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 the champions's ballad • ft. anthea.

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MessageSujet: the champions's ballad • ft. anthea.   Sam 1 Sep - 13:35



the champions's ballad

hansel ϟ anthea .

Et voilà c’est terminé, retour à Poudlard. Je ne sais même pas quoi en penser, ça va être une année tranquille ? C’est ma dernière année au château quand j’y pense, alors autant faire les choses bien. Et pourtant j’ai le sentiment que je n’aurai pas accompli grand chose. Je vais partir avec le sentiment d’avoir raté quelque chose. S’il s’agit de Gretel, j’aurai dû m’en douter oui. C’est le début de l’année, je ne vais quand même pas passer mon temps à regretter si ? C’est bien ce que je pensais. Entre le discours de Londubat, le festin, ma nomination en tant que préfet de la maison Serpentard, les choses s’enchainaient plutôt vite. Déjà, qui aurait cru que je serai préfet ? Je ne me serai pas basé uniquement sur mes notes de cours pour me voir à ce poste.

Les Optimal que j’ai pu avoir lors dèmes BUSEs considéraient donc que j’avais les épaules pour ce poste ? Moi ? Le mec atteint d’une maladie qui peut le rendre instable ? La bonne blague. L’hôpital ne se fout pas de la charité, mais tout de même. Les premiers jours de cours se sont achevés dans le calme le plus complet. Il n’y avait rien à en retirer, de nouvelles informations qui se sont intégrées avec une aisance déconcertante dans mon esprit. Voilà des cours que je saurais évacuer au mot près. Mais je n’allais pas m’en plaindre, si mes résultats me permettaient de m’assurer un avenir, alors je ferai en sorte que cela me serve. S’il s’agit d’un des uniques points positif de cette pathologie, alors qu’il en soit ainsi. Je n’ai encore jamais voulu exploiter ma mémoire autobiographique autrement que de cette façon, comme si songer aux bons souvenirs pouvaient faire apparaitre les mauvais.

Non hors de question de me foutre dans tout ces états maintenant. Le dernier cours a eu lieu ce Vendredi, il comme temps de me rendre à Pré-Au-Lard. Ce n’est pas que la comtesse m’attend, mais je ne tiens pas à arriver en retard sous peine de passer à la guillotine ! Je me suis donc dépêché de me rendre à la salle commune, au moins pour me changer vite fait. C’est sans compter une dispute entre première et troisième année que j’ai dû réguler. Je n’ai pas spécialement eu l’habitude d’avoir de l’autorité, mais au moins je réussissais plus ou moins à m’affirmer et ça c’est cool. Un ricanement aurait pu prendre le contrôle sur cette pensée narcissique, mais je ne l’ai pas explicité au risque de passer pour un gros schyzo… Enfilant un sweat-shirt avec mon nom de famille dans le dos, je remerciais mon oncle pour ce cadeau de noël qui fait un tant soit peu… prétentieux, mais j’aime bien cet aspect. Après tout, je ne suis pas à l’abri de rentrer dans l’équipe de Quidditch, autant m’habituer à ce détail vestimentaire. Un jeans, des basket, et voilà que je sortais.

Ma baguette reposant dans ma poche de jeans, et mes mains plongées dans mon sweat-shirt. Je quitte alors le château pour marcher rapidement vers le village où nous avions rendez-vous. Sifflant un air de chorale qui datait de l’ancien professeur de Sortilèges, dans les années 90, je profite de cette fin d’après-midi pour me changer les idées. Le repas aura lieu plus tard, le temps de passer un bon moment avec Anthea. Et puis le prétexte de cette petite virée visait justement ma nomination en tant que préfet. Bien que j’ai déjà reçu quelques félicitations, je pense que fêter ça avec Anthea pouvait être quelque chose de bien plus agréable et profitable. Arrivant alors à l’entrée du village, il s’agissait là de notre point de rendez-vous.

Ou du moins, j’arrivais à l’entrée du village. Quelques mètres et il me semblait l’apercevoir. Fixant ma montre, j’observais alors un très léger retard s’élevant à dix minutes. Je n’aimais pas spécialement le fait de ne pas être ponctuel. Me dépêchant, je ne souhaitais pas non plus que ces dix minutes nous soient fatales. Parlant à voix basse, mots uniquement destinées à ma personne, je finis par lever la main en l’air pour attirer son attention vers moi.

« Quel boulet je suis... »



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MessageSujet: Re: the champions's ballad • ft. anthea.   Sam 1 Sep - 15:44




the champions's ballad



Une bouffée d’air frais, un sentiment de bien-être constant. L’air de Manchester et de l’Irlande m’ont fait un bien fou. Je me suis peut-être éloignée de Poudlard et de ce monde que j’aime tant, mais je me suis rapprochée de ce qui fait l’essence de ma vie. Loin des conflits, loin du danger que représente Poudlard depuis quelques années, je me suis senti en sécurité durant ses deux mois. Et il y a franchement longtemps que ça n’était pas arrivé. J’ai passé mon temps à me demander comment ça se passait pour Cissy, pour sa famille. Je n’étais pas seule d’ailleurs. Maman me posait souvent des questions. "Pourquoi ? Comment ?" Sans oublier les conseils avisés "Vas la voir, excuse toi, brise ta fierté". Maman est restée en contact avec les Breckenridge, contrairement à moi, même lors de la mort du père de Cissy. Je n’ai pas su être à la hauteur. Croyez bien que derrière ce sourie fier et digne, se cache une grande part de culpabilité.

Nous sommes déjà vendredi, les premiers cours de l’année ont déjà eu lieu. Je n’ai rien vu de très passionnant pour l’instant, mais une année de cours c’est comme une machine à vapeur, faut lui laisser le temps de démarrer. Qu’importe car ce soir, je retrouve Hansel dans les rues de Pré-au-lard. Après avoir vagabonder dans les rues de Dublin, c’est le retour à un bon vieux rituel. Enfiler un jean qui me moule comme un gant, mettre un pull léger noir doté de quelques rayures élégantes à deux couleurs, coiffer mes cheveux en chignon défait, et je suis sur le départ. Quitter la cravate bleue, quitter la salle commune qui m’évoque un peu trop madame la préfète, et m’en aller fêter le post de préfet d’un autre.

Hansel est préfet cette année. Bien que je n’en revienne pas, je ne suis pas totalement étonné. Je sais de quoi il est capable, je sais qu’il est plus fort qu’il ne le pense, et je suis donc persuadée qu’il saura gérer tout ça. Il saura gérer sa sœur, les élèves de Serpentard, et sa maladie. Pourtant, je sais que je vais devoir rester à l’affut, présente et derrière lui. Je ne souhaite pas lui montrer que je m’inquièterais toujours pour lui, car je sais qu’il déteste ça, qu’il déteste ce pouvoir que j’ai sur lui, autant qu’il l’aime. Mais je ne le lâcherais pas, encore moins maintenant.

Se donner rendez-vous à l’entrée du village, y aller sans aucune crainte, aucune prétention, juste le plaisir de retrouver le sourire du blondinet. En espérant qu’il l’ai, le sourire. Sur place depuis dix minutes, je peux enfin pouvoir me retourner et l’apercevoir au loin, levant le bras pour me signaler sa présence. Oui merci Hans’, je t’ai vu. Ses pas le rapprochent un peu plus de moi tandis que, bras croisés, j’hausse un sourcil. Je ne lui dirais rien, mais je n’en pense pas moins. Je n’aime pas passer pour une de ses pauvres maniaques, mais je suis du genre ponctuel constant. Je ne comprendrais donc jamais les retards. Bref, ce ne sont que quelques minutes, on s’en fiche, nos esprits sont en fête aujourd’hui. Je reconnais là le sweat qu’il porte, sans même en voir le dos. Une taquinerie trop facile ne peut alors pas s’empêcher de s’évacuer. « T’es si fier que ça préfet ? Faut que tu face valoir ton nom ? » Je sourie à pleine dent, presque trop heureuse de le voir, autant heureuse de mon pique qui n’a pas su attendre. Le laisser passer devant moi, offrir une tape sur son dos, plus précisément sur le nom de Valeska inscrit sur son pull. Puis je me reprends, plus sincère, plus gentille. « En vrai je te félicite Hans’, c’est un bon prétexte pour aller boire un verre après ! » Toujours derrière lui, mes deux mains glissent sur chacune de ses épaules. Serrer mes doigts contre son pull et sa peau tel un bonhomme pote de monsieur, un geste commun en ce qui concerne les relations masculines les plus amicales. Sentir qu'il n'a pas chômé à la salle de sport, pas même après mon départ d'Irlande. Je ne suis pas connu pour être douce et totalement féminine, c’est assumé. Mais en vérité, nous n’avons pas tant besoin de prétexte pour se voir. Disons que cette nomination est une bonne occasion de se donner une raison.



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MessageSujet: Re: the champions's ballad • ft. anthea.   Mar 11 Sep - 20:46



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hansel ϟ anthea .

Et si la fierté était une partie intégrante de mon caractère. Si j’aimais bien que l’on prenne conscience du potentiel que j’avais ? Non. Je n’ai jamais pu m’y faire, pourtant je ne souhaitais pas non plus avoir une mauvaise réputation, que l’on me marche librement sur les pieds. Pas de chance, il a fallu que je possède une réputation dite… bancale. Si ces crises n’avaient pas fais de moi un élève plus ou moins instable, il est clair que je mérite mieux. Mais je ne suis pas perçu de cette façon par tout le monde, pour cause, ma popularité qui ne flirte pas avec le vertigineux. Et c’est ce qui ma rassure, le fait de me dire que je ne suis pas quelqu’un ayant une forte notoriété et je ne cours pas après celle-ci.

Et la personne qui comprenait au moins le mieux ma condition, c’étai elle, Anthea. Elle savait que j’avais besoin d’être tiré vers le haut tout en ayant conscience que jeune serai pas un boulet et que chaque fort n’est pas vain. Le chemin et long, raide, et compliqué mais je sais qu’il y aura un résultat. Je l’ignore quand, mais j’ai bon espoir. Il n’y a jamais eu de raisons valables à ce que je laisse tout tomber d’un coup. Arriver en retard ne faisait pas parti de mes intentions, et si le rôle de préfet avait plus des airs de lèche-cul de l’autorité, je pense que je devais me prêter au « jeu » afin de prendre ce rôle un minimum au sérieux. L’an dernier encore, je ne serai même pas intervenu dans cette altercation qui a eu lieu tout à l’heure. Je les aurai adorablement snobé et j’aurai rejoins Anthea sans le moindre problème, sans le moindre retard.

Autrement, c’est une toute autre chose qui s’est produite. J’ai dû stopper ça. Et pour finir j’suis en retard. Putain qu’est-ce que je peux détester ça. Mais elle saura me pardonner, pas vrai ? De ce fait notre premier échange traduisait l’éternelle ironie dont nous aimions faire preuve, sans cesse, la légèreté de nos propos accompagnant dans nos discussions. Le narcissisme ne faisait pas partie de mes traits de caractère mais si je devais m’en vanter dans un contexte comme celui-ci et bien… « Eh j’suis préfet des Serpentard, bien sûr que j’suis fier. Ma course vers la célébrité débute tout simplement, sois indulgente ! » Mais je ne pouvais décemment pas me faire gonfler les chevilles. Elle saura comment le prendre de toute façon. Au fond on pouvait dire que je venais d’upgrade dans le game ? J’avais monté une marche que je ne pensais pas avoir à monter un jour dans cette école.

C’est une grande surprise, mais si cela ne surprend pas trop Anthea et surtout le corps professoral, c’est qu’ils voient en moi des forces que je ne soupçonne pas. C’est ce que je me dis. C’est ce qui me pousse à aller de l’avant sans rejeter la tâche qui m’a été confié. Alors qu’Anthea soit fière de moi, cela me touche. Cela me touche réellement et si ma volonté de lui souhaiter toute la réussite du monde n’en était que très accru, je saurai le lui faire savoir de toute façon. Acquiesçant doucement de la suite à son compliment qui était loin d’être dépassé, je lui répondis sur un ton plus humble tout en lui faisant savoir ce que je pensais de la situation :

« Après, c’est vrai je ne suis passion plus insatisfait du statut. Mais j’me demande juste ce qui les a poussé à me choisir, à part mes notes je ne vois pas ce qui les a poussé à me choisir. C’est tout un délire ce truc j’te jure, moi chargé de faire régner l’ordre ? Vas y c’est même pas crédible ! »

Mes derniers mots sont prononcés sur une note plus élevée vu qu’ils sont accompagnés d’un rire assez prononcé, montrant que malgré tout je ne prenais pas toujours ce poste au sérieux. Je savais que je devais l’être mais ma surprise montrait un autre aspect de cette situation. Respirant profondément, même si je ne la vois pas, c’était d’un regard en coin que je lui délivrai ces quelques mots. Regardant finalement Pré-Au-Lard qui se livrait à nous, je me demandais simplement tout ce que l’on pouvait faire avant de devoir nous rendre au diner dans la Grande Salle. Le plus de choses possibles ! « Bon on avance ? Histoire que t’accouches tout ce que t’as à me dire sur cette semaine ? » J’emboite la marche, dénouant presque à contre coeur son emprise de ses mains sur mes épaules, je la regarde d’un signe de la tête, les lèvres remontées jusqu’aux yeux en plus d’un clin d’œil pour l’inciter à se dépêcher dans sa démarche !

« Il est hors de question qu’on s’barre d’ici sans s’être enfilés quelques biérraubeurres ! »



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MessageSujet: Re: the champions's ballad • ft. anthea.   Mar 18 Sep - 11:36




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Je vais me dispenser de lever les yeux au ciel. Je sais qu'il plaisante, qu'il n'a pas totalement confiance en lui et que ça lui vaut de ne pas complètement prendre son rôle au sérieux. Et c'est confirmé alors qu'il dit ne pas comprendre pourquoi il a été choisi. Hansel n'est pas parfait, loin de là. Pour autant personne ne l'ai, et je sais qu'il saura gérer ça, pas sans défauts. Il va lui falloir un minimum de sérieux. Être préfet, ce n'est pas un jeu d'enfant donné à tout le monde. C'est bien pour ça que je veillerai sur lui, plus encore qu'en temps normal. Discrètement ceci dit, car je sais qu'il détesterait ça. Je ferais encore plus attention à sa belle bouille et à ce qu'elle confrontera. Généralement centrée sur moi-même et mon propre avenir, il est des gens que j'aime et pour qui je me soucie, des exceptions que je ne laisserais tomber pour rien au monde. "Vas y c'est pas crédible" Comment il parle le gugus ? Ouais il ne le prend vraiment-vraiment pas au sérieux en fait. « Ce choix m'étonne pas, moi ! Tu verras, au fil de l'année tu comprendras pourquoi ils l'ont fait ! Après c'est sûre que si même toi tu te prends pas au sérieux, tu seras jamais crédible mon gars. » Sourire en coin sur la fin de ma réplique, savoir que j’ai raison, flatter mais jeter un petit pique rationnel. Je suis pas flatteuse, juste rationnelle. Je manipule pas les gens pour leur bonheur ou le mien, encore moins les gens comme lui. Non, je dis juste ce que je pense.

Il se sépare du contact fort de mes doigts contre ses épaules tendus, et je reprends alors place à côté de lui. Marcher vers le centre-ville, les yeux rivés sur lui et le sweat à son nom alors qu'il m'invite à avancer et à bavarder. Petit clin d’œil digne de lui, aucune réaction digne de moi. Oui Hansel, je te suis, déstresse ! Sentir les quelques rayons de soleil à travers mon pull. L'été est toujours là, on peut le sentir malgré cette petite fraîcheur brutale de Septembre. L'heure de manger approche, mais nous avons clairement le temps de nous pavaner et de terminer cette après-midi avec une bière-au-beurre. C'est même indispensable et Hansel ne manque pas de le rappeler. Qu'est-ce qu'il veut que je dise de ma semaine ? Comme lorsqu'on s'était raconté notre année le premier jour de vacance, le sujet sera davantage écourté. Que sont sept jours comparés à 365 autres ? Sur sept jours, nous sommes capables de nous rappeler de bien plus de choses que sur 365. C'est logique même. Mais je ne sais pas par quoi commencer. Cette semaine était tellement pourrie, que je n'ai même pas envie d'en parler. On marche, se dirigeant vers je ne sais où, en sachant seulement quelle sera notre destination finale. Passer devant la boutique de confiserie Honeydukes, aborder ma semaine de manière brève et clairement expressive des sentiments qu’elle me procure, tout comme le fait d’en parler. « Tu parles de cette première semaine-là ? Celle que j’ai commencé en me rétamant la tronche sur un pauvre idiot exécrable alors que je rentrais dans mon premier cours de l’année ? Celle où j’ai dû me réhabituer à toutes les salles têtes de ma nouvelle classe, la tienne y comprise ? J’adore les cours à Poudlard, tu le sais, mais je préfère quand on parle d'une année entière, c’est moins énervant. » C'est dit avec beaucoup d’agacement, un agacement qui s'estompe sur la fin parce que c'est à lui que je m'adresse. Parce que je lui ai résumé les choses à ma manière, une petite taquinerie glissée en prime. Tout y est, et ça, ce n'est rien que pour lui. En gros : je suis contente d'être revenue, mais les loose de cette semaine sont trop fraîches pour en rire.

En résumé, je suis heureuse d’être revenue à Poudlard, malgré toutes les contraintes et les merdes qui me sont tombées dessus en cette première semaine. En vérité, je suis très heureuse qu’Hansel soit dans ma classe. Ceci dit, ce n’est pas pour autant que je le verrais plus souvent. En cours je suis constamment avec Zach, beaucoup en dehors aussi. Je trouve que je ne vois pas Hansel suffisamment. Même si je lui fais croire que 5 jours pendant le mois d’Août me suffisent pleinement, ça n’est pas du tout le cas. Cette année d’ailleurs, j’étais presque déçue de ne pas rester quelques jours de plus. Cette année, je verrais Hansel encore moins en vue des nombreuses responsabilités dont il sera chargé. Plus encore s’il est pris dans l’équipe de Quidditch. Voilà pourquoi je profite de chaque instants qui me sont donnés avec les gens qui comptent. Celui-ci en fait partie.

« Avant que tu ne me raconte ta semaine toi aussi, y'a un endroit où t'as besoin de passer ? » Ralentir le pas, la tête levée vers un visage que j'ai du supporter de nombreuses heures durant mes vacances. Évoquer un magasin, un shop, ou je ne sais quoi, de ma main qui s'élève et ballait la ville qui nous entoure. Avant que l'on aille plus loin ou qu'on file se rafraîchir la gorge, j'aimerais savoir s'il doit s'arrêter quelque part. Parce que s'il me trouve lente, il devrait savoir qu'il pourrait très vite me perdre dans la ville. Démarche trop rapide ou trop lente, à vous de voir.



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MessageSujet: Re: the champions's ballad • ft. anthea.   Sam 29 Sep - 15:49



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hansel ϟ anthea .

Il y avait peu de mots pour qualifier ma situation actuelle en tant que préfet. Moi ? Gérer le respect du règlement intérieur ? J’suis tout ce qu’il y a de plus neutre, et si certains antécédents se sont concentrés vers des actes de violence à cause de mes crises, je n’aurai jamais cru pouvoir accéder à ce poste. Je n’ai même jamais aspiré intérieurement à faire partie de cet ordre là. Ok, mes résultats sont bons, mais est-ce que ça justifie en soit une telle place ? A ce niveau là c’est aussi compréhensible qu’un … Mangemort pas raciste. L’exagération est là, mais la différence est de taille. Je vais devoir faire preuve de crédibilité et là était le sujet de la discussion.

Bien sûr je savais comment elle était, comment elle pouvait réagir à différentes discussions… Sans pour autant prétendre connaitre chaque parcelle de son existence… Elle avait complètement raison. Être sérieux avec ce poste, c’était un devoir à mettre en marche. « Oui t’as pas tort d’un côté, c’est juste le temps d’avoir la tête sur les épaules et j’vais devenir une putain de sentinelle dans les couloirs aha. » Je regarde trop de films, ou je joue trop aux jeux vidéos… Mais j’adore faire le malin, et puis ce n’est pas pour changer quoi… Mais en fin de compte, j’entrevoyais SANS DOUTE une possibilité à devenir sérieux en tant que préfet sur le long termes. Après, j’vois ça de la même manière que le sport. On aime jamais vraiment au début, c’est chiant, c’est long, c’est fatiguant mais on fini par s’adapter avec le temps, on fini par desceller toutes les petites techniques pour arriver à l’apogée de nos capacités.

Ouais j’pense qu’être préfet risque d’être le même délire. Je redoute simplement le fait que voilà… Gretel refasse des siennes et que je sois confronté à elle dans un cadre plus stricte. Gonflant légèrement ma poitrine d’air à ce moment précis, je chassais l’idée que cette possibilité arrive, il y avait même des tas d’autres issues possibles ! Un professeur la réprimandera avant moi, un autre préfet, une autre personne dont l’autorité n’est plus à prouver ! Mais pas moi. Mais comme on vit dans un monde où l’on pense que tout est écrit d’avance, ça risque d’être dur. Cependant, je ne compte pas que sur mes capacités pour me montrer à la hauteur. Il y avait toujours Anthea pour m’écouter, avec qui je pouvais libérer des flots de parole sans craindre de la noyer, où je pouvais rire de tout sans craindre que le sujet soit tabou, ou presque, mention spéciale à la dite… année… et Narcissa.

Mais Anthea était la personne la plus présente ces derniers temps, elle l’a toujours été avec moi de toute façon, c’est un fait que je ne pourrais jamais nier et je n’en ai pas la volonté. Elle comptait beaucoup trop pour moi. Ceci dit, sa première semaine ne semblait pas des plus joyeuses, je m’en voulais presque de lui avoir demandé des nouvelles, mais je préférai ne pas expliciter ma discrète culpabilité. Déglutissant alors, je me dis qu’elle avait pas mal de retenu, je m’attendais presque à un passage où elle dégommait quelqu’un à l’aide de son balais au point de… Non stop. Penchant ma tête sur le coup, c’est un très léger coup de poing, limite si je posais mon poing sur son épaule pour la pousser légèrement. Une taquinerie qui bien entendu, ne se fit pas sans une phrase légère pourtant lourde de sens.

« J’comprend, après tout ma sale tête est la seule qui te donne le sourire quand t’y penses, genre “Oh mais quel con ce gars, qu’est-ce qu’il me manque !“ … Non ? »

Reprends un peu de sérieux Hansel.

« J’espère que ton année sera plus appréciable, et que tu vas tout dégommer aux ASPICs, et puis à l’université ça sera un nouveau monde, de nouvelles têtes aussi, penses ! »

C’est ce que j’espérais en tout cas, autant pour moi, que pour elle. Si diversifier l’entourage avait le don de changer une vie et une façon d’être, j’étais prêt à m’ouvrir sans pour autant oublier ceux qui ont fait la personne que je suis. Anthea tout particulièrement. Quoi qu’il arrive, j’espérais ne pas perdre contact avec elle. Et c’est par ces petites sorties, ces discussions virevoltantes, ces gestes, ces petites attentions que je comptais développer notre lien. Ou alors la simplicité rencontrera des obstacles, c’est à nous d’y faire face. Mais avant, l’envie de m’enfiler quelques Bierraubeurre m’avait effleuré l’esprit, et en faire partager Anthea était obligatoire ! Avant cela il était sans doute question de zoner à droite et à gauche pour parler de tout et de rien avant d’aller à la destination finale. Alors passant mon bras derrière ses épaules, je pointais de ma main disponible le magasin de farce et attrapes :

« Bien vu, j’ai besoin de voir quelques trucs pour faire mon enterrement de vie d’élève, tu comprends, j’deviens préfet j’aimerai au moins faire une connerie incognito sans me faire prendre. T’en penses quoi ? »

Disais-je alors que ma décision était déjà prise, la preuve, j'emboitais déjà la marche vers la dite boutique, mais avoir son avis sur la question était intéressant.



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MessageSujet: Re: the champions's ballad • ft. anthea.   Mer 17 Oct - 15:51




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Un sentinelle dans les couloirs ? Je ne suis même pas sûre de savoir ce que c’est. Mais bon, on va peut-être arrêter d’abuser. Il est rempli d’entrain et de motivation finalement, et ça me fait plaisir. Même lorsque je lui résume assez rapidement ma première semaine de cours. Il répond à la chose en m’offrant une petite pousse du poing contre mon épaule, de quoi me faire sourire en coin, surtout à l’entente de ses mots toujours aussi peu sérieux. J’aime le voir comme ça. Je sens que les vacances l’ont ressourcé, et que les nouvelles responsabilités qu’il veut se convaincre de haïr jouent aussi un rôle. Quand je pense à ce qu’il vient de me dire, il est vrai qu’après avoir passé une semaine accrochée à ses basques, il m’a manqué dès l’instant où il n’était plus là. Ça ne m’avait pas sauté à l’esprit immédiatement, mais ça faisait bizarre. T’façons il se passe des tonnes de choses bizarres chaque jours, à tel point qu’on en oublie la moitié. Anthea, tu t’es d’ailleurs forcé à en oublier une belle. Pauvre innocence. Bref, voilà ce que je lui réponds, d’une amicalité frappante. « La fermes. »

Hausser les sourcils lorsque je pense à mon départ de Poudlard, un fait tout aussi excitant que flippant. Je crois qu’on va changer de sujet, ça vous dit ? Je suis vraiment pas prête à parler de ça. Pourtant l’ambition et les buts qui nourrissent ma vie depuis des années me demandent de sourire jusqu’à ce que je parvienne à mes objectifs, tête haute. Alors c’est ce que je fais, je sourie, ravie d’entendre des encouragements, pas spécialement nécessaires vue mes croyances et ma volonté, mais qui font très plaisir. « Je croise les doigts pour nous, Hans’ ! » Nous oui, nous.

J’ai bien fait de poser la question, car il se trouve que la Bièraubeurre, ce n’est pas pour tout de suite. Sir Valeska, de ce bras qu’il dépose sur mes épaules, me guide presque instinctivement vers la boutique de farces et attrapes. Attend quoi ? Il veut un enterrement de vie d’élève ? J’ai jamais entendu ça de ma vie. Reste à voir s’il est aussi imaginatif et malin que sa sœur, parce que celle-ci tient le bon bout. Alors le fait qu’ils soient du même sang, ça ne me rassure pas franchement. Hors de ma responsabilité de parler à Hansel des conneries de sa sœur, du moins pas aujourd’hui. Je sais tout ce qu’elle fait, et elle ne se cache pas de me les dires. Pourquoi ? Parce qu’elle sait que j’en parlerais peut-être à Hansel pour le faire réagir. Seulement je ne suis pas là pour ça. Je veux qu’ils se rapprochent, certes, mais pas de cette manière. Je ferais ce que je jugerais bon pour leur relation. Je ne suis pas un hibou voyageur qu’on fait volé entre les différentes mains qui ont des choses à raconter. J’ai ma relation privilégiée avec chacun d’eux. Aujourd’hui, j’enrichis celle que j’ai avec Hansel.

Il me demande mon avis, mais je pense qu’il s’en fiche royalement. Sans même me rendre complètement compte de ma complicité, nous arrivons déjà devant la boutique. J’ignore ce qu’il a derrière la tête, mais une chose est sûre, Valeska, de ce nom gravé sur son sweat, aura intérêt à se montrer plus discret au moment venu de sa connerie. Un regard en coin vers ce visage que je ne peux pas voir de face, un sourire en coin légèrement embêté par son idée de gamin qui refuse de grandir. « Ok Peter Pan, fais ce que tu veux, mais si tu m’adore juste un peu, ne me rend pas complice de tes crimes. Je t’accompagne, mais je ne suis jamais venue. » Un enchaînement rapide de ma part alors que j’empoigne la poignée de la porte. « Boah, après tout c’est toi qui porte un sweat avec ton nom en grand dessus, je crois que je vais passer inaperçu à côté de ça. » Honnêteté et taquineries, maîtres mots de mes agissements envers le Serpentard. Mettre un pied dans la boutique, me débarrasser du bras d’homme qui encombre mes épaules et mon dos, bien que le contact soit réchauffant et agréable. Ça me déchire presque de rompre l'affectif, mais je me sens obligé de le faire. Et puis c’est déjà assez étroit ici. Allons-y, valsons entre les rayons, cherchons ce qu’il lui faut, découdrons les dernières nouveautés. On est là pour ça.


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MessageSujet: Re: the champions's ballad • ft. anthea.   Jeu 18 Oct - 14:16



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Tout fait que l’on arrive à un point où la vie ne nous semble pas si moche. Il y a des moments où notre quotidien est un peu en dents de scie, et bien le fait est qu’Anthea partage mes moments où tout semble aller pour le mieux. Même si des responsabilités et des problèmes gravitent autour de moi, j’arrive à en fair abstraction par le simple fait que je peux passer quelques temps avec celle qui n’a jamais ployé à force de me soutenir. Que la modestie s’empare de mes mots et que je me mette à vanter des éloges qu’elle n’a pas explicité de quelque façon que ce soit. Mais j’aimais jouer la carte du sarcasme au point que notre relation soit basée sur une légèreté qui ne gêne absolument personne. Et c’est par ce biais là que j’envisageais justement de m’évader, de ne penser à rien d’autre qu’au moment présent sans avoir à se projeter.

Pas de plans sur la lune, rien qui ne puisse faire acte de faiblesse. Je pouvais parler de tout avec elle, l’entrainer dans les sujets de discussion et les petites histoires sans avoir à craindre de représailles ou du moins… si on oublie l’histoire des glaçons qui, littéralement, fait froid dans le dos (rigole stp). Je rigole alors à son obstacle vocal, me barrant la route pour toute réponse, je ne peux rien faire contre cette répartie. Quand c’est bien sorti, il n’y a rien d’autre à faire que de se la boucler, c’est ça. Loin de m’incliner aussi ! Je tenais aussi à prononcer quelques mots sur la suite de notre scolarité. Même parler des examens au début de l’année pouvait paraitre une idée bien merdique, et pourtant je l’ai fais. Je suis pressé de ressentir le stresse de toute une salle qui va sceller son avenir ? Moi je m’en fous, je sais que les cours ressortiront naturellement… Et il y a des personnes pour qui je ne nourris aucune forme d’inquiétude.

A commencer par Anthea dont l’assiduité n’était plus à prouver. Narcissa était une élève aussi remarquable, bien que j’ai du mal avec cette dernière… Aux dernières nouvelles c’est elle qui a créée cette rivalité scolaire de mes deux, mais si elle tient à ce que je la ridiculise le jour des ASPICs ce sera sans fautes. Je préférais faire attention à ne prononcer aucune parole sur cette personne pour que nous puissions passer une fin de journée toute aussi agréable. Alors mimant justement le geste des doigts croisés avec un large sourire je concluais même le sujet par ces quelques mots.

« Les rageux rageront, c’est moi qui t’le dis ! »


Manque de fair-play ? Eh, qu’ils aillent se faire voir. Aux dernières nouvelles on bosse pour nous, pas pour les autres alors je ne vois pas pourquoi je me soucierai de ceux qui ne partagent rien avec moi ou qui ne souhaitent que notre échec. Au moins je pouvais me soucier d’Anthea ou alors m’intéresser à son parcours scolaire pour ce qu’il est. Je sais qu’elle ira loin. Je sais qu’elle a conscience de son plein potentiel et cette forme d’assurance en laissera plus d’un sans indifférence, moi le premier. Je fais mes choix après tout. Le temps écoulé ici aurait pu servir à aller vers Gretel, mais cette dernière avait été assez claire avec moi cet été… Je ne me sentais pas d’aller vers elle en ce moment, sauf si la situation gravitait autour d’une importance non négligeable.

Mais non. Je prenais d’avantage de plaisir à rire, à préparer un coup avec Anthea en tant que spectatrice. Présence dont je ne me lasserai clairement pas au vue de notre passif. Et si ma proposition ne l’enchantait pas autant que moi, je savais qu’elle me suivrait au moins sans avoir à être complice ! C’est mieux que rien, je ne m’en plaindrai clairement pas. Le syndrome de Peter Pan était clairement un délire qui me correspondait ! J’haussais alors les épaules, tournant le visage dans sa direction avant qu’elle n’ouvre la porte pour lui répondre :

« Ne t’en fais pas, je saurai couvrir toute trace de complicité indirecte ! Il va vraiment falloir que tu tiennes ta langue, sinon j’te botte le cul. Et dignement ! »

Le faux avertissement car au final je ne voyais pas en quoi elle irait répéter que je suis responsable d’un petit coup de p… C’est vrai que le côté flagrant délit passait au devant de la scène quand on pense au fait que je porte un sweat avec mon nom… Je n’y avais pas pensé. Un rire gêné s’extirpe donc, et la regardant donc je dévoile quelques mots : « Bon, on va dire que ça rajoutera de la difficulté… » Je préférais ne pas faire savoir en public que je préparais un sale coup. Pourtant, qui dans cette boutique vient pour faire du lèche-vitrine et ne rien préparer ?! C’est bien ce que je pensais. Alors d’un signe de la tête, je l’encourage à se joindre à moi pour que nous puissions faire le tour des rayons afin de voir l’ultime coup de cœur qui serait ma dernière connerie en tant qu’élève même si dans les faits je suis comment dire… déjà préfet ? Je m’en balance. J’irai culpabiliser dans une autre vie ! Me retournant vers Anthea, je marchais à reculons dans l’étroite allée où personne ne se présentait :

« Regarde bien ma très chère padawan, tu vas voir comment faire un achat de choix, qualitatif et pas cher ! »

Je me tourne vers le rayon à partir de ce moment et mon doigt glisse sur quelques articles ambitieux… mais trop onéreux. Tapotant alors un article, le sourire malicieux au bord des lèvres, je regarde alors la Serdaigle. « Ces minis feux d’artifice à tête-chercheuse ? C’est too much ? Genre si j’ai envie d’emmerder quelques personnes ? Ou alors je reste sur quelque chose de plus discret ? » Je me suis alors rapproché d’Anthea. La saisissant par les épaules pour lui faire faire un demi-tour vers la vitrine du magasin qui donnait sur l’extérieur. Pointant du doigt un groupe de septième année de la maison Serpentard, je glissais alors à l’oreille d’Anthea avec un sourire toujours dans la veine de la malice :

« Tu vois ces mecs ? Ils m’ont pris la tête en se foutant de ma gueule l’an dernier, j’me suis dis que les baptiser anonymement serait une bonne idée en fait et par conséquent… tu me conseilles le grand spectacle ou alors la fourberie ? »



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MessageSujet: Re: the champions's ballad • ft. anthea.   Mar 23 Oct - 20:18




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Est-il vraiment sérieux avec son histoire de rageux ? C’est un mot que je n’ai pas entendu depuis des lustres, pas étonnant qu’Hansel me face à nouveau sourire. Je dois sûrement être l’une des seules personne au monde qu’il parvienne à faire rire. Sérieusement, il y aurait presque de quoi se poser des questions. Soit il a un problème, soit j’ai un problème. Il a raison, mais c’est juste sa façon de le dire qui a le mérite d’être remarquée. Ce qui a aussi le mérite d’être remarqué, c’est son nom écrit en gros sur son pull, alors que le champion prépare un mauvais coup. Je le lui ai d'abord rappelé en toute sympathie et en toute rigolade, alors que je m’écriais de faire comprendre au monde que je ne suis pas complice. Au mieux, je suis escorte. Au pire, je suis kidnappée et forcée. Mais je ne suis rien de tout ça. Je suis une amie qui va devoir subir le syndrome de Peter Pan de son ami de toujours. Mais je suis peut-être une victime finalement. Car il me menace d’un bottement de cul si j’ouvre ma bouche. J’en ai quelque chose à faire de ses enfantillages moi ? Bon, je sais qu’il plaisante du début jusqu’à la fin. Je sais qu’il sait, que jamais je ne dénoncerais ses conneries. Je vous jure qu’il est de super bonne humeur Hansel ! Sa façon de me tenir, de me parler, de s’exprimer... les vacances lui ont fait du bien, et sa maladie n’a pas dû venir le perturber plus que ça ses derniers temps. Ça me fait plaisir, à un point que vous ne saurez imaginer.

Il parle de l'opportunité d’une difficulté en plus, ce qui m’esquisse un sourire moqueur lorsqu’on rentre dans la boutique. Faire le tour des rayons, uns par uns, admirer des petits accessoires certainement plus fourbes qu’ils n’en ont l’air. Je suis presque à deux doigts d’avoir des idées et des envies. Mais je laisse ça à Hansel. Je n’ai aucune idée de ce qu’il cherche, de ce qu’il veut. Je ne sais même pas à qui il veut faire un plan tordu. Mais c’est alors que je fixais la poudre à vomir, qu’il revient vers moi. Nommée comme sa padawan, il semble ravi de toutes les choses qui traînent sous ses yeux, toutes les choses qui pourraient être l’unique objet de sa manigance. Lever les yeux sur ce sourire qui ne quitte pas son visage, heureuse de le voir si rayonnant, mais persuadée que ce sourire m’étant destiné fait souffrir. Il fait souffrir celle qui n’y a pas le droit, celle qui ne l’a pas vu depuis trop longtemps. Gretel. J’en suis certaine. Je connais cette fille comme si je l’avais faite. Baisser les yeux sur cette pensée, baisser les yeux sur les articles. Mais mon attention est rappelée alors qu’il parle de fusées à têtes chercheuses. « Tu veux faire quoi ? Un attentat ? » Dis-je en plaisantant, sourcils froncés. Le surexciter qui m’accompagne ne prend même pas le temps de choisir un truc dans ce rayon, ni même de me répondre, qu’il pose ses mains sur mes épaules. Pas le temps à mon tour de me poser la moindre question, que je me vois pivoter face à la vitrine qui donne sur l’extérieur. J’aperçois un groupe de 7ème année dont il me parle justement, et je sais enfin à quels abrutis il pensait en entrant dans cette boutique. Moi qui ne voulais être complice de rien, voilà qu’il me demande conseil. Je n’aime pas la moitié des gens de cette école, et la moitié de cette bande en fait partie. Je reconnais d'ailleurs l'un d'eux comme l'un de mes anciens admirateurs ayant tenté sa chance. Alors je hausse un sourcil avant de me retourner face à lui, une mine stratège, taquine et amusée au visage. « Il faut être fourbe Hansel. Le fourbe est invisible en plus d’être invincible. Celui qui la joue grand jeu monte sur un piédestal pour mieux se péter la gueule. » Comme si j’étais soudainement intéressée par son objectif, je dis ça d’une manière qui laisserait croire que je prends partie à l’action. C’est un peu le cas en vérité. Touchez Hansel ou insultez le de quelque manière injustifiée, et vous ne valez plus rien à mes yeux. Une tape amicale contre son torse, une motivation que je lui donne à la fin de mes explications logiques. Comme un chef de guerre à ses soldats. Il me demande, je lui réponds.

Passer à côté de lui, être la première à remettre mon petit nez fourbe dans le rayon. Il y niche des choses intéressantes, presque plus intéressantes que la Bièraubeurre qui m’attend, et encore, j’en doute. Fais preuve d’imagination Hansel ! Tu es préfet maintenant, des fois les mots ne suffiront pas à te faire entendre. Il te faudra être plus stratégique que les petits cons qui voudront faire la misère. Croiser les bras, m’adosser à l’un des présentoirs en le laissant regarder ce que la boutique propose. « N'empêche y'a des filles sympas dans le tas. Tu peux m'le dire si tu veux attirer leur attention, parce que y'a d'autres façons de faire ! » J'hausse un sourcil, ne sachant même pas pourquoi je dis ça. Je me souviens encore très bien de la conversation que nous avons eus au sujet des partenaires, des crush et de toutes ses conneries. C'était le néant, et nul de volonté. Mais qui sait, ça a pu changer entre temps. Non, disons plutôt que je sais très bien que ça le fera lever les yeux au ciel, ou quelque chose de similaire. Et c'est ce que j'adorerais voir. Décroiser les bras, retirer le bas de mon dos du présentoir, continuer de parler parce que ma réflexion était franchement nulle. « Roh allé, je plaisante. Trouves ta perle Einstein, j'ai soif. » En parlant de perle, je parle bien sûre de l’objet de sa machination. Vous-vous souvenez de la poudre à vomir ? Je suis de nouveau devant. Penser à ce groupe de pote qui se dirige vers les trois-balais, penser à cette poudre qui se glisserait fourbement dans leur verre une fois que nous y seront arrivés nous aussi. Une idée comme ça, par le hasard de mon regard qui fait à nouveau le tour de la pièce. Je suis même pas sûre que ce truc marche de cette manière et qu'il se dissous dans un liquide. Et en vérité, qu'il prenne son temps, je ne suis pas pressée.




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MessageSujet: Re: the champions's ballad • ft. anthea.   Lun 29 Oct - 23:21



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Devenir responsable tout en restant enfant ? La pire contradiction et pourtant la fusion si évidente de deux pôles de mon évolution depuis ces derniers mois. C’est une issue de secours, une trappe cachée sous le tapis réalisé par la main d’adultes. Un moyen pour moi d’évacuer ce que les autres ne peuvent m’aider à faire ou en tout cas… une partie. Si le rôle de préfet ne me pendait pas au nez, est-ce que je me serais armé de la même fourberie ? J’en sais foutrement rien. En tout cas je préférais profiter de cet instant où les idées fusaient dans ma tête au fur et à mesure que j’avançais dans les rayons aux côtés d’Anthea. Je me sentais vraiment enfantin à ce moment, à regarder ce qui pouvait faire mon bonheur dans les rayons, on aurait dit le jeune Valsera dans ses meilleurs jours il y a bien des années.

Cela faisait un bien fou de se réconcilier avec une partie du passé pour faire abstraction de toutes ces conneries récentes, juste essayer d’évacuer. Je sais que je n’ai pas été l’ami parfait si qui l’on pouvait compter. Quand bien même, j’ai ressenti des moments de culpabilité profond ; comme pour Jill, comme Gretel. Anthea était une formidable exception, cette personne qui sait gérer l’équilibre sans le savoir. Cette médiatrice qui a le simple pouvoir de faire rire son ami en s’impliquant dans des histoires qui ne la concerne pas… juste parce qu’au fond, il y a un fond qui est bien amusant. Alors si je comptais faire un attentat ? Oui, ce termes était vraiment exagéré mais est-ce que pour autant cela n’était pas drôle ? Parce que c’est vrai qu’en termes de discrétion, on repassera, on a niqué la finesse à ce stade là.

« T’abuses aha, mais au moins les résultats seraient plus que convaincants. »

Au bout du compte, je devais l’aiguiller vers la source de ma motivation pour qu’elle puisse analyser la situation à sa façon. La diriger vers le groupe de merdeux à l’extérieur fut la meilleur chose à faire en termes de discrétion. La vitrine n’était pas si loin de nous, juste assez pour ne pas être vus de l’extérieur. Il fallait quelque chose de… plus marquant. Alors la fourberie sera de mise selon Anthea hein ? Digne des Serpentard donc. Soit. Je n’ai pas le temps de me protéger de la tape amicale qu’elle exécute sur mon torse. Une main dessus, et voilà que l’on se remet à chercher le Graal pour arriver à nos fins, ou à mes fins, ça dépend de comment la situation est tournée. Je regarde alors Anthea qui parlait alors de filles dans la bande que je visais. Arquant un sourcil, je ne m’attendais pas spécialement à ce que cela vienne sur la table.

Cela me rappelait sans problèmes la discussion que nous avions eu sur le transat. Je regarde alors discrètement à travers la vitrine. Ouais non. Je ne me fais pas prier pour montrer que je ne suis intéressé par aucunes d’entre elles et enfin je regarde nerveusement l’étiquette d’un produit devant moi. « Oh non euh, t’en fais pas… J’compte bien tous les marquer. » Qu’est-ce qui t’arrives Hansel ? C’est cette phrase qui te met mal à l’aise ? Ou c’est le souvenir furtif de la discussion que tu as eu avec miss ? Je m’en souviens mots pour mots, je me souviens de l’atmosphère qui y régnait et nos efforts pour se défaire de l’atmosphère que l’on trouvait peu agréable… Sans doute peu habitués pour ce genre de choses, ce genre de sujets. Elle désarme alors la situation en m’encourageant à trouver quelque chose afin que nous puissions aller boire un coup.

C’est vrai qu’il commençait à faire soif. Je crois voir alors une boite à flemme. Je me dis que ça peut être une bonne idée, mais trop classique. Jusqu’à ce que je sorte la boite. Le packaging m’interpelle, ce n’est pas le même. Une boite à bonbons farceurs ? Mais si ! J’ai déjà lu quelque chose dans le genre chez les Weasley Farce et Attrape là au chemin de traverse ! Oooh, ça c’est le produit parfait. Je regarde Anthea avec un large sourire en tenant la boite dans mes mains. « Alors là… ils vont s’en souvenir, crois moi Théa. Fais moi confiance ! » Je l’invite à me suivre pour que je puisse régler cela auprès du marchand. Mais je pris tout de même un petit sac qui avait subit un sortilège d’Extension afin de ranger toutes sortes de choses dedans : ceci comprenant la boite de farces. Je regarde alors Anthea, certainement confuse à l’idée que je me trouvais totalement aspiré par ma détermination. Alors nous pouvions donc sortir et voilà ce que je lui confiai :

« Cette boite semble renfermer les meilleures friandises du pays, si on secoue la boite on a l’impression qu’elle renferme plusieurs choses. Mais en vrai, il suffit d’exercer une pression de la baguette magique, à distance, pour faire sauter la boite et libérer ce qu’elle renferme vraiment… De la peinture. Et pour couronner le tout, ça sentirait l’haleine de troll mais j’en ai jamais fais les frais… »

Alors que je souriais bêtement un clin d’œil. Devant l’entrée du magasin dont nous venions de sortir, j’essayais de la jouer stratégique en zieutant de temps en temps le groupe qui ne semblait pas bouger. Ils semblaient même manger. Je cherchais une personne qui allait dans leur direction, et bingo ! Je fais signe à Anthea de me suivre pour que je puisse apostropher l’interlocuteur : « Eh excuse moi ! T’as fais tomber ça… » Un petit sourire amical et voilà qu’il le reprit, l’air dubitatif. Ce trou du cul ne sait vraiment pas ce qui est à lui ou non ? Aha. Je regarde Anthea en haussant les épaules, retenant un certain rire et voilà que je lui fais signe de la tête pour que nous puissions avancer vers les Trois Balais.

Je sors ma baguette alors, la cachant d’un côté que le groupe ne pouvait remarquer. Je les guette du coin de l’oeil pour enfin adresser un coup de baguette furtif qui enclenché la bombe de peinture. Une éruption de couleurs eut alors lieu, rangeant aussitôt ma baguette je dis retenir une fausse surprise, un fou rire et j’en passe. Arrivant à la porte du pub de Pré-Au-Lard que j’atteignis d’un pas rapide, nous étions hors de porté du groupe. Je regardais alors Anthea en reprenant mes esprits, un sourire plutôt amusé :

« Faut dire ce qui est, ça valait le coup non ? Tu verras jamais autant de couleurs qu’aujourd’hui ahaha ! Non, vraiment, on mêle fourberie et grand spectacle, on devrait vraiment faire équipe tu crois pas ? On peut trinquer à ça une fois qu’on sera à l’intérieur t’en dis quoi ? Ou t’as pas besoin de prétexte aussi ! »



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MessageSujet: Re: the champions's ballad • ft. anthea.   Jeu 1 Nov - 12:34




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Qu’il se venge. La vengeance n’est pas une solution, mais la rancoeur se justifie. Même si mon objectif premier du jour était de passer un peu de temps entre nous après les vacances, dans un cadre qui diffère complètement, rien ne disait que nous ne pourrions pas nous amuser en faisant chier les autres. Enfin, nous, vite dit pour quelqu’un qui ne veut pas être mêlée aux représailles d’un autre, et qui joue pourtant à la source de conseille vicieuse et stratagème. Je n’y peux rien, sa motivation ma convaincu. Je ne suis pas friante de la vengeance, je suis plus du genre à laisser les gens tranquilles, sans jamais oublier leur méfait. Mes regards méprisants qui suivent, savent que ça leur retombera dessus si ce n’est pas déjà fait. Mais pour ce genre de broutilles, je dis oui. Et puis, ce n’est pas moi qui balancerais un ami, préfet en plus de ça.

La fourberie, un caractère très vil, très serpent, quelque chose que j’adore et que je cautionne tout particulièrement. C’est donc ce que je lui ai conseillé, soudainement concernée et intéressée, avant que je ne dérive le sujet sur les filles qui sont là dehors. Pourquoi au fait ? Pourquoi j’ai dis ça ? Comme un écho à la conversation que nous avons tous deux eu durant les vacances, le premier soir, sous le ciel étoilé d’Irlande. Je m’en souviendrais toujours, malgré le mal que je me suis donnée à tout oublier. Je me souviens ce qui a été dit, ce que j’ai pensé et ce que j’ai ressenti. C’était… bizarre. Et cette fois j’ai rapporté le bizarroïde à la simple réponse qu’il me donne, à l'apparence gênée qu'il dégage et qui me fait pincer les lèvres. Vouloir s’excuser, vouloir revenir en arrière et ne jamais avoir posé cette question qui n’avait pas lieu d’être. Pourquoi j’ai fais ça ? Tiens toi en aux farces et attrapes Théa ! Bien sûre qu'il veut tous les marquer, tous les opposer d'un seul revers. On est là pour ça. Et c'est ce que je ne manquai pas de faire remarquer finalement, justifiant mon retour en force de cette soif qui m'irrite la gorge.

D'ailleurs, il semble avoir une illumination. Un changement de comportement soudain, un changement de sujet direct que je bénis fortement. Il semble enchanté par ce qu'il a sous les yeux. « C’est quoi ? » Une idée qu'il ne partage pas, un entrain qui le dirige vers la caisse et me force à le suivre, interrogative, dubitative. Se demander ce qu'il a derrière la tête, ce qu'il veut faire de ce truc dont j'ignore le principe et les effets. Le regarder payer, tout enfiler dans un sachet, droite derrière lui, bras croisés, le regard volatile autour de moi en attendant qu’on parte et que je puisse avoir des explications, si encore il daigne m’en donner. C’est finalement sorti de la boutique qu’il se tourne vers moi et m’explique la fourberie de son plan. Penchée avec discrétion vers Hansel, les sourcils froncés tout du long des révélations, un sourire qui s’esquisse au fur et à mesure qu’il parle. Un rire discret fait d’une expiration s’extirpe d’entre mes lèvres, alors que mon regard se glisse sur le côté, en direction du groupe de cons qui vont en prendre plein la tronche. « A toi de jouer. » Hausser les mains, exposer mes paumes face à lui, prendre la position de l’innocent totalement découvert de ses moyens. Un clin d’œil de sa part, et je le regarde, amusée. Il cherche la solution, celle qui sera le sujet de son œuvre. Je le suis, mais franchement, je regarde totalement ailleurs. Comme dit, je veux pas être liée à ça, il se démerde. Je reste auprès de lui, certes, mais mon visage n’exprime rien d’autre que la mélancolie et la neutralité d’une balade dans Pré-au-lard. Pas un mot ne sort de ma bouche. Juste un passage de ma main dans mes cheveux, geste des plus naturels, alors qu’il tend cette fameuse boîte à l’un des jeunes de leur groupe sur le point de les rejoindre.

Puis après un haussement d’épaule d’Hansel, on s’en va, on s’éloigne en direction des Trois-Balais. C’est là qu’il donne son coup de baguette. C’est là que des couleurs vives volent en éclat. Des visages remplient de couleur qui n’appartiennent à aucun homme, des visages choqués et énervés affichant une incompréhension folle. C’est drôle à voir. C’est même presque beau. Poser une main sur son bras alors que je me mets à rire comme une sorcière. Vous savez, ce rire absolument pas sexy que j’ai ? Je dirais même plus un ogre qu’une sorcière. « ‘Sont beaux les bisounours ! » Dis-je en me foutant littéralement de leur tronche. C’est pas trop mon genre ça, mais des fois, ça fait du bien. Les bisounours ouais, ma mère regardait ça quand elle était plus jeune, des ours peints de la tête aux pieds de couleurs vives. C’est moldu, j’imagine qu’il comprendra la référence. Bref, avant qu’on n’entre enfin dans la destination finale, Hansel me sort son speech de victoire auquel je croise les bras, hausse les sourcils et sourie en coin. « Je l'admets, c’était pas mal ! Mais maintenant tu vas me rentrer tes fesses dans ce bar et on va trinquer à tout et à rien, parce qu’on est déjà une équipe ! » Hausser qu’un seul sourcil finalement, en mode méprisante sexy, pointant du pouce d'un bras libéré du croisement avec l'autre; la porte des Trois-Balais. Ouais on est déjà une équipe. Je suis la fourbe, il est l’expressif. Et on va fêter la rentrée, son rôle de préfet, sa vengeance, ma semaine de merde, et notre amitié comme il se doit. Avec modération ceci-dit.

Je le laisse entrer en premier dans le bar remplit de chaleur, un contraste avec l’extérieur qui fait du bien. Je l’invite à prendre une table pendant que je me dirige vers le bar. Je ne suis pas étonnée qu’il y ait autant de monde. C’est la rentrée, les Trois-Balais a forcément manqué à beaucoup de monde. C’est nichée dans mon petit pull et mon jean serré que je commande deux Bièraubeurre. Accoudé au bar, je me tourne vers la salle, cherchant Valeska du regard. Sans mal je le repère, dans son pull unique, s’installant à ce qui sera notre table. Le fixer quelques instants, de loin. En fait, je me dis qu’on ne les voit pas souvent de loin, nos amis. On ne sait plus ce qu’ils sont et de quoi ils ont l'air pour le reste du monde. On les connaît trop bien, de trop prêt. Des pensés ridicules qui me front presque manquer l’appel de la Barmaid. Lui donner l’argent que je lui dois, la remercier et repartir avec deux choppes pleines en direction de la table en bois choisit par le nouveau préfet de la maison Serpentard. Arriver, concentrée sur le fait de ne rien renverser, déposer délicatement sa Bièraubeurre face à lui et la mienne face à moi, avant de m’asseoir. C’est ensuite souriante, ma longue chevelure brune coulante sur mes épaules, mes iris bleus cherchant les siennes, que je tends mon verre face à lui pour qu’on puisse trinquer comme il se doit. Je sais que les moldus font ça, et j'aime beaucoup ! En attendant que sa choppe vienne se fracasser contre la mienne, je déclare presque nostalgique, mais pleine d’énergie à travers ce sourire lui étant destinée. « A cette année de merde qui commence ! » Mais surtout, à notre succès Hansel. Je te le promets.




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MessageSujet: Re: the champions's ballad • ft. anthea.   Mer 14 Nov - 15:56



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Tout partait de plusieurs intentions au final. C’était compliqué de démêler l’envie de se venger de cette bande de con ou plutôt juste faire une dernière connerie avant de devoir resserrer ma ceinture et serrer les fesses le restant de ma scolarité. Faire le petit soldat c’était pas trop mon truc, ça ne l’a jamais été. Je ne reviendrai pas sur les notes, y a forcément autre chose en jeu dans la décision de me choisir moi plutôt qu’un autre élève en tant que préfet. Forcément quoi. Mais ça a été fait et je pouvais pas abandonner ma petite vie de fouteur de merde alors autant marquer le coup. Je ne me suis pas fais spécialement prier mais à partir du moment où j’ai donné le signal à la farce de se déclencher, je pus assister à un festival de couleur. Que du vif ! Voilà de quoi donner un peu plus de vie à Pré-Au-Lard. Je m’amusais de la situation mais je ne peux en profiter plus longtemps alors qu’Anthea m’apostropha pour me diriger vers l’auberge des Trois Balais.

« On est la dream team de Poudlard ! Tu pourrais me laisser les regarder encore un peu ! »

Dis-je d’un ton sarcastique tout en accédant à la dite auberge. Il est vrai que rentrer ne serait pas une mauvaise idée en soit. J’en riais encore un peu de cette histoire mais il allait falloir réellement que l’on se concentre sur nous au bout d’un moment ! Alors en entrant dans le bâtiment, je sentis une vague de chaleur très agréable me traverser. Me frottant alors les bras à cause des frissons naturels, je remarquais une table où je pris place afin de nous la garder pendant qu’elle se rendit au bar pour… commander ? Ça doit être ça ! Je restais silencieux, la regardant et finalement mes yeux vagabondèrent dans la salle. Sans doute y avait-il des élèves que je connaissais ou même des amis ? Sans doute.

M’enfin, le tout était de profiter du moment à deux ! Finalement elle revint avec les deux Bièraubeurres. J’ai souvent eu du mal avec cette boisson par le passé mais finalement on s’y fait vite, ça devient un incontournable de la brasserie soft pour sorciers ! Mais j’avais une profonde préférence pour le soda de Branchiflore ! Quoi qu’il en soit, il fut enfin temps de trinquer à une cause aussi amusante que banale, petits anti-conformistes que nous sommes ! L’année scolaire bien merdique ! Levant le verre pour trinquer, les deux chopper s’entrechoquant doucement pour ne pas que le verre se brise, je pris la parole « J’suis sûr qu’il va y avoir des trucs mémorables allez ! Essayons de positiver, c’est notre dernière année au château, ce serait con de ne rien vivre cette année, non ? » Sans parler de faire de conneries il y avait bien entendu un sens où notre être devait s’ouvrir aux expériences, peu importes ce dont il était question d’ailleurs. Je vis cette année en tant que préfet, avec la volonté de devoir faire respecter le règlement, mais j’ai aussi l’envie de vivre des sensations fortes que ce soit les montagnes russes des émotions !

Enfin c’était sans doute un peu trop fougueux de ma part de penser de cette façon. Mais soit, qu’il en soit ainsi. Je portais la choppe à mes lèvres pour boire une première gorgé. C’est vrai que dans un sens il faisait soif, du coup l’espace de quelques petites secondes durent s’appliquer à ma gorgée. Déposant la choppe sur la table je sentais que je devais avoir de la mousse au-dessus de mes lèvres. La dégageant du bout de mon index, je souriais d’un air finement gêné, voir faussement. Au bout du compte j’apportais quelques précisions sur ce que je voulais dire précédemment :

« En fait j’pense que c’est la meilleure année pour essayer de faire les choses qu’ont a pas eu le temps de faire avant. Parce qu’après, tu te doutes bien qu’on avoir d’autres projets une fois diplômés etc… Enfin j’trouve que c’est l’occasion, tu crois pas ? Et t’as de la mousse toi aussi sur la lèvre supérieure Théa ! »



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MessageSujet: Re: the champions's ballad • ft. anthea.   Ven 16 Nov - 12:12




the champions's ballad



La dream team ? Ouais, je suis sûre que plein de monde nous envie. Il a bien fait de rester ironique, parce que j’en doute franchement. Même si je mettrais ma main à couper que Cissy aimerait bien être à la place d’Hansel parfois. Si elle me manque, pourquoi je ne lui manquerais, pas sachant que c’est moi qui ai décidé d’en finir ? D’ailleurs si c’est moi qui l’ai décidé, pourquoi je ne retourne pas vers elle, sachant qu’elle me manque ? Compliqué les femmes hein ? Non, rien à voir avec le fait que nous soyons des femmes. Nous sommes des cas à part elle et moi, des incorrigibles fières au caractère bien trempé. La dream team, elle existait. Si ce n’était pas celle que je formais avec Cissy, c’était celle qu’Hansel et moi formions avec Gretel. Là, tout est un peu mort. Enfin pas tout.

Ses bières que j’ai ramenées à notre table, elles sont bien vivantes. Hansel est bien vivant lui aussi. Libre de toutes pensées, ce qui est plutôt rare, j’admire nos deux verres se percutants sans casse l’un contre l’autre. Appréhender une nouvelle et dernière année qui commence, une mauvaise foi qui fuse plus par plaisanterie que par grande sincérité. Même si, avec les événements des dernières années, on a bien le droit de se méfier un peu. Hansel voit positif d’ailleurs, et ça me fait plaisir. Je ne veux que du positif pour lui. Je ne veux plus jamais avoir ce massacre sous les yeux. Ce sourire, j’en prends toute l’énergie. Je capture l’instant dans l’espoir qu’il puisse se reproduire à jamais. Il a raison, ça serait con de ne rien vivre cette année. Mais si ça pouvait rester rose et gentillet, ça serait plutôt pas mal. Ou c’est trop demander ?

A chaque chope sa lèvre. Savourer le temps d'un instant, le goût de cet bièraubeurre que je réclame depuis tout à l'heure. Hansel s’exprime un peu plus sur le sujet de cette nouvelle et dernière année qui commence, juste après avoir ôté la mousse du dessus de sa lèvre. Sourire à mon tour lorsqu’il y réagit de cet air soit disant gêné, un sourire qui s’affaiblit mais qui perdure lorsqu’il fait part d’un peu plus de précision au sujet de ses pensés. Il veut parler de nouvelles expériences, peut-être même d’oser des choses encore inédites. J’avoue froncer les sourcils au bout d’un moment, un moment où je me demande bien à quoi il veut faire allusion. Faire des choses avant qu’il ne soit trop tard. Comme quoi, pardonner ? S'excuser ? Pas le temps de m’interroger personnellement plus sur la question ; il m’informe que j’ai moi aussi de la mousse au dessus de la lèvre. Avec hâte et d’un réflexe soudain je passe ma langue sur ma lèvre supérieur. C’est pas franchement sexy, mais j’ai pas pris le temps de décoller le doigt du verre. Sentir la mousse sur ma langue, sourire à mon tour, véritablement gênée en ce qui me concerne. Mais j’en reviens vite à ce qu’il disait. Pourquoi je me pose autant de questions ? Il veut juste dire que c’est la dernière année et qu’on doit en profiter ! On dirait que je m’attends à autre chose. C’est peut-être sa façon de le dire...

Laisser glisser mes doigts contre le verre, le regarder dans le bleu des yeux, réfléchis. Il a raison après tout. « Oui c’est vrai, c’est notre dernière année, on doit en profiter ! En fait, c’est notre dernière chance. » C'est dit d'un ton presque nostalgique. Notre dernière chance de quoi ? Faire ce qu’on a pas pu faire avant. Dire ce qu’on a pas pu dire. Je pense à Cissy que je n'ai jamais pardonné, à Tracy que j’ai toujours haïe pour ce dont elle ne peut rien, mais je pense à lui aussi. Celui qui me fait face. Sentir que j’ai manqué quelque chose le concernant, me souvenir de ce que j’ai ressenti le premier soir de ses vacances. J'ai le sentiment qu'il ne me reste plus beaucoup de temps, tout à coup. A croire que mes mots ont un sens caché. Je sais pas, je fais que confirmer ce qu'il dit, parce qu'il a raison. Il nous faut une année de merde, mais une année bien remplie. On recommence, c’est ça ? On recommence à parler sans trop savoir ce que l’autre veut dire ? On retourne dans un quiproquo qui nous rend plus nullissime que jamais ? Non je refuse. Alors je pose enfin la question que je me pose. Faut arrêter de vouloir jouer aux devinettes des fois. « Mais tu pense à quelque chose en particulier ? T’as des choses à rattraper avec quelqu’un, mise à part Gretel ? Tu veux plus de magie, plus d’activités, plus de responsabilités, plus de folies ? Je veux dire, on est coincé à Poudlard, qu'est ce qu'on pourrait faire de plus que les autres années ? » De quoi, ou de qui, il veut parler. Peut-être rien, peut-être que c'est juste pour parler. Porter une tenue de cuire à la Black Cat peut-être ? Oh, je note l’idée ! Je suis pas hystérique, juste franchement curieuse. J’ai presque envie qu’il parle de moi. Est-ce que tu crois qu’on ne se verra plus après, Hansel ? Est-ce qu’il le pense putain ? Je veux lui demander s'il pense qu'on ne se verra plus. Son histoire de post-diplôme m'a perturbé. Ça me brûle la langue, mais ça ne veut pas sortir. Si ça se trouve il parle juste d’un parc d’attraction dont il rêve et je me fourvoie complètement. Mais il ne faut pas utiliser des mots comme ça alors, Hans’, ni les dire de cette manière.. Je dois être trop tordue, imaginative et réfléchie, c'est pas possible. Bref pour moi ce n'est pas dit au hasard, c'est tout. Bois un coup Théa, et détends toi. Je suis pas stressée ou hystérique visuellement, c'est dans ma tête que ça s'agite. Par la barbe de merlin...Cissy...



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MessageSujet: Re: the champions's ballad • ft. anthea.   Mer 21 Nov - 12:13



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hansel ϟ anthea .

Y a une musique qui dit : On est jeune et ambitieux, parfois vicieux, faut que tu te dises que tu peux être le prince de la ville. Cette phrase résumait assez bien mon schéma de pensée. L’âge n’est qu’un leurre, l’énergie de notre jeunesse reposait dans notre cœur et rien d’autre. Vivre les expériences les une après les autres. Voilà ce qui était indispensable pour moi. Et si encouragé autrui à faire de même était amusant, j’attendais autant de surprises venant d’Anthea. S’il y avait quelque chose que je n’avais pas encore cerné chez elle, c’est à quel point elle peut vouloir vivre de nouvelles expériences. J’insistais bien sur la notion de nouveauté, car l’intérêt était tout autre si on vivait des choses déjà vécues.

Je voulais la sonder, suite à cette pensée, c’était comme mon objectif. Il n’y avait aucun intérêt à ce que je fasse cela, en tout cas je ne savais pas ce que je gagnais… Sans doute une profonde satisfaction à avoir pénétré son esprit sous tous les angles. Elle est à coup sûr la personne qui est le plus proche de ma personne si on exclu Gretel. Et … j’sais pas. Je ne pouvais pas m’empêcher. La curiosité était un critère bien gourmand, et j’en reprendrai volontiers si cela pouvait me permettre d’assimiler la totalité de sa personnalité. Des questions restaient en suspend, des questions dont j’ignorais la nature et donc la formulation. Mais oui, plus je la regardais, plus je réalisais la chance que j’avais de l’avoir.

Elle l’a dit, c’est notre dernière chance. Qu’est-ce qui nous garantit que nos chemins ne vont pas se séparer une fois à l’université ? Quelle branche va-t-elle choisir ? Est-ce que mon choix ou le sien voudra symboliser la fin de notre lien ? Je ne sais pas. Pourquoi tu t’en inquiète que maintenant Hansel ? Comme si t’avais l’impression d’avoir raté quelque chose. J’ai loupé le coche, c’est sûr, mais je ne sais pas ce qui définissait cet échec… Un manque oui. Enfin, reprends toi ! Penchant ma tête sur le côté, les yeux légèrement plissés et le sourire aux lèvres, instinctif.

J’amenais la chope aux lèvres pour continuer de boire. Au bout du compte ses propos arrivèrent jusqu’à moi. J’analysais sa tirade, ne quittant pas le fil conducteur de ses mots. C’est vrai qu’un flot d’idée venait d’émerger quand je parlais d’expériences, de choses à faire. Je ne sais pas comment imager mes mots, j’ai du mal pour le coup,C’est même compliqué de lui répondre. Reste concentré. Mon index faisait nerveusement le tour de la chope, le rebord en tout cas. Puis redressant mes épaules et mon regard dans le sien, c’est sur un ton sincère que je m’exprimais :

« Je pense à plein de choses, je pense notamment que le temps est venu, au moins pour nous, de euh… vivre ce que l’on a raté ? »

Et oui sois bien plus vague dans tes propos, tu marquerai le coup. J’devais vraiment avoir l’air d’un con à ce moment précis. Mais tenter le diable n’était pas spécialement conseillé. Expliciter de tels propos pouvait être maladroit et on pourrait sans doute se méprendre sur les intentions de chacun. Pourtant j’suis pas fou, je pense bel et bien à cet été là hein ? Ce sont bien ces ressentis du passé qui reviennent à la charge ? Loin d’être désagréable, j’autopsiais chaque sensation qui avaient émané à ce moment, sur le transat. Je regarde ailleurs en portant la chope à mes lèvres et je bois une gorgée furtive.

Finissant par regarder Anthea je me dis que c’est pas plus mal que je m’exprime autrement sans pour autant… merde à la fin. Si une entité supérieure existe, faite qu’elle me perte de m’exprimer correctement une bonne fois pour toute… ! « J’me dis qu’à la fin de l’année on va devoir faire un choix, et ça me ferait chier de te savoir loin de moi. En tout cas j’me plais à me dire qu’il y a une réciproque. Et tu vas trouver ça con, mais j’ai encore envie de te connaitre. Te redécouvrir ! » C’est spontané, c’est difficile à exprimer… Je m’éclaircis la gorge pour conclure avant de la laisser réagir :

« J’sais, c’est spécial… mais j’essaye vraiment de poser des mots sur mes ressentis. »

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MessageSujet: Re: the champions's ballad • ft. anthea.   Jeu 22 Nov - 15:23




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De nature patiente, j'ai malgré tout une sensibilité qui n'appartient pas à toutes épreuves. Comme victime d'une double face, il arrive que ma nature direct prenne le dessus. Au moment propice, je n'ai d'autres choix que de me lâcher, de sortir ce qui me vient et de m'opposer à la résistance. De nature réfléchis, je prends le temps de penser aux choses avant de m'exprimer. Alors face à Cissy, dans un moment qui demandait toute mon honnêteté et mon manque de délicatesse, je me suis exprimée sans retenue. La seule chose que je garda pour moi, fut ce manque que je ressens a son égard, car il ne fut pas le bienvenu au milieu de ses piques grinçants. Face à Hansel aujourd'hui, je ne suis pas dos au mur. Je peux prendre du recul et penser par mois même, retenir mon sec esprit direct. Parce que la situation me le permet, comme à chaque fois avec lui.
Pourtant, ma patience commence à se languir. Au fure à mesure que mes pensés vacillent, au fure et à mesure qu'il s'exprime, je me sens reculer jusqu'au trou. Un faussé dans lequel il ne me reste plus qu'à sauter, un faussé synonyme du grand pas, celui qui dit les choses, sans restriction.

Pourquoi ? Parce que j'avais raison, encore loin d'être cette folle qui se laisse abrutir par son imagination débordante. Que restera-t'il de nous une fois l'année achevée ? Je veux dire, je ne me fais aucun souci pour nos vies respectives, elle seront parfaites. Mais le seront-t-elles autant si nos chemins se séparent ? Je voudrais pouvoir devenir Auror. Lui, guérisseur. Deux volontés qui ne se croisent certainement pas en début de chapitre, mais quelle importance ? Si on le veut, on le peut. Et je veux continuer à le voir, à le découvrir. Car cette réciprocité dont il parle est d'actualité. Elle est vraie et elle me démange, alors que je le fixe de mes grands yeux bleus, sans cligner la moindre paupière, le visage dubitatif se penchant quelque peu.

Les sens cachés s'estompent, si fort, que je trouve enfin le moyen de quitter son regard et d'apporter ma chope à mes lèvres. Une saveur qui fait du bien, une fraîcheur qui dénoue ma gorge ainsi que mes pensés qui s'entremêlent. Est-ce que je suis franchement bien sûre de comprendre ce qu'il veut dire ? Ne pas relever mes yeux vers son visage pour l'instant, noter ce mouvement répétitivement nerveux de son doigt contre le verre de sa Bieraubeurre. J'ai un pincement dans la poitrine, là tout de suite, une sensation comme j'en ressens rarement. C'est quoi ça ? Pourquoi j'ai ça ? Pourquoi je suis à la fois heureuse et dégoûtée d'entendre ce que je voulais voir sortir de sa propre bouche ? Je voulais qu'il en parle, qu'on en parle. Mais maintenant le moment venu, ce sujet me fait peur. Car c'est plus profond que ce que je pensais. Il ne semble pas être uniquement question de se perdre ou non. C'est de notre relation et de sa probable évolution dont il parle. Enfin je crois. Je me ferais vraiment des idées cette fois ? En parler comme ça, de cette manière, c'est étrange. Disons que c'est loin d'être conventionnel. Mais surtout, c'est honnête. Moi qui me plaignais des sens cachés, je souhaiterais presque revenir au point de départ. Parce que ça me fait peur. Parce que c'est n'importe quoi. Pourquoi je pense comprendre ce que ça veut vraiment signifier ? Parce que je sais ce que j'ai ressentis ce soir là, dans ses bras, sur le transat. J'étais bien, trop bien pour avoir été adossé au torse d'un simple ami. Mais ce n'est peut-être que moi. "Vivre ce que l'on a raté", putain, c'est trop vague, trop flou, trop précis à la fois. Et ça, c'est ce qui me bloque. C'est ça qui me perturbe en cet instant. Pour la première fois depuis très longtemps, quelqu'un a trouvé le moyen de me perturber, et ce, avec mélancolie.

Perdre mes moyens ? Ça, jamais. Me mentir à moi-même sans concession ? Je veux l'éviter. Mentir aux autres ? Non plus. Alors je relâche enfin cette grande bouffée d'air que je retiens depuis tout à l'heure afin de permettre à un nouvel air frais d'imprégner mes poumons. Sur la barbe de Dumbledore en portes jarretelles, je respire encore ! Garder l'esprit stable, ainsi que la voix. Ce n'est pas de l'hypocrisie, ça s'appel du self-control. Sourire, a la fois flattée et gênée, glisser une de mes mèches de cheveux derrière mon oreille, nerveuse. Je sais que je vais devoir être honnête, là tout de suite, un caractère qui ne me dérange pas en général, et qui pourtant aujourd’hui, me fait flipper salement. Un flippe qui me pousse bizarrement à poser, le temps de m’exprimer, ma main sur son poignet, son chaud poignet tenant sa chope. « Je crois comprendre ce que tu essaie de me dire, et c’est pas évident de mon côté non plus. J’ai aucune envie de te perdre Valeska, et je sais qu’on a des objectifs différents dans la vie, mais je pense que si on le veut, on le peut. » Je n’exprime rien de cet envie de le re-découvrir moi aussi. Je ne veux pas qu’il soit une expérience. Parce qu’une expérience a 50% de chances de réussir, et 50% de chances de raté. Parce qu’il est précieux. Hansel n’est pas une expérience que je voudrais tenter juste parce qu’un jour il faudra que je trouve intérêt à regarder plus loin que dans mes livres de cours. Il veut me re-découvrir, synonyme de "découvrir autrement". Pour moi c’est très clair, et je ne sais pas quoi en penser.

Tripoter mes doigts quelques instants, poser mes yeux sur ceux-ci, porter un regard vers l’extérieur avant qu’une autre expiration vienne signer le départ d’une nouvelle sincérité. Une sincérité restreinte, qui hésite, qui a peur car elle ne veut pas en dire trop. « C’est pas con ce que tu dis Hansel, c’est juste que… C’est bizarre. C’est si spontané, si inconventionnel que je sais pas quoi penser. Je suis un peu perturbée et emmerdée là, parce que je crois que tu... j'aimerais.. Parce qu'en fait tu fais pas forcément parti des cents idiots du village. » Voilà c’est dit, dans un craquage direct et soudain. Eh merde. "Forcément", c'est pas super convaincant. Pourtant je le pense. Je veux pas le perdre juste parce qu'il est mon ami, mais aussi parce que je sais qu'il est plus précieux pour moi que n'importe quel type. En fait, c'est ma façon à moi de lui dire que c'est réciproque. Cette référence à notre conversation ce soir là, lorsqu’on parlait de nos crush, de ses conneries qu’on avait si bien sorties de nos vies. Et parce qu'une Anthea ne peut pas être sincère sans dévoiler le plus profond de ses pensés, sans se rassurer non plus, comme s'il y avait besoin de sauver les meubles, au cas où. « Mais est-ce qu'on parle de dernière chance ou de nouvelle expérience ? Ça n'a pas la même signification pour moi Hans', c'est même carrément pas la même chose. » Car il y a à peine quelques minutes, il parlait de nouvelles expériences, en gros. Je veux éviter qu'on ne se perde dans nos pensés et nos ressentis. Confondre et se fourvoyer, ça part vite. Tout briser en quelques secondes ? Oui j'en ai la capacité. « Et si tu sens qu'on s'est pas compris du tout, surtout dis-le moi et je cours m'enterrer dans la forêt interdite jusqu’à la fin de mon existence ! » M'exprimer différemment tout à coup, un peu plus brusque que dans mes paroles précédentes. Pointer la sortie du doigt. Je commence à m'exciter, ce qui explique pourquoi j'ai tout enchaîné si vite. Ceci-dit j'ai un sourire nerveux au bord des lèvres. C'est quoi cet effet qu'il me fou dans la gueule là ? Le self-control doit rester, sinon je pars en vrille. Bref, c'est sorti tout seul, tout, tout ce que je viens de dire. Je ne sais d'ailleurs déjà plus ce que j'ai dis. Je dois être dans un mauvais rêve, un mauvais tripe qui lui donne enfin la parole et qui a le don de me faire paniquer de l’intérieur.

Il parlait de vivre ce qu'on a raté, et moi, je suis tellement moins sensible dans mes propos. Une vraie conne. Je crois que je nous protège. Je veux inconsciemment nous protéger de ce qu'on a visiblement tous les deux ressenti ses vacances. Est-ce que c'est mal ?



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MessageSujet: Re: the champions's ballad • ft. anthea.   Lun 26 Nov - 21:14



the champions's ballad

hansel ϟ anthea .

Le monde ne tourne pas autour de moi, je le sais bien. La vie et sa nature bien capricieuse me l’a enseigné plus d’une fois. Pourtant, des fois j’avais cette fine impression que mes choix, mes pensées étaient exhibées devant le monde entier. Comme si faire tel choix reviendrait à être le choix de toute une vie. Sans doute est-ce que j’apportais trop d’importance à ce qui ne devrait pas en avoir. Pourtant, quelque chose au fond de moi me répète avec de l’écho que ce n’est pas un simple choix. Je ne sais même pas de quel choix il s’agit, je suis en train de le découvrir justement.

Il y avait des choses mises en valeur à notre âge, des choses dont on se rend forcément un peu plus compte… Et c’est à ça que je pensais quand je rentrais inéluctablement en contact avec Anthea. Quand mon regard percevait son aura, je ressentais ce dernier d’une façon bien différente qu’auparavant. Ce n’est même pas de l’amitié, non la notion qui semblait s’imposer était bien plus transcendante. Oh oui putain, c’est peu dire. Et je n’ai pas ressenti la moindre envie de me débattre, non. Mais qu’est-ce que ça engage ? Je me le suis répété un nombre incalculable de fois…

C’est notre dernière année, pourquoi la peur de ne plus se voir se fait que maintenant ? Son opinion marchait sur le même fil conducteur que moi. Nous nous comprenons à ce niveau là donc et c’était quelque chose de profondément rassurant quand j’y pense. Une chaleur vient enlacer ce nœud à l’estomac que je masque de toute gestuelle. Ça rassure, oui, clairement. « Ça tombe bien, je le veux ! » Au moins préciser quelque chose d’assez explicite. Enfin je voulais le clarifier au cas où elle émettrait quelques doutes quant au fait que je ne souhaitais pas continuer que l’on se côtoie. Pour moi, c’était presque impensable, voir totalement impensable. Mais que dire ? Qu’est-ce que je viens de dire ? La simplicité avec laquelle j’ai prononcé mes mots mettait en évidence une contradiction de taille.

La simplicité et la confusion dans ma tête. Même venant d’elle, il était question de réciprocité… Enfin on dirait. Je ne pensais pas me tromper en interprétant ses paroles de telle façon. Les idiots du village, il me semblait presque comprendre le sens de cette expression. Cele ne m’a clairement pas échappé et comment aurait-il pu en être autrement de toute façon hein ? J’entrouvrais alors mes lèvres, tentant de ne pas analyser la moindre parcelle de mots qui pouvaient se manifester de peur de me décevoir. Il fallait que je prenne ses paroles telles qu’elles sont pour l’heure : une réponse qui met en évidence notre relation pas si banale. Il fallait ouvrir les yeux à ce sujet, nos mots et ressentis ne sont pas anodins, c’est sûr. Elle reprit alors sur un cas bien précis en parlant de dernière chance ou de nouvelle expérience. Pour moi il n’y avait pas de doutes à ce sujet, je savais très bien la direction que j’empruntais.

« Ah t’en fais pas pour ça, on est sur la même longueur d’onde aha… ! »

Il fallait rire de nos propos ou prendre un certain sérieux ? J’avoue que j’étais partagé à partir de là. Boire une nouvelle fois dans la chope pour la vider était une option que j’ai saisi aussitôt l’idée venue en tête. Inspirant une nouvelle fois je finis par me prononcer : « On a jamais eu ce genre de conversation avant, c’est normal que ce soit perturbant, j’suppose… Ça l’est tout autant pour moi si ça peut te rassurer. Mais pour te répondre, je pense que c’est plus judicieux de parler de nouvelle expérience non ? Au fond… on a rien raté à proprement parlé pour considérer ça comme une dernière chance. » Est-ce que tu sais ce que tu es en train de dire ? T’es au courant de quoi t’es en train parler ? Putain qu’est-ce que je suis en train de dire là ? Il a fallu que je retourne mes mots dans tous les sens pour sortir ça. Mes doigts tapotaient silencieusement mais aussi nerveusement le rebord du grand verre…

On en est là ? À parler de nous deux dans une dimension que l’on aurait pas soupçonné il y a déjà un an de ça. Ou alors, un sentiment refoulé qui fait surface suite aux priorités qui dégagent de notre route. Sans oublier notre avenir professionnel, à notre âge ce n’était pas anodin de chercher à s’accomplir de bien des façons. Mais cet accomplissement passait-il forcément par ces sous-entendus pour ouvrir une porte ? Ou alors on devait se protéger. Mais protéger de quoi ? Putain c’est vraiment pas simple.

« En fait j’pense qu’on devrait pas trop se bouffer l’esprit, on doit encore avoir du mal à se prononcer. On devrait s’enterrer tous les deux si tu veux mon avis ? C’est ce qui peut nous arriver de mieux, en seconde place derrière enterrer Albus. »

C’est fou ce que la confusion pouvait nous faire dire… faire… Mais j’reste pas indifférent à cette moue qui se manifeste sur son visage quand elle met en avant la gêne. Ouais, il y a inéluctablement quelque chose qui germe, et qui fait autant de bien que de peur car au fond… on sait pas trop quelle décision prendre, et comment interpréter les choix à faire. C’est un putain de brouillon, faut qu’on apprenne à se relire, à se redécouvrir. Car si je ne suis pas un des cent idiots du village, elle n’est clairement pas une inconnue avec qui je souhaite simplement me lier d’amitié. Non je le sais, on a dépassé ce stade là, à des années lumières et ce depuis ce transat. Depuis ce transat, la sensation de l’avoir contre moi me manquait.



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MessageSujet: Re: the champions's ballad • ft. anthea.   Mar 27 Nov - 12:37




the champions's ballad



Il le veut. Il veut continuer à me voir. Notre nouvelle année vient de débuter, et nous sommes déjà entrain de nous demander si l’autre va rester, s’éloigner, tracer son chemin. Il s’agit d’une peur, une crainte certaine qui ne se manifeste qu’aujourd’hui. Je crois malheureusement que ça n'est pas qu'une simple interrogation. Il veut à la fois me redécouvrir, voir les choses autrement. Je le veux aussi, et ça se voit sur ce sourire touchée qui orne mon visage. Je pense à tout ça, là maintenant, comme si c’était normal, soudainement, comme si quelqu’un venait de foutre toutes ses choses dans mon cerveau. Ses choses, ce sont ses pensés, cet instinct, cette peur, cette fougue. Il n’y a aucune logique à tout ça, et pourtant, on se comprend l’un l’autre. Rien n’est très clairement exprimé. Comme est-ce qu’on le pourrait ? Comment est-ce que je pourrais dire à un ami de toujours que, ce soir là, adossée contre son torse, je me suis senti bien et en sécurité ? Comment lui dire que j’en avais eu chaud au cœur ? C’est ridicule, impossible, impensable. Alors je tente les sous-entendus, un jeu que j’ai l’impression de jouer à deux, comme si le but était d’attaquer furtivement avant de se défendre à coups de bouclier dans la tronche. Parce qu’on ne doit pas oublier ce qu’on a toujours été l’un pour l’autre finalement : des amis fidèles.

Alors qu’il termine sa chope d’une traite, il met des mots sur ce que je pense, sur cette bizarrerie que je ressens. Une conversation qui nous est inédite, un fait que je ne peux clairement pas nier. C’est bien d’en parler d’une façon ou d’une autre. Mais je n’ai pas pu m’empêcher d’enfoncer à même ses pieds ; le bouclier "interrogation barbante". Expérience, ou dernière chance ? Car relire une histoire, ou la réécrire, ce n’est pas la même chose. On pourrait penser qu’ajouter un chapitre n’implique pas de réécrire l’histoire. Mais il est bien connu que la fin d’une histoire peu en changer le contexte et l’interprétation entière. Si je pense un peu trop ? Rationaliser, réfléchir justement, me rassurer, tout ça me protège de ce qui m’effraie assurément. Ce n’est pas Hansel qui m’effraie aujourd’hui. C’est moi, moi et ses lueurs étourdies qui tournent dans ma tête.

Puis j’ai ma réponse. En ce qui nous concerne, Hansel parle d’expérience. Je ne sais toujours pas si j’aime ce mot. Une expérience, c’est une tentative très excitante qui malheureusement, peut être le sujet de nombreux échec. J'ai passé trop de temps plongé dans mes livres, plongé dans les relations fidèles et cruciales que j'ai avec mes amis et ma famille, et je n'ai que trop peu levé les yeux vers une autre forme de relation. Hansel a déjà eu Jill, par exemple. Moi je n'ai que fuit ses responsabilités qui ne me conviennent pas. Me lancer, un jour, ça, ce serait une expérience, en effet. Mais mon premier baisé fut celui d’un philtre d’amour, non de ma volonté. Comment ne pas se sentir ridicule après ça ? Alors j'ai l'impression de devoir trouver la bonne victime, la cible parfaite qui saura accepter mes défauts de débutante. Je déteste ce sujet. En fait, c'est l'un des seuls sujets sur lequel je me sens minable, et c'est bien pour cette raison que je l'esquive toujours encore. Alors les paroles d'Hansel me font oublier mes peurs de l'échec et me rapportent à ce sentiment apeurant et barbant que je ressens envers ce genre d’expérience. Si lui et moi, on se comprend vraiment en cet instant, est-ce qu’il veut vraiment être ma première véritable expérience ? Non, Valeska. Pas ça. Pas toi. Même si cette envie me démange, je ne suis pas prêt à tout foutre en l’air et à te perdre définitivement.

Il me parlait de dernière chance, de faire ce qu'on a raté, et maintenant il me dit qu'on a rien vraiment raté. Je ne sais même plus à quel moment il parle de nous, de quelqu'un d'autre ou de je ne sais quoi. Il est entrain de me perdre, et moi, je fronce les sourcils en hochant bêtement la tête. Qu’est ce que je peux bien répondre à ça ? En fait rien. Je ne devrais rien répondre. Je ne veux pas relancer le sujet. Mais je réponds quand même quelque chose en haussant les épaules, perdue dans ma confusion, perdue dans ses yeux. « Ouais... c'est frustrant ! » Et c'est tout ? Pathétique. Il m'a perdu je vous dis !

C’est Hansel qui plante le prochain bouclier au sol. Je parlais de m’enfuir, de m’enterrer au plus profond dans le cas où je me méprenais. Lui, souhaite qu’on ne se bouffe pas l’esprit, qu’on évite de se casser la tête. Par là, je comprends qu’on ferait mieux de s’embarquer dans ce genre de discussion lorsqu’on sera prêt à le faire. Et ça me rassure. En fait, c’est carrément une échappatoire que je prends avec plaisir. Je veux m’échapper de cette gêne, de ses picotements qui me démangent les joues. Une sortie plus accessible encore lorsqu’il parle d’un Serpentard de sixième année. Cinquième ? Je sais plus. Je sais juste qu’il est loin d’être l’élève le plus fréquentable de cette école. Et je peux savoir pourquoi il parle de lui ? Lui aurait-il foutu la misère ? Tiens, regardez comme le sujet m’évade déjà. Voyez comme mon corps se relâche. Je sourie, plus amusée que gênée cette fois. Je me souviens que la première chose que je désirais en arrivant ici, c’était cette Bièraubeurre que je tiens si ferment. Alors j’apporte la chope à mes lèvres, alors comme lui, je la termine d’un cul sec, de quoi accentuer cette reprise de contrôle. Plaquer d'un bruit vivant le dessous de ma choppe contre la table, m'exprimer enfin, plus cool, alors que je vide ma bouche. Du moins j'essaie. « Hm. T’as raison, on va laisser tomber pour aujourd’hui, et on va plutôt enterrer les belles pelles..euh paires d’idiots avant de s’enterrer à notre tour ! » Confondre pelle et paire alors que je m'exprime assez rapidement, de quoi évoquer la fine perturbation qui me hante encore. Il ne voulait peut-être pas "laisser tomber" comme je l'ai si bien-dit, mais moi si. « Avec ta farce aux milles couleurs là, j'ai eu assez d'adrénaline pour la journée je crois ! » Rire, amusée, finalement toujours nerveuse, sentir que cette conversation inattendue va écourter notre sortie. A moins que ce ne soient les jeunes ayants subit cette farce. Le comble serait que leurs visages dépités et leurs vêtements tâchés ne viennent pénétrer dans le bar. Lâcher son regard, le poser sur nos chopes vides, une échappatoire radicale qui saute aux yeux. « Eh bah, on avait soif ! » Allé ris Anthea, ris et protège toi, c'est tellement plus simple que de laisser s'exprimer cette envie de te serrer dans ses bras.


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MessageSujet: Re: the champions's ballad • ft. anthea.   Mer 28 Nov - 15:18



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À partir de là, il fallait réellement réorganiser mes idées, mes propos parce qu’il est plus que probable que je me perde dans ce champ d’idées. Et s’il y avait une chose que je désirais, c’était être le plus clair possible. Dommage, ce sera sans doute une autre fois parce que j’enchainais les boulettes sur boulettes. Et si semer la confusion dans mon esprit n’était pas suffisant, il fallait croire que j’arrivais à transmettre ce ressentiment à Anthea. Putain qu’est-ce que tu peux être con quand tu t’y mets. La prochaine fois, si prochaine fois il y a, et que le sujet se représente… je tâcherai d’avoir éclairé le chemin avant de l’emprunter parce que si c’est pour que ça se solde comme là…

J’ai même le sentiment que notre conversation sur le transat était un peu plus organisé pour un “déclic“ ! Pour dire ! J’avais proposé l’idée d’abandonner le sujet de conversation en nous offrant une issue de secours assez criante. Mais je la prenais sans attendre un signe de sa part et oui, au fond c’est frustrant. C’est frustrant de ne pas réussir à mettre des phrases correctes et suffisamment explicites pour exprimer ce que je ressens. Mais dans l’état actuel des choses il était clair que je ne pouvais pas me permettre la moindre maladresse.

Sans doute que je ferai preuve de maladresse plus tard, mais il est trop tôt pour que je puisse me le permettre. Je souriais quant à son avis sur l’adrénaline qui l’habitait visiblement. Croisant les bras sur la table je finis alors par lui répondre sur un ton tout à fait léger, comme une forme d’invitation, je saisissais l’occasion de presque lui imposer mon idée :

« De l’adrénaline ? C’est parfait alors, c’est ce genre de choses qu’il faut pour faire du sport ! Tu seras condamnée tôt ou tard à en faire avec moi alors, et ça doit venir de toi, quand tu vas te choper une déter’ ! »

Au moins je soulignais un point où nous pourrions nous voir sous une nouvelle condition. Au bout du compte mon regard croisa celui des chopes quand elle se prononça sur leur soif sans doute comblée désormais. Je souriais à ses mots, pour enfin réaliser l’heure qu’il était. « Merde tu m’fais penser, on a bientôt le diner dans la Grande Salle là ! Faut rentrer ce changer ! » C’est vrai que le créneau choisi pour se voir n’était pas très optimal quand on y pense. Mais au bout du compte il fallait bien avouer que ça a fait un certain effet ce petit moment ensemble. La prochaine fois il allait réellement falloir prendre un créneau bien plus large… Ce serait l’idéal oui. Me levant alors, je frottais mes mains pour enfin la regarder et lâcher ces derniers propos :

« En tout cas, j’espère qu’on pourra reparler de tout ça à tête reposée sans que j’ai à emmêler toutes mes pensées. On est de grandes personnes quand même maintenant aha. »



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MessageSujet: Re: the champions's ballad • ft. anthea.   Jeu 29 Nov - 10:59




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Se rendre compte que ce qu’on pensait oublié, n’était en fait qu’un refoulement. Réaliser que ce qu’on pensait n’avoir aucune importance, s’avère en vérité plus influant. Se laisser prendre par un stress incontrôlable. Si on pouvait avoir le dessus sur l’ensemble de nos sentiments, ça se saurait. Malgré tout, savoir se redresser, reprendre du poil de la bête, évacuer de la tête tout ce qui nous brusque. Parce que c’était trop soudain, parce que c’était inattendu. C’était flatteur, certes, mais flippant. Flippant parce qu’on ne sait jamais ce qui peut découler de nos choix, qu’il soit question de gestes ou de simples paroles. Le choix des mots, le choix des réponses qu’on apporte, tout joue un rôle. Alors prendre cette corde pour s’échapper, ce fut la meilleure solution qui soit. Je ne voulais pas en dire trop, et je pense que ça aussi, c’était réciproque. On avait bien rigolé, l’ambiance était agréable, peut-être que plusieurs choses sont rentrés en jeu, suffisamment pour nous broyer. Si je suis de mauvaise foi ? Carrément. Je peux accuser l’ambiance et ses méfaits à l’eau de rose une fois, mais pas deux. Là c’était nous, totalement nous, seuls maîtres de nos actions.

Evoquer une adrénaline, mettre un mot sur ce que j’ai ressenti de l’intérieur, un mot simple qui ne semble pas en rajouter une couche. Car ça lui évoque le sport, sûrement l’une de ses passions premières. Pourquoi croyez-vous qu’il puisse avoir de tels bras ? Je ne préciserais pas l’avoir agréablement vu en maillot de bain cet été. J’ai juste pu découvrir d’avantage sa passion pour le sport, le suivre et lui montrer qu’il m’arrive à moi aussi, de me garder en forme. Cette sensation de déjà vu, cette échappatoire soudainement empruntée et qui nous mène vers le sujet du sport, la seule chose dont on se souviendra vraiment. Je ne sais plus si c'était bien dans cet ordre là, mais ça y ressemble vachement, et ça n'arrivera pas cette fois. Je serais clairement incapable de me mentir. Mais j’apprécie, j’apprécie le retour de cette détermination, de ce partage. Son invitation ressemble plutôt à un conseil qui me recommande de l’inviter à se retrouver un de ses jours. Le retour d’une taquinerie naturelle qui fait du bien, qui prouve qu’on pourrait presque se dire les choses et revenir au point de départ. Signe d'un refoulement ou d'une forte capacité ? C’est encore plus flippant ouais, mais je l’accepte, je l’accepte avec le sourire.

« J’ai pas besoin de toi pour faire du sport. Mais si ça te fait plaisir d’exhiber tes gros bras congestionnés devant moi, il suffit de le dire hein ! » Une détente qui se propage entre nos sourires sincères, entre ses taquineries ironiques et faciles qu’on connaît si bien. Laisser sortir le bout de ma langue d'entre mes lèvres, une gestuelle expressive qui disparaît assez rapidement lorsqu'on remet définitivement les pieds sur terre. Une bulle qui éclate, un retour à la réalité, celle du dîné qui nous attend dans peu de temps dans la grande salle. « Ah ouais merde ! » Tourner mon torse de quelques degrés, attraper ma veste que j'ai accroché au dossier de ma chaise, parée à mettre les voiles. Une montée de pression qui ne me fait même pas réaliser la sincérité imperturbée dont je fais preuve, après qu'il ait évoqué le renouveau de cette discussion. « On devrait pouvoir faire ça. Aussi gamin qu'on puisse être des fois, j'pense qu'on est capable d'avoir une discussion sérieuse entre quatre yeux ! » Je l'ai dis sans même m'en rendre compte, alors que j'enfilais ma veste. Ceci-dit, je sais que je le pense. Car nous avons toujours su avoir des conversations profondes. Bizarrement celle d'aujourd'hui fut la première digne de deux enfants de 10 ans. Ce n'était pas moi, cette fille aussi peu sûre d'elle. Mais est-ce que j'ai vraiment envie de revenir sur le sujet ? J'hésite. Clairement plus pressée que lui, je l’invite d’un signe de tête à presser le pas. « Toi qui veut qu’on face du sport, c’est le moment ! Magne ! » De ce sourire amusé, je le fixe bien trop longtemps à mon goût, avant de tourner les talons vers la sortie. Passer la première, à moitié tremblante de cette adrénaline qui ne cesse de me posséder. Un retour à l'air moyennement chaud du mois de Septembre, un retour hâtif vers le Château, un retour à la réalité.


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