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 "Une nuit, et beaucoup trop de pluie" [ Tasha & Blake]

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CE QU'IL FAUT SAVOIR
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MessageSujet: "Une nuit, et beaucoup trop de pluie" [ Tasha & Blake]   Ven 7 Sep - 20:38


Night Rain for Pain



1 heure.

*Endoloris !*
GRETEL ...!

Je me réveille en sursaut, le cœur battant à toute allure.
Merde... Où est-ce que je suis? Ah, le dortoir.
Ma respiration est complètement erratique, et je tremble comme une feuille. Calme-toi, calme-toi... Je ferme les yeux en essayant de chasser les restes de mon cauchemar. J'ai terriblement froid. Serrant mes bras autour de moi, je m'extirpe maladroitement du lit, et mes jambes flageolantes trouvent le plancher.
Qu'est-ce qui se passe? Aucun de mes cauchemars ne m'a mise dans un état pareil depuis des mois. Je tremble de tous mes membres, et j'ai la tête qui tourne. Quelque part dans un coin, un reste de lucidité me dit que je devrais rester allongée, mais à ce moment, je veux juste fuir. Fuir je ne sais quoi. Cette pièce étouffante, mon lit encore enrobé dans un cauchemar, ma propre ombre.

Vacillante, je progresse un pied après l'autre dans la pièce, alors que mes camarades de chambre dorment paisiblement. J'ai du mal à respirer, et du mal à me concentrer sur la sortie de la pièce.
Le brouhaha de la pluie qui s'écrase contre la surface du lac derrière nos fenêtres me semblent infernal. Je veux fuir ce bruit à tout prix.
Je ne sais pas très bien comment je parviens à la salle commune. Ma lucidité a foutu le camp, et je suis appuyée contre un mur à l'entrée de la pièce. Ça ne va pas du tout. Je suis gêlée jusqu'aux os, alors que je transpire sous le vieux tshirt grunge piqué à mon frère.

Hansel...
Pendant une seconde, je fais demi-tour, prête à monter dans son dortoir, lui demander de l'aide. Je m'arrête. Non, pas Hansel. Je ne peux plus lui demander de l'aide maintenant. Pas avec ce qu'il s'est passé cet été. Me voir dans cet état lui ferait trop mal.
Je reporte mon regard sur la salle commune, sombre et vide. Les reflets de l'eau illuminent la pièce, et je me sens plus oppressée que jamais. Je me noie dans le vide. Mes tremblements ne diminuent pas. Pire encore, je commence à sentir mes doigts se raidir. Je reste debout, à trembler pieds nus au milieu de la salle commune, déboussolée.
Je n'arrive pas à penser, je dois lutter pour ne pas perdre connaissance. Pas maintenant, pas ici. Je sens que je peux partir à tout moment, et je ne veux pas qu'on me retrouve inconsciente demain matin.
Je ne sais même pas si je serais bien inconsciente.

Ma crise me paraît plus violente que les autres.
Les bras serrés autour de moi, je prends la seule décision qui me paraît essentielle: sortir d'ici. Je me traîne à travers la pièce, en essayant d'ignorer le vertige qui monte et mon cœur qui bat à cent à l'heure dans ma poitrine. C'est le trajet le plus long de ma vie.
Tout autour de moi, la pluie battante sur le lac agite les reflets sur les vitres, agitant à cet horrible sentiment d'oppression qui m'envahit. Le bruit de ma propre respiration me paraît comme derrière un écho, erratique et sifflante.
Mes doigts ont presque complètement crispés, et je sens la raideur s'emparer de mes avant-bras. Ignorant cette sensation, je les serre contre mon ventre, et continue d'avancer. Cette foutue porte me paraît horriblement loin.
Je tente les exercices de respiration que m'a appris le père de Tasha, mais rien ne va comme je le veux. Le peu de souffle que je trouve est mal maîtrisé, et mes vertiges ne me laissent aucune chance de me concentrer dessus.

J'arrive enfin à la porte, et je pousse tous mon poids dessus pour l'ouvrir.
Je ne sais pas pourquoi j'ai besoin de sortir, mais j'en ai besoin. Je tombe à genoux dans le couloir, avec la tête qui tourne furieusement, et les oreilles qui bourdonnent. Mes bras sont entièrement crispés, je ne sens même plus le bout de mes doigts.

Je n'arriverais jamais jusqu'à l'infirmerie seule.
Je ne suis même pas sûre de pouvoir me lever. Derrière moi, l'entrée se referme, et avec elle, le son de la pluie diminue enfin un peu. Je souffle, et me traîne jusqu'à avoir le dos contre le mur le plus proche, mon front trempé de sueur contre la pierre froide.
Est-ce qu'il a toujours fait si froid dans ce château? Comme je ne me concentre plus sur ma marche, la fatigue m'accable d'un coup, et une furieuse envie de fermer les yeux pour me laisser emporter me prend.
Reste consciente, Gretel. Je ne veux pas m'évanouir en tenue de nuit dans le couloir.

Soudain, quelque chose de doux me caresse le genou.
Champ'.

Mon chat me regarde avec son air grincheux habituel, et sa queue bat contre ma jambe. Je n'ai même pas réalisé qu'il m'avait suivie depuis le lit. J'ai un petit rire nerveux. Il est maigre, moche et gris, mais c'est mon chat. ça fait à peine un mois que je l'ai, mais je me suis déjà habituée à lui, moi qui n'aimais pas les animaux.
Je le regarde, mais soudain, mes tremblements reprennent de plus belle, me ramenant à ma condition. Je veux lever mon bras vers lui, mais il est tétanisé. Je commence à paniquer.

- Tasha... Va chercher, Tasha. Tasha!

Je ne sais pas pourquoi j'ai pensé à Tasha à un moment pareil, mais c'est ma seule pensée correcte. La seule qui sait, pour tout ça. Et pire encore, je ne sais pas si mon chat va savoir la retrouver. Il l'a déjà vue plusieurs fois, mais de là à me comprendre...

- Champa, va... Va chercher, Tasha! Je lui lance, de ma voix mal maîtrisée

Il me regarde, avec son air mauvais, mais fait demi-tour et part en trottinant. Au moins, il part dans la bonne direction. A savoir comment il va pénétrer chez les Gryffondor, aucune idée.
Je n'en suis plus à ce genre de réflexions. La seule pensée que j'ai c'est d'essayer de rester consciente, et de calmer mon cœur qui veut se faire la malle.


Codage par Libella sur Graphiorum
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"Une nuit, et beaucoup trop de pluie" [ Tasha & Blake]
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