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 [Année 2023-2024] anyone can dream through the night but only some can dream with eyes wide ✟ Phoenix

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MessageSujet: [Année 2023-2024] anyone can dream through the night but only some can dream with eyes wide ✟ Phoenix   Ven 10 Aoû - 4:39

anyone can dream through the night but only some can dream with eyes wide
✟ Does it seems out of reach ? Hit the ground and walk with both your feets. Here's a lesson that I hope to reach. Believe you'll be a dream catcher. ✟

Le bruit de la porte qui claque résonnait dans ses oreilles. Tout son corps tremblait tandis qu’elle s’éloignait à pas rapide de cette maison qui n’était au final que les entrailles même de l’enfer pour Ellyaïna. Elle s’était endormie et les cauchemars étaient venus, elle l’avait réveillé. Elle en avait subi le prix. Elle ne comprenait toujours pas comment la femme était capable de vivre avec lui. La jeune fille serait, elle, déjà partie si elle en avait les moyens et la possibilité, si vivre n’était pas si compliqué et ne demandait pas autant d’argent. Parce que franchement, l’argent, ce n’était pas ce qu’elle avait. Malheureusement. Elle aurait déjà foutu le camp. Elle n’y arrivait pas, elle étouffait. Les vacances d’été étaient un calvaire pour elle, rien d’autre de plus que ça. Beaucoup attendaient avec une impatience marquée le moment des vacances pour s’envoler autre part, pour vivre, pour ne plus avoir les études sur le dos, mais Ellyaïna s’amusait davantage à étudier et passer des examens qu’à vivre dans cette maison de moldu. Les études lui permettaient de s’évader après tout, et elle oubliait. Elle oubliait cet homme, ce diable. Elle oubliait les moments dans cette maison et le temps qu’elle passait à prétendre ne rien voir et ne rien entendre afin de continuer à respirer.

Marcher. S’éloigner. Rapidement pour ne pas qu’il la rattrape. Elle entendait encore les hurlements de celui qui faisait office de père. Ce n’était pas un père, oh non. Vraiment pas. Elle tremblait. C’était un mélange de haine et de peur, d’effroi et de révolte, un besoin de vengeance dans son coeur qui ne pouvait pas être satisfait, elle était bien trop faible face à lui, physiquement parlant. Heureusement qu’elle avait pris pour habitude de porter une veste même légère vu la rapidité à laquelle elle avait fui lorsqu’elle avait vu une ouverture, une accalmie dans la fureur de l’homme, quand il s’était éloigné assez d’elle pour qu’elle puisse bouger. Maintenant, elle était dehors, loin de lui, loin d’elle, cette femme qui n’est que froideur et rejet. La douleur résonnait dans son corps, mais elle y était maintenant habituée. Plus rien n’était nouveau, c’était une routine. Si elle le réveillait, si elle ne sortait pas à temps avant qu’il ne rentre, si elle ne faisait pas ce qu’il disait ou n’obtenait pas les bons résultats. Tout n’était plus qu’une pauvre routine dont elle rêvait de s’échapper, mais les rêves brûlaient tout aussi vite que son “père” consumait un paquet de clopes. Elle pesta contre le fait qu’elle n’avait rien amené pour se poser et étudier, pas le moindre parchemin, pas même sa plume, parce qu’elle avait été totalement prise et c’était la panique qui avait pris le dessus, ce désir de vivre, cet instinct de survie qui entre en scène dès qu’elle se trouve dans la même pièce que l’autre.

Londres était merveilleusement illuminé, avec les lampadaires dans toute la rue. Elle trouvait bien agréable cette impression que quelque part, la vie était toujours en activité, que certains ne dormaient jamais. C’était, certes, bien moins flagrant que New York surnommé à juste titre la ville qui ne dort jamais, mais ça restait impressionnant et agréable. Elle s’arrêta un instant, ferma les yeux et respira profondément. Elle finit par les ouvrir de nouveau. Elle savait que la majorité des élèves de Poudlard étaient en sortie, elle n’y était pas allée. À quoi bon ? Faire semblant d’aimer les gens, de vouloir se mêler aux autres et surtout, contrarié encore plus celui qui prend la place de père ? Elle aurait eu beaucoup plus de cris et de violence en rentrant, parce que ça ne lui plaisait pas qu’elle aille quelque part où il ne peut pas contrôler sa vie. Déjà qu’elle étudiait bien loin de lui, les vacances il refusait. Elle était à sa merci et elle avait hâte de ne plus l’être, de s’installer ailleurs, de trouver quelque part d’autre où habiter officiellement. Quand elle aura fini ses études. Elle pourrait peut-être trouver un travail au Ministère de la Magie, qui sait ? Elle en avait le profil, les notes, elle serait sans doute bien accueilli et elle vivrait ailleurs. Ce serait bien mieux qu’ici, à Londres, dans cet enfer quotidien lorsqu’elle n’était pas à Poudlard. Marcher encore un bon moment avant d’atteindre une espèce de pont qui n’en était pas réellement un. Ce n’était que du béton et en-dessous se retrouvait un passage fait de béton également. Tomber briserait tous les os. Elle s’asseya tout de même sur le rebord de ce soi-disant pont. Elle n’avait pas dans la tête de tomber, c’était seulement un espace tranquille et après cette début de nuit catastrophique, c’était tout ce dont elle avait de besoin. Il lui semblait que chaque mouvement était une torture. Soupir.


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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] anyone can dream through the night but only some can dream with eyes wide ✟ Phoenix   Sam 11 Aoû - 13:28

Ellyaïna & Phoenix

Anyone can dream through the night but only some can dream with eyes wide

Je commençais sérieusement à en avoir marre de jouer les petites filles bien élevées, polies, discrètes, souriantes et obéissantes. Ce n'était pas ce que j'étais et ne le serais jamais. Mon amie est gentille mais mon dieu que sa vie est ennuyante. Je sais qu'elle fait de son mieux pour me satisfaire et pour me faire passer un bon séjour, mais plus le temps passe et moins je peux la supporter. Je me moque de tous ces musées, de tous ces parcs ou que sais-je encore. J'ai passé l'âge qu'on me paye une glace à la fin de la journée pour me récompenser d'être une gentille fille. Je sais que ses parents et elle font tout ça pour me faire plaisir, mais là, je n'en peux plus. Si je reste une seconde de plus dans cette baraque, je vais faire un meurtre ! Je n'ai rien contre eux mais ils sont si simples, si normaux, que cela fini par me donner la nausée. Je savais qu'elle n'était pas née dans une famille riche, comme la mienne l'était autrefois, mais j'avais bon espoir malgré tout de me retrouver dans un milieu un peu plus aisé, à tort visiblement. Enfin bon, ils ont au moins l'avantage de vivre dans Londres, je suppose que c'est toujours ça de pris. S'ils avaient eu l'audace de vivre en banlieue, je ne serais pas restée aussi longtemps, qu'on s'entende, mais là, tant que je n'aurai pas réussie à faire le mur pour profiter d'une nuit à Londres, je reste. J'ai bon espoir que ce soir soit le bon soir ! Hier, j'ai déjà semé mon amie au Chemin de Traverse. Cela ne fut pas bien compliqué, ses parents étaient partis faire des courses pour le dîner du soir et nous avez laissé sur le Chemin. Il avait suffit qu'on entre dans le magasin de Quidditch pour que j'arrive à l'abandonner derrière moi. Elle est fan de ce sport et pourrait en parler durant des heures. Il m'a suffit d'entamer la discussion avec le vendeur sur un sujet bateau en rapport avec leur passion commune et ils se sont lancés dans une conversation enflammée sur le sujet. Après ça, je n'existais plus, l'idéal pour prendre la tangente. J'ai passé un moment loin d'elle, pour recharger mes batteries et surtout me retrouver un peu seule. Bon, je ne fus pas seule bien longtemps, mais ça c'est encore une autre histoire. Le tout c'est que ça m'a fait du bien de m'éloigner d'elle, mais du coup une fois qu'elle m'eut retrouver, il ne fut plus question de me lâcher. Mon plan de faire le mur le soir même tomba à l'eau !

Mais ce soir, je vais y arriver, j'y crois !! Une journée classique dans Londres avec sa mère. On a fait quelques magasins, on est allées au cinéma et on a fait un tour en barque. En soit, rien d'extraordinaire, mais c'était sympa. Sa mère était contente que je donne quelques conseils vestimentaires à sa fille, j'ai bien compris qu'elle rêverait que sa fille me ressemble un peu plus. Je ne voudrai pas la vexer mais même bien habillée, elle ne m'arrivera jamais à la cheville ... Mais je ne suis pas là pour briser des rêves. Le soir venu, j'ai réussi à dérober un somnifère à la mère de mon amie, qui garde une boite dans le pharmacie de la salle de bain. Je le zieutais depuis un moment mais j'avais peur que si j'en vole un, cela se voit. Je compte partir demain, si tout se passe bien, quand ils se rendront compte qu'il en manque un - s'ils s'en rendent compte - je ne serais déjà plus là ! Nous mangeâmes en "famille" et regardâmes la tv. Je ne prêta guère d'attention au film pour être honnête, je n'avais qu'une hâte, qu'on aille se coucher pour qu'elle avale ce fichu médicament. Une fois le film achevé, je proposais à mon amie du lait chaud, pour nous aider à nous endormir. C'était une vieille croyance anglaise que j'avais vu plusieurs fois dans des films moldus mais dont je ne comprenais pas vraiment l'intérêt. Mon amie préféra boire du chocolat chaud, que je lui préparais avec plaisir, tout en lui glissant le somnifère broyé dedans. Au bout d'une demi-heure, il n'y eut plus personne et j'avais le champ libre pour faire le mur. L'appartement était si calme, si paisible que j'avais la sensation que le moindre grincement du sol pourrait réveiller tout le monde. Je me préparais vite et me glissais hors de la chambre. Je serais bien passée par la fenêtre, si cette gourde ne vivait pas au 4ème étage. Le chemin jusqu'à la porte d'entrée me parut une éternité et j'eus la sensation qu'à chaque fois que j'enclenchais le verrou pour l'ouvrir, il émettait un bruit atroce. Finalement je réussi à être dehors, n'oubliant pas de prendre les clés pour rentrer, histoire de ne pas me retrouver dehors sans pouvoir offrir de quelconque explication derrière.

Me voilà donc libre de pouvoir aller où je voulais, j'étais si heureuse ! Je m'éloignais rapidement du quartier où vivait mon amie, reprenant le chemin qu'on avait si souvent emprunté avec sa famille pour aller en ville. J'arriva rapidement au centre ville où je passais devant l'opéra. Des gens en sortait, élégamment vêtus pour certains et cela enflamma mon imagination. Moi aussi j'aurai pu sortir d'un lieu comme celui-là. Non pas que je suis une grande amatrice d'opéra, mais ce genre de soirées mondaines sont assez récurrentes dans notre monde. J'essaye de passer devant tous les plus beaux magasins de la ville et les plus beaux lieux, histoire d'apercevoir des gens de mon rang. Et c'est un peu bête à dire, mais j'ai le mince espoir de pouvoir entre-apercevoir un membre de ma famille. Je sais qu'ils doivent tous être à New-York à l'heure actuelle, mais mon grand-père pourrait être venu régler une affaire ou que sais-je encore. Me reconnaitrait-il ? Aurait-il envie de me reconnaître ? Me parlerait-il ? M'ignorerait-il ? Mes lettres restent pour le moment sans réponse, je suppose donc que s'il est seul, il me fera comprendre que je ne suis pas la bienvenue. Mais s'il est avec des gens, me fera-t-il cet affront ? Plus le temps passe et plus la déprime ne fait que grandir. Etait-ce vraiment une bonne idée de sortir ? Je m'étais sentie libre au départ, mais maintenant je me sens plus vide ! Je commence à errer dans les rues, je ne suis même pas sûre de pouvoir retrouver où vie mon amie. Est-ce vraiment un drame ? En cet instant, pas vraiment. Je continue de marcher avant de tomber sur une sorte de pont. Une personne est assise au bord et sur le moment, j'étais plutôt tentée de faire marche arrière. J'ai pas vraiment envie de croiser quelqu'un et certainement pas une personne qui potentiellement envisage de se suicider. Sauf que voilà, je suis quasiment persuadée que pour rentrer chez mon amie, le plus court c'est de passer par ce pont. J'hésite trente secondes avant de me dire qu'au pire, je ferais comme si je voyais rien. Après tout, ce n'est qu'une fille assise au bord d'un pont, rien de plus. Elle attend peut-être quelqu'un ou admire les étoiles ... qu'on ne voit pas d'ici. Elle peut aussi bien réfléchir à la vie ou que sais-je encore. La curiosité me pousse à la regarder quand je passe vers elle et à continuer mon chemin. J'ignore pourquoi, mais j'ai la sensation de la connaître cette fille. C'est bête, parce que je sais bien que non, mais il y a un je-ne-sais-quoi qui me donner l'impression qu'on s'est déjà croisé. Est-ce que c'est en marchant dans Londres avec mon amie ? Ca se pourrait mais pour être honnête, je n'ai pas vraiment fait attention aux gens. Après peut-être que moi je n'y ai pas fait attention mais mon inconscient si, c'est possible ça, non ? Plus je marche et plus cette impression est tenace. Ce n'est pas à Londres que je l'ai vu. Je commence à tourner en rond mais ce n'est qu'au bout de la troisième fois où je passe devant la même statue que je m'en rends compte. Bon, clairement je suis paumée. J'essaye de revenir sur mes pas, me disant que j'ai dû me planter quelque part quand je revois cette fille. Et là, sans savoir pourquoi, ça pop dans ma tête. Je revois les toilettes des filles de Poudlard et cette fille s'y réfugier. Ben voilà où je l'ai vu, c'est une sorcière. Est-ce que c'est mon imagination qui me pousse à croire ça, sous prétexte que je suis désespérée ou elle vient vraiment de Poudlard ? Il n'y a qu'une façon de le savoir ... "Bonsoir !" Dis-je en m'approchant d'elle. "Pardon de te déranger dans tes .... réflexions ... mais je suis totalement paumée, est-ce que tu es du coin ?" J'aurai pu lui dire "Hey ! T'es de Poudlard toi, non ?" mais je me suis dit que si c'était pas le cas, je passerai pour une conne et surtout je serais toujours aussi perdue, alors commençant par le plus important : demander mon chemin !



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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] anyone can dream through the night but only some can dream with eyes wide ✟ Phoenix   Dim 2 Sep - 5:24

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Elle les détestait, ces molduus qui pensaient avoir tous les droits sur la petite fille qu’elle se trouvait à être, cette femme trop occupée à ne pas être, cette femme trop froide, un glaçon tout simplement et cet homme, cet homme surtout, par-dessus tout. Cet homme violet, hautain, cette homme qui se pensait le meilleur, qui pensait être toujours celui qui avait raison, qui pensait que cette petite fille était une erreur dans leur vie, que jamais ils n’auraient dû accepter de la prendre sous leur toit, cette petite fille qu’il laissait de côté, qu’il détestait. On pouvait dire que la haine était mutuelle, mais lui n’était pas capable d’aimer qui que ce soit qui n’était pas lui-même. Ellyaïna n’était même pas sûre qu’il aimait la personne avec qui il passait ses jours, cette femme qui n’aimait pas l’enfant non plus, qui la rejetait et la traitait comme on traiterait une mauvaise herbe. Elle n’avait pas été gâtée par le Destin lorsqu’elle regardait la famille dans laquelle elle était tombée et quand elle songeait à la famille qu’elle n’avait pas connu. Ses deux parents biologiques qui n’avaient rien voulu savoir d’elle et dont tout ce qu’elle savait, c’était que tous deux avaient étudié à Poudlard, tous deux étaient des sorciers. Tous deux. Elle ne savait pas plus que ça, elle en avait même oublié leurs noms, l’avait-elle seulement déjà su ? Elle ne savait plus trop. Elle ne les aimait pas, ces inconnus qui l’avaient envoyé en plein dans les flammes de l’enfer. À quel point pouvait-on ne pas pouvoir d’un enfant pour l’envoyer dans une maison dont on ne connaissait pas les habitudes ? Ou même, pire encore, si on connaissait comment cette famille fonctionnait et qu’on la savait violente ? Sûrement pas. Ils ne devaient sans doute rien aimer en elle pour l’avoir laissé pourrir ici.

Elle se sentait mieux ici, dehors, à respirer l’air frais tout en évitant de bouger parce que son corps entier était devenue une plage de douleur. Elle attendait la rentrée avec la plus grande des impatiences parce qu’elle ne supportait plus de se retrouver dans cette maison, avec ces deux moldus. Avec lui, surtout. Encore, elle pouvait supporter la froideur extrême de cette femme, cette absence de sentiments, elle pouvait l’accepter et l’encaisser. Mais pas les coups. Pas les brûlures, les coups, les châtiments corporels, la haine à l’état brut qui le rendait violent. Elle s’était assoupie, elle s’était endormie, elle avait été réveillée par les cauchemars et elle l’avait réveillé. Il s’était énervé. Il s’était emporté. Elle n’était donc pas capable de dormir en silence ? Combien de fois devait-il lui dire de se la fermer parce qu’il ne supportait pas d’être déranger par l’être stupide qu’elle était ? Il allait devoir encore une fois la punir. Ellyaïna n’en pouvait plus, elle ne le supportait plus. Plus elle tentait de se révolter et de se défendre, plus il en devenait violent. Et maintenant, elle avait mal. La souffrance physique résonnait dans tout son corps. Elle espérait seulement qu’elle n’avait que des bleus, rien de brisé, rien de fracturé. Il faudrait qu’elle fasse au saut aux urgences et invente un nouveau prétexte, encore une fois. Ce n’était que routine. Toujours changer d’hôpital pour éviter d’attirer l’attention quand elle s’y rendait un peu trop fréquemment pour les accidents.

Un jour, elle partira. Un jour, elle sera en mesure de fuir cet endroit, de ne plus exister en leur présence, de ne jamais revoir leur visage. Et qu’est-ce que ça ferait du bien de ne plus sentir les poings de l’homme contre sa peau, de ne plus sentir son haleine horrible près de sa bouche quand il lui murmure des paroles haineuses à l’oreille. Un jour, elle sera en mesure de gagner son argent et d’avoir un appartement à elle seule, ou de trouver refuge ailleurs. Peut-être si elle se montrait un peu plus sociale… peut-être qu’elle pourrait fuir ailleurs, dans d’autres maisons, dans d’autres appartements, chez des personnes voulant bien la voir dans les parages. Elle n’était pas très envahissante. Elle avait appris à ne pas prendre de place dans un tel foyer où moindrement elle se faisait remarquer, les coups pleuvaient. Soupir. Les larmes lui venaient aux yeux. Elle n’avait pas pour habitude de pleurer, mais ces derniers temps, tout devenait trop. Sa vie auprès d’eux, les souvenirs du sortilège impardonnable subit alors qu’elle voulait juste s’affirmer pour une fois, aider quelqu’un pour une fois parce que malgré son coeur un peu dur, un peu froid et pouvait-on lui reprocher ? Et bien, malgré ce coeur fermé, elle pouvait parfois se montrer sensible face à l’injustice et vouloir agir. C’était un peu trop. Elle ne pouvait pas toujours passer sa vie en dehors, à courir les rues, il fallait qu’elle rentre pour se nourrir et se désaltérer et quand elle tombait face à une des deux autres âmes de cette maison, toutes les barrières de son esprit tombaient et elle se sentait vulnérable.

Elle était bien mieux dehors, même si c’était la nuit, même si elle n’avait nulle part où aller, elle était mieux et pouvait réellement respirer. Oh qu’est-ce que qu’elle avait hâte de recommencer les cours. Elle leva la tête quand quelqu’un passa près d’elle, tout en la regardant avec un regard un peu.. perturbant ? Elle n’était pas trop sûre. Il faisait nuit, c’était délicat de parler du regard de quelqu’un quand la nuit était présente après tout. Mais elle avait le sentiment de l’avoir déjà vu, cette autre fille et elle ne pouvait pas trop dire quand ou où même. C’était quand même étrange ce sentiment de savoir qui était passée devant elle alors qu’elle n’en savait rien consciemment. Peut-être l’avait-elle seulement déjà croisée dans les rues de Londres ? C’était l’explication la plus logique. Elle secoua la tête et cessa rapidement de faire attention à cette étrangère qui n’était pas si importante que ça au final. Le plus important, c’était de reprendre les cours, tout simplement. Parce qu’elle serait loin de “chez elle”. Loin de cet enfer. Et les larmes étaient toujours bien accrochés, donc une qui roula sur sa joue. Elle était si épuisée. Elle sursauta légèrement quand la même personne que tout à l’heure s’approcha d’elle et s’adressa à elle. Ellyaïna leva la tête, elle avait vraiment le sentiment de l’avoir déjà vu. Elle n’était donc pas de Londres.. La Serpentard se leva difficilement, la douleur résonna vivement partout et lui donna encore plus envie de fondre en larmes, mais elle chassa les perles salées. Elle ne pleurait pas devant les autres. « Bonsoir. Oui, je suis de Londres. Tu cherches à aller où ? » C’était la question la plus logique, parce que sans savoir où l’étrangère voulait aller, Ellyaïna ne pouvait pas la diriger et l’aider à retrouver son chemin. Sauf que ce sentiment qui la taraudait de l’avoir déjà croisé quelque part l’énervait totalement. « Eh.. c’est moi où on s’est déjà croisée quelque part ? Sauf que si tu t’es perdue, t’es sûrement pas de Londres et j’habite Londres moi.. je sais pas trop où on aurait pu se croiser, mais j’ai l’impression de t’avoir déjà vu quelque part. Je suis désolée si ça paraît étrange.» Elle gardait ses bras le long du corps pour ne pas trop avoir mal.

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MessageSujet: Re: [Année 2023-2024] anyone can dream through the night but only some can dream with eyes wide ✟ Phoenix   Lun 3 Sep - 21:30

Ellyaïna & Phoenix

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J'étais contente au début d'avoir joué ce mauvais tour à mon amie pour enfin avoir ma liberté, si chèrement acquise. Mais en vrai, plus le temps passait et moins j'étais heureuse. Je ne sais pas trop ce que je pensais en sortant ce soir, peut-être qu'une belle aventure allait m'arriver et que je rentrerai au petit matin chez mon amie, épuisée, mais comblée de souvenirs mémorables. Sauf qu'il n'y a rien, rien que l'errance et la solitude. C'est triste, n'est-ce pas ? Je suis en quête d'un fantôme, d'une vie passée et oubliée de beaucoup. En règle générale je balaye ce désespoir de ma vie et reste accrochée fermement à ma décision de retrouver ma vie d'avant. Mais il arrive parfois des moments où le désespoir est plus fort que tout et je finis par me dire qu'il serait peut-être temps de tourner la page, de devenir la fille pauvre et sans avenir que tout le monde voudrait que je sois... Mais non, non ça serait trop facile de baisser les bras au bout du premier nuage noir qui croise ma route. J'ai trouvé une famille influente dans le monde sorcier qui pourrait me prendre sous son aile. Je sais que Finn tiendra sa promesse. Il s'est engagé à ce que je retrouve ma vie d'avant et je le crois. Il a plutôt intérêt de toute façon, je connais beaucoup trop de choses sur lui pour qu'il me lâche aussi facilement. Et puis j'ai l'ensemble de sa famille dans la poche ou peu s'en faut et ça, ça me vaudra des points auprès de leur grand-père. C'est lui, l'atout dans mon jeu, il ne faut pas que je l'oublie. Le fait de me souvenir de ça me rassure un peu, la pression que j'ai ressenti disparait lentement. Ma famille ne veut peut-être plus me voir pour le moment mais ils finiront par ne plus avoir le choix. Pire encore, pour leur bonne image, je suis persuadée que c'est eux qui reviendront en courant vers moi, tellement heureux d'avoir de mes nouvelles ! Oui, un jour c'est eu qui ramperont devant moi, je m'en fais la promesse !

Mais avant que cela n'arrive, il va falloir que je retrouve mon chemin. J'ai encore le temps avant que le jour pointe le bout de son nez mais je n'ai aucune envie de passer la nuit dehors à errer dans les rues de Londres, sans avoir aucune idée d'où je suis. En plus je pourrais tomber sur n'importe qui et vu que je n'ai pas le droit d'utiliser la magie en dehors de Poudlard, je risque d'avoir de gros ennuis. Fort heureusement, la première personne que je croise est une fille, d'environ de mon âge. Enfin, c'est ce que je suppose de loin, mais peut-être qu'elle est plus âgée qu'elle n'y paraît, dans l'obscurité, ce n'est pas si facile de voir clairement les traits de la personne. Bon, je dis première personne mais ce n'est pas vrai, mais disons la première personne pas trop louche que je croise. J'ai essayé d'éviter soigneusement les bandes, histoire de ne pas attirer les ennuis. Je sais que je fais plus âgée que mon âge et je doute qu'ils me croient sur parole si je leur dis que je n'ai que 14 ans. Et même s'ils me croient, qu'est-ce que ça pourrait leur faire au font ? Cette fille n'a pas l'air au top de sa forme mais pour être honnête, je m'en moquais un peu. Pire encore, je me dépêchais de la dépasser, pour le cas où elle voudrait sauter, j'ai pas envie d'être témoin de la scène. Mais voilà, je me retrouve à tourner en rond et je commence un peu à désespérer. Le suicide de cette fille va attendre un peu, j'ai un chemin à demander pour rentrer dormir et dieu que j'ai envie de retrouver un lit confortable !

Sauf que voilà, contre toute attente, je la connaissais cette fille. Enfin connaissait, c'était un bien grand mot, j'avais eu la vague impression de la connaître mais je ne m'y suis pas trop attardée dessus quand je suis passée devant elle la première fois. Sauf que mon inconscient a continué à y penser et finalement, quand j'ai décidé de retourner vers elle, il a fini par trouver. J'ignore son nom, tout ce que je sais c'est que je suis persuadée de l'avoir déjà croisé à Poudlard. J'ai une scène dans les toilettes qui me revient en mémoire, à croire que je dois la croiser souvent là bas ou alors qu'elle a dû faire un truc qui m'a marqué, je n'en sais rien. Sauf que voilà, il est tard, je suis crevée, on ne voit pas super bien, je pourrais tout aussi bien me tromper et la prendre pour une personne qu'elle n'est pas. En soit, rien de bien grave mais j'ai pas envie de m'afficher devant une parfaite inconnue. Alors je fais comme si je ne la reconnaissais pas et je l'aborde l'air de rien, en parfaite fille paumée que je suis. Elle a l'air surprise, ce qui en soit n'a rien d'anormal, mais elle finit par se lever. Je commence à me dire que j'étais peut-être pas si loin de la vérité sur cette fille et sa potentielle envie de se suicider. Elle n'a pas l'air au mieux de sa forme mais en toute honnêteté, ce n'est pas mon problème. Désolée de ne pas être une personne très compatissante mais je ne suis pas le genre de personne à se fier à ses sentiments, ce genre de choses m'ont coûté trop cher par le passé. "Si tu pouvais me dire comment retourner à l'opéra, je pense que je pourrais retrouver mon chemin après. Je crois que je ne suis jamais venue dans cette partie de Londres du coup je suis totalement paumée !" Dis-je en souriant, afin de me rendre la plus sympathique possible. J'ai envie de retrouver mon chemin, vous comprenez ! Mais là où moi j'avais décidé de faire comme si je ne la reconnaissais pas, elle met directe les deux pieds dans le plat. Au moins on peut saluer sa franchise. Bon, elle ne sait pas où elle m'a vu, certes, mais si on pense toutes les deux avoir déjà vu l'autre, c'est que c'est forcément vrai, non ? Et moi je suis persuadée que je l'ai déjà croisé à Poudlard, alors je suppose que j'ai raison. Je prends quelques instants pour la dévisager, avant de finir par me jeter à l'eau. "Maintenant que tu le dis, ton visage ne m'est pas inconnu non plus. Et vu que je ne suis en effet pas de Londres et que je doute que tu sois déjà venue à Inverness ou à Cuba ... Je me dis qu'on s'est peut-être croisé à l'école ? Tu ne suivrais pas des études dans une école privée, située en Ecosse ... dans un château par hasard ?" Je ne prononçais pas le nom de Poudlard, histoire de préserver les apparences si elle me dit non. Au pire elle me dit qu'elle suit des cours à Londres et ça règlera l'histoire. Elle se dira juste que je suis une gamine friquée qui suit sa scolarité dans une école qui doit être vachement cool. Ce n'est pas le cas, évidemment, mais on s'en fout, non ?


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