à voir avec ça, c'est par rapport à mes habits. Je glisse un regard sur ma chemise et je rougis. C'est trop c'est ça ? Je voulais bien faire mais évidemment, j'ai fait n'importe quoi, pour ne pas changer. "Ah non pardon je ... 'fin y'avait aucune obligation ou rien, c'est juste ... moi ... 'fin j'avais juste envie ... c"tout !" Explications foireuses bonjour. Je voulais juste être élégant, qu'il y ait au moins un truc bien dans ce rendez-vous j'imagine, mais évidemment, c'était maladroit, j'aurais dû m'abstenir. Malgré tout je rougis en l'entendant me dire que je suis parfait. Je sais que c'est pas vrai, que je ne l'ai jamais été et que je ne le serai jamais, mais ça me fais toujours quelque chose de l'entendre malgré tout de sa bouche. C'est bête à dire mais c'est toujours agréable d'entendre un compliment de sa part, ça me touche plus que je ne le voudrais. C'est comme pour Halloween, c'était agréable d'entendre Tracy dire que le costume m'allait bien mais ça l'était encore plus de l'entendre de sa propre bouche, parce qu'au fond c'est le seul avis qui compte à mes yeux.

Mais en vrai je m'en moque qu'il n'est pas fait l'effort de bien s'habiller. Je l'ai fait parce que j'en avais envie, j'avais le temps, que j'étais nerveux et que m'occuper de ce que j'allais porter me permettre de ne pas penser à tout ça et franchement j'en avais besoin pour ne pas craquer. De toute façon je trouve qu'il est élégant avec tout, même s'il a de l'encre sur les doigts et les cheveux décoiffés. C'est juste lui et c'est tout ce qui compte. Il est venu, j'en demande pas plus. Je lui demande s'il veut que je change de décor. Le sable dans les chaussures, c'est pas le meilleur j'en conviens. Et en vrai ça ne me dérange pas, on peut aller n'importe où, tant qu'il reste ici. Il m'offre un sourire en me disant que c'était bien, que je n'avais pas besoin de me prendre la tête. Mais c'est con à dire mais je sentais qu'il n'y avait rien derrière ce sourire, qu'il était forcé. Je vois bien que ça ne va pas, mais j'imagine que de le lui dire, ça n'arrangera pas les choses alors je hoche la tête en souriant légèrement. Il baisse son regard et je ne sas pas, j'ai eu l'impression qu'il se préparait à se barrer. Peut-être pas comme ça sans explication, ce n'est pas un sauvage, mais qu'il cherchait les mots pour ne pas me froisser. Alors j'ai paniqué et je lui ai demandé de ne pas partir, parce que je ne le supporterais pas. Je ne suis certainement pas le meilleur petit ami de tous les temps mais je ne mérite pas qu'on me plante comme ça, même avec des explications. Je me suis donné du mal pour qu'on passe enfin quelques heures ensemble, seuls, j'ai le droit à avoir un peu plus de reconnaissance, sinon il ne fallait pas venir. Je sais que c'est bizarre, mais c'est pas en restant planté là, à l'entrée, comme s'il attendait une diversion pour se barrer que ça va s'arranger. Je suis nerveux et visiblement lui aussi, mais c'est pas comme ça qu'on va se détendre. Je suis prêt à faire tous les efforts du monde, mais s'il n'en fait pas de son côté, on n'arrivera à rien. Je ne peux pas tout arranger tout seul. Aux dernières nouvelles, pour former un couple, il faut être deux. En relevant son regard vers moi, il a dû voir que j'étais nerveux, stressé et franchement pas bien. C'est pas l'image que j'ai envie de renvoyer mais c'est la seule qui me vient en cet instant. Je suis désespéré et j'aimerai bien qu'il réponde à mon appel de détresse. Et il a du le comprendre parce que le voilà qu'il laisse tomber son sac par terre pour venir me rejoindre. Je ne bouge pas d'un iota, de peur qu'en le faisant, ça l'effraye et qu'il change d'avis. Il se plante devant moi, posant sa main sur ma hanche, je sens l'ensemble de mon corps frissonné à ce contact. C'était pas arrivé depuis combien de temps ça ? Un simple geste, j'en conviens, mais tellement important pour moi. Il se penche vers moi, maladroitement et il dépose ses lèvres sur ma joue. Je ferme les yeux, content. Ce n'est rien, qu'un simple baiser sur une joue et une main sur ma hanche, mais ça représente tellement actuellement. C'est tellement plus que tout ce qu'on s'est échangé ces dernières semaines. Mon coeur tambourine dans ma poitrine. Et sans vraiment réfléchir, je détruis la distance qu'il venait de remettre entre nous pour me jeter dans ses bras. Je suis un être sensible, je finis forcément par craquer et c'est exactement ce que je fais. Je sens encore son souffle sur mon oreille qui me dit qu'il ne part pas.

Il faudra qu'il me décroche avec une grue s'il veut s'en aller de toute façon. Mes bras lui entoure le cou et mon visage est collé à son cou. C'est soudain, je sais, mais toute cette distance me tue à petit feu, je n'en peux plus. Alors j'imagine qu'il va être surpris, mais j'espère que derrière tout ça, il trouvera ça agréable. "Je suis désolé .... tellement désolé !" Lui murmurais-je. La culpabilité me dévore de l'intérieur depuis des semaines, faut que ça sorte et pas uniquement par lettre. J'ai pas envie que ça ne soit que des mots, je veux qu'il sache que c'est vrai. Je prends aucun plaisir à tout ça et ça me rend malheureux au possible. Je sais que ça ne suffira pas, mais c'est pas en se terrant dans le silence que ça va s'arranger. Je ne m'attends pas à ce qu'il me dise que tout va bien, que c'est oublié ou pardonné, parce que je sais que c'est faux. Je veux juste qu'il me parle, qu'il s'ouvre de nouveau à moi, qu'il ne me laisse pas dans le noir. Je veux qu'on fasse un pas ensemble, j'aime à croire que si on est capable de faire ça alors les autres suivront plus naturellement, sans qu'on ait à forcer le truc. Je me redresse et m'écarte un peu de lui, pour le laisser respirer. Il n'est pas venu pour se faire sauter dessus, faut que je calme mes nerfs. "J'ai pas prévu de programme quelconque. Je voulais juste passer un peu de temps avec toi, sans avoir Keagan à côté." Ni personne d'autre d'ailleurs. Juste lui et moi. Je ne serai pas capable d'être moi-même tout de suite s'il y a des gens autour. C'est trop compliqué pour laisser les vieilles habitudes revenir au grand galop. Mais soudainement je me sens coupable, je ne pensais pas qu'il fallait impérativement avoir un programme. D'ordinaire, on arrive à combler plusieurs heures ensemble sans problème, sans avoir besoin d'activités quelconques pour tuer le temps. Et je crois qu'on a suffisamment de choses à se dire pour avoir besoin de regarder l'heure toutes les deux minutes. Enfin j'espère.


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MessageSujet: Re: Talk to me, forgive me and love me until the end of time (Milo & Rioghbhardan)   Dim 28 Oct - 1:32


talk to me, forgive me
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J’essaye maladroitement de le rassurer mais quand je le vois baisser les yeux sur sa chemise, je réalise que je me suis planté. C’était pas ce dont il parlait. Je cligne des yeux, bêtement. Je me sens con, ce qui ne change pas. Il parlait de quoi, alors ? De la plage ? Encore ? Je sais pas. Ses joues se teintent et j’ai peur de l’avoir vexé. Si ça se trouve, il était à des lieues de suivre mon raisonnement et se sent plus attaqué qu’autre chose. Alors que c’est pas le cas, au contraire ! J’aurais dû prévoir le truc, comprendre que c’était pas juste pour perdre une heure en ma compagnie… Plus pour recommencer…? J’en sais rien. J’aurais dû prévoir… J’ai l’air d’un pouilleux, clairement. Comme s’il me fallait vraiment une raison de plus pour pas vouloir être là… D’un côté, je me dis que je devrai aller me changer à l’arrache, ne serait-ce que pour me refoutre mon uniforme sur le dos, histoire de faire les mêmes efforts qu’il a bien pu faire mais je sais pertinemment que si je quitte cette pièce, je n’y reviendrais pas. L’atmosphère est trop lourde, l’endroit trop chargé de souvenirs. Non, je reviendrais définitivement pas… « Ah non pardon je… » Il doit regretter… Tant les efforts que l’invitation. Et dans le fond, je le comprends. J’ai mal au ventre et du mal à rester immobile. Je sais pas trop ce que je fous là… « 'fin y'avait aucune obligation ou rien, c'est juste... moi… » Il fait ce qu’il peut pour rattraper le truc, éviter que je culpabilise ou que je me sente particulièrement stupide. J’ai envie de lui dire que ça sert à rien, que c’est trop tard, mais j’imagine que ça ne sert à rien de m’enfoncer alors je me contente de hocher la tête d’un air idiot. « 'fin j'avais juste envie... c’tout ! » C’est tout… C’est tout mais j’ai pas été foutu d’en faire de même. Je veux dire, ça m’a même pas traversé l’esprit. Je sais bien qu’il n’y a pas mort d’homme en soi, il m’a écrit ce matin pour me demander de le rejoindre et j’étais déjà loin du dortoir (j’y suis même pas retourné de la journée d’ailleurs) alors je pouvais pas franchement prévoir le coup mais quand même… Quelle image je lui renvoie, hein ? Qu’est-ce qu’il peut bien penser ? Que je le sais acquis alors je prends pas la peine de faire le moindre effort ? Ou alors que je m’en fous, clairement ? J’ai pas envie qu’il pense ça. Même si j’imagine que tout n’est pas faux. Je m’en fous pas vraiment mais nous sais suffisamment mal en point pour pas avoir envie de m’acharner pour rien. Je m’en fous pas vraiment mais ça m’a semblé plus utile de m’abrutir avec la tête dans les bouquins plutôt que d’essayer de retrouver un semblant de jeu de séduction, comme on pouvait avoir avant… Je m’en fous pas vraiment mais je suis incapable de lui prouver le contraire.

À tel point que, sans que je n’ai à esquisser le moindre geste, il s’imagine déjà le pire. Sur le coup, je reste con. Je n’avais pas prévu ça. Pourtant, ça n’a rien de surprenant. Il a dit lui-même qu’il en arrivait à croire que je ne l’aime plus. Alors c’est ça ? Il en est désormais tellement persuadé qu’il ne me pense même pas capable de rester plus que trois secondes ? J’ai du mal à croire qu’on en soit arrivés là. Ça n’a même plus l’air de doutes, à ce niveau, c’est presque une certitude… J’ai du mal à comprendre ce que j’ai fait pour qu’il pense ça. Je sais pas… Je veux dire… Avant notre échange de lettres, est-ce que j’ai eu l’air si distant, si indifférent que ça ? Peut-être… Mais c’était indépendant de ma volonté, je vous assure. Je me souviens du tête-à-tête de mon anniversaire, de mots doux glissés dans un bouquin… Tout était comme d’habitude. Absolument tout. Est-ce qu’on peut vraiment douter pour une lettre maladroite ? Surtout que je lui disais pas que je voulais plus le voir, que je le détestais ou qu’il était ma plus grosse erreur ! Juste que je voulais pas qu’il lui arrive quelque chose et que j’imaginais réellement qu’on aurait une vie ensemble en dehors de Poudlard… C’était peut-être pas une déclaration de ouf, probablement pas celle qu’il aurait pu vouloir, mais ça restait quand même quelque chose de pas trop négatif. Pas assez en tout cas pour en arriver à « il ne m’aime plus » en guise de conclusion. Et là, sa petite voix, presque suppliante, qui me demande de rester m’attriste autant qu’elle m’énerve. Parce qu’il fait toujours ça. Il ne veut pas que je reste par pitié mais n’hésite pas à jouer les petites choses désespérées pour me pousser à ne pas le lâcher. J’en ai pas l’intention, bien sûr, pas vraiment en tout cas, mais le manque de confiance me lasse. Et d’un autre côté, il a raison. Après tout, ça fonctionne. Le voir mal, comme ça, qu’est-ce que vous voulez que je fasse, hein ? J’ai des défauts à la pelle, je veux bien, mais je suis pas un monstre. J’ai pas pour but de le rendre malheureux. Bien loin de là… Alors je vais dans son sens, comme souvent, et j’abandonne mon sac, assassine la distance pour le rejoindre. Ma main retrouve maladroitement sa hanche, je le sens frissonner sous mes doigts. Pour la première fois depuis… depuis que ça a dégénéré… On a beau partagé le même lit, plus par désespoir qu’autre chose (je suppose que, dans l’état actuel des choses, on sait tous les deux que rejoindre le mien serait synonyme de rupture), on ne se touche pas. On se frôle parce qu’on a pas beaucoup de place mais c’est tout. C’est tout… Dire que ça ne me manque pas serait mentir, évidemment. Parfois, quand je me réveille en pleine nuit, j’ai juste envie de glisser mon bras autour de sa taille et de cacher mon visage contre le haut de son dos, comme ça arrivait tout le temps mais je finis par me souvenir et reprends mon bras, le coeur plus lourd que je l’aurais voulu. Je n’aime pas cet entredeux. On est pas séparés mais pas vraiment ensemble non plus. Je peux pas vraiment faire ma vie sans lui mais n’en ai plus franchement avec non plus… Je déteste ça. Je me suis quelques fois demandé si j’aurais pas mieux fait de lui dire que, si, c’était une lettre de rupture. Ça aurait été radical. Violent. Douloureux. Mais clair. Je ne sais pas si j’ai bien fait de dire la vérité. Ce soir, peut-être, et encore…, mais tous ces derniers jours, ça n’a pas été vraiment évident…

Ça aurait pu en rester là, en réalité. Je me rapproche pour qu’il sache que je ne pars pas et puis voilà… Il aurait été rassuré de la même manière. Mais mes lèvres finissent par se poser sur sa joue. Je… Je n’ai pas réfléchi. J’imagine que j’en avais envie. Qu’il était trop proche pour reprendre mes distances juste comme ça. Là encore, je ne suis pas certain d’avoir bien fait. C’est triste de ne pas être sûr de devoir embrasser son copain. Toute cette relation est devenue d’une tristesse surprenante. On doit faire pitié, en réalité. Je m’éloigne doucement, pour ne pas le brusquer, plus mal à l’aise encore. Et puis sans crier gare, il défait les centimètres que je viens de réinstaller et se jette littéralement dans mes bras. Pendant une seconde, je reste là, les bras ballants, sans réaction. Les battements de mon coeur sont douloureux. Ma vue se trouble un peu alors je ferme les yeux. Ses bras se glissent autour de mon cou, son souffle s’écrase contre ma peau. Je suis incapable de savoir si je le voulais, ça, ou si ça me dérange. Avec une prudence gênée, je réponds à son geste. J’ai l’impression de marcher sur un fil. Mes bras glissent autour de sa taille. C’est une idée stupide. J’enfouis mon visage dans ses cheveux. Son odeur suffit à me tirer un frisson presque rassuré. Il sent bon. Il a toujours senti bon. C’est un peu l’odeur de chez moi. C’était l’odeur de notre dortoir pendant deux ans, celle que je cherchais sur l’oreiller quand il était pas là… Celle d’une autre vie, presque. Elle nous a échappé depuis la rentrée. Je pensais qu’on en profiterait, que ce serait infiniment mieux qu’un an de distance mais aujourd’hui, je suis convaincu qu’on s’en serait mieux sortis si on avait été loin. On se serait manqués, on aurait tellement chéri les instants qu’on aurait pu s’accorder que jamais on en serait arrivés là. En tout cas pas si rapidement… « Je suis désolé... tellement désolé ! » Instinctivement, je ressers mon étreinte. « Je sais. » Mais ça ne change pas grand chose. J’aurais aimé que ça se passe autrement, je crois. Qu’au lieu de laisser la distance s’installer, il vienne me trouver pour me le dire. Ou même pas. En vrai, je m’en fiche de ses excuses, je lui ai toujours dit : je ne sais jamais quoi en faire. Je me trouve là, à chaque fois, à les accepter par dépit en sachant pertinemment que le mal est fait. Et ça ne déroge pas à la règle. Il faut qu’il comprenne que j’ai dû encaisser, coup sur coup, qu’il se mette potentiellement en danger au risque de m’abandonner une fois encore, qu’il imagine sa vie future sans prendre notre couple en compte alors qu’il est le premier à nous pousser à envisager l’avenir ensemble et que ce soit, malgré tout, mes sentiments à être remis en question. Il n’a jamais cherché à revenir en arrière, à me faire comprendre que ses mots avaient dépassé sa pensée. Avant aujourd’hui, il avait rien dit. Comme si c’était normal de faire sa vie sans moi et de geindre que je ne sois pas bêtement d’accord. Et maintenant, je ne sais toujours pas s’il doute vraiment de moi… Je le fais à sa place, dans tous les cas… Parce que pendant près d’un mois, il a sûrement dû penser que j’étais le grand méchant de l’histoire… Il m’a laissé l’imaginer… Je ne prétends pas être la victime de ce bazar, pas la seule en tout cas, mais je ne crois pas avoir mérité qu’il me traite comme ça.

Je le laisse reprendre ses distances de lui-même, sans le forcer à rien, sans le presser. Je n’ai pas bougé durant les secondes qui viennent de s’écouler. Je n’ai pas cherché à le repousser ni laisser voir la moindre impatience. Je ne pense pas que je le sois. Je suis seulement un peu mal à l’aise, en réalité. Tout ça ne me paraît pas vraiment naturel. Ça ressemble un peu à ce que j’imaginais de ces retrouvailles… Des câlins pour étouffer le problème. Un bon moment, sans le moindre doute, mais pas une solution. Et si c’est juste pour faire l’autruche, je pense qu’on peut redescendre à Poufsouffle. « J'ai pas prévu de programme quelconque. Je voulais juste passer un peu de temps avec toi, sans avoir Keagan à côté. » Je hoche vaguement la tête. « D’accord. » Il aurait pu choisir cette plage à dessein. Vouloir qu’on se balade ou je ne sais quoi. Je fixe le large un instant, un peu perdu, et finis par hausser les épaules. Je retire mes chaussures sans prendre la peine de les détacher, les balance près de mon sac, fais subir le même sort à mes chaussettes et remonte négligemment mon pantalon avant de m’éloigner un peu en m’enfonçant dans le sable. Je m’arrête au hasard quelques mètres plus loin et ôte mon sweat avant de l’installer à peu près correctement sur le sol. Je m’assois d’un côté, laissant l’autre à Milo s’il veut s’y poser. Je sais que ça créerait une proximité que je ne suis pas certain de vouloir pour l'instant mais je n’ai pas pris la peine de réfléchir aussi loin. C’est normal de m’assurer qu’il soit bien. Et avoir du sable plein le pantalon n’est sûrement pas la chose la plus agréable au monde alors… Voilà quoi. Il fait ce qu'il veut. Mes doigts plongent dans les grains tandis que mon regard se perd entre les vagues qui déferlent assez loin de nous. C’est difficile d’imaginer que tout ça n’existe pas. Que c’est juste une illusion… Ça fait tellement vrai. Je ne suis même pas sûr qu’il y ait vraiment de l’eau. Si ça se trouve, on finirait par se retrouver coincés par le mur sans pouvoir atteindre la mer. Le bruit des vagues est apaisant. Sans m’en rendre compte, je me détends un peu. J’inspire profondément et lâche un soupir assassiné par la mélodie du ressac. J’aimerais parler, nous lancer dans une discussion passionnée qui nous tiendrait toute l’heure mais je ne sais pas quel sujet aborder. Je crois que je n’ai pas grand chose à lui dire, en réalité. Avant, ça nous serait jamais arrivé… Qu’elles sont loin les nuits passées, enlacés, à refaire le monde ! Depuis combien de temps je me suis pas juste vautré sur le lit pour lui raconter ma journée ? Qu’importe s’il n’y avait rien d’intéressant ou qu’on s’en fichait tous les deux, c’était juste normal. Je voulais qu’il sache, qu’il connaisse ma vie aussi bien que moi, qu’il se sente en faire partie. Aujourd’hui, je sais pas. Je sais plus… J’ai eu l’impression d’être viré de la sienne et lui n’a pas vraiment eu l’air de tenir à sa place dans la mienne. Jusqu’à ce matin… J’imagine que les efforts marchent dans les deux sens, après tout… Alors, doucement, je tourne la tête vers Milo. « Au fait, comment va ta grand-mère ? » C’est sûrement pas la meilleure chose pour des retrouvailles mais c’est toujours mieux que rien… Enfin j’espère…
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Je me souviens de toi près de moi, tu m'embrassais pour la première fois, j'ai cette image gravée dans la tête. Je me souviens des premiers rendez-vous comme de la plus belle image de nous.
Rioghbhardan O'Callaghan
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MessageSujet: Re: Talk to me, forgive me and love me until the end of time (Milo & Rioghbhardan)   Dim 28 Oct - 12:19

Milo & Rioghbhardan

Talk to me, forgive me and love me until the end of time

Rien ne va. Pour un début, c'est un plantage total. Merveilleux. C'est con mais j'ai l'impression que quoi que je fasse, ça n'ira pas de toute façon, il y aura toujours un truc qui va le déranger. Après je ne dis pas, il y a une grande part de ma faute, j'aurai certainement dû choisir un autre lieu que celui-ci et j n'aurai pas dû me changer pour faire croire que je n'avais pas envie de lui plaire. Mais merde, est-ce un crime ? Moi au moins j'essaye d'arranger les choses, je ne m'éloigne pas de lui en attendant que le couperet tombe en me disant simplement "C'était inévitable". C'est sûr que c'est inévitable si tu laisses les choses se détériorer d'elles-mêmes. On a rien fait pendant quasi un mois et regardez où on en est, on est à la limite de la rupture. Je ne sais plus rien de ma vie et je doute qu'il ait vraiment envie de savoir ce qu'il se passe dans la mienne. On ne se touche plus et ça n'a pas l'air de le déranger vraiment. A chaque fois que je rentre, soit il n'est pas là, soit il me tourne déjà le dos. Alors c'est bien joli de critiquer tout ce qui ne va pas dans ma tentative foireuse, mais elles sont où les siennes ? En dehors de m'envoyer des lettres pour m'en mettre plein les dents, y'a pas grand monde pour vouloir arranger les choses .... Voilà que je sens de la colère monter en moi et je sais qu'elle est injuste mais on ne va pas se mentir, ça fait du bien de ressentir autre chose que de la culpabilité. Parce que moi aussi je peux lui en vouloir. Je lui en veux de ne pas être venu vers moi pour me parler de tout ça de vive voix, au lieu de m'écrire une lettre qui ressemblait plus à une menace de rupture qu'à une lettre d'explication. On sait tous les deux qu'on ne se comprend pas toujours, alors pourquoi il ne s'est pas dit que le sujet était beaucoup trop important pour prendre le risque à ce que je prenne tout ça de travers ? Et puis c'est facile de me dire qu'il veut que je lui dise tout et que je sois honnête si derrière il y a une forte chance que je m'en prenne plein les dents derrière et qu'il va obligatoirement finir par me faire la gueule. C'est facile de sortir une phrase ou un mot de son contexte pour me le reprocher, sans chercher à en savoir plus avant. Il ne me parle pas, il attend juste que je fasse un pas de travers pour me le reprocher et avoir le beau rôle. De toute façon dès que ça ne lui plait pas, il se braque et c'est fini....

Tout ça tourbillonne dans ma tête. Oui, c'est facile de reprocher des trucs à l'autre, surtout quand on est en colère. Personne n'est parfait et certainement pas nous. Nos caractères font qu'il est bien difficile de se parler sans se braquer, sans le prendre mal. Parce que souvent on ne se comprend pas ou parce qu'on a déjà une idée en tête et qu'il est bien difficile de nous l'enlever. Sauf que tout ça, ce n'est pas la vérité. La vérité c'est qu'on s'est pris comme des manches avec cette histoire et qu'au lieu d'en parler calmement ensemble, à tête reposée, on s'est braqué et à partir de là, tout est parti de travers. La colère diminue jusqu'à disparaitre. Ca fait du bien de ressentir autre chose que de la peine ou de la culpabilité, mais ça fait encore plus de bien quand elle disparait. Parce que je ne veux pas passer ma vie à être en colère ou à ressentir de la colère contre lui. Je veux avancer, je veux arranger les choses et je ne veux pas en rajouter une couche pour détruire à jamais notre relation. Quand il s'approche de moi, qu'il pose sa main sur ma hanche et ses lèvres sur ma joue, ça me fais du bien. C'est un geste banal, qui est devenu inexistant entre nous depuis trop longtemps. Et sans réfléchir, quand il a repris ses distances, je les ai détruites pour le prendre dans mes bras. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre, de toute façon mon cerveau était un peu en off alors je ne m'attendais à rien en vrai. Et j'ai été soulagé de sentir ses bras enserrer ma taille. Ce câlin ne dura pas longtemps, mais dieu qu'il me fit du bien. J'ignore ce qu'il ressent en cet instant, ni ce qu'il pense de tout ça, mais moi ça m'a fait du bien. Ca n'arrange pas les choses et j'ai pas envie que ça s'arrange en un claquement d doigts parce que ça voudrait dire que les choses restent en l'état et que ça finira par péter tôt ou tard et nous connaissant, dans 2 jours et l'affaire sera réglée une bonne fois pour toute. Et le but de ce geste n'est pas là de toute façon. J'avais juste besoin de ça, comme j'avais besoin de m'excuser. Un premier pas. Minuscule, mais un premier pas quand même. Il sait. C'est ce qu'il dit. Evidemment qu'il le sait, je n'arrête pas de le dire. Alors oui, ça fait plaisir de l'entendre, mais ça ne change rien.

Je le relâche et m'éloigne d'un pas ou deux. Il me demande quel est le programme et je lui avoue qu'il n'y en a pas. Un simple d'accord pour répondre à mon aveu. Oui, nouvelle déception j'imagine, mais ce n'est pas la première, ni la dernière, alors on va se contenter de ne pas relever et de continuer. Je le vois enlever ses chaussures et ses chaussettes et remonter son pantalon. Il s'éloigne de quelques pas et dans ma tête je le regarde faire en me demandant ce qu'il allait faire. Il finit par s'asseoir et par regarder la mer. Les dés sont jetés, maintenant qu'on est là, autant essayer de faire ce que j'avais prévu de faire et voir si ça a des résultas positifs ou si c'est un coup pour rien. J'enlève à mon tour mes chaussures et mes chaussettes et je remonte mon pantalon. On a l'air un peu con comme ça, mais la sensation du sable sur les pieds n'est pas désagréable. Je remonte les manches de ma chemise, coupant ainsi tout le côté "classe" de l'habit. Maintenant j'ai l'impression de partir à la pêche aux moules, y'a plus glamour comme tenue. Mais ce n'est pas grave, je le rejoins et m'installe à ses côtés. Sa question me surprend. Ma grand-mère ? Il est vrai que depuis un mois, je n'ai pas abordé le sujet, mais ça m'étonne qu'il s'en soucis maintenant. Non pas qu'il aurait été du genre à s'en foutre royal, absolument pas ou à l'oublier, mais juste que je ne m'attendais pas à ce que ça soit notre sujet de conversation. Mais j'imagine que c'est plus facile de parler d'elle que de parler de nous. Une fuite en avant ? Peut-être. Je hausse les épaules et regarde la mer à mon tour. "Des hauts et des bas. Le temps réveille ses rhumatismes je crois. Elle est fatiguée mais comme d'hab' elle dit que ça va. Elle passe ses fameux examens la semaine prochaine. J'imagine qu'on en saura plus à ce moment là !" On ne va pas se mentir, j'ai la boule au ventre de parler d'elle. Parce que c'est un sujet sensible. D'un côté, ça me fais du bien de lui en parler, parce que j'ai besoin d'en parler à quelqu'un et qu'il a toujours été là pour m'écouter parler de mon inquiétude pour elle. Mais en même temps j'ai pas envie de lui faire plus pitié que je ne le fais déjà. Sauf que c'est ma grand-mère et il sait comme je tiens à elle. Si je la perds, je serais anéanti. Alors j'essaye de ne pas charger ma voix de trop d'inquiétude, mais je ne ferais pas vraiment illusion j'imagine, vu qu'il me connait bien.

"Ca fait plaisir de voir qu'avec Tracy, ça va mieux !" Repris-je en tournant mon regard vers lui, un léger sourire apparaissant sur le coin de mes lèvres. Je sais que cette situation était compliquée pour lui et qu'il le vivait mal d'être loin de sa meilleure amie. J'imagine que maintenant que ça va mieux, ils doivent passer beaucoup de temps ensemble pour rattraper le temps perdu. Je sais que Tracy m'avait promis de faire son possible pour arranger les choses et visiblement elle y est arrivée. C'est bien, c'est une bonne chose, au moins l'une d'entre nous y est arrivée. Mine de rien, ça donne de l'espoir, si elle y est arrivée, peut-être qu'on y arrivera aussi. Enfin, faut-il qu'il en est envie aussi. Mais tout ça c'est bien beau, mais ça ne règlera rien. Aborder des sujets certes importants dans nos vies, mais qui n'ont rien à voir avec nous, c'est juste pour combler le vide. Alors peut-être que c'est ce qu'il recherche, trouver des sujets de conversations bateaux pour faire passer le temps et se dire, à la fin de notre tête à tête "c'est fait, on en parle plus maintenant, ça n'a servi à rien", mais ce n'est pas ce que je veux moi. "Tu sais j'ai jamais envisagé un seul instant à passer ma vie à combattre des injustices. Enfin pas d'aussi graves et dangereuses que celles qu'on peut vivre ici. Faire des pétitions pour préserver la faune et la flore ou manifester pour la sauvegarde d'une espèce, oui, mais pas me mettre en danger pour sauver le monde." C'est sorti tout seul, mais c'est ce que je pense et c'est important de le lui dire. Parce que j'ai raconté n'importe quoi dans cette lettre et je me maudis. J'ai laissé mon foutu tempérament dépasser ma pensée et j'ai pas envie qu'il continue à croire que j'ai envie de jouer les héros. Je veux que les choses soient claires et qu'une fois qu'on sortira d'ici, on saura ce qu'il en est vraiment. Que ça change quelque chose ou pas, au moins la vérité sera rétablie. J'imagine que ça sera déjà un bon début. "Je me suis laissé emporté sur le moment parce que je suis débile, mais j'ai jamais pensé ça en vrai. J'ai pas envie que ma vie ressemble à un champ de bataille. J'ai pas envie de quitter la maison en me disant que je ne te reverrais peut-être plus. J'ai toujours rêvé d'une vie tranquille et rangée, dans un coin de nature et j'ai pas changé d'avis."


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MessageSujet: Re: Talk to me, forgive me and love me until the end of time (Milo & Rioghbhardan)   Dim 28 Oct - 15:02


talk to me, forgive me
and love me until the end
Milo & Rioghbhardan

Il n’y a pas de programme. Rien de prévu. On est juste là, comme ça. En soi, ça me dérange pas, c’est pas la première fois qu’on se retrouve pour ne rien faire d’autre que passer du temps ensemble mais j’aurais aimé pouvoir me concentrer sur un truc. N’importe quoi. Éviter de réaliser trop pleinement la merde que c’est, entre nous. Quand on se voit pas, j’y pense, bien sûr, c’est difficile d’en faire abstraction, mais j’arrive à m’en détacher un peu. C’est comme d’habitude. Je fais mes devoirs, j’essaye de comprendre ces trucs moldus et puis je rentre à Poufsouffle. Comme quand tout allait bien. C’est après, que ça se gâte. C’est quand on se voit. Quand c’est une indifférence glaciale, des regards fuyants, des mots bateaux… Presque comme là… On est mal à l’aise et ça se voit. Ça me fait de la peine, en vrai. Je sais pas comment on a pu en arriver là. La dernière fois, ça avait duré quatre jours, le temps qu’il arrête de bouder et qu’il accepte de revenir « à la maison ». Et à la ferme, on avait tenu deux semaines. On est jamais restés en froid aussi longtemps. Presque un mois… C’est une éternité quand on se voit tous les jours. Plutôt que de rester planter là, à deux pas de la porte dressée au milieu de rien, je finis par bouger. C’est une plage alors je fais comme à la plage. Je sens son regard sur moi tout le temps où je retire mes chaussures mais je ne relève pas. Il doit se demander ce que je fabrique. Je pars à la recherche d’un coin qui me plaît, mais en vrai, ils ressemblent tous. Il n’y a pas âme qui vive en dehors de nous donc c’est inutile d’essayer de chercher le calme ou quoi… Alors je m’arrête un peu au hasard quelques pas plus loin. Ce sera bien, là. Maintenant, il faut engager la conversation, et c’est là que le problème se pose. Je sais pas vraiment par où commencer. J’ai pas très envie de lui raconter ma vie, ni de mettre les pieds dans le plat de nos embrouilles. Il vient jusqu’à moi et s’assoit à mes côtés. Sa présence se fait physiquement ressentir, c’est vraiment étrange. Comme si tout mon corps avait conscience du sien, plus qu’il ne l’a jamais fait. On se touche pas mais c’est presque pareil. Et puis je finis par ouvrir la bouche. Je le vois hausser les épaules et je me déteste immédiatement. Sur tous les sujets du monde, il a fallu que je choisisse celui-ci. Mais t’es vraiment con, ma parole ! « Des hauts et des bas. Le temps réveille ses rhumatismes je crois. Elle est fatiguée mais comme d'hab' elle dit que ça va. » Il n’y a pas eu beaucoup de changements depuis la dernière fois, en fin de compte. C’est pas vraiment une très bonne chose mais j’imagine que c’est toujours mieux que rien. Si ça ne va pas en s’arrangeant, au moins, ça n’a pas l’air de se dégrader. « Elle passe ses fameux examens la semaine prochaine. J'imagine qu'on en saura plus à ce moment là ! » Il fait bonne figure mais je ne suis pas vraiment dupe. Pas pour ça. On a beau s’éloigner autant qu’on veut, je le connais un minimum, je sais combien il tient à elle et à quel point cette situation doit le bouffer. Doucement, je colle mon épaule à la sienne. C’est stupide mais je veux qu’il sache qu’il est pas tout seul. Même si ça va pas en ce moment et même si on vient qu’à se séparer un jour, j’aimerais qu’il s’en souvienne. « Ça ira. » J’en sais rien, en vrai, mais je ne sais pas vraiment quoi dire d’autre. Et puis, j’ai envie d’y croire, que ça aille.

Le silence retombe. C’était pas le bon sujet. Définitivement pas. Mais j’avais rien d’autre… J’ai fait ce que j’ai pu avec les maigres moyens du bord ! Je ne sais plus trop quoi faire. J’ai peur de redire une bêtise mais j’ai pas envie qu’il s’imagine que je m’en fiche, que j’ai pas envie de faire d’efforts ou quoi. C’est faux. J’aimerais que cette soirée se passe bien. Je me fais pas d’illusions, ça n’arrangera pas tout mais juste que ça soit plus agréable quand on rejoindra notre dortoir. Est-ce que c’est bête d’espérer qu’on passe la nuit ensemble ? Je veux dire, plus que juste partager un lit… J’espère… J’imagine que c’est la seule chose que je peux faire. « Ça fait plaisir de voir qu'avec Tracy, ça va mieux ! » Son regard se pose sur moi, un vague sourire aux lèvres. Je ne sais pas trop quoi répondre à ça. Je hoche à nouveau la tête. À croire que je ne sais faire que ça, aujourd’hui. « Ouais… » Ça va mieux… À peu près. Mais la confiance est morte, dans l’ensemble. Je ne lui parle plus de grand chose et évite de la questionner sur sa vie. On se voit, on discute mais ça en reste là. Quelque chose s’est brisé, avec elle aussi. C’est dingue comment en quelques mois, c’est comme si j’avais perdu tout ce qui comptait le plus pour moi… Ma mère, elle, lui… D’un côté, je me dis que c’est sûrement pas une coïncidence, j’ai sûrement dû le mériter mais… tout de même… Qu’est-ce que j’ai pu faire de si mal ? Je suis pas un ange, je l’ai jamais été et j’imagine que je le serai jamais, mais j’ai pas l’impression d’avoir fait quelque chose d’assez grave pour que le destin s’acharne à ce point. Enfin… C’est pas tellement le sujet pour l’instant. Je détourne les yeux, l’impression de lui mentir m’étouffant soudainement, et reporte mon attention sur la mer. J’aurais aimé lui dire la vérité. Ce que j’ai appris. Ce qu’elle a fait. L’impression désagréable qu’elle m’a laissée. Mais je suis même pas sûr d’avoir le droit. Je crois pas. Si elle en parle pas elle-même, c’est probablement pas pour que je le fasse à sa place. Tout ça me met plus mal à l’aise encore. Et puis même, je lui dirais quoi ? Qu’elle peut y rester d’un moment à l’autre ? Que c’est sûrement la fille la plus inconsciente de cette école ? Qu’elle a l’air de penser que je risque quelque chose en étant mis dans la confidence, en la soutenant ? Je ne vois toujours pas quoi, sincèrement, mais il y a tellement de zones d’ombre dans cette affaire que c’est peut-être pas si impossible que ça. Finalement, c’est sûrement pas plus mal de garder le secret, de tenir ma langue encore un moment… Une fois de plus, le silence retombe. En dehors de réaliser qu’on est passés à côté de la vie de l’autre pendant des jours et des jours, j’ai pas l’impression que ça serve à quelque chose. La seule chose que je comprends, c’est que la Terre a continué de tourner, que notre existence s’est pas brutalement arrêtée parce qu’il n’y avait plus grand chose entre nous.

Les grains de sable filent entre mes doigts à mesure que je joue avec. Je n’y fais même pas attention, c’est machinal et répétitif. Un ancrage ailleurs que dans notre discussion inexistante. On a rien à se dire. Ça fait mal de se le prendre en pleine tronche. On a plus rien à se dire… Mais lui trouve malgré tout de quoi continuer. « Tu sais j'ai jamais envisagé un seul instant à passer ma vie à combattre des injustices. » Malgré moi, je sens tout mon corps se crisper. J’ai pas très envie de revenir là-dessus. Je ne le regarde même pas, observant le sable auquel je m’accroche. On en a déjà vaguement parlé. Il m’a expliqué que c’était pas ce qu’il avait voulu dire. On est peut-être pas obligés de revenir dessus… « Enfin pas d'aussi graves et dangereuses que celles qu'on peut vivre ici. Faire des pétitions pour préserver la faune et la flore ou manifester pour la sauvegarde d'une espèce, oui, mais pas me mettre en danger pour sauver le monde. » Les battements de mon coeur se font plus soutenus. Je ramène instinctivement mes genoux contre mon torse. Mon bras de libre se pose dessus, remettant la vague distance qu’il y avait entre nous. Je me renferme sans avoir le temps de le réaliser totalement. « Tu l’as déjà dit… » Mais c’est un souffle si bas que je doute même qu’il m’ait entendu. Il a pas l’intention de se battre, il compte laisser des gens compétents le faire à sa place… Je sais. Et c’était finalement pas tant le problème de cette lettre. Enfin, si, un peu, évidemment que j’ai mal pris l’idée qu’il se mette encore en danger mais c’était pas le seul problème de cette lettre… « Je me suis laissé emporter sur le moment parce que je suis débile, mais j'ai jamais pensé ça en vrai. J'ai pas envie que ma vie ressemble à un champ de bataille. J'ai pas envie de quitter la maison en me disant que je ne te reverrais peut-être plus. J'ai toujours rêvé d'une vie tranquille et rangée, dans un coin de nature et j'ai pas changé d'avis. » Mais y’a pas de maison ! On est même pas sûrs qu’il y en aura une un jour ! On est en train de ramer sur une putain de plage de merde pour tenir une heure sans trop de blancs, qu’est-ce qu’il veut qu’on partage quoi que ce soit de plus pour l’instant ! Je hausse discrètement les épaules et retiens un soupir fatigué.

« T’en aurais le droit… De le vouloir, je veux dire. » Je ne sais même pas où je vais. Ça se passe toujours mal, quand on s’explique. La dernière fois… La fois d’avant… C’est rare qu’on en tire quelque chose de positif. Je ne sais pas pourquoi on s’acharne encore… « Bien sûr j’en ai pas envie et ça me ferait chier mais c’est pas vraiment le problème… Ce que je te reproche, c’est la manière dont t’as bien pu le dire ou envisager de le faire. » Je fais des dessins abstraits sur le sable du bout du doigt mais ils disparaissent presque aussitôt. Tout est bon pour éviter son regard. « Tu te souviens, l’année dernière ? Quand j’ai passé les sélections de Quidditch sans t’en parler…? Tu m’en as voulu parce que t’avais l’impression que je te tenais à l’écart de ma vie alors qu’en soi bah t’étais même pas directement concerné, on est d’accord…? » J’ai toujours eu un peu de mal à voir en quoi ça méritait plusieurs jours d’ignorance totale. Je continue à croire qu’il aurait juste pu me faire la réflection en me disant qu’il appréciait pas, bouder une heure ou deux et puis passer à autre chose… Enfin, on s’en fiche, c’est de l’histoire ancienne et j’ai pas l’intention de lui refoutre en pleine tronche un truc qui date d’une éternité. « Là c'est pareil. T’étais en train de me dire que t’allais prendre des risques, maintenant mais aussi toute ta vie, et que t’en avais strictement rien à foutre que ça me convienne ou pas. T’as même pas idée à quel point j’ai pu rester con devant ta lettre. C’était comme si t’avais l’intention de faire ta vie comme tu l’entendais, toi, et que j’avais juste le droit d’être d’accord. Je comptais juste pas, en fait. » Je resserre imperceptiblement mon étreinte sur mes genoux avant de consentir, enfin, à reposer les yeux vers lui. J’aimerais prétendre que j’ai l’air indifférent mais je ne pense pas vraiment que ça soit le cas. Tout ça m’a affecté beaucoup plus que je l’ai jamais vraiment dit, en réalité. Parce que même si je suis sûrement une quiche et que je fais beaucoup de trucs de travers, il occupe la place centrale de mon existence. Les trois-quarts des trucs que je fais, je les fais par rapport à lui alors de me rendre compte qu’il était même pas fichu de réaliser que les risques qu’il pouvait prendre allaient avoir un impact direct sur moi et que c’était peut-être pas totalement superflu de se souvenir de mon existence avant de les prendre, c’était humiliant. Pire que ça, même. Pourtant, ma voix reste calme, presque douce. Je lui explique juste, comme il vient de le faire. « Ça fait un mois et avant ta lettre de ce matin, t’es jamais revenu là-dessus. Tu m’as expliqué que tu t’étais emporté en disant que tu voulais te battre toute ta vie, d’accord, mais à aucun moment tu t’es dit que t’avais pu me blesser en faisant ta vie de ton côté. J’ai eu le droit à une scène parce que ma lettre était maladroite ou pas claire et je dis pas le contraire, hein, et que tu l’as mal vécu mais tu t’es pas remis en question une seule seconde… » Je soupire et baisse à nouveau les yeux. Le pauvre doit regretter d’avoir lancé le sujet. Mais après tout, j’imagine qu’il voulait qu’on en parle. Alors on en parle…
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Je me souviens de toi près de moi, tu m'embrassais pour la première fois, j'ai cette image gravée dans la tête. Je me souviens des premiers rendez-vous comme de la plus belle image de nous.
Rioghbhardan O'Callaghan
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MessageSujet: Re: Talk to me, forgive me and love me until the end of time (Milo & Rioghbhardan)   Dim 28 Oct - 21:12

Milo & Rioghbhardan

Talk to me, forgive me and love me until the end of time

Je suis un peu étonné de le voir s'installer sur la plage mais au final, c'est loin d'être une mauvaise idée. On ne va quand même pas rester debout à se regarder dans le blanc des yeux, sinon un coin de couloir aurait très bien pu faire l'affaire. Il fait beau, chaud, le sable est agréable sur les pieds nus, autant en profiter un peu. Je ne dis pas qu'on ne va pas ramener du sable avec nous dans notre dortoir ... et encore. C'est censé être une illusion, j'imagine donc qu'en sortant d'ici, le sable aura totalement disparu, non ? Enfin, ça me semble assez logique en y réfléchissant bien. Au final c'est toujours ça de pris, j'avoue détester quand le sable s'immisce de partout. Quand tu vas quelques jours en bord de mer, t'arrives à en avoir dans ton lit sans que tu comprennes vraiment comment il est arrivé là. Là, en théorie on n'aura pas ce problème. Je finis par reconnecter mon cerveau et par l'imiter et après quelques instants à me débattre avec mes chaussures, je finis par m'installer à ses côtés. Et c'est agréable. Ce n'est pas la première fois qu'on se retrouve proche, après tout on dort dans le même lit alors forcément, on n'est pas très loin l'un de l'autre, mais c'est pas pareil. Là on est conscient qu'on est proche tous les deux, on n'est pas dans la même démarche que juste dormir côte à côte. Je ne sais pas, là ça me fais vraiment quelque chose. Bon, en vrai, ça me fais aussi quelque chose de dormir si près de lui, mais c'est pas pareil. J'ai envie de me blottir dans ses bras, j'ai envie de me rapprocher de lui, de lui caresser la peau, de sentir son souffle dans mon cou, de sentir son parfum, sauf que j'ai la sensation que ça m'est interdit alors je n'ose pas le faire et ça me met mal. J'ai envie, tout mon corps brûle de retrouver tous les gestes d'avant, mais je ne le peux pas, alors c'est encore plus douloureux. Je ne prétends pas que j'ai plus le droit maintenant, mais je ne sais pas, ce n'est pas la même démarche, alors c'est différent. L'espoir renaît. C'est certainement un peu bête mais qu'importe, j'aime.

Le premier sujet qui tombe sur le tapis c'est ma grand-mère. Ca me surprend un peu, même si c'est agréable de le voir demander de ses nouvelles. Après tout, ce n'est pas juste un nom dans une conversation. Il l'a déjà rencontré à plusieurs reprises, il a eu l'occasion de discuter plusieurs fois avec lui, sans la connaître par coeur, il y a un lien qui s'est créé entre eux. Evidemment, si on venait à se séparer, je les vois mal s'envoyer des lettres de temps en temps pour se demander des nouvelles et j'imagine qu'ils oublieront l'existence de l'autre. En soit, c'est normal, ils ne sont pas proches à ce point là, mais je sais que ma grand-mère l'apprécie et aime me voir heureux avec lui et j'aime à croire que Dan l'apprécie aussi, à sa façon. Au moins, même si c'est un peu tendu entre nous, il pense un peu à elle. Enfin j'imagine qu'il n'y pense pas quand je ne suis pas là, mais vous comprenez l'idée, c'est agréable de le voir en parler, même si pour le coup, ça me gêne un peu parce que j'ai pas la sensation que les choses aient beaucoup changées depuis cet été. Enfin, plutôt par rapport au début de l'été, parce qu'au final, ça allait mieux après que Liu lui ait donné un traitement, mais là, j'ai l'impression que sa santé rechute de nouveau. Ca va, sans aller et sans les résultats de ses examens, on n'en saura pas plus. Et l'attente me tue. Je ne comprends pas pourquoi ils ne les ont pas fait plus tôt. Au début, je trouvais ça plutôt rassurant, je me disais que c'était bénin et que ça ne servait à rien de se presser, mais maintenant, de ce que j'apprend via les lettres, je me demande si c'est pas de l'inconscience pure. Quoi, c'est parce qu'elle est vieille, si elle meurt maintenant, ça ne sera pas grave ? Rien que l'idée me donne la nausée. Et sentir l'épaule de Dan se coller à la mienne me fait un bien fou. Il est là, je ne suis pas seul dans cette histoire. Je ne sais pas s'il continuera à être là si finalement ça se passe mal, mais actuellement, il est là et c'est tout se qui compte. "Oui !" Dis-je d'une petite voix en appuyant mon épaule contre la sienne. C'est pas grand chose, mais moi ça m'aide vraiment. Parce que cette situation me torture l'esprit depuis quelques jours et je le vis assez mal. J'ai l'impression que tout s'enchaine et que rien ne va. Entre cette histoire de badge qui me donne du soucis, notre relation avec Dan qui bat de l'aile, la santé de ma grand-mère qui se tire en cacahuète, rien ne va. C'est peut-être un retour de karma, je ne sais pas, mais si c'est le cas, je préférais que ça s'acharne sur moi. Quitte à ce que quelqu'un soit malade, autant que ça soit moi, pas les gens que j'aime.

Mais j'ai pas envie de briser l'ambiance, déjà qu'elle est loin d'être au top, l'idée c'est pas d'en rajouter une couche. Surtout qu'on ne sait pas, alors je pourrais me lamenter longtemps sur cette histoire et au final, pour rien parce que les résultats seront nickel. Du coup je n'en parle pas, me disant que comme ça, je n'attire pas le mauvais oeil. C'est bête parce que ça ne changera certainement rien que j'en parle ou pas. Et puis qui a envie d'entendre tout ça ? C'est pas comme si les gens pouvaient vraiment faire quelque chose. En dehors de me taper sur l'épaule en me disant que ça va aller, y'a pas grand chose à faire. Donc autant ne pas trop en parler. Je pensais que le sujet Tracy détendrait un peu l'atmosphère. C'est vrai, j'étais ps au courant que ça allait mieux entre eux mais c'est pas grave, je n'en ai pas parlé pour le lui reprocher. Au contraire, moi ça me fais plaisir de les voir de nouveau ensemble tous les deux, je sais qu'ils ont besoin l'un de l'autre. Sauf qu'étrangement, la réponse de Dan me laisse à penser que peut-être pas. Je ne sais pas, c'est étrange. Je m'attendais à ce qu'il me dise que c'était super de la retrouver, que c'était une bonne nouvelle. Enfin je ne sais pas trop ce que j'attendais, mais un peu plus d'entrain en tout cas et pas vraiment, un simple ouai ... Je glisse mon regard vers lui sans trop comprendre. Est-ce qu'il y a anguille sous roche ? Je n'ose pas trop poser de questions. Déjà parce que j'ai pas la sensation qu'il ait très envie d'en parler et ensuite parce que ça va déjà pas trop entre nous, autant pas en rajouter une couche en me mêlant d'affaires qui ne me regardent pas. Mais c'est assez étrange malgré tout parce que j'ai vraiment eu la sensation que ça allait mieux entre eux. Que ce soit en cours de Botanique ou à Halloween, ils avaient l'air de passer un bon moment. Limite, j'avais presque peur de les déranger. Alors cette réponse me laisse perplexe. Est-ce que j'insiste ? Est-ce que je laisse tomber ? Si j'insiste trop, je vais passer pour le gros lourd de service, mais si je laisse tomber trop vite, peut-être qu'il va croire que ça ne m'intéresse pas et que j'en ai parlé juste pour faire la conversation. Alors que pas du tout, j'ai vraiment envie d'en savoir plus.

J'hésite un peu mais finalement je laisse tomber. Je me dis qu'au pire, je pourrais peut-être revenir dessus plus tard, si l'ambiance se décante un peu. J'ignore si ça sera possible, mais disons qu'on verra bien. Surtout qu'il y a un autre sujet que j'ai envie d'aborder et je sais qu'il va être difficile, alors autant ne pas s'acharner sur un sujet plutôt secondaire pour le moment. Non pas que sa vie, en dehors de moi, n'a aucune importance, juste qu'il y a des moments pour tout et que là, j'avais plus imaginer revenir sur nous. Parce que c'est notre relation qui est à l'agonie et que l'idée c'est pas de faire comme si ce n'état pas vrai, ça ne nous rendrait pas service. Alors du coup je me lance. Je vois assez rapidement que l'envie n'était pas présente pour lui et qu'il aurait certainement préféré qu'on n'aborde pas le sujet mais je suis vraiment persuadé que si on ne le fait pas, ça ne nous rendra pas service. D'accord, ça ne va pas être agréable, c'est évident, mais le but c'est de crever l'abcès, non ? J'arrive pas à imaginer que les choses s'arrangent en ignorant les problèmes, c'est inconcevable pour moi. Alors peut-être que je fais encore une connerie, mais j'imagine que ça n'en sera qu'une de plus. Alors je me lance dans l'arène et ce n'est pas agréable, surtout de le voir se recroqueviller à côté et fuir mon regard. Mais je continue, quoi qu'il arrive parce qu'une fois que j'ai lancé l'idée, je me vois mal lui dire "non mais t'as raison, n'en parlons plus, autant laisser les choses finir de se détériorer toute seule !". Après je ne prétends pas que je vais arranger les choses, peut-être que je suis en train de tout gâcher, mais je ne vois pas ce que je peux faire d'autres. Il murmure quelque chose, mais je dois avouer que je suis lancé alors je ne m'arrête pas. Je crois qu'il disait que je l'avais déjà dit, mais sans aucune assurance. C'est vrai, mais par lettre ce n'est pas pareil qu'à l'oral. Parce que c'est bien beau de le dire, j'ai vraiment envie qu'il sache que je le pense. Alors évidemment, ça peut être un beau discours, mais creux au final, mais ce n'est pas le cas et j'espère qu'il en est conscient.

Quand je finis, je ne me sens pas plus soulagé, mais ça me tenait à coeur malgré tout de le lui répéter. Sauf que de le voir hausser les épaules, je dois avouer que ça ne m'encourage pas à continuer. Il va faire ça tout le long ? Se contenter de me dire que je l'ai déjà dit et qu'au final ça l'indiffère ? J'ai bien compris qu'il n'a pas envie de parler de ça mais alors il veut qu'on parle de quoi ? De la pluie et du beau temps ? Attendre en silence que l'heure passe ? Si c'est ça, alors autant qu'il parte maintenant, il n'y a aucun intérêt à être ici. Heureusement - enfin je crois - il finit par briser le silence pour prendre la parole. J'aurai le droit de vouloir quoi ? Une vie pleine de danger ? Oui, j'imagine que j'aurai le droit si c'était mon choix de vie en effet, mais ce n'est pas le cas. Selon lui, ce n'est pas le problème, selon li c'est la façon dont je l'ai dit. Sur le coup, je ne comprends pas trop, mais je ne dis rien, j'attends d'entendre la suite, parce que j'espère qu'il y en aura une. Si ce n'est pas le cas, je le relancerais sur le sujet parce que j'ai vraiment envie de savoir. Il me demande si je me souviens de l'an dernier avec les sélections de Quidditch. Je hoche la tête. Oui, je m'en souviens parfaitement. Pas un très bon souvenir, il faut bien l'avouer. Non pas que je ne suis pas content qu'il se soit présenter et qu'il ait réussi, c'est tout le reste que j'aime pas me rappeler. "Oui, je suis d'accord !" En effet, le résumé est assez fidèle. Je plie mes jambes à mon tour et passe mes bras autour de mes genoux, sans vraiment m'en rendre compte. Pas vraiment pour me protéger, enfin je n'en ai pas l'impression. Enfin, peut-être que si au final, je ne sais pas. Je ne sais juste pas où il veut en venir, alors j'attends patiemment la suite. Et puis il finit par m'avouer la façon dont il a ressenti cette histoire et soudainement, je me sens encore plus con qu'avant. Je commence à me rendre compte que j'étais totalement à côté de la plaque et qu'inconsciemment, je l'avais blessé. Ce n'était pas volontaire et jusqu'à maintenant, je ne crois même pas avoir pris vraiment conscience de tout ça. Je fixe la mer, silencieusement. "Je ... Non, tu as raison, je ne me suis pas remis en question." Je vois cette histoire sous un angle différent. On voit toujours ce qui nous arrange dans une situation, sans la regarder dans son entier. En tout cas c'est quelque chose que j'ai souvent l'habitude de faire. Et là, je vois cette histoire bien différemment. Je ne m'étais pas rendu compte qu'il pouvait le vivre aussi mal, tout simplement parce que pour moi, le danger actuel n'existe pas et que j'ai raconté n'importe quoi pour ce qui pourrait arriver dans 10 ans. J'ai juste pensé qu'on essayait d'embrigader des gamins de notre maison, sans qu'ils en prennent conscience et ça m'a rendu dingue. Parce qu'on touche pas à des gosses. Mais c'est vrai que j'ai pas pris conscience que si tout ça est vraiment sérieux, je pourrais mettre en danger tout ce qu'on a construit entre nous. Enfin, c'est un peu plus compliqué que ça, j'étais conscient que je pouvais être une cible potentielle, mais je le serais certainement tôt ou tard au vu de mon passé. Mais j'ai pas forcément pensé que ça pourrait le toucher lui directement. "Je crois que c'est parce que je ne vois pas le danger potentiel actuel que du coup je me suis embarqué dans cette histoire. Je vois juste des gens mal intentionnés essayer d'embrigader des gamins de notre maison qui ne sont pas conscients de tout ça .... Mais j'ai ... j'ai jamais voulu te faire ressentir ça. Je l'ai visiblement fait et je ne prétendrais pas le contraire, mais c'était ... pas intentionnel." Je me sens tellement con et le pire c'est que j'ai aucune excuse pour me justifier. J'ai pas voulu le blesser ou lui faire croire que son avis ne comptait pas. Mais c'est vrai que j'ai eu la sensation qu'il voulait juste que je les abandonne à leur sort pour rester en sécurité et ça m'a saoulé. Alors du coup je me suis enflammé et je me suis focalisé sur mon idée parce que je ne me sentais pas soutenu sans vraiment cherché à savoir pourquoi je ne l'étais pas. Et il avait raison, dans sa lettre, de dire que quoi qu'il dise, je n'en ferai qu'à ma tête, parce que c'était exactement ça. J'ai agis comme un gamin capricieux qui veut absolument quelque chose, sans attendre et sans écouter personne, que ce soit une bonne ou une mauvaise idée. Et si ça blesse des gens, c'est du pareil au même. Je soupire "Je ne vais pas te sortir une excuse bidon pour expliquer ça, parce que je n'en ai pas. Je ne m'étais même pas rendu compte de tout ça, tellement j'étais dans mon idée. Je voulais tellement bien faire pour ces gamins que j'ai pas réfléchi aux conséquences que ça pourrait avoir derrière. Et moins tu me soutenais et plus ... je ne sais pas ça me gonflais et je m'obstinais dans mon idée. Alors que c'est débile, parce que concrètement, j'vois pas vraiment ce que je peux faire en dehors de les mettre en garde. Mais j'avais la sensation que c'était de mon devoir de faire ça, que si je ne le faisais pas, personne ne le ferait. Et quand j'ai vu que je recevais du soutien d'autres personnes, ça me confortait dans ma décision." Et plus je parle et plus je me rends compte de plein de choses, que je refusais d'avouer au début. "Je crois que tu as raison, j'ai voulu jouer les héros. " Dis-je le regard un peu vague. Ca me fais bizarre de m'en rendre compte, parce que ça m'avais tellement énervé quand il l'avait dit. Je trouvais ça tellement abusé de sa part de me balancer ça, alors qu'au final, ce n'était que la vérité "Ca m'a énervé quand tu m'as dit ça, je te trouvais vraiment cruel de me balancer ça, mais ... depuis Blackman, je crois que la confiance qu'on avait dans les adultes c'est éteinte et j'arrive pas à me dire que c'est leur rôle de nous protéger et qu'on peut leur faire confiance ... 'fin pas à tous, mais rien qu'aux profs qui ont souffert presque autant que nous et qui ont été là pour nous aider à sortir de tout ça. On dit souvent qu'on ne peut avoir confiance qu'en soi-même, j'ai un peu trop pris cette histoire au pied de la lettre." Evidemment, ça ne justifie rien, c'est pas pour ça que je le dis, mais vu que je viens de me faire ce constat, j'imagine qu'il est en droit de savoir que j'étais vraiment à côté de la plaque et pas lui. "'Fin bref, ça n'excuse rien et même si je suis sincèrement désolé, je sais que ça ne suffira pas à arranger les choses. Je ne m'étais pas rendu compte que j'étais con à ce point là, j'ai ... j'ai pas vu tout ça. C'est débile hein, j'en suis bien conscient, mais j'étais tellement dans mon idée que j'ai fait abstraction de tout le reste."


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MessageSujet: Re: Talk to me, forgive me and love me until the end of time (Milo & Rioghbhardan)   Lun 29 Oct - 2:37


talk to me, forgive me
and love me until the end
Milo & Rioghbhardan

Finalement, on aborde le sujet qui fâche. On en vient à parler de nous. Est-ce que c’est une bonne idée ? J’en suis pas convaincu. Mais j’imagine qu’on a pas le choix. Et qu’on en a pas d’autres, de toute façon… Alors j’entre dans son jeu, remettant malgré moi toute la distance possible entre nous. Je lui en veux, je crois. Pas d’avoir voulu recommencer à sauver l’humanité, seulement d’avoir recommencé à m’oublier. Je ne sais plus exactement comment ça s’était fini après la bataille, je me souviens plus exactement des discussions qu’on a eu mais dans le fond, j’ai l’impression de revivre inlassablement les mêmes choses. Et je crois qu’il pourrait réutiliser les mêmes mots qu’il m’avait balancé le soir du bal… Un noeud se forme dans mon estomac à mesure que les souvenirs affluent. « Oui, je suis d'accord ! » J’espère bien ! Je me suis trouvé assez con à ce moment-là pour m’en rappeler correctement. Et à cause de la dispute qui a suivi, j’ai jamais vraiment su s’il s’était barré juste pour me faire retenir la leçon ou s’il y avait une véritable raison derrière son abandon. J’ai quand même tendance à croire que c’était pour me dissuader de recommencer… Enfin qu’importe, là n’est pas le sujet. Une fois qu’il m’a donné son avis, je reprends. J’essaye de lui expliquer au mieux ce qui, à mes yeux, est le véritable problème de cette dispute. Je ne m’énerve pas, ma voix n’est pas pleine de reproches. Je fais juste l’exposé de mon ressenti. Peut-être moins détaché que je l’aurais voulu mais c’est difficile d’avoir l’air indifférent quand on raconte à quel point on a pu avoir l’impression de ne pas exister dans la vie de son petit-ami. Avant, j’aurais sûrement eu peur qu’il le prenne mal, j’aurais craint de lui faire de la peine ou qu’il se sente accusé mais ces derniers temps, lui n’a pas pris cette peine alors j’estime que j’ai le droit, ce soir, de ne pas vraiment prendre de pincettes ni d’arrondir les angles pour que la réalité soit plus agréable. Après tout, c’est quand même en grande partie de sa faute si j’ai mal vécu tout ça. « Je... Non, tu as raison, je ne me suis pas remis en question. » J’essaye de capter son regard mais celui-ci se fait fuyant, fixant la mer qui nous fait face. Pendant une seconde, je suis incapable de savoir s’il dit ça pour me faire plaisir et calmer le jeu ou s’il le pense vraiment…

Je recommence à jouer avec le sable, abandonnant l’idée de le regarder. Sa voix reprend. « Je crois que c'est parce que je ne vois pas le danger potentiel actuel que du coup je me suis embarqué dans cette histoire. » Ça aussi, il me l’a déjà dit. Qu’il voulait agir maintenant, pendant que c’était pas trop grave. Que c’était que des lettres, rien de dangereux. Je sais tout ça. Mais je ne l’interrompe pas pour autant et le laisse continuer. « Je vois juste des gens mal intentionnés essayer d'embrigader des gamins de notre maison qui ne sont pas conscients de tout ça… » Des gamins qu’il était prêt à utiliser à leur insu pour en apprendre davantage sur cette affaire… Je trouve le jugement maladroit. Quand bien même l’intention est louable, le résultat est le même. Je ne sais pas ce qu’il a fait, en fin de compte. J’aime à croire qu’il a compris que c’était mal et qu’il a laissé tomber. Mais ça m’a choqué, venant de lui… Ça m’a déçu, peut-être aussi. Je revois encore son regard horrifié quand je lui avais dit qu’il fallait laisser les Mangemorts mettre la main sur les nés-moldus qu’on avait avec nous, faute de pouvoir faire quelque chose pour eux, histoire de garder les autres (et nous) saufs. Là, ça avait l’air beaucoup moins dérangeant de livrer un môme innocent à des gens dont on ne sait rien… Je n’aime pas me rendre compte qu’il n’est parfois plus aussi juste et bon qu’il l’était avant tout ça. Peut-être que c’était la peur, j’en sais rien, mais c’était un ange, sûrement le garçon le plus irréprochable que j’ai jamais rencontré… Là… Il a réagi exactement comme j’aurais pu le faire et je crois qu’il n’y a personne à qui je lui souhaite moins de ressembler un jour qu’à moi… Mais encore une fois, je ne dis rien. « Mais j'ai... j'ai jamais voulu te faire ressentir ça. Je l'ai visiblement fait et je ne prétendrais pas le contraire, mais c'était... pas intentionnel. » Qu’il se rassure, je n’ai jamais imaginé rien qu’un instant qu’il ait pu le faire volontairement. Et c’était peut-être le pire, je crois. J’aurais préféré me dire qu’il avait voulu me faire mal exprès pour se venger ou je ne sais quoi, plutôt que de réaliser que c’était parfaitement normal et naturel de me dégager comme ça. Comme la première fois, finalement. Comme si, en acceptant de sortir avec lui, j’avais accepté de fermer les yeux sur tout et n’importe quoi pour qu’il puisse faire ce que bon lui semblait. Je n’ai jamais signé pour ça, en réalité. J’ai jamais attendu qu’il me consulte avant de prendre la moindre décision mais tout de même, ça me paraissait évident qu’un truc qui sous-entendait qu’il allait peut-être mourir, partir au front ou me sacrifier nécessitait que j’ai le droit d’ouvrir les négociations avant. À tort, visiblement…

Je crois que, sans le savoir, j’ai ouvert les vannes. À croire qu’il avait besoin d’en parler. « Je ne vais pas te sortir une excuse bidon pour expliquer ça, parce que je n'en ai pas. Je ne m'étais même pas rendu compte de tout ça, tellement j'étais dans mon idée. » Je hoche la tête un peu tristement. J’ai remarqué, oui… « Je voulais tellement bien faire pour ces gamins que j'ai pas réfléchi aux conséquences que ça pourrait avoir derrière. Et moins tu me soutenais et plus ... je ne sais pas ça me gonflait et je m'obstinais dans mon idée. » Ça me fait de la peine de l’écouter. Ma gorge est désagréablement nouée. J’ai envie de le secouer. Les conséquences, c’était notre couple ! Je veux dire… C’est pas comme si ça avait vaguement pu lui rapporter une heure de colle ou qu’il se fasse taper sur les doigts ! Il était prêt à me foutre de côté pour des mômes qui avaient même pas conscience de ce qu’il se passait. Il aurait été potentiellement prêt à m’abandonner pour ça. « Alors que c'est débile, parce que concrètement, j'vois pas vraiment ce que je peux faire en dehors de les mettre en garde. Mais j'avais la sensation que c'était de mon devoir de faire ça, que si je ne le faisais pas, personne ne le ferait. Et quand j'ai vu que je recevais du soutien d'autres personnes, ça me confortait dans ma décision. » Oui, je sais, j’ai déjà entendu quelque chose qui ressemble à ça. Je pouvais pas laisser tomber maintenant, ils comptaient sur moi. Ou quelque chose comme ça. En fait, rien a vraiment changé, je crois. Les risques sont moindres pour l’instant, on est d’accord, mais au-delà de ça, tout est pareil. Je suis juste le boulet qu’il se traîne. Un boulet dont il ne s’embarrasse même pas vraiment, en réalité. Ma main passe nerveusement sur mon visage alors que je l’écoute. Malgré le beau temps illusoire qu’on a ici, je n’ai plus très chaud. « Je crois que tu as raison, j'ai voulu jouer les héros. » Un haussement d’épaules m’échappe. Je ne dis pas que de la merde tout le temps. Je crois que je commence à le connaître assez pour, parfois, remarquer des trucs sans me planter.

« Ça m'a énervé quand tu m'as dit ça, je te trouvais vraiment cruel de me balancer ça, mais... depuis Blackman, je crois que la confiance qu'on avait dans les adultes s'est éteinte et j'arrive pas à me dire que c'est leur rôle de nous protéger et qu'on peut leur faire confiance… » Sur le coup, je reste idiot. Il m’a trouvé cruel… C’est violent. Ça laisse quand même entendre qu’il m’a cru capable de lui dire un truc méchant dans le seul but de le blesser. J’ai l’impression de vivre exactement ce que je redoutais si on tentait de s’expliquer. Finalement, je suis loin de me sentir mieux maintenant. Je savais que l’image qu’il pouvait avoir de moi était merdique, depuis le début je le dis mais je pensais pas que c’était à ce point-là. Je pensais que c’était mon absence de courage qui le dérangeait ou le fait que j’avais tendance à essayer de le freiner dans ses élans d’héroïsme mais c’est pire que ça… Il me voit comme un vrai connard, en réalité. J’ai du mal à avaler ma salive mais aussi à donner le change. Je tombe de haut et ça se voit. J’ai juste envie de lui dire que je suis désolé et de partir. On dira sûrement que c’était maladroit et pas exactement comme ça qu’il le pensait mais je peux pas m’en prendre plein la gueule en permanence et tout foutre sur le dos de la maladresse. Je suis face à lui, merde ! S’il posait les yeux sur moi au lieu de fixer la mer, il remarquerait qu’il vient de me faire mal, là, et peut-être qu’il pourrait se rattraper ! Mais non, c’est trop demander que de lui rappeler que je suis à côté et que tout ne glisse pas sur moi comme de l’eau sur une vitre… « 'fin pas à tous, mais rien qu'aux profs qui ont souffert presque autant que nous et qui ont été là pour nous aider à sortir de tout ça. On dit souvent qu'on ne peut avoir confiance qu'en soi-même, j'ai un peu trop pris cette histoire au pied de la lettre. » Je dois bien avouer que j’ai perdu le fil. Je ne sais plus vraiment de quoi il parle. Je crois que c’était de la confiance des profs ou quelque chose comme ça mais, sous le choc, le sens m’a échappé. Je hoche la tête sans savoir à quoi j’acquiesce.

« 'Fin bref, ça n'excuse rien et même si je suis sincèrement désolé, je sais que ça ne suffira pas à arranger les choses. Je ne m'étais pas rendu compte que j'étais con à ce point là, j'ai... j'ai pas vu tout ça. C'est débile hein, j'en suis bien conscient, mais j'étais tellement dans mon idée que j'ai fait abstraction de tout le reste. » J’aimerais lui dire que c’est faux mais même si je ne le pense pas dans ces termes-là, je ne peux qu’être d’accord avec lui. Je n’ose même pas tourner la tête dans sa direction. J’ouvre la bouche pour lui répondre mais je la referme sans prononcer le moindre mot, clairement hébété. Je ferme les yeux et soupire. Je suis encore plus mal à l’aise (mal tout court ?) qu’à mon arrivée. Et je sais même pas quoi dire pour essayer de sauver les apparences. Je suis même pas sûr d’avoir envie de les sauver. J’imagine que si je dis rien et que je fais comme si tout allait bien, ça ne durera pas. On ne durera pas. Parce que, mine de rien, cette conversation est plus blessante encore que les impressions que j’ai pu avoir jusque là. Ma langue passe maladroitement sur mes lèvres. Mes mains devenues moites et glacées s’enfoncent dans le sable de chaque côté de mes genoux. « T’es un préfet incroyable, Milo, sincèrement. T’es investi, t’as à coeur le bien-être des mômes qui sont sous ta responsabilité et tout… Je pense vraiment que Poufsouffle a de la chance de t’avoir… » Et c’est vrai. Je n’ai jamais remis en cause son boulot, qu’il fait juste merveilleusement bien. « Mais… Mais je crois que tu as plus de considération pour eux et pour tes responsabilités que pour moi. Et je crois que ça a toujours été le cas… » Le reconnaître à voix haute me surprend tellement que la fin de ma phrase se barre dans un hoquet pathétique. « C’est pas méchant, hein… Mais regarde, notre couple est complètement passé au second plan, l’avis de je ne sais même pas qui… » Même si j’imagine que la Merveilleuse Felicia n’est pas étrangère à tout ça. « … a eu plus d’impact sur tes décisions que le mien… Tu m’as complètement oublié au nom de gamins manipulés qui avaient besoin de toi. Tout en oubliant que, moi aussi, j’avais besoin de toi. Et c’est pas la première fois… » Je ne prétends pas qu’il doit me faire passer avant toute chose au monde, c’est faux, juste que j’ai le droit de ne pas apprécier passer après tout le reste. Enfin… Je crois…

« Quand tu m’as écrit en panique parce que t’avais peur que je te quitte, la toute première chose que j’ai faite, c’est te rassurer, te dire clairement que non, j’en avais pas l’intention. Tu te souviens ? Même si ta lettre m’a soulé ou que j’avais envie de t’envoyer chier… Là, je t’ai dit que j’avais peur de ne pas compter pour toi et au lieu de me dire simplement « mais non Dan, tu comptes pour moi », tu t’es justifié, tu m’as juste expliqué pendant cinq minutes à quel point j’avais raison. » Je me risque à un regard vers lui, un sourire un peu désespéré aux lèvres. J’aurais préféré qu’on ait jamais cette discussion mais puisqu’on est là, j’ai envie qu’il sache à quel point c’est difficile à vivre, aussi, de mon côté. « Pendant un mois ou presque, t’as dû te dire que j’étais un petit-ami de merde, le genre de connard qui t’accorde pas un câlin, pas un je t’aime même quand toi tu le faisais… Et c’est vrai, j’accepte totalement ce rôle-là. J’ai été un petit-ami de merde. Mais pas une fois t’as cherché à savoir pourquoi. Comme si c’était dans mes habitudes d’agir comme ça avec toi ! Du jour au lendemain, il y a eu plus rien mais jamais tu m’as demandé ce qu’il s’était passé. Parce que t’avais plus important à penser, que tu voyais peut-être ça comme un caprice ou la continuité des trucs « cruels » que j’avais décidé de te faire subir…? Je sais pas… » J’ai du mal à digérer ça, et ça se voit. Au point où on en est, j’essaye même plus de le cacher. Avec un peu de chance, il remarquera que c’était pas cool et tentera de rectifier le tir. Un nouveau soupir m’échappe. J’aurais préféré ne jamais venir ici, rentrer directement à Poufsouffle en prétextant avoir zappé ce rendez-vous. « Je peux pas te reprocher d’avoir d’autres choses en tête, tu me diras… Et c’est vrai… Mais j’aurais voulu que tu sois là, que tu fasses assez attention à moi pour remarquer qu’un truc allait pas. Je veux dire… C’était évident, Milo. C'était juste évident... Ça te rappellera peut-être quelque chose mais actuellement, j’ai bien du mal à croire que tu m’aimes. Tu tiens à moi et ça j’en doute pas une seule seconde, mais je suis pas sûr que ça soit encore des sentiments très amoureux… » Je me frotte machinalement les yeux pour refouler les larmes qui menacent de couler, prêt à prétendre que c’est un grain de sable qui en est la cause, et hausse à nouveau les épaules. « Tu sais, on a tout vécu, tous les deux, on est passés par tous les stades possibles d’une relation… Mais je crois que tu m’as jamais manqué autant. Enfin… que mon petit-ami m’a jamais manqué autant… »
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Je me souviens de toi près de moi, tu m'embrassais pour la première fois, j'ai cette image gravée dans la tête. Je me souviens des premiers rendez-vous comme de la plus belle image de nous.
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MessageSujet: Re: Talk to me, forgive me and love me until the end of time (Milo & Rioghbhardan)   Lun 29 Oct - 9:32

Milo & Rioghbhardan

Talk to me, forgive me and love me until the end of time

Je m'y prends comme un pied, pour ne pas changer. Mais j'ignore ce qu'il attend de moi, je ne comprends pas ce qu'il veut attendre. Parce que visiblement, il veut entendre un truc précis que je ne lui offre pas. Je dis ce qui me vient, j'avoue avec un peu de difficulté que j'ai eu tort mais surtout qu'il avait à 100% raison sur quelque chose qui m'avait vraiment blessé sur le moment. Il ne se rend pas compte parce que c'était vrai, mais d'entendre mon petit ami me dire que je jouais encore les héros, ça m'a vraiment blessé. Parce que si pour lui, ce n'était que ça, avoir envie de jouer les héros, alors remet en question tout ce que j'ai fait jusqu'à présent. Donc quand j'ai fait parti de la rébellion, c'était par pur caprice ? Parce que j'avais envie de me mettre en avant et qu'au final j'ai pas forcément penser aux autres, mais qu'à ma gueule et à l'image qu'on pourrait avoir de moi après tout ça. Que je ne rêvais que d'une chose, qu'on change l'image qu'on avait de moi et qu'on redore mon blason. Mais évidemment que c'est vexant, parce que j'ai risqué ma vie pour sauver celle des autres et la sienne en particulier. Parce que si je devais attendre les autres, on y serait encore là bas. Que si j'avais pas "joué les héros" comme il le dit si bien, sa précieuse meilleure amie serait encore au fond du trou et qu'il serait certainement parti la rejoindre tellement il était parti à faire de la merde. Alors oui, c'est vexant et de voir que tout ce que j'ai fait se résume à cette phrase, j'ai trouvé ça cruel. Mais j'imagine qu'il ne le sera jamais, parce que quand lui emploi une phrase vexante, il ne faut rien dire, mais quand j'emploie le mot qu'il ne faut pas, il faut que je men veuille pendant des années... Alors oui, j'avoue que cette fois-ci, c'était peut-être le cas, que sans raison apparente, je me suis lancé dans cette histoire pour protéger ceux de ma maison, parce que je n'avais pas confiance aux autres et que j'avais cette sensation que tout le monde s'en moquait un peu. Mais avec le temps, je me suis rendu compte que ce n'était pas vrai, qu'on était plusieurs sur le coup et finalement, j'ai contacté un adulte pour nous venir en aide. Je n'ai pas pris beaucoup de risque, j'ai une confiance aveugle en Liu. Elle sera apte à se charger de tout ça, je préfère aujourd'hui suivre tout ça de loin. J'ignore où ça va mener, mais j'espère pas très loin.

Mais ce n'est pas suffisant d'avouer tout ça et qu'au fond il s'en fout un peu, parce que ce n'était pas ça qu'il attendait de moi. Voire pire encore, je vais rapidement me rendre compte que je l'ai encore blessé sans le vouloir. A croire que je vais juste fermer ma gueule et arrêter de lui écrire pour ne pas qu'un mot puisse le perturber plus encore. Peut-être que l'idéal serait que je m'en aille, que je me contente de m'excuser platement pour tout le mal que j'ai pu lui faire pendant ces années ensemble, lui souhaiter une bonne continuation et trouver un autre dortoir à squatter pour le reste de l'année. Me tenir le plus éloigné de lui pour ne surtout pas le blesser encore plus et lui faire oublier jusqu'à mon existence. Ca serait peut-être ça la solution à notre problème, disparaître de sa vie. Sauf que voilà, je suis égoïste, je n'en ai pas envie. Pas maintenant, pas sans me battre. Parce que si je ne me bats pas, je lui donne raison et ça il en est hors de question. Parce qu'il a tort, pas sur l'ensemble de ce qu'il me dit, évidemment, mais sur le fait que je ne l'aime plus. Je ne prétends pas que c'est dégueulasse de reprendre ce que j'ai pu écrire à son avantage ou que c'est injustifié, juste que c'est faux. Tout d'abord il me fait un compliment sur mon rôle de préfet et j'avoue que là où ça devrait me faire plaisir, ça me gêne énormément. Je baisse le regard sur le sable autour de nous. Quand quelqu'un commence par quelque chose de positif, c'est que ça va finir en négatif. "T'es génial ... mais c'est plus possible entre nous". On dit souvent que tout ce qui est avant le "mais" ne compte pas, c'est juste pour se donner bonne conscience. Et ben là c'est exactement ce que je ressens. Non pas que je suis persuadé qu'il ne le pense pas, je sais qu'il le pense, il me l'a déjà dit, juste que ça n'a pas d'importance dans l'histoire. C'est peut-être parce que je veux être un bon préfet qu'on est dans cette histoire actuellement, alors je ne vois pas en quoi c'est une bonne chose d'être un bon préfet si c'est pour perdre celui que j'aime. Je comprends ce qu'il dit, mais je sais qu'il a tort. Evidemment, ce n'est pas de sa faute, c'est moi qui ne lui ai pas montré le contraire, mais je sais qu'il a tort sur toute la ligne. Parce que si ce qu'il me disait ou lui à proprement parlé ne comptait pas, jamais je me serai éloigné de cette histoire. C'est parce que je savais que ça le blessé de me voir me mettre en danger sans penser à lui que j'ai délégué cette histoire à un adulte compétent. J'aurai pu faire fi de tous ses arguments, lui donner une gentille tape sur la tête et continuer mon délire, sauf que ce n'est pas ce que j'ai fait. J'ai cherché des solutions pour arrêter de m'impliquer dedans, pour ne plus me mettre en danger et pour le préserver lui. J'ai pas envie qu'il se lève tous les matins pour se demander s'il allait m'arriver quelque chose. Et j'ai pas envie de me lever tous les matins en me demandant si j'allais le revoir le soir.Mais je ne dis rien pour le moment, je l'écoute parler comme il m'a écouté jusqu'à présent.

Il parle, il parle, il parle, il vide son sac. Ce n'est pas agréable d'entendre tout ça mais je le laisse aller jusqu'au bout de ses idées. J'ai la gorge nouée, l'estomac en vrac et les larmes au bord des yeux. Ca pue tout ça, c'est évident, peut-être que ce n'était pas une bonne idée de partir sur cette discussion, mais j'imagine que si on ne s'était pas lancé dedans, tout ce qu'il vient de me dire serait resté au fond de lui et ce sentiment aurait grandi jusqu'à ne plus être supportable. Alors que là, je peux essayer de me justifier. J'imagine que ça n'arrangera pas les choses, mais au moins il saura. Quand il finit, je me racle la gorge, un peu perdu, ne sachant pas vraiment comment exprimer les choses sans encore me foutre dans la merde sans le vouloir. "Je suis désolé ... que tu aies pu ressentir ça." Commençais-je par dire, un peu nerveusement, avant de tourner lentement mon regard vers lui. Je n'étais pas à l'aise avec le contact visuel mais à un moment donné, faut arrêter d'être lâche et faut assumer ses conneries. "Mais tu comptes pour moi, bien plus que tu en as l'impression actuellement. Et je t'aime vraiment, bien plus que tu sembles le croire." Ca fait bizarre de dire ça alors que j'arrête pas de le lui dire mais j'imagine que ça a fini par ne devenir que des mots écrit sur des lettres, rien de plus. Une sorte d'habitude rassurante qui devenait lentement vide de sens. J'ai eu cette sensation qu'il me disait ça que pour me rassurer et peut-être pour se conforter lui dans cette idée qui devenait pourtant lentement bancale à ses yeux. En l'espace d'un mois, on avait eu 2 gros différents, dont un qui sortait vraiment de nulle part, à cause d'un "cool" lâché innocemment dans une lettre. Alors oui, il était normal que je me demande s'il m'aime encore, s'il n'était pas avec moi par habitude que par envie ou qu'il ne se demandait pas s'il m'aimait vraiment. Mais je n'avais jamais imaginé que le contraire pourrait être vrai, vu qu'il était distant avec moi, ne me disant plus qu'il m'aimait, alors que je n'avais de cesse de le lui dire. Du coup oui, ça fait bizarre de devoir le dire et devoir se justifier derrière. "Si je te donne l'impression de ne pas être à l'écoute ou de ne pas être là pour toi, c'est pas parce que je ne le suis pas, mais parce que tu me donnes la sensation que tu n'as pas autant besoin de moi que je peux avoir besoin de toi. Parce que j'ai toujours cru que la personne qui avait vraiment besoin de l'autre, c'était moi et que depuis le début, celui qui avait besoin d'une béquille, c'était moi, le plus faible des deux. Sans toi, sous Blackman, j'aurai vraiment sombré dans la dépression. Tu sais, je ne te l'ai jamais dit, mais j'ai souvent pensé au suicide à cette époque là. J'en étais presque arrivé à me dire que si je sautais du haut de la tour d'astronomie, tout serait réglé. Mais ta force, ton soutien et ton amour m'ont aidé à surmonté tout ça et à remonter la pente. Tu fais toujours en sorte de minimiser tes problèmes, jusqu'à donner l'impression que ça va, que ce n'est pas grave, que tu ne le vis pas aussi mal que tu le devrais, qu'au final ça ne te touche pas autant que ça. Tu ne m'as jamais vraiment dit comment tu vivais la séparation avec ta famille. Alors évidemment, j'ai bien compris que ça te touchait vraiment, parce que je sais que tu es proche d'eux, mais t'as toujours fait en sorte de faire comme si c'était une douleur gérable et que ça finirait par s'arranger. Pareil pour Tracy. Je te savais inquiet de sa disparition et après blessé de son silence, mais tu ne t'es jamais épanché vraiment sur tout ça. Tu en as un peu parlé, mais quand tu commençais à en dire trop, alors tu arrêtais et tu minimisais tout ça, pour ne pas m'inquiéter. " Tout ce qui se passe dans sa vie n'est jamais grave. Il donne toujours l'impression de s'en foutre de tout. Que ce soit le Quidditch, la séparation d'avec sa famille, Tracy, moi, tout à l'air supportable. "On est tellement différent sur ça. J'essaye de ne pas montrer que rien ne me touche, que tout va aller. Mais j'en suis incapable. Je me suis lamenté tout l'été sur l'état de santé de ma grand-mère, parce que je suis terrifié à l'idée de la perdre et aujourd'hui ça recommence. Je vis mal notre séparation, parce que je suis terrifié à l'idée de te perdre et je te l'ai bien fait comprendre. Et à chaque fois que ça ne va pas, tu le sais, parce que je ne suis pas capable de le cacher. Mais toi ... Je t'ai toujours vu comme quelqu'un de fort, de solide, qui était capable d'affronter tous les problèmes. J'ai la sensation que tu pourrais affronter toutes les tempêtes en passant au travers sans trop de dommage. Tu ne dis rien, tu gardes tout pour toi, et même si je sais que tu ressens bien plus de choses que tu ne veux l'avouer, inconsciemment j'ai fini par me dire que tu étais plus fort que tout ça." J'ai pas envie qu'il pense que c'est un reproche. Rien dans ma voix ou dans mon regard ne laisse à penser que c'est le cas, bien au contraire. Je l'admire d'être aussi solide, je rêverai être comme lui. J'aimerai moins montrer de choses, apparaître comme un garçon fort, qui n'a besoin de personne et pas une pauvre chose fragile dont on peut avoir pitié. "J'ai toujours admiré ta force et ton courage. Je sais que certains t'ont vu comme un traitre et que tu te vois comme un lâche, mais moi je vois un homme fort, qui pense aux autres avant de penser à lui. Tu aurais pu passer ton été à te lamenter sur ta situation familiale ou sur l'absence de ta meilleure amie, mais même si tu en parlais, tu faisais toujours en sorte de ne pas trop en dire pour ne pas que je m'inquiète, parce que tu savais que je ne pouvais rien faire. Et pendant Blackman, tu aurais pu laisser Tracy se débrouille toute seule dans les cachots, l'abandonner à son triste sort, tu aurais pu faire comme si ça ne te concernait plus ou juste prétexter que tu étais un lâche et que ça représentait un trop gros risque pour que ça vaille le coup. Mais tu ne l'as jamais abandonné, même si tu te savais dans le viseur des néo-mangemorts. T'as pas pensé à toi, à ta propre sécurité, tu pensais qu'à la sienne. T'as été là pour nous et t'attendais rien en retour."

Je ne sais pas s'il comprendra ce que j'essaye de lui dire. J'explique assez maladroitement tout ça, mais j'aimerai vraiment qu'il comprenne que je le crois bien plus fort qu'il ne l'est réellement, parce qu'il cherche tellement à me protéger qu'il oublie de montrer ses propres faiblesses. C'est pas un véritable reproche, parce que je trouve ça au dessus de mes capacités de cacher tout ça pour protéger les autres. Je suis bien trop faible et égoïste pour arriver à ce stade là du détachement de soi. "Je crois que je te vois plus fort que tu ne l'es réellement, parce que tu as toujours fait en sorte de me protéger, au détriment de toi-même. Alors j'imagine que quand je pars bille en tête dans cette histoire de badge, c'est parce que je pense que tu n'as pas besoin de moi comme je peux avoir besoin de toi. Et je me rends compte que c'est faux et que celui qui a le plus besoin de moi dans cette histoire, c'est toi." Ce n'est pas facile d'avouer qu'on a été à côté de la plaque durant si longtemps. Evidemment je savais qu'il souffrait, je ne suis pas aveugle à ce point là, mais il fait toujours en sorte de ne pas trop en montrer que j'ai fini par croire que même si ça ne va pas, il saura s'en sortir sans trop de dommage. Alors qu'il est aussi blessé que moi, voire pire encore, mais que personne ne s'en rend compte. "Mais tu as tort sur un point. Ton avis compte vraiment pour moi, bien plus que ceux des autres. Parce que même si j'étais parti dans l'idée de m'impliquer dans cette histoire de badge, au détriment de ma sécurité, tout ce que tu as pu me dire par la suite m'ont fait réfléchir et je me suis rendu compte que je n'avais aucune envie de te blesser ou de ne pas prendre en compte ton avis. Et Liu et Felicia savent très bien que si je me suis retiré de cette histoire, pour ne la suivre que de loin, c'est parce que je ne voulais pas que tu te lèves tous les matins en te demandant s'il allait m'arriver quelque chose et que je n'avais pas envie que tu puisses t'inquiéter pour moi. Parce que je savais que si je faisais de la merde, tu en souffrirais autant que moi. Je sais que Felicia continue à s'impliquer totalement dedans et j'espère qu'il ne lui arrivera rien, mais c'est une grande fille et si elle n'a personne pour s'inquiéter pour elle, tant pis, mais moi je t'ai toi et tu es la personne qui compte le plus pour moi et il était hors de question que je te perde pour ça ou que tu souffres pour ça." Alors peut-être que d'une certaine façon, je me suis remis en question avec cette histoire, sans vraiment m'en rendre compte, mais en tout cas, je n'ai jamais voulu qu'il pense un instant que son avis ne comptait pas à mes yeux et que ça serait moi avant de nous. "'Je tiens à toi, mais plus encore, je t'aime, amoureusement. Je ne te l'ai certainement pas montré durant ce dernier mois, mais chaque seconde loin de toi a été une véritable torture. Et j'ai envie d'être là pour toi comme tu as été là pour moi durant ces 2 ans. Je sais que tu souffres, mais j'ignorais à quel point ça pouvait être le cas. Je sais que tu te protèges en mettant de la distance entre les gens et toi mais si tu me permettais de ... rentrer de nouveau dans ta vie, je pourrais essayer de me racheter, de te montrer que tout ça, ce n'est pas que des mots." Au delà des mots, je veux vraiment le lui montrer. Je veux lui prouver que tout ce que j'ai pu lui dire est vrai. Mais pour ça il faut qu'il arrête de mettre autant de distance entre nous.


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MessageSujet: Re: Talk to me, forgive me and love me until the end of time (Milo & Rioghbhardan)   Lun 29 Oct - 22:30


talk to me, forgive me
and love me until the end
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C’est probablement pas ce qu’il attendait comme soirée… Je suis incapable de me faire une idée de ce qu’il pouvait vouloir vraiment. Vu le bazar que c’était, je crois que c’était évident que si tout allait pour le mieux ce soir, c’est qu’on jouait les hypocrites à n’en plus finir… Au moins c’est pas le cas, c’est toujours ça… Je m’en veux d’avoir accepté tout ça. De venir, de rester, de me lancer dans cette conversation-là… On a toujours joué les autruches, à faire comme si tout allait bien (ou qu’en tout cas rien n’allait trop mal), on aurait pu le faire une fois de plus. C’est particulièrement contradictoire parce que je suis arrivé ici en espérant que ça ne serait pas le cas mais je n’ai pas pensé une seconde que ce serait le bordel à ce point-là… Peut-être que garder nos oeillères, parfois, c’est pas si mal… Évidemment que c’est faux, hein, j’en suis conscient, mais c’est infiniment moins effrayant… Il me laisse parler pendant ce qui me paraît être une éternité. À croire que je ne vais jamais m’arrêter. Mon coeur bat à tout rompre. Je me sens mal et, un peu égoïstement, je n’ose même pas imaginer ce qu’il peut bien ressentir, lui. Aussi, lorsqu’il se racle la gorge, visiblement mal à l’aise, je baisse honteusement les yeux. J’ai pas trop de mal à croire que je l’ai blessé. Mais ça n’a jamais été mon intention. Je sais pas trop ce que je voulais, exactement. Qu’il essaye de se mettre à ma place, rien qu’une seconde ? Peut-être, j’en sais rien… Qu’il réalise l’impact que son attitude, ces derniers temps, a eu sur moi…? Sûrement plein de choses, en réalité. Trop de choses… « Je suis désolé... que tu aies pu ressentir ça. » Je sais. Je ne l’ai jamais pensé dégueulasse au point de vouloir me faire du mal de son plein gré. Qu’il s’y prenne de temps en temps comme un manche et que le résultat soit là, évidemment, mais c’est bien tout. Et puis, je serais mal placé pour lui jeter la pierre. Dans le genre boulet, je crois que je me pose clairement ! « Mais tu comptes pour moi, bien plus que tu en as l'impression actuellement. Et je t'aime vraiment, bien plus que tu sembles le croire. » L’ombre d’un sourire, plus triste que je l’aurais sûrement voulu, passe sur mes lèvres en l’entendant. Je me risque à relever les yeux et croise enfin les siens. Je m’y accroche. J’ai l’impression que, même ça, ça fait une éternité que c’est pas arrivé. Pourtant Dieu sait à quel point j’ai toujours adoré me noyer dans ses yeux.

« Si je te donne l'impression de ne pas être à l'écoute ou de ne pas être là pour toi, c'est pas parce que je ne le suis pas, mais parce que tu me donnes la sensation que tu n'as pas autant besoin de moi que je peux avoir besoin de toi. » Sur le coup, je ne comprends pas. Pour moi, ça a toujours été évident que j’ai besoin de lui. Peut-être que, en deux ans, j’ai fini par comprendre qu’il y avait une vie même si on était pas collés H24 mais ça change quoi ? Je sais pas dans quel état je serais s’il n’avait pas été là pour me donner une raison de m’accrocher. Que ce soit sous le joug des Mangemorts ou après… « Parce que j'ai toujours cru que la personne qui avait vraiment besoin de l'autre, c'était moi et que depuis le début, celui qui avait besoin d'une béquille, c'était moi, le plus faible des deux. Sans toi, sous Blackman, j'aurais vraiment sombré dans la dépression. Tu sais, je ne te l'ai jamais dit, mais j'ai souvent pensé au suicide à cette époque là. J'en étais presque arrivé à me dire que si je sautais du haut de la tour d'astronomie, tout serait réglé. Mais ta force, ton soutien et ton amour m'ont aidé à surmonter tout ça et à remonter la pente. » Mon visage se décompose sous le choc. Je le savais mal, bien sûr, il aurait fallu être aveugle pour ne pas le remarquer mais… mais j’ai jamais envisagé rien qu’une seconde que ça pouvait être mal à ce point. Bêtement, je m’en veux de ne pas avoir réussi à le protéger comme il le méritait. J’ai bien conscience que j’aurais difficilement faire plus mais j’aurais dû trouver une solution plutôt que de le laisser affronter tout ce par quoi il est passé. « Tu fais toujours en sorte de minimiser tes problèmes, jusqu'à donner l'impression que ça va, que ce n'est pas grave, que tu ne le vis pas aussi mal que tu le devrais, qu'au final ça ne te touche pas autant que ça. » Je n’arrive pas à savoir si c’est un reproche ou non… Il y a juste plus important, c’est tout… Chacun a ses problèmes, non ? Ce serait égoïste d’imposer les miens à des gens qui ont déjà des choses à gérer de leur côté et qui, de toute façon, ne pourraient rien faire… Avec Tracy, j’avais commencé à faire les choses différemment, à lui parler à peu près naturellement mais avec le recul, je suis pas certain que l’idée ait été bonne. Elle ne m’a jamais trahi, c’est un fait, mais est-ce que je peux avoir confiance pour autant ? Pour l’instant j’en suis pas certain. Et puis avec le bordel dans lequel elle s’est mise, j’imagine qu’elle a assez à faire pour le moment… « Tu ne m'as jamais vraiment dit comment tu vivais la séparation avec ta famille. Alors évidemment, j'ai bien compris que ça te touchait vraiment, parce que je sais que tu es proche d'eux, mais t'as toujours fait en sorte de faire comme si c'était une douleur gérable et que ça finirait par s'arranger. Pareil pour Tracy. Je te savais inquiet de sa disparition et après blessé de son silence, mais tu ne t'es jamais épanché vraiment sur tout ça. Tu en as un peu parlé, mais quand tu commençais à en dire trop, alors tu arrêtais et tu minimisais tout ça, pour ne pas m’inquiéter. » Je hausse les épaules, comme un môme qu’on serait en train de reprendre. J’ai toujours fait comme ça. Quand mon père est mort, j’ai vite compris que ma mère pouvait pas supporter ma peine en plus de la sienne, alors je disais rien. Et puis, quand y’a eu quinze mille mômes, y’avait toujours mieux à penser que les tracas du casse-couille de service, d’autant plus qu’on pensait systématiquement que je voulais juste attirer l’attention ou que c’était un énième caprice… Et ça a toujours continué comme ça. Je me confie pas. Je me plains tout le temps mais jamais pour les trucs importants. Je n’ai pas l’impression qu’il cherche à me faire comprendre qu’il m’en veut… Plutôt que je suis en grande partie responsable de ce que j’ai fini par prendre pour un certain désintérêt. Je me sens con, tout-à-coup.

« On est tellement différents sur ça. J'essaye de ne pas montrer que rien ne me touche, que tout va aller. Mais j'en suis incapable. Je me suis lamenté tout l'été sur l'état de santé de ma grand-mère, parce que je suis terrifié à l'idée de la perdre et aujourd'hui ça recommence. Je vis mal notre séparation, parce que je suis terrifié à l'idée de te perdre et je te l'ai bien fait comprendre. » Je hoche doucement la tête. Il avait l’air tellement mal cet été… C’était difficile de le voir dans cet état sans pouvoir rien faire… Je déteste le regarder souffrir, qu’importe la manière, et me retrouver totalement impuissant face à sa douleur. Si ça tenait qu’à moi, je ferais en sorte que rien ne l’atteigne, qu’il puisse ne rien vivre de sombre ou de traumatisant mais je doute que ça soit possible un jour… Dans le fond, c’est normal que je ne dise rien, non ? Je ne peux pas vraiment en rajouter une couche alors qu’il ne va déjà pas bien. Pour qu’il culpabilise en plus de pas pouvoir m’aider ou arranger quoi que ce soit ? Non. Je peux pas faire ça… « Et à chaque fois que ça ne va pas, tu le sais, parce que je ne suis pas capable de le cacher. Mais toi... Je t'ai toujours vu comme quelqu'un de fort, de solide, qui était capable d'affronter tous les problèmes. J'ai la sensation que tu pourrais affronter toutes les tempêtes en passant au travers sans trop de dommages. Tu ne dis rien, tu gardes tout pour toi, et même si je sais que tu ressens bien plus de choses que tu ne veux l'avouer, inconsciemment j'ai fini par me dire que tu étais plus fort que tout ça. » J’aimerais avoir son assurance sur la question. Passer au travers des tempêtes, je suppose que c’est faisable. Rien doit vraiment être insurmontable après tout… Mais je sais pertinemment que les dommages sont là. À chaque fois. Que j’ai du mal à sortir indemne du plus petit des obstacles. Chaque coup dur, chaque dispute… Tout. Mais il a raison. Il peut pas passer sa vie à essayer de deviner tout ce que je montre pas. Est-ce qu’il a imaginé que tout ça me faisait ni chaud ni froid ? Je veux dire… Tout ce qu’on vit en ce moment…? C’est sûrement pas impossible… Tu m’étonnes, en fait, qu’il devait se dire que j’en avais rien à foutre ! J’aimerais lui dire clairement que c’est faux, que je suis en panique totale à l’idée de le perdre (même s’il faut bien reconnaître qu’il y a toujours, depuis qu’on est ensemble, une partie de moi qui sait que ce serait infiniment mieux pour lui), que je veux pas qu’on en arrive là mais je ne le fais pas, parce qu’il ne m’a pas interrompu une seule fois, lui, alors je ne le fais pas davantage. C’est pourtant pas l’envie qui manque.

« J'ai toujours admiré ta force et ton courage. […] T’as été là pour nous et t'attendais rien en retour. » Plus les mots s’échappent plus j’ai du mal à reconnaître le portrait qu’il peint. C’est flatteur, évidemment, c’est rassurant peut-être aussi mais c’est faux avant tout. C’est horriblement faux. Et peut-être que c’est une partie du problème… Pas qu’il m’imagine différent de ce que je suis mais que l’image que je cherche à lui renvoyer l’est, elle ? Que je l’induis en erreur depuis le début…? Je n’aime pas cette idée parce qu’elle voudrait dire qu’il ne me connaît pas vraiment… Qu’après deux ans passés ensemble, il s’accroche toujours à quelqu’un qui n’existe pas… Toute cette conversation tend à prouver que c’est le cas. Dans une certaine mesure au moins. Je m’efforce tellement de lui montrer qu’il peut s’appuyer sur moi en cas de besoin que j’en ai oublié de lui faire savoir que j’en avais parfois besoin aussi. Et il ne l’a visiblement pas compris tout seul. Mais d’un autre côté, c’est triste… Il admire chez moi des qualités que je n’ai pas. Je suis ni fort ni courageux, seulement menteur et bon comédien. Faire semblant est beaucoup plus facilement dans mes cordes que faire face. Lui l’est. D’accord, il donne parfois l’impression d’avoir besoin d’être consolé, protégé, mais il n’a jamais hésité à tout risquer pour ce qu’il croyait juste. Et si toute une partie de notre maison le voit comme un exemple ou un demi-dieu, c’est pas une coïncidence. Il mérite tout ça. C’est facile de prendre des risques en fermant les yeux très forts pour ne pas les voir arriver, c’est autre chose que d’en faire prendre aux autres en même temps. J’ai eu du mal à le réaliser, et je lui en ai voulu longtemps je sais bien, mais il faut clairement du cran pour pousser une école entière au beau milieu d’une nouvelle guerre en espérant qu’elle s’en sorte. Prendre la responsabilité (ne serait-ce qu’en partie) d’un potentiel échec ou accepter de faire face à ceux pour lesquels il a choisi… Ça s’est bien terminé, heureusement pour tout le monde, mais les risques qu’il a pris à ce moment-là, le courage qu’il a dû invoquer pour y parvenir aurait pu lui coûter beaucoup plus gros que tous ceux que je prendrai jamais. Il aurait mieux fait d’être fier de ce qu’il est plutôt que d’admirer chez moi des choses qu’on trouve infiniment plus chez lui… Mais bon, je crois que de ce côté-là, on s’est plutôt bien trouvés… Se dévaloriser en permanence et imaginer les autres bien mieux qu’ils le sont en général, je crois que ça nous connaît à peu près…

C’est bizarre mais j’ai l’impression d’être une pauvre petite chose fragile, tout-à-coup. Je me suis battu pendant deux ans pour être à la hauteur (de quoi, j’en sais trop rien, je voulais juste qu’il soit fier et qu’il ait le moins de choses possibles à me reprocher), pour qu’il me voit comme un soutien potentiel et là… Tout s’effondre ou presque. Je ne suis pas certain d’apprécier vraiment ça. Le peu de choses que je pouvais apporter à notre relation se délite au fil du temps. Il doit être déçu. Et je pourrais même pas lui en vouloir. « Je crois que je te vois plus fort que tu ne l'es réellement, parce que tu as toujours fait en sorte de me protéger, au détriment de toi-même. Alors j'imagine que quand je pars bille en tête dans cette histoire de badge, c'est parce que je pense que tu n'as pas besoin de moi comme je peux avoir besoin de toi. Et je me rends compte que c'est faux et que celui qui a le plus besoin de moi dans cette histoire, c'est toi. » Mon regard se fait à nouveau fuyant. J’ai jamais eu trop de mal à lui dire que j’avais besoin de lui, qu’il m’aidait à avancer même quand il n’en avait pas l’impression, parce que c’était tout ce qu’il y a de plus vrai au monde mais également parce qu’il ne l’avait pas sous les yeux. C’est facile à dire, quand il est là ou que tout va bien… Ce soir, je n’ai pas envie d’apparaître comme le boulet qu’il se traîne en réalité. « Mais tu as tort sur un point. Ton avis compte vraiment pour moi, bien plus que ceux des autres. Parce que même si j'étais parti dans l'idée de m'impliquer dans cette histoire de badge, au détriment de ma sécurité, tout ce que tu as pu me dire par la suite m'a fait réfléchir et je me suis rendu compte que je n'avais aucune envie de te blesser ou de ne pas prendre en compte ton avis. » Ça fait bizarre de l’entendre m’expliquer ça alors que, lorsqu’il m’a dit dans sa lettre qu’il avait demandé à McDougall de s’en occuper à sa place, j’avais presque l’impression qu’il me le reprochait. Comme si je l’avais forcé à en arriver là, qu’il avait pris ma lettre comme du chantage ou je ne sais quoi et que ça l’avait contraint à abdiquer… « Et Liu et Felicia savent très bien que si je me suis retiré de cette histoire, pour ne la suivre que de loin, c'est parce que je ne voulais pas que tu te lèves tous les matins en te demandant s'il allait m'arriver quelque chose et que je n'avais pas envie que tu puisses t'inquiéter pour moi. Parce que je savais que si je faisais de la merde, tu en souffrirais autant que moi. » Doucement, je sens un poids quitter mes épaules. C’est très con mais c’est la première fois depuis qu’on s’est disputés qu’il laisse clairement entendre que notre couple passe avant ses envies de justice. Et en vrai, je crois même que c’est la première fois qu’il laisse tomber quelque chose pour moi. J’aurais préféré que ça n’arrive pas, qu’on soit d’accord, qu’on arrive à s’entendre assez pour regarder dans le même sens en permanence mais c’est affreusement rassurant. La distance qui s’est remise entre nous (que j’ai remise entre nous) disparaît à nouveau. « Je sais que Felicia continue à s'impliquer totalement dedans et j'espère qu'il ne lui arrivera rien, mais c'est une grande fille et si elle n'a personne pour s'inquiéter pour elle, tant pis, mais moi je t'ai toi et tu es la personne qui compte le plus pour moi et il était hors de question que je te perde pour ça ou que tu souffres pour ça. » Il m’a moi… Mon coeur se gonfle subitement et je crois que mes joues s’enflamment. Je cherche timidement sa main entre nous mais, comme je ne la trouve pas, je me risque à poser ma tête sur son épaule. Je crois que j’attendais rien d’autre, en réalité. Juste qu’il me dise que je suis un crétin qui comprend rien. Ce qui est visiblement le cas.

« Je tiens à toi, mais plus encore, je t'aime, amoureusement. Je ne te l'ai certainement pas montré durant ce dernier mois, mais chaque seconde loin de toi a été une véritable torture. Et j'ai envie d'être là pour toi comme tu as été là pour moi durant ces deux ans. Je sais que tu souffres, mais j'ignorais à quel point ça pouvait être le cas. Je sais que tu te protèges en mettant de la distance entre les gens et toi mais si tu me permettais de… rentrer de nouveau dans ta vie, je pourrais essayer de me racheter, de te montrer que tout ça, ce n'est pas que des mots. » Je hoche légèrement la tête. Le tissu de sa chemise me caresse la joue alors je ferme bêtement les yeux. J’ai jamais voulu le tenir à l’écart de ma vie, je m’étais même pas rendu compte que je le faisais, en réalité. Bien sûr, je savais que je disais rien, ou pas grand chose, que je m’efforçais d’aller bien aussi souvent que possible mais, dans ma tête, il était en mesure de comprendre entre les lignes, d’entrevoir tout ce que je pouvais bien cacher. Ce qui est ridicule quand on y pense. Comment il l’aurait pu ? La seule fois où je l’ai vraiment laissé voir à quel point ça n’allait pas, c’était à la Ferme, juste après la bataille… Mais personne n’allait bien, c’était pas bien difficile… Ou quand on s’engueule à la limite mais on est tellement braqués l’un contre l’autre que j’imagine qu’il ne doit pas y faire particulièrement attention. Mais là, c’était… bizarre. Surprenant… Aussi loin que je me souvienne, on a jamais abordé des sujets gênants, vexants aussi calmement. Sans s’énerver, sans finir par s’envoyer chier. On s’est juste expliqués. Normalement. Comme des adultes. Ça me surprend un peu. Dans le bon sens mais ça me surprenant. « Tu dois me trouver nul, hein…? » C’est rien d’autre qu’un souffle mais je suis bien assez proche pour qu’il m’entende. Les vagues continuent de déferler. Je les fixe régulièrement depuis tout à l’heure mais j’avais fini par les oublier complètement… « Je me trouve nul, en tout cas. De m’être senti… je sais pas… délaissé ? De t’en avoir voulu pour ça… Parce que je croyais que ça venait de toi… Pas forcément consciemment mais tu vois, quoi… Alors que non… Je suis désolé. » Je peine toujours à comprendre comment il fait pour me supporter depuis tout ce temps. « De ça et de la distance que j’ai mis entre nous ces dernières semaines. Je trouvais ça tellement injuste que tu trouves le moyen de dire que je te montrais pas que je t’aimais alors que tu faisais comme si j’existais pas. J’avais l’impression que t’essayais de me refoutre la faute sur le dos pour pouvoir continuer ta vie sans que je cherche à m’en mêler… Alors qu’en fait, t’avais peut-être juste raison. Pourtant, je t’aime, tu sais. Réellement. Même si t’en doutes, même si tu m’en as fait douter aussi… Ça me rendait dingue de passer tout ce temps près de toi, dans cette ignorance, là, à te voir entrer dans mon jeu alors que tout ce que j’espérais c’était que tu reviennes… J’étais tellement sûr que tu t’en avais plus grand chose à faire de nous… J’ai jamais voulu qu’on en arrive là, je te promets. » Je finis par me redresser légèrement, juste assez pour pouvoir reposer les yeux sur lui sans m’éloigner pour autant. J’essuie ma main sur mon pantalon pour retirer le sable et repousse une mèche qui lui tombe sur le front. « Mais, tu sais, j'ai jamais voulu te tenir à l'écart de quoi que ce soit... Je pensais juste que t'avais autre chose à faire, plus important à penser. J'allais pas te bassiner avec ma famille alors que ta grand-mère allait pas bien ou te plomber le moral avec Tracy alors que t'étais tout content avec le mariage de ton frère. Ç'aurait été dégueulasse de faire ça... Je veux pas que tu penses que c'est parce que j'ai pas envie de partager ma vie avec toi. Parce que tu pourrais rien trouver de plus faux au monde que ça ! Je veux que t'en fasses partie. Que tu te sentes en faire partie... »
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Je me souviens de toi près de moi, tu m'embrassais pour la première fois, j'ai cette image gravée dans la tête. Je me souviens des premiers rendez-vous comme de la plus belle image de nous.
Rioghbhardan O'Callaghan
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MessageSujet: Re: Talk to me, forgive me and love me until the end of time (Milo & Rioghbhardan)   Mar 30 Oct - 16:49

Milo & Rioghbhardan

Talk to me, forgive me and love me until the end of time

Je parle, encore et toujours, à croire que je ne m'arrête plus. Mais tout sort tout seul, sans que j'ai besoin de réfléchir 10 ans à ce que je vais dire. J'ignore si c'est vraiment une bonne idée vu ma maladresse a communiquer avec les autres, mais j'imagine que c'est un peu tard pour revenir en arrière, il va falloir que j'assume jusqu'au bout la conséquence de mes paroles. Mais je le ferai, parce que tout ce que je lui dis, je le pense sincèrement et sans aucune arrière pensée ou sans aucun reproche derrière. Je ne savais pas trop dans quoi je nous embarquais en nous faisant venir ici et il faut bien avouer qu'on va de surprise en surprise. Bonnes ou mauvaises, mais j'ai la sensation, qu'au fil de la conversation, que les choses s'améliorent. Pas au point de faire une croix sur tout ça et de repartir comme au bon vieux temps, mais de faire un vrai pas en avant. Pourtant ce n'était absolument pas gagné d'avance. Déjà, en envoyant mon mot, je ne savais même pas s'il allait répondre par la positive ou s'il allait décliner mon invitation. Et quand il a accepté, je n'étais même pas sûr qu'il allait vraiment venir. Après tout, il aurait pu trouver mille et une excuses pour justifier son absence et j'imagine que j'aurai fait semblant d'y croire. Après tout, s'il ne veut pas passer du temps avec moi, comment pourrais-je le lui reprocher ? J'imagine que je l'aurai bien mérité. Je l'aurai mal vécu, évidemment, mais on ne force pas quelqu'un à vouloir être avec nous s'il ne veut pas. Mais j'étais vraiment content de le voir venir, même si j'ai rapidement déchanté. Parce que sa présence ne suffirait pas à arranger les choses. L'ambiance était tendue et notre distance ne pouvait que nous frapper que plus clairement. Plus rien n'était naturel entre nous, trop de non dits nous séparaient.

Mais je ne me suis pas découragé et je me suis jeté à l'eau. J'imagine qu'il n'y avait pas beaucoup d'autres choix possibles. On aurait pu se trouver des trucs à faire ensemble pour combler le temps qu'il nous restait avant le couvre-feu, mais est-ce que ça aurait été naturel ? Et même si on était arrivé à se détendre un peu, est-ce que ça aurait vraiment changé les choses ? J'aime à croire que non, mais au final, je n'en suis pas sûr. J'ai choisi l'option de l'honnêteté, parce qu'on s'est fait la promesse d'être toujours honnête l'un envers l'autre, qu'on ne garderait plus de secrets. J'ai fait un pari risqué, mais actuellement, je crois que je ne le regrette pas. Au fond de moi, j'avais besoin de cette discussion, j'avais besoin de lui dire les choses et pas uniquement pour qu'elles sortent, mais pour qu'il le sache. Je sais qu'on ne voit pas la vie de la même façon et qu'on ne se voit définitivement pas de la même façon. A mes yeux, je suis un ado de 17 ans banal, peureux, avec des passions assez ennuyantes et qui n'a pas une vie passionnante. Je n'ai aucune estime de moi, ni aucune confiance en moi et je suis terrifié à l'idée de le perdre. Alors qu'il me voit comme un bon préfet et un garçon courageux. Il me voit comme quelqu'un qui peut réussir ce qu'il entreprend s'il s'en donne les moyens. Et sa confiance en mes capacités m'aident tellement à avancer. Grâce à lui, je tente plus de choses, j'ose rêver à des choses qui auraient été impensable il y a encore 2 ans. Je sais qu'il a une baisse estime de lui, qu'il pense qu'il n'est capable de rien et que s'il réussit quelque chose, ce n'est que le fruit du hasard ou grâce à quelqu'un d'autre. Et il sait que je ne suis pas d'accord avec lui sur tout ça. Je lui ai déjà dit de nombreuses fois qu'il avait un réel talent en photographie et qu'il pourrait avoir un avenir dedans s'il le voulait. J'imagine qu'il me croit sans vraiment me croire mais je continuerai à le dire jusqu'à ce que ça s'imprime en lui. Mais je ne lui ai pas tout dit sur ma façon de le voir et j'imagine qu'il était temps que je le fasse.

Je savais qu'il avait une vie compliquée et que dernièrement, les choses ne se passaient pas vraiment bien avec ses proches. Son redoublement a mis hors d'elle sa mère qui a décidé de couper les ponts avec lui, le privant de pouvoir passer du temps avec ses frères et soeurs. J'étais conscient que la disparition et le silence de Tracy lui coûtaient beaucoup, mais je n'étais pas conscient à quel point il pouvait en souffrir. Et on ne peut pas vraiment dire que je ne me sentais pas naze de ne pas l'avoir compris tout seul. Mais comme je venais de lui dire, il s'échinait tellement à garder la tête hors de l'eau pour ne pas m'inquiéter, que j'avais fini par me dire qu'il n'avait pas d'ancre accrochée à la cheville qui menaçait à chaque instant de l'entraîner vers le fond. Parce que c'est ça Dan, un garçon qui est bien plus fort qu'il ne le pense. Un garçon qui pense à ses proches avant de penser à lui, s'oubliant bien souvent dans l'histoire pour ne s'occuper que des autres. Je ne sais pas s'il a toujours été comme ça ou s'il l'est devenu avec le temps, mais je sais qu'il m'a toujours fait passé avant lui et j'imagine qu'inconsciemment, j'ai pris ça pour acquis. Je me souviens que l'an dernier, quand ça n'allait pas, je l'ai presque supplié de parler à quelqu'un, de se confier, parce qu'il ne pouvait pas continuer à tout garder pour lui. Je le voyais foncer dans le mur et j'étais incapable de le laisser continuer sur cette lancée. Mais j'avais espéré que naïvement, il viendrait me parler à moi. Evidemment, il ne l'a pas fait, préférant se confier à Tracy. Je ne pouvais pas réellement lui en vouloir avec ce qu'il s'était passé au bal, même si ça m'avait un peu blessé. Mais avec cette histoire avec Tracy, j'imagine qu'il s'est retrouvé sans personne à qui parler ... Et j'aurai dû être là, mais ce ne fut pas le cas !

Quand je me suis mis à parler, je n'ai plus eu aucun filtre, lui avouant, avec malgré tout un peu de difficultés, mon envie de mettre fin à mes jours. Ce n'est jamais très agréable d'avouer à la personne qu'on aime qu'on a songé pendant un temps à sauter du haut de la tour d'astronomie. Et je vis assez rapidement son visage se décomposait face à la nouvelle. Pourtant je ne m'arrêtais pas pour autant. Si je lui parle de tout ça, ce n'est pas pour faire ma victime ou pour qu'il ait pitié de moi, c'est pour lui dire que sans lui dans ma vie, je n'aurai jamais fêté mon 17ème anniversaire et je ne serai pas là aujourd'hui pour parler de tout ça. Je continue en parlant du fait qu'il a souvent tendance à minimiser ce qui lui arrive dans sa vie. Sans aucun reproche, le but n'est pas là, je veux qu'il comprenne pourquoi je le trouve fort et courageux et pourquoi j'ai la sensation qu'il n'a pas besoin de moi pour aller bien. Même si visiblement j'ai totalement tort. Mais c'est difficile de le comprendre alors qu'il fait toujours en sorte de paraître bien, de ne jamais s'étaler sur ce qui ne va pas. Je continue à parler et j'ai l'impression que quelque chose en lui au fur et à mesure de mon monologue. J'essaye d'être le plus honnête et le plus clair possible, de ne pas faire d'impair parce que ce n'est pas le but mais c'est important pour moi d'aller jusqu'au bout de mon idée. Et soudainement, je sens sa tête se poser sur mon épaule et ça me fais quelque chose. Cette distance qui s'est installée entre nous disparait soudainement et ça ne vient pas de moi. Je suis content, content que ce que je peux dire ne le blesse pas. Je n'ai pas fini, mais en moi, quelque chose se passe aussi. On parle calmement, on explique les choses sans se vexer ou s'énerver. C'est vraiment agréable. Pourtant le sujet n'est pas facile et on prend sur nous, mais c'est vraiment chouette d'être capable de ça, pour sauver notre couple. "Non, pas du tout !" J'ai fini par arriver au bout de mon monologue. J'ai senti sa tête bouger juste un peu avant la fin, comme s'il acquiessait à quelque chose et puis finalement, dans un souffle, le voilà qu'il me dit que je dois le trouver nul. Sans que j'y réfléchisse plus que ça, en lui répondant, je glisse une de mes mains sur la joue qui n'est pas contre mon épaule, dans une caresse. Non, je ne le trouve pas nul.

il m'explique qu'il se sent nul d'avoir cru que je le délaissais volontairement. Je ne peux pas réellement lui en vouloir pour ça et je dois avouer que je ne m'attendais pas à des excuses de sa part. Je crois qu'on a tous les deux notre part de responsabilité dans l'histoire. Chacun à notre manière on a réagit à la situation et à la réaction de l'autre et j'imagine qu'on n'a fait qu'empirer les choses. Je baisse le regard quand il parle de mes doutes quant au fait qu'il m'aime. Je ne suis pas vraiment fière de moi sur ce coup là et en vrai c'est un peu plus compliqué que ça. Je ne sais pas si se sont de réels doutes ou la peur qu'il réalise que ça ne peut pas fonctionner entre nous. "J'avais pas plus important à penser, c'est juste que plus le temps passait et moins je savais comment arranger les choses. Et plus tu me tenais à distance et plus je me disais que c'était vraiment ce que tu voulais, avoir du temps pour réfléchir. J'imagine qu'on s'est pris comme des manches tous les deux dans cette histoire." La chose la plus simple aurait été d'en discuter dès le début, quand les choses ont commencé à partir en cacahuète, mais il faut croire que ce n'est pas notre truc. "J'ai jamais voulu te faire croire que ton absence me convenait ou qu'elle m'arrangeait. Et si je t'ai dit que je doutais que tu m'aimes vraiment, c'est parce que ça faisait déjà des jours que tu étais distants avec moi, j'avais du mal à croire que tu pouvais m'aimer alors que tu n'arrivais même pas à être dans la même pièce que moi." Dis-je avant de rire légèrement. "Oui bon là j'exagère un peu, mais tu comprends l'idée ... Les mots et l'attitude ne collaient pas ensemble ... Enfin bref, je suis désolé Dan !" Mon regard est plongé dans le sien et ma main cherche la sienne. Un poids c'est envolé et j'espère que ce n'est pas qu'une simple illusion et que les choses vont vraiment s'arranger entre nous.

"Mais tu sais, même si j'apprécie ton envie de me protéger et de penser à moi avant de penser à toi ... J'ai pas envie que t'oublies dans l'histoire. C'est vrai que j'étais inquiet pour ma grand-mère et qu'ensuite j'étais heureux pour mon frère et Charles, mais j'ai vraiment envie que tu puisses t'appuyer sur moi comme je m'appuie sur toi. Je ne ferais certainement pas des miracles, c'est évident, mais je sais que ça fait du bien de parler à quelqu'un. Ca ne règle pas le problème mais ça soulage d'un poids et on se sent moins seul. Et même si nos problèmes arrivent en même temps, j'ai pas envie qu'on priorise certains au détriment d'autres ! " Je sais qu'il est sincère quand il dit qu'il veut vraiment que je fasse parti de sa vie et c'est aussi mon voeu le plus cher. Mais pour que ça soit vraiment totalement le cas, il faut aussi qu'il se confie à moi. Il a beau être un jeune homme fort et indépendant, on a tous besoin d'une épaule pour parler de temps en temps et j'aimerai vraiment être cette épaule. Mes doigts enserrent les siens délicatement. C'est fou comme ça aussi m'a manqué. Notre proximité m'a manqué, affreusement.


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MessageSujet: Re: Talk to me, forgive me and love me until the end of time (Milo & Rioghbhardan)   Ven 2 Nov - 17:32


talk to me, forgive me
and love me until the end
Milo & Rioghbhardan

Plus les mots s’envolent plus j’ai l’impression que c’est le bout du tunnel qui se dessine. C’est bizarre. J’ai jamais connu ça. Surtout pas avec lui… On s’est jamais posé, là, comme ça, juste pour parler de ce qui allait pas. Pas sans se fâcher encore plus, pas sans envenimer la situation… Pas sans être à deux doigts de la rupture et fermer les yeux sur tout ça pour l’éviter. Sans jamais rien arranger… En réalité, je crois que depuis qu’on est ensemble, on se traîne nos casseroles sans vraiment s’en délester. On a jamais vraiment cherché à arranger quoi que ce soit. On se contente de se balancer qu’on fera des efforts sans vraiment savoir si on va en faire vraiment. On accepte pas la critique, on refuse de se remettre réellement en question. C’est tout l’un ou tout l’autre, soit on est l’unique responsable et on se demande pourquoi l’autre perd son temps avec nous, soit il est l’unique responsable et on se demande ce qu’il fait encore là alors qu’il nous aime pas tant que ça. Et c’est sur ce genre de trucs bancals qu’on s’est construits, je crois. Alors que là… On s’est juste ouverts. Et je pensais pas dire ça un jour mais ça fait du bien. Je prétends pas que tout va mieux, qu’on a tout arrangé, non, mais je me sens plus léger. Il sait. Il sait que je vis sûrement la situation aussi mal que lui, que je suis pas aussi intouchable qu’il le croit… J’ai l’impression qu’on est presque devenus adultes, tout-à-coup. Redevenus adultes ? Je sais pas. C’est vrai que j’en ai eu l’impression pendant un temps, quand rien n’allait. Mais rien n’allait alors je ne suis pas certain que ça compte réellement. Lorsqu’il termine enfin, je reste silencieux un moment. Son odeur me rassure. Sa chaleur m’a manqué. Et puis je finis par lui demander s’il me trouve nul. Il m’en a pas particulièrement laissé l’impression mais il le pourrait, pourtant. Il en aurait milles et une raisons ! Pourtant, au lieu de reconnaître que je crains, il me caresse doucement la joue. Je frissonne bêtement alors qu’un sourire étire presque timidement mes lèvres. Je me laisse totalement faire. « Non, pas du tout ! » Il n’a même pas pris la peine d’hésiter. Je tourne doucement la tête et dépose un baiser au creux de son poignet avant qu’il ne s’échappe. On a été bien plus proches en même pas une heure aujourd’hui que depuis le début du mois d’Octobre. Finalement, peut-être que son idée n’était pas si mauvaise qu’elle en avait l’air au début, peut-être qu’on avait besoin de ça. De se retrouver loin du monde sans craindre que la porte s’ouvre et que tout soit à recommencer. De mettre les pieds dans une certaine neutralité. On avait besoin de ça.

Je finis par me redresser légèrement, les yeux rivés sur lui, et je lui explique que, s’il me trouve pas nul, je le fais assez pour deux. Parce que c’est vrai, j’ai l’impression d’être une grosse quiche. Le genre de gars dont t’as pitié tellement il sert à rien. Quand il baisse les yeux, mon coeur loupe un battement. Quoi ? Il en doute encore, c’est ça ? Il pense vraiment que je ne l’aime plus ? Je suis si mauvais que ça, en tant que copain ? Je veux dire… Au point qu’il ne me croie même plus lorsque je lui dis clairement que je suis amoureux de lui ? Je lui ai tellement pas montré que mes mots doivent finir par sonner faux… Je me retrouve à baisser les yeux de la même manière, mal à l’aise. Je suis finalement plus nul encore que je le pensais. Le pauvre… Il mérite pas ça. Il mérite pas d’être traité comme ça… Je m’efforce de terminer même si, en fin de compte, je me sens plus vraiment légitime dans le rôle de la victime. Bon, c’est plus compliqué que ça mais lui expliquer qu’il y a des choses que j’ai mal vécues me parait soudainement déplacé. « J'avais pas plus important à penser, c'est juste que plus le temps passait et moins je savais comment arranger les choses. Et plus tu me tenais à distance et plus je me disais que c'était vraiment ce que tu voulais, avoir du temps pour réfléchir. » Je secoue doucement la tête. Dans le fond, je ne le tenais pas plus à distance qu’il le faisait lui-même. D’accord, il me glissait encore des je t’aime à la fin de ses lettres, ce que j’évitais de faire pour ne pas avoir l’impression de parler dans le vide, mais au-delà de ça, j’agissais finalement comme lui. Je le fuyais comme il le faisait. J’aurais pas dû, évidemment, mais toutes les craintes que la situation lui a données nous ont été communes, même s’il a l’air de penser que j’étais le seul à faire de la merde… Et puis je voulais même pas de temps pour réfléchir, je voulais qu’il revienne, lui. Qu’il fasse un pas vers moi après m’avoir laissé penser pendant des jours et des jours que ma place dans notre couple restait encore à prouver. « J'imagine qu'on s'est pris comme des manches tous les deux dans cette histoire. » Cette fois, je hoche la tête. C’est vrai qu’il n’y a pas de quoi être fiers. Ça aurait pu s’arranger il y a une éternité, ne pas dégénérer comme ça a été le cas, là, mais non… Il a fallu qu’on soit trop bornés pour se parler. « J'ai jamais voulu te faire croire que ton absence me convenait ou qu'elle m’arrangeait. Et si je t'ai dit que je doutais que tu m'aimes vraiment, c'est parce que ça faisait déjà des jours que tu étais distant avec moi, j'avais du mal à croire que tu pouvais m'aimer alors que tu n'arrivais même pas à être dans la même pièce que moi. » Il rit légèrement mais j’ai du mal à voir où c’est drôle, pour le coup. Je fronce légèrement les sourcils et, pour la première fois depuis qu’on a commencé à discuter, décide de l’interrompre avant qu’il ne change de sujet. « Tu le penses toujours ? » Je veux savoir. J’ai besoin de savoir. Si c’est notre dispute qui lui a fait imaginer ça ou si c’est vraiment moi, le problème.

Je remarque en me taisant que j’ai loupé un bout. Les bonnes manières se sont fait la malle… J’espère seulement que c’était pas un truc très important. Je bredouille un désolé un peu honteux en baissant à nouveau les yeux. « Les mots et l'attitude ne collaient pas ensemble... Enfin bref, je suis désolé Dan ! » Je hoche timidement la tête. Je comprends. Néanmoins, je me souviens de ses lettres, l’an dernier, ça devait être au moment de notre engueulade à cause du Quidditch je crois, où il me disait que s’il m’appelait par mon prénom en entier, je devais m’inquiéter mais que s’il n’utilisait que « Dan », c’est que c’était mieux. Alors j’en déduis qu’entre nous c’est juste « mieux ». J’imagine qu’en temps normal, j’aurais pas tilté mais là, l’absence de surnoms mignons comme il en a toujours plu dans notre lettre et dans nos moments d’intimité me frappe brutalement. Je suis mal placé pour critiquer, je sais bien, je me suis contenté de son prénom tout au long de notre conversation mais… mais je sais pas. J’ai l’impression d’avoir sous les yeux l’étendue des dégâts. Et sa main qui cherche la mienne. Doucement, je l’aide en l’approchant de la sienne et relève les yeux vers lui lorsqu’il s’en saisit. « Mais tu sais, même si j'apprécie ton envie de me protéger et de penser à moi avant de penser à toi... J'ai pas envie que tu t'oublies dans l’histoire. » Je m’oublie pas. Pas vraiment. J’ai juste un sens des priorités différents. Il faut être réaliste, j’ai jamais couru après le bonheur total, la félicité et tout le bordel, j’ai jamais ne serait-ce qu’espérer tout ça pendant des années et des années… Mais depuis qu’on s’est mis ensemble, j’ai toujours essayé de mettre la main sur le sien. Ça m’a toujours paru normal. S’il va pas bien, je vais pas bien. Ça veut pas dire que s’il va bien je vais nécessairement bien, c’est pas le cas, mais ça va forcément moins mal. Ça fait deux ans que je fonctionne comme ça. Ça va être difficile de voir les choses autrement. « C'est vrai que j'étais inquiet pour ma grand-mère et qu'ensuite j'étais heureux pour mon frère et Charles, mais j'ai vraiment envie que tu puisses t'appuyer sur moi comme je m'appuie sur toi. Je ne ferai certainement pas des miracles, c'est évident, mais je sais que ça fait du bien de parler à quelqu'un. Ça ne règle pas le problème mais ça soulage d'un poids et on se sent moins seul. » Je parlais à quelqu’un, avant. Je pouvais me concentrer sur lui sans trop de problème, c’était bien, comme ça. C’était pas parfait mais ça m’allait. Il ne réalisait pas que j’étais une grosse pleurnicheuse et pouvait continuer à se reposer sur moi s’il avait besoin. J’aimais bien, comme ça. Mais…

Mais c’était avant. Je me retrouve avec Tracy dans la même situation que j’étais avec Milo à la rentrée dernière. À m’accrocher à une relation à laquelle je ne crois finalement plus tant que ça, à vouloir continuer à faire comme si tout allait bien alors qu’on marche sur le cadavre de la confiance… J’imagine qu’il faudra plus de deux mois pour réussir à passer au-dessus de ça… « Et même si nos problèmes arrivent en même temps, j'ai pas envie qu'on priorise certains au détriment d'autres ! » Je hoche à nouveau la tête. Peut-être moins convaincu que j’ai pu l’être à d’autres moments. « Je te promets rien mais je veux bien essayer…? » Je dis pas que ça ne fonctionnera pas, juste qu’il me demande de changer une habitude ancrée dans ma vision de notre couple mais d’une manière plus générale dans ma vision des relations sociales en général. Ses doigts se resserrent doucement sur les miens, ce qui m’arrache sans mal un nouveau sourire. Mon pouce caresse lentement le dos de sa main. Je sais pas vraiment ce que j’ai le droit de faire, ce qu’il attend de moi. De nous… À chaque grosse dispute, j’ai l’impression de tout recommencer à zéro. Il y a la même gêne un peu idiote, des hésitations à tout va. Pourtant, rien a changé. On a juste fait la tronche. Jusqu’à preuve du contraire, c’est toujours mon petit-ami. Et puis, au pire, il peut toujours me repousser… Alors, sans la moindre brusquerie, je retire ma main de la sienne. Les deux viennent doucement se poser sur ses joues avant que l’une d’elles ne glisse dans sa nuque. Et après un regard non-équivoque en direction de sa bouche, presque comme un avertissement, quelque chose qui ressemble à « arrête-moi si tu veux pas », je finis par laisser mes lèvres rejoindre les siennes. J’essaye d’être doux, tendre… Amoureux. J’aimerais qu’il réalise que je l’aime. Que je l’aime vraiment. Que tout ce qu’on a pu traverser n’a rien changé de ce côté-là. Que ses doutes ou les miens ne m’ont pas détourné du « droit chemin ». J’ai toujours envie qu’on avance ensemble, j’espère toujours autant qu’il y ait une vie qui nous attend dehors, je crois encore que c’est lui le bon. Peut-être que ça ressemble peut-être un peu à d’énièmes excuses pour tout ce que j’ai pu lui faire subir encore. Ou à la fin de l’orage… Je crois que j’aimerais lui faire passer tellement de messages dans cet échange qu’il y a de fortes chances qu’il ne les saisisse pas tous. Tant pis, je veux bien recommencer jusqu’à ce que chacun d’entre eux soit passé…
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Je me souviens de toi près de moi, tu m'embrassais pour la première fois, j'ai cette image gravée dans la tête. Je me souviens des premiers rendez-vous comme de la plus belle image de nous.
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MessageSujet: Re: Talk to me, forgive me and love me until the end of time (Milo & Rioghbhardan)   Dim 4 Nov - 11:47

Milo & Rioghbhardan

Talk to me, forgive me and love me until the end of time

J'ai eu vraiment peur d'avoir encore pris la mauvaise décision. Parfois, à trop vouloir arranger les choses, on passe à côté de l'essentiel : certaines choses ne peuvent être arrangées. C'est comme ça, on aura beau faire tous les efforts du monde, ce n'est pas possible. Mais évidemment, quand c'est le cas, il est bien difficile de faire face à cette vérité. Fort heureusement pour nous, ce n'est pas notre cas. Pas ce soir en tout cas. On s'aime, ce n'est pas quelque chose que je doute, mais on est nul pour se dire les choses. On essaye, on fait quelques tentatives pour se confier, mais ça part souvent en cacahuète à cause de la maladresse de l'un et la susceptibilité de l'autre. Et ce soir, avec toute cette tension, on aurait vraiment pu échouer. Un mot de travers, une pensée mal exprimée et ça aurait vraiment pu être le drame. Cris, reproches, colère, larmes, déception, agacement, décision irrévocable, on aurait vraiment pu frôler la catastrophe et je doute que de simples excuses auraient suffit cette fois. Mais rien de tout cela n'est arrivé. On a été capable, par je-ne-sais-quel-miracle, par se parler, posément, sans s'énerver, sans se vexer. On s'est vraiment écouté, on a essayé de comprendre le point de vu de l'autre et je trouve que ça a plutôt bien fonctionné. On n'est pas au bout de nos peines, c'est un fait, mais on a fait un sacré pas en avant dans cette histoire. Je connais Dan, sur certains points peut-être mieux qu'il ne se connaît vraiment. Il aura beau prétendre que je l'idéalise sur certains aspects de sa personnalité, je sais que c'est faux, c'est lui qui s'enfonce sans aucune raison. Mais difficile de le juger alors que je fais exactement la même chose de mon côté. Mais je dois bien avouer que j'étais passé à côté de ce qu'il pouvait vraiment ressentir. L'homme est égoïste, il pense à son propre malheur avant de penser à celui des autres, c'est un fait. Mais Dan a tellement pris l'habitude d'être là pour me soutenir quand ça n'allait pas, qu'il m'a fait oublier - involontairement j'imagine - qu'il pouvait souffrir lui aussi. Evidemment, j'étais conscient que la relation avec sa famille ou avec Tracy l'avait blessé, mais je ne m'étais pas rendu compte à quel point il pouvait en souffrir. Parce que Dan c'est ça, quelqu'un qui cache ce qu'il ressent pour se focaliser sur ce que peuvent ressentir les autres. Et avec le temps, on finit par se dire que finalement, tout lui passe au dessus sans trop de difficulté. Et c'est faux.

Du coup, c'est bête à dire, mais je suis content d'avoir pu avoir cette discussion, parce que j'aurai pu passer au dessus de tout ça encore bien longtemps. Je n'ai pas le monopole de la souffrance, évidemment, mais j'aimerai qu'il me dise quand ça ne va pas, pour être là pour lui comme il est là pour moi. J'imagine que ça ne se fera pas en un jour, mais je peux l'aider à se laisser un peu plus aller aux confidences. Il me demande si je doute toujours de son absence et mon regard glisse lentement sur lui. Est-ce que je le pense vraiment. Je sais que j'ai cette peur ancrée en moi, ça c'est évident. Peur de l'abandon. Peur qu'il réalise que je ne suis pas aussi bien qu'il l'a toujours cru. Peur de le décevoir une fois de trop. Peur qu'il rencontre quelqu'un de mieux, ce qui ne devrait pas être trop difficile. Peur qu'il se trouve des points en commun avec une autre personne qui lui fasse se rendre compte que finalement avec moi il ne partage rien et que tout est superficiel. "Non pas vraiment. J'imagine que la distance qui se creusait entre nous m'effrayait vraiment et que je ne comprenais pas comment on en était arrivé là. Je sais que tu m'aimes Dan, au fond de moi c'est une vérité absolue, mais plus la distance se creusait, moins tu me le disais et plus j'avais peur que tu changes d'avis. Et plus je te le disais et plus j'avais la sensation que ça te glissait dessus, comme si tu t'en moquais un peu. " Aujourd'hui le doute c'est envolé parce que je sais ce qu'il ressent, mais à force de ne rien me dire et de faire comme si mes "je t'aime" n'étaient pas important, ma peur avait forcément fini par prendre le dessus sur tout le reste. Mon cauchemar prenait vie devant mes yeux et ça m'effrayait encore plus. Sauf que là où il est capable de faire comme si ça ne l'atteignait pas - ce que je sais faux aujourd'hui - moi ça me brisais lentement. Alors j'imagine que la distance que je m'étais entre nous était également pour me protéger, pour me voiler la face. Si je ne lui parle pas, il ne peut pas me dire qu'il ne m'aime plus. C'est ridicule à bien y penser.

Je crois qu'on était bloqué dans un cycle sans fin. On prenait chacun de la distance vis-à-vis de l'autre pour se protéger et plus on s'éloignait et plus on répondait à la peur de l'autre. Et même si ça a été vraiment difficile au début, je me félicite d'avoir pris la décision de mettre un terme à tout ça. J'ignorais si ça allait sortir en quelque chose de positif ou au contraire de négatif, mais l'idée c'était qu'on arrête de se fuir. Bon, on ne va pas se mentir, ça aurait été pire qu'avant, je doute que j'aurai pris ça avec beaucoup de philosophie. Mais sentir sa main dans la mienne me rassure vraiment. Je crois qu'on a passé la tempête. Evidement, il y a eu des dégâts, qu'on va devoir réparer au fil du temps, mais on a franchi une nouvelle tempête et c'est ça qu'il faut retenir, on s'en est sorti ensemble. Pour un couple qui ne devait pas durer, je trouve qu'on s'en sort plutôt pas trop mal. Evidemment, c'est chaotique, mais j'imagine qu'avec nos deux personnalités, il aurait été difficile que ça soit autrement. Je lui offre un sourire. "Je sais que ça ne se fera pas en un jour et que les habitudes sont difficiles à oublier. Mais oui ... je veux bien qu'on essaye ensemble." Il n'y a pas que lui qui doit faire des efforts. Au lieu d'hésiter à parler de sujets qui pourraient être difficiles pour lui, il faut aussi que je sois capable de prendre mon courage à deux mains et de les aborder malgré tout en douceur, pour lui montrer que je suis là et que quand il sera prêt, je serai là pour l'écouter. Comme je lui ai dit, je ne ferai pas de miracles. Ce n'est pas parce qu'il me parle de sa mère, que forcément, elle va revenir vers lui comme si de rien n'était. Mais ça pourrait le soulager d'un poids. Enfin je l'espère. Ce qui est sûr c'est que je ne ferai pas comme avec Tracy. Autant il était facile de la contacter pour la bouger un peu et voir s'il y a quelque chose à sauver entre eux, autant je ne me permettrais pas de m'immiscer dans la relation mère/fils qu'ils entretiennent. Là je suis quasiment sûr que je ne serai pas accueilli avec le sourire et je n'ai pas envie de détruire les chances de Dan de recoller les morceaux avec elle un jour.

Je sens son pouce caresser le dos de ma main et j'aime voir le sourire sur son visage. Il y a une demi heure de ça, je n'imaginais pas un instant que je pourrais revoir ce sourire à nouveau ou sentir sa peau caresser la mienne. Que c'est bon de rentrer chez soi. Pourtant ce chez moi n'était pas si loin physiquement, mais à des années lumières de moi relationnellement parlant. Et puis il finit par lâcher ma main et par poser les miennes sur mon visage. Je ne bouge pas, je ne dis rien, je me contente de le regarder, plonger mes yeux dans les siens. Mon coeur tambourine dans ma poitrine, mais cette fois-ci pas de peur, mais de joie. Depuis combien de temps ne nous sommes nous pas embrassé ? J'ai l'impression que ça fait une éternité. Une de ses mains glissent dans mon cou, son regard glisse sur mes lèvres et lentement, il s'approche de moi. Je me penche également vers lui, pour lui faire comprendre que j'en ai envie aussi. Tellement envie. Nos lèvres s'unissent à nouveau et je suis au paradis. J'ignore combien de temps dure notre baiser, mais dieu que c'est agréable de pouvoir sentir ses lèvres contre les miennes, de le sentir si proche. Une de mes mains à glisser sur sa hanche pour le sentir plus proche de moi. Je finis par me reculer de quelques centimètres pour lui murmurer un "Je t'aime !" que je pense sincèrement.


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MessageSujet: Re: Talk to me, forgive me and love me until the end of time (Milo & Rioghbhardan)   Ven 9 Nov - 23:09


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Peut-être que j’aurais pas dû l’interrompre et, en y repensant, j’entends presque la voix de ma mère m’engueuler. Mais c’était plus fort que moi. Depuis qu’il m’a balancé cette phrase dans sa lettre, j’ai l’impression de ne pas être foutu de penser à autre chose. J’ai besoin qu’il me dise ce qu’il pense vraiment, s’il doute toujours de moi aujourd’hui. Il en aurait le droit, évidemment, mais je veux savoir. Heureusement, il ne m’en tient pas rigueur et se plie à l’exercice. « Non pas vraiment. » Pas vraiment ? Comment ça, pas vraiment ? Je dois en déduire quoi, moi, hein ? Automatiquement, je m’imagine qu’il ose pas me dire qu’il ne croit plus un mot de mes déclarations. Je me sens tellement nul, si vous saviez ! J’ai réussi à tout foirer juste en espérant qu’il me remarque… Comment j’ai pu être aussi débile ? « J'imagine que la distance qui se creusait entre nous m'effrayait vraiment et que je ne comprenais pas comment on en était arrivé là. » Je hoche la tête honteusement. Je sais que c’est pas entièrement ma faute, qu’il a pas vraiment cherché à éviter tout ça non plus et que, dans le fond, il m’a un peu oublié dans cette histoire mais à cet instant précis, j’ai beaucoup de mal à m’en rappeler. J’ai juste l’impression que tout est uniquement à cause de moi. « Je sais que tu m'aimes Dan, au fond de moi c'est une vérité absolue, mais plus la distance se creusait, moins tu me le disais et plus j'avais peur que tu changes d'avis. Et plus je te le disais et plus j'avais la sensation que ça te glissait dessus, comme si tu t'en moquais un peu. » Je secoue la tête. Je m’en moquais pas ! Je… J’y croyais peut-être plus tant que ça… J’avais l’impression que c’était plus tellement ça. Ça collait pas. Il se foutait littéralement de ce que je pouvais vouloir ou penser et me balançait des je t’aime à chaque fin de lettre… En fin de compte, on a vraiment été cons, tous les deux. Vraiment vraiment cons… « Je te le disais pas parce que j’avais peur que tu t’en foutes. T’as dit que quoi que je dise t’en douterais alors je voulais juste nous éviter ça… C’était plus simple de rien dire que de me demander à chaque fois si ça t’atteignait encore. » Ça aurait pu durer encore une éternité, partis comme on l’était. On se reprochait les mêmes choses sans jamais se l’avouer… Ça aurait pu n’avoir aucune fin. Absolument aucune fin…

Mais heureusement, on aura pas à supporter ça pour l’éternité. Je ne doute pas qu’on trouvera bien d’autres obstacles à mettre sur notre chemin mais, celui-ci, a l’air de s’éloigner un peu. Un peu beaucoup peut-être. Je retrouve ses mains sur moi, sa chaleur toute proche… C’est idiot, même quand on se parlait à peine, on partageait le même lit alors sa chaleur m’a jamais vraiment lâché et il nous arrivait de nous frôler sans le vouloir vraiment (enfin je crois qu’on le voulait pas) mais là, tout est différent. On en est là parce qu’on a envie d’en être là. On se câline parce qu’on le veut, pas uniquement parce qu’on a pas de place. Et ça fait un bien fou ! Un poids quitte mes épaules. On va encore en chier, évidemment, mais c’est moins grave. Avec un peu de chance, on en chiera ensemble. Cette conversation ne sera pas totalement inutile et on retrouvera l’équipe dont on avait l’impression de faire partie au tout début, quand on se répétait à tout va qu’on fonctionnait à deux et que rien nous paraissait impossible tant qu’on était ensemble. Je ne sais pas vraiment combien de temps ça a duré en réalité, ni même si ça a existé mais qu’importe. Je crois que c’était la chose la plus rassurante que j’ai jamais connue. J’aimerais que ça recommence. Retrouver la confiance totale qui nous liait il y a une éternité. « Je sais que ça ne se fera pas en un jour et que les habitudes sont difficiles à oublier. Mais oui... je veux bien qu'on essaye ensemble. » Ce dernier mot fait tellement écho à mes pensées que ça me tire un sourire attendri. J’aime quand il dit ce que je veux entendre, quand il le fait de lui-même. Il n’y a rien de plus délicieux que de nous savoir sur la même longueur d’ondes. Mes doigts se resserrent sur les siens alors que le rouge me monte discrètement aux joues. Je dois avoir l’air particulièrement ridicule mais ça fait une éternité qu’on s’est pas vraiment compris. J’ai envie de croire que ça continuera comme ça. Qu’on regardera dans le même sens, lui et moi. C’est pas impossible, si ? Et puis, ce serait un peu mérité, je crois. On a eu assez à supporter comme ça ! On a le droit, nous aussi, à un semblant de tranquillité ! « On essayera ensemble, alors. » Mon sourire s’agrandit juste à prononcer cette phrase. C’est bon, on m’a définitivement perdu !

Et puis, sans vraiment prévenir, j’assassine la distance et pose enfin mes lèvres sur les siennes. Ça doit faire près d’un mois que c’est pas arrivé. Un mois tout entier. Même dans les pires moments de notre relation, on a jamais tenu aussi longtemps loin l’un de l’autre. Alors, forcément, c’est un déluge d’émotions. Je suis totalement submergé. Le soulagement est intense, l’amour que je peux lui porter plus évident que jamais. Je frissonne à n’en plus finir, pire encore quand l’une de ses mains se pose sur ma hanche. Je bouge un peu pour assassiner les centimètres qui nous séparent encore. Mes bras glissent autour de son cou, me collant plus à lui encore, comme si c’était possible. Ça, c’est des retrouvailles. Des vraies. Je grogne, légèrement haletant, quand il se recule. Je serais incapable de dire combien de temps ça a duré, je sais juste que c’était trop court. « Je t’aime. » Je souris de plus belle à sa déclaration, les lèvres échauffées par notre échange. Doucement, je laisse mes doigts venir caresser sa joue à nouveau, puis son nez, retracer le contour de sa bouche… Il est toujours aussi beau, ce garçon. Je me sens toujours un peu chamboulé quand on est si proches l’un de l’autre. Et j’adore littéralement ça… « Je t’aime aussi, Milo. » Et puis je retrouve rapidement sa chaleur, resserrant mon étreinte et nichant mon visage au creux de son cou. Je laisse les secondes fuir sans bouger. Je suis bien là. Je suis de retour à la maison. Ça sent chez moi. Je chatouille discrètement sa peau du bout de mon nez et y dépose un baiser avant de reprendre sérieusement mes distances. Les secondes ont filé. Beaucoup de secondes. Trop de secondes, en réalité… « Je crois qu’il va falloir qu’on bouge. Ce serait mal vu pour un préfet de ta trempe d’être vu loin de son dortoir après le couvre-feu. » Ma voix se veut taquine. Ça me rappelle la nuit qu’on a passé sur son canapé, dans une serre qui n’existait pas, en priant pour qu’aucun mangemort ne vienne ouvrir la porte. Mais bon, le sable, toute la nuit, je suis pas convaincu… Mon regard se perd entre les vagues alors que l’odeur de la mer évince lentement celle de Milo. Je finis par me relever, époussète distraitement mon pantalon et lui tends la main pour l’aider à en faire de même. « N’empêche, je crois que t’aurais pas pu choisir un endroit où j’avais moins envie d’aller que celui-ci… Heureusement que la compagnie était pas trop mauvaise. » Je lui offre un nouveau sourire, un haussement d’épaules qui ressemble à un remerciement gêné et me détourne pour aller récupérer mes affaires et remettre mes chaussures. Finalement, je crois qu’on peut dire que c’était une bonne soirée, qu’importe comment elle a commencé…
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Je me souviens de toi près de moi, tu m'embrassais pour la première fois, j'ai cette image gravée dans la tête. Je me souviens des premiers rendez-vous comme de la plus belle image de nous.
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MessageSujet: Re: Talk to me, forgive me and love me until the end of time (Milo & Rioghbhardan)   Sam 10 Nov - 23:04

Milo & Rioghbhardan

Talk to me, forgive me and love me until the end of time

"Je sais que j'aurai pas dû dire ça ou peut-être d'une façon différente. En fait je ne voulais pas que tu me le dises si tu ne le pensais pas vraiment, parce que ça aurait été pire pour moi." Commençais-je par lui dire. J'avais peur qu'il me le dise uniquement par habitude ou pour me faire plaisir sans le penser vraiment. Je ne voulais pas que ça ne soit qu'une vieille habitude, difficile à oublier ou un tique de langage. Certains disent "je t'aime" comme ils disent "bonjour" et je n'ai pas envie de ça. Je veux qu'il le pense, qu'il ressente cet amour. Et on ne peut pas vraiment dire que ce mois-ci, je l'ai beaucoup ressenti cet amour. Evidemment, j'en suis en parti responsable. Je n'ai pas rendu les choses faciles et la discussion était certainement vouée à l'échec. Je ne comprenais pas les choses et je me braquais. J'avais l'impression que quoi que je dise ou que je fasse, depuis le début de l'année, j'avais toujours tort. J'avais la sensation de marcher sur des oeufs à chaque seconde. J'en suis même arrivé à ne plus oser parler des gens que je croisais ou fréquentais, de peur de devoir essuyer une nouvelle dispute. Vous allez me dire, ça ne m'a pas empêcher de mal m'exprimer et d'envenimer les choses. Parfois le silence est plus bénéfique que mille mots. Mais dans notre cas c'est ce silence qui a failli nous coûter notre couple. "Mais j'ai l'impression que ça fait plus longtemps que cette fameuse histoire. J'ai l'impression que tes lettres étaient beaucoup plus froides et distantes depuis ce début d'année et ça m'a fait flipper." On n'a pas vécu un début d'année des plus agréables et je pense que c'est un tout qui a fait que ça devait exploser tôt ou tard. Et même si ça a été très désagréable, je crois que je préfère que ça se soit fait maintenant, je n'aurai pas pu vivre plus longtemps avec tout ça. Je sais que j'ai merdé en lui donnant l'impression qu'il n'était pas important pour moi et qu'il passait au second plan. Mais il va falloir qu'il accepte que mon rôle de préfet me prend du temps et que cette année, au lieu de me débrouiller seul, je travaille avec Felicia. Je sais qu'il a peur, qu'il ne veut pas me perdre, mais ce n'est pas en me tenant à distance qu'il va réussir à me garder à ses côtés. J'ai aucune envie de m'en aller mais je ne veux pas passer mon année à me battre non plus. Alors je vais tacher de faire des efforts pour passer plus de temps avec lui et me montrer plus présent dans sa vie, mais il va devoir me laisser entrer totalement dans sa vie, sans aucune réserve.

Je suis conscient que c'est un travail qu'on va devoir faire à deux. Et je sais que ça ne sera pas facile pour lui de me confier ses problèmes. Je sais qu'il veut me protéger et qu'il estime que ses problèmes ne sont pas importants, sauf qu'ils le sont. Je sais que c'est un grand garçon et qu'il a l'habitude de se débrouiller tout seul, mais je veux qu'il sache que je suis là pour lui au besoin. Mais je suis content de l'entendre dire qu'on va essayer ensemble. C'est un bon début. On est conscient du chemin qu'on va avoir à parcourir pour obtenir des résultats, mais c'est plutôt encourageant de se dire qu'on le fera ensemble. J'ignore où ça va nous mener et si on va y arriver, mais j'ai bon espoir. Je ne veux plus de secret, ni de silence. Je ne veux plus passer mes nuits à dormir à côté de lui tout en évitant soigneusement de le toucher, de peur de le déranger. Je ne veux même pas avoir l'impression de le déranger. Halloween a largement été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, on ne va pas se mentir. Je n'ai jamais passé une si mauvaise soirée, à me dire qu'il préférait surement me voir mort, plutôt qu'à ses côtés. Bon, j'exagère un peu, mais je sais que ce soir là, j'étais prêt à faire un pas vers lui, à lui montrer que j'étais là, que je voulais bien passer la soirée avec lui. Je savais que ça n'allait pas être facile, mais qu'on pouvait y arriver. Que peut-être, en passant la soirée ensemble, on allait pouvoir débloquer un peu le truc et que ça aurait pu être le prémisse à une vraie discussion. Sauf que ça n'a pas du tout était le cas. J'ai passé la soirée à me sentir de trop, à avoir la sensation qu'il regrettait que je sois venu le voir et qu'il ne voulait qu'une seule chose, que je me barre le plus loin possible pour qu'il puisse profiter de sa soirée avec ses amies. Je sais que j'aurai dû m'accrocher et persévérer, mais réaliser tout ça m'a anéanti et détruit tout le courage que j'avais réussi à rassembler. Je ne veux plus de soirée comme ça et j'aime à croire que ça n'arrivera pas de sitôt. Je ne veux pas trop m'avancer mais on a réussi à se parler, on s'est ouvert à l'autre, je pense qu'on sait dans quelle direction aller maintenant. Je nous sens plus léger, moins tendu, ça fait plaisir à voir.

Nous finissons par nous embrasser et j'ai l'impression d'avoir attendu ça toute ma vie. Il m'a tellement manqué. Ses lèvres m'ont tellement manqué. Son odeur m'a tellement manqué. La douceur de sa peau m'a tellement manqué. Tout m'a manqué. Je suis de nouveau entier et ça fait un bien fou. Et pouvoir entendre à nouveau qu'il m'aime me redonne du baume au coeur. Je veux l'entendre tous les jours jusqu'à la fin de ma vie. Je ne m'en lasserais jamais, croyez le bien. Nous nous enlaçons et je sens son souffle dans mon cou. J'ai le sourire. C'est bête, mais je n'arrive pas à arrêter de sourire. Je laisse glisser mes mains dans ses cheveux et je respire son odeur. Oui, ça m'a affreusement manqué. Je ris en sentant son nez me chatouiller le cou et je ferme les yeux pour profiter de ce baiser dans le cou avant de devoir me résigner à le laisser s'éloigner un peu. Je n'en ai aucune envie mais je ne vais pas avoir le choix. Il faut qu'on bouge. Il faut rentrer dans notre dortoir. Non pas que je n'apprécie pas Keagan mais là, je préférerais qu'il disparaisse de la surface de la terre. Bon, en même temps, j'ai très envie de montrer au monde entier que je l'ai récupéré. J'ai envie qu'il constate que nous sommes de nouveau réuni et que tout va bien dans le meilleur des mondes. Alors s'il pouvait juste constater ça et disparaitre, ça me comblerais de bonheur ... Mais j'imagine qu'il ne faut pas trop rêver. "Et si on leur disait que tu remplaces Felicia pour la ronde parce qu'elle est malade ? Je suis sûr que ça pourrait fonctionner !" Dis-je en essayant de marchander, comme un enfant qui n'a pas envie d'aller se coucher alors il essaye de marchander avec ses parents pour grappiller quelques minutes. Evidemment, je sais que ce n'est pas envisageable et qu'il est dans le vrai, mais j'ai tout de suite plus du tout envie de rentrer. On pourrait rester là, tous les deux. On bloquerait la porte avec un sortilège et on y resterait toute la nuit. Ce n'est pas comme si ça serait la première fois et ... ça pourrait être tout aussi agréable que ça finisse de la même façon. Mais Dan finit par se lever, alors j'imagine que je n'ai pas le choix de faire pareil. Il me tend la main et je la prends pour me lever à mon tour. La remarque de Dan me tire un pincement au coeur. Je sais que j'ai lamentablement échoué pour trouver un lieu sympa et je sais pourquoi, mais ça partait d'une bonne intention pourtant. "Tu veux me faire finir mes jours en Irlande et dès que je t'y ramène pour te faire plaisir, tu râles ... Non mais je vous jure !" Dis-je en levant les yeux au ciel, en prenant un air blasé. Evidemment, je plaisante et je le lui montre en prenant une moue désolé "Je suis désolé ... je ne voulais pas te rappeler de mauvais souvenirs ... Mais c'est difficile de ne pas trouver un lieu qui n'a pas de rapport avec ta famille en Irlande ..." Et vu qu'il m'a toujours dit qu'il aimait son pays, j'ai pensé bien faire. Je m'approche de lui pour l'embrasser tendrement, en gage de ma bonne foi et d'amende honorable. Et quand il se retourne pour aller récupérer ses affaires, je le fixe en parlant à son dos "Mais pour ta gouverne, sache que la compagnie était parfaite ! C'est moche de ne pas vouloir l'avouer !" Dis-je d'une voix qui se voulait boudeuse, alors que j'avais le sourire. Je finis par le rejoindre pour enfiler mes propres chaussures, espérant qu'en sortant de cette pièce, on n'aurait plus de trace de sable sur nous. Finalement, cette soirée fut plutôt sympa, ça valait la peine d'être aussi mal à l'aise pour une telle conclusion.


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MessageSujet: Re: Talk to me, forgive me and love me until the end of time (Milo & Rioghbhardan)   Aujourd'hui à 0:52


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and love me until the end
Milo & Rioghbhardan

Ce retour au calme fait du bien. C’est toujours un peu étrange, bien sûr, moins naturel que ça aurait pu l’être il y a quelques mois mais on se retrouve. Doucement. On se cherche un peu, j’imagine. On tente bêtement de reprendre là où on s’est arrêtés. J’aurais jamais imaginé qu’une lettre puisse mettre un tel bazar dans notre vie. J’aimerais dire que si je l’avais su, je l’aurais pas fait mais en vrai, j’en sais rien… J’ai toujours râlé par principe tout en acceptant quasiment tout de lui, parce que c’est lui, parce que je l’aime, parce que tout ce qu’on veut encore mais je suppose que ça commençait à faire beaucoup. Que je veux dire fermer les yeux sur un maximum de choses mais pas avoir l’impression d’être mis de côté dans mon propre couple. C’était sûrement maladroit et j’aurais pas dû m’y prendre comme ça, je suis tout-à-fait d’accord, mais bon… C’est un peu tard, maintenant. Ça nous a au moins obligés à mettre les choses au clair. En deux ans, on l’a jamais fait… Bon, d’accord, les six premiers mois, on en a pas vraiment eu besoin, je crois qu’on savait où on allait (ou du moins, j’avais l’impression de savoir où on allait…) mais depuis qu’on s’est remis ensemble, ça devait faire trop peur pour être tenté. Est-ce qu’il faut voir ça comme une bonne chose ? Genre c’est plus solide maintenant, sinon on aurait juste continué à faire les autruches ? Peut-être. J’espère… « Je sais que j'aurai pas dû dire ça ou peut-être d'une façon différente. En fait je ne voulais pas que tu me le dises si tu ne le pensais pas vraiment, parce que ça aurait été pire pour moi. » Je ne lui laisse même pas le temps de finir sa phrase que je secoue déjà la tête. « J’aurais jamais fait ça ! » Ça sort du coeur, sincèrement. On s’est toujours dit que le jour où on s’aimait plus, on ferait pas semblant. Peut-être pas comme ça mais tous les « si jamais tu finis par trouver quelqu’un d’autre, je préfèrerais que tu me le dises » ça revient clairement au même ! « J’ai pensé chaque je t’aime que j’ai pu te dire depuis qu’on est ensemble ! Absolument tous ! » Quand j’avais pas envie de le lui dire, je ne le faisais pas, il me l’a déjà reproché dans certaines lettres. Je me suis jamais forcé à rien et je n’ai jamais menti sur ce point.

« Mais j'ai l'impression que ça fait plus longtemps que cette fameuse histoire. J'ai l'impression que tes lettres étaient beaucoup plus froides et distantes depuis ce début d'année et ça m'a fait flipper. » Je baisse les yeux en haussant les épaules, la gêne revenant aussitôt. Je sais… Mais depuis qu’on est revenus, j’ai l’impression d’avoir fait une connerie. J’avais plus Tracy et lui qui devenait copains comme cochons avec son incroyable Felicia, sans compter l’intimité assassinée… Toute la vie que j’avais connue et pour laquelle j’avais tout abandonné m’a complètement échappée. Je reconnais rien ! Et comme il disait que dalle, ou pas grand chose, sinon me faire la morale parce que j’étais jaloux pour de la merde, bah j’avais l’impression que ça lui allait pas trop mal, cette situation. Je hausse les épaules une fois de plus, incapable de lui avouer clairement que j’ai regretté tout ça. Peut-être parce que je sais pas vraiment si je ne le regrette pas encore aujourd’hui. Je ne suis plus vraiment à ma place dans cette école. Je crois, honnêtement, que j’ai fait une bêtise. Et elle m’a finalement coûté beaucoup plus qu’une année de perdue… J’imagine que, depuis la rentrée, je lui en veux un peu pour tout ça. Je sais pas à quoi je m’attendais, en réalité. Qu’il arrête de vivre pour rester avec moi ? Sûrement… Mais avec le recul, il faut bien reconnaître que c’était absolument pas réaliste. Peut-être, au moins, qu’il se montre plus présent, qu’il me fasse savoir que j’avais fait le bon choix ? Une fois qu’on a été lâchés ici, je me suis pris la réalité en pleine tronche et ça a fait mal. Il fallait se contenter de moments volés avant le retour de Keagan et encore, quand il avait pas de réunions super importantes ou de rondes ou de devoirs ou qu’il ne voyait pas ses amis… C’est tellement loin de ce qu’on a connu… C’est bizarre de le voir continuer sa vie exactement comme si j’étais pas là… Parce que ces derniers temps, en dehors de quelques moments rares et de câlins dignes d’un amour de maternelle avant de faire la sieste, il aurait très bien pu vivre sans moi. Je peux pas lui en vouloir, parce qu’il a raison, mais j’ai toujours du mal à l’admettre. J’ai toujours vécu pour lui, depuis qu’on est ensemble, peut-être même avant, alors égoïstement, j’aimerais qu’il en fasse autant… Enfin, en attendant, je déteste tout ça. Ce quotidien là, si loin du nôtre. J’ai pas signé pour ça… Même si en vrai, j’ai juste pas réellement réfléchi à tout ce qu’un redoublement impliquerait de ce côté-là. J’ai juste été stupide, encore une fois. Mais même si je suis toujours aussi entouré que je l’étais l’an dernier, je me suis jamais senti aussi seul que ces dernières semaines… Depuis la rentrée, littéralement. Et j’espérais qu’il aurait fait en sorte de palier à ça, même le plus maladroitement du monde. Qu’importe. C’est pas très important, ça finira bien par passer. Enfin… J’espère…

Heureusement, on finit par se défaire de cette conversation, abandonnant derrière nous reproches et confidences pour reprendre le chemin de moments plus doux. C’est rassurant de le sentir à nouveau là, pour de vrai. Je prie presque pour que ce moment ne s’arrête jamais. Mon coeur bat à tout rompre, si fort qu’il pourrait s’enfuir sans que ça me choque. On s’accroche littéralement l’un à l’autre, comme si ça faisait des années qu’on s’était pas vus ou qu’on risquait d’être séparés à tout jamais. Ça doit faire pitié, vu de l’extérieur. Mais je m’en fiche. Je m’en fiche tellement ! J’ai l’impression que ça fait des années qu’on s’est pas vus. Pas vraiment en tout cas. Cette dispute a duré une éternité dans notre temps à nous. Un mois, c’est presque une vie. Il a pu se passer tellement de choses en un mois ! Mais à cet instant précis, plus rien me semble impossible. On va rattraper le temps perdu et, bientôt, tout ça ne sera plus qu’un lointain souvenir ! J’ai envie d’y croire. J’ai envie qu’on se retrouve. J’ai envie que tout redevienne comme avant. « Et si on leur disait que tu remplaces Felicia pour la ronde parce qu'elle est malade ? Je suis sûr que ça pourrait fonctionner ! » L’euphorie retombe un peu. Je m’efforce de sourire d’un air amusé mais détourne les yeux presque malgré moi. Je nous voyais déjà profiter du reste de la soirée dans un coin de la salle commune, ou même espérer que le dortoir serait vide un moment (je suis sûr que Daniela et Keagan adorent papoter sur un canapé près du feu ! et si c’est pas le cas, ils auraient pu faire un effort juste ce soir), histoire de prolonger un peu ces retrouvailles… Mais non. Il prolongera nos retrouvailles avec Felicia. Encore et toujours Felicia. « Elle risque de pas apprécier que je lui pique son job. » Je lâche un rire que j’espère convainquant tout en me demandant si c’est le job ou le collègue, qu’elle ne voudrait pas que je lui pique… La déception est immense et m’a un peu coupé toute envie de m’éterniser. Alors je me détache doucement et esquisse un pas en direction de mes affaires. Si je ne regrette absolument pas la soirée, qui était nécessaire et finalement bonne, je regrette qu’elle se termine comme ça. En temps normal, j’aurais sûrement fait les yeux doux pour qu’il refile son job à quelqu’un d’autre, juste pour ce soir, qu’on reste tous les deux encore un peu, mais… Mais j’ai pas envie de passer pour le relou de service, le gars tellement jaloux qu’il est prêt à tout pour se foutre en lui et sa parfaite co-préfète… Alors je me tais, tout simplement.

Avant de partir, je me risque quand même à lui avouer que le lieu, c’était pas trop ça… Je lui dis pas méchamment, loin de là, c’est juste pour qu’il le sache… Si jamais on doit refaire une soirée ici, loin du monde, j’ai pas envie de retrouver les endroits où j’ai mille et un souvenirs avec une famille dont j’ai plus vraiment l’impression de faire partie. C’est pas sa faute, et je suis loin de lui en vouloir, je sais qu’il voulait bien faire et je le remercierai jamais assez pour ça, mais je préfère qu’il vise autre chose, la prochaine fois. Il y a plein d’endroits qui nous rappellent des choses à tous les deux sans que ça m’en rappelle nécessairement avec quelqu’un d’autre. « Tu veux me faire finir mes jours en Irlande et dès que je t'y ramène pour te faire plaisir, tu râles... Non mais je vous jure ! » Je fais en sorte de prendre l’air le plus innocent que j’ai en stock mais je sais, au fond, qu’il a raison. Je suis difficile à suivre. Il doit en avoir marre, le pauvre… Je le plains, en réalité. Je me serais jamais supporté aussi longtemps, à sa place ! « Peut-être que je te ferai finir tes jours ailleurs. Qui sait ? » Je lui souris doucement tout en le regardant s’approcher. Je voulais rester près des miens, mais si à l’avenir les contacts que j’ai avec eux se limitent à ceux que j’ai eu durant l’été, je pense qu’on peut partir au bout du monde sans danger… J’apprendrai à aimer un autre endroit. On se fait à tout alors pourquoi je me ferais pas à ça, hein ? « Je suis désolé... je ne voulais pas te rappeler de mauvais souvenirs... Mais c'est difficile de ne pas trouver un lieu qui n'a pas de rapport avec ta famille en Irlande… » Ses lèvres se posent sur les miennes, ce qui me fait sourire aussi tendrement que tristement. Je sais qu’il voulait bien faire. Je sais qu’il s’est juste dit que ça me ferait plaisir de retourner chez moi. Je sais tout ça et à aucun moment j’ai eu le moindre doute sur la question. Et j’apprécie vraiment le geste, même si c’était maladroit et clairement un échec. Il a pensé à ce que j’aurais pu vouloir, moi, avant de nous faire mettre les pieds quelque part qui lui parle réellement à lui. Je peux pas être insensible à ça ! Et, franchement, si j’avais pas craint qu’on puisse remettre le couvert un jour, j’aurais sûrement rien dit. Mais je trouve ça plus juste de le lui dire, sans la moindre brusquerie ni reproche, plutôt que d’avoir à faire encore semblant les fois suivantes. « Je sais. » Mes lèvres frôlent les siennes et je m’éloigne pour de bon, renfilant mes chaussures abandonnées près de la porte. « Mais pour ta gouverne, sache que la compagnie était parfaite ! C'est moche de ne pas vouloir l'avouer ! » Je ne peux m’empêcher de rire alors que je galère à retirer le sable que j’ai partout. « Ok, ok, je l’avoue ! La compagnie était parfaite. » Je lui adresse un clin d’oeil qui se veut complice et termine d’attacher mon lacet. Mon sac retrouve mon épaule alors qu’un soupir m’échappe. Je pose la main sur la poignée de porte et lui tiens poliment cette dernière. « Après toi, Parfaite Compagnie ! » J’ai tout juste le temps de jeter un dernier regard à la plage immense et déserte avant que la porte ne se referme sur nous. C'est terminé... Notre soirée vient de tirer sa révérence... Il va falloir que je le rende à Williams, maintenant… En espérant qu’il me revienne vite…
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Je me souviens de toi près de moi, tu m'embrassais pour la première fois, j'ai cette image gravée dans la tête. Je me souviens des premiers rendez-vous comme de la plus belle image de nous.
Rioghbhardan O'Callaghan
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