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 L'amitié rapproche et la haine éloigne - Casey

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MessageSujet: L'amitié rapproche et la haine éloigne - Casey   Mer 24 Oct - 23:12


Casey & Savannah

L’amitié rapproche et la haine éloigne
Cette nouvelle année n’a vraiment pas commencé comme je le désirais. Après un été passé dans l’aile psychiatrique de Sainte Mangouste, une rentrée retardée et effectuée avec un mois de retard par rapport à mes camarades, une place non retrouvée au sein de mon équipe de Quidditch et des tonnes d’heures de cours à rattraper en un temps record, je suis complètement au bout du rouleau… Et ce n’est pas terminé ! Nous sommes samedi soir et je suis encore à la bibliothèque. Evidemment, cette dernière est presque déserte ce qui n’est pas étonnant, en octobre personne n’a d’examen important à réviser et le retard dans les devoirs ne se fait pas encore sentir. Enfin, pour la plupart des gens. Mais pour moi qui doit rattraper un mois de cours, les efforts commencent dès maintenant et je fais de mon mieux pour combler mes lacunes qui sont déjà, à l’origine, plutôt importantes puisque je ne suis pas une élève extrêmement appliquée. Alors je me donne à fond, vraiment, vraiment, vraiment à fond. Et je trouve que je m’en sors plutôt bien. D’habitude, je ne travaille pas aussi tard le soir mais la soirée d’Halloween organisée par l’école approche à grands pas et mon objectif est d’avoir quasiment comblé tout mon retard avant cette dernière pour pouvoir en profiter pleinement sans être stressée. Je suis sûre que j’en suis capable. Je me découvre des talents insoupçonnés d’étudiante studieuse. Bon, bien sûr, ça ne durera pas mais tant que je parviens à tenir le cap, je suis plus qu’heureuse !

L’heure du diner est déjà dépassée lorsque je me décide à fermer mon livre. Je passerais par les cuisines pour récupérer un sandwich que je mangerais dans mon lit, ça me donnera l’illusion de m’autoriser une petite soirée de folie en ce samedi où la plupart des élèves de l’école se baladent entre eux et décompressent de la semaine de cours… Bon, peut-être que quand je me serais de nouveau fait des amis, je pourrais aussi profiter de ces samedis soir après tout. Avant de mettre mon projet à exécution, je passe aux toilettes et alors que je me lave les mains, la porte s’ouvre, laissant passer une Serdaigle que je connais sans connaitre. Casey, la fille qui chamboule le cœur ou la tête de mon frère. Je ne sais pas trop ce qu’il éprouve pour elle puisqu’encore aujourd’hui, malgré tous mes efforts pour le faire parler, j’ignore quel est son lien avec elle. D’un côté j’ai l’impression qu’elle a une place particulière dans sa vie mais de l’autre j’ai souvent la sensation qu’il la déteste et aimerait qu’elle sorte de sa vie. Evidemment, la jeune fille ne se montre pas beaucoup plus bavarde sur le sujet et ne m’a dévoilée aucune information utile jusque-là. En plus, j’ai l’impression qu’elle me déteste, chose que j’ai du mal à comprendre car elle a l’air d’être attachée à Brooklyn et moi aussi je suis attachée à lui, ça devrait nous rapprocher, non ? Si je demande à la Serdaigle, elle me répondra certainement « sûrement pas » mais je crois qu’il faut que je renonce à essayer de la comprendre car je n’y arriverais pas.

« Oh…Je ne m’attendais pas à voir quelqu’un ici à cette heure-ci, tu vas bien ? » Je lui parle comme si elle était ma meilleure amie alors qu’en réalité elle ne peut pas me voir, c’est assez drôle… J’ai toutes les chances du monde de me faire envoyer sur les roses mais je m’en fiche, après tout, j’aurais essayé. Depuis le départ de mes deux meilleurs amis, je me sens un peu seule au monde. Mon frère ne me calcule plus du tout depuis que je suis rentrée et ma jumelle et moi n’avons jamais été assez proches pour prendre la peine de passer nos journées entières ensemble. Je suis sûre que si je restais constamment avec Avalon, je finirais par commettre un meurtre sanglant qui me conduirait tout droit à Azkaban. Donc quitte à n’avoir personne à qui parler, je me dis que discuter avec Casey ne sera pas pire que de passer la soirée seule. Si elle doit m’envoyer chier, tant pis, elle le fera, au moins j’aurais essayé. D’ailleurs, puisque j’en suis à tendre le bâton pour me faire battre, je continue sur ma lancée, comme si de rien n’était. « Tu as passé de bonnes vacances d’été ? » Ben voyons, comme si elle allait se mettre à me raconter son été le plus normalement du monde… Je sais par expérience que ça ne va pas se passer du tout comme ça et qu’elle va limite m’ignorer mais bon. « Ça m’a fait du bien de retrouver ma famille, ils m’avaient manqué. J’espère que cette année sera plus calme que les précédentes, plus de cachots, plus de directeur tyrannique, plus de fausse mort à Halloween… Juste une année normale. Tu crois que j’en demande trop ? » Les yeux fixés sur mes mains que j’essaie de débarrasser de leur couche savonneuse, je me garde bien de jeter un regard à la demoiselle, espérant qu’elle se contente de me fusiller verbalement sans avoir besoin en plus de me dévisager avec un air affreusement méprisant… Dans quoi me suis-je lancée encore ?

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MessageSujet: Re: L'amitié rapproche et la haine éloigne - Casey   Jeu 25 Oct - 13:36

l'amitié rapproche et la haine éloigne
savannah & casey


Manuel avancé de préparation des potions ouvert devant elle, Casey n’avait pas touché à son assiette qui refroidissait lentement mais sûrement à mesure que les minutes passaient. L’appétit n’était pas au rendez-vous depuis quelques temps. Une nouvelle année qui avait pourtant si bien débuté : pas de dispute à l’horizon avec Brooklyn, la hache de guerre semblait définitivement enterrée ; même si la connaissance de sa réelle filiation lui donnait toujours des frissons de déplaisir, l’été s’était mieux déroulé qu’elle ne l’aurait jamais envisagé et, tout doucement, la jeune femme se laissait apprivoiser ; ses vieux démons personnels avaient l’air de dormir profondément, et ses propres nuits étaient quelques peu plus apaisées. Seulement, les bonnes choses ne duraient jamais dans la vie de la blonde. Brooklyn ne voulait plus lui parler, et sans aucune raison ; les lettres de son géniteur et la discussion avec Luca qui s’en était ensuivie la brûlaient encore désagréablement ; les nouvelles du monde sorcier n’étaient pas tout ce qu’il y avait de plus rassurantes ; et forcément ses cauchemars en profitaient pour repointer le bout de leur nez. Tirant sur les manches de son pull et entortillant le tissu dans ses doigts pour s’assurer qu’il ne remonte pas le long de ses bras, elle releva quelques secondes la tête, parcourant la Grande Salle du regard, avant de revenir à sa lecture. Ce n’était même pas un livre de cours de cinquième année mais la jeune femme prenait toujours de l’avance et c’était une potion étudiée en sixième année qui l’intéressait ce soir. Elle aurait aussi bien pu ne pas descendre, ne pas se mêler à ses camarades, rester dans la Bibliothèque ou dans sa Salle Commune, mais… et si. Toujours ce filet d’espoir qui ne se tarissait jamais. D’accord, il lui avait dit ne pas vouloir lui parler. Mais s’il changeait d’avis, au moins ne serait-elle pas terrée dans une pièce quelconque du Château.

Finalement, tout le monde a déjà fini de manger et les tables sont vides quand Casey se décide enfin à partir de là. Refermant le livre, rangeant ses parchemins, elle fourre le tout dans son sac et ne jette pas un regard à ses camarades, regroupés ici et là en petit tas, qui profitent de leur samedi soir pour le passer avec leurs amis. Elle ne fait qu’un rapide passage à la Bibliothèque pour reposer le manuel emprunté avant de se diriger aux toilettes. La Serdaigle n’a aucune envie de passer la soirée avec ses camarades, et même si sa maison n’était pas la plus fêtarde, elle imaginait bien qu’en ce samedi soir, ils seraient nombreux dans sa Salle Commune à rire et discuter. Tout ce dont elle n’avait pas envie. Elle ne voulait pas non plus risquer de croiser Anthéa et subir son regard inquisiteur ou, pire, ses questions, ni même Tracy, Maxine ou Narcissa et devoir feindre un état qui n’était pas le sien à l’heure actuelle. Non, elle voulait juste être tranquille pour ressasser ses idées noires, toute seule. Un super moyen de faire avancer les choses. Alors elle irait probablement se cacher dans une salle inutilisée, à relire deux lettres auxquelles il lui fallait répondre, ne serait-ce que pour affirmer qu’il ne pouvait pas faire ce qu’il voulait de sa vie, même si, en réalité, c’était un peu le cas. Le silence était le meilleur des mépris, encore plus aux yeux de la jeune femme, mais il maîtrisait les règles du jeu beaucoup mieux que sa fille, c’était incontestable, et le silence ne lui ferait ni chaud ni froid.

Ses pensées s’évanouirent alors qu’elle entrait dans les toilettes des filles et qu’une silhouette attirait son regard. Elle se fit d’abord la réflexion qu’elle ne s’attendait pas à croiser qui que ce soit à cette heure, faisant d’ailleurs écho aux premières paroles de sa camarade. Et la façon familière dont elle s’adressa à elle l’embrouilla quelques secondes, la poussant à répondre à celle qu’elle prit pour Avalon - qui, sans être une amie, était tout de même sa coéquipière de Quidditch et sa camarade de maison, et avec laquelle elle restait cordiale, à défaut d’être profondément amicale, encore plus depuis qu’elle avait l’impression que la soeur de Brooklyn pourrait réussir à comprendre des choses qui échappaient encore à Casey - avant de se rendre compte de son erreur. Moi non plus. Je vais bien et toi ? Bien, bien, non, ce n’était pas vrai, mais la blonde était de toute façon persuadée qu’elle se fichait pas mal de la réponse et il était, quoiqu’il en soit, hors de question qu’elle confie ses états d’âme. Il s’agissait de Casey, tout de même. Et puis elle comprit sa confusion en notant les couleurs de Serpentard sur l’uniforme de sa camarade. Ce n’était pas Avalon qui lui parlait familièrement, mais sa jumelle. Et si Casey n’avait pas trop de mal à se montre agréable avec sa camarade de maison, il en allait différemment avec Savannah. Figée au milieu des toilettes, elle fixait le dos de la Caldwell qui se lavait les mains et continuait de bavarder comme si toute la situation n’avait rien d’étrange du tout. C’est à moi que tu parles ? La blonde jeta un regard circulaire autour d’elle, mais elle savait bien qu’il n’y avait qu’elles deux et que Savannah ne parlait pas à son reflet. Néanmoins, elle avait besoin de s’en assurer à voix haute. Pourquoi ? Quel intérêt d’engager une conversation avec quelqu’un qui n’était pas même une vague connaissance ? Enfin, si, elles étaient des vagues connaissances, mais avec ce que Brooklyn lui avait dit dans une lettre, Casey était persuadée que Savannah pensait qu’elle la détestait, alors pourquoi ces questions amicales sur son été et ces confidences sur sa famille et Halloween ?
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MessageSujet: Re: L'amitié rapproche et la haine éloigne - Casey   Jeu 25 Oct - 15:52


Casey & Savannah

L’amitié rapproche et la haine éloigne
Je m’attendais à me faire envoyer paitre mais en fait pas du tout, j’ai même l’impression que Casey est plutôt contente de me voir en définitive. Je ne comprends vraiment rien à cette fille, un jour elle m’adore, un jour elle me déteste… C’est vraiment trop bizarre. Son air enjoué, ou en tout cas plus enjoué que la dernière fois que je l’ai vue me déstabilise complètement et même si je suis plutôt ravie que la hache de guerre ait été enterrée même si je n’ai jamais compris pourquoi elle avait été sortie à la base. Lorsqu’elle me répond en me parlant super gentiment, je ne peux m’empêcher de sourire, j’ai peut-être trouvé une amie finalement, par le plus grand des hasards pour le coup, mais peu importe pour moi, j’ai besoin de me remettre dans le bain de l’école et des relations sociales normales avec les autres élèves, Casey ou une autre, ça n’a pas franchement d’importance à mes yeux. Enfin, ça ne veut pas dire que je ne trouve pas notre réconciliation importante mais en tant normal j’aurais cherché à savoir d’où venait le conflit alors que là, je vais prendre le parti d’en avoir complètement rien à faire parce que c’est plus simple et que ça me permet d’aller de l’avant. « Moi non plus. Je vais bien et toi ? » Sans me départir de mon sourire, j’agis comme si je trouvais parfaitement normal qu’elle me retourne la question, elle n’a même pas l’air de le faire par pure politesse, alors j’enchaine, le plus normalement du monde, comme si c’était le truc le plus normal que je puisse faire. « Oh moi ça va, ça ira mieux quand j’aurais rattrapé la tonne de cours que j’ai manqué mais ça va le faire. J’ai quand même hâte que ce soit les vacances de Noël, je pourrais travailler tranquillement à la maison avec ma sœur et ça sera... » Je m’interromps d’un seul coup en comprenant qu’elle ne pense pas s’adresser à moi… Elle pense qu’elle est en train de discuter avec ma sœur, voilà pourquoi elle est si gentille… J’ignore si ses relations avec Avalon sont bonnes mais à mon avis elles sont meilleures que celles qu’elle entretien avec moi. Je jette un œil à la jeune fille qui s’est finalement rapprochée un peu de moi et constate bien malheureusement que je dis vrai en voyant son visage se décomposer… Elle a vu mon uniforme, elle a compris qui j’étais et maintenant elle va redevenir super froide. Quel dommage, je pensais qu’on pourrait s’entendre bien elle et moi, j’ai vraiment eu envie d’y croire et comme Avalon et moi n’avons de ressemblance que l’apparence physique, jamais je n’ai supposé qu’on pourrait nous confondre… A tort. Toutefois, je décide de ne rien laisser paraitre et à retardement, je termine ma phrase. « …Vraiment chouette, c’est une bonne élève, elle pourra m’aider. » Je ne sais même pas réellement ce que je suis en train de raconter, à dire vrai je crois que je parle un peu dans le vide mais peu importe du moment que je comble le vide qui va nécessairement s’installer si jamais je me tais.

Alors je continue, je raconte des âneries, tout en restant tout de même dans le vrai pour ne pas débiter des salades. Je ne la regarde pas donc je ne sais pas si elle m’écoute ou pas, mais peu importe, tant que je n’entends pas la porte qui claque c’est plutôt bon signe alors je continue à parler jusqu’à n’avoir vraiment rien à dire. Je laisse le silence s’installer pendant une poignée de seconde, me demandant simplement si elle va commencer à se marrer ou si elle va poursuivre la conversation comme si de rien n’était. Après tout, c’est elle qui a commencé à me demander comment ça allait. Bon, certes, elle ne savait probablement pas que c’était moi, d’où son air décontenancé quand elle s’est approchée, mais peu importe, moi je trouve génial qu’on puisse avoir une vraie conversation alors je croise tout ce que je peux pour que la suite se passe bien. Mais évidemment ma bonne étoile décide que ça ne se passera pas comme ça puisque la réaction de la Serdaigle ne se fait pas attendre. « C’est à moi que tu parles ? » La question est posée sur un ton qui prouve que ce n’est pas une vraie question mais plutôt une affirmation et surtout une affirmation qui n’annonce rien de bon pour la suite, je suis même surprise qu’elle ne m’ait pas encore tapée dessus. Cette conversation va sûrement tourner court au final et j’en suis la première désolée. « Oui… Tu vois quelqu’un d’autre ici ? » Répondre à la provocation par une provocation n’est jamais une bonne solution, j’en ai bien conscience mais c’était plus fort que moi, je ne vais pas non plus la laisser constamment me marcher dessus. Mais je dois bien reconnaitre que j’ai tendu le bâton pour me faire battre, j’aurais pu la laisser venir et repartir sans ouvrir la bouche, ça aurait été plus simple pour tout le monde. C’était sans compter mon envie de nouveau départ qui se fait toujours plus forte avec le temps. « Pourquoi ? » Très bonne question. Pourquoi je lui parle ? Par plaisir de me faire envoyer chier ? Pour combler le vide intersidéral qu’est devenu ma vie sociale ? Pour essayer d’arranger les choses ? A dire vrai, j’ignore totalement ce qu’il m’est passé par la tête. « Je ne sais pas… Je me disais que cette année les choses pouvaient être différentes, apparemment je ne me suis pas trompée. Ça ne m’étonne pas que tu sois proche de mon frère au final, vous êtes pareils tous les deux, ça doit être marrant les discussions entre vous. » Ou plutôt les silences car si Brooklyn et Casey aiment tous les deux à ce point-là se taire, j’ignore comment ils peuvent arriver à tenir une véritable conversation. Ce doit être terriblement chiant à force.

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MessageSujet: Re: L'amitié rapproche et la haine éloigne - Casey   Jeu 25 Oct - 19:54

l'amitié rapproche et la haine éloigne
savannah & casey


À force de s’enfermer dans la bulle de ses pensées, décidée à ignorer les autres et à se montrer parfaitement indifférente, Casey se fait prendre à son propre jeu. Un peu plus d’attention, pas beaucoup, juste un peu, lui aurait évité cette fâcheuse confusion. Bien que les jumelles soient physiquement identiques comme deux gouttes d’eau, tout un tas de petits détails les différencie, même pour une personne aussi peu proche d’elles que la Serdaigle. Mais, trop plongée dans ses propres réflexions, elle n’y a pas fait attention, et les salutations polies étaient déjà sorties, la conversation déjà engagée. Le plus bizarre, dans tout ça, c’est que Savannah ne semble nullement étonnée d’avoir une réponse amicale, ou du moins cordiale, de la part de Casey, et qu’elle enchaîne le plus naturellement du monde. Dans le miroir, elle peut même voir le sourire qui étire son visage tourné vers le lavabo où elle rince ses doigts. Il y a quelque chose qui cloche, et Casey ne parvient pas à comprendre quoi. Comment cette fille peut-être se montrer aussi enjouée de converser avec elle alors que la blonde s’est toujours résolument montrée froide et distante ? Elle pensait même, d’après les dires de son frère, que Casey la détestait, et la voilà entrain de déballer des explications au sujet des cours qu’elle devait rattraper et des vacances qu’elle attendait avec impatience, comme si elles étaient des habituées de ce genre de moments. Déstabilisée par tout ça, Casey ne prête même pas attention à la pause dans le petit discours de Savannah, préférant jeter un regard déconcerté autour d’elle, pour s’assurer de ce qu’elle sait déjà : elles ne sont vraiment que toutes les deux dans les toilettes, il n’y a donc pas de méprise possible. C’est bien à elle que parle la Serpentard.

Elle le lui confirme d’ailleurs, et le visage de Casey se ferme légèrement sous la pique. Quelque part, c’était mérité, puisque la question n’en était pas vraiment une et qu’elle ne faisait qu’enfoncer une porte ouverte. Mais tout ça reste bien trop étrange malgré tout. Non. Mais t’endendre me parler comme si nous étions proches me dépasse. Il fallait qu’elle lui explique pourquoi parce que tout ça sonnait trop étrangement aux oreilles de Casey et elle n’aimait pas se sentir aussi perdue qu’en cet instant. Il aurait été plus facile de tourner les talons, après un dernier coup d’oeil indifférent en direction de la Serpentard, elle savait très bien le faire après tout. Mais non, elle restait là, sa curiosité piquée à vif. Et puis, bien sûr, l’image de Brooklyn n’était jamais loin. Pourquoi fallait-il qu’elle croise sa soeur alors que lui-même était redevenu muet comme l’année dernière ? Le destin était farceur et Casey perdait pied. Ce n’était pas une disccusion complètement inattendue avec Savannah Caldwell qui allait l’aider à retrouver un quelconque équilibre alors que ça la déstabilisait encore plus.

Que voulait-elle dire par faire les choses différemment cette année ? Sous-entendait-elle qu’elles pouvaient… s’entendre ? Devenir amies ? Un concept qui échappait, de base, totalement à la compréhension de la blonde, et encore plus quand il concernait une personne qu’elle avait passé des années à détester en silence pour la proximité qu’elle entretenait avec Brooklyn, la place qu’elle occupait dans sa vie, et tout ce qui rappelait à Casey leur vieille relation perdue. À l’époque, en tout cas, puisque cet été avait apporté la touche finale à leur amitié retrouvée. Jusqu’à ce que le Serpentard refasse marche arrière. Une danse incessante et fatiguante qui laissait une Casey complètement paumée sur le bord de la route. Tu te trompes, les choses ne changent pas. Elle en revenait toujours au même point de départ avec Brooklyn, et cette impression tenace que leurs efforts finissaient toujours par être réduits en poussière. Sauf que, cette fois-ci, elle ne savait même pas pourquoi. Elle aussi imaginait une année différente à la rentrée. Et voilà qu’un mois et demi plus tard, tout lui rappelait douloureusement l’année précédente. Elle était toujours aussi perdue dès que cela touchait au jeune homme, comme présentement, alors que Savannah lui disait comprendre pourquoi elle était proche de son frère. Quelle belle ironie. Casey n’avait aucune idée de ce que la Serpentard savait ou ne savait pas du passé de Brooklyn et, de toute façon, elle ne comptait pas dévoiler le sien à une fille qui réveillait autant de sentiments négatifs chez elle par le passé, mais une chose était sûre, elle n’était visiblement pas au courant que son frère lui avait tourné le dos. Et ça lui serrait douloureusement, dans la poitrine. Je ne sais pas ce qu’il t’a raconté, mais je ne pense pas que proche soit le mot qu’il a employé. Et l’amertume lui échappa un petit peu, en même temps que ces paroles. Aussi marrantes que celle-ci répliqua-t-elle, un peu plus sèchement qu’elle ne l’aurait voulu, un peu plus piquée par ces quelques mots qu’elle ne l’aurait souhaité.
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MessageSujet: Re: L'amitié rapproche et la haine éloigne - Casey   Jeu 25 Oct - 22:51


Casey & Savannah

L’amitié rapproche et la haine éloigne
La conversation s’envenime, il fallait s’y attendre, et je perds mon beau sourire. Finalement, pour un samedi soir pourri, c’est vraiment un samedi soir pourri, je crois que j’aurais largement préféré rester dans mes bouquins pour avancer mes devoirs plutôt que de devoir me taper la soupe à la grimace de Casey. Bon, en réalité, je crois que je l’ai bien cherché en essayant d’entamer la conversation comme si de rien n’était, mais c’était vraiment trop difficile pour elle de se prêter au jeu tout simplement ? Franchement, ça ne me parait pas insurmontable, je sais que lorsque je n’apprécie pas quelqu’un, je suis au moins capable de discuter avec la personne sans être désagréable au bout de dix secondes. Comment elle fait pour les travaux de groupe lorsque les équipes sont imposés ? Elle fait la gueule et se contente d’un T ? C’est quand même la preuve que cette fille a une maturité totalement inexistante. Mais bon, le moment est mal choisi pour la remettre à sa place, en plus je suis persuadée que comme Brooklyn cette fille est incapable de reconnaitre ses torts et qu’elle va finir par se braquer encore plus. Or, maintenant que j’y suis, j’aimerais vraiment savoir ce que la Serdaigle me reproche. Car après tout ce temps à cogiter pour essayer de comprendre, voire même à la cuisiner pour essayer de la faire parler, je ne sais toujours pas pourquoi elle ne peut pas me sentir. Je sais que je n’ai pas que des amis à l’école mais la plupart du temps, je sais aussi pourquoi mes ennemis le sont. Sauf avec Casey. Elle m’a détestée à la seconde où elle m’a adressée la parole et je la soupçonne de ne pas pouvoir m’encadrer depuis qu’elle a eu vent de mon existence. Pourquoi ? C’est la question que j’aimerais bien lui poser ce soir, peut-être que je me coucherais moins bête par la suite.

Evidemment, malgré toute ma volonté, je ne peux pas m’empêcher d’être un peu plus sarcastique et désagréable que je l’aurais voulu ce qui est une très mauvaise idée car je vais simplement réussir à la braquer davantage. « Non. Mais t’entendre me parler comme si nous étions proches me dépasse. » Je lève les yeux au ciel, espérant silencieusement qu’elle n’ait pas assisté à ce geste d’agacement plus provocateur qu’autre chose. En même temps, elle réagit comme si je venais de lui parler de mes relations sexuelles passées ou de mes rêves les plus secrets alors que je suis loin, très loin, d’avoir parlé de sujets aussi personnels. Jusqu’ici, j’ai abordé les vacances et les cours que j’avais à rattraper, comme secrets il y a bien plus intéressant, non ? Ou alors elle a tellement peu l’habitude de tenir une conversation normale qu’elle a l’impression que chacune de mes paroles est une confidence. Si c’est le cas, il est un peu normal qu’elle trouve ça too much mais quand je suis face à un individu muet comme une carpe, j’ai tendance à compenser, c’est plus fort que moi. Brooklyn peut en témoigner, je ne fais que parler quand je suis en sa présence. « Ne nous emballons pas, j’ai juste voulu discuter, je n’ai pas l’intention de me confier à toi, non plus, ne t’inquiètes pas. » Je ne sais pas si ma remarque va la rassurer ou bien la faire encore plus flipper. Mais peu importe, de toute façon au point où j’en suis-je n’ai absolument plus rien à perdre. J’espère juste qu’elle va se rendre compte que je ne suis pas son ennemie. « Echanger des banalités de temps à autres ne fait de mal à personne, j’ai juste mal choisi mon interlocutrice, apparemment. » Et je suis sûre qu’elle va être ravie de me confirmer que oui, en effet, elle n’a aucune envie d’entendre le son de ma voix.

« Tu te trompes, les choses ne changent pas. » Je soupire d’agacement. Oui, ça j’avais bien compris, ça ne change pas et ça ne changera jamais. Elle ne peut pas évoluer un peu ? Elle est si rancunière que ça ? Le pire dans tout ça c’est que je ne lui ai absolument rien fait donc je ne mérite pas du tout toute cette rancune. Mais évidemment, ça ne sert à rien que je lui explique ça, c’est peine perdue, elle est bornée et elle n’a pas l’intention de revoir son jugement. « Dommage… Mais peut-être qu’après plusieurs années de soupe à la grimace, tu vas enfin te décider à me dire ce que tu me reproches pour qu’on tente enfin d’apaiser les tensions… J’aimerais bien te dire que je suis désolée, mais encore faudrait-il que je sache pourquoi je dois l’être. » Et je suis vraiment sincère, ça ne me dérange pas du tout de m’excuser mais il faudrait que je sache si je suis coupable de quelque chose avant tout. Peut-être que je suis juste l’être humain parfait pour se passer les nerfs ? Elle avait juste besoin d’une victime et elle s’est dit que je pourrais parfaitement l’être ? En soit elle n’a pas tort, j’ai assez d’amour pour les gens en général pour tenter d’arranger une situation que je n’ai pas provoqué… Je dois lui paraitre absolument pathétique en fait. Ou alors c’est simplement un jeu, mais dans ce cas, elle a un sacré problème psychologique qu’il serait bon de régler au plus vite. « Je ne sais pas ce qu’il t’a raconté, mais je ne pense pas que proche soit le mot qu’il a employé. Aussi marrantes que celle-ci. » Je soupire une fois de plus, j’ai l’impression de ne faire que ça… Alors c’est ça, elle pense que mon frère m’a raconté des trucs que je n’aurais jamais dû savoir à son sujet ? Franchement, c’est mal connaitre Brooklyn. « Si tu le connais si bien que ça, tu devrais savoir qu’il ne m’a rien raconté du tout… A dire vrai, il ne m’a jamais parlé de toi, mais comme tu me détestes pour une raison que j’ignore, j’ai juste eu l’impression que vous étiez proches en regardant comment vous vous comportiez l’un avec l’autre… Et avant que tu monts sur tes grands chevaux, non, je ne vous espionne pas, j’essaie juste de comprendre l’incompréhensible. » Parce que c’est le seul qualificatif que je trouve pour toute cette situation : incompréhensible. Et j’aimerais vraiment que ça change.

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MessageSujet: Re: L'amitié rapproche et la haine éloigne - Casey   Jeu 25 Oct - 23:57

l'amitié rapproche et la haine éloigne
savannah & casey


Envolé, le joli sourire de la Caldwell, disparu, le ton badin et le blablabla sans intérêt qui a eu le don de déstabiliser Casey à son arrivée dans les toilettes. Les piques ne sont pas spécialement agréables, et la voir lever les yeux au ciel tend à lui prouver que la contrariété de cette conversation commence à être partagée, mais elle est bien loin de s’en offusquer. Au moins, la jeune femme se sent légèrement plus à l’aise, un peu plus dans son élément. C’est un langage qu’elle maîtrise bien mieux que celui des banalités qu’on échange d’un ton joyeux. Ça, elle ne sait pas trop faire, surtout pas comme le fait Savannah, sans se soucier du fait que son interlocuteur soit, ou non, quelqu’un d’apprécié ou qui vous apprécie. Casey préfère ignorer ceux qui l’indiffèrent ou qu’elle n’apprécie pas, se montre polie avec les camarades qu’elle estime assez pour consentir cet effort, et puis il y a ceux qui parviennent à lui arracher une certaine spontanéité, que ce soit en bien - comme Brooklyn, Cruz, Zach, Narcissa à sa manière, ou même Tracy - ou en mal - et là, le seul qu’elle haïssait assez pour ça, c’était son misérable demi-frère. Avec tous les autres, ses intéractions sociales se limitaient au minimum, et le minimum n’incluait certainement pas des conversations au sujet de ses vacances d’été. Retrouvant son assurance et revêtant son impassibilité, Casey croise les bas alors que Savannah tente… quoi, de la rassurer sur ses intentions ? Elle n’est pas très sûre, ne saisissant, de toute façon, pas grand chose à la situation en place. J’espère bien, se confier à la première personne venue serait très étrange. Se confier tout court était déjà presque inconcevable pour la Serdaigle, alors le faire au hasard d’une rencontre fortuite dans les toilettes pour filles… C’était du domaine de l’impossible, voire du cauchemar. Et elle hoche la tête pour approuver les derniers mots de la Caldwell. Oui, pour échanger des banalités, Casey n’était définitivement pas la bonne personne. N’importe qui la connaissant un tant soit peu pouvait le dire. Quoique, en soit, elle faisait une oreille attentive puisqu’elle n’était pas le genre de personne à monopoliser la parole, mais il ne fallait pas compter sur elle pour relancer la conversation.

Tout ceci n’avait aucun sens aux yeux de la jeune femme. Et ça alla en empirant quand Savannah parla carrément d’apaiser les tensions, proposant même de s’excuser. Casey ne cilla pas, son regard toujours vissé dans celui de la Serpentard, mais intérieurement, elle n’en menait pas large. Elle savait que son animosité à l’encontre de la soeur de Brooklyn ne tenait qu’au fait… qu’elle était la soeur de Brooklyn, justement. Constatant que son ami d’enfance - et son seul véritable ami - vivait heureux au sein d’une famille aimante et l’avait complètement oubliée - pire, n’avait pas même daigné lui adresser un mot le jour de la rentrée - avait été un sacré coup pour la petite fille qu’elle était alors et qui rêvait souvent que Brooklyn et elle se retrouveraient un jour. Elle ne l’avait simplement pas imaginé de cette manière. Triste et blessée, en colère contre le garçon, mais incapable de le détester à cent pour cent, ses mauvais sentiments s’étaient fixés sur la soeur dont il semblait être le plus proche. La jalousie qu’elle éprouvait envers Savannah tenait donc simplement dans le fait que celle-ci avait eu la chance de grandir avec Brooklyn, d’être là pour lui, de compter pour lui, là où Casey n’avait pas eu le choix de disparaître. Il leur avait fallu des années et un passage dans les cachots pour mettre à plat cette rancune née d’une incompréhension de deux gamins totalement paumés, et encore de nombreux mois pour réussir à réapprendre comment fonctionner l’un avec l’autre. Et tout ce temps, il avait été tout autant nécessaire à la blonde pour faire taire un peu cette vieille jalousie qu’elle éprouvait à l’égard de la famille de Brooklyn, et plus particulièrement de Savannah. Bien entendu, sa mauvaise foi avait occulté toute cette partie là de la chose, jusqu’à ce qu’elle n’ait d’autre choix que de l’affronter. Et leur de leur dernier tête à tête, sur le terrain de Quidditch, Casey n’avait pas non plus su quoi opposer à la Serpentard lorsqu’elle lui avait demandé ce qu’elle avait fait de mal pour mériter qu’elle la déteste. Parce qu’au fond, si sa fierté lui laissait le loisir d’y réfléchir sincèrement, Savannah avait tout l’air d’être quelqu’un de gentil, comme Casey ne pensait pas qu’il soit réellement capable d’y en avoir. Et elle était en plus une Legilimens, donc la personne idéale pour entraîner son don. Mais pour que seulement ces pensées parviennent à la conscience de la Serdaigle, encore aurait-il fallu que son orgueil et sa méfiance éternelle à l’égard de ses pairs se taisent, s’écrasent, laissent place à d’autres sentiments. Pourquoi tu tiens tant à apaiser les tensions ? À ce que les choses changent ? Vraiment, Casey ne comprenait pas. Elle était capable de beaucoup de choses pour se réconcilier avec les personnes qui comptaient à ses yeux, mais si quelqu’un à qui elle n’avait jamais adressé le moindre mot se montrait froid et distant avec elle, cela l’indiffèrerait au plus haut point. Elle n’arrivait pas à envisager le point de vue de Savannah, à appréhender la raison derrière tout ça. Nous ne sommes pas proches, pas même de vagues connaissances continua-t-elle sans émotion Tout ça devrait t’indifférer. Comme cela l’indifférerait, elle, dans la situation inverse.

Ce qui ne l’indifférait clairement pas, au contraire, c’était Brooklyn. Brooklyn, qui battait le chaud et le froid depuis un an, Brooklyn, qui se remettait subitement à la fuir et l’éviter, Brooklyn, qui ne répondait plus à ses lettres que pour lui dire qu’il ne voulait pas parler, Brooklyn, qui avait le don de la plonger dans une humeur ou une autre sans même qu’elle n’en comprenne la raison. À part qu’il son plus vieil et son plus sincère ami, le seul en qui elle avait, malgré toutes ces années, une confiance aveugle, qu’elle ai cherché à se battre contre ça n’y changeait rien. Savoir qu’il n’avait jamais parlé d’elle à sa soeur lui procurait un étrangement serrement dans la poitrine en même temps que cela tombait sous le sens. Je me doutais bien qu’il ne t’avais parlé de rien, alors c’est simplement toi qui emploie des mots qui ne vont pas. L’amertume derrière ses propres paroles laissaient un goût désagréable. Parce quelques semaines plus tôt, ils étaient proches, ils l’étaient redevenus tout au long de l’année dernière, et les quelques jours qu’il avait passé chez elle avaient été… parfaits ? géniaux ? le meilleur moment de son été ? Parfois l’incompréhensible le reste quoiqu’on fasse. Tout en retenant un soupir. Savannah soupirait assez pour deux, de toute manière. S’il ne t’a rien dit, ce n’est pas à moi de le faire termina-t-elle néanmoins. Elle ne serait pas celle qui ramènerait le passé de Brooklyn, et le sien, sur la table pour le décortiquer avec sa soeur. Quand bien même Brooklyn semblait lui en vouloir pour une raison qu’elle ignorait, jamais elle ne lui ferait ça. Ironique, quand on y pensait, que les rôles soient inversés entre sa relation avec Brooklyn et celle avec Savannah.
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MessageSujet: Re: L'amitié rapproche et la haine éloigne - Casey   Ven 26 Oct - 10:31


Casey & Savannah

L’amitié rapproche et la haine éloigne
Les choses vont de pire en pire et n’importe quelle personne normalement constituée aurait décidé de partir à ce stade mais pas moi. Je tiens enfin ma chance d’avoir l’explication après laquelle je cours depuis tant de temps et je ne suis pas prête à faire en croix dessus. Je dois avoir un petit côté maso quand même parce que je sais pertinemment que je vais m’en prendre plein la tronche et que ces premières piques ne sont que le début d’une longue série. Aïe, aïe, aïe… « J’espère bien, se confier à la première personne venue serait très étrange. » A mon avis, Casey est le genre de fille qui ne se confie jamais à personne, connue ou inconnue, je trouve donc assez drôle qu’elle porte un jugement là-dessus. Quand on a décidé d’être une pierre tombale et de se renfermer comme une huître à chaque conversation un peu importante, on ne peut pas vraiment juger les autres… Bon, en réalité, je ne connais pas assez la Serdaigle pour savoir si c’est réellement l’attitude qu’elle a en règle générale avec les gens mais elle me fait affreusement penser à la version féminine de Brooklyn et je sais que mon frère agit exactement comme ça, donc ça ne serait pas étonnant que la jeune fille soit exactement pareille. « Et se confier à quelqu’un qui ne nous aime pas, encore plus. » Je lui rappelle à tout hasard qu’elle a décidé pour une raison que j’ignore qu’elle ne pouvait pas m’encadrer. Pourquoi ? Va-t-elle me répondre que si, justement, elle m’aime bien ? Je crois que ça n’arrivera jamais donc ma tentative de lui rappeler notre inimitié sortie de nulle part ne va servir absolument à rien, mais je fais comme j’ai toujours fait avec Casey, je tente pour voir, me disant qu’un jour, peut-être, sa langue finira par se délier.

« Pourquoi tu tiens tant à apaiser les tensions ? À ce que les choses changent ? » Parce que ce n’est pas agréable de vivre avec cette impression de tension permanente ? Elle aime peut-être bien les conflits, mais ce n’est pas mon cas et comme elle est toujours dans le sillage de mon frère, ou en tout cas très souvent, et que je suis relativement proche de ce dernier, ou en tout cas je l’étais il y a encore quelques semaines, je pensais qu’il valait mieux qu’on s’entende. Comme quoi, je me suis trompée, elle a l’air de trouver cette tension fort agréable à vivre. « Parce que premièrement je n’aime pas les conflits et deuxièmement quand je suis en conflit avec quelqu’un, j’aime bien savoir pourquoi. » C’est tout con comme réponse mais ça a le mérite d’être très vrai, Casey n’a pas cru bon de me dire pourquoi elle m’en voulait et je reste avec cette interrogation permanente qui plane au-dessus de ma tête. C’est très désagréable, vraiment très désagréable, j’ai hâte de pouvoir passer à autre chose. « Nous ne sommes pas proches, pas même de vagues connaissances. Tout ça devrait t’indifférer. » Oh oui, j’aimerais tellement que ça m’indiffère… Vraiment, mais ce n’est pas le cas. Parce que je suis comme ça, je tiens aux gens, et ne pas savoir si j’ai vraiment merdé ou non est très difficile pour moi. Je pense que je mérite au moins une petite explication avant de couper définitivement les ponts, faute de mieux. « J’ai bien compris que tu étais un robot sans sentiment, mais ce n’est malheureusement pas mon cas, alors oui savoir que quelqu’un m’en veut sans savoir ce que j’ai bien pu faire pour provoquer ça ne me permet pas de faire preuve d’indifférence. » C’est peut-être pitoyable mais je joue cartes sur tables, je ne suis qu’un être humain, j’éprouve des choses et en l’occurrence ce que j’éprouve c’est de l’incompréhension mêlé à un fort sentiment d’injustice.

J’ai l’impression que, comme pour mon frère, il sera totalement impossible de lui tirer les vers du nez et que cette conversation ne servira, au final, absolument à rien. Pourtant j’essaye, je m’acharne, je gaspille mon énergie à brasser de l’air. Au moins, j’aurais la satisfaction de ne rien pouvoir regretter car j’aurais tout fait pour essayer de comprendre. Si je ne dois jamais comprendre ce qu’il se passe dans ma tête, ça ne sera pas de ma faute. « Je me doutais bien qu’il ne t’avait parlé de rien, alors c’est simplement toi qui emploies des mots qui ne vont pas. » Mais qu’elle est chiante cette fille, sérieusement ! D’accord j’emploi les mots qui ne vont pas, si ça peut lui faire plaisir, mais ce n’est pas ça que je lui demande ! Moi, je veux juste avoir une explication et je n’en peux plus de la voir constamment tourner autour du pot comme elle le fait actuellement. Qu’est-ce que ça lui apporte, franchement ? Pas grand-chose, à mon avis, en tout cas moi je ne comprends toujours rien et ça a le mérite de m’agacer. Heureusement, je parviens tout de même à conserver mon sang-froid. « Donc ça veut dire qu’il y a bien quelque chose qui ne va pas ? Je ne suis pas encore complètement folle, c’est rassurant. » Si elle se doute que Brooklyn ne m’a parlé de « rien » c’est qu’il pourrait éventuellement me parler de quelque chose, non ? Mais quoi ? Franchement, je suis complètement perdue, rien ne s’éclaircit, cette fille est douée pour noyer le poisson. « Parfois l’incompréhensible le reste quoiqu’on fasse. S’il ne t’a rien dit, ce n’est pas à moi de le faire. » Mais il ne me dira rien de toute façon… Elle est cruche ou quoi ? On ne va jamais y arriver à ce rythme-là. « Tu sais bien que Brooklyn ne dira jamais rien, ce n’est pas un grand bavard et c’est encore pire ces derniers temps, alors si tu pouvais nous rendre service à tous les deux, ce serait génial. » Elle va se dire que je crois encore au père Noël mais après tout au point où j’en suis, toutes les techniques sont bonnes à appliquer. « Tu sais, j’ai envisagé des tonnes de possibilité, je me suis même demandée si tu n’étais pas sa sœur cachée ou un truc du genre… » Je ne tiens pas à parler des origines de Brooklyn, je ne sais même pas si elle a connaissance de son adoption, mais il faut bien que je creuse pour savoir alors je fais des sous-entendus pour voir si elle capte ou si elle ne sait rien.

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MessageSujet: Re: L'amitié rapproche et la haine éloigne - Casey   Ven 26 Oct - 17:54

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C’était quoi son problème à Savannah ? Elle approuvait ses dires à voix haute, confirmant que le fait de se confier à quelqu’un dont on n’était pas proche, et qui ne nous aimait pas, encore pire, était étrange, mais c’était pourtant bien ce qu’elle venait de faire quelques minutes plus tôt. D’accord, elle n’avait pas vraiment déballé ses plus sombres secrets, mais pour la Serdaigle, habituée à n’échanger que le strict minimum avec ceux qui l’indifféraient, c’était du pareil au même. Casey essayait désespérement de sonder la Serpentard qui lui faisait face, cherchant une cohérence quelconque dans son comportement, n’en trouvant aucune. Parfois, elle se disait qu’une habilité en Légilimancie serait des plus pratiques. Quand elle avait appris que Savannah maîtrisait cette forme de magie, le parfait opposé et, par la même, le parfait complément de ce qu’elle, elle maîtrisait - seulement du bout des doigts, l’entraînement serait encore long, mais la blonde était déterminée à devenir une parfaite Occlumens - sa première réaction n’avait pas exactement été de sauter de joie. L’idée que la soeur de Brooklyn soit capable de lire les pensées des gens, donc les siennes, lui avait donné une raison supplémentaire de la considérer comme une personne à éviter. À une période, elle craignait qu’elle soit capable d’en apprendre trop sur son passé, et sur celui de son frère. Elle n’avait aucune idée d’où en était son apprentissage, mais le sien n’était pas encore très avancé à l’époque, aussi la méfiance s’était-elle renforcée. Aujourd’hui, elle était encore loin d’être une bonne Occlumens, mais elle savait qu’une intrusion dans son esprit - hormis si elle avait à faire à un Legilimens hors pair, mais sa camarade n’en était sûrement pas encore à ce stade - ne passerait pas inaperçu et elle n’avait donc plus à craindre de se faire voler des souvenirs personnels sans qu’elle ne puisse le savoir.

Incompréhension, donc, face à l’attitude de Savannah. À la fois amicale et exaspérée, qui semblait vouloir aussi bien apaiser les tensions qui existaient que les exacerber par des répliques provocatrices. C’était totalement illogique, et Casey n’aimait pas ça. Ce pourrait très bien être ta tête qui ne me revient pas, tout simplement. Pourquoi tout le monde partait du principe que, à moins d’avoir fait quelque chose contre ce fait, c’était les bons sentiments qui primaient toujours ? La Serdaigle n’avait que trop constaté au fil des années que les êtres humains, à quelques rares exceptions, étaient soit inintéressants, soit profondément mauvais, soit tout simplement décevants. C’était une perte de temps d’attendre une raison pour mépriser les autres. Elle gagnait beaucoup de temps et d’énergie ainsi, sans compter qu’elle n’était pas sociable de nature, et quand par miracle elle nouait une relation amicale avec quelqu’un, c’était au moins basé sur des choses concrètes. Même si, dans le cas présent, son inamitié envers la Caldwell n’était pas vraiment basé sur du vent mais bien sur des sentiments négatifs qu’elle éprouvait à son encontre.

La culpabilité n’est pas non plus quelque chose que la blonde éprouvait régulièrement, mais même s’il avait été possible d’en éprouver à la suite de la pique gratuite lancée à Savannah, elle se serait immédiatemment évanouie face à son table. Un robot sans sentiments ? Quelque part cela prouvait que l’indifférence feinte de Casey était plus vraie que nature mais elle n’aimait pas beaucoup qu’une presque inconnue se permette de la juger. Parce qu’elle en éprouvait, des sentiments. Une foule entière. Qu’elle aurait préféré ne pas ressentir. Tout serait tellement plus facile si son insensibilité était réelle. Pas de colère, ni de haine envers cette famille qu’elle méprisait pour tout ce qu’elle représentait, entre ce père déterminé à contrôler sa vie et ce frère qu’elle détestait depuis le premier jour. Pas de tristesse alors que Brooklyn l’évitait. Pas ces serrements désagréables dans la poitrine. Pas cette jalousie à l’égard de la famille du Serpentard. Pas d’état d’âme, en aucune circonstance, comme cela devait être reposant. Il faudrait savoir. Je n’éprouve pas de sentiment ou bien je te déteste ? C’est pas compatible répliqua-t-elle, éludant avec aplomb tout le reste, tout ce qui préoccupait véritablement Savannah. Casey préférait jouer sur la forme pour occulter le fond.

Est-ce que cette conversation allait aboutir à quoique ce soit ? Rien n’était moins sûre. La blonde se demandait combien de temps Savannah allait rester calme face à son impassibilité et sa faculté à ne pas répondre aux questions auxquelles elles n’avaient pas envie d’apporter de réponses - et elles étaient nombreuses. La Caldwell restait calme, mais Casey voyait bien l’agacement la gagner. Je te trouve parfaitement bizarre, mais je n’ai jamais dis que tu étais folle. Un petit froncement de sourcils qui souligne ses mots. Si elle se pensait timbrée, c’était son soucis.

Et puis forcément, parce que parler avec Savannah Caldwell de la raison de son attitude à son égard revenait à aborder la seule chose qu’elles avaient en commun, c’était parler de Brooklyn. Machinalement ses doigts vinrent jouer avec la chaîne qu’elle portait autour du cou et qui supportait deux petits pendentifs qu’il lui avait offerts. Sa main retombant le long de son corps quand Savannah mentionna le fait que son frère était encore moins bavard que d’habitude, tiquant sur ce fait. Entre Gretel qui était venue la confronter parce que Brooklyn l’évitait, elle aussi, et maintenant sa propre soeur qui lui disait que le Serpentard était encore plus muet qu’à l’ordinaire, Casey commençait doucement à se dire que la situation n’était pas du tout comme l’année passée où tout ça ne concernait que les deux vieux amis et leur relation qu’ils ne parvenaient pas encore à gérer. Pensive, préoccupée, essayant d’assembler les pièces du puzzle pour comprendre ce qui n’allait pas chez Brooklyn depuis le début du mois, elle percuta avec un temps de retard les dernières paroles de Savannah. Sa soeur cachée ? repéta-t-elle, l’étonnement perceptible dans son ton. Un léger rictus à la fois amusé et amer étira ses lèvres quelques secondes. Elle s’était bien découvert un frère, mais ça n’était pas le bon Serpentard. Et ça lui apportait autrement plus de problèmes. Son visage se referma alors qu’elle repensait aux lettres de son géniteur et à la solution trouvée par Luca. Définitivement, ne rien ressentir rendrait tout tellement plus facile. Il détesterait qu’on parle de lui s’il savait… Mais toi aussi il t’évite ? Elle ne voulait pas que Savannah lui fasse de grandes confidences d’aucune sorte, un simple oui ou non lui conviendrait très bien. Alors même qu’elle ne répondait à aucune de ses questions depuis tout à l’heure, c’était là toute la magie de la chose. Et on a aucun lien de sang précisa-t-elle après quelques secondes de silence.
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MessageSujet: Re: L'amitié rapproche et la haine éloigne - Casey   Ven 26 Oct - 22:41


Casey & Savannah

L’amitié rapproche et la haine éloigne
« Ce pourrait très bien être ta tête qui ne me revient pas, tout simplement. » Remarque très mature et qui fait carrément avancer les choses, cela va sans dire. J’aurais adoré prendre sa tête pour la coller contre le mur histoire de lui remettre les idées en place et de la rendre totalement amnésique, peut-être que ça aurait le mérite de la rendre un peu plus sympathique. Fort heureusement pour la jeune fille, je suis contre la violence alors je ne vais pas faire ça, je vais me contenter de prendre une grande inspiration et de lui répondre le plus posément possible. J’ai dû être un ange dans une vie antérieure, je ne vois pas comment il pourrait être possible que je garde autant mon sang-froid sinon. Elle mérite toutes les claques du monde et je continue à bavarder avec elle comme si elle était ma meilleure amie, ou tout du moins une vague copine. Je suis sûre que bon nombre de personnes n’en auraient pas fait autant. Bon, il faut bien reconnaitre que ma conversation actuelle est très intéressée et si je pensais ne pas pouvoir obtenir au moins un minime élément de réponse, alors j’aurais lâché l’affaire depuis longtemps. « Dans ce cas, tu m’expliqueras pourquoi la tête d’Avalon a l’air de te revenir bien mieux que la mienne… Si tu as réussi à nous trouver une différence physique, je te félicite car même moi je n’y suis jamais arrivé. » Je suis vaguement sarcastique mais c’est parce que je sais très bien que tout cela n’est pas une histoire de faciès, elle essaie de noyer le poisson, tout simplement et ça m’agace au plus haut point. Jouer carte sur table ce n’est pas le truc de Brooklyn et ce n’est visiblement pas le truc de Casey non plus. Malheureusement. « C’était bien essayé, mais on sait toutes les deux que ce n’est pas mon visage qui ne te revient pas, c’est une possibilité que j’ai éliminé il y a bien longtemps. Alors certes, je n’ai pas encore trouvé la raison mais je ne suis pas non plus complètement stupide. » Si seulement elle pouvait enfin se livrer, on avancerait enfin, ça ne serait pas plus mal. Mais malheureusement pour moi, elle n’a pas l’air prête à faire cet effort, loin de là même. « Il faudrait savoir. Je n’éprouve pas de sentiment ou bien je te déteste ? C’est pas compatible. » Peut-être n’éprouve-t-elle aucun sentiment sauf les négatifs ? Je n’en sais rien moi, pourquoi elle me pose la question ? Ça lui fait plaisir de jouer sur les mots que j’emploie ? En tout cas, ça ne me fait pas rire, j’ai de plus en plus l’impression d’être en train de perdre mon temps et ça me déplait au plus haut point, évidemment. « Je t’avoue que je n’en sais rien, et je m’en fiche, tu sembles déployer une énergie folle à me détester et je veux savoir pourquoi, ce n’est pas si compliqué que ça, si ? Puisque ta haine est dirigée contre moi, je me sens un peu concernée par le sujet, même si à la base, l’histoire est entre mon frère et toi. » Je suis cash, tourner autour du pot ne m’avance rien avec Casey alors je change mon fusil d’épaule. Quelque chose me dit qu’elle ne sera pas beaucoup plus sensible à cette manière de faire.

On tourne en rond et cette conversation ne mène à rien. Pourtant, j’ai l’impression d’enfoncer des portes ouvertes et ce n’est plus des perches que je lui lance mais des baobabs. Pourtant, les ignorer ne semble lui poser aucun problème et à mon avis demain matin on y sera encore. Je suis ravie de ne rien avoir prévu de ma soirée, au moins je n’ai pas l’impression de la perdre complètement, mais si j’avais pu au moins gagner des réponses à toutes les questions que je me pose constamment depuis notre première rencontre, je n’aurais pas été contre non plus. Brooklyn n’a pas fait l’effort de m’expliquer les choses, mais je pensais vraiment qu’elle serait différente. Apparemment je me suis trompée. « Je te trouve parfaitement bizarre, mais je n’ai jamais dit que tu étais folle. » Waw, grande consolation… Savoir qu’elle n’a pas l’impression que je suis complètement cinglée m’importe peu en réalité, cette fille ne me connait pas et elle n’a d’ailleurs jamais cherché à me connaitre, donc son avis sur mon état d’esprit n’a que très peu d’importance à mes yeux. « C’est une maigre consolation… Je préfère presque que tu me crois folle si ça peut t’inciter à enfin dire quelque chose de constructif… Qu’est-ce qu’il faut que je fasse pour te pousser enfin à parler ? C’est si compliqué que ça ? C’est un secret d’Etat ? J’ai l’impression d’être victime d’être une situation qui ne me concerne pas du tout. » A défaut d’être sympathique, peut-être est-elle capable de faire preuve d’un minimum de compassion ? En tout cas, j’aimerais beaucoup que ce soit le cas, peut-être que ça lui permettrait enfin de dire quelque chose d’intéressant ? Ou en tout cas qui explique notre conflit ? J’ai l’impression qu’à chaque fois que j’ouvre la bouche c’est pour lui demander des explications qu’elle se refuse systématiquement à me donner. On pourrait y passer des jours mais je suis sûre que l’une d’entre nous finirait par y laisser sa santé mentale. « Sa sœur cachée ? Il détesterait qu’on parle de lui s’il savait… Mais toi aussi il t’évite ? Et on a aucun lien de sang. » Ah ? Pour une fois elle n’essaie pas de m’envoyer sur les roses, c’est un bon point… Ça prouve que j’ai touché une corde sensible. L’ignorance de Brooklyn à son égard semble vraiment l’affecter et je peux la comprendre parce que ça m’affecte aussi. Mais est-ce que j’ai vraiment envie de la rassurer et de l’épauler ? Le petit diable en moi me pousserait presque à l’enfoncer, mais ce n’est pas quelque chose qui me ressemble. « Bien sûr. Tu pensais que le Brooklyn ronchon t’était exclusivement réservé ? Tu as pourtant l’air de bien le connaitre. Quand quelque chose ne va pas pour lui, il envoie chier tout le monde… Du grand Brooklyn. Il vaut mieux ne pas trop le prendre personnellement, il peut être blessant parfois. Et oui il détesterait qu’on parle de lui, mais de toute façon il fait déjà la tronche alors un peu plus ou un peu moins. » Etrangement, j’espère l’avoir rassurée un minimum. Je crois que je suis vraiment trop sympa, parfois, mais tant pis, c’est ma personnalité et je ne compte pas en changer. « Tu n’es pas sa sœur… Alors t’es sa copine ? J’y ai déjà pensé mais j’avais écarté cette possibilité parce que ça serait bizarre que tu me détestes alors que tu es amoureuse de lui, on s’entend super bien tous les deux mais c’est mon frère alors je ne te fais pas du tout concurrence sur ce terrain-là. » Quelque chose me dit qu’elle va bien se foutre de ma gueule, mais émettre mes hypothèses à voix haute semble finalement être le meilleur moyen de la faire parler.

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MessageSujet: Re: L'amitié rapproche et la haine éloigne - Casey   Sam 27 Oct - 15:21

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D’accord, même Savannah avait bien pigé que ça n’était pas juste sa tête qui ne lui revenait pas et qu’il y avait autre chose. Une autre chose qu’elle semblait déterminée à découvrir, coûte que coûte, cherchant à tirer les vers du nez de Casey. Franchement, ça changeait quoi à sa petite vie tranquille de savoir que quelqu’un, dans ce château, ne l’aimait pas ? Elles ne côtoyaient absolument pas les mêmes personnes - si on exceptait Brooklyn, mais étant donné que lui et Casey ne se voyaient pas spécialement en groupe, ça ne comptait même pas - ne partageaient pas la même maison, n’étaient pas de la même année et n’avaient donc pas le risque de devoir travailler ensemble en cours, il n’y avait que le fait de vivre à Poudlard la majeure partie de l’année qui faisait qu’elles pouvaient être amenées à se croiser, comme ce soir. En dehors de ça, elles ne se fréquentaient guère, l’inamitié de la Serdaigle à l’égard de la Serpentard ne devait donc pas lui être si pesante que ça, n’est-ce pas ? Alors pourquoi elle cherchait absolument à comprendre d’où venaient ces sentiments négatifs ? D’autant plus que ça ne la concernait même pas. Au final, elle n’était qu’un dommage collatéral d’une relation dont elle n’avait aucune connaissance. Est-ce que ça provoquait des remords chez Casey ? Absolument pas, ça lui passait complètement au-dessus, et elle n’arrivait pas à saisir pourquoi Savannah n’en faisait pas autant, se contentant de lui rendre les regards froids quand elles se croisaient au lieu de tenter pitoyablement de faire la conversation et de nouer un contact avec quelqu’un qui n’en avait définitivement pas envie. Avalon pose moins de questions. Elle n’en posait aucune, même. Et, surtout, quand elle avait découvert que Brooklyn allait étudier aussi à Poudlard, et que deux de ses soeurs étaient dans le coin également, sa camarade de maison n’était pas celle dont il semblait être le plus proche, bien au contraire. Ce qui avait aidé Casey à ne pas ressentir ce dévorant sentiment de jalousie à son égard et d’agir comme elle agissait avec tout le monde : complètement indifférente. Puis les années s’étaient écoulées, elles étaient devenues poursuiveuses dans la même équipe, et avaient même partagé une excursion en pleine nuit pour aller profiter des douceurs préparées par les Elfes de maison.

La Caldwell n’en démordait pas, elle était tenace, c’en était agaçant. Et toute cette conversation était une perte de temps. Casey aurait déjà du tourner les talons, depuis l’instant où elle avait compris que ça n’était pas la bonne jumelle qui la saluait, et retourner à ses occupations. Mais bien évidemment, il fallait qu’elles abordent, de plus en plus clairement, le sujet Brooklyn. La corde sensible touchée, la blonde restait là, confrontée à une situation qu’elle n’aimait pas, tiraillée entre son envie de retourner à son mustime habituel, et celle d’en profiter pour essayer d’en savoir un peu plus sur ce qui n’allait pas chez Brooklyn dernièrement. Elle n’avait aucune idée de ce que Savannah savait précisément de son histoire avec Brooklyn. Probablement pas grand chose, rien d’autre que ses propres déductions, Casey savait pertinnement que le jeune homme était aussi bavard qu’elle, surtout quand cela concernait son passé. Non c’est même très simple. Tu veux savoir pourquoi je ne t’apprécie pas et je n’ai pas envie d’en parler. On dirait bien que c’est une impasse, n’est-ce pas ? Qu’est-ce qui l’empêchait, au fond, de lui balancer qu’elle était tout simplement jalouse de la relation qu’elle entretenait avec Brooklyn ? La réponse était des plus simples : sa fierté. Passer des années à se convaincre que l’ignorance de Brooklyn à son égard ne l’affectait pas, tout ça pour qu’après leur passage dans les cachots, elle ose enfin s’admettre que, si, ça l’affectait, avait déjà été un sacré porté à son orgueil personnel. Alors avouer à sa soeur qu’elle ne l’aimait pas parce qu’elle avait eu la chance de grandir avec lui, d’être là dans les moments difficiles, d’être proche de lui quand Casey ne savait même pas ce qu’il devenait, c’était plus que dur à dire à voix haute. Et puis, au-delà de ça, ça amènerait encore plus de questions, elle en était sûre. Brooklyn et elle ne s’étaient jamais montrés particulièrement proches en public, et même si Savannah avait deviné qu’il y avait quelque chose, la blonde n’avait aucune envie de brasser leur passé commun. Surtout pas s’il n’en avait pas parlé lui-même à sa famille adoptive. Elle lui était reconnaissante d’avoir gardé un secret qui la concernait aussi, et ça allait dans les deux sens.

Mais l’insistance de Savannah n’allait pas s’évanouir comme ça. Et plus elle avançait des arguments, plus elle affichait son incompréhension face à une situation qu’elle ne maîtrisait pas, plus Casey pataugeait dans la semoule, n’arrivant pas à envisager que ça puisse la toucher à ce point-là, n’arrivant pas à saisir pourquoi elle tenait tant à obtenir une réponse là-dessus au lieu de juste décider d’ignorer Casey. Ne serait-ce pas plus facile pour tout le monde ? J’imagine que non, c’est assez simple. Sauf que, même si l’idée aberrante de confier mes états d’âme à quelqu’un que je ne connais pas me traversait l’esprit, je n’ai pas le droit de dévoiler certaines choses qui concernent Brooklyn aussi. Pas s’il n’a pas décidé de le faire de son côté. C’était à la fois totalement vrai, comme une façon de se protéger mutuellement, ce qu’ils faisaient depuis toujours, et à la fois une excuse très pratique pour botter en touche.

La jeune femme s’attendait à se faire envoyer bouler quand elle interrogea Savannah sur l’éloignement récent de Brooklyn, mais il n’en était rien, et la gratitude qu’elle ressentit sur le coup ne lui était pas vraiment familière. Non, je sais comment il peut être... soupira-t-elle en secouant légèrement la tête, hésitant une seconde avant de poursuivre. Je ne savais pas si cette fois encore il n’était comme ça qu’avec moi ou bien s’il fuyait tout le monde. Et si savoir que ce n’était pas forcément elle, le problème, la rassurait en partie, quand bien même ce n’était pas vraiment une certitude, elle s’inquiétait de ce qui pouvait le pousser à être dans cet état alors qu’il envisageait cette nouvelle année à Poudlard sous un meilleur angle que la précédente. Par contre, elle était étonnement plutôt d’accord avec Savannah. Si Brooklyn faisait déjà la gueule, un peu plus un peu moins ne changerait pas grand chose. Encore que, avec lui, on n’était jamais sur de rien, et Casey avait passé une année entière à marcher sur des oeufs avec lui, ayant peur que le moindre mot de travers ruine tous leurs efforts - ce qui n’était pas passé loin. Parce que le truc, c’est qu’il n’est pas juste ronchon ces derniers temps. Les mots sortaient trop facilement maintenant qu’elles abordaient plus le sujet Brooklyn que le sujet Casey contre Savannah, et la blonde s’en voulait un peu de laisser autant transparaître l’inquiétude que la situation lui apportait. Heureusement, elle avait encore assez de maîtrise d’elle-même pour ne pas rougir alors que Savannah lui demandait si elle était sa petite-amie. Amoureuse ? Elle ? De Brooklyn ? Nerveusement, ses doigts vinrent de nouveau jouer avec le pendentif, pendant qu’elle tâchait d’étouffer le fait que son coeur s’était légèrement emballé. Non, elle n’était pas amoureuse, ce n’était pas ça. Bien sûr que leur relation remontait à loin et était plus profonde qu’avec n’importe qui d’autre - enfin, elle le pensait jusqu’à ce qu’il lui tourne encore le dos - mais c’était un simple attachement. Amical. Ceci dit, Savannah avait quasiment mis le doigt sur le problème qu’il y avait entre elle et Casey, à la différence que l’amour ne faisait pas partie de l’équation. Pas du tout. Non je ne suis pas… On est pas… Il est pas mon copain objecta-t-elle. Il lui était compliqué de simplement le prononcer à voix haute, c’était bien le signe que c’était totalement invraisemblable. On se connait juste depuis longtemps lâcha-t-elle finalement, espérant que la Caldwell arrêterait avec ses suppositions complètement idiotes.
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MessageSujet: Re: L'amitié rapproche et la haine éloigne - Casey   Dim 4 Nov - 22:09


Casey & Savannah

L’amitié rapproche et la haine éloigne
« Avalon pose moins de questions. » Alors c’était ça le problème ? Je posais trop de questions ? Franchement, je n’en reviens pas, c’est la justification la plus pourrie du monde. A moins qu’elle ait vraiment beaucoup de choses à cacher, j’ai du mal à comprendre qu’on puisse avoir une telle aversion pour une conversation normale avec un être humain tout ce qu’il y a de plus banal. En plus, à bien y réfléchir, je ne pense pas avoir essayé des milliers de fois d’engager la conversation avec elle, Casey m’a pris en grippe dès le début et rien de ce que j’ai pu dire ou faire n’a permis de la faire revenir sur sa décision. Alors son excuse, je la trouve un petit peu foireuse. « Alors c’est ça mon tort, je me suis un peu trop intéressée à toi ? Bah toutes mes excuses alors, je ne le ferais plus, c’est promis. » Non mais sérieusement, est-ce qu’elle a de vrais amis cette fille ? Parce qu’avec une pareille attitude, elle risque sacrément de faire fuir les gens. La preuve, j’ai presque envie de prendre mes jambes à mon coup dès maintenant. Sauf que je sais qu’elle est proche de Brooklyn et cette simple connaissance de la situation me permet de m’accrocher encore un peu pour tenter de creuser une nouvelle fois. Sous cette apparence de glace, il doit bien y avoir un petit cœur qui bat, aussi minuscule soit-il. « Non c’est même très simple. Tu veux savoir pourquoi je ne t’apprécie pas et je n’ai pas envie d’en parler. On dirait bien que c’est une impasse, n’est-ce pas ? » Je soupire, une nouvelle fois, je crois que j’ai usé mon quota de soupirs lors de cette conversation. Pourrait-elle se montrer encore plus désagréable que ça ? J’ai bien peur que non, elle déjà un sacré bon niveau en la matière et à mon avis j’aurais beaucoup de mal à l’égaler. « Il faut croire que oui, mais dans ce genre de situation, si chacun y met un peu du sien, on arrive à se sortir de l’impasse justement, et c’est ce que j’essaie de faire, figure-toi, mais j’avance d’un pas et tu recules de trois alors j’ai un peu du mal à savoir quoi faire pour que ça aille mieux. » Et oui, je sais qu’elle va encore me dire que de toute façon on n’est pas amies et que je devrais en avoir rien à foutre qu’elle ne veuille pas discuter avec moi, mais j’ai un cœur et j’arrive à être touchée par les gens, même quand ces derniers ne sont pas nécessairement adorables avec moi et que je ne leur dois rien. Mon attitude a l’air d’amuser beaucoup la jeune femme, en tout cas, mais moi je suis loin d’avoir envie de rigoler. « J’imagine que non, c’est assez simple. Sauf que, même si l’idée aberrante de confier mes états d’âme à quelqu’un que je ne connais pas me traversait l’esprit, je n’ai pas le droit de dévoiler certaines choses qui concernent Brooklyn aussi. Pas s’il n’a pas décidé de le faire de son côté. » Nouveau soupir, je sais que si elle est aussi dure à convaincre que mon frère, ils risquent tous les deux de mourir en emportant leur secret dans la tombe. Qu’est-ce qu’ils sont chiants, vraiment, ils ont été formés par les services secrets ou quoi ? « Et j’imagine que tout comme Brooklyn, si tu as décidé d’être une tombe, je peux te cuisiner pendant des heures sans que tu daignes donner la moindre information constructive ? Ça promet. » Je dois dire que sur ce coup je me sens un peu blasée et défaitiste. Je mérite de savoir.

Je ne pensais pas parvenir à capter l’attention de la jeune femme et manifestement je me suis trompée puisque l’évocation de l’attitude de mon frère en ce moment semble franchement l’intéresser. Comme quoi, il en faut finalement bien peu pour qu’elle oublie, l’espace d’un instant, son horrible carapace. Le désintérêt de mon frère à son égard semble véritablement la toucher et si elle n’était pas aussi désagréable avec moi, j’aurais presque de la peine pour elle… Bon, soyons honnête, même son attitude ne m’empêche pas d’éprouver de la compassion à son égard. C’est plus fort que moi, je n’aime pas voir les gens souffrir et quelque chose me dit qu’elle doit lutter contre les larmes en voyant Brooklyn s’échapper à chaque fois qu’elle essaie de venir vers lui. « Non, je sais comment il peut être... » Bah voilà ! Alors si elle le sait, elle ne devrait pas s’en formaliser plus que ça, Brooklyn est comme ça, il envoie chier les gens lorsque quelque chose le contrarie, plutôt que de venir vers ces mêmes personnes pour demander à ce qu’on lui tende la main. Je suppose que c’est un résidu de son enfance difficile. Il est habitué à ce qu’on l’enfonce au lieu de l’aider alors il reproduit les mêmes schémas de défense que lorsqu’il était avec ses parents biologiques. Pauvre garçon. « Bah voilà, si tu le connais bien, tu sais que tu ne dois pas prendre son comportement personnellement, il est comme ça parfois, j’espère qu’il redeviendra normal dans peu de temps. » J’espère mais à dire vrai, je n’y crois pas trop, pour qu’il redevienne normal, il faudrait que son problème soit résolu et ça n’en prend pas bien le chemin. Si seulement je savais réellement ce qui le tracasse autant, ça irait beaucoup mieux. Bien sûr, je sais que quelque chose ne va pas, et j’ai bien essayé de lui arracher des informations, mais il est resté très vague et encore aujourd’hui, je sais qu’il ne m’a pas tout dit. « Je ne savais pas si cette fois encore il n’était comme ça qu’avec moi ou bien s’il fuyait tout le monde. » Comment ça, « cette fois encore » ? Et pourquoi seulement avec elle ? A mon avis, son attitude ne lui a jamais été personnellement destinée, il est comme ça de temps à autres. Est-ce pour ça que Casey me déteste ? Parce qu’elle a l’impression qu’il est sympa avec moi alors qu’il est désagréable avec elle ? C’est totalement faux ! Lorsqu’il a décidé de se replier sur lui-même, je dois être l’une des premières personnes qu’il envoie chier. « Rassure-toi, je pense qu’il est comme ça avec tout le monde, ou en tout cas avec tous ses proches… Donc c’est plutôt une bonne nouvelle, ça veut dire qu’il a un peu de considération pour nous. Il faut essayer de voir le positif. » Je sais que ça ne va pas la satisfaire, mais je crois que je commence vraiment à comprendre ce qu’elle me reproche dans l’histoire, je crois tout simplement qu’elle voudrait être plus proche de Brooklyn que je ne le suis. Pour quelle raison ? Je ne le sais pas encore, d’autant plus qu’elle m’a affirmée ne pas avoir de lien fraternel avec le Serpentard, mais je vais bien finir par trouver. « Parce que le truc, c’est qu’il n’est pas juste ronchon ces derniers temps. » Oh ça non, j’ai bien remarqué moi aussi qu’il n’était pas juste ronchon, il est fuyant, distant, et il envoie chier tout le monde. « Non, bien sûr, pour se montrer ronchon, il faudrait déjà qu’il se montre tout court… Il prend la fuite à chaque fois que je l’approche. Et puis être ronchon, c’est dans son ADN, s’il l’était, ça ne m’inquièterait pas. Tu es bien courageuse de rester accrochée s’il est aussi chiant avec toi que tu le dis, moi je le fais parce que c’est mon petit-frère et que la famille compte plus que tout à mes yeux, mais toi, pourquoi est-ce que tu t’infliges ça ? » Je suis peut-être allée un peu loin dans mes questions mais il est vrai que je suis sincèrement étonnée de son dévouement pour mon frère. Il ne mérite pas qu’une fille se montre aussi adorable avec lui alors qu’il se comporte comme le dernier des connards. Il faudra que je lui en parle. J’en oublierais presque que deux minutes auparavant, Casey se comportait comme une garce avec moi. Comme quoi, tout arrive. « Non je ne suis pas… On est pas… Il est pas mon copain. On se connait juste depuis longtemps. » Une fois de plus, sa réponse ne m’apprend pas grand-chose, mais je ne lâche pas l’affaire et continue à creuser, encore et toujours plus loin. « Tu veux dire que tu le connaissais avec Poudlard ? Tu vis pas loin de chez nous ? » Ou alors, elle le connaissait avant l’adoption, mais je ne veux pas mentionner cette dernière, si jamais elle n’est pas au courant j’aurais l’air malin. Cette conversation est vraiment trop compliquée, vivement quelques éclaircissements.

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MessageSujet: Re: L'amitié rapproche et la haine éloigne - Casey   Lun 5 Nov - 0:32

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Savannah et Brooklyn ne partagent peut-être pas vraiment le même sang, mais à cet instant précis, Casey leur voit un gros point commun : ils sont aussi bornés l’un que l’autre. Sauf que, visiblement, pour l’une, son entêtement la pousse à ne pas vouloir abandonner un pouce de terrain quand il s’agit d’obtenir des réponses à ses questions, alors que pour le deuxième, c’est plutôt une propension à ne pas lâcher la moindre information qui frise le miracle. Les conversations entre les deux doivent pas mal ressembler à un combat. Et cette pensée, si elle aurait pu la faire sourire, lui laisse un léger goût amer : parce que chacun - ou presque - des échanges qu’elle a avec Brooklyn ressemble tristement à une bataille également. Sans même s’en rendre compte, c’est aussi exactement ce qui est entrain de se passer avec Savannah, qui a décidé d’obtenir des réponses de la part d’une personne fermement opposée à en donner aucune. La nervosité commence à gagner la blonde ; l’agacement aussi. Elle n’aime pas les discussions qui s’éternisent, surtout pas quand elle ne les a pas voulues, surtout pas avec la Caldwell. Pourtant, elle reste là, parce que Brooklyn est omniprésent dans leur petit tête-à-tête et qu’au vu de la situation actuelle avec le jeune homme, Casey est prête à refouler un peu plus longtemps sa réaction épidermique à ce genre de rencontre. Juste pour en apprendre un peu plus. Même si, pour ça, elle doit essuyer la frustration évidente de Savannah et ses questions toujours plus insistantes. On dirait un Niffleur accroché à un objet précieux, déterminé à ne pas le lâcher. Jamais. Bien que la Serdaigle ne se considère absolument pas comme un objet de valeur, bien au contraire.

À l’entendre lui dire qu’elle allait cesser de s’intéresser à elle, Casey à presque envie d’afficher son soulagement, mais elle se retient, et reste impassible. L’incompréhension persiste face à cette interrogation : pourquoi, par Merlin, la Caldwell a-t-elle, à un moment donné, commencé à s’intéresser à sa personne ? Cependant, l’effet fut de courte durée car elle revint rapidement à la charge. Non, la blonde n’avait aucune envie d’y mettre du sien, elle n’en voyait pas l’intérêt. La seule personne pour qui elle acceptait de mettre un peu - beaucoup - d’eau dans son vin, c’était bien Brooklyn. Mais pas pour sa soeur. Sauf, peut-être, dans l’intérêt de comprendre un peu mieux ce qui agitait le Serpentard ces derniers temps ? Si Casey avait été toute seule, elle se serait probablement laissée glisser le long du mur avant d’enfouir sa tête entre ses genoux pour faire le vide dans son esprit qui tournait, trop vite, et lui donnait mal à la tête. C’était probablement la première fois qu’elle se retrouvait face à quelqu’un qui ne tournait pas simplement les talons face à sa froideur à toute épreuve, et il fallait dire qu’elle n’était du coup absolument pas habituée à faire face à ça. L’entendre dire qu’elle reculait de trois pas quand elle en faisait un lui faisait douloureusement penser à sa relation avec son frère, toujours lui. L’année dernière, c’était une réflexion qu’elle s’était souvent faite. Qu’ils avançaient d’un petit pas, avant d’en faire deux en arrière, et des pas de géant. Mais elle tenait à Brooklyn alors qu’elle n’en avait rien à faire de Savannah. Pourtant, l’idée que la Caldwell se sente face à un mur infranchissable, comme elle en avait eu le sentiment l’année passée, la poussa à abaisser légèrement, d’un millimètre à peine peut-être, ses défenses, et à se montrer un tout petit moins sèche dans ses réponses. Effectivement, dans le mille. C’est pour ça que rien ne t’oblige à me poser des questions pendant des heures. On ne pouvait pas dire que le ton était subitement devenu amical, mais au moins l’agressivité avait disparue.

Au fur et à mesure des paroles de Savannah, Casey se sentait à la fois légèrement rassurée et pas vraiment, c’était un étrange sentiment qui la saisissait. Entendre, de la bouche même de sa soeur dont il était très proche, qu’il agissait comme ça uniquement avec les gens à qui il tenait, et que voir les choses sous cet angle rendait le tout plus positif, ça faisait naître une étrange chaleur au creux de son ventre. C’était peu dire qu’elle n’avait jamais vu les choses sous cet angle, elle qui avait tendance à considérer qu’il la repoussait justement parce qu’il ne la pensait pas assez importante pour faire partie de sa vie. C’est juste que, par rapport à l’année dernière, je pensais qu’il... La blonde ravala ses mots, se suprenant elle-même. Elle n’allait tout de même pas commencer à se confier à la première venue au sujet de ses déboires avec Brooklyn ? Ce serait un comble, elle qui avait tout parfaitement bien gardé pour elle, n’en parlant qu’à Oliver dans leur correspondance, et encore. A demi-mots, et le Gryffondor n’avait aucune idée de qui elle était. Cela rendait le tout beaucoup plus facile. Et en même temps, beaucoup moins caractéristique. Pas comme là, où les deux jeunes femmes savaient de qui elles parlaient, et connaissaient plutôt bien le sujet. C’est le problème, il est fuyant comme il ne l’avait plus été depuis longtemps poursuivit Casey, préférant enchaîner sur un autre sujet plutôt que de terminer sa phrase précédente. Et si ce n’est pas que avec moi… Je me dis que ce n’est peut-être pas juste un saut d’humeur passager. Par Merlin, si Brooklyn l’entendait, il serait capable de croire qu’elle était entrain de dire de lui qu’il avait un mauvais caractère. Ce qui, en soit, n’était pas faux non plus… Mais heureusement, elles étaient dans les toilettes des filles, et il n’y avait aucun risque pour que tout ça lui parvienne.

Pourquoi s’infligeait-elle tout ça ? Les yeux dans le vague, Casey resta silencieuse quelques secondes. Elle n’avait pas l’impression de s’infliger quoique ce soit, plutôt de lutter pour retrouver une précieuse amitié. Ce n’était pas évident, loin de là, mais elle s’était déjà rendue compte qu’elle était plus malheureuse sans Brooklyn qu’avec lui, même si rien n’était jamais complètement rose. Pour quelques moments comme ceux de cet été, cela valait bien de batailler un peu. Mais que répondre à la question de Savannah ? Démentir le fait qu’ils étaient en couple n’allait pas arranger la situation, diminuant les possibilités, même si cette idée n’était définitivement pas crédible. Pas du tout. Les interrogations de la Caldwell s’enchaînaient, et Casey se sentait comme acculée. Le souvenir des mots échangés avec Brooklyn au sujet de sa soeur lui revinrent en mémoire. Il lui avait dit ne pas avoir parlé de l’époque exacte où il avait connu Casey à Savannah, parce que ce n’était pas à lui de le faire. Cela voulait dire que c’était à elle d’en prendre l’initiaitive ? Les mots lui brûlaient les lèvres, et éclaircir ce point lui permettrait peut-être de poser la réelle question qui l’inquiétait. Elle savait que Savannah était au courant des grandes lignes du passé de Brooklyn, elle n’avait pas idée de quoi exactement, et elle était certaine qu’elle serait également au courant pour le retour du père de ce dernier à Oxford. Inspirant longuement pour ravaler sa nervosité, elle se lança finalement. Je n’habite plus à Oxford, non débuta-t-elle, répugnant à penser à son déménagement et ce qu’il impliquait, tout autant qu’à parler, même à mots couverts, de son passé. Mais on s’est connus avant ça. Bon, ce n’était pas très clair, mais Savannah comprendrait certainement de quoi il retournait. Je m’inquiète du fait que son comportement puisse avoir un rapport avec... Casey formula intérieurement le voeu que Brooklyn ne lui en veuille pas pour ça. Même s’il était fuyant, elle comptait toujours sur le fait de pouvoir surpasser ça, mais s’il décidait de lui tenir rigueur de l’option qu’elle allait formuler, elle était mal barrée. ...son père.
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MessageSujet: Re: L'amitié rapproche et la haine éloigne - Casey   Lun 5 Nov - 21:30


Casey & Savannah

L’amitié rapproche et la haine éloigne
« Effectivement, dans le mille. C’est pour ça que rien ne t’oblige à me poser des questions pendant des heures. » Je lève les yeux au ciel. Casey ne lâchera pas l’affaire, ça me semble évident, mais je ne lâcherais pas l’affaire non plus. Je sais que je peux réussir à tirer quelque chose d’elle et puis, pour une fois que j’ai l’occasion de lui parler seule à seule, je ne compte pas cracher dessus. Elle est têtue, mais moi aussi, je le suis, alors si elle pense s’en tirer facilement, elle se met le doigt dans l’œil. « Mais si tu répondais à mes questions, je n’aurais plus à te les poser, alors sur ce coup-là, tu es aussi coupable que moi. » C’est tout simplement de la logique, je pose des questions, elle n’y répond pas, donc je pose des questions, et ainsi de suite. Nous sommes entrées dans un cercle vicieux dont nous peinons à nous sortir et tant qu’il n’y aura pas eu de capitulation, d’un côté ou de l’autre, la situation n’évoluera pas. Et je sais, de mon côté, que je n’ai aucune envie de capituler, donc il va bien falloir qu’elle s’adapte, de son côté. « C’est juste que, par rapport à l’année dernière, je pensais qu’il... » Elle s’arrête au beau milieu de sa phrase et je vois des tonnes de possibilités de la compléter. Brooklyn est un garçon renfermé, imprévisible et qui peut être un sacré connard quand il s’y met. Je suis la première à critiquer son attitude, même si je déteste quand une tierce personne se permet de le faire. Il peut être un garçon charmant quand il veut, mais malheureusement pour tout le monde, c’est très rare. Parfois, je pense sincèrement que mes parents lui ont beaucoup trop donné par rapport à ce qu’il nous rend. Mais je sais bien qu’ils lui ont tendu la main sans chercher de retour et c’est ce qui fait que je les admire au plus haut point. « Qu’il deviendrait plus sympa ? Qu’il viendrait vers toi ? Qu’il serait souriant, bavard et que les soucis seraient un lointain souvenir ? Je ne crois pas que ce soit possible, Brooklyn a toujours été avare en sourire et je ne crois pas l’avoir déjà vu ne pas avoir de problèmes. » Il a vécu des choses difficiles alors c’est normal qu’il ait du mal à faire confiance et à s’ouvrir, il faut tout simplement le savoir et ne pas s’attendre à ce qu’il le fasse. Casey semble avoir un peu trop d’espoir le concernant. Mon frère n’épargne personne, à ce que je vois, ma famille, ses amis… Casey me fait réellement de la peine, elle a l’air tellement chamboulée par son attitude. Le seul conseil que je peux lui donner serait de partir loin si son attitude l’affecte autant car à mon avis, il n’est pas capable de changer. Mais ce n’est que mon avis et je suis la première à ne pas me sentir capable de le laisser tomber.

Malheureusement, elle ne semble pas vouloir lâcher l’affaire, elle non plus, loin de là. « C’est le problème, il est fuyant comme il ne l’avait plus été depuis longtemps. » Je hoche la tête, je suis plutôt d’accord avec elle, pour le coup, il est beaucoup plus fuyant que ces derniers mois. Mais Brooklyn est d’humeur changeante, il l’a toujours été, alors je ne sais pas à quel point il faut être inquiet pour lui en ce moment. C’est un garçon vraiment difficile à suivre, Casey a du mérite d’essayer. « Je l’ai remarqué aussi… Et crois-moi, j’ai essayé de lui parler, mais il est fidèle à lui-même alors je ne crois pas être beaucoup plus avancée que toi. » Et c’est bien malheureux, depuis le temps que j’espère avoir une place privilégiée dans sa vie… Il ne fait absolument aucun effort pour me montrer que je suis importante à ses yeux, j’ai souvent l’impression que je suis acquise, ou alors pire, que si je disparaissais ça ne lui ferait pas plus de mal que ça. Bonjour l’angoisse. J’adore Brooklyn. J’ai beau éprouver de la rancœur envers lui en ce moment, ça n’enlève en rien mon affection pour lui. Alors j’aimerais vraiment qu’il se confie à moi et je désespère un peu en le voyant se renfermer chaque jour un peu plus. « Et si ce n’est pas que avec moi… Je me dis que ce n’est peut-être pas juste un saut d’humeur passager. » Effectivement, ça pourrait ne pas l’être, mais ça pourrait aussi l’être… Malgré tous mes efforts, je ne connais pas Brooklyn aussi bien que j’essaye de le faire paraitre et je suis moi-même totalement déstabilisée par son attitude actuelle. Je ne sais pas comment aider Casey parce que je ne sais pas ce que veut mon frère et ça me désole. « C’est possible… Mais il est aussi dur que toi à faire parler, voire encore pire, alors s’il n’a vraiment pas envie de se confier sur ce qui ne va pas, je crois qu’on n’arrivera pas à lui tirer les vers du nez… Ou alors, il faut enquêter, mais je doute que ça lui plaise. Il n’aime pas qu’on se mêle de ses affaires, alors à son insu, ça risque d’être bien pire. » Pire, ça c’est sûr, mais au moins nous pourrions savoir comment lui venir en aide. J’aimerais tellement pouvoir lui tendre la main. Le fait qu’il ne me laisse pas faire me désespère. « Je n’habite plus à Oxford, non. » Je lève un sourcil, elle commence à se dévoiler un peu alors que je désespérais qu’elle le fasse un jour. L’espoir de savoir ce qu’elle me reproche commence à devenir un peu moins lointain. Je crois que je touche doucement à mon but. « Mais on s’est connus avant ça. » C’est vague, mais je crois que, comme moi, elle essaie de ne pas trop dévoiler de choses vis-à-vis du passé de mon frère. C’est compréhensible, elle ne veut pas le trahir et moi non plus d’ailleurs, mais je crois que nous savons toutes les deux ce qu’il a vécu. « Alors tu connais tout son passé ? Tu en as même fait partie ? Tu en as de la chance… Je crois que ça m’aiderait à mieux le comprendre si j’avais été là. » Enfin, j’espère qu’elle n’a pas eu à croiser sa route parce que elle aussi rencontrait d’importantes difficultés familiales, sinon ma remarque était légèrement déplacée, mais je pense qu’elle comprendra ce que je veux dire. « Je m’inquiète du fait que son comportement puisse avoir un rapport avec... son père. » Mon étonnement se lit sur mon visage, elle est au courant que le père de Brooklyn est revenu à Oxford ? Ils doivent donc être beaucoup plus proches que ce que je peux imaginer, il n’aurait pas confié ça à une personne lambda. Décidément, je vais de surprise en surprise avec ces deux-là. « Je ne sais pas si c’est la cause principale, mais je suis certaine que ça en fait partie, il n’est pas ravi de son retour. Tu l’as connu son père ? Tu sais comment il est ? » J’en oublierais presque qu’à la base, nous ne sommes pas copines. Casey me semble de moins en moins antipathique.

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MessageSujet: Re: L'amitié rapproche et la haine éloigne - Casey   Mer 7 Nov - 13:23

l'amitié rapproche et la haine éloigne
savannah & casey


Aussi improbable que la situation puisse sembler, Savannah et Casey étaient réellement entrain de se parler depuis plus de cinq minutes. Et si la conversation ressemblait plus à un combat acharné, l’une cherchant à obtenir des réponses, l’autre à en dire le moins possible, c’était quand même totalement inédit. Casey n’avait aucune envie de parler, encore moins à la Caldwell, mais d’une manière générale se confier et s’épancher sur ses états d’esprit n’était pas quelque chose qu’elle appréciait - elle redoutait le faire, en réalité - mais elle tenait enfin une occasion de comprendre ce qui agitait Brooklyn depuis le début du mois, ou, du moins, de commencer à y voir un petit peu plus clair. Est-ce que ça valait le coup de subir un interrogatoire pareil ? La réponse semblait évidente, visiblement, sinon la Serdaigle aurait déjà quitté les toilettes pour fuir cette agaçante Serpentard qui n’en démordait pas. Coupable, Casey n’en avait pas du tout l’impression. De son point de vue, Savannah était juste beaucoup trop têtue et s’accrochait à un besoin d’obtenir des réponses à ses questions qui frisait le ridicule. Cependant, son agacement diminua alors qu’elles déviaient sur Brooklyn, ne se focalisant plus uniquement sur Casey, ce qui convenait bien mieux à cette dernière, sur tous les points. Parce qu’elle préférait parler des autres, ou les écouter parler d’eux, plutôt que d’avoir à s”ouvrir, et parce que le jeune homme était au centre de ses préoccupations dernièrement.

Mais parler de Brooklyn revenait, d’un côté, à s’ouvrir, bien malgré elle. La blonde ravala les mots qui étaient sur le point de sortir, pas encore prête à réellement confier ses états d’âme à la soeur de son ami. Ce n’était pas parce qu’elles ne s’étaient pas encore lancé des insultes à la figure qu’elles étaient subitement devenues les meilleures amies du monde et que Casey, renfermée et secrète, allait d’un coup se mettre à tout déballer ce qu’elle gardait au fond d’elle depuis si longtemps. Le meilleur moyen de la faire parler, cependant, c’était encore de formuler des hypothèses à voix haute, comme Savannah le faisait, tentant de compléter sa phrase inachevée. Parce que la Serdaigle n’allait pas laisser des suppositions aussi érronées être formulées, pas sans les contredire. Absolument pas, c’est même plutôt l’inverse. Je pensais qu’il agissait de nouveau comme l’année passée, quand il avait décidé de m’ignorer complètement suite à Halloween. Et, en quelques secondes, elle venait d’en dire beaucoup plus qu’elle ne le pensait. Il n’y avait qu’à Cruz qu’elle avait parlé de cette période, quand Brooklyn lui en voulait de ne pas l’avoir aveuglément suivi dans son idée folle de quitter Poudlard parce qu’il ne s’y sentait pas en sécurité. Et la préfète ne savait pas de qui Casey parlait. C’était le cas pour Savannah, et ça rendait tout beaucoup plus simple et beaucoup plus compliqué en même temps. Mais cette fois, ça ne semble pas être contre moi personnellement, alors je m’interroge... Qu’est-ce qui pouvait le pousser, soudainement, à fuir tous ses proches ? La Serdaigle savait bien qu’ils étaient semblables sur de nombreux points, et, tout comme lui, elle avait tendance à fuir ceux qui comptaient à ses yeux quand quelque chose n’allait pas du tout. Elle se renfermait et repoussait les autres, refusant de les impliquer. Mais dans quoi refusait-il de les impliquer ?

Au final, eles n’en étaient pas plus avancé. Si Casey comprenait doucement que la situation était bien différente de l’année dernière, et que Brooklyn ne lui reprochait rien, personnellement, elle n’avait toujours pas le moindre début d’idée sur ce qui le renfrognait. Et l’inquiétude qu’elle ressentait n’était pas feinte, et pas habituelle non plus. Savannah n’avait guère plus d’informations. La blonde pouvait parfaitement l’imaginer tenter de confronter son frère et se heurter à un mur inébranlable. Elle aurait presque pu sourire en entendant la Caldwell dire qu’il était encore pire qu’elle à ce sujet. C’était bien vrai, parfois, à côté de son ami, elle avait l’impression d’être un vrai livre ouvert. Son regard se durcit cependant face à l’entousiasme de Savannah par rapport au passé de Brooklyn, et son regret de ne pas en avoir fait partie. Cela voulait probablement dire que Brooklyn ne s’était jamais confié sur ce qu’il avait réellement vécu car, si ça avait été le cas, Savannah n’aurait certainement pas cette réaction. Et Casey le savait, au fond, mais elle n’en redevint pas moins de nouveau sèche. Oui. Je n’appelerais pas ça de la chance, et tu ne devrais pas non plus. Pour ce qui était de mieux comprendre Brooklyn grâce à leur passé commun… La Serdaigle ne savait pas vraiment si c’était le cas. Enfants, ils se comprenaient mieux que quiconque, n’avaient pas besoin de mots pour expliquer leurs silences, ni de montrer leurs blessures pour savoir qu’elles existaient. Et maintenant, tout semblait beaucoup plus compliqué, comme s’ils s’étaient mis à parler une langue différente et que communiquer demandait des efforts monstrueux.

Le soulagement de savoir que Savannah était au courant pour le père de Brooklyn, et qu’elle n’a donc commis aucun impair en le mentionnant, le dispute à un trouble certain alors qu’elle lui pose de nouvelles questions, sur le père du jeune homme cette fois-ci. Un connard répond-t-elle froidement. Elle n’a plus aucun souvenirs de cet homme qu’elle ne croisait, au final, que très peu. Les images de ses propres parents s’effacent déjà avec le temps, mais ce dont elle se souvient parfaitement, au contraire, c’est de tout ce qu’il a fait vivre à Brooklyn, d’à quel point il est responsable de nombreuses choses qui le suivent encore aujourd’hui, et connard est certainement un adjectif trop faible encore pour le décrire. Mais tu l’as dis, Brooklyn n’aime pas qu’on se mêle de ses affaires, alors je ne devrais pas t’en parler. Et si le retour de son géniteur jouait vraiment un rôle dans l’humeur exécrable du Serpentard, Casey avait peur de ce que cela pouvait bien signifier. Elle espérait qu’il n’avait pas cherché à reprendre contact avec son fils, imaginant sans peine le mal que cela pourrait lui faire.
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MessageSujet: Re: L'amitié rapproche et la haine éloigne - Casey   Sam 10 Nov - 12:34


Casey & Savannah

L’amitié rapproche et la haine éloigne
Je n’arrive pas à croire que j’ai une véritable discussion avec Casey, c’est aussi surprenant qu’agréable. Enfin agréable, ça l’est davantage quand elle arrête de me rembarrer constamment mais j’ai l’impression que sur ce point, elle fait d’énorme progrès. Elle fait des phrases construites de plus de trois mots ce qui est un véritable exploit venant d’elle. J’ai l’impression qu’on est sur la bonne voie mais si elle est comme Brooklyn, elle risque de rentrer dans sa coquille au moindre faux-pas de ma part. Je n’ai pas oublié que j’avais mis des mois, de très longs mois, même, à réussir à apprivoiser mon nouveau frère. Il a fallu que je m’arme de toute la patience nécessaire pour réussir à le faire parler et à se confier à moi. Mais je n’ai jamais baissé les bras et c’est sûrement pour ça qu’il a plus de facilité à être avec moi qu’avec mes autres frères et sœurs. Bon, en ce moment, ce n’est malheureusement pas flagrant et parfois je me dis que j’ai fait tous ces efforts pour rien. Mais peut-être qu’un jour mon frère reviendra vers moi et ce jour-là, je me connais, malgré toute la rancœur que j’éprouve à son égard, je serais là pour l’accueillir à bras ouverts comme je l’ai toujours fait. Peut-être qu’au fond je suis trop gentille et que je me laisse un peu trop facilement marcher dessus, mais c’est plus fort que moi, il s’agit de mon petit frère et lien du sang ou non, ce simple statut m’empêche de le laisser tomber. Mais en attendant de retrouver Brooklyn, j’essaie d’en savoir plus sur sa relation avec Casey et sur ce qui les unit. Il n’a jamais voulu aborder le sujet mais heureusement pour moi la Serdaigle semble un peu plus bavarde. « Absolument pas, c’est même plutôt l’inverse. Je pensais qu’il agissait de nouveau comme l’année passée, quand il avait décidé de m’ignorer complètement suite à Halloween. » En gros, elle m’explique à demi-mot que mon frère l’a traitée comme une sous-merde pendant un long moment… C’est dur, très dur, d’autant plus que je sais pertinemment à quel point il peut se montrer froid et indifférent, mais une chose m’échappe dans le cas de Casey : Pourquoi fait-elle tous ces efforts ? Et je compte bien lui poser la question. « Pourquoi il t’ignorait ? » Je demande, l’air de rien, cherchant à savoir ce qu’il a bien pu se passer entre eux pou que mon frère soit aussi désagréable. « Je t’avoue que j’ai du mal à comprendre… Qu’est-ce qui t’empêche de baisser les bras et de te trouver un autre ami plus ouvert ? S’il n’est ni ton amoureux, ni ton frère, je ne vois pas ce qui t’oblige à te faire autant de mal. » Parce qu’elle peut me dire ce qu’elle veut, je trouve que le fait qu’elle souffre se voit comme le nez au milieu de la figure, alors elle ne pourra pas me mentir sur ce sujet. Bien sûr, elle pourra refuser d’en parler, comme elle le fait toujours, mais je ne suis pas dupe, elle a mal. « Mais cette fois, ça ne semble pas être contre moi personnellement, alors je m’interroge... » Si ça peut la rassurer, moi aussi je suis en plein questionnement mais ça ne fait pas avancer les choses. J’ai bon espoir qu’il finisse par s’ouvrir de lui-même mais c’est de Brooklyn dont il s’agit, j’ai bien peur que ça n’arrive jamais. « Moi aussi, tu peux me croire, mais ça sert à rien. » A part à me rendre complètement dingue ce qui n’est pas très positif.

« Oui. Je n’appellerais pas ça de la chance, et tu ne devrais pas non plus. » Je sais que mon choix de mots était mauvais et je grimace sans chercher à le cacher. J’ai conscience que je marche sur des œufs avec Casey et que je dois faire attention si je ne veux pas qu’elle se braque totalement. Alors évidemment, je me hâte de lui présenter mes excuses, d’autant plus qu’elles sont sincère, je sais que je ne dois pas me montrer envieuse des autres quand je ne connais par leur passé et ce qu’ils ont vécu. D’autant plus que dans le cas de la Serdaigle, je me doute que si elle connait mon frère depuis longtemps, c’est qu’elle n’a pas toujours nagé dans le bonheur. « Je suis désolée, j’ai mal choisi mes mots… Je voulais juste dire que toi au moins tu n’as pas besoin de le cuisiner sur son passé parce que tu sais déjà ce qu’il a traversé, moi quand j’arrive à avoir ne serait-ce qu’un mot d’explication, ça relève presque du miracle, alors je suis un peu envieuse. » Ce qui, en soit, est un pêché, mais bon, jalouser quelqu’un n’est pas anormal et ça n’a jamais tué personne. L’avouer ne va pas redorer mon image aux yeux de Casey mais après tout, peu importe, j’ai tendance à être transparente avec les gens, un peu trop peut-être, parce que j’ai confiance en l’être humain, en général, et que cette confiance me joue parfois des tours. Evidemment, depuis Blackman, je suis davantage sur mes gardes mais je ne veux pas que ce qu’il nous a fait subir modifie ma personnalité, j’ai toujours été extrêmement positive et par sa faute j’ai sombré dans la déprime, maintenant je veux m’en sortir et aller de l’avant, ce sera ma meilleure revanche. « Un connard. » Nouvelle grimace de ma part, il n’est pas utile d’être Einstein pour savoir ce que Brooklyn pense de son père et à quel point il n’a pas envie de le voir débarquer de nouveau dans sa vie. Mais moi, je ne comprends pas pourquoi il ne peut pas juste le virer de sa vie, sans ménagement, ce serait tellement plus simple… « Oui, ça j’avais cru comprendre… Je n’étais pas à la maison quand il est revenu en ville alors je n’ai pas eu sa réaction en direct mais pour qu’il se décide à m’en parler spontanément c’est que ça devait être grave… Je sais que c’est à cause de lui qu’il a souffert et que mon père l’a recueilli. » Je me doute que si elle sait pour son père, c’est qu’elle a aussi pris connaissance de son adoption donc je n’ai pas besoin de me montrer discrète sur le sujet. Et puis, à tort ou à raison, Casey m’inspire confiance, elle a l’air de tenir sincèrement à mon frère et malgré le fait que je ne comprends toujours rien à leur relation, cette idée me suffit à la considérer un peu comme une amie. « Mais tu l’as dis, Brooklyn n’aime pas qu’on se mêle de ses affaires, alors je ne devrais pas t’en parler. » Je lève les yeux au ciel, elle est quand même sacrément chiante, pourquoi est-elle autant sur ses gardes ? C’est quand même grave de se méfier à ce point des gens ! J’aime mon frère, je ferais n’importe quoi pour l’aider. « Si ça peut te rassurer, je n’ai pas l’intention de te trahir en lui disant que j’ai parlé de lui avec toi, tout ce que je veux c’est aider mon petit frère et pour l’aider, j’ai besoin de comprendre, alors certes, il n’aimerait pas ça, mais tant qu’il ne parle pas de lui-même, je ne vois pas d’autres solutions. » On peut s’entraider, non ? Ça lui parait si compliqué ça ? Elle connait son passé lointain, je connais son passé proche, on est donc complémentaires mais elle semble avoir du mal à l’accepter.

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L'amitié rapproche et la haine éloigne - Casey
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