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 "Une nuit, et beaucoup trop de pluie" [ Tasha & Blake]

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CE QU'IL FAUT SAVOIR
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MessageSujet: "Une nuit, et beaucoup trop de pluie" [ Tasha & Blake]   Ven 7 Sep - 20:38


Night Rain for Pain



1 heure.

*Endoloris !*
GRETEL ...!

Je me réveille en sursaut, le cœur battant à toute allure.
Merde... Où est-ce que je suis? Ah, le dortoir.
Ma respiration est complètement erratique, et je tremble comme une feuille. Calme-toi, calme-toi... Je ferme les yeux en essayant de chasser les restes de mon cauchemar. J'ai terriblement froid. Serrant mes bras autour de moi, je m'extirpe maladroitement du lit, et mes jambes flageolantes trouvent le plancher.
Qu'est-ce qui se passe? Aucun de mes cauchemars ne m'a mise dans un état pareil depuis des mois. Je tremble de tous mes membres, et j'ai la tête qui tourne. Quelque part dans un coin, un reste de lucidité me dit que je devrais rester allongée, mais à ce moment, je veux juste fuir. Fuir je ne sais quoi. Cette pièce étouffante, mon lit encore enrobé dans un cauchemar, ma propre ombre.

Vacillante, je progresse un pied après l'autre dans la pièce, alors que mes camarades de chambre dorment paisiblement. J'ai du mal à respirer, et du mal à me concentrer sur la sortie de la pièce.
Le brouhaha de la pluie qui s'écrase contre la surface du lac derrière nos fenêtres me semblent infernal. Je veux fuir ce bruit à tout prix.
Je ne sais pas très bien comment je parviens à la salle commune. Ma lucidité a foutu le camp, et je suis appuyée contre un mur à l'entrée de la pièce. Ça ne va pas du tout. Je suis gêlée jusqu'aux os, alors que je transpire sous le vieux tshirt grunge piqué à mon frère.

Hansel...
Pendant une seconde, je fais demi-tour, prête à monter dans son dortoir, lui demander de l'aide. Je m'arrête. Non, pas Hansel. Je ne peux plus lui demander de l'aide maintenant. Pas avec ce qu'il s'est passé cet été. Me voir dans cet état lui ferait trop mal.
Je reporte mon regard sur la salle commune, sombre et vide. Les reflets de l'eau illuminent la pièce, et je me sens plus oppressée que jamais. Je me noie dans le vide. Mes tremblements ne diminuent pas. Pire encore, je commence à sentir mes doigts se raidir. Je reste debout, à trembler pieds nus au milieu de la salle commune, déboussolée.
Je n'arrive pas à penser, je dois lutter pour ne pas perdre connaissance. Pas maintenant, pas ici. Je sens que je peux partir à tout moment, et je ne veux pas qu'on me retrouve inconsciente demain matin.
Je ne sais même pas si je serais bien inconsciente.

Ma crise me paraît plus violente que les autres.
Les bras serrés autour de moi, je prends la seule décision qui me paraît essentielle: sortir d'ici. Je me traîne à travers la pièce, en essayant d'ignorer le vertige qui monte et mon cœur qui bat à cent à l'heure dans ma poitrine. C'est le trajet le plus long de ma vie.
Tout autour de moi, la pluie battante sur le lac agite les reflets sur les vitres, agitant à cet horrible sentiment d'oppression qui m'envahit. Le bruit de ma propre respiration me paraît comme derrière un écho, erratique et sifflante.
Mes doigts ont presque complètement crispés, et je sens la raideur s'emparer de mes avant-bras. Ignorant cette sensation, je les serre contre mon ventre, et continue d'avancer. Cette foutue porte me paraît horriblement loin.
Je tente les exercices de respiration que m'a appris le père de Tasha, mais rien ne va comme je le veux. Le peu de souffle que je trouve est mal maîtrisé, et mes vertiges ne me laissent aucune chance de me concentrer dessus.

J'arrive enfin à la porte, et je pousse tous mon poids dessus pour l'ouvrir.
Je ne sais pas pourquoi j'ai besoin de sortir, mais j'en ai besoin. Je tombe à genoux dans le couloir, avec la tête qui tourne furieusement, et les oreilles qui bourdonnent. Mes bras sont entièrement crispés, je ne sens même plus le bout de mes doigts.

Je n'arriverais jamais jusqu'à l'infirmerie seule.
Je ne suis même pas sûre de pouvoir me lever. Derrière moi, l'entrée se referme, et avec elle, le son de la pluie diminue enfin un peu. Je souffle, et me traîne jusqu'à avoir le dos contre le mur le plus proche, mon front trempé de sueur contre la pierre froide.
Est-ce qu'il a toujours fait si froid dans ce château? Comme je ne me concentre plus sur ma marche, la fatigue m'accable d'un coup, et une furieuse envie de fermer les yeux pour me laisser emporter me prend.
Reste consciente, Gretel. Je ne veux pas m'évanouir en tenue de nuit dans le couloir.

Soudain, quelque chose de doux me caresse le genou.
Champ'.

Mon chat me regarde avec son air grincheux habituel, et sa queue bat contre ma jambe. Je n'ai même pas réalisé qu'il m'avait suivie depuis le lit. J'ai un petit rire nerveux. Il est maigre, moche et gris, mais c'est mon chat. ça fait à peine un mois que je l'ai, mais je me suis déjà habituée à lui, moi qui n'aimais pas les animaux.
Je le regarde, mais soudain, mes tremblements reprennent de plus belle, me ramenant à ma condition. Je veux lever mon bras vers lui, mais il est tétanisé. Je commence à paniquer.

- Tasha... Va chercher, Tasha. Tasha!

Je ne sais pas pourquoi j'ai pensé à Tasha à un moment pareil, mais c'est ma seule pensée correcte. La seule qui sait, pour tout ça. Et pire encore, je ne sais pas si mon chat va savoir la retrouver. Il l'a déjà vue plusieurs fois, mais de là à me comprendre...

- Champa, va... Va chercher, Tasha! Je lui lance, de ma voix mal maîtrisée

Il me regarde, avec son air mauvais, mais fait demi-tour et part en trottinant. Au moins, il part dans la bonne direction. A savoir comment il va pénétrer chez les Gryffondor, aucune idée.
Je n'en suis plus à ce genre de réflexions. La seule pensée que j'ai c'est d'essayer de rester consciente, et de calmer mon cœur qui veut se faire la malle.


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MessageSujet: Re: "Une nuit, et beaucoup trop de pluie" [ Tasha & Blake]   Ven 5 Oct - 0:35


night rain for pain
Feat Gretel & Blake
« On devrait aller se coucher, Tash’. Franchement, ça sert à rien, on y arrivera pas plus que demain ! » A lancé Billie avant de laisser échapper un gros baillement.

Mon amie s’est laissée retomber contre le dossier de sa chaise, lâchant sa plume tout en jetant un regard en arrière, en direction des dortoirs. Nous nous y étions pris au dernier moment, comme d'habitude, et pourtant, nous savions parfaitement que s'il y avait bien une matière qu'il ne fallait pas étudier en simplement quelques heures et sans y mettre du sien, c'était bien la Métamorphose. Notamment quand on ne brillait pas particulièrement dans ce domaine à la base.

« Tu crois vraiment qu'on aura le temps de le faire au petit-dej ? Ce sera impossible ! »

Billie a haussé les épaules puis s'est étirée les bras en les levant vers le plafond. Elle a laissé échapper un autre bâillement avant de répondre :

« Petit-dej ou pas petit-dej, moi j'arrête ! C'est de la folie de rester jusque quatre heures du mat' pour un devoir. Je te signale qu'on a les sélections bientôt et qu'on devrait avoir un bon quota de sommeil ! »

J'ai arqué d'un sourcil en l'observant de manière dubitative. Pensait-elle réellement m'avoir de cette façon ? Je la connaissais et je savais qu'elle n'était clairement pas du genre à faire attention à son alimentation ou à son sommeil simplement pour les besoins du sport. Elle y allait à l'instinct, c'est tout.

« Comme si ça t'inquiétait vraiment. Tu me feras pas avaler ça, Billie. » Ai-je fait avec un fin sourire.

« Non, t'as raison. J'ai juste envie de me coucher, là. C'est plus tenable ! Tarde pas trop si tu ne veux pas que je te réveille avec une chaussure en pleine poire. » A-t-elle ajouté avec malice en faisant référence à la fois où je lui avais effectivement envoyé un chausson sur la tête pour la lever.

Elle s’est levée de sa chaise après avoir jeté ses affaires dans son sac, sans prendre la peine d’y prendre soin. Puis, elle est remontée dans la tour en m’adressant une vive salutation de la main et un sourire compatissant pour moi qui comptais bien poursuivre ce devoir. Je voulais le finir uniquement parce que je prenais un peu plus mes responsabilités cette année. J’étais préfète et je voulais davantage donner l’exemple par rapport à l’an dernier en essayant de faire mes devoirs à temps et de réviser suffisamment mes leçons. Ce n’était pas simple pourtant, puisque j’en venais toujours à faire les choses au dernier moment… C’était un peu comme si je n’étais pas destinée à être érudite, même si je me forçais à vouloir le devenir un peu. Cela ne me faisait même pas plaisir, en réalité. La plume à la main, luttant contre le sommeil en buvant sans cesse de l’eau fraiche contenue dans une coupe, je grattais contre mon parchemin toutes les idées qui me passaient par la tête pour expliciter l’utilité d’un sort que nous avions appris cette semaine. C’était barbant, très chiant et compliqué. Souvent, je me posais la question de savoir ce qui m’avait pris d’avoir continué la Métamorphose en sixième année. Je m’étais débarrassée de l’astronomie, de l’histoire de la magie et la défense contre les forces du mal mais visiblement, je n’avais pas pensé à virer également cette matière. C’était maman qui m’avait, à l’origine, poussée à ne pas m’en séparer pour la simple raison qu’elle trouvait déjà presque incroyable ‒ dans le mauvais sens ‒ que je me passe de la DCFM. Pour elle, c’était une matière super importante et essentielle mais à mes yeux, elle ne l’était pas. Et puis, je n’aimais pas la pédagogie du professeur Mandrake. Cependant, ce n’était pas vraiment ma mère qui m’avait conforté dans mon choix. Je crois qu’au fond, je n’avais pas pu me résoudre à rayer la métamorphose de ma vie parce que je voulais me donner une chance de pouvoir réussir au moins dans un domaine que l’on considérait comme étant « complexe ». Puisque mon échec en Potions m’interdisait un domaine aussi riche que celui-là en ASPIC, je pensais pouvoir compenser avec la métamorphose… J’avais été bien naïve. Me contenter de ce que j’aimais le plus étudier m’aurait valu moins de nuits courtes !

AAAAAAAHHH !

Un hurlement m’a aussitôt fait sursauter. J’ai tourné la tête en direction de l’entrée de la salle commune et j’ai lâché ma plume. Fronçant les sourcils, à la fois surprise et méfiante, je me suis levée lentement avant de m’approcher de la porte qui me séparait du couloir. La voix stridente féminine appartenait à la Grosse Dame, j’en étais sûre. La main contre le portrait, je m’apprêtais à l’ouvrir mais j’hésitais. Je ne l’avais jamais entendu hurler comme ça à une heure du matin, c’était plutôt bizarre. Mais d’un autre côté, voilà qu’elle se mettait à lâcher des insultes en exprimant tout son mécontentement. Ce n’était pas de la panique mais une colère noire. C’était ce qui m’a finalement convaincue d’aller voir ce qui s’y tramait, sans craindre un gros danger. J’ai ouvert le portrait et je suis passée de l’autre côté. Il faisait sombre mais les torches murales allumées suffisaient à éclairer la Grosse Dame qui était clairement de mauvaise humeur. D’ailleurs, son portrait était assez bizarre… Comme s’il était tout tâché par une substance que je ne parvenais pas à identifier.

« Qu’est-ce qui se passe, Madame ? » Ai-je gentiment demandé.

Elle s’est tournée vers moi en grognant :

« Ce bon à rien de Peeves ! Il vient de jeter quatre ou cinq bombabouses contre mon portrait en pensant que je ne me réveillerai peut-être pas ! Mais le directeur en entendra parler, je le lui ferai savoir dès l’aube !
‒ Oh, je vois. Vous voulez peut-être que je vous aide à nettoyer ça ? »

Je comprenais d’où ça venait, à présent. Ce n’était pas très appétissant et c’était sans parler de l’odeur.

« Oui, ce serait fort aimable de ta part. »

J’ai hoché la tête et j’ai sorti ma baguette de la poche intérieure de ma robe de sorcière. J’ai prononcé le nom d’un sortilège de nettoyage et aussitôt, les traces de bombabouses se sont mises à disparaître. La Grosse Dame a soupiré de soulagement et m’a remercié avant de m’ouvrir son portrait pour me laisser rentrer dans la salle commune. Seulement, à cet instant, quelque chose de doux m’a chatouillé la jambe gauche. J’ai baissé la tête vers le sol.

« Miaou. »

Tiens ? Un chat. Je me suis baissée pour le caresser en souriant mais lorsque je l’ai vu de plus près, j’ai constaté qu’il ne s’agissait pas de n’importe quel chat. Gris, maigre, pas particulièrement joli mais attachant tout de même, on pouvait facilement le reconnaitre entre mille. C’était Champa, l’ami de Gretel.

« Qu’est-ce que tu fais là ? C’est assez loin de ta maîtresse, ici. »

D’habitude, il était trop paresseux pour faire le tour du château alors j’étais étonnée de le voir au septième étage. J’ai tenté de le prendre dans mes bras mais il s’est défilé avant de se retourner à nouveau vers moi pour me fixer. Je ne comprenais pas vraiment. Peut-être avait-il faim ? Ce n’était pas simple d’identifier les envies des animaux alors j’essayais de faire de mon mieux.

« Tu veux manger quelque chose ? »

Il n’a pas du tout réagi, continuant de me fixer tout simplement.

« Qu’est-ce qu’il y a ? »

Toujours sans se détacher de mon visage, il a commencé à descendre quelques marches. Haussant les épaules, je l’ai suivi en attendant de voir ce qu’il ferait. Les chats étaient mystérieux, il pouvait leur arriver de nous regarder pendant des heures sans que l’on ne puisse savoir pourquoi. J’aurais pu me contenter de rentrer dans la salle commune pour terminer mon devoir mais voir Champa par-ici n’était pas très fréquent et puis rien ne m’empêchait de passer cinq petites minutes avec lui pour nous distraire ensemble ! Je l’ai donc suivi un peu et j’ai tenté de l’attraper encore une fois pour lui donner des caresses mais il s’enfuyait toujours en miaulant et sans cesser de me regarder. Décidément, il n’était pas très câlin ce soir !

« Je ne sais pas ce que tu attends de moi mais j’ai un devoir à finir. C’est assez urgent alors je vais devoir te laisser ici, mon petit Champa. » Lui ai-je dit une fois que nous avions atteint le sixième étage.

Je me suis retournée pour remonter mais, visiblement, mon acolyte ne semblait pas d’accord. Il a bondi contre ma cheville en s’y accrochant tout en miaulant continuellement et le tout en me regardant de façon insistante.

« Bon, ça suffit, Champa ! »

Pendant plusieurs minutes, j’ai cherché à comprendre ce qui n’allait pas avec lui. Il faisait tout pour m’empêcher de remonter dans ma salle commune et ce n’était que lorsque je me suis résignée à le suivre qu’il s’est calmé et qu’il a commencé à ouvrir la marche sans ne plus miauler. Il se déplaçait plus rapidement que d’habitude, comme s’il savait exactement où il allait se rendre. Je trouvais ça intriguant. Est-ce qu’il tentait de me prévenir que des élèves avaient eu la bonne idée de quitter leurs lits pour une escapade interdite ?

Champa m’a conduite jusqu’au troisième étage. Pourquoi là ? Je n’en savais strictement rien. C’était l’infirmerie et la Salle des Préfets qui y étaient situés. Oh et le Balcon du Monde.

« Il y a des élèves dans le balcon, c’est ça ? » Ai-je chuchoté au chat.

C’était assez inutile pour moi de lui poser la question étant donné qu’il ne parlait pas mais cette idée me paraissait de plus en plus évidente… jusqu’à ce que Champa ne traverse le couloir sans s’arrêter devant la porte qui refermait le balcon. J’étais alors très perplexe. En fin de compte, la noble bête s’est arrêtée là où des gémissements se faisaient entendre. J’ai tendu l’oreille et c’est là que j’ai aperçu une silhouette penchée contre un mur. L’élève en question n’avait pas l’air bien. Jetant un bref coup d’œil à Champa, j’ai constaté qu’il s’était arrêté et qu’il me fixait tout simplement. J’ai alors compris qu’il avait voulu que je vienne en aide à cette fille. Je m’en suis alors approchée et lorsque j’ai posé ma main sur son épaule, j’ai reconnu son visage : c’était Gretel.

« Gretel ? Qu’est-ce qui se passe ? C’est encore l’une de tes crises ? » Lui ai-je demandé d’un air inquiet en l’analysant du regard.

Elle n’avait vraiment pas l’air bien et je m’en voulais d’avoir perdu du temps inutilement en m’obstinant auprès de son chat. Pâle, tremblant de partout et angoissée comme jamais, je ne reconnaissais plus ma confidente qui avait une réputation de fer auprès de nos camarades. J’étais l’une des rares à être au courant pour ses problèmes alimentaires et les crises qui y étaient liées. C’était plutôt flippant et j’avais peur que ça ne s’aggrave à chaque fois et que le pire arrive mais heureusement que mon père était là pour elle. D’ailleurs, ce n’était pas un hasard que nous soyons justement au troisième étage. Elle avait certainement voulu se rendre à l’infirmerie qui était à l’autre bout du couloir mais les forces avaient dû lui manquer.

« Je vais t’aider, on va aller voir mon père. Essaie de t’appuyer sur moi, on va y aller doucement. T’es pas obligée de me répondre si ça te coûte trop d’énergie. »

Je l’ai aidée à se repositionner de sorte à ce qu’elle puisse se déplacer tout en évitant de tomber dans le cas où ses vertiges s’intensifiaient d’un seul coup. Elle n’aurait alors qu’à s’agripper davantage à mon épaule et je la retiendrais. De l’autre main, je la soutenais au niveau de la taille.

« Ca va aller, contrôle ta respiration. Ferme les yeux, inspire doucement, attends deux secondes et expire. Je te guide pendant ce temps-là, je te lâcherai pas. »

J’espérais qu’elle y arriverait. Lentement mais sûrement, nous avons fini par atteindre la porte de l’infirmerie. Gretel était toujours tétanisée, avait du mal à bouger mais je faisais de mon mieux pour rendre ses mouvements confortables. J’ai fini par frapper à la porte en espérant que les coups seraient suffisants pour réveiller mon père. Dans le doute, j’ai décidé d’élever la voix.

« Papa ? J’ai besoin de toi, c’est pour Gretel ! Elle est en pleine crise ! »

©️ FRIMELDA

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MessageSujet: Re: "Une nuit, et beaucoup trop de pluie" [ Tasha & Blake]   Ven 19 Oct - 15:25

Gretel & Tasha & Blake

Une nuit, et beaucoup trop de pluie !

Il faisait beau et chaud. Je pouvais sentir l'air sur mon visage, une légère brise maritime qui sentait bon chez moi. Je sais que j'ai grandi en Ecosse et je ne renie absolument pas mes origines ou mon pays natal, mais je ne peux nier que depuis toujours, je me suis toujours senti plus proche de mes origines maternelles que paternelles. Et quand on me voit, on ne se dit pas que je suis un bon vieux écossais digne de ce nom. Tout me ramène toujours à cette île paradisiaque où je me suis toujours senti à ma place et où je sais que je finirai mes jours. Je sens la chaleur du sable sous mes pieds et j'aime m'enfoncer à chaque pas dedans. Ma planche sous le bras, j'ai décidé d'aller profiter un peu des vagues que nous offre la nature aujourd'hui. J'entre dans l'eau et me mettant sur ma planche, je nage jusqu'au rivage. Une belle vague arrive et je me tiens prêt pour la braver. Sauf qu'une fois debout sur ma planche, il n'y a plus eau, plus d'île, plus rien, juste du sable à perte de vue. Je descends de ma planche et j'avance dans ce désert. Je ne sens plus le sable sous mes pieds, il roule sur mes chaussures en cuir. Je dois me dépêcher, je suis attendu dans l'hôpital de fortune, un malade à besoin de moi. Je le vois au loin, mais plus j'avance et moins j'ai l'impression de m'en approcher. Mais je continue, je lutte pour tenter de parvenir jusqu'à ma destination, mais rien ne bouge, je suis toujours aussi loin qu'avant. Epuisé, je reprends mon souffle. J'ai chaud, vraiment très chaud et horriblement soif. Le soleil me martèle la tête, c'est affreux. Et puis d'un coup, j'entends des coups frapper au loin. Ca sort de nulle part, il n'y a définitivement aucune logique, pourtant je n'en suis pas étonné plus que ça. Je sursaute et mets quelques minutes avant de comprendre que ce n'était pas uniquement dans mon rêve, c'était bien réel.

Les coups se répètent et j'entends très vaguement une voix au loin, non identifiable tellement elle est faible. Je mets quelques instants avant de vraiment me réveiller et de comprendre ce qu'il est en train de se passer. Un peu groggy par le sommeil, je sors de mon lit et enfile un pull et un pantalon. J'attrape rapidement mes chaussures et les mets avant de me diriger d'un pas pressant vers l'infirmerie. J'arrive en quelques enjambées vers la porte et l'ouvre, découvrant non sans stupeur ma fille et une amie à elle. "Tasha ?! Mais ... qu'est-ce qui vous arrive ?" Lui demandais-je avant de glisser mon regard de l'une à l'autre. Ma fille a l'air d'aller bien, par contre son amie est dans un piteuse état. J'ouvre la porte, attrape Gretel "Attends, laisse moi la prendre." avant de l'emmener sur le lit le plus proche. Cette gamine ne pèse rien, ça en est presque scandaleux. Au premier abord, Gretel était prise de tétanie. Mais pourquoi et depuis quand ? Là était toute la question. Allait-elle être capable de me répondre ? Est-ce que Tasha allait pouvoir le faire à sa place ? Et d'ailleurs comment ça se fait qu'elles soient là toutes les deux, elles ne sont pas dans la même maison que je sache. Je passe ma main sur le front de la jeune malade pour vérifier si elle n'a pas de température avant de me tourner vers Tasha "Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Ca fait combien de temps qu'elle est comme ça ?" J'allais avoir besoin de quelques détails pour savoir ce que j'allais faire. En soit, j'avais déjà une ou deux idées de potions pour qu'elle se détende un peu, mais ça n'allait pas forcément arranger son problème.



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MessageSujet: Re: "Une nuit, et beaucoup trop de pluie" [ Tasha & Blake]   Mar 23 Oct - 17:52


Night Rain for Pain



1 heure.

Je vois ce stupide chat partir tranquillement, et sa queue disparaît peu à peu dans la pénombre. Je ne sais pas si c'est la panique qui provoque ça ou l'inverse, mais mon cœur s'emballe comme un fou dans ma poitrine. Et mes tremblements qui ne diminuent pas...
J'ai la tête qui tourne, et l'impression de ne plus rien maîtriser. Mes avant-bras sont si raides, la tétanie me paralyse. J'essaye de fermer les yeux, forts, et d'inspirer à font pour me reprendre, mais mon corps s'en fout. Je ne maîtrise plus rien de mes avant-bras, je sens mes doigts se raidir tellement que ça fait presque mal.

Tasha et son père m'ont montré des exercices de respiration, que je me force à appliquer. Le souffle me manque, mais j'insiste. Je ne sais absolument pas où mon chat est parti, et s'il reviendra. Je ne veux pas perdre connaissance ici. Dieu merci, il n'y a pas de fenêtres à proximité, mais je ne peux pas laisser ma tétanie empirer sans rien faire.

Je tremble comme une feuille, c'est insupportable de trembler autant. Je ne veux même pas savoir la tête que j'ai. Je me sens transpirer, j'ai tellement chaud... Allez, bouge-toi Gretel. Si on commence à compter sur le chat, c'est que ça va mal.
Mes bras serrés contre mon ventre, je force comme une damnée sur mes jambes pour me relever. Mes genoux finissent par trouver un équilibre, et je dois m'appuyer contre le mur de pierre, mais je suis debout, enfin à peu près. J'avance, un pas après l'autre, peu sûre de ma direction. J'ai la tête qui tourne, encore, mais je m'en fous. Un pas devant l'autre, ça devrait suffire pour avancer.
Soudain, je trébuche. Bon sang, une marche. Sous moi, ce foutu escalier de malheur bouge soudain. Ça va être long.....

- Gretel ? Qu’est-ce qui se passe ? C’est encore l’une de tes crises ?

J'entrouvre les yeux. J'ai perdu connaissance? Ou j'ai juste eu une absence?
Une voix familière tout près de moi, mais je n'arrive pas à remettre le doigt sur son propriétaire. Où est-ce que je suis? Le couloir me paraît familier.

- Tasha...?

Je reconnais ses cheveux lorsqu'elle m'aide à me lever. Au bon sang, ça tourne... C'était quand mon dernier repas? On s'en fout. Mes bras tétanisés se rappellent difficilement à moi, j'ai les doigts crispés comme des crochets. Mes tremblements se sont réduits, je crois.
Elle me dit quelque chose, mais je n'en comprends pas la moitié. Je trébuche sur un obstacle invisible, et dois me raccrocher à elle pour ne pas tomber. Où est-ce qu'on est?

- Tasha... Je murmure, sans rien réussir à formuler de plus

Je l'entends parler, et je ne sais pas ce qu'elle dit, c'est étrange. Ma propre respiration sonne encore plus fort dans mes oreilles, ça et les boom assourdissants de mon cœur dans ma poitrine. C'est un chaos indescriptible, comme si je devais batailler pour que mon propre corps m'obéisse, je ne maîtrise presque plus rien. Mes jambes avancent comme des automates, poussées par mon amie, mais mes bras sont toujours si crispés, crispés....

Soudain, je me sens soulevée, et plus aucun effort ne m'est demandé.

C'est là que le cauchemar recommence.

La pluie battante aux fenêtres.
L'eau, les cachots. Les cachots.
Je panique. Je ne veux pas y retourner. Mon cauchemar prend le dessus sur la réalité, et je ne peux rien faire. Mes bras ne m'obéissent plus. Je ne sais plus si je suis dans l'infirmerie, ma chambre ou les cachots.
Le bruit de la pluie couvre tout mes sens.

Mon cœur redouble de rythme, en même temps que les pleurs montent. Pourquoi je dois revivre ça?! J'appelle Tasha, qu'elle m'aide, qu'elle me sorte d'ici. Ils sont là. Je veux appeler Hansel à l'aide, mais mon frère est dans une autre cellule. J'essaye de crier, mais je n'entends plus ma propre voix. Je pleure doucement, comme si j'avais peur qu'on m'entende. Mes bras me font mal.

- Pas l'eau, pitié... Je pleure. Hansel, Hansel, Hansel...

J'appelle mon frère en boucle comme si ça pouvait me sauver, mais je ne m'entend pas.
Je n'entends plus que ça. La pluie battante aux fenêtres. L'eau qui goutte dans ma cellule. L'eau qui recouvre tout. Cette maudite pluie.
Je n'ai pas ma baguette, je ne peux rien faire. Je me recroqueville à moitié, en priant pour que ça passe, que ça s'arrête. Qu'on nous sorte de là. De notre prison, de cette souffrance.
Que la pluie s'arrête.


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MessageSujet: Re: "Une nuit, et beaucoup trop de pluie" [ Tasha & Blake]   Mer 7 Nov - 16:27

Gretel & Blake

Une nuit, et beaucoup trop de pluie !

Ce n'est pas la première fois qu'on frappe à ma porte pour une urgence nocturne, mais c'est la première fois que je constate que dans les personnes concernées, il y a ma fille. Fort heureusement, elle n'a pas l'air mal en point, je peux être rassuré. Par contre son amie n'a pas l'air au top de sa forme, ce qui est un doux euphémisme. Déchargeant ma fille de son "poids", je dépose délicatement Gretel sur le lit le plus proche. Je ne sais pas exactement ce qui s'est passé mais j'espère que ma fille va pouvoir m'en dire plus., mais à tort. Selon Tasha, elle ne sait pas grand chose de la situation. Le chat de Gretel est venu la chercher et elle a découvert son amie dans cet état, dans les couloirs du château. Elle suppose qu'elle était en chemin pour venir me voir, mais sans assurance aucune. Je m'approche de la Serpentard et avec la lampe, vérifie ses pupilles. "Gretel ? Est-ce que tu m'entends ?" Pas de réaction et les pupilles sont dilatées. Je dépose la lampe dans la poche de ma chemise et je me tourne vers ma fille. "Merci de me l'avoir amené jusqu'ici. Mais maintenant il va falloir que tu retournes dans ton dortoir ... je sais, tu es inquiète pour ton amie mais je te promets que tu as fait tout ce qu'il fallait faire pour l'aider, maintenant il va falloir que tu me laisses travailler." Je vois bien que ça n'emballe pas ma fille qui aurait aimé rester et s'assurer que son amie va bien. J'ignore si elle a un quelconque attrait pour la médicomagie mais je sais une chose, il est trop tard pour veiller. Elle a des cours demain et il est hors de question qu'elle fasse une nuit blanche. J'entraîne ma fille vers la sortie et tente de la rassurer. "Tout va bien se passer ! Demain matin, dès ton réveil, tu pourras venir la voir et t'assurer par toi-même qu'elle va mieux. Mais pour ce soir, tu en as assez fait. Crois moi, tu as eu les bons réflexes mais tu vas me gêner plus qu'autre chose ! Laisse moi faire mon travail et vas te reposer ! A demain !"

Je n'aime pas la voir dans cet état là mais je n'ai pas tellement le choix. Je dois aussi penser à elle. Elle ne peut pas m'aider, je travaille mieux seul, elle ne ferait que me ralentir. Et même si elle aurait pu dormir dans un des lits, quel aurait été l'intérêt. Elle aurait été susceptible d'être réveillée tout le temps par mes allés et venus et par Gretel. Autant qu'elle aille se reposer dans son lit. La patience est une vertu qu'elle va devoir acquérir. Je ferme la porte sur ma fille, peut encline à vouloir m'obéir avant de retourner vers ma patiente. Je vérifie ses constantes et les notes sur une feuille avant de retourner dans la pièce où je préfère mes potions. Un mélange de plusieurs plantes va l'aider à se relaxer un peu et à détendre ses muscles. Cela va agir sur sa tétanie, mais on sait tous les deux que le problème est ailleurs et que tant qu'elle ne l'aura pas réglé, elle n'ira pas mieux. Et ce n'est définitivement pas une solution de juste traiter les symptômes sans se pencher sur les causes. Je finis de préparer ma mixture et retourne vers elle pour la lui faire avaler tant bien que mal. L'épreuve est difficile vu que sa gorge est toute nouée, mais avec quelques massages et beaucoup de patience, elle finit par l'avaler dans son entier. Maintenant, il me suffit d'attendre un peu que les symptômes diminuent et qu'elle se réveille enfin. Je l'abandonne quelques instants pour aller chercher son dossier. Je crois que je ne suis pas prêt de retourner me coucher, on a encore pas mal de boulot à faire tous les deux.



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Blake Lennox
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MessageSujet: Re: "Une nuit, et beaucoup trop de pluie" [ Tasha & Blake]   Lun 12 Nov - 20:39


Night Rain for Pain



Je connais cette sensation de nager en plein brouillard. Je suis comme à côté de mon corps, sans plus aucun contrôle sur rien. Je flotte au bord de l'inconscience, à demi éveillée comme quelqu'un qui se débat avec une drogue.
Je ne sens plus ni la douleur, ni mes tremblements, ni le froid. Pourtant, j'ai ma main juste devant mes yeux, et elle tremble bel et bien. J'essaye de déglutir, mais je sens que j'ai autre chose dans la gorge. Est-ce qu'on m'a fait avaler quelque chose? C'est bizarre, mais pas trop désagréable. Je suis crevée, je m'en fous.

Je me sens pas bien. Pas bien comme quelqu'un qui n'arrive pas à reconnecter. Je suis complètement perdue, mes pensées s'embrouillent et je n'arrive pas à en aligner deux cohérentes. J'ai les yeux ouverts, mais impossible de comprendre ce que je vois. J'ai l'impression d'être complètement groggy, comme après avoir bu deux cocktails de trop. Les souvenirs du Whisky, en Irlande, me filent la nausée. Non, plus jamais ça. C'était trop écœurant. Et débile.

Je lutte pour reprendre le contrôle de mes membres, mais je me sens aussi crevée que gauche. Je cligne des yeux plusieurs fois, puis je comprends que je suis allongée. Allongée sur un oreiller grave humide, qui s'explique sûrement par mes yeux tous humides eux aussi. Dans mon champ de vision, ma première vision est celle de l'infirmier Blake. Mince, il fait quoi ici? Non, une minute... Je ne suis pas dans mon dortoir, je suis à l'infirmerie. J'ai la tête qui tourne encore, je referme les yeux une minute le temps que ça passe. ...Ou vingt.

Ça va mieux.
je rouvre les yeux, et inspire doucement, avec l'impression de pas avoir utilisé mes poumons depuis des mois. Je suis restée inconsciente combien de temps? Aucune idée. Mince, je suis gelée. Je veux remonter la couette sur moi, mais mes bras se désordonnent dans le vide, et je manque juste de tomber du lit tellement mes gestes sont peu cohérents. Heureusement, j'évite la chute la plus stupide du monde à la dernière minute, et par je ne sais quel miracle.
Je renonce à gigoter, et finis par recroiser le regard de l'infirmier Blake. Ah oui. L'infirmerie. Je regarde autour de moi, en tournant la tête doucement, comme pour vérifier que c'est bien ce que je crois.

- Je... Qu'est-ce que je fais ici?

Je n'ai pas souvenir d'être venue ici.
En fait, j'ai du mal à me rappeler de quoi que ce soit. Des flashs me reviennent dans le désordre. Les cheveux de Tasha, le sol en pierre, mon lit, Champa... Où est mon chat? J'ai la certitude de l'avoir vu à un moment donné. Mais ensuite? Je bascule vaguement la tête histoire de le chercher, mais je ne peux même pas bouger la tête, encore moins vérifier le pied du lit. J'espère qu'il est bien dans le coin.
Je reviens à l'infirmier Blake, consciente que si je suis à l'infirmerie en pleine nuit, à moitié comateuse et avec un nœud de souvenirs pas du tout compréhensibles, c'est qu'il y a eu un souci.

- Que... Qu'est-ce qu'il m'est arrivé? Je demande d'une voix pâteuse

Mince, c'est ma voix ça? Elle est tellement rauque et faible qu'on dirait une voix de chanteur de Hard Rock à la retraite...
Soudain, mes yeux se posent sur la vitre, derrière Blake. Sur la vieille fenêtre encastrée dans la pièce, la pluie tape doucement aux carreaux. Ça y est, je me souviens.

- La pluie... J'ai paniqué à cause de la pluie ?

je n'en suis pas sûre, mais les restes d'un cauchemar me reviennent en mémoire. Vaguement, je revois mes pieds, avançant dans la salle commune, et le son de la pluie qui me donnait mal à la tête. En faisant beaucoup trop écho à mon cauchemar...
Je voudrais essayer de me rappeler, mais j'ai la tête qui tourne. Genre, vraiment. La sensation familière du malaise monte d'un coup, et heureusement que je suis allongée parce que je sens la faiblesse monter et ma tension chuter d'un même coup. Je sentais que j'avais de la fièvre, mais là, c'est l'épuisement de toute la panique précédente qui monte d'un coup.

- Euh... Désolée, je... J'me sens... Pas bien...

Je ferme les yeux et inspire profondément pour que ça passe, comme j'ai appris. En soit, je suis allongée, déjà, alors je vois pas trop ce que je peux faire de plus. Je suis juste épuisée, pour le coup. Punaise, je déteste ces sensations. j'ai l'impression d'être une foutue poupée de chiffon, sans squelette ni muscles. J'essaye de serrer le poing, mais mes doigts n'en ont clairement rien à faire. J'inspire encore un peu à fond pour faire passer ma sensation de malaise.
Punaise, tout ça pour un stupide cauchemar...


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"Une nuit, et beaucoup trop de pluie" [ Tasha & Blake]
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