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 bulletproof (+ luca)

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MessageSujet: bulletproof (+ luca)   Sam 20 Oct - 13:08

bulletproof
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Son sang qui s’était lentement glacé à la lecture de la lettre qu’elle tenait serrée, si fort qu’elle était à deux doigts d’en déchirer le papier, bouillonnait désormais, tel la lave d’un volcan à deux doigts d’entrer en éruption. Seule dans son dortoir quand le volatile avait interrompu sa lecture matinale, personne n’avait été témoin de l’orage qui avait rapidement assombri son regard avant de s’emparer de tout son visage, qui était encore plus fermé qu’à l’accoutumé alors qu’elle descendait les étages de Poudlard. Son coeur battait douloureusement la chamade, affolé alors qu’il se sentait pris au piège et que la colère enflait, enflait, cherchant un exutoire contre lequel exploser. Il n’y avait eu aucune hésitation dans son choix. S’ils s’ignoraient, presque cordialement, depuis le début de l’année, la trève venait de prendre fin.

L’été avait été étrange, sur de nombreux points. C’était la toute première fois que Casey ne revenait pas dans une famille d’accueil où elle était plus une étrangère qu’un membre à part entière, qu’elle ne passait pas ses journées à fuir une maison trop petite, trop encombrée, où elle étouffait, qu’elle ne restait pas dehors jusqu’à une heure tardive en attendant que le sommeil vienne cueillir les habitants de la maison où elle vivait pour se glisser dans son lit à son tour. Une première qu’elle voulait éviter à tout prix mais à laquelle elle n’avait pu que se confronter. Et les premiers jours avaient été bien plus faciles qu’elle ne l’aurait jamais imaginé. Son géniteur était absent pour affaires, l’autre déchet humain n’avait pas montré le bout de son nez, elle avait trouvé le courage d’inviter Brooklyn… Puis l’autre minable était rentré mais l’ignorance avait rapidement été le mot clef. Jusqu’à ce que ce soit au tour de l’adulte et maître des lieux de revenir de son petit voyage. Et lui ne voyait pas du même oeil la cohabitation au sein du manoir. Malgré toute la mauvaise foi qui l’habitait, Casey ne pouvait pas lui enlever les efforts qu’il avait fait en sa présence. Sa prestance et l’aura qu’il dégageait la fascinaient toujours autant que depuis leur première rencontre. Il agissait avec une assurance qu’une part d’elle admirait et que l’autre exécrait, surtout quand il tentait d’assumer un rôle de père qu’elle n’était absolument pas prête à lui confier. Qu’elle n’était prête à confier à personne, en réalité, mais encore moins à un sorcier qui avait toute la panoplie du parfait mangemorts. Bien qu’elle profite allègrement de certains éléments de cette gamme, comme l’immense bibliothèque regorgeant de manuels qu’elle ne pouvait pas même rêver trouver à Poudlard.

Le moment le plus délicat des vacances avait, sans aucun doute, été l’arrivée de la pire pourriture de cette famille. C’était, somme toute, logique que les racines de la lignée soient celles qui portent le plus de perversion. Et même s’il parvenait à glacer Casey d’un seul regard, à réveiller une vieille peur paralysante, à faire surgir des souvenirs qui ne parvenaient à franchir son inconscient que lorsqu’elle était endormie, sa simple présence exhaltait un courage insoupçonné chez la Serdaigle qui se refusait à baisser les yeux et ramper face à un être qu’elle haïssait plus que les deux autres réunis. Cette visite impromptue avait résulté à l’exil de Casey dans les appartements du Troll qui lui servait de demi-frère. Elle n’était peut-être pas douée pour comprendre les autres humains, mais elle avait bien saisit que son géniteur et le fils de celui-ci voulaient la garder éloignée de leur aïeul. Ce qui n’avait fait qu’amplifier son ressentiment à son égard. Quant à la cohabition forcée à laquelle elle n’avait pu se soustraire… Elle s’était étonnement mieux déroulée qu’elle ne l’aurait jamais parié. C’était, avec le pot d’essence de dictame que l’autre vipère lui avait jeté à la figure, littéralement, ce qui avait marqué le reste d’un été plus calme, comme si cette étrange famille commençait petit à petit à s’apprivoiser.

Dans un dernier geste de défi, Casey avait quand même coloré ses cheveux en blonds, une dernière tentative de sa part de se démarquer de cette famille qui était la sienne désormais et à laquelle elle ressemblait beaucoup plus qu’elle ne voudrait jamais l’admettre. Et il ne s’agissait pas uniquement de physique. La noire colère qui agitait son regard à cet instant aurait pu faire pâlir de jalousie les aïeuls dont elle partageait une partie du sang tant elle n’avait rien à leur envier.

Envolée, l’entente presque cordiale qui s’était installée chez les Pumpkin sur la fin de l’été. Casey mourrait d’envie d’envoyer son poing dans quelque chose, ou dans quelqu’un, dans quelqu’un en particulier, pour être exacte, mais il était hors de portée, et il le savait très bien. Alors elle se dirigeait tout droit vers le seul choix de substitution qui s’offrait à elle.

Arrivée devant les Cachots des Serpentard, Casey ne patienta que peu de temps avant qu’un élève n’en sorte. La voix aussi orageuse que son humeur, elle l’arrêta d’un simple mot. Toi ! C’était probablement un troisième ou un quatrième année, qui se retourna dans sa direction avec une morgue qui s’effaça rapidement en voyant le visage glacial de la jeune femme qui lui faisait face. Va chercher Pumpkin. Il n’hésita qu’une petite seconde avant de rentrer dans sa Salle Commune, laissant une Casey pleine de haine patienter dans le couloir sombre et humide.
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MessageSujet: Re: bulletproof (+ luca)   Mer 24 Oct - 15:43



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Des semaines longues et éprouvantes, pourtant plus agréables qu’on ne l’aurait jamais pensé. Un défilé d’images aux symboles de violences ou de coopérations. Puis un extrait qui se fige. Je la vois, à l’autre bout du canapé, le visage aussi pâle que d’habitude, les avants bras découverts tenant fermement un des livres de ma bibliothèque. Étonnant d’ailleurs, qu’elle daigne toucher une chose qui m’appartient, pas étonné qu’elle ferme sa bouche le plus longtemps possible, au plaisir de mes oreilles. Pourtant je l’entends qui m’appel. Mon regard vers elle, attiré comme un aimant, se pose, sans dérive. Il la fixe, je ne vois qu’elle. Lutter pour détourner le regard, s’en fendre les yeux sans y parvenir. Ne voir que ça, que ses lèvres vulgaires, que ses avants bras soudainement découverts, révélant une peau marqué de cicatrices, certaines encore saignantes. Ce n’était pas comme ça dans mes souvenirs. Elles étaient vieilles, à peine visibles, pas aussi fraîches que les entailles qui me brouillent les yeux en ce moment. Je ressens de la haine, du mépris, à la fois de l’inquiétude et de la curiosité. Mais le pire de tout, c’est cet état second que jamais je ne ressens, et qu’à peine je connais ; la panique. Puis une voix, la voix d’un inconnu m’interpelle. Elle ne semble pas réelle, comme venue d'un autre monde. Jamais personne n'est venu interrompre nos sombres journées de famille maudite, jamais sans notre accord. Surtout pas dans mes quartiers, c’est impossible. Et pourtant. « Pumpkin ! Pumpkin !... » Une main se pose sur mon bras, et d’un bond, mes yeux se détendent, et je contemple à présent le mur de la salle commune de Serpentard. Putain.. Je m’étais connement assoupi sur le canapé.

Pourquoi il me touche ce gnome ? Toujours l'esprit dans ce rêve que je viens de faire, je regarde le gamin avec férocité. Mes iris bleuâtres sont encore humides de leur assoupissement, et mon visage rosé laisserait à penser qu'un volcan se prépare à jaser du dessus de mon crâne. « Tu veux quoi toi ?! » Hausser la voix dans l'agressivité, comme ça m'arrive rarement, ne respecter aucune des parcelles mignonnette de son visage de bébé. Intimidé, à la fois légèrement mécontent du ton que j'ai employé, il me dévoile quelques mots avant de filer droit. « On te demande dans le couloir.. »

Comme si je m'étais rendormi, comme si j'étais retourné dans ce rêve plein de réalisme et de souvenirs dans lequel mon esprit s'était engouffré. Le pas lent et nul de motivation, je pénètre dans le couloir alors que la première chose que je vois, ne sont ni les murs froids des cachots, ni même la tenue bleue et argent de la personne qui me fait face, mais le visage qui s'y niche au sommet. Elle est là, comme si j'avais su qu'aujourd'hui, je la verrais, je la subirais. Casey. Sujet de mon rêve et réalité qui me fait face. Sa colère, je la ressens, je la vois. Elle est forte, comme je ne l'avais pas constaté depuis bien longtemps. Étonnant lorsqu'on sait que nous avons cohabité deux mois durant. Pourtant c'est bien la première fois depuis 2 mois que les ondes qu'elle dégage parviennent à réveiller mon visage en moins d'une seule seconde. Qu'est ce qu'elle a, encore ?

Pas d'énervement en ce qui me concerne. Je n'y vois pas de raison, car elle ne m'en a pas donné pour l'instant. Je m'incruste un peu plus dans le couloir, l'histoire de très peu de pas lorsqu'on regarde la longueur de mes jambes. S'éloigner un peu, comme pour créer une intimité loin du monde, une intimité que je me fichais d'avoir autrefois. Madame-ma-sœur, pourquoi tes yeux sont à deux doigts de sortir de leurs orbites ? Je t'ai fais quoi cette fois ? » Il y'a longtemps que je lui avais rien fais pour être honnête. Je suis tellement habitué à la haïr, que voyez par vous même, ça ne me fait plus ni chaud ni froid. On dirait presque de la lassitude, surtout au début de ma réplique. Je n'ai malgré tout pas abusé d'amusement, je suis resté plutôt sérieux sans trop d'inquiétude. A tous les coups c’est pas moi le problème, mais mon père. A tous les coups putain.



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MessageSujet: Re: bulletproof (+ luca)   Mer 24 Oct - 16:34

bulletproof
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Quelques minutes passent, dont les secondes se détachent parfaitement, une à une, comme si le temps avait ralenti, alors qu’il file en réalité à toute allure. Déjà le gamin qu’elle a apostrophé sèchement ressort de sa Salle Commune, lui jette un regard - où la rancoeur d’avoir été traité comme un vulgaire messager se mêle à la crainte de subir une nouvelle fois le poids de ces deux iris bleutés et aussi glacials que la banquise - et disparaît dans le couloir à peine éclairé par quelques torches. Un lieu aussi sombre que l’humeur de la jeune femme mais encore trop lumineux pour la confrontation qui s’apprête à avoir lieu. Vu la vitesse à laquelle le gosse a décampé, elle parierait que l’autre Moisissure s’est montré aussi agréable avec lui qu’elle ne l’a été. Mais tout ce qui pourrait la rapprocher de son demi-frère lui fait horreur alors Casey ne veut même pas y réfléchir plus que ça. La seule déduction qu’elle garde en tête c’est qu’il a été bien trop rapide pour avoir donné d’autres informations que “quelqu’un t’attend dans le couloir” à son aîné, aussi est-elle certaine qu’il ne tardera pas à franchir le pas de sa Salle Commune. Encore, s’il avait su qui l’attendait, aurait-il certainement pris tout son temps histoire de l’agacer encore plus. Son intuition était la bonne, la silhouette du Serpentard qui se découpe devant le mur le confirme.

Il se rapproche, et l’orage s’agite un peu plus fortement dans le regard de la blonde. Elle a beau avoir teint ses cheveux, les traits de leur parent en commun flottent fortement au-dessus de l’autre Vipère. Ils se ressemblent, le père et le fils, ils partagent un regard, des mots silencieux qui en disent bien plus que des cris, des silences parlants pour qui sait les déchiffrer, et d’autres choses qui donnent envie à Casey de réfuter tout lien de parenté avec eux. Mais elle partage aussi ces regards, ces silences criants de vérité, ces demi-mots lours de sous-entendus. Elle les manie aussi bien qu’ils ne le font, et dans les traits du père qu’elle reconnait dans le visage du fils, elle voit un peu son propre reflet, et ça ne contribue qu’à accentuer la colère qui bouillonne et menace d’exploser, la poussant à serrer son poing autour des parchemins pour la contenir, quelques secondes de plus, alors que l’autre misérable Troll se rapproche.

Casey ne doute pas qu’il perçoit parfaitement son énervement. Elle ne cherche même pas vraiment à le cacher. Pas à lui, ce serait inutile. Une grande évolution, comparée à quelques mois en arrière, où la simple idée qu’il puisse deviner ce qu’elle pense ou ressente lui donnait de l’urticaire. Aujourd’hui, la Serdaigle a bien compris qu’il discernait ses états d’âme aussi bien qu’elle discernait les siens, et qu’elle n’y pouvait rien, aussi frustrant que cela soit. Durant l’été, ça l’avait dérangée de moins en moins, à vrai dire. C’était presque comme si elle s’y était fait. Et présentement, dans cette espèce de bulle pleine de ressentiment qui se créait entre les deux jeunes sorciers, les isolant du reste du monde - même s’il n’y avait personne d’autre dans l’humide couloir des Serpentard - Casey était bien trop énervée pour penser à le lui cacher. Elle aurait du se douter qu’il ne se priverait pas d’exacerber le sentiment bien trop visible. Et ça marcha, beaucoup trop bien au goût de la jeune femme, mais toute son attention était bien trop focalisée sur les mots de leur géniteur pour qu’elle puisse garder son sang-froid face aux piques de son demi-frère, pourtant habituelles, pourtant bien connues, pourtant presque gentille comparée à celles auxquelles elle avait déjà eu le droit. Le simple fait qu’il la nomme sa soeur alors que l’objet des lettres qui l’amenaient ici était étroitement lié à cette histoire de famille suffisait pour qu’elle ne cherche même pas à cacher qu’il tapait dans le mille. Ravale ça. Ce n'est pas parce que ton père a subitement découvert qu’il avait oublié de se protéger avec une moldue que je suis ta soeur répliqua-t-elle, acide, avant de considérer son interrogation. Et force était de constater que la réponse première était, aussi étrange et nouveau que cela soit, rien du tout. Il ne lui avait rien fait. Pour la première fois depuis une éternité, elle n’avait rien à lui reprocher. Mais à son géniteur, c’était une autre histoire. Et donc par lien de filiation, la faute rejaillissait sur le fils. Évidemment, Casey était de bien trop mauvaise foi pour admettre ce fait, ne serait-ce qu’intérieurement. Hormis le simple fait que tu existes continua-t-elle, refusant de laisser trop de place à cette dérangeante pensée qui était qu’elle n’avait rien de concret à lui reprocher, pour une fois, avant de réduire l’espace qui les séparait et de plaquer les lettres contre son torse, avec autant de violence que possible. Étais-tu au courant de ça ? Et qu'il le soit ou pas ne changerait rien. Il lui fallait un exutoire, et il était tout désigné.
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MessageSujet: Re: bulletproof (+ luca)   Mer 24 Oct - 17:38



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Quel bonheur de l’avoir sous les yeux. C’est que Beckett m’avait presque manqué. Non, faut pas rêver non plus, ça, ça risque pas d’arriver. Mais je me ravie presque de sa présence lorsqu’on sait qu’elle m’a permis de me retirer d’un rêve flippant dans lequel elle était le personnage principal. Je préfère la voir en vrai que dans un rêve, c’est moins glauque et sûrement moins répugnant. Quoique, quitter Casey pour retrouver Casey, c'est comme se retrouver au milieu d'une boucle cauchemardesque. Ceci-dit, je l'a préférais moins énervée. Quoique, j'adore voir ses joues blanches comme des culs devenir aussi rouge que le blason de la maison Gryffondor. Ça prouve au moins qu'elle n'est pas un robot sans cœur. Car c'est à se demander si cette famille n'en sont pas. Les Pumpkin. Ils parlent de sang pur. Tout ce que je vois, ce sont des yeux bleus trop glacials pour être réels.

Je sourie à la réflexion qu’elle fait sur mon père et son manque de jugeote concernant les parties de jambe en l’air. Je ne peux qu’approuver. Et je sourie parce que sous la colère, je ne suis même pas sûre qu’elle se soit rendu compte d’avoir maudit son existence. Moi qui essaie de lui faire comprendre depuis toujours que, sa naissance est une erreur, elle l’admet enfin. C’est trop beau, je peux pas m’en empêcher. La lassitude semble disparaître au fur et à mesure que sa colère s’exerce. « T’es pas juste ma sœur, vermine, t’es aussi malheureusement bien en vie. » Et qu’est ce que j’ai fais de mal moi ? J’existe. Casey serait aujourd’hui devenue la porte parole contre l’existence et les œuvres de Dieu ? Visiblement sa colère est au stade où elle réfute toute existence, jusqu’à pleurer la sienne. Se retenir de rire parce que c’est parfaitement ridicule, mais surtout parce que ça devient sérieux. C’est dès lors qu'elle plaque des lettres contre mon torse que mon sourire s’estompe peu à peu. J’avais raison, il est bien question de mon père, de ce nom qui est écrit au bas du parchemin que je me suis amèrement mis à lire. Si j’étais au courant de quoi ? Qu’il avait de nouveau balancé des lettres à tout va comme si elles n’étaient que de simples bouts de papiers ? Il a encore écrit des mots qui font l’effet d’un boulet de canon. Il a encore utilisé une simple plume inoffensive pour provoquer des massacres saignants. Je haie cet homme. Mais ses histoires avec Casey, ne sont pas les miennes. Seulement, les sourcils au dessus de mes yeux qui font rapidement le tour de ses obus d’encre se froncent à force que je lie. Le papier se serre toujours plus fort entre mes doigts, et le son de ma voix, devenue craquelée par la montée de rage, peine à s’évacuer d’entre mes lèvres. Presque un souffle, un souffle glacé. « Il l'a fait. Il l'a fait l'enfoiré ! » Dégoûté, je suis dégoûté.

Il me l’avait annoncé avec fierté. Je ne l’avais jamais vu aussi heureux au sujet de ses enfants que lorsqu’il se décida à offrir son nom à l’un d’eux. Pensez-vous, assied comme un con sur la chaise face à son bureau, j’ai protesté. J’ai refusé que cette minable sorcière porte un jour mon nom. Je n’en suis pas toujours fière, mais c’est pourtant celui que je garderais toute ma vie. Moi comme un idiot j’y ai cru. J’ai cru qu’il voulait vraiment me demander mon avis, que ça comptait pour lui. Pourtant cette lettre qu’elle m’emmène montre bien que sa décision va à l’encontre de ce que je pense. Lire la première lettre qui fut en contact avec mes mains, me retira de tous sentiment concernant la deuxième. Qu’elle vienne pour les vacances de Noël, je m’en tape, rien n’a plus d’importance.

Chopper le bras de Beckett, remettre de force les lettres dans sa main. Trop concentré sur autre chose pour le voir, pour voir que ses manches sont à nouveau longues et sans failles. Lever mes yeux bleus vers les siens, le regard sérieux, répondant finalement à sa question. « Il m’a dit qu’il le ferait pas. Ou au moins j'étais persuadé qu'il y arriverait pas putain ! » Oui, Casey, je le savais. Tu vas m'en vouloir de pas te l'avoir dit peut-être ? Lâcher son bras, lâcher les lettres, brutalement. Trop choqué pour m’énerver pleinement, pourtant pas si étonné d'un tel coup de pute. Mon corps se crispe, mon visage prend un air grave. C'est impossible. Il est impossible que ça se passe et ça n'arrivera jamais. « Tu peux me croire, ça aura pas lieu. Je refuse de porter le même nom qu'une meuf comme toi. Et en plus il veut que tout le monde l'apprenne ? Hors de question. » Je me recule de quelques pas en prononçant ses mots, la lâchant finalement du regard, scrutant l'environnement sombre et froid autour de moi. Je voulais pas y croire, mais il l'a vraiment fait. Et les mots qu'il a employé me dégoûtent plus encore que la nouvelle. Je refuse même de croire que mon père l'aime. Qui pourrait ?



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MessageSujet: Re: bulletproof (+ luca)   Mer 24 Oct - 20:18

bulletproof
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Infailliblement, venir trouver ce Sale Con, la colère vibrant dans chaque parcelle de son être, c’est lui offrir une joie de laquelle se délecter sur un plateau d’argent. Qu’il pense avoir l’avantage, Casey s’en cogne. Si ça peut lui faire plaisir de croire qu’il remporte cette manche parce qu’elle affiche clairement ses sombres sentiments sur son visage d’ordinaire si fermé, elle peut réussir à ne pas en ressentir trop d’amertume pour l’instant. Elle aura sa revanche, plus tard, et pour l’instant, les nouvelles apportées par les lettres occupent toutes ses pensées et provoquent une telle rage - qu’elle parvient encore à contenir - que le sourire de l’autre Buse ne l’atteint guère. Les deux prunelles glaciales s’assombrirent un peu plus malgré tout. Je suis d’accord, il n’y a pas assez de place pour nous deux en vie. Mais si l’un des deux pouvait mourir sur le champ, elle ferait bien évidemment le voeu que ce soit lui. Quelles étaient les chances pour que Burgess traverse ce couloir si Casey décidait d’effacer l’air suffisant de l’autre Fumier avec son poing ? Beaucoup trop élevées, étant donné qu’ils se trouvaient devant la Salle Commune de la maison dont elle était directrice mais également proches de son bureau. Un bureau qui rappelait de très mauvais souvenirs à la jeune femme, d’ailleurs, puisque c’était là qu’elle avait appris sa réelle filiation. Qui était encore une fois la cause de son emportement.

Elle le détestait. Chaque fibre de son être vibrait d’une haine sans commune mesure à son égard. Mais elle haïssait encore plus son géniteur qui lui imposait, non seulement de revenir pour les vacances de Noël afin de jouer la mascarade de la famille parfaitement unie, mais en plus de porter un nom qu’elle méprisait et de vouloir que tout le monde soit au courant, par dessus le marché. Certes, Casey n’aimait pas particulièrement ce qui se rapportait au nom de famille Beckett. Mais elle contrôlait ce nom. Elle lui avait apporté une histoire, modifiant la sienne, et elle n’était nullement obligée de côtoyer l’homme qui le lui avait donné. Même si ses cauchemars continuaient de lui peser et que son enfance était toujour un boulet accroché à sa cheville, ce n’était rien comparé à ce que pouvait charrier le nom des Pumpkin. Ces lettres tombaient vraiment au pire moment. Alors que la blonde revoyait l’année précédente revenir, par vagues, à travers sa relation avec Brooklyn qui semblait être revenue des mois et des mois en arrière. Et en réalité, même dans sa relation avec Luca, elles étaient un sacré coup de hache. Sans dire qu’ils commençaient à s’apprécier, ça n’arriverait jamais, rien que l’idée lui donnerait envie de vomir, les tensions s’étaient quelques peu apaisées et un été à se côtoyer car ils n’avaient pas d’autre choix, ainsi que deux jours complets à vivre ensemble, sans pouvoir s’éviter, tout cela leur avait donné l’occasion de s’apprivoiser. Un tout petit peu.

Et retour à la case départ. Il n’était plus qu’une épine dans son pied, de nouveau un sale rat qui lui pourrissait l’existence, lui, ce qu’il représentait, et toute sa famille au passage. Qu’importe que ce soit supposement sa famille à elle aussi désormais, elle recommençait à se révolter toute entière contre cette idée qu’elle avait seulement entrepris d’accepter. Plaquant avec force les parchemins contre le torse de l’autre Abruti, Casey n’arrive même pas à se réjouir pleinement en voyant que son sourire s’estompe et qu’il laisse à son tour la colère s’imprimer sur ses traits, trop semblabes à ceux de son reflet. Visiblement, oui, il était au courant. Au courant que son connard de géniteur en avait l’idée, mais Casey reste de glace, retenant les mots brûlants d’acidité qui se pressent au bord de ses lèvres, parce que l’insulte adressée à l’encontre de son père tend à lui laisser penser qu’il en est aussi ravi qu’elle, et que la surprise est entière.

Il lui attrape le bras, avec la même violence pleine de rage qu’elle avait mis dans son précédent geste, et lui fourre de force les lettres chiffonnées, précédemment par les doigts haineux de Casey, et désormais par ceux, tout autant rancuniers de son demi-frère, dans les mains. Les duos de prunelles bleutées se croisent et s’empoignent, avec la même violence qu’il y a dans leurs mouvements. La blonde soutient sans mal son regard, regard qu’elle connait désormais par coeur. S’en est un autre qui la fait frémir. Un regard si semblable au leur, et pourtant tellement plus effrayant. Un regard dont le propriétaire n’a même pas besoin d’user pour provoquer des remous dans la vie de ses enfants. Empoigner une lettre, aligner quelques mots qu’il doit écrire avec un sourire satisfait, charger son hibou personnel du sale boulot, cela suffit. Témoignage de sa puissance et de son emprise sur les deux gamins qui se font maintenant face. Quand ? demande-t-elle, sans émotion. Elle veut savoir depuis combien de temps il prépare cette idée. À quel moment l’apaisement de Casey l’a aveuglée au point qu’elle ne pense pas au prochain coup qu’il pourrait lui asséner.

Voir Luca réagir ainsi apaise un peu, de manière très minime, son énervement. Parce qu’il est aussi en colère qu’elle, si ce n’est plus. Parce que lui aussi rejette cette idée. Et Casey se balance de ce que cela sous-entend pour elle, indigne de porter le nom des Pumpkin aux yeux de son vis-à-vis. Tout ce qu’elle voit, là, c’est un potentiel, et l’idée lui brûle la gorge, allié. Il avait lâché son bras, presque avec dégoût, et recula d’un pas, rétablissant la distance raisonnable entre les deux élèves. Mais la jeune femme n’en avait rien à faire. Elle était venue ici pour cracher son venin, dans un dernier geste d’une proie prise au piège, acculée contre un mur trop grand pour elle, et elle se retrouvait avec une aide hypothétique puisque lui non plus refusait tout entier la nouvelle annoncée par la lettre. Qu’il n’y arriverait pas ? Enfin, il avait toutes les preuves pour appuyer la filiation, personne n’allait lui refuser la reconnaissance de sa fille biologique lâcha-t-elle avec cynisme, ne pouvant s’empêcher de souligner l’imbécilité de l’autre Troll quand elle en avait l’occasion, et surtout agacée, tout de même, qu’il n’ait pas jugé bon de la prévenir des démarches que son géniteur entreprenait. Qu’est-ce qu’on peut faire ? demanda-t-elle après quelques secondes d’un silence pesant, baissant les armes le temps de voir s’il y avait une solution à cette ignominie.
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MessageSujet: Re: bulletproof (+ luca)   Jeu 25 Oct - 15:54



“bulletproof .” &
Pour ne changer à nos récurrents face à face, celui-ci puise sa source dans la rage et la colère. Sortir d’un sommeil peu profond, se retrouver devant un visage que j’ai déjà trop supporté, apprendre une chose que je pensais derrière nous depuis longtemps. J’étais persuadé que cette année serait différente, que je serais loin des problèmes et que les choses seraient plus claires et fluides. Mais comment j’ai pu le penser ? Comment j’ai pu y croire, alors que la cause de mon problème le plus gros me fait face en ce moment, et vadrouille entre les murs du Château, à quelques mètre de moi ? Qu’elle garde ses lettres, je ne veux plus les voir. Et qu’elle disparaisse aussi, qu’elle quitte ma vie ou l’existence humaine carrément, si aucun de nous ne peut vivre dans le même monde.

Je le savais. Je connaissais ses intentions, je connais ses capacités, ses motivations et sa détermination. Et pourtant j’ai réussi à en douter et à le sous-estimer. Je pensais qu’il en aurait quelque chose à foutre de mon avis, mais apparemment son fils demeure, et demeurera toujours, une épine dans le pied. Ce n’est pas tant sa décision qui me fou en rogne, qui me démange de plaquer mon poings contre les murs dures du couloir, mais c’est la trahison d’un père qui veut vanter les liens du sang alors qu’il est incapable de traiter son propre fils correctement. Je ne lui souhaite rien de bon. Je ne lui souhaite même pas de nous revoir, ni moi, ni Casey. Je ne rentrerais pas pour les vacances de Noël, ni aucune autre. Quand est-ce qu’il me la dit ? Pendant les grandes vacances de cette année justement. Enfoiré de sang pur. « Juste après son retour de "voyage d’affaire". » Voyage d’affaire mon cul. Ce mec vit vraiment pour sa gueule. Petit, je pensais qu’il tenait une entreprise, plus grand j’ai commencé à penser qu’il tournait dans des affaires louches. Aujourd’hui j’en suis certain. Aujourd’hui je suis certain aussi que son éducation froide et distante m’a construite, et qu’à présent, il peine à se rattraper sur un second enfant, une seconde chance. Ce qu’il ne comprend pas, c’est que cet enfant est déjà adulte. Il est peut-être plus fort et plus stratège que je ne le suis, mais en ce qui me concerne, j’ai toujours été plus humain. Si Casey est au courant de tout ce que je ressens envers lui ? Non. Si elle sait la vie que j'ai vécu auprès de lui ? Non plus. Pas de raison.

L’humanité, l’humanité maladroite et terrible, l’humanité qui m’empêche de lui en vouloir. Casey est le problème. Elle l’est parce qu’elle est née, parce qu’elle vie. Mais là c’est à mon père que j’en veux, à celui que je parviens aujourd’hui à détester plus que l’immonde aigle déplumé que je regarde. Elle a raison, il a toutes les preuves. Penser à ma naïveté, à ma rare insouciance alors que je me suis éloigné d’elle, alors que ma main se plaque à plat contre mon visage à bout de nerfs. Entendre ses mots, lui donner raison, ça me rend malade. J’en ai le tournis, l’envie de vomir, l’envie de lâcher mes tripes sur le sol froid. Je veux les brûler. Je veux brûler les lettres de mon géniteur moi-même. Me délacer d'avantage, approcher du mur qui oppose l'entrée de la salle commune et m’y adosser. Réfléchir à cent à l'heure, ne faire que ça depuis plusieurs secondes. Les idées dans ma tête défilent à toute vitesse auprès de pensés brouillées d'amertume. Je ne contrôle plus mon corps qui se contracte. Je me refuse à redevenir ce petit garçon affaibli par l’amour, trahis par ce père qu’il aimait tant, abandonné à lui-même. Je ne la regarde même plus. Casey. Je fixe le sol, une de mes mèches de cheveux du dessus tombant devant mon visage. Des secondes de silence qui semblent éternelles.

Qu’est-ce qu’on peut faire ? Je ne suis pas en colère parce qu’elle n’est pas digne de notre nom, je ne lui souhaite carrément pas de le porter. Il est juste hors de question qu’on porte le même, car moi, je n’aurais pas la chance de le changer. Nous sommes deux à ne pas vouloir de tout ça, à ne plus en pouvoir de telles situations. Deux êtres qui se détestent et qui pourtant, semblent déposer les armes le temps d’un instant, à un instant ou une fois encore, ils se donnent allégeance involontaire. J’ai trop de fois été placé dans son camp sans le vouloir, et cette fois encore. Je ne veux pas d’elle comme allié, mais il faut se rendre à l’évidence, on a pas mille solutions. Réfléchir tout haut, la voix légèrement basse, laisser les idées s’extirper de mes lèvres avant de les avoir trié vivement et d’en avoir choisis une, comme j’ai l’habitude de le faire. « Le pire c’est que t’es même pas en droit de refuser…T’en as pas envie, moi non plus, on va devoir se farcir une entre-aide à la con… Je pourrais te laisser moisir dans ta merde mais j'veux pas qu'il gagne encore, je peux pas.. » Je ne veux pas qu'elle porte mon nom, je ne veux pas que mon père gagne. Penser à toutes ses victoires ça me répugne. Mais surtout, ça me fait penser à celui qui restera à jamais son rivale avant que je ne le devienne. Lever finalement les yeux sur elle, la voix grave, isolé de tout tremblement de haine et de déception, une voix pleine d’assurance pourtant amèrement monotone. « Je vois qu’une seule solution pour l’instant, et elle va pas te plaire. » J'ai toujours les sourcils froncés, bien que le droit s'efforce de s'hausser avant que je ne balance ce que j'ai en tête. « Grand-père. » Évoquer celui qui évoque un mal pire que l’autre, celui qui donne froid dans le dos, celui qu’on la pousser à craindre. « Je pense pas qu’il soit au courant de ce que notre connard de père est entrain de faire, et je pense pas qu’il le cautionne non plus ! » A ses mots, mon dos se décolle, ma voix, comme jamais ça n’arrive, commence à se hausser. Je commence à laisser une certaine colère paraître, de cette voix qui s’emporte, de cet index qui pointe, menaçant, un vide de couloir. Là je m'en fou de Casey, je m'en fou complet. Elle pourrait tomber dans un trou que je ne rigolerais même pas. Tout ce qui m'importe c'est lui. Le géniteur que je ne veux plus appeler père depuis trop longtemps. Je ne pense pas être entrain de perdre le nord. Jamais ça ne m'arrive. Habitué aux idées dangereuses, ça, oui.


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MessageSujet: Re: bulletproof (+ luca)   Jeu 25 Oct - 19:14

bulletproof
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Pumpkin. Pumpkin. Pumpkin. Un nom qui cristallisait l’ensemble de que Casey déteste en ce bas monde. Qui cristallisait tout ce qu’elle craint, en même temps que tout ce qui la fascine. La puissance d’un sang-pur terni par les idées arriérées de ce monde si fermé, la prestance d’une lignée gâchée par la violence, la lâcheté, et toutes les immondices qu’ils laissaient sur leurs traces. Un nom qu’elle avait vomi des années durant, l’associant à un être qu’elle détestait plus que n’importe qui, le seul capable de réveiller un volcan de haine en un souffle. Un nom qu’on voulait aujourd’hui lui faire porter, qu’on voulait faire sien. Et au milieu de la tempête déclenchée par cette nouvelle, l’improbable allié qui se dessine devant ses yeux et dont elle aurait préféré se passer, c’est son propre demi-frère, celui qu’elle exécrait plus que n’importe qui dans ce château. Acculée contre le mur, elle en est réduite à entrevoir la possibilité d’une solution auprès de son ennemi de toujours. Sa fierté à beau se révolter toute entière contre la chose, elle l’étouffe, comme elle étouffe toutes les autres émotions. Ne reste que la colère, une colère dirigée contre un géniteur qui pense pouvoir débarquer dans sa vie, seize ans après sa naissance, et lui imposer un mode de vie qui n’est pas le sien, qui croit pouvoir l’associer à une famille qu’elle méprise de toute son indifférence d’adolescente. Une colère qui lui fait serrer les poings, qui blanchit son visage déjà pâle, qui fait brûler ses pupilles glacées d’un feu silencieux.

Et cette violence, elle la décèle sans mal chez son vis-à-vis. Une constatation qui l’étonne. Parce que pour Casey, Luca était le digne héritier de son père, lui-même le digne représentant du sien. Des hommes qui ne faisaient qu’appliquer les idées archaïques de leurs aînés, des sang-purs à la noblesse plus qu’entachée par leurs malversations. Des hommes dont elle avait entraperçu toute la noirceur et la bassesse au cours de l’ère Blackman, lorsqu’ils s’étaient retrouvés tous les deux, avec ce néo-mangemort, dans ce cachot. Lorsque Casey avait subi une punition soit-disant bien méritée au vu de l’affront qui avait été le sien et qui concernait directement le Serpentard. Toute l’image qu’elle s’était forgée de ce misérable imbécile n’avait fait que se renforcer au fil des années. Et maintenant que les guillemets semblaient prendre vie, à travers son ton dédaigneux, autour des mots voyage d’affaire, Casey laissait naître l’éventualité que Luca méprise lui aussi les activités de leur géniteur. Elle lui paraissait improbable, cette idée, mais elle reconnaissait cette insolente pitié qui suintait dans son ton et qui traduisait un profond dédain. Alors peut-être qu’au fond, leur improbable alliance ne l’était pas tant que ça ? Non, pas même en rêve elle n’acceptera ce fait. Leur détestation mutuelle est bien trop profondément ancrée pour que le moindre point commun avec lui ne lui donne pas directement envie de s’arracher ledit point commun, même si ça devait se faire dans le sang.

Ainsi donc, leur aïeul manigançait cette histoire de nom depuis les vacances d’été. Les poings de Casey se serrèrent un peu plus de colère. Elle s’était laissée adoucir par les nombreux efforts qu’elle constatait chez ce géniteur dont elle n’avait jamais voulu. Elle s’était laissée amadouée, conquise par la bibliothèque qui débordait de connaissances, même les plus interdites, qu’elle n’avait aucune chance de trouver à Poudlard. Elle s’était laissée aveuglée par les mains tendues, oubliant que sous le gant immaculé se cachait une âme à la noirceur sans égale. Trop fascinée par un homme qui savait comment charmer les gens autour de lui, la jeune femme en avait tout simplement oublier la prudence la plus élémentaire. Et ça lui donnait envie de vomir. Mais elle ne cille pas, alors que Luca s’éloigna, s’adosse à un mur, semble aussi stone que s’il s’était pris un immeuble entier sur le coin de la tête. Chaque muscle de son visage était serré à en faire souffrir n’importe qui le regarderait, mais pas Casey, que la même tension habitait. Elle se foutait qu’il ai cette réaction parce qu’il la jugeait impure pour porter ce très noble nom de famille - ou peut-être était-ce plus compliqué que cela ? si elle s’était mise à réfléchir sur son intonation, sa colère, le mépris qui suintait derrière certaines de ses paroles, peut-être aurait-elle pu commencer à creuser dans une autre direction - elle voulait juste qu’il résolve la situation qu’elle-même ne pouvait délier, faute de moyens. Oh, le simple fait de s’en rendre à son ennemi juré heurtait violemment sa fierté et son orgueil, lui laissait un arrière-goût acide, mais certaines situations nécessitaient des mesures exceptionnelles.

Toujours silencieuse, elle attend que le mutisme de son détesté demi-frère soit rompu de son fait. Elle a déjà posé la question, l’interrogation fatidique : que pouvaient-ils faire. Maintenant, à lui de jouer. Sa mâchoire se contracte à entendre finalement sa voix. Elle ne peut qu’être d’accord avec ce qu’il dit, elle ne veut pas de cette entraide à la con, elle aimerait pouvoir s’en passer. Par contre, elle décèle à nouveau cette profonde rancoeur du fils à l’encontre du père. Comment a-t-elle pu passer à côté jusque là ? Il lui faudrait peut-être reconsidérer certains événements de cet été à la lumière de cette nouvelle perspective. La façon dont le père s’adressait durement au fils, la façon dont celui-ci répondait avec morgue, mais finissant toujours pas courber l’échine. Une danse qu’elle pensait être régie par un code propre aux sang-purs mais qui n’était peut-être que la représentation d’une relation entre un parent et un enfant empreinte de haine. Quand bien même cela l’intéressait profondément - et pas uniquement dans le but de plonger un peu plus dans les failles de cet être détesté - ce n’était pas la priorité à l’heure actuelle. Toujours silencieuse, seul son regard agité parlait pour elle. Mais il parlait à un mur puisque Luca était toujours plongé dans sa contemplation du vide, avant qu’il ne relève finalement les yeux et les plante dans les siens. Quatre pupilles glacées animées de la même volonté. Dis toujours. De toute façon, ce n’est pas comme si on lui imposait des choix qui lui plaisaient, et ce, depuis un sacré nombre d’années. Alors elle pourrait faire avec, si ça garantissait le succès de sa volonté.

Tout. Sauf peut-être ça. La tempête qui s’agite furieusement à l’intérieur de sa tête est bien trop semblable à celle que laisse apercevoir Luca alors qu’il quitte le mur qui le soutenait jusque là. Tout tourbillonne, trop vite, trop fort. Si elle déteste le fils, méprise le père, il en est tout autrement du grand-père. Ses sentiments à son égard sont encore plus tranchés. Haine. Dégoût. Mais aussi une peur qu’elle refuserait d’admettre même sous la torture. Une peur qui lui glace les entrailles, la fige sur place, lui coupe le souffle. Une peur qui naît de son simple regard, de son attitude générale qui lui rappelle trop celle des différents bourreaux de sa vie. Une peur tellement forte que, paradoxalement, elle lui procure un courage à se rebiffer contre cet être dangereux comme elle n’oserait pas le faire en d’autres circonstances. Un peu comme un rare instinct de survie qui lui souffle que, quitte à être en position d’infériorité, autant rester fière. Faire appel à lui ? Merde, ça lui déchire le bide de l’admettre, ça lui brûle la gorge, c’est comme si on la forçait à avaler de l’acide, mais c’est une très bonne idée. Car elle l’a bien compris, cet aïeul là, tout le monde le craint, le père plus encore maintenant qu’il a une fille à qui il semble tenir, même si tenir n’est pas le mot qu’emploierait Casey. Une fille qu’il voit comme une nouvelle marionnette, peut-être déjà plus. Dans tous les cas, les dires de Luca sont justes, elle en a conscience. D’accord. Tu procèdes comment ? Une lettre pour lui expliquer la situation et on compte sur le fait qu’il ait assez de pouvoir sur ton père pour le faire changer d’avis ? Notre père ? Et puis quoi encore. Elle ne possède rien en commun avec ce type qu’un peu d’ADN. Ou elle aimerait bien que ce soit le cas. Il le fera ? Uniquement pour préserver votre noble nom, il le fera ? Casey ne prend même pas la peine de cacher son mépris et toute l’ironie qu’elle pense de la chose et se fiche bien de piquer l’orgueil de son demi-frère. Il a autant envie qu’elle d’empêcher son père d’agir, alors il restera dans son camps jusque là, qu’importe les insultes à peine voilées qu’ils peuvent s’envoyer. Il ne demandera rien en échange ? Est-ce que la simple éventualité que son cher nom de famille risque d’être souillé par la née-moldue qu’elle était serait suffisante pour le faire agir ?
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MessageSujet: Re: bulletproof (+ luca)   Sam 27 Oct - 13:19



“bulletproof .” &
Je ne réalise toujours pas qu’on en soit arrivé là. Cette fille qui m’avait agressé sans raison, par la faute de la grande gueule d’un de mes anciens amis, cette fille qui devint automatiquement mon ennemi tant je détestai son regard, son visage, sa dégaine, sa voix. Cette fille au sang impure qui, déjà très mal en point, usa de sa stupidité et de son arrogance pour m’en mettre plein la gueule. Cette fille, je l’ai envoyé dans les cachots, là où je ne la verrais plus ni ne l’entendrais, sans pour autant lui souhaiter les tortures de mes anciens congénères. Celle qui m’a hait plus que jamais, celle que je méprisais et détestais sans faille. Celle qui me frappa en plein visage et dont j’eu scellé les lèvres. Qui aurait un jour cru que cette fille, si je peux l’appeler comme ça, était en fait ma sœur. Demi-sœur, certes, mais sœur quand même. Le sang de mon détestable père coule dans ses vaines, ainsi que le mien. Puni par la vie, le signe d’un destin gravé, je ne sais pas ce que ça signifie, mais il y a forcément un sens à tout ça. Un sens curieux, mais une façon de faire dont je me dispenserais.

Je suis la différence de cette famille, la première génération à savourer le goût de la rebellion. Avant pas. Je suivais papa, son éducation structurée, elle-même reçue de son propre père. Mais dès que j’eu l’âge de vraiment penser par moi-même, je commençais à sentir que ses hommes ne valent pas mieux que les autres. Qu’ont-ils en plus que les autres, si ce n’est leur complexité, leurs mystères, leur persévérance, leur fourberie, et l’attache aux valeurs propres, toutes ses choses que j’admire et qui me sont donnés, alors qu’à la fois je maudis. J’ai tout de suite été celui qui se diffère, et même si je n’ai jamais osé le montrer devant eux, ça se voit. Mon père la vu, et c’est sûrement pour cela qu’il me méprise, me traite comme un échec. Il devrait pourtant être fier que je sois devenu comme lui, sur beaucoup trop de points. Pardonnes moi père, de me méfier de toi, d’avoir rejoins les néo-mangemorts pour une fausse satisfaction de ton plaisir et dans mon seul intérêt. Pardonnes-moi de ne vouloir dominer nul homme, de n’avoir jamais été préfet, ou encore capitaine de l’équipe de Quidditch. Pardonnes-moi l’isolement dont je fais preuve et qui protège le monde de moi, comme je me protège de lui. Si c’est tout ce qui le dérange, alors je n’en ferais rien. Je suis, et resterais à jamais, son fils raté.

Et c’est pour l’empêcher de gagner, encore, que je me détache de ce mur, le regard rivé sur la minable Serdaigle en colère. C’est pour qu’il perde enfin, que je lui propose une idée aux abords flippants et indécents, et pourtant géniale. Ce grand-père que tout le monde craint, même l’intrépide Casey –notez le ton ironique-, qui ne l’avouera jamais, est l'ultime solution à notre problème et j'en suis persuadé. Qui ne veut pas de Casey dans la famille, encore plus que moi ? Lui. Qui aura tout intérêt à ne pas qualifier un sang mi-moldu comme sa descendance ? Lui. J'allais lui répondre, lui donner une idée du processus, mais elle ne pu s'empêcher d'attaquer à nouveau mon nom. Quand est-ce qu'elle comprendra que je n'en ai rien à foutre qu'elle les insulte ? Je suis comme eux, mais je ne me sens pas avec eux. J'aime ce nom, celui que porte aussi ma mère, mais pas lorsqu'il évoque les atrocités de mes ancêtres, la froideur des miens et leurs valeurs trop strictes. Je m'en fou de cette soit-disant noblesse, et je m'en fou de ton sang. Moldu ou pas moldu, t'es successible d'être une ordure. Y'a qu'à nous regarder. Vous pensez vraiment qu'un de ses deux cons, énervés l'un devant l'autre, vaut franchement mieux ? Je me contente de froncer davantage mon regard avant que mes yeux ne se lève au ciel une fraction de seconde. Fatiguante gamine. Je répondrais pas ça. J'ai pas le temps de jouer à la bataille sale mioche, j'ai le nom d'une grosse idiote à préserver.

Je ne m'en rends même pas compte, mais alors que je pense à notre solution, je fais quelques pas dans le couloir, une gestuelle qui me détend et m'aide à réfléchir. « Je vais demander à le voir, ça sera plus simple. Toi tu reste loin, tu pose ton cul dans le Château et tu t’en mêles pas. » C’est même pas dit méchamment envers elle, c’est surtout la colère contre les miens qui parle. Comme je l’ai dis, elle n’a plus d’importance. Quoiqu’elle puisse faire, je n’aurais que le visage de mon père tournoyant dans le crâne. S’il demandera quelque chose en échange ? Naïve Casey. Dans notre famille, on agit par intérêt, comme des pitbulls, on fait pas du troque ou des négociations à la con. C’est le meilleur moyen de ce faire prendre par derrière ça. « Il demandera rien, pourquoi il voudrait quelque chose ? C’est un extrémiste, il veut pas de toi dans cette famille, il fera tout ce qu'il peut pour que tu porte pas son putain de nom. Il a tout intérêt ! » Parler, gavé par sa question ridicule alors qu’elle ne peut pas vraiment savoir. Ou bien si en fait, elle devrait savoir, je venais de lui dire qu’il aimerait pas les agissements de mon père. Quelle conne. L’agacement surplombe la colère en cet instant même, un agacement qui parvient à me calmer peu à peu, au fur et à mesure que la solution s'écrit devant moi, à n'en pas oublier cette coopération qui me bouffe l’intestin.

Baisser les yeux, toujours proprement réfléchis sur mes décisions et actions à venir. Le regard vide sur elle, je me rends peu à peu compte que je la regarde. Pas elle directement, mais ses bras. Ses manches sont remontées. Et je repense au rêve dont je venais tout juste de m'extirper avant d'apprendre la nouvelle dévastatrice. On en parle qu’elle avait l’air un peu renfermé ses derniers temps avant de sortir de ses gonds aujourd’hui ? Non, ce n'est qu'un hasard, ce n'est qu'à cause de ce rêve tout frais. Je m’inquiète pas pour elle, je vois et je m’interroge. En fait, je fais un signe de tête. Un signe de tête en avant qui pointe ses bras. Genre what's up, ça dit quoi tes bras ? Ça va mieux ? T'as recommencé ? Ta vie c'est trop une VDM ? J'ai l’instinct qui s'est emballé, clairement.



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MessageSujet: Re: bulletproof (+ luca)   Sam 27 Oct - 16:08

bulletproof
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Toute la situation la répugne fortement. Venue ici pour passer ses nerfs, sa rage, sa colère d’être mise devant le fait accompli, sur un type qui ne mériterait rien d’autre qu’un mépris sanglant, le destin a encore une fois décidé de jouer les esprits farceurs. Il ne s’agit que de ça dans cette histoire de haine mutuelle. Une sacré farce dont ils sont à la fois les spectateurs malencontreux et les acteurs qui préfèreraient tuer que de devoir partager la scène avec l’autre. Son poing serré autour des parchemins froissés témoigne bien de tout le ressentiment qui l’habite. Mais plutôt que de lui laisser la possibilité de l’envoyer là où il est le plus utile - à savoir dans la tronche de son vis-à-vis, à faire couler un peu de son sang qui porte tant de tares - le hasard en a décidé autrement, forçant les deux ennemis de toujours à se retrouver du même côté de la barrière, les poussant à s’accorder sur une solution. Parce qu’ils ne voulaient pas de ce changement de nom de famille. Ni l’un, ni l’autre. Casey parce qu’il était hors de question qu’on l’associe à cette famille décadente, l’autre dégénéré… pour une raison qui lui échappait. Persuadée qu’il s’agissait d’une histoire de sang - il s’agissait toujours de sang : pur, impur, et autres conneries qui comptaient beaucoup trop aux yeux des attardés dans son genre - la blonde se demandait s’il n’y avait pas autre chose au vu de l’air blasé de l’autre con, tout en étant incapable d’envisager quelle autre motivation il pouvait bien avoir à l’aider. Il devait forcément y trouver son compte, et si ça n’était préserver la soit-disant lignée de son nom maudit, elle ne voyait pas ce que c’était. La rancoeur décelée du fils à l’encontre du père ne peut pas explique à elle seule ce fait.

Son visage orageux continue de s’assombrir à chaque fois qu’il prend la parole. Il se prend pour qui, à lui donner des ordres ainsi ? À les voir se faire face, une violence qui transparaissait sans mal dans les regards qu’ils échangeaient, on pouvait douter sans mal que l’été passé avait été réel. Une presque entente, presque cordiale, aucun meurtre, ça semblait relever de la chimère pure et simple quand on se penchait sur leur échange actuel. Il n’en fallait pas beaucoup pour réveiller le feu brûlant qui sommeillait chez ces deux êtres de glace. Casey déteste n’avoir aucune carte en main, se retrouver, bien malgré elle, à devoir accepter les conditions de ce connard arrogant, à devoir ravaler sa rancoeur qu’elle aimerait pourtant tellement lui cracher à la gueule. Il ne faudrait pas qu’il fasse machine arrière et décide finalement que la punition de porter ce nom de famille serait une bonne chose. Elle n’a pas le choix de s’en remettre à son pire ennemi, et ça la bouffe. Et ça réveille toutes les vieilles rancunes qui s’étaient quelque peu apaisées durant l’été. Ça les ravive et ça les amplifie, ramenant la haine qu’elle éprouve à son encontre à un niveau égal à tous les mauvais sentiments qu’elle ressentait dès qu’elle croisait son visage obscène sous l’ère de Blackman. Il se montre hautain à son égard et, pour une fois, Casey n’a rien pour lui faire ravaler sa prétention. Parce qu’elle ne contactera pas son aïeul et que si elle veut échapper au sombre futur où elle s’appelerait Pumpkin et non plus Beckett, il lui faut accepter de laisser faire son interlocuteur. Tant mieux si l’homme le fera sans rien demander en échange, ce n’est pas la Serdaigle qui s’en plaindra, mais elle fera bien bouffer sa langue vicieuse au petit-fils.

Agacée, profondément énervée, mais cette fois plus à l’encontre de son demi-frère que de son géniteur, puisqu’une solution se dessine pour le second et qu’elle la doit au premier, d’où le changement de cible pour sa colère, elle laisse quelques secondes de silence s’écouler, attendant de voir s’il a quelque chose à rajouter, prête à dégager d’ici sans attendre si ce n’est pas le cas. Elle a déjà passé trop de temps en sa présence, il pourra d’ailleurs lui communiquer la réponse de son grand-père par lettre, cela lui évitera au moins d’avoir à recroiser son horripilante dégaine, d’entendre sa désagréable voix. Voix qui ne retentit pas, silence conservé, lèvres closes, mais ça donne plus de poids encore au léger mouvement de tête qu’il fait. Et Casey n’a pas besoin de baisser les yeux pour comprendre ce qu’il désigne de cette manière, ce qu’il fixait sans vraiment le regarder avant que, peut-être, deux neurones se décident enfin à connecter. Il a oublié d’être débile aujourd’hui, malheureusement. Ou alors inattentif ? Il aurait mieux fait de l’être. La blonde n’avait vraiment pas le self-control nécessaire, ce matin, pour composer avec sa pitié et ses questions qui brillaient dans son regard. Alors elle se contente de le fixer, glaciale, le message parfaitement lisible. T’as un problème ? Tu veux peut-être poser une question qui ne te regarde pas ? Ravale et dégage. Un nouveau duel qui s’engage, sur un tout autre sujet, cette fois.
electric bird.



Dernière édition par Casey N. Beckett le Jeu 1 Nov - 19:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: bulletproof (+ luca)   Mer 31 Oct - 0:11



“bulletproof .” &
Je ne doute pas que ça l’énerve encore plus, c’est même certain. Comment ne pas se réjouir d’être, cette fois définitivement, la personne qui tire les ficelles ? Comment ne pas se satisfaire d’une telle situation dont je peux enfin être le maître, et non le combattant qui partage son combat ? A notre stade c’est plutôt un combat de sumo. Deux gros tas de haine qui ont beau se pousser sans arrêt, leur poids identiquement lourd ne fera pas tomber la balance. Seulement aujourd’hui, Casey est tombé. Mais elle n’est pas mise K.O, je le sais. Elle ne fait que rouler pour mieux me tacler plus tard. On ne change pas ses habitudes, et cette conne et moi, on ne nous changera pas. Jamais. On pourrait s’améliorer, à la limite, mais en dent de scie. La courbe ne sera jamais lisse et sans défaut. Je ne suis clairement pas le seul enfant imparfait que mon salopard de père à générer. C’est d’ailleurs bien à cause de lui que je ne me délecte pas de ce moment. Je voudrais pouvoir en profiter, aimer chaque seconde de cette ficelle que je tire sans qu’une force opposée vienne confronter ma fermeté. Mais non. Je m’en fou. Je ne prends pas le temps de m’en satisfaire parce que le visage de mon père et ma haine à son égard, occupent en ce moment mon esprit bien plus qu’elle ne le fait. Double raison d’être énervé. Au moins, je m’en rends compte, c’est le plus important. Au moins, elle ne me contredit pas et ferme sa gueule, ce qui est encore plus important.

J’en fais mon affaire à présent. J’enverrais une lettre à mon grand-père, et je demanderais à le voir en lui promettant qu’il ne se déplacera pas pour rien. Je ne m’attends même pas à ce que ça nous rapproche, blabla, tous ses trucs niais qui sont pour la bleusaille. Moi je veux arranger mes affaires, et lui les siennes. Entre Pumpkin, on sait de quoi on parle. Mais c’est des affaires d’une toute autre personne dans lesquels j’ai commencé à creuser aujour’d’hui, de ce signe de tête distinctif. Une personne qui s’est déjà un peu trop mêlé à mes histoires de famille, aussi involontaire que ça ait pu être. J’ai remarqué qu’elle porte à nouveau des manches longues, et vu la tronche qu’elle se paie ses derniers temps, je pense pas que ce soit à cause du froid qui s’installe peu à peu. Je veux bien qu’il y est des coïncidences, mais idiot, je ne suis clairement pas. C’est mal à avouer, mais je commence à la connaître. Un regard vers elle, et je sais dans quel état d’esprit elle est, bien que ce soit souvent la colère à mon égard. Elle est profondément énervé aujourd’hui, et je n’ai pas dans l’objectif d’en rajouter. Seulement j’en ai quelque chose à foutre moi, que sa tête explose en mille morceau suite à une colère trop intense ? Non. Si j’en ai quelque chose à foutre de son état de santé ? Je cherche encore la réponse, depuis que je lui ai envoyé le dictame en pleine tronche. Y’avait pleins de raisons derrière ça, notamment le regard de papa, celui des gens qui se mêlent un peu trop facilement de ce qui ne les regardent pas. Ça serait de l’intéressement, franchement ? La pitié non, j'en ai jamais. Mais la sécurité ? Il semblerait. Est-ce vraiment de ça que je me soucie en ce moment, à la fixer du regard alors qu'elle tente de communiquer à travers ses iris aussi bleues que les miennes ? Je dois savoir, c'est tout ce que je sais. Il faut que je sache, et je veux le voir de mes propres yeux. Commence alors un combat de regard, non pas de celui qui lâchera en premier. C'est un vrai combat. On croirait voir des mots sortir de nos yeux, des insultes et des coups bas. Mais rien. Nos lèvres sont closes. Une fois encore, c'est désolant. C'est désolant parce qu'on semble se comprendre. On se comprend ridiculement, comme un frère comprendrait sa sœur, parce qu'elle l'est; Sa sœur. Mais moi je veux pas de ça. Si je pouvais éviter de vomir après la sieste, ça serait cool.

Alors je m’exprime enfin. J’ai le sentiment idiot que ce rêve que j’ai fais, je ne l’ai pas fais par hasard. J’aurais pu rêver de n’importe quoi. De Londres, des cours, des fesses de Cruz, n’importe. Mais non, j’ai rêvé d’elle, à cet instant précis. Je crois pas en ses choses là, mais je dois avouer que je réfléchis pas trop actuellement. Je suis dans un autre monde. Je préférerais carrément être dans un autre monde vu ce que je viens d’apprendre et ce qu’on nous réserve. Pas du tout défait de cette haine qui parcourt de toute façon mon corps chaque secondes de ma vie, je lui demande concrètement haut et fort ce que je pense tout bas. Un regard glacial, un visage sans expression pour ne rien évoquer, que dalle, rien d’autre que cette voix terne et figée sur une seule intonation grave. « T’as recommencé ? Ta vie est tellement merdique que le seul moyen que t’as trouvé pour te faire souffrir encore plus, c’est ça ? » Un ton devenu plus méprisant sur la fin, un ton qui en dit long sur ce que je pense de cette pratique idiote. Je ne la prends pas en pitié, ça jamais. Je pense que c’est complètement con et qu’elle a pas besoin de faire ça. Pourquoi je m’en care pas ? Avant je m’en serais fichu. Ça aurait été son sang, son problème. Mais là, allez savoir. Si je vais me prendre une rafale en pleine gueule ? Clairement. Si la Casey roulante est sur le point de me tacler les jambes ? Sans aucun doute.



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MessageSujet: Re: bulletproof (+ luca)   Jeu 1 Nov - 19:06

bulletproof
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Cette imbécilité qu’elle méprise chez son frère, il a oublié de la ramener avec lui. Ouais, il a oublié d’être con aujourd’hui. C’est bien dommage, pour tous les deux. De frère, il n’a que le sang, et encore, à moitié, c’est bien une position sur laquelle elle campera. Casey, elle n’a rien en commun avec lui et cette famille de dégénérés. Rien d’autre qu’un peu d’ADN. Ces quatre iris qui se fusillent mortellement, avec précision, ces silences lourds de sens, cette colère identique, cette violence semblable, et tout le reste, ne sont que le fruit du hasard. C’est un pur concours de circonstances. Rien d’autre. Venue le trouver pour extérioriser sa haine sur le parfait punching-ball qu’il représente, elle a finalement récupéré une potentielle solution à la situation dans laquelle son géniteur la place bien malgré elle, mais c’est allé de pair avec un sacré coup dans sa fierté et l’abandon total des ficelles. Elle n’a plus aucune cartes en main, à cet instant précis, et ne peut qu’attendre que l’autre connard envoie une lettre à son aïeul, mille fois pire que lui en terme de saloperie, et le fasse intervenir dans l’histoire. Alors c’est pour ça qu’elle ne bouge pas, soutenant son regard glacial, lui en renvoyant un tout aussi froid, attendant qu’il se casse en premier, qu’il retourne à ses viles affaires dans sa Salle Commune. Tourner les talons aurait évité une conversation fort déplaisante, mais la fierté est un autre trait qu’ils partagent de manière totalement fortuite. Pas besoin de mots pour comprendre ce qu’il pense, elle le lit aussi clairement que s’il parlait à voix haute. Ne pas se pencher sur ce fait qui la dérangerait bien plus profondément que ça si elle s’en inquiétait. Parce que le seul autre qu’elle parvient à comprendre, même à travers les silences, c’est Brooklyn. Et il n’y a rien de comparable entre Brooklyn et Luca, rien de comparable non plus dans la relation qu’elle entretient avec les deux Serpentard. Enfin, pour l’instant, Brooklyn ne lui parle plus, et c’est à cet abruti qu’elle a à faire. Cet abruti qui a posé un regard trop perçant sur ses manches longues qui recouvrent ses poignets. Cet abruti qui lui a balancé de l’essence de dictame à la tronche cet été. Cet abruti qui sait, sans savoir. Intuitivement. Parce qu’ils se comprennent trop bien, parce qu’ils traduisent parfaitement les non-dits de l’autre.

Et sa voix, insupportable, neutre et pourtant lourde de sens. Casey aurait préféré qu’il continue de la fermer, ça aurait été un élément énervant en moins dans une situation qui l’était déjà suffisamment. Mais non, il faut qu’il l’ouvre. Il faut qu’il brise le silence et s’intéresse à des choses qui ne le concernent même pas. Pourquoi, d’ailleurs ? Une grande question que la jeune femme ne veut même pas élucider. Probablement pour se foutre de sa gueule. La rabaisser. Non, ça ne colle pas avec l’essence de Dictame. Toujours une histoire d’apparence, il ne doit pas vouloir que le nom de sa précieuse famille soit entaché par ses troubles à elle. C’est plus simple de voir les choses sous cet angle que de réfléchir plus sincèrement aux tenants et aboutissants de la situation. Beaucoup plus simple. Pas tes affaires réplique-t-elle avec morgue. C’est ironique de se rendre compte que la seule personne au courant, en dehors de l’infirmier, de cette souffrance qu’elle s’inflige est aussi la personne qu’elle déteste le plus dans ce château. Ma vie serait moins merdique tout de suite si tu t’occupais de tes affaires et allait écrire à ton cher papy. D’accord, elle ne pouvait pas s’empêcher bien longtemps d’être mordante avec lui. Mais tout dans sa personne l’agaçait et c’était un comble que ce soit lui précisément capable de lui tendre la main. Parce qu’elle préférait cracher dessus et se couper la sienne que d’accepter son aide. Encore.
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